Blog de Cheikh Yerim Seck

Arrestations tous azimuts: Rewmi crie son ras-le-bol

YERIMPOST.COM Des arrestations en série dans les rangs de Rewmi assimilées à une traque contre les compagnons d’Idrissa Seck ! Cette situation plonge le parti d’Idrissa Seck dans une profonde amertume qui vient s’ajouter à l’échec de la présidentielle. Rewmi exige que ces hommes et ces femmes arbitrairement mis aux arrêts soient libérés dans les meilleurs délais. Sans quoi, il se fera entendre. A rappeler qu’au lendemain du scrutin du 24 février dernier,  plusieurs responsables de la coalition Idy 2019 ont été alpagués et sont, depuis, entre les mains des forces de l’ordre. L’arrestation du colonel Kébé (interpellé ce dimanche 3 mars) est la goutte de trop, selon Rewmi qui souligne que le Sénégal est une démocratie.

2 Comments

  1. L’État ne doit pas faiblir. Il doit faire respecter la loi avec détermination et punir tous les coupables. Pas de « masslah » avec les casseurs et les comploteurs contre l’ordre public. Idrissa Seck a de manière lâchement ambigüe appeler indirectement à la violence. Il doit en tirer les conséquences et assumer sa responsabilité dans les arrestations parfaitement justifiées de ses « soldats ». Malgré toutes ses prétentions et ses insolences avec une coalition inédite de 26 souteneurs, il ne récolte que 20% de l’électorat. Ce pourcentage partagé entre les 27 candidats donne 0,76 % par candidat. En bref Idrissa Seck ne pèse même pas 1%. Il ne sera jamais président de la république.

  2. Sénégal : Comment gagner une presidentielle sans gloire.

    Les chiffres de la présidentielle 2019 publiés par la commission nationale de recensement des votes interpellent tout observateur. La première incongruité c’est que des législatives du 30 juillet 2017 à la présidentielle de 2019, le parti au pouvoir passe de 1.637.766 voix à 2.554.605 voix, soit un bond de 916.839 voix en 18 mois, soit l’équivalent de quinze (15) stades Leopold Sedar Senghor remplis (60.000 places). Un tel bond dans le contexte politique sénégalais est à inscrire au défi Guinness.

    Avec le taux de participation fixé à 66,23 %, pour passer au premier tour il faut obtenir 2.213.173 voix. Rapporté aux résultats des législatives, il fallait au parti au pouvoir faire un bond de 575.406 voix soit neuf stades LSS remplis. La révision des listes électorales de 2018 n’ayant permis d’enregistrer que 381.000 nouveaux inscrits dont l’essentiel est constitué de primo votants, d’ou au moins 726.339 voix puisés du stock des non-votants des législatives de 2017 qui ont voté pour le candidat sortant dans l’hypothèse que la moitié des nouveaux inscrits a voté pour lui. Cette hypothèse n’est pas opératoire à l’évidence, nonobstant, le taux de retrait des cartes d’identité/cartes d’électeur variable suivant les zones.

    L’analyse des chiffres publiés permet de constater que les records de votes engrangés par le parti au pouvoir s’est fait en dehors des régions de Ziguinchor, Diourbel et Thiès. Ce même recul a été observé au niveau de la diaspora. L’opposition a fait des progrès notables dans ces régions. Il s’y ajoute un fait nouveau constitué par le contrôle de la région de Ziguinchor par le candidat Ousmane Sonko. Il faut donc jeter un regard pointu sur le bond de 916.839 voix enregistrées en 18 mois. A titre d’illustration, le parti au pouvoir est passé de 114.165.voix à Dakar lors des législatives à 212.355.voix. Malgré ce fait inexplicable nonobstant le recrutement d’anciens partisans de Khalifa Sall, le parti au pouvoir est y encore minoritaire.

    Les chiffres de la zone nord sont mirobolants. Le candidat du parti au pouvoir a obtenu des gains automatiques que rien ne justifie. Il est donc essentiel de jeter un regard sur les écarts qui ont été notés dans certaines régions. A Podor, le parti au pouvoir est passé de 78 997 voix aux législatives de 2017 à 127 639 voix soit une différence 48 642 voix alors que Oser l’avenir qui a rejoint la mouvance présidentielle n’avait que 6.248 voix. A Matam, il passe de 66.650 à 92.454 voix soit un écart de 25.804 voix. A Kanel, il passe de 44 334 à 65 679 soit un écart de 21 345 voix. A Ranérou, il passe de 7973 à 14827 soit un bond de 100%. Au total, sur ces quatre départements un bond de 102 645 voix a été dans ces localités ou le candidat frise des scores de l’ordre de 90%. Des bonds de l’ordre de 20.000 voix sont constatés à Linguère et Louga. A Fatick, le bond noté est de plus de 25.877 voix et à Foudiougne 19.811 sans explication ni fait nouveau. A ce niveau, les procès-verbaux des bureaux de vote de ces régions doivent être passés au crible. Le contrôle devrait porter sur la régularité de la composition des bureaux de vote et le pointage des signatures sur les listes d’émargement.

    Si le taux de participation par rapport aux législatives n’a bondi que de 10%, les voix engrangées par le parti au pouvoir, selon les chiffres publiés, ont cru de 34%. Est-ce que le croit du taux de participation n’a bénéficié qu’au parti au pouvoir alors qu’il avait plutôt intérêt à resserrer ce taux ?

    Le bond de 916.839 voix en 18 mois ne trouve pas d’explication plausible comparé aux dernières élections et au référendum.

    La première interrogation c’est la taille du fichier électorale. Alors que le recensement de la population en 2017 donne un total de 7.356.857 des moins de 18 ans, le total des inscrits affiche 6.683.043 soit au total 14.039.900, plus que le nombre total de la population sénégalaise. Quelle bizarrerie !

    La même détermination dont le candidat sortant a fait montre pour imposer des chiffres préétablis, un engagement plus fort, sur tous les plans, doit être de mise pour tirer toutes les conséquences qui découlent de ce qui est constitutif de crime contre la démocratie et contre la paix civile.

    Au plan juridique, une saisine des juges d’instruction compétents avec constitution de partie civile doit, sans attendre, être intentée contre les responsables politiques et administratifs convaincus de fraude et complicité de fraude à l’état civil à l’occasion de la présidentielle. Ces actions en justice doivent constituer des réflexes dans toute démocratie. Des témoignages sont disponibles sur les réseaux sociaux ainsi que des vidéos et photos d’enfants-électeurs que la justice doit tirer au clair. Le défaitisme ne doit pas prospérer. La facilité déconcertante avec laquelle cette élection s’est dénouee interpelle tout citoyen.

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