Blog de Cheikh Yerim Seck

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Khalifa Ndiaye

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LOUGA: Un enfant de 15 ans envoie plus de 20 commerçants à la police

Du jamais vu ou presque? En tout cas inédit au regard de ce qui s’est passé depuis la matinée du Dimanche 9 Juin 2019 à Louga jusqu’au moment où traque ses indélicats clients à travers la ville. L’enfant dont nous taisons même les initiales, au vu et au su de tout le monde, a trompé la vigilance de ses acheteurs de biens de consommation courante.
À savoir des tasses, théières, cuillères, des bols… Selon nos source:  »Celle-ci serait rien d’autre que la propreté exclusive de ses parents et des voisins à qui l’enfant s’est substituée sur le terrain du business.
Enfaite, l’enfant indélicat aurait l’habitude de dérober la marchandise d’un commerçant stockée derrière un grand magasin. A un moment un moment donné, le grossiste ne sachant pas l’origine de la disparition fréquente de ses biens, a recouru à l’enquête par la police. Les limiers n’ont pas mi de temps pour épingler l’enfant. C’est ainsi que la police a saisi les pas de l’enfant pour exproprier la marchandise des mains des acheteurs à travers la ville.
Un tour à la police : Un attroupement des acquéreurs des tas de marchandise.

Un trio de délinquants financiers aux commandes de l’État (Sidy Fall, FPDR France)

La liste interminable des scandales financiers qui secouent le magistère de Macky Sall a atteint un niveau insoupçonné, plaçant la trajectoire du Sénégal dans une pente extrêmement dangereuse qui précipite le pays dans le naufrage le plus complet.
De l’indemnisation à coups de centaines de millions de CFA de Moustapha Cissé Lô et du Ministre Conseiller M’Baye N’Diaye en violation totale de la loi, aux dizaines de milliards de F CFA volatilisés dans les caisses de l’Etat dans l’affaire des visas de BICTOGO, en passant par les 50 milliards de F CFA dilapidés avec la confection des pseudo cartes nationales d’identité biométriques, Macky Sall conduit inexorablement le pays dans une banqueroute financière synonyme de faillite.
Champion toutes catégories de la mal gouvernance, le régime de Macky Sall se singularise
par la signature de contrats nébuleux, le pillage systématique des ressources, la corruption à
ciel ouvert, le népotisme et la prévarication. Aucun secteur vital de la vie économique
nationale n’est épargné.

Pour le FPDR France, la nomination d’Aly Ngouille N’Diaye au Ministère de l’Intérieur et
d’Aliou Sall à la Caisse des dépôts et consignations a fini de consacrer le plus grand trio de
délinquants financiers aux commandes de l’Etat. Le FPDR France porte à la connaissance
de l’opinion publique que dans l’affaire Petrotim, 3 hommes sont partie prenante du deal du
siècle réalisé au détriment des intérêts du Sénégal : Macky Sall en donneur d’ordre, Aly
N’Gouille N’Diaye en négociateur et Aliou Sall en courtier chargé de récupérer les dividendes
pour la dynastie Faye Sall. Mouillé jusqu’au cou par le rapport d’enquête 94/2012 d’octobre
2012 de l’Inspection Générale d’Etat, qui précise que Petro Tim ne remplissait aucune des
conditions pour obtenir un permis de recherche et d’exploration des hydrocarbures au
Sénégal, Aly Ngouille N’Diaye a décidé d’unir son sombre destin à celui des « Sall affaires »
pour tenter d’échapper à la foudre judicaire qui attend Macky Sall et ses acolytes, après
l’inévitable débâcle de 2019.
Le FPDR France condamne avec vigueur la nomination d’Aly N’Gouille N’Diaye et d’Aliou
Sall aux postes stratégiques du Ministère de l’Intérieur et de la Caisse des dépôts et
consignations, nominations qui visent à préparer le hold up électoral du siècle (Aliou
N’Gouille N’Diaye pour la partie fraude et Aliou Sall pour la partie financement illicite de
l’APR). Le FPDR France exige l’ouverture d’une enquête judiciaire à leur encontre, pour
« crimes financiers contre le Sénégal et collusion avec une entreprise étrangère », ainsi que
leur traduction en justice dans les plus brefs délais.
Le FPDR France demande que Macky Sall soit traduit en justice dés cessation de sa
fonction qui lui accorde une immunité temporaire, pour manquements graves aux obligations
liées à sa charge, et sa complicité dans le pillage du pays.
Le FPDR France demande la création d’un front uni de l’opposition, et l’ouverture d’une large
discussion au niveau de tous les segments de l’opposition, pour la désignation d’un candidat
unique de l’opposition, dans la perspective des élections présidentielles de 2019. Pour les
échéances de 2019, l’opposition doit se concentrer sur un seul objectif : le départ du
Président sans cap, ni vision : Macky Sall, l’homme qui dit ce qu’il ne fait jamais, et dont la
parole ne vaut plus un Radi de glace
M. Sidy Fall Fait à Paris le 13 septembre 2017
Coordonnateur du FPDR France
E-mail : msufrance@hotmail.com

Sommes-nous devenus une société criminogène ? (Mamadou Ndao)

La question dérange inévitablement. Elle peut même heurter certaines sensibilités mais mérite à tous égards d’être posée. Comment a t on pu tomber si bas? Le sens de cette interrogation hante aujourd’hui la société sénégalaise et prend la forme d’une enquête historique et plus prosaïquement celle d’un jugement moral.
Les vraies causes de la violence massive, brutale et surtout assassine constatée ces temps ci sont à mon humble avis à rechercher dans une sorte de décadence morale. Eh oui, constatez avec moi que l’esprit de jouissance, dénominateur commun des mobiles de ces crimes, a fini de l’emporter sur sur le devoir de maitrise  et de renoncement chez nous. Une atmosphère sans idéal nous empoisonne depuis fort longtemps d’où les multiples alertes sur le drame manifeste de la crise des valeurs et des modèles. Alors osons le dire, cette série de meurtres qui n’en est  qu’une des conséquences des moins achevées ne doit guère nous surprendre.
Notre surprise doit plutôt résider dans le fait de devoir contempler ce grand désastre sans essayer de le comprendre ou d’entreprendre quoique ce soit. Une société a toujours trouvé les remèdes à ses maux dans sa rééducation collective et non dans l’astreinte à des sanctions individuelles sur ses fauteurs de l’heure. C’est dans ce sens que je trouve l’idée de l’application de la peine de mort assez aberrante. D’ailleurs ne traduirait t elle pas une soif cachée d’une tentation aux dessins funestes chez une société calme qui entretient le paradoxe de clamer la mort tout en la réclamant en même temps ?
Ce qui reste sûr c’est qu’un désastre d’une telle ampleur ne saurait s’expliquer par les seules motivations de tueurs aux mobiles les plus diversement appréciés. Il est plutôt le signe irrécusable d’un effondrement secret mais décisif. Ce en quoi croit aujourd’hui l’homo senegalensis ce n’est pas l’harmonie, la joie commune encore moins la solidarité comme gage d’un destin collectif. Le « Senegal bene bopp la » a cédé la place au  » bopp sa bopp » trop loin poussé. Dans l’immédiat, la réalité est celle d’une catastrophe et le peuple ressasse sans cesse sa crainte comme pour mieux mesurer l’ampleur du malheur.
La solution n’est sûrement pas dans l’auto protection par le port d’armes, blanches ou « noires ». A l’évidence notre peur restera encore bleue!
Mamadou Ndao, inspecteur des Impôts et Domaines et Domaines, président du mouvement JE PARTICIPE

Moustapha Diakhaté n’a jamais accepté la réussite politique du maire Aliou Sall (Lass Badiane)

Il n’a  pas de leçon de morale à donner au président Macky Sall. Comment peut-on être aussi indécent? Ce mec est d’une bêtise affligeante.
Pourquoi relayer la parole de ces personnes qui ne représentent qu’à peine elles même dans les bons jours et personne le reste du temps?
Depuis son éviction de la Présidence, il s’est transformé en donneur de leçons. Pfff
Il ne faut se faire aucunes illusions, on sait très bien que ses sorties aussi outrancières que fausses ne sont là que pour alimenter grassement la fachosphère que trop bien représentée ici. Il sait leur faire plaisir à force d’absurdités débitées au kilomètre sans filtres.
La bouche de ce politicien est un moulin à conneries!

LASS BADIANE PRÉSIDENT MOUVEMENT DIEUM KANAM / SECRÉTAIRE ÉLU BBY COMMUNE DE GRAND YOFF

Zone contenant les pièces jointes

Lettre Ouverte au Procureur de la République (Par Malang Fadera, citoyen sénégalais)

Monsieur le procureur de la République, un devoir citoyen m’exige d’exprimer ma déception et ma
frustration suite à votre point de presse de ce mercredi 12 Juin 2019 dont les gens attendaient une
fermeté, impassibilité et la volonté d’éclairer la lanterne des sénégalais sur une question qui engage
la vie d’une nation.
C’est quoi cette comédie ?
Sur vos propos linéaires, vous avez évoqué trois dossiers qui intéressent tous les sénégalais.
Il s’agit de l’affaire Pétrotim, du Coud et de Fallou Sène.
Mais que faire du rapport de l’IGF (Inspection Générale des Finances) sur les 29 milliards du
PRODAC ?
Que faire des rapports qui ont épinglé Siré Dia de la Poste et Cheikh Kanté du Port autonome de
Dakar ?
Que faire des rapports de l’ARMP sur les marchés gré à gré relativement au code des marchés
publics ?
Que faire des rapports de la cour des comptes qui ont épinglé des dignitaires du régime ?
Loin de négliger et de prendre à la légère le dossier Fallou Sène, mais l’évocation de cette affaire n’a
d’autre but que de nous détourner du débat pétrolier.
Rien d’extraordinaire n’existe sur une infraction commis par un militaire.
En fait, les infractions militaires sont définies et sanctionnées par le code de justice militaire qui
incrimine certains comportements particuliers. Les militaires qui commettent des infractions de droit
commun sont jugés comme les particuliers ; si c’est dans l’exercice de leur mission, comme vous
l’avez évoqué Monsieur le Procureur, ces infractions sont qualifiées d’infractions mixes et donc
assimilées aux infractions militaires.
Monsieur le Procureur, vous n’avez manifesté aucune volonté de ce dossier depuis le 19 mai 2018
malgré de nombreuses manifestations d’étudiants de l’UGB. Et depuis cette date, vous n’avez reçu
l’ordre de poursuites que quand le débat sur le pétrole alimente tous les citoyens.
Ah mais, non, Monsieur le Procureur de la République, je vous prie de respecter l’intelligence des
sénégalais.

Monsieur le Procureur, qu’est-ce qui vous empêche depuis des années de vous autosaisir sur le
dossier Sahel aviation, une compagnie aérienne attribuée à Aliou Sall ?
Qu’est-ce qui vous empêche de vous autosaisir sur le dossier Banque de Dakar ?
Monsieur le Procureur de la République, qu’est-ce qui vous empêche de vous autosaisir sur l’affaire
Bictogo avec les Visas biométriques ?
Qu’est-ce qui vous empêche de vous autosaisir sur l’affaire Arcelor Mittal qui s’évalue à des
milliards ?
Monsieur le Procureur, qu’est-ce qui vous empêche de vous autosaisir sur la réfection du building
administratif que les gens soupçonnent de surfacturation ?
Qu’est-ce qui vous empêche de vous autosaisir sur l’affaire du TER dont on a vécu des révélations de
taille d’un député au parlement ?
Et même sur ce dossier pétrolier, vous avez attendu être saisi par le Ministre de la justice pour
enclencher ce feuilleton judiciaire qui ne donne aucun espoir par rapport aux résultats attendus.
Comment puis-je vous faire confiance alors que je me rappelle encore de vos menaces et celles de
Boune Dionne d’emprisonner tous ceux qui se permettront de parler du pétrole.
Comment puis-je vous faire confiance alors que tous vos actes concrets vont dans le sens de mettre à
l’aise Macky Sall ?
Comment puis-je vous faire confiance en sachant que vous faites bien et très vite votre travail si Buur
Fatick souhaite que le dossier soit diligenté ?
Le cas Khalifa Ababacar Sall est une preuve vivante de cette affirmation.
Dans ce même alignement, dois-je vous faire confiance avec cette volonté de tailler sur mesure tout
ce que Macky souhaite en tenant compte de sa déclaration malheureuse et indigne d’un Chef d’Etat
le jour de la Korité et celle du Ministre de la justice qui est votre patron ?
Monsieur le Procureur de la République, votre appel aux témoignages volontaires donne les
prémisses d’une enquête théâtrale. Votre démarche est tout sauf sérieuse.
Et nous avons suivi Me Moussa Sarr souligné que c’est sa première fois dans sa carrière d’avocat qu’il
a entendu parler d’appel à témoins.
Monsieur le Procureur de la République, inutile de menacer le peuple avec l’article 223 du code
pénal sur la publication du rapport de l’IGE qui ne doit être rendu public qu’après décalcification ?
Au contraire, nous attendons de vous d’aller jusqu’au bout sur le décret d’approbation signé par
Macky Sall alors que le rapport prônait l’annulation du contrat signé.
Monsieur le Procureur de la République, la justice sénégalaise traverse l’un de ses pires moments
depuis l’indépendance, une belle occasion se présente pour soigner cette cicatrice citoyenne sur leur
justice qui symbolise la balance.
Monsieur le Procureur, lavez l’honneur de cette justice en perte de crédibilité sur le plan national et
international.
Monsieur le Procureur, lavez l’honneur de cette justice que les sénégalais assignent une fonction
ludique, comique et théâtrale.

Monsieur le Procureur, écoutez la voix du peuple qui réclame désespérément justice sur ce dossier.
Ecoutez la voix grinçante de votre jeunesse qui voit en ces ressources naturelles une solution contre
l’émigration clandestine qui enregistre des morts dans le désert et dans la méditerranée.
Ecoutez votre jeunesse qui voit en ces ressources naturelles la solution contre le chômage des
200.000 jeunes diplômés que le Sénégal produit chaque année.
Ecoutez la voix de votre peuple qui voit en ces ressources une solution à l’éducation et à la santé.
Monsieur le Procureur, mes larmes citoyennes sur nos ressources naturelles ne trouveront
consolation que derrière une justice responsable, impartiale, équitable et indépendante.

Malang FADERA, Citoyen sénégalais

Moustapha Diakhaté a toujours été un traître ! (Cheikh Ndiaye)

De l’apparition de l’espèce humaine l’Homo sapiens, l’homme intelligent, il y a 40.000 ans bp ( before the present) et de l’homo sapiens sapiens, il y’a 20.000 ans Bp , l’homme 2 fois intelligent, à nos jours, jamais un homme.n’a avoué sa traitise mais quiconque l’a été, n’a point échappé au poteau . De tous les temps et de toutes les époques , le sort des traîtres a toujours été le même. De tous, seul Moustapha Diakhaté, traitre jusqu’à la moelle épinière, a avoué sa traitise << Abdoulaye Wade m’a offert 10 millions et j’ai choisi Macky Sall >>
Rien de nouveau chez lui puisque même après  son adhésion à l ‘Apr en 2008 , cet homme a fait partie des premiers à poignarder le Président Macky Sall au dos en boudant le grand rendez_vous électoral de 2012 et voilà comment il n’a eu aucun apport appréciable à la victoire du président Macky Sall. On se rappelle tous, de sa fameuse déclaration : << L’ Apr est une tontine  >>. Il revint honteusement après et occupa des responsabilités qu’il n’aurait jamais dû occuper.  Je fais l’économie du parcours parsemé de traitise, de chantage, de déclarations hypocrites de cet homme qui donne l’impression d’un homme.de.valeur alors qu’il vit les travers qu’il dénonce. Il ne croit en rien sinon qu’à l’argent et au pouvoir. Aujourd’hui encore, tout le monde a remarqué que depuis son départ du palais, il se distingue par des déclarations honteuses de la pure race des traitres surtout venant d’un supposé bras droit du President Macky Sall, qui a tous les.canaux pour lui prodiguer conseils , un homme.que le Président Macky Sall a extirpé de la.clochardise et d’une condition humaine.des.plus difficiles. Et voilà le.retour de l’ascenseur. Honte à toi Moustapha Diakhaté !

Conseiller Municipal Grand Yoff
Cheikh NDIAYE Responsable Politique Apr Grand Yoff
Conseiller Technique Présidence de la République

La sortie du Procureur de la république: Ce qu’en pense le citoyen lambda.

Ce point de presse du Procureur de la république,Monsieur Bassirou Guêye,doit servir de leçons aux pauvres mortels.Ces personnes aigries,calomnieuses et malintentionnées qui ont voulu salir la peau de l’actuel Ministre de l’Enseignement Supérieur,de la recherche et de l’innovation,ancien DG du COUD Cheikh Oumar Anne.Aujourd’hui tout le monde a compris que,c’était une cabale montée de toutes pièces pour éliminer un adversaire politique pour certains ou un frère de parti ,pour d’autres.

En retournant ce rapport à l’OFNAC,le Procureur donne raison au Maire de N’dioum qui avait dit,à l’époque qu’il n’a pas été entendu par les enquêteurs dudit organe de contrôle de l’Etat.Malgré tout les « mateul leu »(crédules)c’était fait une religion sur sa supposée culpabilité.L’opposition et certains pseudos journalistes l’avait utilisé comme argument,pour contestation son entrée dans le gouvernement.

Sinon comment peut on comprendre cette violation des règles les plus élémentaires de fonctionnement des corps de contrôle?Produire un rapport final,très tendancieux,avec des recommandations aussi sévères,sans recueillir l’avis de la personne auditée sur les points qui ont besoin d’être éclaircis.
Il est absolument clair que ce rapport avait d’autres desseins que d’éclairer les lanternes des sénégalais sur la gestion de leur patrimoine.
Aujourd’hui beaucoup de personnes doivent des excuses à ce fils,cet oncle,ce père de famille,pour l’avoir offensé,sans se soucier de ce qu’il représente pour sa famille,ses amis,ses sympathisants,pour tous les ndioumois et pour le département de Podor.
Ndioum,la ville de Elhadj Oumar Foutiyou Tall ,l’arrondissement de Gamadji Saré,le département de Podor ont toujours cru à l’honnêteté du Dr Cheikh Oumar Anne.Et cette décision du Procureur de la république vient pour administrer une belle leçon de morale à ces marionnettes pour leur dire que « lou la woroul mandou thi »(Abstiens toi de juger une personne sans avoir la certitude de sa culpabilité ).Une fois encore Monsieur le Ministre,cette victoire est la vôtre et ce n’est qu’un début.Haside habata ko e alla.(Les aigris s’opposent contre la volonté d’Allah).Et c’est un combat perdu d’avance.
Je ne peux terminer mon propos sans revenir sur l’affaire de la BBC.Le Président de la république,Macky Sall,comme à son habitude a montré son attachement à la gestion sobre et vertueuse et la transparence dans la conduite des affaires de l’Etat.En commanditant cette enquête,son excellence veut que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui semble apportée de l’eau au moulin grippée d’une opposition en panne d’idées. Depuis la diffusion de ce reportage certains politicards ne chôment plus,foulant aux pieds le principe de la présomption d’innocence,poussant l’audace en parlant de haute trahison.Je ne suis pas dans l’optique d’habiller Samba en déshabillant Demba.Cette enquête ouverte par le Procureur se chargera de nous édifier sur la suite a donné à toute cette levée de boucliers.
Néanmoins,j’ai mal pour mon pays,pour la banalisation de la sacralité de l’Etat.Le Sénégal,pays de la téranga a perdu les hommes d’État qui faisaient sa fierté et qui imposaient le respect à l’Afrique et au monde entier.Plusieurs partis et mouvements politiques sont créés par d’anciens ministres ou fonctionnaires de l’Etat qui font du « wingal gaalgui ».Leur seul et unique offre politique ce sont les déballages,aidés en cela par une presse infestée de journalistes-politiciens à la recherche du sensationnel.Aujourd’hui,le pays du premier,feu Habib Thiam et du Président Abdou Diouf est plus que jamais orphelin des hommes d’État comme feux Mbaye Jacques Diop,Mamadou Dia ,Djibo Leyti Ka etc..Ma patrie devient vulnérable,car comme disait l’autre « la force de l’Etat réside dans le mystère qui l’entoure « .
En ce qui concerne la BBC a quel dessein a t’elle fait ce reportage ? That is the question et « dioundiou doyna borom khel ».Alors à nous de savoir que nous n’avons aucun intérêt à servir de bras armé à ces lobbys qui veulent mettre ce pays en feu et à sang pour hypothéquer notre rêve d’émergence et mettre la main sur notre pétrole et notre gaz .
Que la lumière soit faite,OUI,mais à notre rythme et à notre manière en conformité avec les intérêts de notre SÉNÉGAL.
Bocar Coulibaly enseignant à N’dioum.

Prédation des élites et dynamique sanguinaire accumulative au Sénégal.

L’ère des indépendances organisées à partir de 1960 sonne l’accession à la souveraineté
internationale de l’État du Sénégal, porté sur les fonds baptismaux par un clivage politico-
maraboutique issu des flancs d’un système d’accommodation établi par des chainons de
mensonges et de traitrises actés dans l’emprisonnement du Président du Conseil Mamadou
Dia. Ce processus historique enclenché dans une dynamique de prédation des élites semble au
fil des années s’éterniser par l’entregent de « familles présidentielles » qui sucent le sang du
peuple en devenant par l’exercice d’un pouvoir fourre-tout insatiables. Que ce soit dans la
classe maraboutique ou politique, la société civile et les organisations syndicales,
l’émiettement du pouvoir présidentiel par la satisfaction du désir des parents, du fils, du frère
ou du gendre crée plus de problème au mépris de la morale de cette célèbre boutade:
« L’histoire se répète souvent sous deux tournures : une première sous forme de tragédie et
une deuxième sous forme de comédie ». L’épisode Karim Wade a constitué véritablement une
tragédie dans la gestion de nos deniers publics par une gabegie et des détournements sans
commune mesure dans l’histoire du Sénégal. Au moment où le Président de la République,
Macky Sall, devait épargner le peuple de la comédie « Alioune Sall » dans sa
responsabilisation aux fonctions publiques, l’esprit républicain de la « patrie avant le parti et
la famille » devient amnésique de sa propre morale de gouvernance politique. De fil en
aiguille et par le goût du pouvoir, de Maire des maires à la Caisse de dépôt et consignation, il
fera apparaitre au cœur de la République, le feuilleton de Timis. Il faut oser le dire. Timis ne
présage rien de bon car « timis » n’augure autre chose que l’obscurité. Prions donc que la
claire de lune vienne éclaircir les cieux du Sénégal car il est difficile aujourd’hui de décrire ce
que peut ressentir le « sénégalais conscient et averti ». ce type de sénégalais, il est même rare
de le trouver tellement balloté entre la faux, la démesure, la traitrise, la trahison, le mensonge,
l’infidélité, l’injustice, les assassinats, les agressions, la pauvreté, les maladies, la faim, la
traitrise, la jalousie etc. Finalement, il devient un enfant corvéable et à la merci de l’élite
politique. Heureusement que les générations se renouvellent et la nouvelle génération a
montré par deux fois qu’il est capable de sursaut républicain en 2000 et en 2012. De cet
enfant qui grandit, qui étudie et qui devient citoyen à part entière et non entièrement à part, il
lui faut être non seulement un résistant engagé dans un combat qui le conduit, au nom de la
patrie et de l’honneur, à d’immenses sacrifices : celle de sa propre personne et de ses
ambitions personnelles. C’’est comme si ceux qui nous dirigent considèrent le peuple comme
un agrégat d’individus incultes, de demeurés à la limites de cons bien heureux « sénégal
rewou diamou leu » « nit you baxx nio fi teudeu », une merdre à bis repetita, alors que le Sud
du pays fut en feu durant une vingtaine d’années. Malgré une dynamique de paix et une
certaine accalmie, cette crise en région naturelle de Casamance reste le tendon d’Achille de la
République. A bon entendeur, le pétrole et le gaz sont aussi des produits ultra-inflammables.
Si une certaine désobéissance doit devenir notre mode de vie, c’est parce que dans l’ordre de
la loi, le peuple n’espère plus la justice et l’équité. Aux risques encourus s’ajoutera
certainement le sacrifice pour la liberté future de nos enfants. De la réalité à l&#39;imaginaire, le
pétrole et le gaz exploseront comme un feu d&#39;artifice dans les comptes bancaires étrangers et
autres paradis fiscaux des hommes d’affaires comme Alioune Sall, Frank Timis ou Karim
Wade, qui pour se dédouaner, supplieront la colère divine d’accepter leur rédemption. Pour
ces hauts fonctionnaires, patriotes ou opportunistes, qui refusent d’ouvrir les dossiers
sensibles en privilégiant l’émergence d’une morale corporatiste au sein des institutions
étatiques, nous leurs dirons que la colère d’un peuple aguerri, par toutes sortes de mensonges
et de forfaitures depuis plus d’une cinquante années, transmettra un espoir sibyllin d’une
« armée de l’ombre » dans le formidable combat entre le « Ying » et le « Yang ». Nous
aimerions dans d’autres circonstances, ne jamais revivre, ne jamais revoir, ces pratiques

nébuleuses qui insultent le peuple sénégalais dans ce qu’il a de plus chère à travers le
triptyque : Paix-Cohésion sociale-Stabilité. Wassalam.

Retour sur le faux communiqué du lundi de Pentecôte ou l’actualité d’un mensonge d’Etat sur la saisine du Parquet dans l’affaire SallGATE

Décidément on est entrain de vivre sous nos yeux l’une des épisodes les plus tristes des mensonges
d’Etat du régime en place.
Hier, le procureur de la République avait curieusement appelé les sénégalais, notamment les
«experts pétroliers» à aller aider les enquêteurs, afin que toute la lumière soit faite sur l’affaire
Petro-Tim.
Ce jeudi matin, Clédor Sène s’est rendu à cet effet à la Division des investigations criminelles (Dic).
Selon Clédor Sène quand il est arrivé, les inspecteurs lui ont dit qu’ils n’avaient pas reçu de dossier
du procureur pour instruire cette affaire.
Cette réponse donnée à Clédor Sène par la DIC confirme pour l&#39;instant nos deux dernières
publications à ce sujet et dans lesquelles nous démontrions que le Procureur n’a jamais été saisi par
le Ministre de la Justice.
En réalité, tous les faisceaux d’indices d’un mensonge d’Etat flagrant sont entrain de remonter à la
surface :
1°) Le Faux communiqué nous informant de l’ouverture d’une information judiciaire auprès du
Procureur général près de la Cour d’appel a été pris un jour férié (lundi 10, Pentecôte). Or il est
impossible de saisir le Procureur un jour non ouvrable. Le Faux communiqué ayant été partagé par El
hadj Kassé (chargé de com du Président), on peut raisonnablement considérer que ce communiqué
était un papier sans valeur juridique émanant du service com du Président ;
2°) Le communiqué était d’autant plus FAUX qu’il n’avait ni signature encore moins le cachet du
ministère de la justice. Ce qui veut dire que le communiqué n’est pas officiel.
3°) Dans le FAUX communiqué il a été indiqué que c’est le Procureur général près de la Cour d’appel
de Dakar (Diabé Siby) qui a été saisi pour information judiciaire. Or c’est le bizarrement le Procureur
de la République, Bass Gueye qui s’est exprimé hier sur l’affaire Petrotim. Comment quelqu’un qui
n’a pas été saisi sur un dossier, d’après le Faux communiqué du Ministre de la justice, peut-il ouvrir
une enquête à ce propos ?
Le Faux communiqué nous renvoie au Procureur général près de la Cour d’appel ; alors comment
Bassirou Gueye qui selon les termes du Communiqué n’a pas été saisi peut-il ouvrir une information
judiciaire ? C’est impossible
On comprend pourquoi Clédor Sène a été la première victime de cette farce de mauvais gout.
C’est dire donc que l’appel à témoins du Procureur de la République était du bluff. Je puis vous
affirmer aussi que jusqu’à la preuve du contraire, à ce jour et à la minute près où vous me lisez,
aucun Procureur n’a été saisi. Bref il n’existe pas de Dossier Aliou SALL-PETROTIM pendant devant la
justice.
A y regarder de près il s’agit d’une question d’amour propre de la part de Macky Sall. Le Président
autoriserait-il l’ouverture d’un dossier judiciaire sur un scandale de corruption et de spoliation de
ressources naturelles dont toutes les pistes mènent directement à lui? Je ne le crois pas.

Alioune Badara Mboup Coordonnateur de Union pour un Mouvement d&#39;Avenir , membre de la
coalition SONKO PRÉSIDENT , membre de FRAPP FRANCE_DÉGAGE

Gaz et pétrole: L’AFFAIRE…(Guimba Konaté)

La publication du reportage de la BBC sur les connexions supposées ou réelles dans les dossiers du
pétrole et du gaz au Sénégal aura fini de déclencher un tsunami politique, social, économique et
moral dans notre pays.
Tellement l’AFFAIRE paraît ENORME, Incroyable, invraisemblable et pourtant fort probable…
Entre les vagues de dénonciations et d’indignation véhémente des uns, les dénégations et autres
réfutations et accusations des autres, je préfère faire mienne, la position de l’humoriste ivoirien qui
disait que : « Dans tous les cas, il y’a toujours deux cas ».Donc soit c’est vrai soit c’est faux. »
1/ Si c’est FAUX . Ce qui est fort possible. Alors Messieurs Aliou SALL et tous les autres cités dans
cette affaire sont « sauvés ! » comme aurait dit notre comédien précité. Et dans ce cas, tous ceux
qui se seraient érigé en censeurs, procureurs, dénonciateurs voire juges pour les avoir condamnés de
façon péremptoire et sans appel dans cette affaire, seront dans leurs petits souliers, toute honte bue
pour avoir dit des sornettes. Leur crédibilité sera complètement démolie parce que portée par une
rivalité politique irriguée par une rancœur tenace qui aura fin par leur ôter tout bon sens et toute
mesure. Et dans le cas d’espèce, nous aurions eu affaire à un mensonge grossier comme savent en
faire les médias occidentaux quand il s’agit de nuire à quelqu’un, particulièrement quelqu’un du tiers
monde. On l’a vu avec les fausses ADM (Armes de Destruction Massive) inventées de toutes pièces
par l’Administration BUSH pour pendre Saddam Hussein haut et court et mettre la main sur le
pétrole irakien . Tiens…Tiens..
On l’a vu encore avec l’énorme mensonge de Sarkozy sur les faux massacres du peuple libyen par
Khadaffi juste pour planifier son exécution barbare et mettre à feu et à sang la Libye. On est en train
de le vivre encore avec la crise créée de toutes pièces au Venezuela pour, à terme, s’assurer du
contrôle de son pétrole. Tiens ! çà ne vous dit pas quelque chose ?
Le Sénégal n’a pas encore produit un seul baril de pétrole mais les perspectives sont tellement
idylliques que les vautours occidentaux accompagnés de leurs sbires locaux prennent les devants
pour vampiriser autant que faire se peut, la manne sénégalaise. Et dans leurs stratégie, le
MENSONGE codifié est érigé en système de désinformation et de semeur de germes de divisions et
de conflits sociaux qu’ils se feront forts de gérer avec leurs hommes liges pour sucer au mieux le sang
de ce peuple sénégalais trop lisse dans son tissu social bien serré parce que bien uni dans sa
diversité. C’est dans leurs habitudes de semer la zizanie pour mieux se servir. A bien méditer.
Comme quoi, il est parfois bon –même quand les preuves semblent très évidentes pour ne pas dire
trop même- de rester toujours prudent devant certains faits trop rocambolesques et très souvent
trop bien détaillés, avant de s’en faire une religion bien précise. (Cf : Agatha Christie)

2
2/ Si c’est Vrai . Ce qui est tout aussi possible. Alors là, on serait devant une forfaiture à nulle autre
pareille qui ferait de tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire, des criminels de très haut
niveau, coupables de Haute trahison et passibles des peines judiciaires les plus lourdes possibles.
Dans ce cas, les thuriféraires et autres laudateurs et répondeurs automatiques qui se sont évertués à
nier l’évidence, auront fini de montrer leur face hideuse de menteurs éhontés, soucieux simplement
de plaire au Prince . « Shame on you » auraient dit nos amis, les anglais. Et donc, il y’aurait eu des
sénégalais prêts à vendre leur âme au diable blanc pour l’aider à sucer le sang de ses frères et de son
pays sans aucune vergogne.
C’est serait alors, le summum de l’ignominie, de la cupidité et de l’apatridie qui feraient agir de telles
gens pour s’adonner à des manœuvres aussi délictuelles uniquement pour se remplir les poches qui
sont déjà assez pleines à ras bord. Au-delà d’un certain seuil, la recherche de l’avoir devient tout
simplement criminelle.
Le cas échéant, il serait difficilement acceptable de savoir que les SALL tels qu’ils sont décrits dans
cette affaire , auraient atteint un si haut degré de turpitude, de vol, de détournement de deniers
publics uniquement pour leurs propres comptes familiaux et claniques. Ce serait à désespérer
complètement de nos hommes politiques pour ne pas dire des sénégalais tout court.
Non…ce serait vraiment IGNOBLE , TROP MEME…
Pour l’heure, on n’en est pas encore là car Tout reste à vérifier et à clarifier de manière irréfutable.
Et comme la Justice s’est emparée (enfin) de l’Affaire , laissons la faire son travail et que les
conclusions qui seront rendues, soient à la hauteur des enjeux en cours .
POUR L’HONNEUR DU SENEGAL ET LA DIGNITE DE TOUS LES SENEGALAIS …

Que DIEU nous gardes et gardes le Sénégal.

Dakar le 12/06/2019

Guimba KONATE
DAKAR
guimba.konate@gmail.com

Un peu sociologie politique au Sénégal: le cas Aliou Sall (Ibrahima Faye)

Abraham Lincoln   « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple »
Depuis des jours on assiste à une polémique sans précédent qui implique le frère du
chef de l’Etat Macky SALL .Une enquête de la BBC, une grande chaine de télévision
indépendante et très réputée en Angleterre, a récemment révélé des transactions et des
paiements douteux sur les contrats pétroliers impliquant la grande compagnie pétrolière
British Petrolium (BP), l’homme d’affaire Roumain et patron du groupe Timis Corporation
Frank Timis et Aliou SALL, frère du Président.
ON dirait que l’histoire est têtue au Sénégal. En effet, on assiste à un éternel
recommencement de l’histoire de l’implication de la famille du Président dans le cœur du
dispositif Etatique. Depuis notre indépendance, à l’exception du Président Senghor, tous les
Présidents Abdou DIOUF, Abdoulaye WADE et actuellement Macky SALL, ont impliqué
leurs familles à la gestion du pouvoir. A défaut du fils on prend le frère. Donc le problème
perdure !! Je rends hommage l’exceptionnel Président de la République son Excellence
Léopold Sedar senghor qui a su prendre de la hauteur dans la gestion de l’Etat du Sénégal.
On se doit de se poser la question pourquoi ce problème revient à chaque fois qu’un politique
est élu au pouvoir. Il y’a l’implication de la petite famille comme de la grande famille à la
gestion du pouvoir. J’essayerai d’apporter la réponse la plus simple à cette pratique malsaine,
qui est en deçà ou à côté de ce que les valeurs Républicaines incarnent même. La réponse je
dois la puiser dans ma courte expérience politique mais très riche, dans un parti ou un
mouvement politique de l’opposition sénégalaise qui se targuait de toutes les valeurs de la
République.
Dans ce mouvement, on y constate tous les prémices qui vont engendrer une fois au pouvoir
des scandales comme celui du cas Aliou SALL avec Pétrosen ou Pétrotim. Je m’explique,
dans ce mouvement politique de l’opposition il y a la présence de plus de trois frères et sœurs
qui occupent les postes stratégiques de ce mouvement. Tellement ils sont nombreux qu’on ne
peut pas les compter. Tous les militants, pour avoir quelque chose ou bien monté en grade, en
l’instar du disciple et son maitre, doivent faire montre d’une totale soumission envers ces
frères. Ils font la pluie et le beau temps. Ce phénomène est généralement observé dans tous les
partis de l’opposition. Je me rappelle, entre des camarades d’alors avec qui j’avais l’habitude
d’échanger sur la gestion et l’organisation de ce mouvement, il nous arrivait des fois de faire
des blagues sur le frère du leader de ce mouvement en l’appelant par le nom de ‘’ Aliou
SALL’’ …

Ce qui est terrifiant dans ces partis de l’opposition est que probablement demain ce sont eux
qui prendront le pouvoir. Les tares qu’on voit actuellement sur la gestion de l’Etat quand on
est dans l’opposition ne changeront pas quand ces derniers accéderont au pouvoir. Si cela
n’empirera, ça continuera. Pratique pour pratique, traque pour traque, changement de discours
pour changement de discours… Un parti politique n’est une association de la famille mais
un  parti politique  c’est d’autant plus une association organisée qui rassemble des citoyens unis
par une philosophie ou une idéologie commune, qui inspire son action, avec comme objectif
la conquête et l’exercice du pouvoir pour servir la nation et non se servir. C’est donc une
organisation ayant des valeurs et des principes forts.
L’affaire Aliou SALL – Petrotim doit être tirée au clair par tous les moyens légaux. Je fais
confiance au procuereur de la République qui est gage de notre justice et de notre
stabilité.Pour les leaders de l’opposition après avoir tiré sur le Président de la République
partout aux radios et télévisions, se doivent eux aussi de régler ce phénomène à la base. C’est-
à-dire de régler le problème au niveau de leur propre parti politique. Ces chefs de partis
doivent éviter toute implication des membres de leur famille respectifs dans les affaires du
parti. Sinon, dans l’éventualité qu’on ne fait pas en sorte de changer la donne, comme je le
disais, demain on aura des scandales pareils impliquant la famille du chef de l’Etat, où on
verra peut-être des affaires ‘’Seydou SONKO’’ ou des affaires’’ Madior SECK ‘’.
Sincèrement ça suffit et on en a marre. Je lance un appel solennel aux Sénégalais qui militent
dans l’opposition de rendre le tablier en masse s’ils voient dans le parti politique où ils une
lueur d’implication de la famille sur la gestion du parti .On ne doit pas cautionner le
gouvernement de la famille, par la famille et pour la famille. Je pense que c’est la seul
solution pour éradiquer cette phénoménologie politique de l’implication des familles des
leaders politiques dans la gestion de l’Etat.
Avant de balayer devanture d’autrui il faut d’abord balayer sa propre devanture.

Ibrahima FAYE
Ibrahimalafayette@gmail.com

Scandale Petrotim: Renouer avec les Assises pour une gouvernance exemplaire ! (Nioxor Tine)

Certes, le rebondissement de l’affaire Pétro-Tim peut être interprété comme une vulnérabilité accrue du président, rattrapé par ses frasques du premier mandat, malgré sa prétendue victoire aux dernières présidentielles truquées du 24 février dernier.  Tout se passe comme si, après avoir mobilisé toutes les énergies, instrumentalisé les institutions de la république, fait main basse sur les finances publiques, bref usé de toutes les astuces pour l’obtention du second mandat, le  régime de Benno Bokk Yakaar était à bout de souffle, sans perspectives claires ni mot d’ordre motivant, d’où son appel désespéré au dialogue.
L‘histoire retiendra, que le début de l’exploitation de nos nouvelles richesses naturelles a coïncidé avec l’élection, en mars 2012, à la magistrature suprême du président Macky Sall, géologue de son état, ancien directeur de Petrosen, qui avait pris ses distances avec son mentor Abdoulaye Wade.
Il était, dès lors, permis d’espérer, que notre pays puisse réunir toutes les conditions favorables pour tirer le maximum de profit de cette manne pétrolière et gazière. Et cela, d’autant plus que le candidat Sall, avait fini par signer la charte des assises nationales et semblait vouloir se démarquer de la gestion calamiteuse de ses anciens frères libéraux.

Hélas ! Sur cette question de la gouvernance des ressources naturelles, comme sur bien d’autres, le mandat du président de la coalition Benno Bokk Yakaar sera davantage marqué par une continuité affligeante, par rapport à la gestion de ses prédécesseurs.
C’est ainsi que, contrairement aux fortes recommandations de l’Inspection Générale d’État, le président Sall allait poursuivre une collaboration des plus hasardeuses avec un aventurier du nom de Frank Timis, dont le seul mérite était d’avoir embauché son frère Aliou Sall.
Tout le monde se rappelle les véhémentes protestations de l’Opposition sénégalaise regroupée au sein de Manko Wattu Senegal, qui poussèrent le frère du président de la République à démissionner de son poste d’administrateur de Timis Corporation, en octobre 2016.
Il s’en suivit la démission fracassante du ministre de l’énergie d’alors, qui refusait catégoriquement de signer un contrat nébuleux avec Total.  Quelques semaines plus tard, ce sera au tour de l’homme politique Ousmane Sonko  de publier un livre sur la spoliation programmée de nos
ressources naturelles par certaines majors pétrolières, avec la complicité de nos plus hautes autorités.
Toutes ces péripéties indiquent clairement, que le premier mandat du président Sall a été placé, dès le début, sous le signe du conflit d’intérêt et de la gestion opaque.
Nous voyons donc que les révélations sur la gestion calamiteuse de nos ressources naturelles faites dans la mythique émission télévisée d’investigation Panorama de la BBC ne nous apprennent rien de nouveau.
Elles ne font que conforter et documenter les accusations de gestion solitaire et opaque faites au leader de la Coalition Benno Bokk Yakaar.En outre, cette affaire n’est qu’un révélateur du niveau élevé de mal-gouvernance atteint par le régime de Macky Sall, qui est d’ailleurs
loin de se limiter aux seules ressources pétrolières et gazières.
L’Opposition politique, doit néanmoins rester vigilante, car comme nous ne cessons de le rappeler, notre vie politique a changé de paradigme, subissant désormais les répercussions des enjeux pétroliers.
Ce serait faire preuve de beaucoup de naïveté que de croire que des médias et autres bureaux d’investigation des pays occidentaux se préoccupent, un tant soit peu, de la gouvernance vertueuse de nos ressources naturelles. Il n’y a qu’à voir les nombreuses guerres menées dans les pays pétroliers et leur soutien tacite à plusieurs dictatures ou autocraties électorales en  Afrique ou dans le monde arabe.
Dire cela ne revient pas à dédouaner le président de la République de sa responsabilité politique dans le scandale de Petrotim, qui n’est que la conséquence logique d’une gouvernance clanique, autoritaire et arbitraire.
Par ailleurs, l’émission de la BBC semble avoir eu comme effet de revigorer une opposition divisée, qui n’arrivait pas à s’entendre sur une position commune face au dialogue national de Macky Sall. Elle semble désormais bénéficier du soutien de larges secteurs de l’opinion sur la nécessité de la démission du frère du président et de l’ouverture d’une enquête judiciaire, en vue de situer les responsabilités des principaux protagonistes et d’annuler ces contrats léonins.
Mais ce ne serait là que la toute première étape d’un processus visant à instituer une amélioration de la gouvernance politique à tous les niveaux. Il est urgent de se servir de la problématique de la gouvernance vertueuse des ressources naturelles comme d’une porte d’entrée vers une véritable refondation institutionnelle.
Dans cette entreprise ardue, les partis d’opposition et les mouvements de la société civile devront éviter l’erreur de compter sur des majors pétrolières ou des puissances occidentales, qui risquent de nous plonger dans des scénarios de guerre civile permanente ou d’instabilité chronique tels qu’on peut les observer dans certains pays africains. Le peuple sénégalais doit trouver en son sein les ressources nécessaires pour sortir du cul-de-sac, dans lequel nous a plongé la gestion irresponsable du Président et de ses affidés de Benno Bokk Yakaar, ce qui exclut les positionnements futiles de divers pôles de l’Opposition.
Une voie à explorer pourrait être la renégociation, sur la base des conclusions des Assises nationales et des recommandations de la CNRI, du format du dialogue national, qui doit s’adapter au nouveau contexte.
NIOXOR TINE
leelamine@nioxor.com

Parution: « Inspections générales d’Etat: Réalités, perspectives et enjeux » (Par Abdou Karim Guéye)

Extraits du chapitre final du livre intitulé « Les défis du futur »

Je mets à la disposition du public et de la presse cet extrait de mon ouvrage « Inspections
générales d’Etat d’Afrique. Réalités, Perspectives et enjeux » publié en 2008. Les
diagnostics, prémonitions et propositions peuvent bien rappeler l’actualité actuelle avec le
fameux rapport sur Petrosen et ses implications avec Petro-Tim. « La balle est dans notre
camp, car rien ne changera si nous ne changeons pas nous-mêmes »
« Au total, selon les pays, au vu des dernières réformes, on assiste, de façon encore
inégale, à une tendance à prendre en compte les évolutions de la gouvernance, du
management public, voire de l’audit dans le secteur public. Ainsi s’opèrent dans
certains pays (Sénégal, Djibouti, par exemple) des ajustements du dispositif
institutionnel, organisationnel et d’action. Les champs opérationnels d’action couvrent
ainsi :
 des vérifications financières et comptables, par référence aux pratiques
comptables généralement admises ;
 de façon récente, une approche audit de l’optimisation destinée à rendre compte
de l’utilisation des ressources financières, matérielles et humaines ;
 la combinaison des deux types d’audit susvisés permettant non seulement de
fournir une opinion sur la qualité et la pertinence de l’information financière, mais
aussi de mener des audits de performances pour analyser l’efficacité, les performances
et la qualité de la gestion publique ;
 des investigations sur les fraudes, les abus, les gaspillages et le respect des
règles de prudence financière.
Au total un mouvement de réforme est amorcé. Ce qui émerge, à l’analyse, ce sont
parfois des similarités, mais aussi quelque fois, des différences d’approche
inventoriées ci-après :
 des orientations plus ou moins inégales en direction de l’approche intégrée,
certains pays (Sénégal, Djibouti) ayant entamé cette expérience, tandis que d’autres
s’appuient encore sur une approche sectorielle, souvent administrative et financière ;
 dans certains pays, toute une stratégie très affirmée de prévention et de
détection des fraudes, des abus et des gaspillages, comme en Ouganda ;
 une approche d’audit des performances et d’évaluation de l’impact des projets
et programmes apparemment embryonnaire, en tout cas pas ou peu formalisée ;
 des tendances émergentes à codifier les valeurs, la déontologie, par voie
législative, sans pour autant que des chartes ou manuels d’éthique soient généralisés ;

2

 un pouvoir d’arbitrage ou en tout cas de la préparation de l’arbitrage en cas de
conflits ou dénonciations de citoyens dans certains pays, apparemment pas assumé
dans d’autres.
Peut-être s’agira-t-il aussi de réécrire les normes internationales en les adaptant, sans
forcément en altérer la substance, aux spécificités reposant sur la synergie « Audits,
Conseils et Etudes, enquêtes », en étant conscient qu’il s’agit d’assurer à un haut
dirigeant, un Chef d’Etat ou de Gouvernement, d’user de leviers pertinents pour
exercer un leadership stratégique, source de valeur ajoutée… Cela requiert d’opter
pour la synthèse fructueuse pour réaliser les objectifs d’un Etat de classe internationale
ouvert à un management axé sur les performances et les résultats, la qualité et
l’Excellence. Il s’agit, pour nous Africains, de poursuivre le plaidoyer que la bonne
gouvernance, c’est aussi une gouvernance entrepreneuriale axée non seulement sur les
résultats (outputs) mais aussi sur les impacts (outcomes), d’opter à cet égard pour des
audits, des études et des conseils, voire des enquêtes qui épousent toute la chaîne de
résultats.
Ce défi est possible, mais il faut alors se battre pour refuser la pensée unique, produire
une pensée endogène, décomplexée et africaine, mais ouverte aux apports fécondants
de l’Universel.
Pour terminer, rappelons que les travaux de l’Inspection générale d’Etat dépassent la
vérification et englobent de multiples activités de conseils, d’enquête, d’études, de
normalisation. Leur variété et leur caractère intégré, parfois à l’occasion d’une même
mission, font d’elle une sorte de support, de grand bureau d’études, pour « nourrir la
réflexion du Chef de l’Exécutif, voire du Gouvernement». Au fond, ceci est conforme
à la logique de pilotage et de leadership nécessaire à tout dirigeant, en l’occurrence le
Président de la République. Taylor, Weber, Mintzberg et tant d’autres doctrinaires du
management ont largement étudié cette question. En fait, la structure ne devrait pas
précéder la stratégie, mais c’est l’inverse qui est souhaitable ; c’est la stratégie qui
détermine la structure, les caractéristiques des produits et des services, les objectifs, les
résultats et les impacts recherchés. C’est une vieille leçon apprise par tous les étudiants
en management, c’est aussi la voie obligée de ce qui a été appelé « le nouveau
management public ». Et puisque la stratégie a forcément quelque part ou quelque peu
un caractère contingent, il faut relativiser les modèles. Le problème, c’est la créativité,
l’audace de la créativité, la capacité à comprendre les contingences et les contraintes,
pour les intégrer. Au total, sous ce chapitre, le système sénégalais constitue un levier
d’information indépendant des structures exécutives de l’Etat chargées de la mise en
œuvre. Il permet la transmission de directives nécessaires à l’efficacité de l’action
gouvernementale, car qui dirige, contrôle, évalue et redresse. Au fond, dans une
certaine mesure, les enquêtes, les vérifications et les études deviennent ainsi des outils
de gestion, de normalisation, de formation et d’autoformation pour toute la pyramide
du secteur public. Le système est aussi un levier de coordination, tant des directives
mettent en interaction différents services, non seulement de l’entité concernée par une
vérification, mais une autre entité non vérifiée, et dont l’action est nécessaire pour la
résolution complète des dysfonctionnements identifiés. Très souvent, les conclusions

3

et analyses dépassent les frontières des entités, pour épouser des secteurs d’envergure
gouvernementale, interministérielle, etc.
Avec l’intérêt accru du public, des médias et des partis politiques pour les audits et les
enquêtes de détection des fraudes, au Sénégal, bien des limites sont relevées par des
tiers et une méfiance affirmée à l’égard du système :
 le rattachement à un Chef de l’exécutif pourrait en faire un instrument de
règlement des comptes et obérer son indépendance1 ;
 le caractère restreint de la publicité des travaux ferait douter de la transparence
du système, etc.
Peut-être est-il temps d’ajuster par de futurs chantiers d’innovations administratives.
En fait, il ne s’agit pas d’un système figé, bien des options et innovations sont encore
possibles. Le système, appréhendé à travers ses fondamentaux, est rationnel, mais
comme tous les autres systèmes de contrôle, de l’ordre administratif, parlementaire ou
de l’ordre juridictionnel2 il ne peut produire ses effets que dans certaines conditions :
 la tradition républicaine et le leadership présidentiel, voire du Chef du
gouvernement, sont déterminants3 ;
 il suppose une culture républicaine, une discipline administrative de
fonctionnaires formés à la gestion publique, aux sciences administratives qui
comprennent parfaitement les différentes formes de hiérarchie, les principes de
coordination du bas au sommet de la pyramide administrative ;
 il exige un statut spécial, voire la dotation en moyens spéciaux, comme le
Sénégal a su le faire, pour des raisons psychologiques, culturelles, surtout en Afrique4 ;
 il nécessite aussi une chaîne de sanction positive ou négative qui, en cas de
besoin, prenne le relais des auditeurs ;
 il suppose aussi une éthique d’égalité, car peu importe les privilèges de tiers
lorsqu’il s’agit de faire le point sur l’accountability.
C’est aussi une innovation africaine, par essence présidentielle, qui bouscule quelque
peu les paradigmes généralement admis, notamment des experts issus de pays à de
régime parlementaire ou en tout cas non présidentiel5, largement différente de ce qui
peut exister ailleurs.
Par ailleurs, de notre point de vue, malgré une certaine doctrine internationale, le
paradigme du contrôle ou de l’audit interne en principe assuré au sein de la direction
d’une entité ne s’applique que partiellement, tant les Inspections générales d’Etat sont
totalement déconnectées des entités contrôlées et indépendantes d’elles, se situant hors
de la hiérarchie classique de l’administration publique, avec des activités et des

1 Aux Etats-Unis, ce qui appelé Inspecteur général, transmet ses rapports semestriels au Congrès ; les rapports des Inspectors general Offices
sont téléchargeables sur Internet.
2
Il faut se féliciter de l’innovation introduite dans la science administrative par l’Inspecteur général d’Etat François Collin à qui je dois le
concept d’institution supérieure de contrôle de l’ordre administratif et d’institution supérieure de contrôle de l’ordre juridictionnel.
3 La même exigence prévaut dans le cadre du Vérificateur législatif, il faut un leadership parlementaire authentique.
4
Pour toute une génération d’africains, la fonction imposent un rang, un statut qui témoignent de son importance, bien qu’une évolution soit
amorcée pour exiger ce qui apparaît de plus en plus importants : les résultats, la performance, la qualité, etc.
5 A noter que le régime présidentiel africain n’est pas forcément identique à celui des Etats-Unis, avec les prérogatives non négligeables que
détient le Congrès américain…

4

processus de travail au quotidien totalement différentes. Paradoxalement, ses
interventions au sein d’une même mission dépassent les frontières d’une entité
contrôlée, pour évoquer des questions d’envergure gouvernementales, proposer des
mesures concernant une autre entité pendant qu’elle en contrôle une déterminée, pour
proposer la modification de dispositif juridique qui concerne l’ensemble des
ministères, pour effectuer des injonctions à une autre entité non vérifiée, mais dont des
processus ou activité ont des incidences sur des questions étudiées, etc.
C’est un métier difficile qui demande des ressorts psychologiques et une structure
mentale solide, un métier à ne pas faire uniquement pour rechercher un statut, car la
dure réalité de ces longs et contraignants processus de finalisation d’un rapport n’est
pas évidente à assumer, si l’on pas été préparé à un tel défi. C’est parfois un calvaire
et il faut savoir soumettre le facteur temps à ses propres objectifs de performance.
C’est un métier à faire lorsqu’on est juste, serein, pas adepte des règlements de
comptes, des faux problèmes et longues discussions inutiles, lorsque qu’on sait écrire6,
indifférent à être aimé et mal aimé parce qu’on est en mesure après son travail de dire :
qu’importe, je suis quitte avec ma conscience7 !
C’est un métier plaisant et passionnant, lorsqu’on a une curiosité intellectuelle sans
bornes, qu’on a toujours cette soif d’apprendre, qu’on a quelque part l’âme d’un
chercheur pour l’action, de découvrir quelque chose de nouveau ou caché, de classer,
de formaliser, de décortiquer pour faire du désordre apparent une architecture
cohérente et prometteuse. Cela s’apprend, à mon avis, au moins pendant 5 ans. Et
encore !
C’est un métier avec un pari sur l’excellence, sur soi-même, avec les autres ; un rapport
final, c’est comme une œuvre d’art, il doit être parfait ou en tout cas attrayant et
convaincant8. Du fait qu’ils soient assujettis à l’obligation de faire des propositions à
un Chef d’Etat, les Inspecteurs se sentent assujettis à l’obligation d’une grande rigueur,
même s’ils peuvent se tromper, à l’instar de toute œuvre humaine. 9.
Au-delà, ce qui est en jeu, c’est de comprendre le nouveau sens de l’accountability, qui
est non seulement l’obligation de rendre compte de la gestion des ressources, mais
aussi des résultats, de l’information sur les performance, première étape de la
transparence, bientôt si ce n’est déjà fait, des impacts. Ce sujet est également vaste tant
il englobe des questions liées à l’éthique, aux valeurs, à la déontologie, aux processus,
aux outils et méthodes qui en permettent l’effectivité. Il y a donc tant d’autres
questions qui auraient pu être abordées…
Les performances du système dépendent aussi du système intégré de transparence,
d’éthique, de responsabilité et d’obligation de rendre compte existant dans un pays.
Pour prospérer, il requiert par rapport à la fonction de contrôle et d’enquête une mise
7 Dans certains pays africains, s’y ajoute des pressions liées à des considérations surnaturelles, parfois pour faire peur au Vérificateur. Un jour,
la fin d’une mission, à l’intérieur du territoire sénégalais, en rentrant, l’ensemble du personnel m’appelle pour me dire : « M. l’inspecteur
général, nous savons que vous faîtes votre travail ; mais attention, un grand taureau noir a été sacrifié contre vous par la personne vérifiée.
Tendez les mains et nous allons prier pour vous. Je dus me plier à leur volonté par courtoisie et la prière fut faite. »
8 A Djibouti, j’ai classé les rapports définitifs comme dans un hôtel de luxe, entre 3 et 7 étoiles ; un rapport de moins de 5 étoiles ne sort pas
du service.
9 Au Sénégal, il existe une série d’expression qui traduit bien la fierté de servir le pouvoir de contrôle général du Chef d’Etat : « Les soldats
de la République », « les hommes du Président »

5

à l’écart de la chose politique, au sens partisan, et des considérations similaires. Cela
peut et doit être une fonction vitale de démocratie, de proximité des dirigeants avec
leurs électeurs, de la bonne gouvernance qui requiert une vision, un leadership
étatique, le credo de la performance et de la restitution de l’information sur les
résultats, les impacts et la gestion des ressources. A elles seules, les normes, le système
constitutionnel ou institutionnel, l’existence d’une structure de contrôle, la
compétence des auditeurs et enquêteurs, ne donnent pas une garantie absolue
d’efficacité, en tout cas d’impact ; l’environnement démocratique, la culture
républicaine, l’égalité des citoyens, le leadership national participatif et consultatif, la
volonté du principal, les exigences des stakeholders et de la société vis-à-vis d’une
gouvernance de contrôle, constituent plus que les lois et règlement, voire les normes
nationales ou internationales, la condition sine qua non d’un contrôle effectif, efficace
et efficient, voire utile et porteuse d’impact de résultats.
Leadership. C’est bien cela dont il s’agit. C’est cela qui fera la durabilité de ce métier ;
c’est une force et une faiblesse en même temps, car si le leadership du ou des
détenteurs du pouvoir constitutionnel de contrôle10 flanche, ou si la même détention
au niveau exécutif ou législatif n’est équilibrée, la typologie des métiers peut
s’effondrer. Le futur du contrôle en Afrique doit tenir compte de ces liens ombilicaux
et par le plaidoyer en Afrique, faire comprendre l’intérêt des évolutions esquissées.
Pour bâtir une saga de l’excellence, il faut une culture républicaine et démocratique,
une technocratie mobilisée autour des idéaux d’un Etat moderne, un consensus qui
transcende les alternances et les changements d’hommes. Il faut une implication des
leaders. Cela comme la stratégie, a un coût ; la question est alors de décider si
l’investissement mérite d’être fait. C’est une décision stratégique, de nature politique,
au sens noble du terme. Mais il faudra bâtir une vision stratégique, toujours lever la
contrainte d’un leadership efficace qui catalyse, sans lequel rien n’est possible ou en
tout cas, tout sera difficile. La gouvernance de contrôle, c’est peut-être la stratégie la
plus opérationnelle pour réaliser la gouvernance elle-même, pour faire du nouveau
management public une réalité. C’est une question de projet stratégique et
organisationnel. C’est sans doute une des leçons apprises à travers l’action et en
rédigeant cet ouvrage.
Abdou Karim GUEYE, Inspecteur général d’Etat à la retraite et ancien Directeur général de l’Ecole
Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal. S’agissant des questions de fraudes, de lutte
anti-corruption et d’investigation, M. GUEYE a été associé à plusieurs expériences notamment en sa
qualité de Secrétaire exécutif du Forum des Inspections générales d’Etat d’Afrique et Institutions
similaires pendant 7 ans, d’ancien membre de Sarbanes-Oxley Association aux Etats Unis pendant
plusieurs années. Il est aussi membre de l’Association des Inspecteurs généraux des Etats Unis à titre
étranger, Membre associé de Certified Fraud Examiners (ACFE) et Certifié en Forensic Accounting and
Fraud Examination West Virgina University. Il plaide et enseigne les réformes requises dans ces
domaines dans plusieurs pays africains et a publié plusieurs textes à cet égard. GUEYE est le Conseiller
en gouvernance publique du Président Abdou Mbaye de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail.

JAMRA rejoint la Plateforme « Aar li ñu bokk » et condamne les menaces brandies contre ses initiateurs !

Communiqué

Le célèbre média public anglais, BBC, après un an d’investigations, et s’être
entourée des précautions déontologiques d’usage, notamment en se procurant de
copies de contrats pétroliers, de fac-similés d’états financiers et en donnant
l’opportunité aux personnes concernées par son enquête d’exprimer librement leurs
points de vues, le tout sous l’accompagnement de son Service juridique et
contentieux, a incontestablement soulevé un lièvre, qui continue d’agiter le
landerneau politico-médiatique sénégalais.
Le premier magistrat du pays, président du Conseil supérieur de la Magistrature et
président de la République, a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire, en
précisant que «le Procureur va entendre tout le monde». Le principal mise-en-cause a,
quant à lui, informé qu’il va déposer plainte, dès cette semaine, «au niveau international et
local contre la BBC, pour qu’elle fournisse les preuves de ses allégations». Le Procureur
général, dont l’entrée en scène suscite de légitimes espoirs auprès des contribuables, sait
donc parfaitement que tous les regards sont désormais tournés vers le Temple de Thémis.
Puisque donc, selon toute vraisemblance, l’unanimité est faite sur la nécessité vitale
d’élucider ces présumés deals financiers, aux effluves pétrogazeuses, que l’on daigne
laisser les juridictions compétentes (sénégalaises et britanniques) tirer cette affaire au
clair, sans qu’aucune forme de pressions ne soit exercées sur elles, ni intimidations sur
ceux qui sont supposés pouvoir éclairer la lanterne des enquêteurs et de l’opinion
publique, donc des citoyens Sénégalais. Lesquels sont tout-à-fait fondés d’EXIGER que
TOUTE LA VÉRITÉ jaillisse sur la gestion de ces ressources naturelles, qui ne sont la
propriété de personne ni d’aucun clan mais un patrimoine commun pour lequel tout
contribuable sénégalais a la voix au chapitre!
JAMRA et MBAÑ GACCE condamnent les menaces qui auraient été proférées à
l’endroit de personnalités, qui avaient simplement daigné répondre aux demandes
d’interviews de la BBC. Et souhaite que le Procureur, dont le face-à-face avec la presse
est prévu ce mercredi 12 juin, sur cette controverse relative à l’attribution de nos
concessions pétrolières et gazières, s’autosaisisse également sur ces intimidations
antidémocratiques et inacceptables dans un État de droit !
JAMRA salue l’initiative portant création de la Plateforme Aar li ñu bokk, pour exiger une
gestion transparente et inclusive de nos ressources naturelles. Remercie l’imam Ahmadou
Makhtar Kanté, dont l’engagement patriotique dans la défense des causes nationales n’est
plus à démontrer, pour avoir fraternellement souhaité la bienvenue à JAMRA, dont
l&’adhésion à la Plateforme a été officiellement actée ce mardi 11 juin 2019. JAMRA et
l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses, MBAÑ
GACCE, invitent tous les Sénégalais, épris de Paix et de Justice, à se rendre
massivement, et dans la discipline, au 1er Grand Rassemblement Pacifique de la
Plateforme «Aar li ñu bokk», ce Vendredi 14 juin 2019, après la « Salaatul Jumah
Dakar, 11 juin 2019
Les Bureaux exécutifs de
JAMRA et MBAÑ GACCE

JOJ et CAN 2019: Petites réflexions sur les sports au Sénégal

Notre pays devant accueillir en 2022 les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) ; il m’a semblé
intéressant de partager avec tout un chacun, ces quelques lignes sur les sports au Sénégal.
De l’Indépendance à nos jours, notre pays a pris part à presque toutes les compétitions
sportives (Jeux olympiques, Coupes du monde, Coupes d’Afrique ) sans remporter aucun
trophée majeur . Aucune médaille d’or juste une d’argent celle de DIA BA aux 400 M Haies
des Jeux Olympiques de Séoul en 2000.Il aurait même pu gagner l’Or s’il ne s’était pas trop
focalisé sur Edwin Moses. Aucune coupe du monde ni d’Afrique mis à part les dix glorieuses
des Lionnes et des Lions du basket et quelques titres africains individuels glanés çà et là par
les judokas, les karatékas et le Takwondo. Le bilan est plus que maigre, il est squelettique au
regard des ambitions déclarées et des moyens déployés et surtout des talents réels que nous
avions dans presque toutes les disciplines. En sport, Le Sénégal n’a JAMAIS RIEN gagné de
PROBANT . Et pourtant…
Un champion Olympique se construit en trois-quatre ans et dans la perspective des JOJ 2022,
il devient donc plus qu’urgent de repenser notre politique et nos pratiques sportives pour
espérer glaner quelque médaille d’Or lors de ces joutes mondiales que nous allons accueillir
chez nous. Pour ce faire, les épreuves dominantes des JOJ étant l’athlétisme, il serait temps
de détecter et de sélectionner les talents dans toutes les disciplines et s’atteler à leur
formation et encadrement de haut niveau afin qu’ils puissent atteindre les standards
mondiaux en la matière. Sur ce chapitre, les tournois de l’UASSU (Union des Associations
Sportives Scolaires et Universitaires) constituaient de véritables viviers de futurs champions
qui ne demandaient qu’à être bien encadrés pour éclore au sommet de leur art. C’est le lieu
d’interpeller les inspecteurs de la jeunesse et des sports (IJS) de notre pays pour ce travail de
terrain pour la détection des talents par la remise à jour et la redynamisation des activités de
l’UASSU. Sur ce plan, Il est salutaire de constater que le ministère des sports a renouvelé ses
cadres de direction, mettant en selle des jeunes Inspecteurs de la Jeunesse et des Sports (IJS)
qui sauront – nous l’espérons bien – descendre sur les terrains pour dénicher les talents dont
regorge notre pays, dans toutes les disciplines.
Dans la même perspective, les écuries de lutte qui sont déjà de véritables concentrations de
jeunes forts et vigoureux, recèlent des potentiels champions dans les épreuves de force,

2
d’endurance et d’adresse. Ainsi, on peut y trouver des hercules, véritables mastodontes de
muscles purs sans graisse, bons pour la lutte, toutes les luttes et l’haltérophilie ; des
Samsons pour les lancers (javelot-poids-disques- marteau) qu’il s’agira de bien encadrer
pour leur inculquer les techniques à maitriser dans ces disciplines olympiques pour nous
valoir de réelles satisfactions à l’avenir. Les compétitions de l’UASSU bien organisées et bien
suivies serviront à détecter les talents dans les autres disciplines telles que les courses et les
concours. Les Navétanes aussi malgré tous leurs avatars de violence et autres déviances-
regorgent de jeunes joueurs de talent qui ne demandent qu’à être bien accompagnés pour
devenir des Sadio Mané en puissance. Nos plages sont envahies par de véritables nageurs
très doués qui ne demandent qu’à discipliner pour en faire des champions des bassins. Et la
liste est loin d’être exhaustive. Tout cela est possible avec la coopération de pays amis pour
la mise à disposition d’entraineurs de haut niveau dans toutes ces disciplines là. Il s’agit
simplement d’instituer un travail de terrain permanent aux IJS et sélectionner les bons
talents pour une préparation de haut niveau à même de nous valoir des réels motifs de
satisfaction lors des grandes compétitions sportives notamment celle des JOJ à venir.
Que le travail commence donc en mode Fast-track pour ne pas vivre des JOJ sans aucune
médaille sénégalaise dans aucune discipline. Ce qui serait plus qu’une honte, un déshonneur
pour notre pays. Alors au travail Messieurs, Dames…AU TRAVAIL.
Dans un autre chapitre, nos Lionceaux des moins de 20 ans viennent d’être éliminés sans
gloire du mondial de football de leur catégorie. D’aucuns vont encore dire : « on est tombé
les armes à la main » ; « éliminé la tête haute »  et autres palinodies fades.
La réalité est là, triste. Nous sommes toujours incapables de gérer nos matchs et tombons
toujours quand on doit gagner. La malédiction des quarts de finale risque de continuer à
nous poursuivre encore tant qu’on refusera de regarder la réalité en face. Dans une
contribution précédente publiée juste après la cérémonie des CAF Awards à Dakar, je lançais
l’alerte sur l’équipe nationale du Sénégal qui s’apprête à jouer la CAN 2019 en Egypte.
Au regard de ce que nous avons vécu avec les lionceaux en Pologne, l’alerte est toujours
d’actualité : Le Sénégal « départ Gaïndé – Arrivée Kagna».
Lors de la Messe de Pentecôte à Popenguine, le Président Augustin SENGHOR a demandé
une Union de prières pour Nos LIONS. Il a raison . On en a bien besoin. Croisons donc les
doigts et prions pour ne pas vivre encore le syndrome de la malédiction des quarts de finale
qui nous poursuit depuis le Mundial 2002.
Que DIEU exauce Nos prières pour un SENEGAL triomphant à la CAN 2019 .
AMINE…AMINE…AMINE…
DIEU nous garde et garde le Sénégal.

Dakar le 11/06/2019

Guimba KONATE
DAKAR
guimba.konate@gmail.com

Abdoulaye Diop, Jean Pierre Senghor, Ibrahima Touré: La guerre des trois aura-t-elle lieu?

J’ai dernièrement eu un long échange au téléphone avec un ami de l’APR qui, déboussolé par le sectarisme qui sévit dans son parti à Sédhiou, m’a interrogé: Mass, que penses-tu du trio Jean Pierre Senghor, Abdoulaye Diop et Ibrahima Touré à quelques mois des élections locales ? Respectivement, Secrétaire Exécutif du Conseil National de la Sécurité Alimentaire, Ministre de la culture et de la communication et actuel maire de Sédhiou, Inspecteur du Trésor. Je voudrais avoir tes analyses en tant que chroniqueur, a-t-il conclu. Alors que les élections locales se profilent à l’horizon, le théâtre d’ombres qu’est devenu la scène politique Sédhioise se révèle dans la capitale du Pakao, où la guerre des clans bat son plein. À tous les étages, ce ne sont que rivalités impitoyables, coups Jarnac et chaussetrapes.
Les scénarios politiques dans l’APR Sédhiou, lui disais-je, me rappelle le célèbre film PRISON BREAK où le héros Michael Scofield, rusé et efficace, dessine le plan de la prison pour atteindre l’objectif qui est de s’évader. Ici, avec l’APR, même si chacun est, comme dans PRISON BREAK, dans des calculs politiques pour tirer son épingle du jeu, l’objectif c’est de faire gagner le parti (APR) à Sédhiou. Le Scofield du groupe, maître du jeu politique de son parti, orchestre donc la victoire… En quelques années, l’échiquier politique Sédhiois a été bouleversé par la prolifération des mouvements créés par des leaders de l’APR. On a assisté à la création du MAS (Mouvement Action Solidaire) par Jean Pierre Senghor et, dernièrement, PROMES (Promouvoir l’Émergence à Sédhiou avec le Président Macky Sall) par Ibrahima Touré sans parler des mouvements de jeunes de tous bords qui viennent élargir la liste.
Si Jean Pierre Senghor affirme à cor et à cri que son mouvement est apolitique, Ibrahima Touré, lui, s’est engouffré dans le vieux marigot politique Sédhiois. Tristam Shandy avait raison de noter que « la vie est faite de choix et d’options ». Certes, notait le Cardinal de Retz, « en politique quand on sort de son ambiguïté on meurt », mais tout porte à croire que le &quot; boss &quot;, pour reprendre l’expression de ses collaborateurs, doit se défaire de cette ambiguïté
pour poser un acte de courage: s&#39;engager en politique. J&#39;ai une grande admiration pour Monsieur Senghor parce qu’il est un intellectuel brillant et il connaît son domaine (agroalimentaire). Mais, entretenu dans une ambiguïté intrigante dont lui seul détient le secret, il efface son nom dans le panthéon des leaders forts de l’APR Sédhiou. Et pourtant, il a une personnalité qui force le respect. Il a de la suite dans les idées… Bref, un package politique
qu’il pouvait exploiter à bon escient. Même s’il faut noter qu’il est, contrairement a Abdoulaye Diop et Ibrahima Touré, difficile d’accès. « Je ne fais pas de la politique, mais je soutiens le Président Macky Sall », aurait-il dit. Bah ! C’est un choix de vie aussi…
Ibrahima Touré, dont l&#39;irruption en politique a été le fruit d’un amateurisme sans précédent, doit certainement revoir sa méthode et sa stratégie de persuasion. Monsieur Touré, me semble-t-il, a fait une erreur dès le départ. Une entrée politique doit être calculée, car c&#39;est d&#39;elle que dépend le succès d’un leader. Le
quand, le où et le comment devraient être le fil conducteur de sa démarche.
En effet, Ibrahima Touré est un homme que j’ai rencontré plusieurs fois quand j&#39;étais secrétaire général de l’Association Culturelle des Étudiants de Sédhiou. Un homme d’une gentillesse impressionnante. Un homme très sensible à la condition des étudiants. Un grand Monsieur. Le seul reproche que je fais à Monsieur l’Inspecteur est qu’il n’identifie pas les étudiants qui l’estiment. Avec lui, il faut toujours se présenter parce qu’il ne reconnait souvent pas les visages.
Non ! c’est une boutade… Lol
L’erreur politique qu’Ibrahima Touré a faite selon moi, c’est d’avoir contourné les jeunes universitaires qui l’apprécient tant pour tout le bien qu’il a fait et pour son parcours au sein de l’UCAD, marqué par la création de l’ACES dont il a été le premier président. Je connais beaucoup d’étudiants qui, sans l’affirmer, l’attendaient sur la scène politique. Il a certainement oublié que toutes les grandes révolutions ont pris leur envol au sein des universités. Monsieur Tourédevait être coaché et trusté par des jeunes étudiants, comme l’a été Abdoulaye Diop, pour assurer une entrée fracassante.
Mon Inspecteur, les raisons d’une victoire électorale sont toujours multiples. C’est à des fins tactiques et stratégiques que l’on arrive à ébranler le rempart d’indifférence du public. Vous avez le charisme, un parcours atypique, une grande capacité intellectuelle, mais il vous faut un remake politique.

Il vous faut une équipe expérimentée, audacieuse, un marketing et une communication politique efficaces pour se faire une place sur l’échiquier politique Sédhiois.
À y voir de près, le temps des certitudes et des scénarios écrits d’avance sont révolus. Au lendemain de l’élection de Macky Sall, Abdoulaye Diop, que certains caciques de l’APR voyaient tout droit vers le chaos, a été nommé ministre de la Culture et de la communication. Cette nomination change totalement le jeu politique et invite les leaders ambitieux de l’APR à revoir leur

démarche politique. «  On ne brandit pas un chiffon rouge devant un taureau noir ».
Pour moi, il faut le dire sans ambages, le Président Macky Sall a confiance à Abdoulaye Diop. C’est-à-dire, il croit que l’édile de Sédhiou est plus apte à faire gagner l’APR dans sa commune. Sans jalousie aucune, je crois que pour Macky, le gars est un gars sûr. La rigueur politique avec laquelle la sélection du gouvernement a été faite m&#39;autorise à penser que Macky Sall à l’intime conviction qu’Abdoulaye Diop est le leader incontestable de l’APR capable de
créer un rapport de force sur le terrain.
Au passage, il faut dire qu’avant décembre la donne peut changer. J’ai eu écho d’un plan qui, s’il est bien déroulé, peut faire basculer le poids politique de monsieur le maire. Une élection n’est jamais gagnée d’avance. Tout est possible… Tout dépend du rôle que Jean Pierre Senghor jouera. Comment Ibrahima Touré va s’y prendre ? Comment Abdoulaye Diop va organiser son armée mexicaine fracturée par une guerre de positionnement ? Reste que l’opposition doit s’unir autour d&#39;un leader fort, charismatique, expérimenté, fédérateur qui peut mobiliser les troupes comme ce fut le cas lors des élections référendaires de 2016… Une démarche autre que celle-ci va émietter l’opposition et chacun fera son balluchon. C’est évident.

El Hadji Omar Massaly

La preuve que Macky Sall a commandé le rapport de l’IGE Numéro 94/2012

Je vous ai fais parvenir, ce jour, une contribution dont une partie de l’analyse précisait que l’ordre de mission des 2 inspecteurs de l’IGE en 2012 a été délivré par le Président Macky Sall. J’en apporte la preuve via ce document estampillé « Le Président de la République ». Le doute n’est plus permis concernant l’ordre de mission.

La sécurité physique de Mme Nafi Ngom KEITA (et de tous les citoyens sénégalais) doit être garantie par l’Etat du Sénégal. Soit le pouvoir apporte les preuves de ce qu’il avance, ( et apparemment il n’a aucune preuve contre Mme Keita et le supposé journaliste),  soit il se tait. La sortie médiatique contre Mme Nafi Ngom Keita est un ballon de sonde et ressemble davantage à du bluff ( le soupçon n’est pas une preuve en Droit). Nous ne vivons pas sous l’époque de la GESTAPO.

L’ère des menaces, des intimidations ou crimes d’état est révolu. La communauté internationale veille au Grain et est au courant de tout ce qui se passe au Sénégal à l’heure actuelle. L’alerte est donnée.

Au demeurant, l’article 25 de la Constitution du Sénégal (suite à la réforme constitutionnelle de 2016) dispose que tout citoyen a le devoir de défendre la patrie contre toute agression et de contribuer à la lutte contre la corruption et la concussion.

LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA CONCUSSION EST UN DROIT CONSTITUTIONNEL (DEPUIS 2016) SACRALISÉ AU NIVEAU DE L’ARTICLE 25 DE LA CHARTE SUPRÊME.

LE SECRET DÉFENSE NE S’APPLIQUE NI AUX MALVERSATIONS, NI AUX ACTES DE CORRUPTION (DÉTOURNEMENT DE LA LOI A DES FINS POLITIQUES, NOTAMMENT DE CONSERVATION DU POUVOIR).

Il faut clairement faire la différence entre « atteinte à la sûreté de l’ETAT et atteinte aux intérêts du Chef de l’ETAT ». Les intérêts du Chef de l’Etat (maintien au pouvoir)  ne sont pas ceux de l’Etat ( préservation de l’intérêt général et de la sécurité de la Nation).

Attention aux dérives: la volonté de conserver vaille que vaille le pouvoir n’autorise pas TOUT. Qu’ils se calment, les agités du pouvoir!

Cordialement

Seybani SOUGOU

Halte à la manipulation politico-économico-médiatique !

La chaîne britannique BBC (British Broad casting Corporation) a diffusé le dimanche 2 juin 2019, une émission de 21 mn, intitulée : « Scandale à 10 milliards de dollars ». La production serait le résultat d’une année « d’investigations » sur l’octroi des permis de recherche et de partage de production du pétrole et du gaz à des compagnies étrangères. L’investigation n’est pas pourtant allée jusqu’au bout. Elle aura mis de côté, M. Aliou Sall, dont le nom revient souvent dans l’enquête, les agents de Petrosen, par qui tout passe et les représentants de l’Etat du Sénégal qui sont les premiers concernés.          En revanche, l’enquête a fait la part belle aux membres de l’opposition notamment Abdoul Mbaye (ACT) et Mamadou Lamine Diallo(TEKKI), sans compter, d’anciens collaborateurs de Frank Timis, avec lesquels, il n’était plus en odeur de sainteté. Les« 10 milliards de dollars » en cause, seront payés par British Petroleum à Petro Tim dans un délai de 40 ans, sous forme de « royalties » … Le document montre en arrière-plan, un Sénégal qui se débat dans l’extrême pauvreté et la misère. La journaliste de la BBC Mayeni Jones, d’origine africaine conclut son fameux reportage biaisé par ceci :  » Frank Timis a privé le peuple sénégalais de 10 milliards de dollars, par le truchement de BP » !                   Pour mieux brouiller les cartes, les metteurs en scène brandissent une copie du contrat d’Aliou Sall avec Petro Tim en mettant en exergue, son salaire mensuel de 250 mille dollars/mois. Or, on ne nous montre aucun document sur le virement supposé de 250 mille dollars, sous forme de taxes dues à l’Etat, mais versées dans les comptes d’AGRITRANS, une société appartenant à Aliou Sall, gérée par Abdoulaye Timbo. Aucun document, non plus, n’est montré sur les 10 milliards de royalties que BP aurait à payer à Petro Tim, d’ici 40 ans !                Le plus comique est que la journaliste Meyeni Jones interpelle, dans la rue, le PDG de BP pour faire semblant de l’interviewer. Alors que les autres sont interviewés dans leurs bureaux. Naturellement, ce dernier ne pouvait que refuser de céder au harcèlement.                                                                                       Ce montage est le prototype de ce que l’on appelle : » les mensonges médiatiques », destinés à la consommation des sociétés vulnérables du tiers-monde. Rappelez-vous les armes de destruction massive, attribuées injustement à l’Irak de Saddam Hussein, pour justifier l’invasion du pays par une coalition armée, dirigée par les Etats-Unis d’Amérique. Pour compléter le tableau, les manipulateurs ont souvent recours à la « collaboration » d’agents locaux, jouant le rôle de « nègres de service ».Dans le documentaire sulfureux de Mayeni Jones, ce sont deux tocards de la scène politique sénégalaise qui jouent les premiers rôles : Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo ont prêté leurs voix et leurs images à une presse étrangère qui cherche à déstabiliser notre paisible Sénégal !             Le montage est certes grotesque, mais il n’a pas manqué de produire des effets néfastes dans une société aussi vulnérable que la nôtre. J’ai vu dans les réseaux sociaux des innocents qui ont divisé les « 10 milliards de dollars » annoncés aux 14 millions d’habitants que nous sommes, pour réclamer leurs parts respectives au pauvre Aliou Sall ! Or, les« 10 milliards » de la BBC sont des « royalties », donc des primes versées à des courtiers dans une transaction commerciale. Pour dire que ces « 10 milliards » ne sont pas encore de l’argent comptant, mais de simples engagements de paiement, à honorer d’ici 40 ans…Cette pratique, courante dans les milieux du pétrole et du gaz, ne concerne nullement l’Etat ou le pays, propriétaire du gisement. C’est une sorte de ristourne négociée par les tiers, sans implication aucune de l’Etat. C’est pourquoi, BP, dans sa réponse précise que « ce qui s’est passé entre nous et Petro Tim ne peut nullement porter préjudice aux intérêts du Sénégal ». Ils ont ensuite, indiqué que « le montant de 10 milliards de dollars est non seulement exagéré, mais imaginaire ». En plus, cette somme qui constitue le clou de l’enquête, ne saurait nulle part concerner Aliou Sall, présenté comme l’agneau du sacrifice. Pourtant, en dehors de la copie de son contrat, brandie et les 250 mille dollars supposés envoyés à sa société, on ne le voit plus apparaître au tableau. Le salaire ne saurait constituer un crime d’autant que dans le secteur pétrolier un tel salaire ne constitue guère une exception. Quant au prétendu virement, M. Sall l’a nié et nos « informateurs-manipulateurs » n’ont fourni la moindre preuve de leurs allégations. Frank Timis, qu’ils veulent faire passer comme un vulgaire escroc, est un homme d’affaire qui sait prendre des risques et investir de l’argent là où des majors hésitent à y mettre les pieds. C’est cela qui lui a valu les importantes découvertes, faites au Sénégal et ailleurs. Son seul tort est de ne pas être Anglais.

La malédiction du pétrole passe toujours par des opposants politiques, manipulés par des « majors » en quête de marchés juteux. Au nom de la protection des ressources naturelles, ils manipulent les populations pour les entraîner dans de faux combats politico-économiques qui ne servent que des intérêts étrangers. Quand Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo parlent de « plainte pour haute trahison », l’on se demande dans quel pays sommes-nous ?

En sa qualité de Premier ministre, M. Abdoul Mbaye a contresigné le décret attribuant les deux blocs de Cayar Offshore profond et Saint-Louis Offshore Profond à Petro Tim. Au lieu de présenter ses excuses au peuple sénégalais, si ses dires sont exacts, M. Mbaye se contente de dire « J’ai été trompé par le rapport du ministre de tutelle » ! Et pourtant, il prétend vouloir diriger le Sénégal ! Comment peut-il parler de « haute trahison » du président de la république et passer sa responsabilité à perte et profit ?

Cette caste de politiciens, ne sont, en réalité, que des parasites pour la société. En dépit de leurs diplômes, obtenus dans les grandes écoles de l’Hexagone, ils n’ont jamais rien apporté au pays, sinon de faire couler les hommes d’affaires analphabètes qui avaient réussi, par leur courage et esprit d’initiative, à mettre sur pied des bribes d’industries. Lobatt FallMoustapha Tall et Bocar Samba Dièye, Feux Djily Mbaye et El Hadj Ndiouga Kébé ne me démentiront pas.

En vue d’une gestion efficiente de nos ressources naturelles, le président Macky Sall a entrepris des démarches hautement positives pour mettre notre pays sur les rampes d’accès à l’ère de la transparence et du partage inclusif et équitable de nos ressources naturelles.

En adhérant à la norme mondiale ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives); initiative qui exige des pays adhérents à publier des informations sur la chaîne de valeur extractive, de l’octroi des droits d’extraction aux revenus du gouvernement et à la façon dont ces revenus bénéficient à la population, le Président Macky Sall, a fait preuve de bonne volonté et d’engagement ferme pour la transparence et la bonne gouvernance.                              En décidant de mettre sur Pied le Comité d’Orientation et de Stratégie dans le secteur du pétrole et du gaz (COS-Pétro-Gaz), qu’il vient d’élargir à l’opposition politique et à la société civile, le Sénégal a fait le choix d’opter résolument pour la bénédiction du pétrole.                                                                                 Après le lancement, il y a plus d’une semaine, du Dialogue national, les acteurs politiques sérieux et soucieux des intérêts du pays, doivent intégrer cette tribune pour poser les véritables problèmes et identifier ensemble les meilleures solutions à leur apporter.

Maintenant que le Procureur de la république a instruit des enquêtes sur la question du gaz et du pétrole, tous ceux qui détiennent des informations utiles en la matière, devraient aller faire leurs dépositions à la DIC(Division des Investigations Criminelles), et non plus à travers les plateaux de télévision.

En attendant, le Dialogue national reste ouvert, à tous ceux qui voudraient sincèrement contribuer positivement à l’œuvre construction d’un Sénégal de paix et de stabilité.

Mamadou Bamba NDIAYE

Ancien ministre des Affaires religieuses

 

Contact ndiabamba1949@gmail.com

Scandale Petrotim: Vent de panique et débandade au sommet de l’Etat

«La saisine du Procureur Près la Cour d’appel est ridicule, pathétique et d’une absurdité confondante »
IL n’y a désormais plus aucun doute : la sérénité de façade affichée après les révélations explosives de
BBC a cédé la place à l’affolement général dans le camp du pouvoir. La communication brouillonne,
erratique et totalement désordonnée traduit une atmosphère de chaos au plus haut sommet de l’Etat. IL
y a à peine 48 heures, le tonitruant ministre-conseiller chargé de Communication au palais de la
République, El Hadj Hamidou Kassé s’épanchait sur les réseaux sociaux pour nier en bloc l’existence
du rapport N°94/2012 de l’Inspection Générale d’Etat qui incrimine lourdement le régime en place et
éclabousse Macky Sall. Le spectaculaire rétropédalage du gouvernement qui s’est fendu d’un
communiqué loufoque (après avoir constaté que le rapport de l’IGE a largement été diffusé au niveau
des réseaux sociaux), annonçant la saisine du Procureur Près la Cour d’appel, et l’ouverture d’une
enquête sur les faits allégués par ledit prouve le désarroi d’un régime qui a complétement perdu le
Nord.
1. 1er mensonge d’Etat : Macky Sall n’a pas reçu le rapport N°94/2012 de l’IGE, dont il
est le commanditaire
L’inspection générale d’Etat (IGE) est une Institution supérieure de Contrôle de l’ordre administratif,
placée sous l’autorité directe et exclusive du Président de la République. L’ordre de mission
N°035/PR/CAB/IGE du 30 mai 2012, délivré aux inspecteurs d’Etat M. Gallo SAMBE et M. Oumar
SARR est la preuve définitive que le rapport N°94/2012 a été commandité par Macky SALL. Le sigle
« PR » qui suit le numéro de mission (N°035) signifie que l’ordre émane du Président. C’est clair, net
et précis. Le rapport rédigé par les 2 inspecteurs d’Etat a bel et bien été remis à Macky SALL,
commanditaire dudit rapport. Les termes du communiqué du Ministère de la Justice en date du 10 juin
2019, selon lesquels Macky Sall n’aurait pas reçu le rapport N°94/2012 relèvent d’une farce grotesque,
d’une gigantesque tentative de manipulation de l’opinion et d’un grossier mensonge d’Etat.
2. 2éme mensonge d’Etat : la saisine du Procureur Près la Cour d’appel pour
l’ouverture d’une enquête sur les faits allégués dans le rapport (manœuvre de
diversion)
Lorsqu’elle est saisie par le Président de la République, la Division des Enquêtes et des Investigations
de l’IGE mène des missions d’enquêtes, procède à des investigations sur des allégations faisant état de
malversations, de gaspillages, de fraudes, ou de détournements de deniers publics. Les enquêtes de
l’IGE donnent lieu à des auditions fondées sur le principe du contradictoire (les enquêteurs de l’IGE
disposent d’énormes pouvoirs d’investigation et ne sont soumis à aucune restriction dans le cadre de
leurs missions). Dans l’affaire PETROTIM, les Procès-verbaux d’audition de Mamadou Faye,
Directeur de PETROSEN précisant qu’il n’a jamais participé à une réunion d’évaluation ou de
négociation relative à une demande de permis de recherche de PETROTIM, et d’AL Housseynou
Wane, Directeur de l’exploitation à PETROSEN soulignant que l’Etat du Sénégal s’est totalement
fourvoyé et n’aurait jamais dû approuver le contrat avec PETROTIM, démontrent que dans cette
affaire, l’IGE a réalisé sa mission dans les règles de l’art, de manière objective et impartiale.
Il n’appartient pas au Procureur Prés de la Cour d’appel, d’ouvrir une enquête pour soit disant
enquêter sur des faits qui ont déjà fait l’objet d’une enquête de la part de l’IGE, et dont les
conclusions sont sans appel. Dans l’affaire PETROTIM, les faits sont constants. Les éléments fournis
par l’IGE sont exhaustifs, prouvés et suffisamment étayés (enquêter sur l’enquête de l’IGE, c’est
vouloir décrédibiliser l’institution pour sauver 3 coupables). Le Procureur Prés de la Cour d’appel ne
peut apporter aucun élément nouveau ou décisif, sauf à essayer de disculper la bande des 3 (Aliou
SALL, son frère Macky SALL et le Ministre de l’Intérieur, Aly NGOUILLE N’DIAYE) lourdement
incriminée. Actuellement Il ne s’agit plus d’enquêter ou de rejuger les faits, mais de déclencher
immédiatement des poursuites judicaires à l’encontre d’Aliou SALL et d’activer la Haute Cour de

2
Justice pour juger Aly N’Gouille NDIAYE et Macky SALL pour des faits qui peuvent être qualifiés de
haute trahison.
CONCLUSION
Le scandale PETROTIM est une grenade dégoupillée pour le régime qui est désormais empêtré dans
une spirale du mensonge sans fin.
En 48 heures, on est passé d’un rapport de l’IGE qui n’existait pas (fictif) à un rapport de l’IGE qui
n’aurait pas été reçu par Macky SALL. De communiqué en communiqué, de mensonge en mensonge,
le pouvoir hésite, panique, tâtonne et perd pied.
C’est l’affolement général, prélude d’une débandade au plus haut sommet de l’Etat. Les
développements liés à cette affaire échappent à Macky SALL qui est désarçonné, reclus dans son
bunker présidentiel.
Disons-le clairement, la théorie du complot imaginaire défendue par ses partisans ne convainc
personne et ne lui sera d’aucune aide, dans cette affaire qui prend une nouvelle dimension
internationale.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Affaire PetroTim: un effroyable crime économique commis par la bande des 3 (Seybani Sougou)

Chaque jour qui passe apporte son lot de révélations et de rebondissements sur l’effroyable crime économique perpétré contre le SENEGAL par la bande des 3(Aliou SALL, Aly Ngouille N’DIAYE et Macky SALL).
Comme dans le film culte du réalisateur italien SERGIO LEONE, « le bon, la brute et le truand » qui met en exergue trois bandits dont l’unique obsession tourne autour de l’argent, le rapport de l’Inspection Générale d’Etat N°94/2012, constitue une immense déflagration qui ébranle le régime en place, et éclabousse au premier chef, Macky SALL, dont la responsabilité est totale, pour avoir signé, les décrets d’approbation, en violation totale de la loi, passant outre, les recommandations de l’IGE, dont les termes sont extrêmement clairs. L’ordre de mission N°035/PR/CAB/IGE du 30 mai 2012, délivré aux inspecteurs d’Etat M. Gallo SAMB et M. Oumar SARR prouve que le rapport a été commandité par la Présidence de la République (porte l’empreinte de Macky SALL). Pour mémoire, Macky SALL a prêté serment devant le Conseil
Constitutionnel le 02 avril 2012 (donc bien avant le 30 mai 2012) et avait donc toute latitude d’engager ou de ne pas engager la signature du Sénégal. La signature des décrets d’approbation des décrets par Macky Sall est hautement suspecte dans la mesure où l’IGE a clairement précisé que toute approbation serait improductive et ne générerait aucun gain pour l’Etat du Sénégal (page 43 du rapport). Par ailleurs, le libellé de la page 45 du rapport N°94/2012 de l’IGE ne laisse place à aucun doute : Il est expressément demandé le retrait des permis octroyés à PETROTIM, en
raison des irrégularités qui entachent la validité de la convention.
Pourquoi diantre Macky SALL a-t-il signé les décrets d’approbation ? Après la lecture des 46 pages du rapport de l’IGE N°94/2012, chaque sénégalais est atteint dans sa chair, victime d’un « vol d’Etat ». Les actes commis par la bande des 3 (les crimes économiques s’élèvent à des milliers de milliards de F CFA), sur fond de népotisme, de corruption et de concussion, dépassent l’entendement et hypothèquent sérieusement l’avenir des générations futures (des millions de sénégalais).
Au vu du rapport de l’IGE, ll s’agit désormais :
 D’engager immédiatement des poursuites judiciaires à l’encontre d’Aliou SALL
(il n’est plus possible de nier les faits et de s’enferrer dans un mensonge
d’Etat par des conférences à n’en plus finir),
 D’activer la Haute Cour de Justice pour des faits qui peuvent être qualifiés « de haute trahison » à l’encontre du Ministre de l’Intérieur ALY NGOUILLE NDIAYE dont la responsabilité pénale est confirmée, par le rapport de l’IGE, et de Macky SALL, signataire des décrets d’approbation qui ont engagé l’Etat du Sénégal, dans un gouffre économico- financier sans précédent et dans une trajectoire de pillage des deniers publics sur fond d’affairisme.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

A l’honneur perdu de la bande des quatre

Un spectre hante le Sénégal. Aigris et populistes au patriotisme de pacotille, archéopolytechniciens ringards et révisionnistes impénitents, unis dans une sainte alliance, entrent à nouveau en action suite au reportage de la chaine BBC. Les grincheux, vuvuzelas sans talent, ont confirmé leur connexion mafieuse avec des groupes tapis dans l’ombre et décidés à déstabiliser le Sénégal pour avoir leur part du gâteau comme si le Sénégal et les ressources pétrolières qui y sont découvertes étaient un gâteau à partager.

La bande des quatre, composée du sinistre aventurier Ousmane Sonko, du pathétique Mamadou Lamine Diallo, du rancunier Abdoul Mbaye et du psychotique Thierno Alassane Sall, croit avoir, avec le reportage tendancieux de BBC, de quoi rebondir. Jamais, sans aucun doute, dans l’histoire de notre pays, des politiciens en mal de stratégie ne sont allés si loin dans l’acharnement contre leur propre pays.

Par leur posture antinationale, ils incarnent, objectivement, le côté maléfique du pétrole, son revers de réseaux mafieux, d’insécurité et de violence. Bras armés d’une nébuleuse, les quatre de la bande croient compter sur une opinion crédule pour assouvir leur lubie d’une « insurrection populaire » contre le pouvoir. Ce que le parrainage et les urnes ne leur ont pas donné, ils croient l’obtenir par les alliances nébuleuses et la violence.

La bande des quatre doit savoir que le peuple sénégalais a atteint un niveau de maturité politique qui lui permet de faire faire à l’imposture, au mensonge, à l’intoxication et à la manipulation. Cette vérité, la bande des quatre ne semble pas la comprendre, encore moins l’intégrer dans ses piètres stratégies.

Mémorables valets d’une cause antipatriotique sans mémoire, les quatre ne savent peut-être pas que le Sénégal est une Nation forte, debout et capable de se dresser au-delà de la diversité de ses composantes lorsque l’enjeu le commande. L’insignifiante bande des quatre ne perd rien à poursuivre sa stratégie de la terre brûlée !

Dans tous les cas, leur échec est inévitable tant leurs motivations respectives sont foncièrement de l’ordre de l’intérêt mesquin. Et voici pourquoi.

Abdoul Mbaye a été Premier ministre de la République du Sénégal. Rien, dans sa carrière lisse et étroite, sans aucun état de service pour la cause démocratique, ne le prédisposait à cette fonction. Le Président Macky Sall, dans une démarche dénuée de tout esprit de clan, avait juste cru trouver en ce jeune retraité dans l’ennui, un homme d’honneur et de confiance, capable de l’assister face au défi énorme de redressement et d’édification d’une véritable économie émergente.

Même s’il ne le dit pas, le Président Sall ne doit sans doute pas être fier de son ex-PM dont le peuple sénégalais découvre, depuis son limogeage, l’égoïsme exacerbé, la rancune tenace, l’arrogance en bandoulière et le cœur noirci de haine. Ce que les urnes, y compris dans son propre bureau de vote ne lui ont pas donné, le rancunier Mbaye croit l’obtenir par des méthodes mafieuses en agitant la cause perdue d’avance du pétrole.

Pire, comment accorder une seule once de crédit à cet homme qui, au summum de l’irresponsabilité, a osé dire qu’il a contresigné le décret d’approbation de la convention avec Petrotim alors que le contenu lui échappait ? Tout indique que la honte n’est ni une valeur ni un principe chez le rancunier Monsieur Mbaye.

Dans la culture africaine, l’honneur est un principe en même qu’une valeur cardinale. La dignité et la loyauté aux antipodes de la trahison en sont des aspects essentiels. M. Mbaye n’est ni digne ni loyal.

Thierno Alassane Sall, avant d’être limogé de son poste de ministre de l’Energie, répondait ainsi à Monsieur Abdoul Mbaye: «Le contrat qui semble le plus nébuleux aux yeux de certains a suivi le même itinéraire. Il s’agit du contrat de Petrotim avec Pétrosen signé par le gouvernement du Sénégal, initié par l’ancien régime et qui porte la signature de l’ancien ministre Karim Wade en janvier 2012 et validé par décret en juin 2012 ».

Le ministre poursuit, relevant le manque de sérieux de celui qui fut arraché à l’ennui en 2012 pour être Premier ministre et qui déclare avoir contresigné un décret sans en connaitre le contenu : « Quand on contresigne un décret, on est censé avoir tous les éléments justificatifs pour lesquels toutes diligences nécessaires ont été apportées pour la signature. Je tiens à préciser qu’aussi bien la loi que le décret font mention de façon explicite, que les prénoms et noms des dirigeants de la ou les sociétés à qui on octroie le permis doivent figurer explicitement parmi les pièces à fournir, pour délivrer le décret ».

Thierno A. Sall ne s’arrête pas en bon chemin pour clouer M. Mbaye, son nouvel « ami », au pilori : « « S’il y a en tout cas négligence, il ne peut pas la reprocher à quelqu’un d’autre. D’autant plus qu’on était en période de changement de régime donc relativement critique. Et de ce point de vue, la grande vigilance devait être de mise ».

Et pour terminer, le révisionniste impénitent lance la dernière salve à celui qui assume sans gène son aigreur et ses rancœurs: «Si le Premier ministre Abdoul Mbaye est en train de dire qu’il a manqué de vigilance par rapport aux vérifications que ses services et lui-même devraient réaliser, pour pouvoir apposer sa signature, nous prenons acte de son aveu (…). Tous ceux qui parlent aujourd’hui n’ont apporté aucune preuve, il s’agit simplement de suspicions sans preuves ». Voilà Sall et son nouvel ami, dans la parfaite amnésie, unis par la rage de la vengeance !

Quant à Monsieur Ousmane Sonko, tout le monde a fini de constater qu’il a versé dans la manipulation digne des méthodes de la pire des extrêmes droites pour faire avaler à quelques jeunes qu’il est promu au destin présidentiel en 2019. Nous savons ce qu’il en est advenu. Il a voulu forcer l’histoire en s’inscrivant dans une démarche de la terre brûlée avec des livres bidons, au contenu mensonger et révélateur d’une personnalité violente, capable de toutes sortes de manœuvres dilatoires pour réaliser son ignoble dessein.

Incapable de retenue, l’extrémiste violent à l’image de tous les populistes fanatiques a cru que le discours de la vertu confère forcément à son porteur les insignes de la vertu. En vérité, il n’est pas vertueux. Pris en flagrant délit de connivence mafieuse avec une compagnie pétrolière, ce spécialiste sans vergogne du mensonge cru s’est dérobé lorsque la clameur populaire l’a défié de s’expliquer. Comme il s’est débiné avec le « dossier des 94 milliards » dans lequel il est foncièrement mouillé, opérant une confusion malicieuse entre ses affaires privées et son statut de député. Au combe de l’insolence, il n’a trouvé mieux que de répandre des injures contre les députés qui ont eu le tort de créer une Commission d’enquête parlementaire !

Pire, ce patriote de pacotille, embourbé dans un nationalisme étroit d’inspiration droite extrémiste, a avoué publiquement avoir été « convoqué » par une ambassade d’un pays étranger (eh oui!) pour y subir un interrogatoire à propos d’une plainte déposée plutôt dans deux pays autres que le Sénégal.

La contrevérité côtoie ainsi le patriotisme de pacotille. Selon le quotidien Source du mardi 11 juin 2018, c’est le jeune manipulateur, rompu dans l’art de l’affabulation, qui a fait le forcing pour être reçu par des agents du FBI qui étaient au Sénégal plutôt dans le cadre d’une enquête sur les biens de l’ex-Président Yaya Jammeh. Se rendre dans une ambassade d’un pays étranger pour dénigrer son propre pays…

Aucune raison, absolument aucune raison ne peut une justifier une telle traitrise, encore moins une telle posture antipatriotique et politiquement peu courageuse. Le combat, le grand combat, c’est ici, dans ce pays, comme de nombreuses générations l’ont entrepris, au prix de sacrifices inouïs, y compris l’exposition au risque de mort ou de fin de carrière professionnelle.

Quid du dernier des quatre? Mamadou Lamine Diallo est le ringard du groupe. Rancunier à souhait et aigri permanent, Daillo traine un complexe qui le prive de toute lucidité et de faculté de discernement. Il ne comprend ni n’émet que lui le polytechnicien ne soit toujours là au cœur de l’Etat comme si c’est c’était sa prédestinée. Recalé du parrainage et sous-traitant politique, il est en quête sana arrêt de sujet pour étaler son passable talent de démagogue. Autosuffisant indécrottable, il tarde toujours de répondre à la question cruciale du conflit d’intérêt qui lui a été posée: comment son épouse a bénéficié d’un permis d’exploitation d’une mine d’or pendant qu’il était Conseiller technique du Premier et responsable au plus haut niveau dans la chaîne de décision relative aux permis d’exploration et d’exploitation.

Voilà les imposteurs qui s’agitent avec l’espoir d’une bascule qui permettrait à leurs commanditaires d’entrer dans la brèche pour imposer la « redistribution » de nos ressources pétrolières. Comble d’illusion, ils croient en la puissance de la contrevérité, de la manipulation et de l’intoxication. C’est juste qu’ils ne considèrent pas les leçons de l’histoire.

De 2012 à 2019, leurs campagnes de désinformation ont lamentablement échoué. Celle en cours aussi va échouer : elle repose sur un château de cartes, sur du faux et l’usage de faux. Elle va échouer parce que nous ferons face à ces tigres en papier afin que les pendues soient remises à l’heure encore une fois. Au nom des intérêts du peuple sénégalais qui, dans un élan exemplaire a renouvelé sa confiance en Macky Sall pour conduire notre pays vers l’émergence inclusive: le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous.

(A suivre)

Groupe République, Démocratie et Progrès

(Le GRDP est un groupe de patriotes qui, soumis à l’obligation de réserve, n’en demeurent pas moins attachés sans réserve à la stabilité de notre pays et à la sauvegarde de son modèle démocratique).

Ma contribution sur l’affaire Aliou Sall

Dans l’affaire du contrat pétrolier conclu avec FRANK TIMIS, Aliou sall est un simple DÉLINQUANT qui s’est enrichi dans le dos des sénégalais. Au-delà de ce vacarme pétrolier, nous devons rechercher les véritables responsables dans cette affaire. A mon avis, tous ceux qui ont participé dans le processus de négociation et de validation du contrat litigieux  sont responsables.
Rappelons qu’au moment de la conclusion du contrat pétrolier c’est le code de 1998 qui était en vigueur. Et, ce sont les articles 17 et 34 du code précité qui règlent les questions de signature et de validation des contrats pétroliers.
En effet,  au Sénégal le Contrat de Partage de Production est signé par le Directeur Général de PETROSEN et le ou les demandeurs, puis contresigné par le Ministre chargé des Opérations pétrolières, après avis du Ministre de l’Economie et des Finances, sur les dispositions fiscales et financières. L’avis est réputé conforme si, à l’expiration d’un délai de quinze jours, à compter de la date de réception de la demande d’avis, aucune suite n’est réservée à ladite demande.
Après signature, la validation du contrat pétrolier de partage de production se fait par voie présidentielle. Le contrat est ainsi soumis à l’approbation du président de la République comme le dispose l’article 34 du code pétrolier de 1998 : « Le contrat est soumis à l’approbation du Président de la République. Le décret et le contrat de services sont publiés au Journal Officiel et fait l’objet d’un enregistrement dans les conditions prévues par la loi ». Ce procédé de validation de contrat de partage de production par voie présidentielle n’est pas seulement l’apanage du Sénégal parce qu’en Afrique d’autres pays producteurs utilisent cette méthode d’approbation du contrat de partage de production. C’est le cas du Gabon et de l’Algérie.
Toutefois, cette méthode de validation des contrats pétroliers ne garantit pas une transparence dans l’attribution des contrats. C’est pourquoi certains pays comme l’Egypte et l’Azerbaïdjan utilisent la validation par voie parlementaire. Dans ce cas, le contrat signé sera transmis à l’assemblée nationale pour validation. Ce procédé présente un avantage certain dans la mesure où il consacre la souveraineté des peuples et de leur implication de principe dans la gestion de leurs ressources naturelles.
Au regard de ce qui précède, toutes les autorités ayant participé à la signature du contrat litigieux sont responsables (Président de la République, Premier Ministre, Ministre en Charge des opérations pétrolières et DG PETROSEN…). Au demeurant, pour plus de transparence dans l’octroi de nos ressources naturelles, le Senegal doit glisser vers la validation par voie parlementaire à condition que nous disposons d’un parlement qui n’est pas sous les ordres de l’exécutif.
JOE

Pétrole au Sénégal: ça sent le soufre !

Le soufre et le nauséabond sont de nos jours les odeurs et effluves se dégageant le plus des
puits pétroliers et gaziers au large des côtes nationales. Depuis la confirmation de la bonne
nouvelle (hum !), un jour ne passe sans son avalanche d’infos, de révélations et de contre-
révélations alors que le petit baril n’est encore sorti des derricks. Une bataille de
positionnement pour happer et capter des plates-formes dont le 1 er litre n’est livrable
qu’aux environs de 2025 est engagée âprement avec des relents affairistes douteux qui
frisent les montages mafio-siciliens. Nul n’a besoin d’un cours particulier pour comprendre
les dessous qui irriguent les contrats dits léonins en matière d’industries extractives en dépit
des comités d’initiative sur leur transparence en vogue pour accompagner les nouveaux
pétro-dollars :Le pétrole, dans sa phase exploration, développement et même exploitation
est une affaire de gros sous, de termes financiers louches et opaques rédigés par les grands
cartels et trusts dont la fortune s’est bâtie sur du souterrain et du nébuleux. Cette même
lancée est maintenue de nos jours et personne et nulle institution ne saurait déroger à la
règle, non, à leur règle à eux, à leur code de conduite, à leurs pratiques maçonniques. Cette
pollution… fécale nous suffoque ici au pays dans un contexte de dénuement avancé, de
pauvreté ayant atteint des seuils limites et… pourtant l’espoir est là , une espérance avec ce
pétrole miroité, cet or noir qui maintient artificiellement en vie bon nombre de compatriotes
pour des lendemains meilleurs. Mais ce jour nouveau est sans cesse renvoyé et même noirci
avec les anticipations boulimiques d’une caste d’initiés ou en délits d’initiés ayant la puce à
l’oreille et négociant sur le dos des populations et à la barbe des pauvres pour se prémunir
de matelas et parachutes dorés au moment de la chute aux alentours de 2025. Le
partage/tong-tong est déjà en cours en dépit des alertes de certains miradors d’éveil pour
crier gare et rappeler les revers et autres déceptions de pays producteurs, voisins directs et
qui ont sombré dans un désespoir inouï au point de basculer dans la déchirure et la
fragmentation sociétale. Le Sénégal se doit d’ériger des garde-fous et des carapaces à tous
points de vue pour ne pas laisser germer l’illusion et la désillusion, ferments et engrais- toss
de malheurs insoupçonnés. Le vécu est là avec Sabodolla ayant à l’époque entretenu la
flamme de lendemains ensoleillés pour un pays sans revenus et tirant l’essentiel de ses
ressources de la pressure opérée sur le pauvre sénégalais avec le sabre fiscal des différentes
administrations de pression mais… que du vent et de la poudre ! Sabodolla est demeuré sans
effet réel et aucune valeur n’est ajoutée au panier de la ménagère. Effets d’annonce et
leurres ou déviances et dévoiements, l’image retenue de cette extraction minière dans le
Kédougou est renversante avec des ingrédients de toutes sortes. Sabodolla rime et se
conjugue avec prostitution, banditisme transfrontière, meurtres, trafics en tous genres aux
antipodes des aspirations et des attendus des innocentes populations. Cet or noir tant…
attendu doit éviter ce pipeline de l’or jaune rougi par le sang et… la voie de salut, ce sont
des balises claires, loin des accusations/démentis actuels pour qu’à l’heure du 1 er flot, cette
flamme suscitée devienne olympique et ne s’éteigne jamais et illumine en alimentant
comme un flambeau ces fonds dits souverains : Le pétrole, c’est du non renouvelable et fait
partie aussi du legs à nous confié par les générations futures.

IBOU SENE KAOLACK

A l’heure de l’Aliou Sall Gate

Avec le développement de l’affaire liée au marché du pétrole avec la
société Pétro Tim, on peut désormais parler d’un « Aliou Sall Gate » tant
l’implication du frère du chef de l’État est désormais l’objet de tous les
regards, de toutes les attentions.
C’est à ce point qu’on peut se demander à quel moment « Monsieur
frère » va être entendu par les services qui enquêtent aujourd’hui à la
demande de Serigne Bassirou Gueye, le procureur général près de la
cour d’appel. La justice, pas seulement elle, l’opinion publique, les
médias attendent ses explications. Le magistrat a saisi la division des
investigations criminelles afin d’établir toute la lumière et nous espérons
que ses instructions aboutiront à la manifestation de la vérité. Ce serait
aussi la preuve d’une indépendance du parquet par rapport au pouvoir,
ce qui a été loin d’être toujours le cas. Peut-être même s’agirait-il d’une
grande première.
Il est d’ailleurs cocasse de voir qu’au moment ou le Directeur général de
la Caisse des Dépôts et Consignations du Sénégal, M. Aliou Sall, est mis
en cause par une enquête de la BBC, celui-ci envisage de saisir le
médiateur de la chaîne Britannique en mettant en cause les journalistes
sur la « fiabilité de leurs informations ». On croirait revivre un remake de
l’arroseur arrosé, dans la célèbre série télévisée Dinama Nekh.
Il est non moins cocasse de voir qu’au moment où est révélé un
scandale d’État, la section de recherche de la gendarmerie nationale
semble se préoccuper davantage de « la divulgation du rapport de l’IGE
(Inspection générale d’Etat) qui comme par hasard préconisait, dès
2012, le retrait des permis octroyés à la société de l’homme d’affaires
roumain Frank Timis. Que n’a-t-on suivi les conclusions de ce rapport
voici 7 ans ! En agissant ainsi, l’IGE n’a fait qu’accomplir son devoir, au
nom de la transparence des marchés publics.
Il serait bon également que l’association internationale ITIE (Initiative
pour la Transparence dans les Industries Extractives) qui établit la norme
mondiale pour une gouvernance ouverte des ressources pétrolières et
gazières et qui rassemble 51 pays à travers le monde, interpelle les
autorités sénégalaises sur la pertinence des décrets signés en juin 2012
entre l’Etat du Sénégal et la compagnie PETRO-TIM et demande quel

est le rôle exact joué par M. Aliou Sall dans le cadre de la signature de
ce marché.
C’est le sens de la demande, que j’adresse ce jour, en ma qualité de
président du mouvement d’opposition Sénégalais Un Autre Avenir à
Monsieur Frederik Reinfeldt, président du conseil d’administration d’ITIE.
Cette histoire n’en est qu’à ses débuts et nous promet de multiples
rebondissements. Reste à savoir maintenant jusqu’à quand la position
de M. Aliou Sall restera tenable, autrement dit pendant combien de
temps son frère, M. Macky Sall, récemment réélu chef de l’Etat, va
pouvoir le soutenir. Un vieux proverbe chinois nous enseigne que le
poisson pourrit par la tête et si les soupçons de corruption sont
confirmés à l’égard de M. Aliou Sall, c’est bien la présidence de la
République qui sera atteinte.
Ibrahima Thiam
Président Un Autre Avenir

Pétrole et Gaz au Sénégal: Allons de l’Avant et PARLONS du contenu local (Local Content)

Le reportage de la BBC sur le Pétrole et Gaz du Sénégal continue de faire couler beaucoup
d’encre et de salive. Et pourtant le seul fait nouveau qu’il a apporté est la révélation indécente du
salaire de Monsieur Aliou Sall et une douteuse accusation de corruption portant sur 250000$
sans preuves véritables. En effet, voilà quelques années déjà que la classe politique opposante
sénégalaise ne cesse de dénoncer l’essentiel du contenu de ce reportage. De la même manière
qu’elle ne cesse de dénoncer des irrégularités dans les processus électoraux. Une posture
normale d’une opposition en quête du pouvoir. Et pourtant, un dialogue national est initié et
entamé car le sénégalais est mature et non violent.
Dans l’esprit de ce dialogue, n’est-il pas temps d’arrêter toutes ces spéculations et verbiage pour
se consacrer à des réflexions profondes sur le futur pétrolier de notre cher pays pour en tirer
meilleur profit ? Le Sénégal a adopté une Loi relative au Contenu Local dans le secteur des
Hydrocarbures – l’urgence, les enjeux du pétrole et la priorité se situent là. Il ne faut pas
s’y tromper! Le chef de l’état Macky Sall a pris ses responsabilités en saisissant la justice; et si
des manquements sont constatés et les responsabilités situées, des sanctions seront apportées,
de quelque bord que ce soit.
Cependant, quelles que soient les conditions d’octroi de permis et les transactions y découlant
par quelque intermédiaire que ce soit, les contrats pétroliers sont rédigés en tenant compte du
code pétrolier (LOI 98-05 du 8 janvier 1998, pour les contrats en cours), trop complaisant pour
l’investisseur étranger. Il faut reconnaitre que dans les domaines minier et pétrolier, il y a un fait
avéré chez les pays Africains – ils ont tous adopté des politiques attractives en faveur de
l’investissement étranger, et cela ne pouvait pas être autrement, car les investisseurs étrangers
injectent énormément de capitaux à risque; ce que nous ne pouvons nous permettre; en plus
d’avoir la technologie et les moyens propres à ce secteur.
Pour les contrats futurs, le nouveau code pétrolier (Loi n°2019‐03 du 1er février 2019) sera plus
généreux pour le Sénégal – En effet, rappelons simplement quelques améliorations dans cette
nouvelle loi, dans laquelle l’octroi des titres d’hydrocarbures se fait par le principe des appels
d’offres, une part minimale de l’état (dans le Profit oil) fixée à 40% selon un facteur de rentabilité
R et selon la localisation du gisement dans le cadre de partage de la production; mais aussi une
augmentation de la Redevance ad valorem qui passe d’un minimum de 2% à un minimum de 6%.
Une disposition non moindre du nouveau code minier est la stipulation de l’appartenance des
ressources au peuple, qui jadis appartenaient à l’état – ceci conférant de nouveaux droits de
recours, mais aussi un renforcement des droits des populations. Il faut également noter que les
coûts pétroliers (cost oil) sont plafonnés de 55 à 70% suivant la localisation des gisements.
Cependant, ce coût généralement déterminé par l’investisseur, devrait d’avantage être soumis à
un contrôle mutuel des parties, car le partage de production ne s’opère qu’après déduction de
ces derniers.
Ce nouveau code inclut également des dispositions plus élaborées sur le Contenu Local / Local
content, qui permettront de mieux tirer profit de nos ressources pétrolières et gazières dont la
phase d’exploitation est prévu en 2021 – et le dialogue national initié par son Excellence le
Président Macky Sall permettra d’approfondir ce Contenu Local avec toutes les couches de la
population. Et dans notre acheminement à la phase de production, c’est de cette opportunité qu’il
convient de discuter et de parfaire pour notre future émergence.
Mais qu’est-ce le Contenu Local?
C’est un ensemble de dispositions prises dans le cadre d’une loi appliquée dans le secteur des
hydrocarbures, afin de promouvoir une croissance inclusive qui profite à l’économie nationale et
surtout aux populations. L’Association des Producteur de Pétrole Africains-APPA (dans
laquelle le Sénégal devrait d’ailleurs adhérer bientôt) le définit comme « … l’utilisation du tissu
industriel local et des compétences locales dans la réalisation des activités économiques dans
les secteurs des hydrocarbures, des mines, de l’industrie forestière, des BTP, des services, etc…
». Le Brésil par exemple est à 70% de contenu local. En Afrique, il est le plus bas au monde et
l’APPA s’est fixé l’objectif d’atteindre 50% de contenu local à l’horizon 2030; ce qui correspond à

l’objectif décliné par son Excellence le Président Macky Sall, afin de bénéficier convenablement
des retombées de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières.
Au Sénégal, la loi sur le contenu local veut favoriser la participation du secteur privé national aux
opérations pétrolières ainsi qu’à tous les contrats de construction, d’approvisionnement, de
prestations de services portant sur les opérations pétrolières. Elle rend également obligatoire le
transfert de compétences et les autorités ont déjà pris les devants en mettant en place l’Institut
de pétrole et Gaz qui permettra de mieux outiller le Sénégal en ressources humaines
spécialisées dans le domaine pétrolier.
Certains experts pensent même que les sociétés étrangères devraient laisser des parts d’actions
aux entreprises locales pour un meilleure intégration, au profit de toutes les parties, car ces
sociétés bénéficieraient de plus de protection politique, voire juridique.
Cependant, les politiques de contenu local sont souvent difficiles à mettre sur pied, parce que,
selon les experts, les industries extractives, notamment des hydrocarbures, sont
technologiquement complexes ; et les ressources disponibles localement peuvent avoir du mal à
s’adapter à la demande des compagnies internationales de production pétrolière.
Et c’est sur ces questions que le dialogue national devrait et va se pencher, avec l’expertise des
différents plénipotentiaires, de toute obédience politique. La loi sur le contenu local prévoit un
Comité national de Suivi du Contenu local (CNSCL) en son article 5, afin que des experts
sénégalais ayant des compétences solides dans les disciplines concernées puissent la
matérialiser. Nous appelons toute la classe politique, la société civile à rejoindre le dialogue
national et les différentes instances charger de gérer la nouvelle donne qui est la ressource
pétrolière, pour l’intérêt du pays.
Pour finir, Il convient également de souligner deux (03) choses :

 Nous devons aller de l’avant, se concentrer sur le contenu local dans le cadre de
nos ressources pétrolières et gazières – Tous les ‘’manquements’’ que
dénoncent aujourd’hui l’opposition peuvent être pallier à l’avenir dans le cadre du
nouveau code pétrolier et cette loi sur le contenu local. Il est temps de penser à
de nouvelles manières de s’opposer – une manière constructive. Si nous
regardons bien, le code pétrolier de 1998 a été trop complaisant, et aurait dû être
modifié au lendemain de la dernière alternance, et même avant cela. Une
opposition doit être en mesure de faire de la prospective et être proactive, savoir
alerter et non être réactive, après coup.
 Il est hors de question de parler de renégociation des contrats, d’annulation de
contrats, car à ce stade d’exploitation, c’est exposer notre cher Sénégal à des
risques financiers énormes, ainsi que des risques de crédibilité vis-à-vis des
investisseurs.
 Il y a enfin une impérieuse nécessité d’impliquer nos institutions de contrôle (IGE,
OFNAC…) bien en AMONT de tous les processus – Il faudra bien les outiller en
compétences et tenir compte de toutes leurs recommandations.

Cheikh Oumar Dieng
Géologue
Professionnel en Ingénierie
Génie routier et Infrastructures – WSP Canada
chodieng@gmail.com

Leaderons de l’opposition, respectez les forces de défense et de sécurité !

La manifestation non autorisée d’hier et imposée, par défiance à l’autorité administrative par une partie de l’opposition, a été l’occasion de constater de façon tangible, le manque de respect notoire et inacceptable à l’endroit de nos forces de sécurité qui ne veillent qu’au respect de l’ordre public et à la sécurité des personnes et des biens. Il est important de rappeler que ce ne sont pas les forces de l’ordre qui délivrent les autorisations ou les refus de manifestation. Ils sont strictement mobilisés pour le maintien de l’ordre en pareil cas. Le pire a été évité hier par leur professionnalisme puisqu’ils ont été éprouvés par des irresponsables et des immatures comme Barthélemy Diaz et Ousmane Sonko, qui avec des gros bras , ont tenté de franchir les périmètres de sécurité dressés par la police. Certains policiers comme on peut le voir et l’entendre dans la vidéo crée par les bandits de Sonko , ont été outragés dans l’exercice de leur fonction et poussés à la faute.  Heureusement, la retenue, l’esprit de dépassement et le professionnalisme des forces de securite ont pris le dessus et le pire à été évité de justesse. Ni la police, ni la gendarmerie , ne sont manipulés, ils font juste leur travail et rien n’a changé dans leur mission de sécurité de chacun, de tous et de nos biens. Et cela, il faut etre un homme d’ Etat achevé pour le comprendre et leur vouer tout le respect et la considération qu’ils méritent. Un homme d’État, un vrai leader se caractérise par les actes responsables qu’ils posent mais recruter des gros bras et payer des jeunes à mourir pour menacer les équilibres, est totalement inacceptable dans une république. Si l’objectif d’une manifestation est simplement pour montrer son désaccord, exprimer sa liberté et attirer l’attention de l’opinion, marcher sans autorisation administrative, est non seulement pas pertinent mais est surtout porteur de risques de toutes sortes et on ne veut plus d’autres martyrs comme Fallou Séne. Ces methodes d’ Aldolphe Hitler faites d’abord  d’intimidation, puis de destabilisation et enfin de prise de pouvoir ne sont pas adaptables sous les tropiques encore moins dans un pays comme le Sénégal. Ça ne peut pas passer.  Espérons donc que la raison l’emportera sur la passion.

Cheikh NDIAYE
Conseiller Municipal Grand Yoff
Responsable politique Apr

PAR QUI ?

« C’est une affaire sérieuse qui met en cause la stabilité du pays ».

« De hautes autorités de l’état mises en cause »

Ainsi parle maintenant un ancien ministre qui en son temps et sur le même objet disait tout à fait le contraire de ce qu’il dit aujourd’hui. 

Il fait partie avec d’autres dont un ancien PM d’un cadre qui réclame la renaissance de la démocratie. 

 Qui décide du caractère de l’affaire ? 

Qui met en cause de hautes autorités de l’état ?

Jusqu’à preuve du contraire, la majorité s’exprimant récemment lors des élections présidentielles a révélé par son choix qui était dépositaire de leur volonté et de leur mandat. 

En même temps, qu’elle a révélé son rapport à ceux qui cherchent par l’usurpation à parler à son nom sans son mandat. 

Un rapport d’extériorité, sans aucune corrélation avec sa dynamique. 

Donc si c’est eux qui caractérisent l’affaire et mettent en cause, C’est  certainement  pas au nom de ceux qui les ont pas reconnu comme leurs mandants. 

 À raison d’ailleurs !

Ceux qui revendiquent la renaissance de la démocratie, ont ils contribué aux conquêtes démocratiques !

Pour certains d’entre eux, ils ont commencé à se préoccuper du pays après avoir fini de se préoccuper d’eux mêmes et de leurs familles. 

Après s’être occupé de leurs formations et accumulé suffisamment de ressources dont certains d’ailleurs de façon illicites et être à la retraite, pour se trouver du temps à consacrer au pays. 

Seulement maintenant ! Où étaient ils au moment ou ses acquis démocratiques étaient conquis !

Où étaient ils au moment des luttes pour des conditions de vies décentes ! Ils ne sont pas fondés à revendiquer leur renaissance car leur consolidation est inscrite la poursuite de la dynamique de la majorité. 

Ils n’ont pas compris que c’est la majorité qui a été à la base de la deuxième alternance qui est aux affaires. 

 Et c’est la volonté de la majorité.

Et eux, ne sont pas dépositaires de notre mandat !

Il s’agit d’une forme de tentative de contournement de notre volonté exprimée de confier à Macky Sall de conduire notre destin. 

Il s’agit dune tentative de putsch des temps modernes. 

Ils doivent arrêter de se confondre à nous !

 

QUE ÇA SARRETE!

 Hamidou Anne

Le pétrole, l’Etat et le peuple (Bassirou Guèye Ngala)

Pour peu qu’on puisse l’organiser et l’approfondir, le débat sur le pétrole peut porter ses fruits. Il
peut conduire à la consolidation de nos institutions et nous éviter les frustrations que son
exploitation a engendrées ailleurs, tout en nous permettant d’en tirer le plus grand profit.

Nous connaissons, tous, intuitivement, la distinction entre opposition et parti au pouvoir. Il
est, cependant, difficile d’établir leurs rapports ou leurs rôles respectifs dans notre pays. Du
côté du pouvoir, on pense que l’opposition – que la coordonatrice du COJER, Thérèse Faye
Diouf, qualifiait d’ «axe du mal politique»- ne vise qu’à déstabiliser le gouvernement alors
que, pour l’opposition, le parti au pouvoir cherche à la bâillonner, à taire toute velléité de
désapprobation de sa démarche politique. En définitive, le débat démocratique en pâtit. Les
révélations et les contre-révélations créent un tintamarre politico-médiatique, encore plus
assourdissant et confus lorsque la démagogie, le parti-pris et le calcul politique d’intérêt
personnel s’en mêlent de part et d’autre.
C’est exactement ce à quoi nous assistons, depuis des années, entre l’opposition et le
gouvernement autour de la question pétrolière. Mais ce débat là, il ne faut pas le fuir, il faut
plutôt l’organiser et l’approfondir. C’est une chance qu’il soit posé dans notre pays avant
que les premiers flots de pétrole ne jaillissent des puits offshore et que l’argent ne
commence à couler. Là, il aurait déclenché plus de passion voire de violence. Au Nigéria, la
mauvaise répartition des rentes pétrolières a créé le soulèvement des minorités ethniques
Ibo, Ogoni et Ijaw dans le delta du Niger. D’autres pays, comme le Gabon, l’Angola, où le
débat démocratique est une chimère, les richesses tirées du pétrole ont enfoncé les
populations plutôt dans la misère que le bien être. Ils sont même la risée du monde.
Mais en le soulevant actuellement, cela permettra, si l’Etat apporte les réponses
appropriées, de poser les actes qui permettront au peuple de bénéficier pleinement des
retombées du pétrole et du gaz. Le débat que l’opposition soulève est pertinent :
« comment défendre les ressources de notre pays pour une gestion efficiente ? ». En
démocratie, on progresse par la liberté d’expression et le débat. C’est ce qui engendre des
institutions fortes et des lois adéquates à la consolidation de la bonne gouvernance. En
Corée du Sud, le débat né du terrible naufrage du Ferry Sewol, le 16 avril 2014, qui avait
entrainé plus de 300 morts, en majorité des lycéens, a donné naissance à la loi anti-
corruption de Kim Young-ran qui interdit les entreprises de faire des cadeaux de plus de 40
euros à tout fonctionnaire, professeur ou journaliste, pour renforcer l’indépendance des
contrôleurs. Au début, tous les revenus issus de l’exploitation pétrolière étaient dépensés en
Norvège. Mais la chute des cours, au milieu des années 80, en réduisant le PIB de 10%,
provoqua une récession et une hausse des impôts. La nouvelle baisse des recettes
pétrolières, qui s’ensuivit, entraîna une série de faillites bancaires. Mais le débat qui en

surgit a permis d’en faire aujourd’hui un Etat exemplaire, en matière de gestion pétrolière.
Ils ont placé, même, le parlement au dessous du gouvernement dans la politique pétrolière.
Un vrai modèle de gestion par le peuple.
En promettant de clore le débat, on espérait que le Premier ministre, à l’époque, allait faire
des propositions qui élèveraient le gouvernement, désormais, au dessus de tout soupçon et
tairaient, à jamais, à coups de mesures massue, les esclandres médiatisés de l’opposition.
Mais, il avait préféré proférer des menaces contre tous ceux qui feront des révélations
fausses.Or, dès lors que le gouvernement serait en mesure d’établir la fausseté de chaque
révélation, il n y a plus péril en la demeure.
Par ailleurs, la possibilité, pour le parti au pouvoir, de financer, sans gêne, ses activités
politiques avec les deniers publics, et le fléchissement de dame justice, souvent, par la
volonté des tenants du pouvoir biaisent la démocratie sénégalaise. Cela nécessite des
mesures fortes pour rassurer le peuple sénégalais. C’est mille fois plus efficace que bander
les muscles et proférer des menaces. Ce serait apporter, avec courage et hauteur, des
réponses pertinentes et édifiantes à nos inquiétudes que l’affaire BBC/Aliou Sall a
intensifiée. Nous souhaitons vivement que le conflit politique larvé entre le Président Macky
Sall et une partie de l’opposition ne lui ôte pas la lucidité d’entrevoir, en filigrane,
l’aspiration profonde et ardente des sénégalais à une bonne gouvernance, en particulier à
l’indépendance de la justice et à la transparence. Les révolutions, les vraies, surviennent
quand le peuple est très en avance sur ses élites politiques sur ces questions-là.

Bassirou Guèye Ngala

Vidéo- Grande révélation de Serigne Mbacké Ndiaye sur la situation du terrorisme au Sénégal

Vidéo- Serigne Mbacké Ndiaye dresse une liste de politiciens qui n’ont pas intérêt à brûler ce pays

YERIMPOST.COM Serigne Mbacké Ndiaye a fait un classement du potentiel individuel de certaines personnalités de l’opposition. Selon l’ancien porte-parole de Wade, d’aucuns n’ont nullement intérêt à brûler ce pays. Il réagissait, lors de la conférence de presse du Secrétariat Exécutif Permanent de la Convergence Libérale Patriotique (CLP) dont il est le président.

 

Vidéo- Scandale à 10 milliards: Barth dénonce le silence de l’opposition favorable au dialogue

 

Vidéo- Barthélémy Dias lance un vibrant appel à protester contre la la signature du contrat PétroTim

Vidéo- Dossier PetroTim: Barthélemy blanchit Aliou Sall et évoque la responsabilité directe de Macky

YERIMPOST.COM « En effet, il est constant et le mémorandum du gouvernement le reconnait que même si la procédure a démarré sous le régime du président Abdoulaye Wade, c’est le président Macky Sall qui a bel et bien, en toute connaissance de cause, signé les décrets d’approbation des conventions d’attribution de la concession d’exploration des blocs de KaYar Offshore et de Saint Louis à Pétro Tim Limited« , a rappelé le maire de Mermoz-Sacré Cœur. Barthélémy passe ainsi au-delà de Aliou Sall et évoque directement la responsabilité du président Macky Sall.

Souleymane Jules Diop nommé

YERIMPOST.COM Souleymane Jules Diop est nommé ambassadeur du Sénégal, délégué permanent auprès de l’UNESCO, ce jeudi 13 juin, en Conseil des ministres. L’ancien ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du suivi du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), retrouve une fonction officielle après la démission du gouvernement de Mahammed Boun Abdallah Dionne au lendemain de la réélection de Macky Sall pour un second mandat. Jules Diop est ainsi envoyé hors du pays, à Paris. Il remplace a ce poste un certain Abdou Sourang.

Les nominations du Conseil des ministres de ce 13 juin

A titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions
suivantes :

Monsieur Souleymane Jules DIOP, Journaliste, auteur essayiste, est nommé Ambassadeur, Délégué Permanent de la République du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) à Paris, en remplacement de Monsieur Abdou SOURANG, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Boubacar SOW, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde n°616 323/G, Directeur du Protocole, des Conférences et de la Traduction au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur est élevé au rang d’Ambassadeur.
Monsieur Ismaïla DIONE, titulaire d’un Master en administration publique, matricule
de solde n°644 963/Z, précédemment Chef de la Division des Etudes, Stratégie et Planification à la Direction des Petites et Moyennes Entreprises (DPME), est nommé Directeur de la Règlementation Touristique (DTR) au ministère du Tourisme et des transports aériens, poste vacant.

Docteur Henriette Cécile DIOP, Médecin de santé publique, matricule de solde n° 713 134/G, est nommée Directeur des Etablissements privés de Santé à la Direction générale des Etablissements de Santé.
Docteur Ndèye Ndella Ndiaye KONATE, Médecin, titulaire d’un Master 2 en
Management-Qualité, matricule de solde n°603 238/B, précédemment Coordonnateur du Programme national de Lutte contre les Infections nosocomiales, est nommée Directeur de la Qualité, de la Sécurité et de l’Hygiène hospitalières à la Direction générale des Etablissements de Santé.
Professeur Yérim Mbagnick DIOP, Pharmacien, Professeur titulaire des Universités de classe exceptionnelle, matricule de solde n°508 660/K, précédemment Chef du Laboratoire national de Contrôle des Médicaments, est nommé Directeur de la Pharmacie et du Médicament, en remplacement du Professeur Amadou Moctar DIEYE, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Lassana SIDIBE, Gestionnaire en Ressources humaines, est nommé
Directeur du Centre Talibou Dabo de Dakar en remplacement du Monsieur Mademba
SOW, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Mamadou WADE, conseiller en planification, matricule de solde n°602 264/H, est nommé Inspecteur chargé des affaires administratives et financières au Ministère du Tourisme et des transports aériens.

Communiqué du Conseil des ministres de ce 13 juin

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES du 13 JUIN 2019

Le Président de la République son Excellence Monsieur Macky SALL a présidé ce
mercredi 13 juin 2019, le Conseil des ministres.
A l’entame de sa communication, le Président de la République a adressé ses vœux les
meilleurs à la communauté chrétienne, à l’occasion de la fête de la Pentecôte, avant de
réaffirmer l’engagement de l’Etat à poursuivre avec diligence, l’exécution des travaux de
modernisation de la commune, du site marial de Popenguine, ainsi que des sept
sanctuaires diocésiens.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat a magnifié la cohabitation solidaire et heureuse entre les
communautés, et a salué l’esprit remarquable et la pratique exemplaire du dialogue
islamo chrétien au Sénégal.
Le Président de la République s’est dit préoccupé par la maltraitance des enfants et des
groupes vulnérables, et a rappelé au Gouvernement la place centrale de la protection
sociale des groupes vulnérables dans le Plan Sénégal émergent(PSE)
Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement d’évaluer la mise en œuvre de la stratégie
nationale de protection de l’enfant, de veiller à l’adoption urgente du projet de loi
portant code de l’enfant, et de bien préparer l’organisation de la journée africaine de
l’enfance, prévue le 16 juin 2019.
S’agissant de la lutte préventive contre les violences faites aux femmes, le Président de
la République s’est félicité de la tenue prochaine du 16 au 18 juin 2019 du premier
Sommet africain sur les Mutilations génitales féminines et le mariage d’enfants.
A cet égard, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement l’impératif de lutter avec
rigueur contre les violences de toute nature, faites aux femmes, et de conforter leur rôle
indispensable dans l’épanouissement et le bien-être familial. Il a instruit à ce titre le
Gouvernement de finaliser avant fin septembre 2019, l’élaboration d’un plan national de
Lutte contre les violences faites aux femmes sur la période 2019-2024.
Le Président de la République a par ailleurs instruit le Ministre de la Justice et le Ministre
en charge de la Famille de faire adopter avant fin octobre 2019, les nouveaux dispositifs
législatifs et réglementaires criminalisant le viol et la pédophilie.
Abordant la question relative à la vente illicite des médicaments, il a informé le conseil
de l’audience qu’il a accordée le 04 juin aux représentants de l’Ordre de Pharmaciens et
au Syndicat des pharmaciens privés. A cet effet, il a indiqué au Gouvernement la
priorité absolue qu’il accorde à la bonne application et au renforcement de la législation
et de la réglementation de la vente des médicaments sur toute l’étendue du territoire
national.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de finaliser la révision, et
d’accélérer le processus d’adoption des textes législatifs et réglementaires organisant la
pharmacie et la biologie médicale au Sénégal.

2
Abordant la gestion et le suivi du portefeuille de l’Etat, le Président de la République a
demandé au Gouvernement, notamment le Ministre des Finances et du Budget d’asseoir
la mise en œuvre d’une stratégie d’encadrement et de rentabilisation de la gestion des
participations publiques. A cet égard, il a demandé l’évaluation du portefeuille de l’Etat
et de publication chaque année d’un rapport bilan de la gestion des participations
publiques.
Aussi, le Chef de l’Etat a informé le conseil de la réunion qu’il a présidée sur les
autoroutes et a invité le Ministre en charge des Infrastructures, en rapport avec les
Ministres des Finances et de l’Economie à prendre toutes les dispositions utiles afin
d’asseoir une exploitation optimale du patrimoine autoroutier non concédé.
Au titre des communications :
Le Ministre en charge des Finances a fait le point sur la conjoncture économique et l’état
d’exécution du budget.
Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a rendu compte de la
rencontre du 12 juin 2019 avec l’Union européenne sur le dialogue politique et fait le
point sur la situation internationale.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur les
prévisions pluviométriques et la mise en place des intrants et matériel agricoles.
Le Ministre de la Microfinance et de l’Economie solidaire a fait une communication sur
l’organisation prochaine de la deuxième édition du « Salon Economie sociale et
Solidaire », prévu au mois d’octobre à Dakar.
Le Ministre en charge du Suivi du PSE a fait le point sur les réformes engagées dans le
cadre de l’amélioration des affaires
A titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions
suivantes :
Monsieur Souleymane Jules DIOP, Journaliste, auteur essayiste, est nommé
Ambassadeur, Délégué Permanent de la République du Sénégal auprès de l’Organisation
des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) à Paris, en
remplacement de Monsieur Abdou SOURANG, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Boubacar SOW, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de
solde n°616 323/G, Directeur du Protocole, des Conférences et de la Traduction au
ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur est élevé au rang
d’Ambassadeur.
Monsieur Ismaïla DIONE, titulaire d’un Master en administration publique, matricule
de solde n°644 963/Z, précédemment Chef de la Division des Etudes, Stratégie et
Planification à la Direction des Petites et Moyennes Entreprises (DPME), est nommé
Directeur de la Règlementation Touristique (DTR) au ministère du Tourisme et des
transports aériens, poste vacant.

3
Docteur Henriette Cécile DIOP, Médecin de santé publique, matricule de solde n°
713 134/G, est nommée Directeur des Etablissements privés de Santé à la Direction
générale des Etablissements de Santé.
Docteur Ndèye Ndella Ndiaye KONATE, Médecin, titulaire d’un Master 2 en
Management-Qualité, matricule de solde n°603 238/B, précédemment Coordonnateur
du Programme national de Lutte contre les Infections nosocomiales, est nommée
Directeur de la Qualité, de la Sécurité et de l’Hygiène hospitalières à la Direction
générale des Etablissements de Santé.
Professeur Yérim Mbagnick DIOP, Pharmacien, Professeur titulaire des Universités
de classe exceptionnelle, matricule de solde n°508 660/K, précédemment Chef du
Laboratoire national de Contrôle des Médicaments, est nommé Directeur de la
Pharmacie et du Médicament, en remplacement du Professeur Amadou Moctar DIEYE,
appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Lassana SIDIBE, Gestionnaire en Ressources humaines, est nommé
Directeur du Centre Talibou Dabo de Dakar en remplacement du Monsieur Mademba
SOW, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Mamadou WADE, conseiller en planification, matricule de solde n°602
264/H, est nommé Inspecteur chargé des affaires administratives et financières au
Ministère du Tourisme et des transports aériens.

Fait à Dakar, le 13 juin 2019
Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement
Ndéye Tické Ndiaye DIOP

Vidéo- Dossier du Coud: Le procureur révèle les manquements du rapport de l’Ofnac

 

Vidéo- Serigne Bassirou Guéye menace: « Personne ne sera épargné » dans l’enquête

 

Vidéo- Cheikh Yérim Seck sur la sortie du procureur Serigne Bassirou Guéye

Vidéo- Gestion du pétrole: les fortes recommandations de Cheikh Yérim Seck

Aliou Sall suspend sa plainte contre la BBC et en donne les raisons

MEMO affaire aliou sall avec en tete (1)

Maître Mouhamadou Moustapha DIENG
Avocat à la Cour
COMMUNIQUE DE PRESSE
Affaire : Aliou SALL contre BBC News Afrique
Suite à la diffusion d’un reportage sur la chaine BBC News Afrique intitulé : « un scandale à 10 milliards de dollars » dont les faits rapportés sont inexacts, notre client avait publiquement manifesté sa ferme volonté d’intenter des poursuites judiciaires contre les auteurs, co-auteurs ou complices de cette production.
Entre temps, le Ministre de la Justice a annoncé la saisine du Procureur Général de la Cour d’Appel de Dakar pour l’ouverture d’une enquête portant sur les mêmes faits.
Sous cet éclairage, il nous plait de souligner que les dispositions de la Loi pénale en vigueur font temporairement obstacles à cette détermination.
En effet, l’article 226 alinéa dernier du Code de Procédure Pénale dixit : « Dans toute autre circonstance et envers toute autre personne non qualifiée, lorsque le fait imputé est l’objet de poursuites commencées à la requête du Ministère Public, ou d’une plainte de la part du prévenu, il sera, durant l’instruction qui devra avoir lieu, sursis à la poursuite et au jugement du délit de diffamation ».
Dès lors, toute action judiciaire engagée dans ces conditions risque d’être paralysée par l’action du parquet.
C’est pourquoi, nous avons engagé un recours non juridictionnel en attendant l’issue de l’action du ministère public.
Cette voie de droit nous commande de saisir au préalable la BBC d’une réclamation qui l’oblige à ouvrir une enquête sur la fiabilité des informations ainsi que sur le respect par la journaliste Mayeni JONES des normes éthiques régissant l’exercice de la profession. La BBC sera tenue d’y répondre.
C’est seulement en cas de rejet de notre réclamation que nous porterons l’affaire devant l’OFCOM (Office Fédéral de la Communication du Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord), instance de recours seule habilitée à se prononcer en appel sur cette violation grave des droits de notre client.
Notre requête sera déposée auprès du médiateur de la BBC à LONDRES, ce mercredi 12 Juin 2019.
Maître Mouhamadou Moustapha DIENG Avocat à la Cour

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