Blog de Cheikh Yerim Seck

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Mame Khary Ndaw

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CEDEAO: Décès brutal de Marcel De Souza, ancien président de commission

YERIMPOST.COM Le président de la Commission de la CEDEAO, Son Excellence Jean Claude Kassi BROU, a le profond regret d’annoncer le décès subit de Son Excellence Marcel Alain De SOUZA, Ancien président de la Commission de la CEDEAO, le 17 juillet 2019 à Paris, en France.

Nommé par le Bénin à l’issue de la 48ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) du 17 décembre 2015 à Abuja, au Nigéria, Marcel A. de SOUZA a dirigé l’organisation sous-régionale du 8 avril 2016 au 28 février 2018.

Né le 30 octobre 1953 à Pobè, au Bénin, l’ancien président de la Commission de la CEDEAO est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques de l’Université de Dakar, au Sénégal, et d’un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Administration et Banque au Centre ouest africain de formation et d’études bancaires (COFEB). Il a occupé successivement les fonctions de Contrôleur interne à l’Agence Principale de la BCEAO à Cotonou, de Directeur National de la BCEAO pour le Bénin, puis de Directeur des Affaires Administratives au siège de la même institution financière à Dakar.

Au Bénin, il fut député à l’Assemblée nationale, chef du département des Affaires Economiques et Financières à la présidence de la République, puis Conseiller spécial chargé des Affaires monétaires et bancaires du président de la République. Il fut également ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Perspective de mai 2011 à juin 2015. La Commission de la CEDEAO présente toutes ses condoléances à la famille de l’illustre disparu, de même qu’aux autorités béninoises.

Finale CAN 2019: Un changement d’arbitrage de dernière minute qui intrigue

YERIMPOST.COM  Un peu plus de 24 heures avant le coup de sifflet qui marquera le début de la rencontre entre le Sénégal et l’Algérie, dans le cadre de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2019), la Confédération Africaine de Football (CAF) a pris une décision qui intrigue. Victor Gomes, sud-africain, qui devait arbitrer la rencontre, a été remplacé par le Camerounais Alioum Néant qui est présenté comme étant un arbitre expérimenté. La CAF avait annoncé Gomes comme arbitre de la finale sur son compte Tweeter, avant de supprimer le post. Aucune raison n’est avancée pour expliquer un tel état de fait. Gomes ou Alioum, pourvu que cette finale soit la nôtre…

Condoléances chez Tanor: IBK craque

YERIMPOST.COM Ousmane Tanor Dieng s’en est allé à jamais. Inhumé ce mercredi 17 juillet à Nguéniène, le défunt secrétaire général du Parti socialiste laisse derrière lui un vide. Ayant effectué le déplacement pour accompagner son « frère » jusqu’à sa dernière demeure, le chef de l’Etat malien n’a pu contenir son émotion. Ibrahim Boubakar Kéïta (IBK) qui voulait faire un témoignage sur OTD à la maison mortuaire, ne pouvait plus contenir ses larmes. Le président de la République du Mali, qui était en train de prononcer un discours devant l’assistance, aura le temps de dire: « Jamais son amitié ne m’a fait défaut… » et d’éclater en sanglots. Son homologue sénégalais, le président Sall, lui retire le micro. Avant de prendre congés des lieux, IBK a remis une enveloppe de 20 millions de francs à la famille du disparu.

FRN: réunis par la politique et divisés par le sport !

YERIMPOST.COM Le Front de résistance national (FRN), plateforme qui regroupe une bonne frange de l’opposition, ne parle plus le même langage. Ce n’est pas la politique qui divise ses membres, mais le sport. Un voyage aller-retour pour cinq (5) membres du front offert par le ministère des Sports, pour assister à la finale de la CAN au Caire, est la source du malaise. Le FRN voulait un nombre supérieur à l’offre.

Après moult négociations infructueuses, la plateforme s’est résignée et a fourni aux services du ministère une liste de 5 personnes choisies pour faire le voyage. Seulement, un des responsables du FRN, Saër Tambédou, non content du dispatching, crie au deal. Une accusation catégoriquement rejetée par le coordonnateur, Moctar Sourang, dans Les Echos. « Ce ne sont pas des billets d’avion, mais un avion qui a été affrété et qui va emmener des supporters et parmi lesquels il y aura l’opposition. Cela n’a rien à voir avec Macky Sall ! », s’est défendu Sourang.

Mercredi 17 juillet 2019: Les nominations en Conseil des ministres

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

 

Monsieur Cheikh Ahmed Tidiane Senghor, Administrateur civil est nommé Secrétaire général de l’Agence informatique de l’Etat (ADIE), poste vacant.

 

Monsieur Mahy DIAW, Professeur des Universités, matricule de solde n° 101528 est nommé Recteur de l’Université Alioune DIOP de Bambey, en remplacement  de Monsieur Lamine GUEYE, appelé à d’autres fonctions.

 

Monsieur Lamine GUEYE, Professeur des Universités, précédemment Recteur de l’Université Alioune DIOP de Bambey, est nommé Secrétaire exécutif de l’Autorité nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur (ANAQ-SUP) du Ministère de l’Enseignement supérieur, en remplacement de Monsieur Papa Gueye, appelé à d’autres fonctions.

 

Monsieur Alassane Saidou SOW, Economiste, est nommé, Secrétaire général de l’Agence de Gestion du Patrimoine bâti de l’Etat (AGPBE), en remplacement de Monsieur Ibrahima Cissé.

TAS à la DIC: Ce qu’il a dit aux enquêteurs

YERIMPOST.COM Rechignant au départ à l’idée de répondre à l’appel à témoins du procureur de la République, il aura fallu une convocation de la redoutée Division des investigations criminelles (DIC) pour que Thierno Alassane Sall y défère. Ce mercredi 17 juillet, le patron de la République des valeurs a fait face aux enquêteurs.

Au sortir de ce face à face, TAS confie aux journalistes avoir signifié aux responsables de l’enquête son refus de s’associer à ce qu’il qualifie, depuis le départ, de farce.  Aujourd’hui plus que jamais, l’ancien ministre de l’Energie exige une procédure crédible qui aboutira à la manifestation de la lumière dans cette affaire. Comme par exemple une commission d’enquête parlementaire avec une diffusion en direct des auditions des témoins. Thierno Alassane Sall dira qu’il se fera un plaisir d’y répondre. En attendant, rien n’a filtré de cette séance d’explications de ce jour.

Hommage national à Ousmane Tanor Dieng…

YERIMPOST.COM   La dépouille du défunt secrétaire général du Parti socialiste est arrivée à Dakar à 15 heures passées de quelques minutes. Ousmane Tanor Dieng ne s’imaginait certainement pas que, parti pour la France le 4 avril, il reviendrait dans un cercueil. Un retour au bercail pour reposer dans sa dernière demeure, dans son cher Nguéniène. La Nation dans sa globalité lui a rendu un hommage digne de sa dimension. Le président Macky Sall et son homologue malien, Ibrahim Boubacar Kéïta, toutes les institutions de la République, hommes politiques (pouvoir comme opposition), Sénégalais lambda, tous ont fait le déplacement pour accueillir Tanor. C’était l’événement de ce 17 juillet, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) a reçu les hommages mérités sur le tarmac de l’aéroport de Diass. L’homme d’Etat s’en est allé pour l’éternité.

Dans son discours, le chef de l’Etat a salué la mémoire du disparu qui, au-delà d’un compagnonnage depuis 2012 au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar, a su être un ami loyal, sincère. Pour que son nom ne s’efface jamais de la mémoire des Sénégalais, le président Macky Sall a annoncé qu’une sphère ministérielle portera le nom d’Ousmane Tanor Dieng. Même si dans son discours, le chef de l’Etat a tenu à souligner qu’un homme comme Tanor restera pour toujours dans son coeur. A titre posthume, le président Sall a élevé au grade de l’Ordre national du Lion le défunt secrétaire général du Parti socialiste.

Après la cérémonie, le corbillard s’est ébranlé vers Nguéniène où Ousmane Tanor Dieng a été inhumé dans la concession familiale. La rédaction de Yerimpost, encore une fois, présente ses sincères condoléances à sa famille et à la nation toute entière.

Nguéniène: Le véhicule du président Sall prend feu en pleine circulation

YERIMPOST.COM   Juste à l’entrée du village de Nguéniène, le véhicule du président Macky Sall qui accompagnait le défunt Ousmane Tanor Dieng s’est enflammé. Le président Macky Sall a été exfiltré de la voiture in-extremis. Malgré cet incident, le président a continué sa route avec un autre véhicule pour assister à la prière mortuaire de Feu Ousmane Tanor Dieng.

URGENT: Le meurtrier de Bassirou Faye voit sa peine réduite de 10 ans

YERIMPOST.COM  Sidy Mouhamed Boukhaled, du nom de ce policier qui a avait tué l’étudiant Bassirou Faye, vient d’obtenir une réduction de peine. La chambre criminelle d’appel a rendu son verdict ce mercredi 17 juillet. De 20 ans de travaux forcés en première instance, Boukhaled ne purgera que 10 ans, a décidé la Cour. Contrairement au réquisitoire de l’avocat général qui, dans sa plaidoirie, demandait une confirmation du premier jugement à l’encontre du policier. Les faits remontent à 2014, lors d’une manifestation des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. L’étudiant de 3ème année trouvait la mort après avoir reçu une balle.

Mandat d’arrêt contre Papa Massata Diack: la dernière carte du « juge qui fait peur aux cols blancs », Van Ruymbeke

YERIMPOST.COM  Le 17 décembre 2018 déjà, un premier mandat d’arrêt international était lancé contre lui sans succès. « Le juge qui fait peur aux cols blancs », comme on surnomme Van Ruymbeke en France a, depuis le 18 avril dernier, ordonné un second mandat d’arrêt contre Papa Massata Diack soupçonné de corruption et de blanchiment d’argent dans l’organisation des mondiaux d’athlétisme qui étaient prévus au Qatar.

Les sommes incriminées tournent autour de 5 millions de dollars, dont 440 000 ont été payés cash par le directeur de cabinet de l’Emir du Qatar. Le quotidien Libération qui, dans sa livraison du jour, a feuilleté Médiapart et The Guardian, note que les frères Al-Khelaïfi, Nasser et Khalid, propriétaires de la société Oryx Qatar sports investment, s’étaient engagés à acheter les droits à l’entreprise de Massata Diack. L’on parle de 3,5 millions de dollars non remboursables, la seule condition était de faire gagner au Qatar l’organisation des mondiaux en 2017.

Le magistrat français, figure de la lutte anti-corruption, arrivera-t-il à faire « coffrer » Papa Massata avant son départ à la retraite ?

Elections locales: TAS, Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo et Cie refusent un second report

Le Congrès de la Renaissance Démocratique vient de prendre connaissance d’une idée largement propagée dans les réseaux sociaux relative à un report des élections municipales et départementales prévues en décembre 2019 après un premier report unilatéral.

Acceptez un deuxième report et rien ne s’opposera plus en principe au report des élections législatives de 2022 et même à la présidentielle de 2024 ! Le Congrès de la Renaissance Démocratique rejette catégoriquement et sans concession une telle proposition et exige la tenue des élections municipales et départementales à la date du premier décembre 2019.

Le Congrès de la Renaissance Démocratique en appelle à l’intensification et à l’amplification de la mobilisation et à la lutte pour le respect du calendrier républicain, et plus généralement, pour respect des lois et de l’Etat de droit, qui doivent se situer au dessus des agendas des uns et des autres et des ambitions personnelles y compris même du Président de la République qui a juré de les respecter et de les faire respecter.

Dans cette perspective, le Congrès de la Renaissance Démocratique considère qu’il n’y a rien qui s’oppose objectivement à la tenue des élections municipales et départementales à date échue qui ne soit l’œuvre unilatérale de Macky Sall qui a violé et tripatouillé la loi électorale. S’il le veut bien, et en mode fast track, il n’a qu’à revenir à la version du code électoral qui a permis son élection, lui – l’opposant contre Maitre Abdoulaye Wade – Président de la République d’alors. Et d’adopter le bulletin unique comme bulletin de vote !

Reporter encore les élections municipales et départementales n’est ni juste, ni légale et ne peut de toute façon faire l’objet d’aucun consensus. Un second report des élections municipales et départementales n’est pas non plus l’intérêt des populations trop fatiguées de supporter des maires dont la plupart n’arrivent pas à prendre en charge leurs préoccupations élémentaires.

En vérité, un second report des élections municipales et départementales n’a d’intérêt que pour Macky Sall, son frère Aliou Sall et son ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye éclaboussés par le scandale de l’Affaire PetroTim, très affaiblis pour aller à des élections, d’une part. D’autre part, il permettra à Macky Sall de se donner le temps d’introduire dans la loi électorale des réformes qui lui permettront de nommer lui-même les maires du Sénégal.

Déjà, par le parrainage et par la caution, il écartera tous les candidats gênants ; par une nouvelle réforme portant élection des maires au suffrage universel, il établira, lui seul, la liste des têtes de listes, au scrutin majoritaire, et dans tout le pays : ils deviendront maires. De la sorte, les populations auront l’impression d’avoir élu leurs propres maires alors qu’il n’en sera rien : leur maire aura été nommé par Macky Sall, de la même manière qu’il a nommé, par une fameuse carte blanche, tous les députés de la Coalition Benno Bokk Yaakar.

Bien évidemment, dernière cette sale ingénierie politique injuste, illégitime et illégale, et à laquelle sont associés des « dialogueurs », cache un désir pathologique d’opérer une mainmise sur les terres et les autres ressources naturelles du pays. Qui contrôle les maires, contrôle les terres ! Et Macky Sall, après le pétrole et le gaz, cherche à avoir une mainmise sur les terres et les ressources naturelles.

Pour le Congrès de la Renaissance Démocratique, il est de l’intérêt supérieur de protéger et de conserver les ressources du pays qui appartiennent au peuple contre les multinationales, mais d’abord et avant tout, contre les prédateurs domiciliés qui infestent le champ politique pour se faire des milliards sur le dos et au détriment du pays et du peuple comme cela s’est déjà produit dans le cas du scandale Sall – Timis.

En définitive, cette tentative d’un second report des élections municipales et départementales ainsi que le reste des conclusions attendues de la mise en scène « dialogue national »  n’ont pour vocation et pour objectif que de renforcer davantage les pouvoirs de Macky Sall et de sa famille, et plus précisément sur les ressources du pays, et de valider une voie qui conduira inéluctablement à un cet autre gigantesque scandale à venir sur les terres et les ressources naturelles au Sénégal.

Enfin, le Congrès de la Renaissance Démocratique condamne vigoureusement l’arrestation arbitraire et ridicule de Guy Marius Sagna et exige sa libération immédiate et sans condition. Par ces temps qui courent, Guy Marius n’est pas la personne à arrêter. La justice sénégalaise est plutôt attendue vers ceux qui sont impliqués dans les différents scandales qui font l’actualité.

Le CRD

Guy Marius Sagna arrêté en lien avec… la mort d’Ousmane Tanor Dieng

Monsieur Guy Marius Sagna a été arrêté ce mardi 16 Juillet tôt le matin par la section de recherche de la gendarmerie sur instruction du Procureur de la République. Il lui est reproché la publication de deux commentaires sur sa page facebook :

Il dit dans le premier : « Mourir dans un hôpital de l’ancienne puissance coloniale alors qu’ils ont eu le temps, pendant 59 ans, de doter ce pays de structures hospitalières digne de ce nom !!!! Quelle tristesse! Quel gâchis! ».

Dans le second, il affirme : « Boun Abdallah DIone aussi est allé se soigner à l’extérieur. Pauvres citoyens sénégalais qui n’ont pas accès aux fonds politiques, aux fonds des institutions budgétivores. Celles et ceux qui se battent depuis toujours pour un autre Sénégal, vous vous êtes aussi battus pour que Boun soit soigné au Sénégal. Pour que, surtout le petit peuple se soigne grâce à un système de santé national, démocratique et populaire. La lutte continue! Les Peuple vaincront. »

Guy Marius Sagna est sur le point d’être déféré au parquet alors qu’aucune infraction ne peut lui être imputée. Il a exprimé son opinion, librement, dans le cadre des prérogatives garanties par la Constitution à chaque citoyen. Ses commentaires sont de l’ordre de l’éthique et de la morale citoyenne. Ils ne sont pas de l’ordre du droit. Chacun est libre de les partager ou non en fonction du système normatif qui est le sien. Mais en aucun cas, ils n’ont violé la loi.

La plateforme Aar Li Nu Bokk exprime sa totale désapprobation face à ce qui n’est rien d’autre qu’un kidnapping visiblement organisé par ceux qui en veulent à mort à Guy Marius Sagna pour son engagement dans tous les combats pour la transparence dans la gouvernance des ressources publiques et pour sa dénonciation, sans relâche, de la corruption des élites dirigeantes ainsi que du fossé qui existe entre ces dernières et le bas peuple.

Le prétexte choisi pour l’arrêter est fallacieux. Il cache mal la volonté des autorités de détourner les énergies positives de tous les sénégalais qui exigent la reddition des comptes sur la spoliation des ressources pétrolières, vers des batailles judiciaires sans intérêt. Mais c’est peine perdue!

La Plateforme Aar Li Nu Bokk tient à informer, avec regret, l’opinion nationale et internationale qu’elle avait décidé, lors de sa réunion tenue ce lundi 15 juillet, de suspendre toutes ses actions pendant au moins deux semaines, pour vivre avec le Peuple sénégalais les événements relatifs d’une part à la disparition de Monsieur Ousmane Tanor Dieng et d’autre part la finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

En arrêtant Guy Marius Sagna, sans aucune raison valable, le pouvoir se rend coupable d’une grande forfaiture et confirme, s’il en est encore besoin, que la justice est désormais distribuée au Sénégal non pas sur la base du droit mais sur la simple volonté et les désirs de quelques privilégiés au Sommet de l’État afin d’anéantir toute expression libre.

La plateforme exprime toute sa solidarité à Guy Marius Sagna et appelle toutes les organisations de défense des droits de l’homme, la société civile, les missions diplomatiques basées à Dakar et les citoyennes et citoyens du Sénégal à se lever pour mettre un terme à cette dictature rampante.

La raison et la sérénité doivent revenir au Sommet de l’État. Nous n’accepterons pas que Guy Marius soit l’otage d’un systeme aux abois.

Fait à Dakar le 16 Juillet 2019

La Cour suprême assomme Khalifa Sall

YERIMPOST.COM  Au moment où il pleure la mort d’Ousmane Tanor Dieng, décédé ce lundi 15 juillet, Khalifa Ababacar Sall doit faire face à une nouvelle épreuve. Les Chambres réunies de la Cour suprême, statuant sur son dossier ce mardi 16 juillet, ont décidé de débouter l’ex-maire de Dakar de sa requête. Le rabat d’arrêt introduit par ses avocats a été rejeté par les magistrats de la haute juridiction. Pour ce énième revers, Khalifa Sall a écopé d’une condamnation aux dépens au même titre que Yaya Bodian.

Le message émouvant de Me Abdoulaye Wade suite au décès d’OTD

Un grand commis de l’Etat , un homme politique partisan, engagé mais correct , voilà ce que le Sénégal retiendra avec le rappel à Dieu de Ousmane Tanor DIENG, Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Secrétaire Général du Parti Socialiste .

Grand Républicain, il a su tout au long de sa carrière administrative, allier dans le combat politique, rigueur et courtoisie.

Nos deux idéologies se sont heurtées, parfois avec violence mais toujours avec le sentiment d’agir pour le Sénégal.

Je présente mes sincères condoléances à sa famille et à sa formation politique constituée de mes adversaires légendaires, chacun étant convaincu d’agir dans l’intérêt du Sénégal.

Aussi, je prie Allah, le Tout Puissant,de lui accorder son pardon et de l’accueillir dans son paradis Al firdaws. Paix à son âme.
Dakar, le 16 Juillet 2019
Abdoulaye WADE
Ancien Président de la République du Sénégal

Rebeuss: Khalifa Sall réagit au décès d’Ousmane Tanor Dieng

Je suis profondément bouleversé par le rappel à Allah de Ousmane Tanor DIENG, Secrétaire général du Parti socialiste et Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales. Avec sa disparition, la République perd un grand serviteur et le socialisme, une de ses personnalités marquantes.

Je salue l’homme d’Etat et le grand républicain qui a marqué la vie publique de notre pays au cours de ces trente dernières années. Je m’incline devant la mémoire de l’homme politique qui a rempli, avec responsabilité et courage, sa mission à la tête du Parti socialiste au moment où il faisait l’apprentissage de l’opposition.

J’ai cheminé avec Ousmane Tanor DIENG dans l’Etat et au Parti socialiste pendant plus de trente ans au cours desquels nous avons entretenu des relations fraternelles empreintes d’affection et de respect. Je garde de lui le souvenir d’un homme déterminé sans concession sur ses convictions. Je conserve également le souvenir d’un homme d’une courtoisie exemplaire et d’une grande sobriété.

Je mesure, avec une vive émotion, la peine de ses épouses, de ses enfants et de ses proches et tiens à leur témoigner mon affection et ma solidarité dans cette douloureuse épreuve. En ces moments de grande tristesse pour toute la Nation, mes pensées émues vont également aux militants du Parti socialiste et au peuple sénégalais.

KAS

Cour suprême: La dernière carte à abattre de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM  La haute juridiction de la République va se pencher ce mardi 16 juillet sur l’ultime espoir de Khalifa Sall. Le rabat d’arrêt formulé par les avocats de l’ex-maire de Dakar a été enrôlé par les chambres réunies de la Cour suprême pour ce jour, mardi 16 juillet. Le dossier de la Caisse d’avance de la Mairie de Dakar sera réexaminé ainsi que les recours de Yaya Bodian et de la Ville.

HCCT: Le dernier souhait non réalisé d’OTD

YERIMPOST.COM  A un proche collaborateur qui s’était rendu à Paris pour lui rendre visite, Ousmane Tanor Dieng s’était confié. Le défunt secrétaire général du Parti socialiste, nous dit Source A, ne se sentait plus en mesure de diriger le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et avait pris la décision de poser sa démission. « Une fois au Sénégal, je démissionnerai de mes fonctions parce que, physiquement, je ne me sens plus à même de diriger cette institution », confessait Tanor à ce collaborateur cité par ledit journal. Hélas, la mort ne lui a pas laissé le temps d’accomplir ce souhait, Ousmane Tanor Dieng a rendu l’âme tôt dans la matinée du lundi 15 juillet à Paris.

Décès de Tanor: Le ministre de l’Intérieur dépêché d’urgence en France

YERIMPOST.COM Le ministre de l’Intérieur est présentement à Paris pour assister au rapatriement du corps d’Ousmane Tanor Dieng. La dépouille du défunt secrétaire général du Parti socialiste est attendue à Dakar ce mercredi 17 juillet où elle sera inhumée dans le village de Nguéniène. A noter que Aly Ngouille Ndiaye a été dépêché en France par le chef de l’Etat.

Guy Marius Sagna conduit manu militari à la SR

YERIMPOST.COM Guy Marius Sagna, coordonnateur du mouvement Frapp/France Dégage et membre de la plateforme Aar linu bokk, a été cueilli ce matin par des éléments de la Section de recherches. Le motif de son interpellation n’est pas encore connu. Guy Marius est, au moment où ces lignes sont écrites, retenu à la gendarmerie de Colobane.

Elimane Kane contre Oxfam: L’Inspection du travail dit niet

YERIMPOST.COM Dans son différend avec Oxfam, Elimane Kane a obtenu gain de cause. La décision rendue ce lundi 15 juillet par l’Inspection du travail est totalement en sa faveur. Pour argumenter son arrêt, l’organe de contrôle souligne que la procédure enclenchée par l’organisation britannique pour licencier son agent viole l’article L214 du Code du travail du Sénégal. Autrement dit, l’Inspection du travail a tout bonnement rejeté la demande d’autorisation de licenciement d’Oxfam. Elimane Kane soutenait être victime de son refus de se conformer aux directives d’Oxfam qui demandaient à ses agents sénégalais de promouvoir l’homosexualité. Affirmation qui avait été balayée d’un revers de main par l’organisation non gouvernementale qui parlait plutôt de faute grave commise par le sieur Kane.

Requiem pour Tanor (Par Me Alioune Badara Cissé)

Et Tanor qui s’en va A tous petits pas Le Sénégal qui s’esseule Le voyant en linceul Il retrouve la vérité Revêtu de sa dignité Car sa vie fut utile Et sa mort, pas futile Elle doit servir à la Paix Entre Abdou Le Second Et Ababacar Le Fécond Pour un Parti encore plus fort Qui se doit d’émerger du décor.

Et Tanor qui s’en va A tous petits pas … A vous veuves et chères sœurs Prière sécher vos pleurs Et lui rendre son sourire Car il a souhaité vous dire En nous quittant ce matin Qu’il vous voue un amour sans fin. Au Président qui en fit un confident Vos échanges aux confluents Très peu audibles de la troupe Invisibles même à la loupe Dormiront au fond des océans . Alors, levons la séance de céans ! Que la terre d’ici lui soit légère Et que se taisent les mégères Et que nous lui rendions son silence Derrière son sommeil imperturbable Conforme au caractère de l’homme Dont la vie s’écrira en maints tomes.

Va Grand bi , rejoins ton Seigneur Il saura te préserver de tout malheur Qu’il te pardonne et t’absolve Que nos différences , tu résolves Vas y Grand bi , le buste bien droit Il reconnaîtra les siens dans leur foi Et que de ta demeure éternelle Jaillisse l’encens Majorelle des douces essences de Firdawsi Où tu retrouveras ton coin paradis.

Maître Cheikh Alioune Badara Cisse, Médiateur de la République du Sénégal

Décès d’Ousmane Tanor: Souleymane Ndéné Ndiaye se souvient

J’ai appris à mon réveil ce matin, la triste nouvelle du rappel à Dieu de Ousmane Tanor Dieng. OTD .
C’est une bien triste nouvelle pour toute la classe politique sénégalaise et surtout pour sa famille politique , pour sa famille biologique et pour toutes les populations du département de Mbour en général et de Nguéniene en particulier.
Tanor était réputé républicain, poli, courtois même s’il n’avait pas que des amis dans le landerneau politique sénégalais.
Moi, je l’appréciais et c’était réciproque. Ousmane avait des qualités rares chez les hommes et femmes de sa génération, la courtoisie, l’urbanité qui frisait le flegme et surtout l’élégance dans le port vestimentaire et dans le discours.
Je n’ai pas connaissance d’un débordement quelconque qu’on a pu lui imputer dans son langage ou dans son comportement en public ou en privé.
J’ai eu l’occasion de le fréquenter alors que j’étais ministre, ministre d’Etat Dir Cab du PR, puis PM. Nous avons passé des journées entières ensemble chez un ami commun. Mais jamais, je n’ai pu lire sur son visage ou dans un propos le signe d’une mélancolie, d’une amertume, d’une faiblesse, d’une haine contenue, d’une médisance ou d’un questionnement quelconque sur un camarade ou sur un adversaire.
Tanor ne parlait jamais des autres quand nous fûmes ensemble. J’étais souvent le chauffeur, notre ami commun derrière et lui le passager. Nous parlions du pays et de ses problèmes. Son jugement était toujours mesuré, le ton calme, le visage aux allures graves toujours illuminé par un petit sourire qui en disait long sur ce caractère d’homme entier, timide et sérieux qu’il était.
Dans notre pays, on attend souvent leur mort pour affubler de superlatifs de tous genres certaines personnes. C’est normal. Car le faire de leur vivant peut toujours être perçu comme un appel du pied ou de la flagornerie. Parfois aussi, les circonstances commandent que l’on porte témoignage.
C’est pourquoi j’ai pris ma plume pour porter témoignage sur un homme dont je ne partage pas les convictions politiques, mais pour lequel j’ai eu une grande amitié et une grande admiration qu’il me rendait bien.
Le Sénégal vient de perdre un de ses valeureux fils qui l’a servi avec compétence des décennies durant. À l’unisson, indépendamment de nos appartenances à des partis différents, prions pour que Ousmane Tanor Dieng repose en paix.
Qu’Allah l’accueille en son meilleur Paradis Firdawsi.

SNN

Rappel à Dieu de Tanor: Réaction d’Aminata Touré, présidente du Conseil économique, social et environnemental

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le rappel à Dieu du Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Secrétaire Général du Parti Socialiste, Ousmane Tanor Dieng, un grand commis de l’Etat, un acteur politique engagé et un fidèle allié du Président de la République son Excellence Mr. Macky Sall. C’est une grande perte pour la République et pour notre Coalition Benno Bokk Yaakaar. A sa famille éplorée, ses camarades de parti et de la Coalition nous présentons nos condoléances attristées. Que Allah l’accueille dans son Paradis et veille sur sa famille.
Aminata Touré

Décès de Tanor Dieng: Ce que Me Madické Niang retient de l’homme

Un grand homme d’État, d’une carrure exceptionnelle, un patriote d’une rare dévotion pour son pays, voilà ce que le Sénégal vient de perdre avec la disparition d’Ousmane Tanor Dieng.

D’Ousmane Tanor Dieng, je garde le souvenir d’une personnalité politique à cheval sur les principes républicains de l’État, principes qui auront fondé toute son action politique, quelle que soit sa position au sein du pouvoir ou de l’opposition. Il aura tout donné à son pays et reçu de lui les distinctions et les honneurs les plus élevés. Un homme d’une rare loyauté envers sa patrie s’en est allé.

J’ai pu moi-même découvrir ces vertus en le pratiquant personnellement. Ensemble, nous avons dénoué beaucoup de crises, et concilié, à plusieurs reprises, des positions qui pouvaient, si elles ne trouvaient pas de compromis, déteindre dangereusement sur la stabilité et la paix dans notre pays.

De Tanor, je retiendrai aussi une armoire à secret, une tombe des secrets étatiques et pas des moindres. Ayant intégré très tôt l’administration puis le gouvernement, il a été un moment de sa vie au cœur de l’État. Mais, en homme d’Etat accompli, il a toujours su garder dans son tréfonds ces socles de la République. Au nom du devoir de réserve, il les aura gardés jusqu’au bout, sans faillir et jamais un seul d’entre eux n’a pu échapper à son mutisme légendaire.

D’Ousmane Tanor Dieng, j’ai toujours été impressionné par la stature d’homme d’Etat.
Je présente mes condoléances les plus attristées à l’ensemble de la famille éplorée, à sa femme et à tous ses enfants, à ses camarades du Parti Socialiste ainsi qu’à toute la Nation Sénégalaise.

Que le Tout Puissant dans son infinie miséricorde l’accueille dans son paradis céleste.
Adieu cher ami

Madické Niang

Décès d’Ousmane Tanor Dieng: Communiqué du président Macky Sall

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a le regret et la profonde douleur d’annoncer à la Nation toute entière, le rappel à Dieu ce  lundi 15 juillet 2019, de Monsieur Ousmane Tanor Dieng, Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Secrétaire général du Parti Socialiste.

En cette douloureuse circonstance, le Chef de l’État présente, au nom de la Nation, ses condoléances émues à sa famille éplorée, à tous les militants et responsables du Parti socialiste, aux membres du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, à l’ensemble des membres des Institutions de la République.

Le Sénégal vient ainsi de perdre un Homme d’État d’une dimension exceptionnelle, un digne Fils de la République dont le parcours constitue un exemple d’abnégation et un modèle d’engagement patriotique.

Avec la disparition du Président Ousmane Tanor Dieng, le Président Macky SALL, la Coalition Benno Bokk Yaakaar, le Parti Socialiste et la République viennent de perdre un allié éminent et loyal, un Grand militant du Sénégal et la République un de ses plus grand serviteurs.

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL renouvelle ses condoléances et formule ses prières les plus ferventes pour qu’ALLAH l’accueille au Paradis.

URGENT: Ousmane Tanor Dieng est décédé

YERIMPOST.COM  La nouvelle tombe comme un couperet. Ousmane Tanor Dieng est décédé selon une information de Imédia. Secrétaire général du Parti socialiste et président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), il était depuis plusieurs mois en France. Nous y reviendrons…

APR: 2024, ce n’est pas maintenant !

Depuis quelques temps, nous lisons ça et là des discours avec des relents de rébellion au sein du parti au pouvoir, l’APR. Certains donnent l’impression de se dire que c’est le moment ou jamais. Des menaces de scission à peine voilées sont portées par d’autres et les attaques fusent de partout. Chacun y va de son petit point de presse pour décliner des ambitions. Que se passe t’il ? Pourquoi aujourd’hui ? Cela aurait-il été possible lors du premier mandat du Président Macky Sall ? Personne ne le pense. Aujourd’hui que le Président a informé qu’il ne briguera pas un troisième mandat, certains commencent à rêver en se disant que 2024 c’est maintenant et cela passe par les locales. Ils sont bien nombreux à vouloir déposer une liste parallèle s’ils ne sont pas investis par la coalition au pouvoir lors des locales. Il y’a certes des frustrés au sein du parti, mais il faudra les sérier en deux catégories : ceux et celles qui le sont parce qu’ils se sentent lésés de n’avoir jamais bénéficié d’un retour de l’ascenseur proportionnellement à leur engagement ; et un second groupe composé de gens qui pensent que tout doit leur revenir. Ces derniers ont été, un temps, nommés à des postes de responsabilité mais depuis qu’ils ont été remplacés, ils ne cessent de ruminer leur colère. Il y’a aussi ces personnes qui ne semblent pas être contentes de la station qu’elles occupent car leur rêve était beaucoup plus grand. Sinon, comment comprendre le mutisme et le désengagement total de certains responsables qui ont perdu leur poste au profit d’autres ? Faites le monitoring et vous verrez qu’ils sont très nombreux. On ne les entend plus. Tout porte à croire qu’ils n’étaient là que pour des strapontins. Hélas ! Ils sont nombreux ceux là qui oublient royalement que la devise de l’APR c’est Travail – Solidarité – Dignité. Qui est réellement chevillé à cette triptyque ? Travailler pour l’émergence du Sénégal, être solidaire à tous les membres du parti et garder sa dignité devant l’épreuve, telle est la voie tracée par le Président Macky Sall en mettant en place son parti. Qui est aujourd’hui sur cette voie là ? Qui ?
Nombreux sont les militants anonymes qui forment la grande famille du président Macky Sall et qui sont laissés à eux mêmes. Ils ne peuvent plus accéder facilement aux différents responsables. Dans chaque localité, chacun a fini de former son petit groupe de soutien comme s’il y’avait un parti dans le parti. On s’identifie maintenant par proche d’untel au lieu de frère ou sœur d’un même parti. Chacun se retrouve avec ses proches pour comploter sur un autre frère ou sœur de parti. Quel manque de solidarité ! S’agissant des structures du parti, l’on fonctionne comme si tous les membres étaient à Dakar. Et l’intérieur du pays, qui s’en occupe ? A Saraya, Fongolembi, Dagana… n’y a t-on pas des élèves, des femmes, des jeunes, des cadres…membres de l’APR ? C’est à ceux-là et celles-là responsables de ces structures (MEER, COJER, Mouvement des Femmes, des cadres…) d’organiser l’animation et la mobilisation partout au Sénégal et à l’extérieur. Attendre que le Président le fasse à votre place serait un début d’échec. Lui, il a un agenda assez chargé et des responsabilités énormes au niveau national et international. C’est pour le suppléer auprès des militants et membres de l’APR qu’il vous a choisis. Le comprendre ainsi est un début de réussite dans la mission à vous confiée. Ceux qui pensent qu’il est temps d’engager le combat de la succession de Macky Sall à la tête du pays n’ont rien compris. Si vous pensez un seul instant que vous bénéficiez du même aura que le Président de la République ou du quart
de la moitié de son talent politique alors déclarez votre candidature et vous verrez combien les sénégalais sont lucides. Ce n’est pas parce que vous avez été dans un gouvernement ou à une station quelconque que les sénégalais vous feront confiance pour diriger le pays. Allez demander à ces anciens premiers ministres ou présidents de l’Assemblée nationale qui ont eu à briguer le suffrage des sénégalais. Le réveil a toujours été brutal. Aujourd’hui, la seule chose à faire c’est de remobiliser l’APR à travers ses structures et de consolider les acquis afin de prétendre survivre dans le landerneau politique après 2024. Il est temps pour vous de faire l’introspection nécessaire afin de découvrir la
seule réalité qui vaille : les sénégalais ont élu le Président Macky Sall et que vous n’existez qu’à travers lui. Aidez-le à rassembler sa famille politique et à réussir le pari de l’émergence du Sénégal au grand bonheur de tous nos compatriotes. 2024, ce n’est pas maintenant. Commencez par prier Allah d’être là à cette date et en bonne santé.
« Fekke ak Tal ».

Souleymane Ly
julesly@yahoo.fr
77 651 65 05

Ismaïla Madior Fall: « Un tailleur je veux bien, mais… de haute couture ! »

YERIMPOST.COM Jamais il n’avait pipé mot sur ce sobriquet que lui avait trouvé le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, Cheikh Bara Mbacké Dolly. Mais Ismaïla Madior Fall se l’est approprié dignement. Mieux, il exige à ceux qui le surnomment ainsi de rajouter: « un tailleur de haute couture » ! L’ancien ministre de la Justice, qui s’exprimait sur les ondes de la RFM, estime d’ailleurs que tout juriste est par définition un tailleur.

Escroquerie: Ibou Sow dit Ardo, le poulain d’Amadou Bâ, dans de sales draps

YERIMPOST.COM Ibou Sow est depuis ce vendredi 12 juillet placé en garde-à-vue dans les locaux du Commissariat central. Il sera assurément déféré au parquet ce lundi. Le président des jeunes transitaires du Sénégal est sous le coup d’une inculpation pour escroquerie sur plusieurs personnes. Ardo, comme le surnomment ses proches, avait fait une entrée retentissante en politique, faisant d’Amadou Bâ son mentor.

13 juillet à l’Arène nationale: 300 malfaiteurs arrêtés

YERIMPOST.COM Ce week-end, l’opération coup de poing des forces de l’ordre dans la banlieue a été fructueuse. 300 arrestations rien que le samedi 13 juillet, au moment du combat qui opposait Lac de Guiers 2 à Boy Niang. Vols à l’arrachée, agressions, détention de chanvre indien… divers délits qui n’ont laissé aucun répit aux policiers déployés au alentours de l’Arène nationale. Ces individus arrêtés ont été dispatchés entre les Commissariats de Pikine et de Guédiawaye.

Débat sur le dauphinat: Mimi tempête sur les responsables de l’APR

YERIMPOST.COM Mimi est visiblement courroucée par le débat du dauphinat qui pollue l’atmosphère à l’Alliance pour la République. La présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’est lâchée sur ses camarades de parti à qui elle fait un rappel à l’ordre. Sur sa page Facebook, Aminata Touré invite ses camarades à se concentrer sur l’essentiel qui doit être le soutien aux politiques du président Macky Sall. « Je trouve indécent que 4 mois après avoir réélu le président Macky Sall, on se mette à s’activer déjà pour 2024. L’heure est plutôt au travail pour réaliser les importants projets et ambitions du président Macky Sall pour son deuxième mandat. Les Sénégalais ne vivent pas de spéculations politiciennes. Ils nous attendent plutôt dans la transformation de leur quotidien, le développement de notre économie et le renforcement des institutions qui nous gouvernent. Par conséquent, j’engage tous les amis et sympathisants à se concentrer pour l’heure sur ces priorités et à soutenir activement, partout où ils se trouvent, les politiques du président Macky Sall afin de gagner le pari de l’Emergence de notre cher Sénégal », a signé Dr. Aminata Touré, présidente CESE

Mahmout Saleh sur l’affaire Aliou Sall : « On a été pris par surprise… »

YERIMPOST.COM   Depuis l’éclatement de cette affaire, il s’était mué dans un silence gênant. Directeur de cabinet politique du président de la République, Mahmout Saleh explique dans les colonnes de l’Observateur la cacophonie avec laquelle les communicants du régime en place ont géré cette affaire. A l’en croire, c’est l’effet surprise à la diffusion du reportage de la BBC, qui a occasionné de tels manquements. De cet entretien dont nous publions quelques bribes, Mahmout Saleh assure que le calme est revenu dans leurs rangs. Extraits…

 » Il faut avouer que l’affaire Aliou Sall a été une surprise. Elle s’est présentée avec une violence inouïe et sous une forme que personne n’attendait. Pourtant, il n’y a eu aucun élément nouveau dans la configuration de l’affaire. Tout a été déjà dit par des hommes politiques qui agitaient la question mais la brutalité avec laquelle l’affaire est survenue et l’énormité des sommes en jeu ont heurté l’opinion, notamment les jeunes. Cette faction jeune s’est sentie concernée et a senti que son avenir semblait hypothéqué à travers les informations du reportage de BBC. Cette jeunesse s’est mobilisée spontanément et cette mobilisation a été parasitée de façon opportuniste par des leaders politiques.

Heureusement que la situation a été rétablie. C’est vrai que la brutalité de l’événement qui nous a surpris a pesé sur la façon dont nous avons réagi. Il a trouvé un parti qui n’était pas en bon point, une coalition qui sortait d’une échéance politique où elle a épuisé l’essentiel de ses forces et un peu endormie par la victoire récente (élection présidentielle du 24 février 2019). C’est dans ces conditions qu’on a été appelés à gérer cette situation et elle a été mal gérée. On a joué le jeu de l’opposition qui consistait à se présenter sur les plateaux, sur un terrain polémiste et autour des préoccupations qui n’étaient pas celles des populations. Cela a conduit à une incohérence dans la communication. »

Abdoul Mbaye, Macky Sall et moi (Par Madiambal Diagne)

Dans un entretien accordé au journal Dakar Times et publié le 12 juillet 2019, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a déclaré in extenso : « Madiambal Diagne ne m’intéresse vraiment pas. Il oublie que j’ai été Premier ministre de Macky Sall et je l’ai entendu parler de lui en des termes peu amènes. Tout le monde connait ses relations et pratiques avec les gens au pouvoir. Il n’a qu’à raconter des bêtises. Par contre, il est allé un peu loin. Il a parlé de milliards de Hissein Habré que j’aurais blanchis. Je veux quand même lui dire que ça suffit ! S’il continue, on s’expliquera devant la justice. »

Franchement, j’ai rigolé après avoir lu cette déclaration. Les mots m’ont amusé car ils semblent traduire le sentiment d’un enfant qui dit : « Si tu me touches encore, je le dirais à mon père. » Pour aller en justice, on n’a vraiment pas besoin de fanfaronner. Mais l’amusement passé, j’ai relu la déclaration dans le texte. On notera au passage que Abdoul Mbaye fait dans l’ambiguïté car on peut se demander encore, qui de Madiambal Diagne ou de Macky Sall a eu à tenir sur l’autre « des propos peu amènes ». Il a cherché à dessein à provoquer un amalgame. Pour ce qui me concerne, je voudrais retenir que Abdoul Mbaye voudrait dire « qu’il (Macky Sall) a tenu sur lui (Madiambal Diagne) des propos peu amènes ». En effet, je ne saurais envisager l’idée que je puisse avoir tenu auprès de Abdoul Mbaye des propos « peu amènes » sur Macky Sall car on verra que depuis l’élection de Macky Sall, Abdoul Mbaye n’a pas été mon intime. Par contre, si Abdoul Mbaye parlait effectivement de Macky Sall et je le crois, comme sans doute de nombreux lecteurs, je laisse à Abdoul Mbaye la responsabilité de sa déclaration. Je me suffis des rapports, de tous les jours, que j’entretiens avec le Président Macky Sall ; des rapports connus de tous les Sénégalais et qui sont empreints de respect, d’amitié et d’estime réciproque. Si Abdoul Mbaye verse dans la fumisterie ou s’il fait du « seytane », comme on le dirait trivialement dans nos chaumières, il peut considérer que c’est peine perdue. Seulement, le propos de Abdoul Mbaye révèle à quel point le Président Macky Sall avait raison de se convaincre finalement que « Abdoul ne connait pas l’État et n’a pas le sens de l’homme d’État ». Il est étrange Abdoul Mbaye ! Ce Premier ministre qui se plairait à « balancer » son ancien patron. Mais l’homme se révèle être un vulgaire bonimenteur. Nous allons étayer notre affirmation.

Pour ma part, bien que n’ayant jamais occupé des fonctions d’État, je n’ai pas pour habitude de parler de mes échanges avec un chef d’État. Mais dans le cas présent, je suis contraint de le faire pour dénoncer l’imposture, la mauvaise foi et la lâcheté. Je dois reconnaître que Macky Sall avait beaucoup d’affection pour Abdoul Mbaye et il doit maintenant être meurtri par l’attitude de son ancien Premier ministre à son égard.

« Madiambal, peux-tu laisser mon Premier ministre tranquille ! »

Abdoul Mbaye avait été nommé Premier ministre du Sénégal, le 3 avril 2012. Je lui avais immédiatement envoyé un message de félicitations en lui souhaitant notamment « bonne chance ». Il m’appela le 5 avril 2012, juste au sortir de sa séance de passation de services avec son prédécesseur Souleymane Ndéné Ndiaye. Il voulait me recevoir le lendemain 6 avril 2012 à 11 heures. Je lui indiquais que j’avais déjà un autre rendez-vous, à la même heure. C’est ainsi qu’il me demanda de passer le voir le 6 avril 2012 à 17 heures.

J’avais été au rendez-vous. Abdoul Mbaye était chaleureux mais aussi assez préoccupé par l’accueil que de nombreux médias avaient réservé à sa nomination au poste de Premier ministre. Ce jour du 6 avril 2012, plusieurs journaux avaient fait leur « Une » sur ses déboires judiciaires. Chacun y était allé de sa révélation, allant de ses liens troubles avec Hissein Habré dont il était le banquier attitré, à son inculpation alors pendante encore devant le cabinet du Doyen des juges d’instruction de Dakar, pour une affaire d’escroquerie, de faux et usage de faux en écritures privées l’opposant à Abdoulaye Baba Diakité, ou ses démêlés judiciaires avec Ass Malick Sall ou Bocar Samba Dièye, comme de son différend avec l’homme d’affaires Pape Ndiamé Sène.

Abdoul Mbaye tenait à me remercier du fait que Le Quotidien, « son » journal, ne s’était pas mêlé à ce qu’il appelait une campagne incompréhensible. Le Premier ministre Mbaye me demanda ce qu’il devrait faire devant une telle situation. Je lui faisais remarquer, en ma qualité de président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps), qu’il devait s’y faire car, tant qu’il était un banquier ou homme d’affaires dans le privé, ses affaires n’intéressaient pas grand monde. Par contre, dès l’instant qu’il est devenu Premier ministre, les médias vont s’intéresser à sa vie et à ses activités de tout temps. Je lui disais de faire le dos rond et de laisser la bourrasque passer et de ne pas s’engager dans une polémique avec les medias, mais surtout de chercher à développer des relations personnelles avec les journalistes. Le soir même, j’informais ma rédaction de mon audience avec le Premier ministre Abdoul Mbaye et la ligne de conduite était de ne nous intéresser qu’aux faits, rien que les faits. J’estimais que la précision était nécessaire car tous les membres de la rédaction de notre journal connaissaient les relations que Abdoul Mbaye entretenait avec Le Quotidien, avant qu’il ne fût nommé Premier ministre du Sénégal. Le journal Le Quotidien était son média favori et c’est à travers Le Quotidien qu’il choisissait de publier tous ses textes de contribution sur des questions économiques ou de religion. Aussi, Le Quotidien avait eu la primeur de la publication de la « Lettre de Kéba Mbaye à son fils ». De notre côté, je faisais publier gratuitement les avis et communiqués de la Fondation Kéba Mbaye. Cela fâchait certains de mes collaborateurs qui disaient que « ces gens avaient bien les moyens pour payer de la pub ».

C’est dans ce contexte que le Président Sall, visiblement tout content de son choix porté sur Abdoul Mbaye pour le poste de Premier ministre, m’apostropha : « Mais Madiambal tu n’as rien dit de mon Premier ministre, qu’est-ce que tu en penses ? Les gens devraient être surpris… » Il m’expliqua qu’il voulait comme Premier ministre, un technocrate, un cadre sans accointances politiques et nanti d’un pedigree pour diriger un gouvernement de coalition. Je lui répondis que le choix répondait à ses critères mais que de mon point de vue, il risquait de réveiller chez Abdoul Mbaye des ambitions refoulées. Prémonitoire, je mettais le Président Sall en garde qu’il le retrouverait fatalement sur son chemin à la prochaine élection présidentielle. Macky Sall était contrarié par ma réponse. La Première dame, Marième Faye Sall, qui avait assisté à la discussion, débrida l’ambiance en changeant de sujet.

La blanchisserie de Abdoul Mbaye

C’est par la suite que l’homme d’affaires Abdoulaye Diakité rendra une visite à la rédaction du journal Le Quotidien et nous accorda un entretien. Le 21 mai 2012, Pape Ndiamé Sène rendit publique une lettre adressée à Abdoul Mbaye et transmise par voie de huissier. Le Quotidien s’en était aussi fait l’écho, comme la plupart des autres médias.

Des organisations humanitaires avaient soulevé l’affaire des meurtres et crimes économiques commis par Hissein Habré au Tchad. Le Quotidien en avait parlé. Moi qui avais été visité Amral Goz, le sinistre cimetière où étaient enterrées les milliers de victimes du régime de Hissein Habré, j’avais pris ma plume. C’est à cette occasion que nous avions posé le débat sur la responsabilité du Premier ministre en fonction, Abdoul Mbaye, qui avait « blanchi » l’argent que Hissein Habré avait emporté lors de sa fuite du Tchad. Abdoul Mbaye avait été le banquier de la famille Habré à Dakar, tour à tour à la Biao-Sénégal devenue Compagnie bancaire pour l’Afrique de l’Ouest (Cbao) et à la Banque sénégalo-tunisienne (Bst) qu’il avait dirigées. Nous révélions que les relations entre Abdoul Mbaye et la famille Habré étaient si particulières que quand Abdoul Mbaye quittait la Cbao pour la Bst, il avait emporté dans ses cartons son client Hissein Habré. Nous révélions les numéros de comptes bancaires et les relevés de comptes et l’existence de bons au porteur à son nom. Jamais Abdoul Mbaye n’avait osé nous démentir car il sait que quand Le Quotidien le dit, c’est parce qu’il en a la preuve. Mais quand l’ancienne Premier ministre, Aminata Touré, avait évoqué dernièrement la responsabilité de Abdoul Mbaye dans le blanchiment de l’argent volé au Tchad par Hissein Habré, Abdoul Mbaye s’était fendu d’un tweet, en date du 27 juin 2019, pour chercher à minimiser les montants en cause, les limitant à la somme de 250 millions de francs Cfa pour un compte ouvert en 1994. Une grossière manoeuvre et un gros mensonge de Abdoul Mbaye ! Hissein Habré a ouvert à la Biao-Sénégal, dirigée par Abdoul Mbaye, le compte numéro 33200585/B sous l’intitulé « Mr Habre Hissein First » le 22 mars 1991. Ce compte a été transformé en compte joint le 20 novembre 1991 sous l’intitulé « Mr et/ou Mme Habré Hissein-Fatime Djallabie Kerim ». En dépit de l’adresse postale déposée par les clients, à l’ouverture du compte, à savoir BP 10364 Dakar Sénégal, tous les extraits et autres documents concernant ledit compte étaient dirigés à l’adresse « S/C Direction générale Biao-Sénégal ».

Les mouvements enregistrés sur ce compte entre 1992 et 1999 se chiffrent à plus de 1 milliard 100 millions. Ce compte a enregistré, comme il ressort des relevés bancaires en notre possession, des perceptions d’intérêts sur des « bons de caisse anonymes » à partir de février 1996. En 1999, M. Habré a ouvert un compte à la Bst et l’a mouvementé en 2002 à 2007. Dans la même période, son épouse Raymonde Adolphe Habré a ouvert un compte à la Bst qui a été mouvementé à hauteur de 380 millions de francs. Un autre compte joint a également été ouvert à la Bst au nom de M. et Mme Habré en 2005.

Les mouvements dans les comptes ont été caractérisés par de multiples opérations de souscription de Bons de caisse. Pour les profanes, « le Bon de caisse est un dépôt rémunéré qui permet à son souscripteur de bloquer un montant donné pendant un durée de placement connue à l’avance, en contrepartie du versement d’intérêts préalablement négociés. Le dépôt est effectué par versement espèces ». On est donc bien, vraiment bien loin, des pauvres 250 millions de francs que Abdoul Mbaye a voulu brandir pour sa défense ! D’ailleurs dans sa livraison du 4 juillet 2019, le journal Libération a publié quelques documents qui révèlent des opérations portant sur plus de 875 millions de francs Cfa sur les comptes de Hissein Habré. En plus de ceux révélés par Libération, Le Quotidien détient d’autres documents bancaires. Que Abdoul Mbaye saisisse donc la justice pour « s’expliquer » avec Le Quotidien, et nous établirons ainsi indubitablement qu’il a menti sur les montants des avoirs du couple Habré et sur son rôle dans le blanchiment des milliards emportés par Hissein Habré. Abdoul Mbaye semble oublier qu’acculé sur cette affaire Habré, il avait déjà répondu aux médias, le mercredi 7 novembre 2012, pour dire qu’au moment où il recevait les dépôts de Hissein Habré, le délit de blanchiment d’argent n’existait pas encore dans le droit positif sénégalais. Il disait ceci : « C’est un peu triste car le blanchiment est un délit. C’est un délit défini par une loi. La loi contre le blanchiment au Sénégal date de 2004 alors que les faits incriminés se sont déroulés en 1990. Il y a une double diffamation sur ma personne. En 1990, les autorités officielles ont accueilli l’ancien président de la République tchadienne, il avait de l’argent et il avait cherché à déposer de l’argent dans les banques sénégalaises. Je suis Premier ministre, c’est pourquoi les gens cherchent à savoir l’argent qui avait été déposé dans la banque, mais il y a plusieurs banques qui ont accueilli l’argent. »

Au moins un compte à la Hsbc en France

Il faut dire que Abdoul Mbaye a un rapport assez étrange avec la vérité ! C’est ainsi qu’il se permet, dans un tweet du 2 juillet 2019, de dire : « Je ne possède pas de compte bancaire en France et pas un mètre carré d’appartement hors du Sénégal. » Abdoul Mbaye ne dit pas la vérité car nous détenons les preuves de l’existence d’un compte à son nom, à la banque Hsbc en France jusqu’au moins la date du 3 mars 2018. Abdoul Mbaye a encore menti dans les documents d’ouverture de ce compte bancaire en France, car il a indiqué être employé depuis le 3 avril 2012 comme « Senior Advisor » par la Société Helix international et son employeur précédent était Attijaribank. Est-il besoin de rappeler que Abdoul Mbaye a été Premier ministre du Sénégal du 3 avril 2012 au 1er septembre 2013 ? Abdoul Mbaye ne fait nulle mention de son passage au poste de Premier minister, encore moins à la Bst. Peut-être qu’il voudrait cacher quelque chose…

Des Dalton-Mbaye aux Dalton-bidon

Le Président Macky Sall avait envisagé de nommer Pape Dieng au poste de Directeur général de la Senelec. Le Premier ministre Abdoul Mbaye ne l’entendait pas de cette oreille. Les objections du Premier ministre auraient été recevables s’il ne cherchait pas le poste pour son jeune frère Cheikh Tidiane Mbaye. J’avais interrogé le président de la République Macky Sall sur cette situation que je trouvais surréaliste. Je lui disais qu’avec cette affaire, on verrait qui de lui et de Abdoul Mbaye décidait de la nomination aux emplois publics. Le mercredi 18 juillet 2012, Cheikh Tidiane Mbaye claqua la porte de la réunion du Conseil d’administration de la Senelec, Cheikh Tidiane Mbaye qui était aussi Directeur général de la Sonatel, Pca de la Senelec, était annoncé comme candidat à la Direction générale de la Senelec. Il exprima son désaccord sur la proposition de nommer Pape Alé Dieng au poste de Directeur général de l’entreprise. Le Conseil sera convoqué à nouveau la semaine suivante pour entériner la nomination de Pape Dieng.

Dans son édition du 31 juillet 2012, Le Quotidien titra : « Les Mbaye veulent plus de pouvoirs. » Je signais cet article qui fustigeait la volonté du Premier ministre Abdoul Mbaye d’empêcher la nomination de Pape Dieng à la tête de la Senelec pour faire place à Cheikh Tidiane Mbaye, déjà Président du Conseil d’administration de la boîte. Pour accompagner mon article, un de mes collaborateurs signa un billet intitulé « les frères Dalton ». Ce commentaire aurait beaucoup fait mal à la famille Mbaye, m’avait-on rapporté. Aussi, il leur avait été dit que le billet était écrit par Madiambal Diagne qui l’avait fait signer du nom de ce journaliste. Une pratique qui est totalement étrangère au journal Le Quotidien. Je prends à témoin toutes les personnes qui ont eu à passer dans mes différentes rédactions, jamais je n’ai eu à demander à un journaliste d’attaquer ou de défendre quelqu’un. S’il a quelque chose à dire, Madiambal Diagne écrit lui-même ses articles et les signe de son nom.

C’était durant les péripéties de la nomination de Pape Dieng à la Senelec que le Président Sall m’interpella. « Madiambal tu tourmentes mon Premier ministre, peux- tu le laisser tranquille. » Je lui répondis : « Votre gars-là dou dara. » Je précisais au Président Sall qu’il n’y a aucune animosité personnelle mais que mon journal a un rapport avec l’information, avec les faits. Abdoul Mbaye ne pourra nullement contester les faits que nous relatons. La Sonatel décidait de venger les Mbaye. Le Quotidien se trouvait ainsi privé de publicité de la part du plus gros annonceur du Sénégal. Nous publiions des protestations et autres dénonciations de cette attitude injuste de la part de la société de téléphonie. L’opinion publique a été interpellée. Mais rien n’y fit. Nous nous résignions à supporter stoïquement notre sort.

L’opération Tabaski d’octobre 2012

Un ami commun avait estimé devoir s’investir pour arranger mes relations avec Abdoul Mbaye. Il me proposa de nous inviter à diner tous les deux, en « terrain neutre », disait-il. Je lui rétorquai « qu’il n’y avait pas besoin de nous voir en terrain neutre. Nous n’étions pas en guerre et je considérais que Abdoul Mbaye était le Premier ministre du Sénégal et que par égard pour cette fonction, il me revenait de me déplacer pour le trouver à l’endroit qu’il m’indiquerait ». Ma réaction semble avoir surpris Abdoul Mbaye et il me proposa de nous voir à sa résidence à la Rue Galliéni à Dakar. Je m’étais évertué à lui faire comprendre qu’il n’y avait aucune animosité et que nous pouvions continuer à entretenir les relations les plus cordiales. Je peux dire que l’entretien s’était bien passé et je sortais de chez lui avec le sentiment d’avoir pu l’édifier sur le fait que Le Quotidien n’était manipulé par personne. On ne sait pas trop si l’homme est maladroit, gonflé ou méprisant mais, quelques jours plus tard, il prit prétexte de la fête de la Tabaski pour m’envoyer une enveloppe contenant la somme de 150 mille francs par le truchement d’un chauffeur d’un autre ami qui avait assisté à notre rencontre. Dès que je reçus le colis, j’appelai cet ami pour lui demander de passer illico presto à mon domicile car j’avais une information urgente pour Abdoul Mbaye. Une fois qu’il était arrivé à mon domicile, je lui tendis l’enveloppe pour qu’il la retourne à Abdoul Mbaye en lui signifiant que j’étais choqué et outré par son manque de respect et ce que je considérais comme du mépris. Je lui demandai de préciser à Abdoul Mbaye que « tout Premier ministre qu’il est, je suis mieux logé et je vis mieux que lui ». Je pense que cet épisode a définitivement enterré nos relations. Je contai l’anecdote au Président Macky Sall qui en fut effaré. J’ai déjà eu à relater cette histoire au cours d’un entretien sur la Sen Tv avec Ahmed Aïdara.

Le Premier ministre Mbaye invita l’auteur du fameux billet « les frères Dalton », à l’accompagner à son premier voyage à l’étranger en qualité Premier ministre. C’était les 28 et 29 novembre 2012 en Turquie. Des responsables de la rédaction du Quotidien me demandèrent d’interdire le voyage du journaliste. Je passai outre leur suggestion. Ainsi, des reportages sur cette visite en Turquie avaient été publiés dans notre journal. Abdou Mbaye étaient si « ami » avec les Turcs que seuls les projets réalisés par les Turcs au Sénégal trouvent grâce à ses yeux. Tous les autres chantiers de Macky Sall seraient suspects sauf ceux des Turcs. Au courant du mois de mars 2013, j’avais été abordé par des proches de Mme Amy Diack, l’ex-épouse de Abdoul Mbaye, qui était en contentieux avec lui devant le Tribunal civil. Je refusai de traiter les informations qui étaient mises à ma disposition, indiquant que Le Quotidien n’était preneur que d’une interview à visage découvert de Mme Amy Diack. Finalement, mon exigence a été satisfaite le 8 juillet 2019, Mme Amy Diack ayant finalement accordé un entretien à notre journal.

La candidature au Cio

Les organisations internationales humanitaires comme Human rights watch avaient fait de l’affaire Hissein Habré leur cause première. Une campagne internationale avait été engagée. Ben Rhodes, Conseiller adjoint à la Sécurité nationale des États Unis d’Amérique, disait que le Président Barak Obama devait évoquer le cas Habré avec son homologue sénégalais durant sa visite à Dakar du 26 au 28 juin 2013. Une telle perpective semblait mettre mal à l’aise le Premier ministre. Il quitta alors Dakar pour aller à Paris pour « raison de santé ». Curieusement, Abdoul Mbaye trouva le moyen de se rendre à Lausanne pour déposer une candidature au Comité international olympique, en concurrence à celle de son compatriote, Mamadou Diagna Ndiaye. Cette bagarre sénégalo-sénégalaise au Cio avait fait grand bruit. Le Président Sall, qui avait déjà adoubé auprès des membres du Cio la candidature de son Conseiller spécial, nommé le 31 mai 2013, était assez embarrassé de voir son Premier ministre déposer lui aussi une candidature. Il interpella Abdoul Mbaye sur sa démarche et ce dernier lui dit, dans le blanc des yeux, que « c’étaient des mensonges des journalistes », qu’il n’avait pas déposé de candidature. Il finira par avouer le fait.

Abdoul Mbaye semble avoir un différend profond avec Mamadou Diagna Ndiaye. Peut-être que le fin mot de l’histoire sera connu un jour. Mais la nomination de Mamadou Diagna Ndiaye, comme Conseiller spécial par le Président Macky Sall, était apparue inacceptable aux yeux du Premier ministre Mbaye, au point qu’il aurait envisagé de démissionner. Il considérait que la nomination de Diagna Ndiaye était dirigée contre lui. Quand j’avais eu vent de la volonté de Abdoul Mbaye de démissionner, j’en avais alerté le Président Sall. Ce dernier, qui commençait à être agacé par les humeurs de son Premier ministre, se braqua: « Tant pis, qu’il parte si ça lui chante. » Une décision fracassante du Premier ministre, pouvait faire des dégâts. Il faut cependant dire que des membres de la famille de Abdoul Mbaye avaient pesé de tout leur poids pour infléchir sa position, qu’ils auraient trouvée « trop prétentieuse ». « Pourquoi celui qui t’a nommé n’aurait-il pas le droit de nommer quelqu’un d’autre », lui aurait rétorqué un membre de sa famille.

Les derniers jours de Abdoul Mbaye à la Primature

En partant en vacances en août 2013 pour quelques jours en Namibie, le Président Macky Sall était parti avec l’idée de mettre au point les derniers réglages pour remanier son gouvernement à la rentrée. Il refusait l’idée de changer de Premier ministre. Entretemps, Abdoul Mbaye avait fait une émission sur la Tfm, qui ne laissait plus le choix au Président Sall. Dès son retour de Namibie le jeudi 29 août 2013, le Président Sall me « convoqua ». « As-tu suivi l’émission de Abdoul Mbaye », m’a-t-il apostrophé. Je lui répondis : « Vraiment je ne l’ai pas regardé car je ne voudrais plus vous parler de votre Premier ministre. J’ai juste entendu des commentaires. » Macky Sall dit alors sa sentence : « Il méconnait la fonction et la place de Premier ministre, sinon il ne parlerait pas comme il l’a fait. » Ainsi me confia-t-il qu’il allait finalement le remplacer par Mme Aminata Touré. Dans la soirée, Aminata Touré m’appela pour échanger avec moi sur la situation politique. J’abrégeai la discussion de crainte de trahir une confidence. C’est le samedi 31 août 2013 qu’elle m’appela pour dire que le Président venait de lui signifier qu’elle sera nommée au poste de Premier ministre en remplacement de Abdoul Mbaye. Le dimanche 1er septembre 2013 au matin, le Premier ministre Mbaye est appelé à la Présidence. Le Président Macky Sall commence à lui dire qu’il avait mis à profit ses vacances pour réfléchir sur le remaniement du gouvernement. Le Premier ministre l’interrompit : « Ah ouais Monsieur le Président, il y a certains de nos ministres qu’il faudrait nécessairement changer. » « Sans doute, poursuivit le Président, j’ai décidé d’un remaniement en profondeur et c’est pour moi l’occasion de changer de Premier ministre. Je pense que c’est le moment de le faire pendant que nous sommes encore en de bons termes. Il y a beaucoup trop de bruits et ce serait regrettable que cela arrive à dégrader nos relations personnelles. » Abdoul Mbaye était un peu sonné. Il se ressaisit et remercia le Président Sall d’avoir eu à le choisir parmi 13 millions de Sénégalais et lui redit sa fidélité et sa reconnaissance. Le Président Sall le remercia chaleureusement et lui dit qu’il lui laissera le temps pour informer ses proches pour éviter qu’ils n’apprennent brutalement la nouvelle par les médias. Moins une demi-heure plus tard, la Radio Futurs Médias annonça que le Premier ministre Abdoul Mbaye avait rendu sa démission. La mauvaise foi était sidérante. La présidence de la République se verra ainsi obligé de faire un communiqué pour rétablir la vérité des faits.

Mordre la main qui vous a nourri

J’ai souri quand j’ai vu un tweet du 30 juin 2019, de Abdoul Mbaye traitant les Sall de « Dalton-Bidon ». Quel manque d’urbanité que de s’en prendre à un adversaire politique sur son « physique » ! Comment peut-on manquer autant de respect à une personne de surcroît, qui vous a fait l’honneur de vous élever à un rang aussi élevé. C’est en quelque sorte mordre la main qui vous a nourri. L’homme en est-il à son premier coup du genre ? Bien sûr que non. Qu’étaient devenues ses relations avec Aliou Sow avec qui il avait été partenaire à la Bst ? Qu’en est-il de ses relations avec Jean-Claude Mimran ? Qu’en est-il de ses relations avec ses amis avec lesquels il a été en relations d’affaires ?

Il est difficile de comprendre l’animosité manifeste, la haine viscérale que Abdoul Mbaye nourrit à l’endroit du Président Sall. L’homme n’a plus aucune retenue. Il accuse Macky Sall de tout jusqu’à être à l’origine de ses déboires conjugaux. Macky Sall et son régime chercheraient à tuer Abdoul Mbaye qui le crie partout mais sans jamais déposer une plainte pour faire ouvrir une enquête ou montrer la moindre menace de mort ou une preuve quelconque. Il en veut tellement à Macky Sall qu’il a préconisé le renversement de son régime par la violence. Le Quotidien a révélé, dans son édition du 11 février 2019, disposer d’un enregistrement audio qui l’atteste indubitablement. Il s’agit d’une discussion avec le Président Abdoulaye Wade, à l’hôtel Terrou bi de Dakar, le 10 février 2019. Aussi, avons-nous connaissance du verbatim d’un entretien explosif que Abdoul Mbaye a eu avec le truculent Capitaine Mamadou Dièye, qui a quitté brutalement les rangs de l’Armée sénégalaise. Ce fameux entretien a eu lieu le 25 mars 2018 à 12 heures à l’hôtel Lancaster, 7 rue de Berri à Paris. Ce n’est pas seulement de l’outrecuidance. La trahison a toujours été le revers de tout pouvoir du fait de la convoitise des hommes. César se verra évincer par Brutus, l’arrière-garde de Charlemagne tomba à Ronceveaux d’un piège fomenté par Ganelons. On ne peut nier à une personne d’avoir de l’ambition d’être au pouvoir, de vouloir s’émanciper politiquement et se faire roi, mais quand toute la stratégie est basée sur du mensonge, une falsification des faits, on ne peut que les rétablir dans leur vérité vraie. La posture de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye se rapproche bien de l’idée émise dans « La République des traitres » de Jean Garrigues, selon laquelle : « Celui qui aspire à devenir Président est presque condamné à trahir un jour pour accéder à ce trône, tant convoité. »

Audition à la DIC: TAS et MLD en guests

YERIMPOST.COM A qui le tour devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles ? Après avoir auditionné le principal intéressé la semaine dernière, la Brigade des affaires générales (BAG) compte bien entendre les versions de deux « témoins-clé » de l’affaire Petrotim: Mamadou Lamine Diallo, leader de Tekki, et Thierno Alassane Sall, ancien ministre de l’Energie. Au courant de cette semaine en principe, ils feront face aux enquêteurs pour dévoiler ce qu’ils se tuent à expliquer aux médias. Mamadou Lamine Diallo qui, à visage découvert, avait participé à la réalisation du reportage de la chaîne britannique BBC par lequel le scandale dit des 10 milliards de dollars, a éclaté, impliquant Aliou Sall, se fera certainement le plaisir de se décharger face aux enquêteurs. Ce n’est pas si sûr pour le président de la République des Valeurs qui, au lendemain de l’appel à témoin du procureur, assimilait ce procédé à de la farce.

Soutiens à Wally Seck: Une soirée aux couleurs LGBT aux Almadies

YERIMPOST.COM  « Challenge Wally », dans des séquences vidéos où de jeunes hommes s’affichent, habillés du t-shirt polémique de Wally Seck, inonde les réseaux sociaux. Mais ces souteneurs de l’artiste du label « Faramareen Music » ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Une soirée de solidarité à leur chanteur serait en gestation et où le « dress code » est le fameux t-shirt pour tous les hommes. C’est ce dimanche 14 juillet que la soirée doit avoir lieu dans un célèbre dancing des Almadies. Les autorités sont averties…

Plainte de Wally contre Imam Kanté: Imam Massamba Diop menace de vilipender les homosexuels du Sénégal

YERIMPOST.COM  Sermon de feu de l’Imam Massamba Diop ce vendredi 12 juillet ! Secrétaire exécutif de l’Ong Jamra, il a révélé qu’il existe au moins une douzaine d’associations d’homosexuels reconnues au Sénégal. Sans mettre de gants, Imam Diop menace de dévoiler la liste de ces associations et de leurs membres si jamais son homologue du Point E, l’Imam Makhtar Kanté, est inquiété par la justice.

Pour rappel, une plainte de l’artiste Wally Seck plane sur la tête de l’Imam activiste qui condamnait l’attitude du chanteur après sa dernière sortie publique où il arborait le drapeau LGBT floqué sur un t-shirt. Imam Massamba Diop appelle l’Etat à assumer ses responsabilités.

La face cachée des opposants sénégalais (Emmanuel Desfourneaux)

C’est officiellement fait par un décret du 5 juillet 2019 : après le lancement du Dialogue national en date du 28 mai, que le nombre de représentants de l’opposition au sein du Comité de pilotage est enfin connu. Ils seront 7, durant 3 mois, à prendre place à la table des différentes Commissions thématiques en vue de remettre un énième rapport au président de la République. Avec les non-alignés, sorte de deuxième pôle d’opposition, ils seront au total 12. Curieusement, ce chiffre correspond à celui des douze apôtres à qui s’était adressé Jésus Christ : « Je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer ».

Simple coïncidence ou signe indien ? A l’occasion d’une interview, une révélation passée inaperçue de Madame Nafi Diallo, porte-parole adjointe du PDS, me questionne. Sans livrer les identités, elle y évoque des visiteurs nocturnes d’opposants au « Palais de Roume », avec, pour enjeu, l’entrée de ministres dans un prochain gouvernement d’union nationale. Et si, parmi les 12, ou du moins au sein des 7 opposants du Comité de pilotage, s’étaient glissés un ou plusieurs agents doubles, ou des seconds couteaux ? Et si le mensonge si caractéristique dans l’affaire Aliou Sall n’était pas le seul apanage de la majorité ?

Tout Palais présidentiel renferme bien des secrets du pouvoir. Pourquoi ne pas croire par conjecture à des tractations secrètes conduites au Palais de la République du Sénégal entre Macky Sall et certains pontes de l’opposition, en particulier des anciens frères libéraux ? Il me faut dépasser l’hypothèse d’école, et en avoir le cœur net. Après plusieurs appels téléphoniques passés auprès de certaines sources dignes de confiance, trois noms ont été dénichés : Oumar Sarr, Mamadou Diop Decroix et Me Amadou Sall.

Selon un récit circonstancié, ce serait Oumar Sarr, le Secrétaire général adjoint du PDS, qui serait à l’initiative de manœuvres souterraines pour un rapprochement entre la majorité et l’opposition. C’est lui-même, en pleine campagne présidentielle, donc avant le 24 février 2019, mais surtout en plein boycottage des élections par son parti, qui aurait été reçu en personne par le président Macky Sall. C’est à peine croyable ! Le numéro 2 du premier parti de l’opposition parlementaire s’est converti en une sorte de Janus du PDS, dieu introducteur et garantissant le passage des portes entre l’opposition et la majorité. C’est en effet par son entremise, et ce après les élections présidentielles, que Mamadou Diop Decroix et un peu plus tard Me Amadou Sall auraient obtenu une audience auprès du locataire du Palais de Dakar.

Ces agissements d’opposants de premier plan s’inscrivent dans des pratiques séculaires de la classe politique sénégalaise, telles que la transhumance ou le wax waxeet. Par-dessus tout, les 3 rencontres nocturnes viennent corroborer un scénario politique inédit qui égale le scandale Aliou Sall. Car en l’espèce, tout se fait en catimini, loin de la base, loin des militants, en toute illégalité par rapport aux statuts du PDS, et sans l’attache de Me Abdoulaye Wade.

Les trois protagonistes des réunions nocturnes ont un mobile politique : faire partie d’un possible gouvernement d’union nationale qui se profilerait vers la fin du 2ème semestre. Eloignés des fastes du pouvoir depuis 7 ans, c’est assurément long ! A plus forte raison, lorsque l’un de leur frère libéral gouverne, rien ne les sépare politiquement, le sacrifice de « l’agneau Wade » les conduit vers une impasse ! Et puis, tout autour d’eux, ce n’est qu’un champ de ruine politique : l’unité de façade du C25 a sombré dans l’oubli, et l’opposant Sonko les indispose. Tout a été minutieusement préparé. Le Dialogue national, sans raison d’être et qui selon l’article 1er du décret n° 2019-1106 n’accorde qu’une fonction consultative, n’a pour but ultime que de mener à une large alliance libérale ancrée à l’APR, avec pour résultat le bradage du PDS.

Pensez-vous que Famara Ibrahima Sagna est tombé du ciel sénégalais comme ça ? Il a été choisi car il avait à son actif un dialogue réussi ayant débouché en 1991 sur l’entrée au gouvernement de l’opposant Me Abdoulaye Wade. Subséquemment, il a une légitimité renforcée pour conduire vers un élargissement gouvernemental. Une autre curiosité que je voudrais brièvement partager avec vous. La proposition de Serigne Modou Kara Mbacké de faire d’Idrissa Seck le Vice-président de Macky Sall, doit-elle être perçue comme un simple ballon d’essai ? Vice-président, c’est plus tentant que 1er Ministre ! Cela tombe bien, la suppression du poste de 1er ministre n’a fait l’objet d’aucune concertation, et est passée en force du fait majoritaire alors que, quelques jours après, le président chantait les louanges du démarrage de son Dialogue national ! Drôle de coïncidence ! Mamadou Diop Decroix, qui a rallié Idrissa Seck, n’aurait-il pas obtenu ce poste pour son champion lors de sa rencontre avec le président Macky Sall ? Ou à minima le poste de chef de l’opposition. Soyons attentifs aux propositions à venir de la Commission politique du Comité de Pilotage.

Pour faire mordre à l’hameçon, les opposants manœuvriers ont essayé la méthode douce auprès des Wade. Les uns ont brandi l’espoir d’une amnistie (élargie à 2019 pour y embarquer tous les recalés de la bonne gouvernance sous Macky Sall), les autres ont vendu le Dialogue national avec le renfort de superlatifs à l’africaine. Face au refus du PDS et au maintien de la demande de révision du procès de Karim Wade, Oumar Sarr a dévoilé au grand jour sa face cachée en se rendant au démarrage de la journée du Dialogue national. Un autre candidat n’a pas attendu la fin du Dialogue national ! El Hadji Issa Sall se sent pousser des ailes malgré ses 4,07 % et, dans le contexte des négociations secrètes, se met à décliner tout haut ses ambitions de rejoindre le gouvernement de Macky Sall ! Ils ne se cachent même plus !

Quel est le scénario possible pour arriver à leurs fins ? Le score à la dernière élection présidentielle de Madické Niang de 1,48 % ne plaide pas en faveur d’une démission du PDS. Et leur deal est de livrer ce parti comme le fit le PS ! Ils ont deux cibles. La première, c’est Me Abdoulaye Wade, une icône de la scène politique sénégalaise, comme le fût Habib Bourguiba, l’homme de l’indépendance de la Tunisie, déposé par Ben Ali pour sénilité. La récente sortie du lieutenant d’Oumar Sarr, Abdoulaye Ba Nguer, nous éclaire en ce sens : « C’est dégradant d’envoyer Me Abdoulaye Wade au charbon, qui se trouve en retraite politique au regard de son âge très avancé ». Le secrétaire général, Me Abdoulaye Wade, sera ravi d’apprendre qu’un de ses cadres l’a mis d’office en retraite ! Pour diriger de façon officieuse le PDS, sous le régime d’un coup d’état à la Bourguiba, le secrétaire général adjoint, Oumar Sarr, peut compter sur les services du nouveau porte-parole du PDS, Me Amadou Sall, après avoir réussi à écarter de ce poste stratégique Babacar Gaye.

Leur deuxième cible est bien entendu Karim Wade. Il faut tirer avantage de son éloignement forcé et le discréditer en regénérant la machine à fantasmes ! Ils se comportent à son égard comme s’ils étaient du côté de la majorité ! D’ailleurs, ne le sont-ils déjà pas ? Reprenons les propos d’Abdoulaye Ba Nguer pour nous en convaincre : « Il appartient à Karim Wade, ministre de l’énergie de l’époque, de se prononcer (sur l’affaire Aliou Sall), d’autant plus qu’il doit être à l’aise sur cette affaire dans la mesure où la procédure était inachevée à l’arrivée de Macky Sall ». Quelle différence, hormis la nuance narquoise, avec la sortie du grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, soutien de Macky Sall qui veut impliquer la famille Wade ? Peut-être serait-il plus recommandé de s’interroger de façon plus générale sur le vrai mutisme de tous ces opposants dans l’affaire Aliou Sall. Eux qui n’ont pas reconnu l’élection du président Macky Sall, eux qui l’ont injurié pendant toute la campagne, ont-ils aujourd’hui les mains liées avec le Dialogue national et leur deal ? La bande de trois est en train d’anesthésier l’opposition tout entière.

Il me paraît indiscutable que le PDS est au cœur d’une « guerre civile » entre responsables, voire à l’aube d’une bataille décisive comparable à celle de Pharsale ayant opposé César à Pompée. Chaque camp affûte ses armes ! Sans le moindre parti pris, j’ai décidé de vous rapporter ces réunions nocturnes car j’ai l’intime conviction que l’opposition sénégalaise est en grand danger, à fortiori le PDS et in fine Me Abdoulaye Wade. La recomposition politique sénégalaise dont ces brutus vertueux pourraient se prévaloir, est une mystification. Ils ne visent à aucun moment le bien commun du parti, mais leurs intérêts personnels. Ils marchent sur les traces du PS et de l’AFP, en contrepartie de postes dorés. L‘alliance mégalomaniaque qui se prépare, après l’élimination des 2 K, cherche à se créer un seul ennemi : le diabolique Ousmane Sonko. Ils espèrent que, après l’avoir vilipendé, ce dernier ne brise pas le plafond de verre ! Et si par malheur cela devait arriver, ils l’arrêteront comme le prédisait Me Abdoulaye Wade.

Le crime était presque parfait ! Les opposants manœuvriers savent qu’en dehors du PDS, leur destin est scellé, leur disgrâce inéluctable. Quel est l’ancien Wadiste qui a construit un parti fort ? Le PDS n’est pas en crise, ce parti est à l’aube d’une mutation nécessaire en vue de se préparer à une nouvelle alternance. Macky Sall achève son dernier mandat. Mais sûrement, certains responsables du PDS n’y croient pas trop. Comme l’atteste une autre affaire concernant Oumar Sarr. Me Abdoulaye Wade avait fini par suivre l’avis insistant de son adjoint, Oumar Sarr, de congédier sur-le-champ Madické Niang. Ce dernier avait devancé une procédure de déchéance de son statut de député. Il fut remplacé par Abdul Aziz Diop, proche d’Oumar Sarr, comme par hasard ! Contrairement aux instructions du PDS, et en rupture avec l’opposition, le nouveau député Aziz Diop vote constamment en faveur de l’APR ! Cela fait beaucoup de faisceaux d’indices qui confirment la thèse d’une mise en vente du PDS. L’ultime combat de Me Abdoulaye Wade, avant sa vraie retraite politique, n’est-il pas de sauvegarder les intérêts de ce parti historique contre les ennemis de l’intérieur ? Voire les intérêts de toute l’opposition, lui l’opposant emblématique.

Ce texte est une suite de l’épisode 1 de la série « QUE TOMBENT LES MASQUES ! » de notre éditorialiste, Emmanuel Desfourneaux, intitulé : LA MALÉDICTION D’ALIOU SALL

Devant la Dic, Abdoulaye Timbo ignore tout

YERIMPOST.COM « Je ne suis au courant de rien concernant cette affaire! » Telle est la ligne de défense adoptée par Abdoulaye Timbo, autrefois gérant de la société Agritrans. Maire de Pikine et non moins oncle des Sall, il était ce vendredi 12 juillet devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic) pour livrer sa version des faits soulevés dans le cadre du scandale dit des 12 milliards de dollars. Son audition a été on ne peut plus discrète. L’affirmation d’Elhadji Hamidou Kassé sur le plateau de TV5, comme quoi la société Agritrans avait reçu dans ses comptes la somme de 250 000 dollars au titre de rémunération pour consultance agricole, Abdoulaye Timbo dira encore tout en ignorer . Il était pourtant gérant de la boîte à cette période mais révèle que, durant tout le temps qu’il a géré cette société, aucune activité n’y a été enregistrée que ça soit au Sénégal ou ailleurs.

C’est à se demander si, pendant les 5 tours d’horloge qu’il a passés face aux enquêteurs, Timbo a fait bouger les lignes de cette enquête avec cette posture de dénégation…

Manifestation de Aar Li Nu bokk: Guédiawaye ne répond pas à l’invitation

YERIMPOST.COM Encore un bide au rassemblement de ce vendredi 12 juillet initié par la plateforme Aar Li Nu bokk. L’appel à la mobilisation n’a pas été bien accueilli par les populations de Guédiawaye qui sont sorties en petit nombre. L’engouement des premières heures de la naissance de la plateforme s’effrite au fil des semaines.

Malgré la faible assemblée, les slogans pour une gestion transparente des ressources pétrolières et gazières ont été scandés, à tour de rôle par les intervenants. Autorisée dans la ville dont le premier magistrat, Aliou Sall, est cité dans le scandale dit des 12 milliards de dollars révélé par la BBC, la manifestation a fait pschitt…

Guédiawaye: Laisser passer pour Aar Li Nu Bokk dans le fief d’Aliou Sall

YERIMPOST.COM  Guédiawaye sera en effervescence cet après-midi du vendredi 12 juillet. Le préfet du département a donné son accord pour une manifestation encadrée de la plateforme Aar Li Nu Bokk. Les initiateurs vont ainsi à l’assaut des populations pour une campagne de sensibilisation sur leur rôle prépondérant dans la gestion transparente de nos ressources naturelles. A noter que Guédiawaye n’est pas choisi au hasard par les organisateurs de la marche, puisque la ville est le fief de celui par qui le scandale est arrivé…

Baromètre de la corruption: Les corps les plus corrompus au Sénégal vilipendés

YERIMPOST.COM C’est le rapport 2018 de Transparency international qui le dit. Publié à l’occasion de la journée de lutte contre la corruption, ce rapport, présenté par le Forum civil sénégalais en partenariat avec Afrobarometer, étale les avilissements de 35 pays africains, dont le Sénégal. En ce qui concerne notre pays, un tableau sombre est dressé notamment chez les policiers et chefs d’entreprise. Dans un sondage réalisé,  47% de Sénégalais sont d’avis que la corruption s’est accrue ces douze (12) derniers mois. Pour les populations interrogées, la police est le corps le plus corrompu du Sénégal suivie des chefs d’entreprise et autres hommes d’affaires. Les députés sont également cités ainsi que les magistrats, le gouvernement et les guides religieux.

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