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Dernière minute: Les élections locales officiellement reportées

YERIMPOST.COM Au cours de la réunion de la commission du dialogue politique, tenue ce matin du 16 juillet, il a été décidé, à l’unanimité des participants, que les élections locales, qui devaient se tenir en décembre 2019, ont été reportées.

Tout est parti d’une intervention de Déthié Fall. Le plénipotentiaire de Rewmi a déclaré qu’aucun scrutin ne peut plus se tenir sans qu’il y ait, au préalable, un audit du fichier électoral, du parrainage et du processus électoral en général. Pour ce faire, le député rewmiste a demandé un recours à des cabinets d’audit indépendants. Avant d’ajouter que tout cela ne peut se faire que dans un délai minimal de quatre mois.

Déthié Faye des Non-alignés a pris la parole pour, au vu du temps requis par ces exigences, proposer le report des élections locales, appuyé par Serigne Mbacké Ndiaye, plénipotentiaire de Benno Bokk Yaakaar.

Au cours de la suspension de séance qui s’en est suivie, aiguillonné par ce dernier, le président de la commission cellulaire, le général Mamadou Niang, a concocté une synthèse qu’il a lue à la reprise des travaux. La synthèse, qui préconise le report des locales à une date qui sera ultérieurement discutée, a été adoptée à l’unanimité, en l’absence de la moindre objection contraire.

 

Poème: La chasse aux Ecureuils (Sidy Ady Dieng)

Demain dés l’aube
A l’heure ou blanchit la campagne
Les lions du Sénégal commencerons à aiguiser leurs crocs
Tirant sur la mâchoire et affamés comme jamais
Ils sortirons en horde de la tanière

Et alors sera ouverte la chasse aux écureuils

De grace, pas de pitié pour ces proies qui s’aventurent devant vous
Pas de quartier, à l’heure où la pression des canines
Et la lame des griffes accérées
Feront gicler partout le sang de ces impétueux
Qui osent défier les rois de la savane
Que flottent les crinières, que s’enfument les museaux
Que la bannière vert, or et sang flotte déjà
Au sommet des énigmatiques pyramides d’Égypte
Et que les carcasses de ces pauvres écureuils
Qui ne suffiront même pas à gaver les fauves
Serve au-moins à calmer la tyrannie de la faim

GAYNDÉ : bu dé jotté, ku dùnd gore woo !

Sidy Ady DIENG
Poète, Lauréat du BSDA
Prix Birago DIOP

Alpha Condé va brûler la Guinée, impacter le Sénégal et déstabiliser l’Afrique de l’Ouest

YERIMPOST.COM « La forme républicaine de l’Etat, le principe de la laïcité, le principe de l’unicité de l’Etat, le principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, le pluralisme politique et syndical, le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent faire l’objet d’une révision. » Cet article 154 de la Constitution guinéenne de 2010 est au coeur de la tragédie politique qui se joue à Conakry depuis plusieurs mois.

Elu en 2010 dans des conditions invraisemblables où il a rattrapé 30 points de retard entre les deux tours, réélu en 2015 à la faveur d’un scrutin contesté, Alpha Condé doit quitter le Palais Sékhoutouréya après deux bails de cinq ans à la tête de son pays. A la suite de certains de ses homologues comme Denis Sassou Nguesso, le président guinéen aurait pu faire sauter le verrou constitutionnel de la limitation des mandats. Mais il butte sur la disposition sus-citée qui exclut « le nombre et la durée des mandats du président de la République » des clauses susceptibles de révision.

Devant cet obstacle dirimant, Alpha Condé, décidé contre toute décence à s’accrocher au pouvoir, a opté pour une parade sidérante: abolir la Constitution actuelle pour lui substituer une nouvelle qu’il a fait rédiger. En d’autres termes, brûler le texte qui fit le consensus de toutes les forces vives et sur la base duquel il fut lui-même élu et réélu…

Pareille initiative a coalisé contre elle toutes les forces politiques, sociales et symboliques de la Guinée qui se sont regroupées au sein d’un Front national de défense de la Constitution (FNDC). Toutes ethnies confondues, dans ce pays où l’ethnostratégie a toujours régi la vie politique, les Guinéens se sont levés comme un seul homme pour barrer la route à une telle forfaiture. A commencer par les Malinkés dont fait partie Alpha Condé. Ainsi de Cheick Sako qui a démissionné de son poste de ministre de la Justice en signe de désapprobation du changement de Constitution. Ainsi également de Lansana Kouyaté, d’Ousmane Kaba et d’autres leaders issus de la Haute-Guinée actifs au sein du FNDC.

Force symbolique importante dans l’imaginaire populaire, l’imam de la Grande mosquée de Conakry a publiquement déclaré son opposition à un éventuel 3e mandat. De même que son homologue de Kindia. Mais aussi et surtout le kontigui de la Basse-Guinée, chef coutumier de la collectivité soussoue, l’équivalent du Grand Serigne de Dakar en plus populaire et en plus influent, qui a craché sur 350 000 dollars avec lesquels on tentait de le soudoyer, pour inviter Alpha Condé à « sortir par la grande porte. »

Le locataire de Sékhoutouréya semble sourd à ces nombreuses voix discordantes, pris en otage par son propre système fondé sur la corruption et sur une surenchère extrémiste et loyaliste. Depuis une décennie, en effet, celui qui est arrivé au pouvoir à 74 ans, après toute une vie passée à exercer le métier d’opposant, a mis en place un système de pillage des énormes ressources de la Guinée dont l’impéritie n’a d’égale que la médiocrité des résultats économiques et sociaux. La Guinée, grand corps malade de l’Afrique de l’Ouest, s’enfonce chaque jour davantage dans la misère économique et la régression sociale. Signe de son échec patent, Alpha Condé n’a pas bâti un seul échangeur à Conakry, la seule capitale africaine où il faut 3 à 4 heures pour parcourir 5km !

Au même moment, l’exportation de la bauxite est passée de 15 millions à 60 millions de tonnes par an, dans un contexte où les cours ont flambé et où la dépendance du monde de la Guinée s’est considérablement accrue.

C’est entre autres pour continuer à contrôler cette manne financière que le régime d’Alpha Condé concocte un abolitionnisme constitutionnel qui va brûler la Guinée. Si la Guinée brûle, le Sénégal va être gravement touché. Il y a dans notre pays 3 millions de bi-nationaux sénégalais et guinéens. Si ce pays voisin bascule, nos villes et campagnes vont accueillir des millions de réfugiés du fait de la proximité sociologique de nos deux peuples. Sans compter tous les risques sécuritaires. Le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée Bissau, encore convalescents, vont être impactés par les dégâts.

En un mot comme en mille, le goût démesuré pour le pouvoir d’une personne de 84 hivernages fait peser de lourds risques de déstabilisation sur toute l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, la sous-région ouest-africaine et le monde ne doivent pas regarder écrire en Guinée un scénario rouge sang. Le président nigérien Mahamadou Issoufou a eu raison de le rappeler au cours d’un récent sommet de la Cedeao: « Notre sous-région a dépassé la question du respect du nombre des mandats présidentiels et ne doit plus revenir en arrière. »

Cheikh Yérim Seck

Révélations sur le contenu de ce colis d’Ousmane Sonko qui a fort surpris les enquêteurs !!!

YERIMPOST.COM En date du 25 juin, les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC), chargés de faire la lumière sur le scandale dit des 10 milliards de dollars déclenché par le reportage de la BBC, ont reçu un colis émanant d’Ousmane Sonko, leader de Pastef/Les Patriotes.

Lorsqu’ils l’ont ouvert, Yerimpost est en mesure d’écrire qu’ils n’y ont trouvé, à leur grande surprise, que deux pièces: une lettre de Sonko datée du 24 juin 2019 et un exemplaire de son ouvrage Pétrole et gaz au Sénégal: Chronique d’une spoliation, pamphlet paru en mai 2017.

Dans sa lettre à l’écriture fine, longue d’une bonne page, Ousmane Sonko a expliqué les raisons pour lesquelles il a décidé de ne pas déférer à la convocation de la DIC. Le leader de Pastef a évoqué un entretien téléphonique qu’il aurait eu avec le chef des enquêteurs au cours duquel ce dernier lui aurait dit qu’il n’est pas convoqué mais « invité » à apporter des éléments de nature à contribuer à la manifestation de la vérité. Assurant qu’il se serait présenté s’il avait été convoqué, Sonko a poliment décliné « l’invitation ».

Poursuivant sa lettre écrite dans des termes en quelques endroits corrosifs, Ousmane Sonko a ajouté qu’il ne peut pas se déplacer pour les besoins d’une enquête diligentée par un procureur dénué de sérieux dans sa démarche, qui fait dans le dilatoire, et ayant opté pour une posture à décharge qui transparaîtrait dans les propos tenus lors de sa conférence de presse du mercredi 12 juin 2019.

Fort de ces arguments, Sonko a terminé par dire qu’il attend une enquête sérieuse, diligentée par un parquet impartial, pour distraire son temps à y participer.

En conclusion, il a indiqué aux enquêteurs qu’il tenait à leur disposition l’exemplaire de son livre joint au courrier. Non sans indiquer qu’il y a décrit la spoliation du Sénégal orchestrée par, dit-il, Macky Sall, Aliou Sall, Aly Ngouille Ndiaye, et des sociétés étrangères.

Après réception du colis, les enquêteurs de la DIC sont restés sur leur faim. Au vu du positionnement d’Ousmane Sonko dans le débat autour de la gestion du pétrole et du gaz, ils s’attendaient à recevoir de lui des documents ou éléments de nature à définitivement faire éclater la vérité dans ce scandale qui tient le Sénégal en haleine depuis plusieurs semaines.

Cheikh Yérim Seck

Affaire Aliou Sall-BBC: ACT démonte point par point le mémorandum du gouvernement du Sénégal

Macky Sall réagit aux accusations de la BBC contre Aliou Sall

YERIMPOST.COM Son allocution en wolof, après avoir honoré la prière de l’Aid-El-Fitr, à la Grande mosquée de Dakar, a été l’occasion pour le président Macky Sall de se prononcer sur la très forte polémique née de la diffusion du documentaire de la BBC sur le pétrole sénégalais.

La mâchoire serrée, la mine ferme, le chef de l’Etat a fustigé les accusations de la BBC sans la nommer, dénoncé une manoeuvre de déstabilisation du pays et martelé sa détermination à protéger l’image et la souveraineté du pays. Il a indiqué que la justice s’est saisie de l’affaire et a promis que son frère Aliou Sall, sans le nommer, sera sanctionné s’il est fautif. Nous y reviendrons…

Reportage de la BBC sur le pétrole sénégalais: Révélations sur une enquête à charge

YERIMPOST.COM J’ai eu vent, depuis au moins 6 mois, d’une investigation de la BBC sur le pétrole sénégalais, et plus particulièrement sur les rôles respectifs de Franck Timis, boss de Timis Corporation, et de son ex-collaborateur au Sénégal, Aliou Sall. Aiguillonné par la curiosité du journaliste, j’ai mené une enquête sur l’enquête et découvert que la BBC n’a pas pris l’initiative de l’investigation. Elle a été « mise sur la piste » par un délateur, un ancien collaborateur licencié par Franck Timis qui a volé des documents de Timis Corporation dans le dessein de régler son compte à son ex-employeur.

Lorsque, forte de cette documentation frauduleusement soustraite, dans le mépris des règles de confidentialité en vigueur dans toute entité publique ou privée, la BBC a touché, par mail, d’un questionnaire, Franck Timis et Aliou Sall. Optant pour une solide stratégie de défense, ce dernier a commis un cabinet d’avocats londonien réputé, Schillings International LLP, dont les réponses aux questions ont eu un effet immédiat: pousser la BBC à revoir ses notes et à reporter la date de diffusion du documentaire qui avait été fixée au tout début d’avril 2019.

La correspondance de Schillings, un argumentaire de 17 pages estampillé « Privé et Confidentiel » dont Yerimpost a obtenu copie, a ébranlé les certitudes du média anglais, imposé le cut pur et simple de parties entières du documentaire et prouvé qu’Aliou Sall a agi intuiti personae, dans le cadre d’une collaboration de travail avec une entreprise privée, antérieurement à l’accession au pouvoir de son frère, Macky Sall, en mars 2012.

La BBC a fini par sauver ce qui pouvait l’être de son « enquête », en remplissant certains creux par des interviews d’adversaires politiques de Macky Sall: le très remonté ex-Premier ministre de ce dernier, Abdoul Mbaye, et le très critique économiste-politicien, Mamadou Lamine Diallo. Les interviews dans le documentaire de ces deux seules personnalités, à l’exclusion de toute personne du pouvoir qui aurait pu émettre un autre son de cloche, illustre le choix éditorial fait par BBC de mener un travail purement à charge. Ce qui en relativise la crédibilité.

La BBC est allée plus loin, accusant Aliou Sall d’être le propriétaire d’une société bénéficiaire d’un transfert de 250 000 dollars en provenance de Timis Corporation. La formulation d’une aussi grave allégation au conditionnel ne peut pas rester sans conséquence. Yerimpost est en mesure de révéler d’ores et déjà que la firme londonienne Schillings et un réputé cabinet dakarois ont été instruits par Aliou Sall de mener une attaque à l’artillerie lourde contre la BBC devant les juridictions anglaises et sénégalaises.

A charge pour le groupe de presse britannique aux trois initiales de prouver qu’il n’a pas agi avec légèreté, sous l’emprise de ce cliché néocolonial qui pousse souvent des médias occidentaux simplistes et condescendants à accuser les régimes africains de corruption sur fond de népotisme et de tribalisme. Dans cette bataille judiciaire qui s’annonce âpre, ce qui s’est passé avant l’élection de Macky Sall, et qui a été passé sous silence par la BBC, va jouer un rôle important pour l’éclatement de la vérité…

Cheikh Yérim Seck

Mon point de vue sur l’annulation de la procédure contre Thione Seck

YERIMPOST.COM Le droit est une science. La science juridique fonctionne suivant des textes issus des lois, de l’interprétation des juges et de la doctrine des juristes chevronnés.

En droit pénal, la forme lie le fond. En clair, la fiabilité de la décision tient au respect des règles de la procédure de poursuite.

Dans le cas d’espèce, celui de Thione Seck, la non-présence des avocats de ce dernier dès la garde-à-vue est un vice de forme. Ce vice vicie tout le reste de la procédure, et donc justifie son annulation. C’est cela la loi, en dépit des états d’âme de ceux qui ne comprendraient pas que ce vice empêche d’aller au fond d’une affaire dont les faits accablent gravement le chanteur.

Dura lex sed lex…

Cheikh Yérim Seck

Aminata Tall, prototype de l’homo politicus senegalensis traditionnel

YERIMPOST.COM Je lis, à travers le journal Source A, dans sa parution de ce jeudi 16 mai, que Aminata Tall, qui a trôné ces six dernières années sur le Conseil économique, social et environnemental (Cese), du nom de cette institution aussi budgétivore qu’inutile, a géré cette structure dans une bamboula digne d’une République bananière. Non contente d’y avoir recruté ses neveux, tantes, oncles, amis et tutti quanti, elle y disposait d’un parc automobile riche de… huit voitures de fonction.

Rien de surprenant ! Aminata Tall est de cette école, de cette génération de politiciens dont l’échec cuisant a plongé le Sénégal dans une régression chronique 60 ans après notre indépendance. Suivant le code génétique de cette génération, faire la politique, c’est se caser dans la durée pour vivre ad vitam aeternam aux crochets de l’Etat. Cette race de politiciens est experte dans l’art du positionnement personnel pour jouir de prébendes et faire profiter famille, amis et alliés de privilèges, surtout indus.

Aminata Tall était ministre sous Abdou Diouf, ministre sous Abdoulaye Wade, présidente du Cese sous Macky Sall. Alors qu’une lourde divergence autour de la gestion du fonds de la décentralisation les avait éloignés sous Abdoulaye Wade, elle a réussi, à la veille de l’élection de Macky, à se rapprocher de lui pour devenir l’un des premiers servis au banquet de la deuxième alternance démocratique survenue en 2012.

C’est un euphémisme: Aminata Tall sait durer… Comme ces politiciens de métier et de carrière vissés sur les strapontins de la République qui s’engraissent avec leurs familles et leurs amis au détriment de goorgoorlous exsangues qui ne voient même plus le diable pour lui tirer la queue, pour reprendre le trait d’humour noir d’un observateur ulcéré par le quotidien des damnés de la débrouille ordinaire.

Cette façon de consommer la politique donne sa force au discours d’Ousmane Sonko qui trouve un écho auprès d’une jeunesse révoltée par ce saccage du Sénégal et animée d’une phobie aiguë des prébendiers de l’Etat et autres braqueurs de la démocratie. Dans leur viseur, tous les politiciens de l’époque et de l’espèce d’Aminata Tall.

Ils ont fort raison, au regard de l’état de ce pays au bout de 60 ans de népotisme caricatural, de « partagisme » imbécile et de politique-business. Le Sénégal a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes qui brûlent d’une passion de l’intérêt général. Tous les prototypes de l’homo politicus traditionnel doivent disparaître.

Cheikh Yérim Seck

Le secret de la réussite de Macky Sall, selon Aïda Mbodj

YERIMPOST.COM Invitée de l’émission Quartier Général sur la TFM, Aïda Mbodj a révélé trois qualités de l’actuel chef de l’Etat avec elle siégea dans le même gouvernement sous Abdoulaye Wade.

La présidente du Conseil départemental de Bambey a révélé que Macky Sall a trois qualités: « 1. Il connaît profondément le Sénégal. 2. C’est un ingénieur qui ne pose aucun acte au hasard. 3. Il s’est enrichi de son compagnonnage avec Wade dont il a réussi à tirer les bonnes idées en politique. »

Le jeûne est un miracle scientifique

YERIMPOST.COM En ce début du mois béni de Ramadan, votre blog préféré vous faire lire ce texte documenté du site Islamweb qui démontre que le jeûne est un miracle scientifique…

 

Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété « (Coran: 2/183). Allah, exalté soit-Il, nous informe dans ce noble verset qu’Il a prescrit le jeûne et l’a institué pour toutes les générations. Les livres d’Histoire nous informent que les Perses, les Romains, les Indiens, les Grecs, les Babyloniens et les anciens Egyptiens pratiquaient le jeûne et le considéraient comme une œuvre pie. Les chrétiens et les juifs le pratiquaient et le pratiquent encore, mais sous d’autres formes inventées qui les ont fait dévier du véritable sens du jeûne.
Allah, exalté soit-Il, fait fonctionner tous les êtres vivants selon un système équilibré pour qu’ils obtiennent leur nourriture selon leurs besoins. L’être humain fait exception à cette règle. On constate ainsi que l’appétit de l’animal dépend de son véritable besoin ou de ce pour quoi il est assujetti. Il peut arriver qu’il s’abstienne de manger pendant une longue période comme dans le cas de l’hibernation chez certains animaux. Il peut arriver aussi qu’un animal prenne des repas à des intervalles très espacés, comme dans le cas de certains serpents, ou qu’il s’abstienne de manger en périodes de maladie, de blessures ou de fractures, comme c’est le cas des chevaux, des chiens, des chats et autres, ou lorsqu’il envisage de faire un voyage, d’émigrer ou de se reproduire, comme c’est le cas des saumons et de certains oiseaux et mammifères.
Mais Allah, exalté soit-Il, a donné à l’homme le choix et le libre arbitre, et c’est pour cette raison que son désir de nourriture peut ne pas correspondre à ses véritables besoins et que l’on peut le voir avaler plus que nécessaire, surtout lorsque différents genres d’aliments lui sont disponibles. « L’être humain à notre époque, a dit un savant, ne mange pas parce qu’il a faim, mais plutôt pour satisfaire son désir de nourriture, ce qui fait que l’excédent de ces aliments s’accumule dans son corps. Ceci cause un déséquilibre dans sa composition en éléments divers, les poisons s’accumulent dans ses tissus, donnant ainsi lieu à des dysfonctionnements et à des maladies ».
Les dangers et les nuisances qui résultent d’un excès de nourriture en dehors d’horaires réguliers ou de règles sont réels et indiscutables. Un scientifique a dit à ce propos : « Il va sans dire que le fait de manger de manière ininterrompue représente un lourd fardeau pour le métabolisme du corps. Le fait de renoncer à cette habitude réduit largement la sécrétion des hormones du système digestif et de l’insuline, ce qui préserve la vie de l’être humain et lui permet de mener une vie meilleure et plus longue. Les expériences scientifiques ont prouvé que les souris de laboratoire qui mangent un jour sur deux vivent 63 semaines de plus que leurs semblables à qui on permet de manger quand bon leur semble. Par ailleurs, ces souris étaient plus actives durant les dernières semaines de leur vie. »

Avec le début de l’époque de la renaissance scientifique en Europe, les savants se mirent à demander aux gens de ne pas trop manger ni abuser des plaisirs de la table, et ils proposèrent alors de pratiquer le jeûne pour remédier à ce problème. Un de ces savants dit en s’adressant à son peuple : « Ô pauvre Italie, ne vois-tu pas que la gourmandise mène à la mort de tes citoyens plus qu’une épidémie ou une guerre dévastatrice. Ces festins honteux (avec ces images de banquets et de gloutons) qui sont très répandus de nos jours sont aussi dangereux que les guerres les plus violentes. Voilà pourquoi nous ne devons pas manger plus que ce qui est indispensable pour faire fonctionner notre corps convenablement. Tout excédent de nourriture nous procure un plaisir momentané, mais nous devons en fin de compte en subir les conséquences à savoir la maladie, voire la mort dans certains cas ».
Tout cela n’est-il pas un témoignage en faveur du miracle scientifique contenu dans le hadith où le Messager (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit :
« Jamais le fils d’Adam n’a rempli de récipient pire que son ventre. Il suffirait pourtant au fils d’Adam de prendre quelques bouchées pour subvenir à ses besoins. Et même s’il lui en fallait absolument davantage, qu’il réserve donc le tiers de son estomac à sa nourriture, le deuxième tiers à sa boisson et le dernier tiers à sa respiration. » (Tirmidhî, Ibn Mâdjah et al-Hâkim).
Ils témoignent, avec leurs paroles et leurs recherches, en faveur du hadith du Messager (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) alors qu’ils ne le connaissent pas et que leurs dogmes vont diamétralement à l’encontre du credo islamique.
Parmi les moyens les plus modernes pour remédier à l’obésité de nos jours est de fixer un ballon dans l’estomac de telle sorte qu’il en occupe le tiers pour limiter la quantité de nourriture et de boisson, tout en laissant ainsi vide le tiers de l’estomac. Les résultats de cette thérapie de l’obésité sont remarquables. Allah, exalté soit-Il, dit, en toute vérité, en parlant de Son Messager (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) (sens du verset) ainsi : » et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée. « (Coran : 53/ 3-4).

Voilà pourquoi Allah, exalté soit-Il, a prescrit le jeûne : pour purifier l’âme de l’être humain et pour corriger son comportement ainsi que pour le protéger contre les maux et les fléaux qui peuvent l’atteindre dans son âme comme dans son corps suite à la consommation exagérée et continuelle de nourriture ; Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « mais il est mieux pour vous de jeûner ; si vous saviez ! » (Coran : 2 /184), c’est-à-dire : si vous saviez les mérites et les avantages du jeûne, avantages qui se sont manifestés à notre époque pour ceux pour qui le jeûne est obligatoire et ceux qui, tout en en étant dispensés, peuvent le supporter.

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Les musulmans du Sénégal doivent boycotter l’Institution Sainte Jeanne d’Arc

YERIMPOST.COM L’Institution Sainte Jeanne d’Arc, présente au Sénégal dans l’enseignement privé catholique, a soulevé une vive protestation suite à l’annonce de sa décision d’imposer, à partir de la rentrée de septembre 2019, le port de l’uniforme habituel et la tête non couverte pour les garçons comme pour les filles.

L’ONG Jamra, gardienne symbolique de nos valeurs religieuses, a publié un communiqué documenté pour « alerter l’Etat sur le radicalisme de Sainte Jeanne d’Arc ». D’autres organisations et personnalités ont également élevé la voix contre une décision culturellement vexatoire et religieusement outrageante.

Sous le prétexte fallacieux de défense de la laïcité ou de l’uniformisation des sexes, cette institution catholique a posé un acte éminemment militant. Militant contre notamment l’Islam qui impose le port du voile aux filles et aux femmes.

Pareille attitude est d’autant plus scandaleuse qu’à coup sûr, les « soeurs » officiant dans l’institution vont continuer à porter leurs voiles en forme de bonnet de pharaon. Il ne suffira pas pour justifier cette discrimination d’invoquer l’argument selon lequel Jeanne d’Arc est une institution d’enseignement privé catholique. Elle s’est choisi pour vocation de dispenser un enseignement général payant à des élèves majoritairement musulmans dans le contexte du Sénégal. Donc de former des jeunes issus de familles, de cultures, de religions à respecter !

Le nouveau règlement est une attaque brutale contre ces élèves, contre leurs parents, et contre leur croyance. La laïcité n’est pas contre les religions, elle est pour le respect de toutes les religions. Aucune tolérance ni aucun compromis d’aucune sorte ne doit anesthésier le peuple et l’Etat du Sénégal face à une telle mesure ! Les musulmans de ce pays sont certes tolérants, mais il faut arrêter de heurter leurs convictions.

Si Sainte Jeanne d’Arc ne retire pas cette décision scandaleuse, l’attitude minimale des adeptes de l’Islam consistera à retirer leurs enfants de cette institution. Après tout, celle-ci n’est pas une organisation caritative. C’est une prestataire de services payants.

Ne serait-ce pour le symbole, et par égard pour l’Islam, cette grande religion révélée devenue la plus pratiquée et la plus dynamique du monde, les musulmans du Sénégal doivent boycotter l’Institution Sainte Jeanne d’Arc.

Cheikh Yérim Seck

Un homme attaqué à la machette au sortir de la Cbao de Ngor à 15h 30: Où est l’Etat ?

YERIMPOST.COM Hier, 29 avril 2019, au sortir de l’agence de la Cbao de Ngor, un homme paisible de nationalité italienne, Miguel Mazzone, installé au Sénégal suite à son mariage avec la Sénégalaise Diattou Sow, a été attaqué à la machette par des agresseurs à visage découvert. Les faits se sont passés sous la lumière du jour, à 15h30. La victime a eu le visage balafré et deux doigts sectionnés. Il a dû la vie sauve au courage d’une femme qui a foncé avec sa voiture sur les agresseurs et réussi à les contraindre de s’enfuir.

Ce fait n’est malheureusement pas isolé. Les agressions armées sous la lumière du jour se multiplient. Yerimpost se demande ce que fait l’Etat face à ces malfaiteurs qui défient son autorité…

Mamour Diallo se confie à Yerimpost après son remplacement

YERIMPOST.COM Immédiatement après son remplacement par Mame Boye Diao au poste de directeur des domaines, Mamour Diallo s’est confié à Yerimpost en ces termes: « Je suis soulagé. Je suis un fonctionnaire, prêt à servir l’Etat partout où on m’emmènera. Je reste à la disposition du président de la République. »

Il est vrai que cet homme réservé et courtois a vécu au cours de ces derniers mois comme une vraie injustice les attaques dont il a été l’objet autour de l’affaire dite des 94 milliards. Nul doute qu’il souhaitait secrètement se débarrasser de son obligation de réserve pour mieux se défendre dans cette affaire partie de graves accusations proférées par l’opposant Ousmane Sonko contre l’Etat du Sénégal

L’insolence sidérante de Philippe Bohn à l’égard d’Aliou Sall et de Souleymane Ndéné Ndiaye

YERIMPOST.COM Mais pour qui se prend Philippe Bohn ? Sur quelle terre conquise se croit-il ? Sur quelle terra nullis pense-t-il se trouver ? Il est vrai qu’il n’y a pas encore 60 ans, le Sénégal était une colonie, un territoire sous domination dans lequel des colons blancs dictaient la loi, imposaient le travail forcé et prélevaient l’impôt per capita…

Si ce passé récent à l’échelle de l’histoire multi-séculaire des nations a pu laisser des séquelles, il ne justifie nullement l’irrespect caricatural du Français Philippe Bohn, bombardé à la tête d’Air Sénégal SA, pour les autorités du Sénégal qui, faut-il le rappeler, est devenu indépendant.

Placer un étranger à la tête du pavillon sénégalais pose déjà un problème d’orgueil national, au regard de la foultitude de compétences sénégalaises dans le domaine du transport aérien. Comme si cette pathologie ne suffisait pas, les problèmes de comportement de M. Bohn l’aggravent chaque jour davantage par des fautes symboliques.

Par incompétence ou par désinvolture, voire par vénalité, le patron de la nouvelle compagnie aérienne n’a pas pris à temps les dispositions utiles pour obtenir les autorisations afférentes à la circulation de l’Airbus A 330 Néo chèrement acquis par l’Etat du Sénégal et fièrement réceptionné par Macky Sall, le 31 janvier 2019.

Résultat des courses, ce fleuron de notre flotte ne vole par sous pavillon sénégalais, mais… sous licence de Hifly, une petite compagne aérienne portugaise basée à l’aéroport de Béja, à Lisbonne, disposant d’une modeste flotte de 8 appareils, et « spécialisée dans l’affrètement d’avions dans le monde entier sur des contrats à moyen à long terme pour les compagnies aériennes, les voyagistes, les gouvernements, les entreprises et les particuliers. »

La location de la licence Hifly coûte évidemment une fortune. Lorsque Aliou Sall, directeur de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), actionnaire unique d’Air Sénégal SA, a voulu -légitimement- voir clair dans le contrat qui lie cette compagnie à Hifly, Philippe Bohn le lui a remis, mais, tenez-vous bien, après avoir flouté tous les chiffres et clauses financières contenus dans le document. En France, Bohn ne se serait jamais permis cette conduite plus insolente que l’insolence ! Comme quoi les chiffres doivent rester une affaire entre Blancs, et ne doivent pas être portés à la connaissance des autorités de la colonie Sénégal !

Philippe Bohn est allé plus loin dans l’irrespect. A l’insu du conseil d’administration, et de son président, Souleymane Ndéné Ndiaye, il a déplacé le siège de la compagnie du centre-ville aux Almadies, dans des locaux qu’il a aménagés à coups de centaines de millions et qu’il a loués à plus de 10 millions mensuels. Lorsque l’ancien Premier ministre a convoqué une réunion du conseil d’administration afin de lui signifier son licenciement pour cette faute lourde, Bohn ne s’est pas présenté…

Difficile de faire plus fort dans l’insulte aux autorités sénégalaises, aux Sénégalais, au Sénégal…

Cheikh Yérim Seck

Suppression du poste de Premier ministre (Communiqué du parti politique MCSS/FF)

Le grand débat national démocratique de février dernier est derrière nous.

Le peuple sénégalais a renouvelé sa confiance à Son Excellence Monsieur Macky SALL et de fort belle manière, encore une fois, exprimant par son suffrage son adhésion forte à l’acte 1 de son Plan Sénégal Emergent.

Un nouveau gouvernement est mis en place et le Président de la République a instruit le Premier Ministre Mouhammed Boun Abdallah DIONE de conduire les réformes devant aboutir à la suppression du poste de Premier Ministre.

De telle réformes conduiront forcément à des modifications substantielles de la Constitution sénégalaise. Jusqu’ici, le poste de Premier Ministre, le gouvernement lui-même figuraient dans la liste des Institutions de la République et en occupaient une place entière différente de celle de Président de la République. Celui-ci avait le pouvoir de dissolution de l’Assemblée Nationale qui détenait, en contrepartie, un pouvoir de censurer le gouvernement, à travers une motion. Ce sont des pouvoirs qui étaient dévolus réciproquement à ces deux institutions par la constitution.

La suppression du poste de Premier Ministre engendrera, par ailleurs la suppression de toutes les prérogatives et compétences constitutionnelles qui étaient dévolues à celui-ci.

Les Ministres seront sous l’autorité directe du Président de la République qui détiendra, seul, le Pouvoir exécutif, il supervisera seul, donnera seul les orientations à ces derniers, dans le cadre de l’action gouvernementale.

C’est la présidentialisation ou l’hyper présidence voire un régime présidentiel.

Pour passer du régime semi-présidentiel que nous avons eu jusqu’ici au régime présidentiel, le Président présentera un projet de loi à l’Assemblée Nationale.

L’avantage du régime présidentiel est qu’il permet la clarté et la rapidité dans le traitement des dossiers;
C’est cela que le Président de la République, Monsieur Macky SALL veut.

Il a parcouru tout le Sénégal, des villes à la campagne, rentrant même dans ses profondeurs. Il connait les besoins et les attentes du peuple sénégalais et, après avoir convaincu grâce à son bilan élogieux, dans le cadre de l’acte 1 de son Plan Sénégal Emergent PSE et reçu l’agrément des sénégalais à poursuivre ses chantiers, le Président de la République veut une administration moderne, forte, performante et dynamique, une gestion axée sur les résultats. Il veut un gouvernement d’action pour s’attaquer aux priorités essentielles définies dans l’acte 2 du PSE;

il est conscient de l’ampleur des tâches/ Afin que ce second mandat soit un succès, il veut rompre avec les lenteurs administratives qui caractérisaient le traitement de dossiers importants, parfois pour des raisons institutionnelles.

Actions, efficacité et efficience sont les mots d’ordre c’est pourquoi il veut être en relation directe avec son équipe gouvernementale ainsi que tous les niveaux administratifs. Tous les efforts seront concentrés sur les priorités et initiatives majeures définies dans l’acte 2 du PSE.

Le poste de Premier Ministre, les prérogatives qui lui sont relatives ainsi que le gouvernement disparaitront de notre constitution, certes, mais de telles prérogatives ne valent que quand le Président de la République décide de nommer un Premier Ministre. Si pour des raisons de rapidité, d’efficacité, de diligence, le Président de la République choisit de ne pas nommer un Premier Ministre et décide d’être en contact direct avec son gouvernement pour mieux contrôler et évaluer lui-même, les prérogatives qui y étaient attachées ne sauraient plus valoir.
Dans toutes les démocraties actuelles, le Président détient le Pouvoir constitutionnel propre de nommer un Premier Ministre; il en a la pleine liberté, sauf le cas du régime parlementaire où ce dernier est choisi par la représentation populaire.

Cette liberté ne souffre d’aucune contrainte aujourd’hui, puisque qu’il détient la majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale;
Donc pas de risque de paralysie institutionnelle entre l’Institution de la Présidence de la République et l’Assemblée Nationale: rapidité dans l’examen des projets de lois, rapidité dans les actions;

Le régime présidentiel n’est pas inédit au Sénégal. Nous l’avons connu en 1963, avec le Président SENGHOR qui voulait éviter une dyarchie au sommet, face à son camarade Mamadou DIA, et en 1983 avec le Président Abdou DIOUF qui, après son élection, avait décidé de reprendre son autorité au sein de son parti et au sein de l’Etat.

Avec le Président de la République, Monsieur Macky SALL, ça n’est ni pour l’une ni pour l’autre raison. Conscient des priorités de l’heure, il veut mettre directement ses collaborateurs de tous les niveaux dans une dynamique d’actions efficaces, de rapidité, de clarté pour y apporter des réponses visibles.

Le motif liés à l’efficience et à la rationalisation des ressources humaines, financières et logistiques ne peut être négligé. Le Président Macky SALL veut réduire le train de vie de l’Etat. Il l’a annoncé. La Primature fait partie des Institutions de la République budgétivores, véritable gouffre de milliards. Son budget a triplé de 2016 à 2018. La suppression du poste de Premier Ministre contribuerait forcément à réduire les dépenses publiques ce qui permettrait de transférer tous ces efforts financiers vers certaines priorités.

Le MCSS FOULA AK FAYDA exprime son adhésion renouvelée à la Haute Vision du Président de la République, Monsieur Macky SALL et réaffirme son engagement ferme à soutenir toutes les initiatives de ce dernier dans la mesure où ces dernières s’inscrivent dans une dynamique d’actions prioritaires susceptibles d’apporter des réponses claires et rapides aux attentes et besoins profonds du peuple./.

Pour le Parti politique MCSS/FF

Ministre Khady Mbow
Secrétaire Générale Nationale Adjointe et Porte parole du parti MCSS Fulla ak Fayda.

Guerre des télés autour de la CAN 2019

YERIMPOST.COM Après GFM, l’UAR annonce détenir les droits de diffusion de la CAN en Egypte. Selon nos confrères d’E-Média qui ont adhéré à l’Union Africaine de Radiodiffusion (UAR), la structure dirigée par le Camerounais Grégoire Ndjaka a obtenu auprès de la CAF les droits de diffusion de la CAN 2019 et a déjà reçu mandat de plus d’une trentaine de pays pour la redistribution des dits droits TV.

Peuls du Mali: Les organisations de la société civile sénégalaise lancent une campagne de solidarité

YERIMPOST.COM Les organisations de la société civile sénégalaise lancent une campagne de collecte de vivres et de vêtements pour les populations peules déplacées du Mali et exigent la tenue d’un sommet extraordinaire de la Cedeao. Réunis hier autour du Forum social sénégalais, les membres de la société civile ont demandé la solidarité des Sénégalais envers ces populations aujourd’hui sans vivres et sans vêtements…

Les boulangers maintiennent leur grève

YERIMPOST.COM Les boulangers maintiennent leur mouvement de grève de 72 heures à partir d’aujourd’hui. Le gouvernement avertit les grévistes et rassure les boulangers non grévistes que l’Etat prendra les dispositions pour les protéger.

Un mariage forcé endeuille la série «Maîtresse d’un homme marié»

YERIMPOST.COM L’actrice Halima Gadji se sent anéantie par le suicide de sa protégée. « Je n’ai malheureusement rien pu faire, je suis tellement déçue. Je viens de perdre la moitié de ma vie. La jeune Mariama Diallo, victime de mariage précoce et forcé, se suicide après seulement 10 jours dans son foyer », a –t-elle révélé hier. Elle avait lancé un appel à Jamra pour sauver la petite Mariama âgée de 10 ans.

Passation de service: Pape Gorgui Ndong donne des conseils à Néné Fatoumata Tall

Le ministre sortant, Pape Gorgui Ndong, a prodigué des conseils à celle qui lui succède à la tête du département de la Jeunesse: «Ne jamais avoir peur de cette jeunesse. Toujours aller à la rencontre de la jeunesse. Ecouter la jeunesse. Partager avec la jeunesse.»

La nouvelle ministre de la Jeunesse, Néné Fatoumata Tall, entend placer ’’l’écoute des jeunes’’ au cœur de son action à la tête de ce département ministériel.

’’Je vais écouter les conseils, les remarques et suggestions de mes compatriotes, notamment les jeunes. C’est en écoutant les jeunes que je parviendrai à mener à bien ma mission’’, a-t-elle déclaré.

Vidéo- Serigne Mbaye Thiam passe le témoin à Mamadou Talla

Visiblement satisfait du travail accompli å la tête du département durant plus précisément 6 ans 5 mois et 7 jours, Serigne Mbaye Thiam se dit rassuré en quittant le ministère de l’Education nationale. En passant le témoin au ministre Mamadou Talla, il a formulé des prières afin que le BON DIEU l’accompagne dans ses nouvelles fonctions. Avant de louer les qualités humaines de son remplaçant qui, dit-il ”est un homme engagé, déterminé, avec un leadership avéré, un commerce facile et qui connaît le secteur”.
“Je vous recommande par loyauté de travailler en étroite collaboration avec le ministre Mamadou Talla” a-t-il dit à  ses anciens collaborateurs.

Pour sa part, le Ministre de l’éducation nationale entrant, n’a pas tari d’éloges å l’égard de son prédécesseur qu’il qualifie “d’homme rigoureux, sérieux et travailleur “.
Il a ensuite remercié le chef de l’Etat pour sa confiance renouvelée non sans oublier de manifester toute sa joie à occuper ce poste stratégique.

“J’éprouve tout d’abord une immense joie car je suis enseignant,ėducateur, formateur et je ne connais que ce secteur dans lequel je me sens å l’aise” souligne le ministre Mamadou TALLA.
Ma feuille de route, prėcise-til “repose sur deux grands élèments : l’ėlève et l’enseignant”

Politique des transports au Sénégal: quelle stratégie pour le quinquennat (Macky 2)?

Il y a aujourd’hui plus d’1 milliard de véhicules utilisés dans le monde (900 million de véhicules passager et 300 million de véhicules commerciaux). Et toutes les prévisions s’accordent sur le fait que le nombre de véhicules doublera probablement au cours du prochain quart de siècle. Les taux de possession de véhicules dans les pays en développement sont faibles par rapport aux pays riches, mais l’on constate une aggravation de la congestion du trafic et de la pollution atmosphérique. Cela entraîne un désordre effarant dans nos routes et provoque des accidents et des pertes de temps inestimables.

 

Cette montée en flèche de la motorisation et l’augmentation des populations dans nos pays et en particulier au Sénégal, n’est pas souvent en harmonie avec le peu d’infrastructures dont nous disposons et les capacités institutionnelles limitées qui les encadrent. Malgré ces difficultés, Il existe de nombreuses possibilités d’amélioration. Certains pays en ont adoptées dans le passé et ont réussi; d’autres pourraient sauter par-dessus certaines des voies coûteuses et dommageables pour l’environnement prises par les pays développés. le BRT (Bus rapid Transit) que j’avais moi-​même proposé au gouvernement du Sénégal à la place d’un système

 

de tramway qui était initialement prévu (ref. https://www.dakaractu.com/Je-proposerais-un-Bus-Rapid-Transit-BRT-a-la-place-d-un-Tram -M-le-president_a58535.html​) est dans ce siage.

 

La mobilité accrue à de nombreux effets positifs sur le développement économique et le bien-être social, notamment une circulation plus efficace des marchandises et un meilleur accès aux emplois, aux services de santé et à l’éducation, mais cela doit être porté par le transport public car, si la mobilité accrue est obtenue principalement par le recours accru aux voitures privées conventionnelles, cela ne fera que faire subir aux populations une aggravation de la pollution atmosphérique et des embouteillages. C’est exactement le cas à Dakar.

 

 

 

La politique infrastructurelle doit être accompagnée d’une politique de transport publique orientée. Un changement de paradigme s’impose donc au Sénégal et C’est pourquoi d’ailleurs nous pensons opportune et pertinente la mise sur pied d’un secrétariat d’Etat chargé du réseau ferroviaire. Le Président de la République n’est-il pas lui-même entrain de changer de paradigme sur la politique des transports menée jusqu’alors. Vu sous cet angle on aurait simplement dit qu’il accorde une importance capitale à ce secteur qui est en réalité le seul capable de régler le problème lancinant de la mobilité urbaine et interurbaine au sénégal.

 

Mais la vraie politique de transport public doit passer par un système intégré de transport multimodal et intermodal qui aura raison sur le désordre “organisé” du système informel et mal intégrée des “Car rapide-Aftu-Ndiaga Ndiaye-7 Places”. Ce système est à l’origine de tous les problèmes de mobilité y compris les nombreux accidents constatés sur les routes au Sénégal. Pourtant, dans la nouvelle politique de transport intégrée et orientée du Président

 

Sall, la modernisation et donc la formalisation du système des cars rapides doit avoir une part importante. Le défi est énorme nous le savons, car ​Lorsque les pays les plus développés construisaient leurs infrastructures de transport, leur population était réduite comparée à celle de la plupart des pays en développement d’aujourd’hui, et le coût des véhicules motorisés était relativement élevé. le ​Sénégal n’est pas un pays peuplé certes mais son défi à lui c’est de proposer des mesures à la fois incitatives et dissuasives. un bon système de chemin de fer (Light rail transit) et un bon système de bus (Bus Rapid Transit) va forcément amener les sénégalais à abandonner leurs véhicules privés mais aussi le transport en commun informel. Cela doit passer par une politique cohérente, évaluée et bien suivie​.

 

Il faut reconnaître qu’une mégalopole comme Dakar est déjà énorme et continue de s’étendre. Il y a peu de temps ou d’argent pour construire des systèmes de transport en commun ou pour élargir les routes afin de gérer le nouveau trafic. La région connaît déjà de graves problèmes de congestion, d’économie et d’environnement et de graves problèmes de sécurité. C’est pourquoi le président de la république et les autorités en charge du transport doivent remuer ciel et terre pour trouver les meilleurs profils pour définitivement régler le problème des transports et de la mobilité urbaine et interurbaine. Ceci passe par les infrastructures mais elles ne sont pas l’unique solution. celle-ci se trouve ailleurs. Il faut comprendre que nous en sommes à un moment crucial ou le transport est devenu extrêmement transversal et qu’un simple ministère ne saurait résoudre tous les problèmes qui lui sont liés, c’est pourquoi, encore une fois, j’apprécie à sa juste valeur la création du secrétariat d’Etat chargé du réseau ferroviaire mais l’approche intégrée me semble plus pertinente surtout quand on sait que la critique formulée contre les systèmes de transport modernes est l’absence de lien avec l’urbanisme. En effet, ​les critiques qui sont généralement faites aux nouvelles lignes de transport portent sur le caractère limité de la reprise en main du secteur : il ne s’agit que de quelques grands axes, le reste de l’offre demeurant globalement inchangé.

 

Ces critiques peuvent ne pas être totalement fondées, quand on sait que la reconquête ponctuelle du secteur du transport public enclenchée par le chef de l’Etat et son PSE semble être une méthode qui permet d’introduire très progressivement des territoires un peu plus humanisés dans une métropole dakaroise particulièrement chaotique. C’est le cas de Diamniadio et de Diass mais aussi du tronçon Ila Touba. Nous proposons alors une approche intégrée qui tiendra en compte la multimodalité et l’intermodalité avec une politique de report modal intelligemment pensée et structurée dès maintenant. Bien évidemment, cela passera par la modernisation et la formalisation des cars rapides qui joueront à la fois les rôles de feeders pour le BRT et le TER en plus des autres systèmes de bus et de trains qui, certainement, sont déjà sous projet.

 

Papa Elimane FAYE

 

 

Docteur en Tourisme, Spécialisé en politiques de transports Email: pefbiz@gmail.com

JAMRA dénonce le retour du lesbianisme dans les lycées !

Lorsque nous avons, comme tout le monde, «trébuché» sur cette scandaleuse vidéo, qui fait présentement le «buzz» dans les réseaux sociaux, mettant en scène deux jeunes lycéennes, apprenties-lesbiennes, s’embrassant goulument devant leurs camarades de classe ébahies, JAMRA s’est fatalement retrouvée devant ce dilemme cornélien : crier au scandale, au risque de s’entendre apostropher (actualité oblige) : «revoilà les moralisateurs»! Ou faire profil-bas, et laisser le champ libre aux partisans de la critique-facile, qui fustigeront alors allégrement «le silence incompréhensible de JAMRA» ; et dénonçant même une certaine «hypocrisie» ; ou nous reprochant tout bonnement de faire de «l’indignation sélective». Alors que faire, se taire comme tout le monde et laisser les pervers détruire nos enfants !?

Pas plus tard qu’en mai 2012, une affaire similaire avait défrayé la chronique, impliquant toujours des jeunes filles, à Grand-Yoff, confondues d’actes de lesbianisme par la Brigade des Mœurs. Le Rubicon avait été franchi lorsque les enquêteurs découvrirent que certaines séquences de leurs frasques, gravées sur Cd, se vendaient sous le manteau comme des petits pains, et que des enfants mineurs se les échangeaient gaiement via leurs téléphones portables. Cette maudite vidéo des lesbiennes de Grand-Yoff aura malheureusement eu le temps de faire des ravages inattendus : dans le même quartier, un gamin de 13ans, élève en Classe de 6e, et une fillette de 7ans ont été violés en l’espace de vingt-quatre heures, précisément les 24 et 25 mai 2012 ! (les plaintes déposées par les parents des victimes à la Police en attestent largement). Six mois plus tard, en novembre 2012, le quartier voisin des Hlm Grand-Yoff se retrouvait sous les feux des projecteurs, au grand dam de ses braves riverains : une scandaleuse affaire de lesbiennes y avait pour cadre un bar devenu tristement célèbre, «Le Piano-Piano». Sous prétexte de célébration d’un anniversaire, des «femmes-hommes» n’avaient trouvé mieux que d’impliquer dans leurs randonnée perverse une fillette âgée d’à peine 16 ans, et dont les aveux sidérants, consignés dans les procès-verbaux de police, avaient ému de larges franges de l’opinion.

D’autant que les cinq femmes arrêtées au bar «Piano-Piano», pour actes contre nature, étaient des membres actives de «Sourire de femme», la très «discrète» association de défense de la cause des lesbiennes. L’une des mises en cause, N.S.D., en était la directrice adjointe.  Mais, quelques heures à peine après l’arrestation de ces cinq lesbiennes, c’est la directrice générale de «Sourire de femme» elle-même, N.K. qui, «Wow bët» (téméraire) comme pas possible, était montée au créneau en entreprenant d’internationaliser cette triste affaire de mœurs, en alertant plusieurs sites-web de soutien aux lesbiennes, à travers le monde. Elle y vilipendait énergiquement l’Etat sénégalais, lui reprochant (voir lien : http://yagg.com/2013/11/13/senegal-cinq-femmes-arretees-pour-actes-contre-nature/) de refuser d’abroger l’article 319 du Code pénal, qui condamne les unions contre-nature. Connue des services de police, la patronne de «Sourire de femme» N.K. avait déjà eu maille à partir avec la justice, pour avoir été arrêtée par la police et détenue en Casamance, en février 2013, pour des faits similaires.

Le plus désopilant, chez ces jeunes adeptes des unions contre-nature, c’est qu’ils(elles) ne se limitent plus à présent à défier la société en foulant ouvertement aux pieds ses bonnes mœurs, par des actes publics d’outrage à la pudeur, mais entreprennent à présent de dérouler un prosélytisme malsain, ciblant surtout des enfants mineur(e)s. Ces dernier(e)s, influençables par définition, sont détourné(e)s sans vergogne par des fréquentations assidues et corruptrices, qui finissent souvent par avoir raison de leurs frêles esprits, naturellement perméables aux influences de ceux (ou celles) qui sont sensé(e)s disposer sur eux(elles) d’un «droit d’aînesse», qui ne dit pas son nom.

Détournant des mineures de la ligne éducationnelle que s’efforce de leur forger la cellule familiale, «Sourires des Femmes», pour toute aide morale qu’elle prétend leur apporter, attend toujours que leurs frasques fassent scandales dans l’opinion, pour s’ériger en avocat du diable. Confirmant un vieil adage bien de chez nous qui dit que «Ku wax fééñ» (l’aveu, est la reine des preuves), l’une de leurs responsables s’était récemment fendue d’une «contribution» publique, soi-disant pour «plaider le droit à la différence». Dans une plaidoirie nettement pro-homo’, enrobée d’une saillante malhonnêteté intellectuelle, cette responsable de «Sourire des Femmes» passait allégrement sous silence les mille et une provocations, à l’actif de celles qu’elle qualifie complaisamment de «minorité persécutée». Se livrant à un désopilant amalgame, elle a cloué au pilori quasiment toute la société sénégamaise: «l’Homme ne se considère et n’est considéré comme normal que s’il est en mesure de se démarquer de ceux qu’il considère comme étant différents de lui et ne voyant en leur différence que le mal juré à détruire. Ces derniers étant, pour la plupart, constitués de minorités telles que : les albinos, les personnes ayant une orientation sexuelle et une identité du genre différentes de celles de la plupart des gens, des athées, les personnes vivant avec le Vih Sida, les personnes victimes de viols, etc. N’est-ce pas absurde d’indexer l’autre parce qu’il est différent de nous ?».

Quel caricatural et ridicule faux-fuyant ! On se croirait dans un autre Sénégal. Tout le monde sait que depuis des siècles les homosexuels ont toujours été «tolérés», sous nos cieux. Mais que depuis quelques années, piqués par on ne sait quel virus, ils(elles) semblent se communautariser avec ostentation, et agressent chaque jour que Dieu fait l’écrasante majorité des 95% de croyants, dans leur foi, par des esclandres publics, sans cesse recommencées. Comme en atteste les 11 mariages homosexuelles scellés sur la terre où repose Cheikhal Khalifa Baye Ibahima Niasse, au lycée Ibrahima Diouf de Kaolack, un jour aussi doublement symbolique que le 25 décembre 2015, où les «hasards» des calendriers grégorien et hégirien avaient voulu qu’on y célébrât la même nuit les naissances de Seydina Insa (Jésus) et du Prophète Mouhamed (psl).

Si le rejet des actes contre-nature par l’écrasante majorité de notre société – se fondant sur nos références socioreligieuses – ne souffre d’aucune ambiguïté, c’est parce que l’homosexualité est fermement condamnée, dans pas moins dix-huit «fatwa» dans le Saint-Coran. Et à chaque fois étayées par un rappel de la malédiction qui s’était abattue sur peuple pervers du prophète Loth, neveu d’Abraham : «Et Loth ! Nous lui avons apporté la capacité de juger et le savoir, et Nous l’avons sauvé de la cité où se commettaient les vices; ces gens étaient vraiment des gens du mal, des pervers». (S21, les Prophètes, V74). Les Textes Bibliques ne sont pas en reste, en bannissant aussi fermement les déviances sexuelles: «Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination» (Lévitique 18, 22).

Il est périlleux de laisser la latitude aux seul(e)s adolescent(e)s de se choisir leur «éducateur». Si nos enfants perdent leurs repères, suite à la démission de l’autorité parentale, dans une société de plus en plus marquée par une profonde crise des valeurs, ils(elles) n’auront alors d’autres issues que de se laisser éduquer par la rue !

L’ONG islamique JAMRA et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses, MBAÑ GACCE, exhortent les Autorités à tirer cette affligeante affaire de collégiennes lesbiennes au clair. Ne fût-ce que pour sauvegarder moralement d’autres jeunes filles, réduisant ainsi pour elles le risque, toujours réel, de se laisser fasciner sur ces pentes glissantes de la débauche, si rien n’est fait !

 

Dakar, 15 avril 2019

Les Bureaux exécutifs de

JAMRA et MBAÑ GACCE

ongjamra@hotmail.com

Grogne et révolte dans les rangs de l’APR

YERIMPOST.COM Macky Sall, en sapeur-pompier, a convoqué le secrétariat exécutif national hier lundi. Malgré le calme apparent, ça bouillonne à l’intérieur de l’APR. Pour remettre les choses à l’endroit, Macky Sall a tenu un secrétariat exécutif pour gérer les frustrations…

Sur sa page Facebook, Mary Teuw Niane s’adresse à Macky et à Cheikh Oumar Anne (Texte et images)

YERIMPOST.COM Ci-dessous le texte de Niane publié sur sa page Facebook…

« La cérémonie de passation de service au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) s’est tenue ce lundi à 10h30 au ministère.
Je remercie le président de la République, Monsieur Macky Sall, qui nous a donné l’opportunité de servir notre pays aux fonctions de ministre de la République. Il nous a permis de mener des transformations de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
Je remercie les personnels de l’enseignement supérieur, le top management, les acteurs ( enseignants chercheurs, enseignants, personnels administratifs techniques et de service, étudiantes et étudiants), les syndicats, les parents d’élèves et d’étudiants, les parlementaires, la société civile, les partenaires techniques et financiers, tous nos partenaires.
Je félicite Docteur Cheikh Oumar Anne nouveau ministre. Je lui souhaite succès et réussite dans ces nouvelles fonctions. »

 

Sur Twitter, réaction de Sibeth Ndiaye à l’incendie de Notre-Dame de Paris

Réaction de Macky Sall à l’incendie de Notre-Dame de Paris (Twitter)

Réaction forte d’Emmanuel Macron à l’incendie de Notre-Dame de Paris

Communiqué du Secrétariat Exécutif National de l’APR: Vers la restructuration

Le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance Pour la République s’est réuni ce Lundi 15 Avril 2019 sous la Présidence du Président Macky Sall . L’Ordre du jour de la rencontre portait sur 03 points : Informations, Vie du Parti et Questions Diverses.

Abordant le 1er point de la séance, le Président Macky Sall a tenu à féliciter vivement, tous les Responsables et Militants du Parti, de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar, toutes les Plateformes politiques et citoyennes et l’ensemble de nos compatriotes qui se sont mobilisés pour assurer sa victoire nette et sans bavure, lors du scrutin du 24 Février 2019.
Ce succès éclatant qui ne souffre d’aucune contestation, traduit le caractère transparent d’un scrutin, salué du reste, par tous les Observateurs nationaux et Internationaux et toutes les Organisations de la Société Civile impliquées dans le processus électoral.

Par ailleurs, le SEN, après avoir félicité le Président Macky Sall pour sa brillante réélection, se réjouit fortement de l’initiative prise par le Président du Parti d’engager un DIALOGUE NATIONAL qui mobilisera toutes les Forces Vives de la Nation dans un élan inclusif en vue d’une consolidation de l’Etat de Droit et de la stabilité politique de notre pays. C’est pour cette raison que le SEN de l’APR exhorte toutes les composantes de notre société, à répondre favorablement à cet Appel patriotique exclusivement destiné à garantir une meilleure respiration de notre beau système démocratique.

En outre, le SEN invite , tous les Responsables, tous les Militants du Parti, le Groupe Parlementaire de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar et tous nos compatriotes soucieux du devenir de notre Nation, à s’approprier et à soutenir les grandes Réformes engagées par le Président Macky Sall, notamment celle portant sur la suppression du poste de Premier Ministre pour répondre avec célérité, aux demandes des populations.

Au chapitre de la Vie du Parti, le Président Macky SALL engage les Responsables du SEN, en rapport avec tous les Responsables locaux et de la Diaspora, à une réflexion approfondie sur l’animation du Parti, son organisation pour une éventuelle structuration . Aussi, le Parti devra t il mener une profonde réflexion de concert avec tous nos Alliés de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar et de la Grande Majorité Présidentielle pour prendre en charge l’importante question relative aux prochaines Locales.

De la figure actuelle des régimes parlementaires: A propos du rôle décisif des partis politiques

En droit constitutionnel, il a été longtemps admis que le degré de « séparation des pouvoirs » déterminait un type précis de régime. Ainsi : le [Régime présidentiel] correspondait à la séparation « rigide » ou « stricte » des pouvoirs, alors que le [Régime parlementaire] tournait autour de la séparation « souple » ou «collaboration » des pouvoirs. Mais la notion de « séparation » est devenue inadaptée à la réalité qui est toujours celle d’une « collaboration » plus ou moins grande : « absolue » en régime parlementaire / « relative » en régime présidentiel.
La collaboration veut dire l’absence de cloisonnement étanche entre Exécutif et législatif. A cet effet, le Parlement participe aux activités de l’exécutif (ex : ratification de certains Traités, « la déclaration de guerre est autorisée par l’Assemblée Nationale » selon l’article 70 de notre Constitution etc.) L’Exécutif à celle du Parlement en participant au travail législatif (ex : délégation de pouvoir législatif au Gouvernement (article 77), initiative des lois (article 81), accès et droit de parole aux assemblées, droit de message du chef de l’Etat (article 79) droit d’amendement (article 82), oriente la discussion dans le sens souhaité par le Gouvernement (article 82, alinéa 4…).
– Elle est « Absolue » quand cette collaboration fonctionnelle se double en plus d’un droit de révocation mutuelle. Les députés ont donc le droit de provoquer le retrait du Gouvernement (en engageant sa « responsabilité politique », article 86, alinéa 3) tandis qu’en contrepartie l’Exécutif peut provoquer le retour anticipé des députés devant les électeurs (avec l’exercice du « droit de dissolution », article87).
– Elle est « relative » quand la collaboration fonctionnelle existe bien (encore que moins prononcée), mais qu’elle ne se double pas d’une collaboration sanctionnée : les pouvoirs peuvent s’empêcher mais ne sont pas révocables mutuellement (ou de manière exceptionnelle : c’est ce qui se dessine avec la suppression programmée du poste de Premier ministre).
Au regard de ces considérations, il serait important de préciser que dans le droit constitutionnel classique, l’analyse du régime parlementaire était fondée sur les rapports juridiques entre Exécutif et Législatif (responsabilité / dissolution). Or, désormais, ce qui compte le plus, c’est la réalité politique et notamment le rôle des partis (communément appelés les institutions politiques). Tout dépend de l’aptitude ou non de ces derniers à dégager des majorités stables dans le régime (d’où l’importance des élections).
Ce sont donc les Majorités qui déterminent la figure actuelle du régime parlementaire. Au regard de ces considérations, on peut soutenir, sans risque de nous tromper, que « contre tous les enseignements hérités du droit constitutionnel classique, le critère de distinction opératoire entre les régimes parlementaires et le modèle américain [(présidentiel)] repose nullement sur la notion de responsabilité politique (elle ne joue pas plus aux Etats-Unis qu’en Angleterre ou en Espagne), il ne se situe pas davantage dans l’élection populaire du président (nombreux pays de tradition parlementaire la pratiquent en Europe), il est dans la nature différente des rapports entre Exécutif et Législatif. L’un – le régime présidentiel – pratique une séparation souple tandis que l’autre – le régime parlementaire – s’adosse sur une sorte de fusion des pouvoirs » en raison du rôle que jouent les partis politiques.
Pourtant, jusqu’à tout récemment, (adoption de la loi sur le parrainage), l’étude des partis politiques est restée hors du champ d’observation des constitutionnalistes sénégalais. Car, chez nous, l’étude du droit constitutionnel a traditionnellement été étroitement mêlée à celle de l’Etat, au premier rang de laquelle on retrouve le système normatif et les rapports entre les pouvoirs. Aussi, par un étrange paradoxe, malgré la suppression annoncée de poste de Premier ministre, les partis politiques sont fort discrets sur la question pourtant primordiale de l’évolution de leur statut.

I-La tendance aux régimes parlementaires majoritaires « ou d’alternance »

Dans les années cinquante, le doyen Georges Vedel enseignait que la différence essentielle entre les régimes politiques anglais et soviétique ne tenait nullement à la lettre ou à l’esprit de leurs constitutions respectives mais simplement à ce qu’à Westminster il y avait deux partis politiques, alors qu’au Kremlin, il n’y en avait qu’un. Cette précision permet de rappeler que les régimes parlementaires majoritaires connaissent à titre principal l’alternance de deux grandes forces politiques. A l’antique clivage entre Gouvernement et Parlement se substitue une opposition entre [majorité et minorité politiques]. Il y a donc d’un côté «la majorité », composée du ou des partis vainqueurs des élections, (et qui dispose à la fois du Gouvernement et du Parlement), et de l’autre l’opposition, (ou la minorité parlementaire), qui attend les prochaines élections pour prendre une éventuelle revanche. (Exemple : Grande Bretagne… ou il est courant de dire que « l’Angleterre n’aime pas les coalitions»).
Il est en effet évident qu’un Gouvernement assuré d’une majorité fidèle au Parlement (ce qui est le cas de la plupart des régimes parlementaires actuels) dispose à la fois du législatif et de l’exécutif : existence d’une vraie « unité du pouvoir politique », entre les mains du parti majoritaire. Le phénomène majoritaire prenant souvent son origine dans le mode de scrutin (majoritaire par exemple, voir modèle anglais), générant la bipolarisation du système politique (ou même le bipartisme), la solidarité politique entre gouvernement et parlement et, par voie de conséquence, la primauté politique du pouvoir exécutif. Vis-à-vis du Parlement, (organe délibérant), le Gouvernement a pour seule contrainte de ne pas trop heurter sa majorité. D’ailleurs, la conséquence principale en est que le Parlement n’est plus un réel contrepoids au gouvernement (sauf prérogatives fortes accordées à l’opposition) puisqu’il est en fait subordonné au parti majoritaire et à son leader qui est aussi Premier ministre (ou chef de l’Etat). La règle qui s’en dégage est que le Gouvernement est assuré de la confiance du Parlement. La conséquence immédiate est relative au caractère inopérant de la responsabilité politique sauf crise interne au parti majoritaire (Ex : un seul Gouvernement renversé au Sénégal, en France, en Angleterre, deux cabinets renversés au XXe siècle ; Mac Donald en 1924 et Callaghan en 1979). Dès lors, le droit de dissolution n’est plus la contrepartie d’une censure improbable du Parlement (il acquiert un but nouveau : le Premier ministre (ou le Président de la République) choisit la date qu’il estime la plus favorable aux intérêts de son parti, provoquer des élections au bon moment…). Ex : Angleterre, Australie, Canada, Espagne, Suède, Danemark…)
En vertu de la transformation des rapports entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif ainsi que l’avènement et l’importance du fait majoritaire qui stabilise le pouvoir exécutif, ce dernier se place au centre du système institutionnel (la primauté politique du pouvoir exécutif). Un tel déplacement du curseur institutionnel conduit à l’actualisation de la théorie de la séparation des pouvoirs : aujourd’hui, un Gouvernement modéré est celui qui accorde une place importante à l’opposition et qui garantit l’alternance au pouvoir. C’est d’ailleurs tout le sens de l’article 58 de la Constitution sénégalaise du 22 janvier 2001 qui fixe le statut de l’opposition.

II- La survivance des régimes parlementaires « non majoritaires »
Caractérisé par un multipartisme dans lequel aucun des partis n’obtient la majorité absolue ou relative des sièges ; le gouvernement doit donc s’appuyer sur une coalition. La classification des régimes parlementaire entre « dualiste/moniste » (équilibre dans l’un, rupture dans l’autre) ou « majoritaire/non majoritaire » surtout à travers l’exemple de la IIIe et IVe République française peut évidemment servir utilement à illustrer la rupture de l’équilibre au profit des assemblées. Il s’agit de l’idée de souveraineté parlementaire. Deux cas de figure peuvent se présenter à cet effet : parlementarisme stable ou non.
– soit [Parlementarisme non majoritaire « conflictuel »]. Il s’agit d’une catégorie de coalition instable, changeante au gré des combinaisons entre partis, ce qui entraine une succession des gouvernements dont la conséquence principale risque d’être l’instabilité du régime (type français, « dévoyé » sous la IIIe et IVe République ; Italie pendant longtemps). Le Parlement constitue un contrepoids du gouvernement est le Premier ministre est tenu de composer avec sa majorité. Il faut préciser qu’ici, le gouvernement n’est pas totalement assuré de la confiance du Parlement (les majorités se font et se défont au gré de la conjoncture). Il existe des risques d’instabilité ministérielle, d’où l’utilité des techniques de rationalisation. L’Assemblée Nationale, élue au suffrage universel direct n’est pas un véritable relais entre l’opinion et le gouvernement. En effet, le peuple n’est pas directement associé au choix du Premier ministre, au changement de majorités. Par conséquent, si l’on en croit aux thèses de Maurice Duverger, la démocratie devient un système « médiatisée » par les partis.
– soit, [Parlementarisme non majoritaire « consensuel »], pour éviter les risques d’instabilité ou de tensions civiles, les partis s’entendent pour gouverner. Il en découle comme conséquence l’absence « d’opposition » véritablement institutionnalisée, notamment par une Politique faite de « compromis »… des «petits pas ». L’inconvénient majeur se trouve dans les lenteurs dans la prise des décisions, ce qui risque de créer de la frustration politique dans l’opinion publique dont les prolongements vont permettre l’éclosion de partis extrêmes en rupture avec l’ordre établi (ex : « grande coalition » en Allemagne de 2005 à 2009 ; En Europe, plus de 10 pays expérimentent le parlementarisme non-majoritaire, sans que la multiplication des partis représentés ne constitue un obstacle à la conduite de la politique gouvernementale).
En conclusion, nous pouvons affirmer que dans bien des cas, en raison de la solidarité politique unissant Gouvernement et Parlement (bipartisme), l’aspect «libéral » des régimes parlementaires, (surtout anglais), et plus généralement des régimes occidentaux, tient donc à autre chose qu’à la prétendue séparation «Pouvoir législatif – Pouvoir Exécutif », mais surtout de l’indépendance du Pouvoir judiciaire et Juge constitutionnel. Certainement, au Sénégal, après l’agonie des partis politiques suscitée par la loi sur le parrainage, supprimer le poste de Premier ministre reviendrait à changer le système politique, institutionnel et étatique. Vaste chantier fastidieux !

Mouhamadou Ngouda MBOUP
Enseignant-chercheur de droit public FSJP/UCAD

Horoya de Guinée offre un nouveau contrat et un poste dans son staff à Khadim Ndiaye

YERIMPOST.COM Geste remarquable des Guinéens après la blessure spectaculaire de Khadim Ndiaye: Horaya club propose à Khadim Ndiaye, 33 ans, en fin de contrat, une prolongation de 3 ans et l’engagement de financer sa formation en vue d’une reconversion future dans le staff du club, selon notre confrère Aboubacry Ba.

Moustapha Diakhaté: «Macky Sall ne doit pas tomber dans le piège du dauphinat…»

YERIMPOST.COM Moustapha Diakhaté à Aissatou Diop Fall: «Macky Sall ne doit pas penser à un dauphin, les Sénégalais ont banni le dauphinat depuis Abdou Diouf». L’ancien chef de cabinet du président Macky a confié à la journaliste que Macky Sall ne doit pas tomber dans le piège du dauphinat que les Sénégalais n’acceptent plus depuis Abdou Diouf.

Le «fast-track» ou réaliser le PSE dans l’informel, les confusions sémantiques (Dr. Abdourahmane Ba)

Dans l’allure de composition et recomposition gouvernementales faisant suite à l’élection présidentielle et la confirmation d’un second mandat pour le Président Macky Sall, certaines autorités haut-placées ont fait état de « Fast-track » comme option stratégique de mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) dans les cinq années à venir. Nous comprenons bien que l’idée est d’accélérer la mise en œuvre, ou la cadence des reformes et des programmes dans la phase 2 du PSE pour plus de performance dans l’atteinte des objectifs. Cependant, le « Fast-track » n’est pas le concept approprié pour cela, malheureusement. Dans notre pays, on aime souvent utiliser des concepts importés, taillés sur mesure pour impressionner la population et faire semblant de travailler pour faire avancer les choses.

Tout le monde connaît le concept de « Fast-food » qui s’est définitivement installé dans nos mœurs alimentaires suite à l’avancée rapide de la pauvreté surtout dans les zones péri-urbaines, les banlieues. Du point de vue sémantique, le « Fast-track » dans le management du développement n’est pas une option désirable en temps normal. Etymologiquement, dans notre métier de management, le mot Fast-track en stratégie signifie globalement « commencer l’exécution d’une action ou d’un programme alors que la conception n’est pas encore achevée du fait du manque de temps ou des ressources nécessaires. » Le concept de Fast-track a été introduit surtout dans les programmes d’urgence suite à des calamites, lorsque les besoins et les souffrances causées par les crises ne peuvent souffrir de temps de conception et menacent la résilience des populations : on est pressé d’agir pour sauver des vies dans ces cas. Le Fast-track peut aussi signifier le démarrage de la construction d’un immeuble ou autre chose par les composants de base en attendant la fin du travail de l’architecte ou du génie concepteur tout en sachant globalement l’idée de ce que l’on veut faire.

On a eu des exemples de Fast-track dans l’histoire de la gestion des programmes publics au Sénégal. Dans les années 80 du fait de l’explosion démographique des populations d’élèves dans les écoles et collèges avec un nombre limité d’enseignants bien formés, bien conçus à l’Ecole normale supérieure, le Ministre de l’Education de l’époque avait fait recours au Fast-track dans la formation des enseignants plus connus plus tard sous le sobriquet « Ails de Dindes » dans le système éducatif Sénégalais, qui signifie moins de qualité et de rigueur. Fast-track, Fast-Food, ou Fast-talk (parler sans conviction pour convaincre) renvoient tous à l’idée de l’impréparation et de l’improvisation pour gagner du temps ou faire face au manque de ressources. Cela dénote de l’informel dans l’action et le manque de maitrise de ce que l’on veut faire.

Les reformes dont nous avons besoin au Sénégal demandent d’avancer avec des pas mesurés surtout pas dans la précipitation ou dans la « Fast-policy-making ». Construisons des choses solides et durables. N’utilisons le Fast-track que quand c’est nécessaire surtout dans les politiques sociales, les politiques d’aides d’urgence, etc. Pour le reste, adoptons le « evidence-based decision-making » et le « measured-risk-taking » plutôt que le Fast-track. Nous avons même entendu une autorité politique utiliser le concept de Fast-track-management. Ce qui n’existe pas. Le « Fast-track management and organizational behavior » plutôt, renvoie à l’idée de former très vite, dans le tas, des Managers pour contrôler les opérations en l’absence de leaders avérés et expérimentés pour sauver les organisations en périls.

Maintenant que le Gouvernement est composé et que les rôles sont définis, je pense qu’on doit sonner la fin de la recréation, mettre fin à la guerre des concepts et convoquer les acteurs au travail car le chemin à courir est encore long, le manque d’infrastructures criard, le chômage des jeunes est immense, et les reformes nécessitent du courage et surtout de l’expertise, sans compter la nécessite de l’adhésion et du support des populations qui en sont les bénéficiaires ultimes. La politique politicienne et la guerre des concepts ne peuvent développer un pays.

Dr. Abdourahmane BA

Citoyen Sénégalais, libre penseur

Monsieur le président, Il n’y a pas de place pour les gouvernants de petit calibre (El Aboubacar Sylla)

Monsieur le Président, Il n’y a pas de place pour les gouvernants de petit calibre. Soit vous devenez le héros que le pays a besoin soit vous serez aussi rapidement oublié qu’un été trop sec.

Par El Aboubacar Sylla

Il n’y a pas de tâche plus ingrate que celle de diriger les hommes. Comme toute personne s’étant hissé aux plus hauts sommets d’une république, vous êtes frappé par les vents de tous les côtés et les conspirateurs de toute nature et condition s’agitent sous vos pieds. Vous êtes un géant qui a toute la création sous lui et donc toute âme malfaisante, tout esprit mal tourné, fixe son attention à vous nuire et à vous remplacer. Vous n’avez nul jour de repos, nulle minute de tranquillité possible. Toute la méchanceté humaine se tourne vers le sommet de la pyramide républicaine et donc contre vous.

C’est ainsi que celui qui est arrivé à la magistrature suprême est confronté à la multitude de mauvais conseillers cherchant à avancer leurs intérêts au détriment du pays. Aucune faute ne vous revient de cet état de fait. C’est une règle de la nature humaine depuis la fondation des premiers villages. Même avec vos meilleurs efforts vous ne sauriez corriger la nature humaine de ses défauts. Vous ne pouvez que vous protéger des courtisans malintentionnés et vous préserver avec l’aide de ceux qui ont l’amour du pays dans leur cœur. C’est une tâche difficile, personne le niera, mais vitale pour que votre mandat soit un succès.

En tant que premier magistrat de la République, vous êtes dans le rôle du père qui doit protéger et veiller sur le peuple comme sur ses enfants. Des millions sont dans le besoin d’un magistrat juste, pieux et déterminé à améliorer leurs conditions de vie. De plus, entamant votre dernier mandat, vous êtes confronté à la nécessité d’établir ce qui sera votre héritage politique. Nous vivons un âge qui déterminera le siècle à venir. Il n’y a pas de place pour les magistrats de petit calibre. Soit vous devenez le héros que le pays a besoin soit vous serez aussi rapidement oublié qu’un été trop sec. Cela peut paraitre injuste, mais c’est la règle des temps actuels.

Ce que vous ferez pendant votre dernier mandat marquera le pays. Serez-vous un roi oisif ? Un homme dont on retiendra que sa faiblesse et son inaction ? Ou est-ce que vous vous affirmerez comme un géant historique, créateur d’une république forte et prospère ? L’histoire est impitoyable. Thomas Sankara est encore connu aujourd’hui car il se dévoua entièrement au pays, créa et imagina les prémisses d’un renouveau national. Mandela rayonne encore par sa sagesse et sa vision d’une Afrique du Sud pacifiée. Ces géants ont éclipsé plusieurs générations de politiciens de leurs pays. Qui connait le nom du prédécesseur de Mandela ? De l’homme qui gouverna le Burkina Faso avant Sankara ? N’est pas Compaoré déjà frappé par le voile de l’oubli ? Il est le souhait de tous de vous voir réussir et devenir un géant, car votre victoire sera celle du pays entier. Seuls les esprits les plus décadents espèrent vous voir échouer, car votre échec sera celui du pays.

La responsabilité qui pèse sur vos épaules est lourde, d’un poids inimaginable, mais vous ne pouvez désormais plus vous en affranchir. Vous avez pour seul choix soit la voie de l’oubli soit la voie de d’apothéose. Il vous faudra donc embraser toutes les forces qui peuvent faire avancer le pays. Qu’un homme aime son frère est louable, mais on ne gouverne pas un pays avec des frères qui n’ont pas les capacités à soutenir la rénovation spirituelle, culturelle et économique du Sénégal. Vous devrez donc vous méfiez des mauvais conseillers, ignorez leurs arguments fallacieux et uniquement vous entourer de ceux qui contribuent au renforcement national.

De même pour les projets et chantiers publics. Éloignez-vous des argumentaires fallacieux et posez-vous la question : est-ce que le projet renforce ou affaiblit le pays ? Ce n’est pas une tâche aisée car les intérêts économiques en jeu sont énormes. Bien d’hommes d’affaire tenteront de vous séduire, de vous faire croire que leurs projets aident la Nation, mais ce sont des mensonges faits pour satisfaire les ambitions les plus sombres.

Pour distinguer le bon du mauvais, il vous faudra être entouré de conseillers compétents, patriotes et n’ayant aucun lien avec les grandes entreprises du pays. La maladie de toute jeune république est la ploutocratie, à savoir que ceux qui ont de l’argent tentent de soumettre le pouvoir politique à leurs désirs. Oui, ce n’est pas facile, mais ô combien nécessaire. Le fait que vous ayez pu remporter la dernière élection montre que vous avez la force de caractère et les compétences pour gouverner, mais vous devez en plus désormais vous protéger des ennemis de la République. Si cela peut sembler dur voire même insurmontable, la récompense vaut les efforts que vous serez obligé de déployer.

Oui, vous devrez dire non à des gens proches. Oui, vous risquez l’opprobre de certains alliés, mais en échange, vous entrerez dans l’Histoire. Vous deviendrez le héros que le pays a besoin, un restaurateur de la vertu républicaine, un défenseur des démunis et un protecteur de l’Etat dans les heures naissantes du 21ème siècle. Cela est plus nécessaire que jamais car les républiques africaines ne peuvent pas se permettre une génération de dirigeants faibles. Elles sont dans la nécessité de magistrats qui se distinguent comme aucune autre génération précédente. C’est pourquoi votre mission est si importante, votre deuxième mandat d’une importance vitale. Vous établirez non seulement ce que sera votre place dans l’Histoire, mais également poserait les bases pour le Sénégal. Vous pouvez devenir un Thomas Sankara ou un Mandela sénégalais. Le potentiel est en vous, il demande qu’à déployer ses ailes comme un aigle.

 

 

 

La Constitution, un instrument au service d’un parti ?

On croyait, après l’élection du Président Macky suivie de l’appel à un dialogue national, ouvert et constructif, de la prestation de serment et de la mise en place du premier gouvernement de l’ère Macky 2, voir le temps de la politique battre un peu en retraite pour faire place à une prise en main rapide des réelles préoccupations des populations sénégalaises qu’elles aient oui on non contribué à l’élection du Président.

Que nenni !

Le temps de la politique a encore de beaux jours devant nous. Nous osons même parier que d’ici la présidentielle de 2024 en passant par les locales de 2019 et les législatives de 2022, il n’aura aucun répit.

En effet, tous les actes posés d’une part par le Président réélu depuis son élection et par l’opposition d’autre part nous confortent dans l’idée que la politique d’ici 2024 va prendre le dessus sur tout ce qui aura encore la chance de lui survivre.

La mise en place du premier gouvernement de Macky 2, une institution de notre république chargée sous la direction du Premier Ministre de conduire et de coordonner la politique de la Nation, a été un moment d’exacerbation des querelles politiques qui ont fait accoucher le bébé gouvernement dans la douleur. Il risque de porter les stigmates de cette naissance difficile qui risque d’être handicapante à bien des égards si l’on se fie à sa gestation difficile et aux dégâts collatéraux qu’il va engendrer dans la majorité.

Ne risque-t-on pas d’ailleurs de le jeter avec l’eau du bain pour en faire un mort né ?

Dans tous les cas, ce sera le cas si le projet de loi portant dissolution du poste de premier ministre est déposé sur la table de l’Assemblée nationale.  Il n’y a aucune chance ou aucun risque, c’est selon, de voir le projet rejeté par la majorité mécanique.

Une fois le projet adopté, le premier ministre disparaît et sa disparition entraîne de jure et de facto celle de tout le gouvernement. Le Président pourrait alors faire encore quelques réglages dans l’attelage ou procéder simplement à une reconduction de l’équipe actuelle.

Alors elle devrait faire réfléchir par deux fois, si l’on sait l’importance de cette institution dans notre république qui risque d’être refondée après le vote du projet de loi. C’est quelque vingt-et-un article de notre Constitution  qui seront revus et corrigés.

Si on sait que celle-ci avait été révisée sur proposition du Président Macky Sall au référendum du 20 mars 2016, on est légitimement en droit de nous poser la question de savoir si la constitution n’est pas, comme disait le Président De Gaulle, « un machin » taillable et corvéable par le Président et son clan.

Cela se traduit par cette  volonté unilatérale de dissolution d’une institution par une autre institution, pourtant de nature et de fonction différentes.

En prenant cette décision, le Président de la république a surpris plus d’un avec cette annonce, non pas par lui-même, mais par la personne même dont l’institution sera supprimée.

Le contexte de l’annonce a été aussi surprenant. C’est au cœur des réglages précédant la mise en place du gouvernement que l’annonce a été faite, même s’il y avait déjà eu un effet d’annonce voilé depuis la prestation de serment quand le Président affirmait : « … je compte saisir l’Assemblée nationale afin qu’elle accompagne les changements dans la gouvernance de l’exécutif pour un meilleur  suivi des politiques publiques. »

Le faisant dans ce contexte, ne serait-il pas un message codé adressé aux responsables qui avaient pour ambition le poste destiné provisoirement à Boun Abdallah ?

Cette volonté de supprimer le poste de premier ministre démontre, s’il en était encore besoin, la prééminence du Président de la république sur toutes les autres institutions qu’il tient même entre ses mains.

Elle obéit d’abord et avant tout à des calculs purement politiques pour trouver une alchimie aux nombreux problèmes relatifs à la succession du Président.

On coupe toute tête qui s’élève pour ne pas donner l’impression d’installer un dauphin. Boun Abdallah, Amadou Ba, Abdoulaye Diouf Sarr et certainement Mimi Touré en ont fait les frais. Mis à part le premier, les autres se prédestinaient déjà une ambition présidentielle.

Parallèlement dans le décret de répartition  des services de l’Etat, on semble dérouler le tapis rouge à Mansour Faye, beau frère du Président Macky Sall dont le budget de son mega ministère, rappelant étrangement celui de Karim Wade, avoisine les 1500 milliards avec le PUDC, le PAMU, PROMOVILLE, l’ANACMU(Agence nationale de la Couverture de la Maladie universelle), les Bourses familiales, le Commissariat à la Sécurité alimentaire, la DGPSSN ( Direction générale de la Protection sociale et de la Solidarité nationale).

Cela est-il compatible avec le fast track qui en soi n’a rien de nouveau et rappelle le « accélérer la cadence » de Mimi Touré, premier ministre avec même un projet dénommé fast truck au Ministère de l’Education nationale pour une construction rapide de salles de classes.

Ce fast track doit reposer sur des fondamentaux dont les compétences de base et l’aptitude à identifier et à en prendre en charge  très rapidement les priorités nationales pour permettre au Président Macky Sall d’entrer dans l’histoire après son quinquennat.

N’a-t-on pas déjà fini de tirer les leçons de la présidentielle qui ont révélé au grand jour que pour conquérir le pouvoir, surtout au Sénégal, il faut nécessairement disposer du pouvoir et de l’argent.

En tout cas Mansour en dispose déjà !

 

El Hadji Abdou Wade dit Mara, Pôle de communication du Grand Parti.

 

Lettre à Macky Sall sur les entraves à l’accès au logement à Dakar 

Lettre ouverte à monsieur Macky Sall

Objet : Les entraves  à l’accès au logement à Dakar

Monsieur le président

Suite à la formation de l’équipe gouvernementale qui devra vous accompagner en mode Fast Track comme vous avez annoncé et à l’élaboration de la feuille de route , la question fondamentale du logement social semble vous préoccuper et pour affronter ce problème qui entrave la vie de beaucoup de sénégalais et particulièrement les Dakarois vous avez même jugé opportun et plus efficace d’ériger  un ministère dédié : ministère de l’urbanisme ,  du logement et de l’hygiène publique.
D’accord avec vous puisque l’accès au logement social pour le sénégalais moyen est presque techniquement difficile au vu des faibles revenus et les obstacles culturels et technico financiers en vigueur.
Vous avez tenté avec les nombreux programmes aux périphéries de Dakar notamment diamniadio bambilor lac rose etc … mais monsieur le président pourquoi après tous ces projets les sénégalais moyens arrivent de plus en plus à l’âge de la retraite sans être au moins propriétaire d’un logement social alors que le cumul de leurs loyers dépassent très largement le coût d’un logement moyen ?
Monsieur le président je ne pense pas qu’il sera nécessaire de faire un projet de 10.000 logements, un ministère dédié si  les obstacles d’ordre social culturel , tecnico financiers ne sont pas levés et continueront à agrandir cette frange importante de la population sénégalaise qui seront ce que j’appelle « les locataires à vie »
– Monsieur le président le plus gros problème et obstacle face au problème du logement est d’ordre culturel dans la mesure où dans les couples les projets immobiliers en commun sont très rares et la copropriété n’est pas rentrée dans notre culture en phase avec notre urbanisation alors que c’est une des solutions à l’obstacle des faibles revenus qui obstruent la propriété foncière à bon nombre de sénégalais à revenus moyens.
Se réfugiant derrière des interprétations religieuses beaucoup de femmes et d’hommes refusent d’être propriétaire au même titre que leur conjoint et il est souvent constaté que beaucoup de familles se retrouvent à la retraite sans logement alors que les deux revenus réunis auraient pu leur permettre d’acquérir un logement. Un exemple simple c’est qu’un loyer de 100.000 F par mois au bout de 10 ans c’est le prix d’un logement de 12 millions de francs et combien sont les familles qui dépassent largement ce loyers qui n’existe d’ailleurs presque plus à Dakar par exemple  et qui se retrouvent à être locataire encore à la retraite ? Une sensibilisation à la notion de copropriété est d’une impérieuse nécessité , même la copropriété en famille et en amitié pourrait être pensée .Et aussi la copropriété pourrait être dans une certaine mesure un frein aux nombreux cas de divorces en ce moment : le bien commun renforcerait le lien sûrement.
– Maintenant la vraie problématique c’est d’abord comment encadrer les sénégalais à revenus moyens à sortir de ce cercle de « locataire à vie »et de capter ces revenus qui en réalité peuvent bien leur permettre d’être propriétaire.
– Les loyers exorbitants de nos jours rendent les sénégalais de plus en plus pauvre rendant leur conditions de vie encore plus difficile et insupportable parfois.
– Les banques sont réfractaires à cette catégorie de citoyens à revenus moyens  et seul l’état peut leur servir de garantie comme par exemple  ce que vous avez fait avec le fongip en mettant un système de garantie innovant . C’est un système qu’il faut bien organiser monsieur le président et vous verrez qu’en étant propriétaire les sénégalais vivront beaucoup mieux.
– Aujourd’hui les revenus des sénégalais moyens sont en total déphasage avec les critères d’éligibilité de la majorité des programmes de logement et cerise sur le gâteau les banques avec leur taux usuriers viennent enfoncer le clou.
Aujourd’hui monsieur le président les banques n’ont pas le droit de prélever plus du tiers du salaire ou revenu pour un prêt logement et ajouté aux intérêts composés appliqués beaucoup de sénégalais se voient exclus  dans la plupart des programmes de logements. Et pourtant nombreux sont les sénégalais qui paient un loyer dépassant même la moitié de leur revenu : c’est un paradoxe inadmissible
– Êtes vous conscient qu’un logement social de 15 millions de francs revient exactement au double après un prêt bancaire de 15 ans ? Et vu les coûts élevés de transport à partir des nouvelles zones où sont érigées ces logements le citoyen peine à vivre même s’il réussi à entrer dans un programme.
– Nombreux sont les sénégalais aujourd’hui qui travaillent dans le secteur informel et qui paient des loyers beaucoup plus élevés que les loyers des programmes de logements et une étude sérieuse sur comment organiser et capter tous ces capitaux et les aider à être propriétaire est d’une impérieuse nécessité : ils ont besoin d’une structure qui ferait office de garant car sans garantie les banques leur tournent le dos.
– Un programme de 10.000 logements !!! Nous applaudissons mais aujourd’hui comment contourner tous ces obstacles et freins pour que les vrais ayant droit puissent bénéficier de ce programme ? C’est là où résidera le problème.

C’est là monsieur le président les véritable obstacles   que le ministère que vous avez créé a lui seul ne pourrait jamais arriver à résoudre sans des Etudes et actions pluri ministérielles et pluri disciplinaires très pointues et coordonnées.

Aujourd’hui monsieur le président vous n’êtes pas sans savoir que la forte concentration des ressources sur Dakar que je connais mieux et qui est en réalité le véritable souci oblige tous les travailleurs à y converger tous les jours et quand le coût de transport de la banlieue a Dakar est plus élevé que le loyer même en centre ville il y a un véritable problème que la cherté de  l’autoroute à péage est venu accentuer.
– Comment pourrais je habiter diamniadio par exemple et travailler à Dakar ou vice versa si je sais qu’avec mon véhicule il me faut débourser deux cent mille francs tous les mois ( 7000F/j entre carburant et péage ) ? Je préfère être locataire à Dakar et ne pas passer toute ma vie sur la route du travail. Parcourir des petites distances à certains coûts c’est inadmissible en 2019.
– Monsieur le président les banques sont certes des institutions privées mais même les banques qui se disent spécialistes de l’habitat ont malheureusement des taux usuriers pour les logements sociaux et c’est la triste réalité et les Sénégalais moyens ne me démentiront sûrement pas. Aujourd’hui que la SICAP et la SN Hlm n’ont presque plus de grands projets leur rôle devrait être d’encadrer justement l’acquisition des logements sociaux en collaboration même avec les promoteurs privés qui peinent souvent à vendre leurs maisons du fait d’un système mal pensé et qui perdure et l’état en rôle de garant pourrait être un tampon.
– Pour que vos Dix mille logements aillent aux véritables ayant droits , un nouveau système après des étude sociales  et financières très pointues s’imposent en passant par de vrais réformes des conditions actuelles sinon les plus fortunés seront les acquéreurs et les vrais ayant droit d’éternels locataires comme cela s’est toujours fait jusqu’à maintenant.
– Aussi monsieur le président comment comprendre qu’un citoyen soit propriétaire de plusieurs logement sociaux en même temps ? Pour un blocage à cette boulimie ne faudrait il pas bloquer à 1 seul logement social par citoyen comme le prévoient d’ailleurs les textes et bloquer la revente de ces logements à au moins une dizaine d’années après acquisition et ainsi arriver à zéro spéculation ?

Sans une combinaison d’actions des ces différents ministères :
-Ministre de l’urbanisme du logement et de l’hygiène publique Ministre des finances
-Ministère du développement social et de l’équité sociale Ministre des infrastructures
-Ministre de la femme et de la famille
-Ministère des collectivités locales et de l’aménagement du territoire ,
Il sera très difficile de sortir les citoyens sénégalais moyens de ce problème crucial.
Un sénégalais un toit c’est la dignité humaine et l’éradication a jamais des difficiles conditions de vie monsieur le président.
Arriver à la retraite sans être propriétaire c’est réduire à coût sûr son espérance de vie.
En mode FAST TRACK pour le logement monsieur le président !!!

Abdou ndiaye
Citoyens sénégalais
Esprit libre.

Exclusif! Aissata Tall Sall passée de justesse à côté d’un ministère important

YERIMPOST.COM Jusqu’à la dernière minute, au cours des longues péripéties du remaniement ministériel du 07 avril 2019, Aissata Tall Sall figurait sur la liste du gouvernement au poste de ministre des Affaires étrangères. Qu’est-ce qui a changé cette donne au dernier moment ?

Yerimpost a appris de source généralement bien informée que c’est le refus courtois par Amadou Ba du premier poste à lui proposé qui a chamboulé le schéma initial. L’ancien ministre de l’Economie, des Finances et du Plan s’était vu proposer d’être muté à la tête d’un nouveau département, celui de l’Economie, du Plan et de la Coopération.

Il a fallu donc trouver une planque à celui qui est par ailleurs patron politique du parti présidentiel à Dakar. C’est ainsi que la piste Aissata Tall Sall a été écartée à la tête des Affaires étrangères. Au profit d’Amadou Ba élevé au dernier moment à la dignité de chef de la diplomatie sénégalaise…

La désinformation à outrance sur Mansour Faye, la nécessite de vérité sur lui et autour de lui

Depuis un certain temps, une campagne de désinformation accentuée est savamment orchestrée, par des personnes tapies dans l’ombre, afin de mettre en mal le tout fraiche Ministre du développement communautaire de l’équité sociale et territoriale en l’occurrence Mr Mansour Faye d’avec les populations.

Cela a commencé avec la mise en corrélation, relayée par la presse, d’une histoire de bennes tasseuses que SUEZ avait octroyées à la commune de Saint Louis à l’attribution du marché de l’eau, au Sénégal, octroyée à ce même SUEZ par le Ministère de l’Hydraulique  et de l’Assainissement.

Le seul argument poussant à la dire est que le Maire de Saint Louis actuel était le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement au moment de l’attribution du marché de l’eau.

À cet effet, bien que la Mairie de Saint Louis, démembrement de l’Etat, se soit fendue dans un communiqué, excellemment bien élaboré, pour apporter réponses claires, nettes et précises, il est à ajouter que le pays ne saurait être construit sur la base d’arguments fallacieux qui visent, en réalité, qu’à discréditer.

En vérité, loin d’entrer dans des considérations juridiques qui expliqueraient le fonctionnement d’un Etat, dans toutes ses composantes, fonctionnement qui requiert du sérieux et qui exige ce même sérieux pour y faire référence, il est à dire deux évidences qui permettraient d’aider à avancer durablement et efficacement.

La première est relative à la nécessité, à charge pour toute personne, de toujours véhiculer des informations maitrisées, des informations vraies sur la menée des politiques publiques.

Faire des allégations, sur la base de déductions, des procédés d’acquisition de biens publics et d’attribution de marchés publics est extrêmement grave.

Cela est d’autant plus grave que de mettre en corrélation deux procédures différentes sur deux situations diamétralement opposées, toutes deux touchant sensiblement le bien être des populations.

En ce sens, il est exigé un retour à l’orthodoxie, au patriotisme qui n’exclue pas, naturellement, de veiller au grain, qui incite à creuser, et cela pour le bien être des populations, mais mieux il est exigé de le faire que pour le bénéfice des populations et non pour combattre un homme politique.

La deuxième vérité, qui est majoritairement et malheureusement méconnue au Sénégal, est  d’éviter d’être dans le dénigrement excessif et notamment de ceux qui essaient de faire avancer les choses.

En effet, les politiques, pas tous, essaient au quotidien de se battre pour l’avancée des populations. La majeure partie du temps, ils font face à des situations qu’ils ne peuvent exposer.

Les aider c’est toujours informer utile relativement à la lourde tâche de la matérialisation des politiques publiques.

Ce qui aura une conséquence plus que salutaire qui est l’impossibilité d’ouverture d’aubaines permettant précisément que ces situations se produisent.

En termes plus simples, il faut éviter de banaliser le mensonge qui à un moment donné  prendra la place, véritablement, de la vérité. Ce qui deviendra une catastrophe pour ce pays.

Concernant le Ministre Mansour Faye,

Il est dommage qu’on parle plus de sa qualité de beau frère du Président de la République que de son état de sénégalais.

Avant d’être beau frère du Président de la République, il est sénégalais qui aime son pays et souhaite son développement.

La posture qu’il  adopte, en ce sens, le montre a suffisance.

Réellement, le Ministre Mansour Faye est l’un des ministres les moins bavards ou le moins bavard du Sénégal. On ne l’a jamais entendu hors son cadre d’activité.

Il ne parle que quand cela s’impose c’est-à-dire faire face aux sénégalais pour leur expliquer les situations présentes et cela sans langue de bois.

En ce sens, l’adage qui trop embrasse mal étreint, ne saurait lui être appliqué.

 

Il n’est que dans ces missions, celles confiées par les populations notamment saint louisiennes; d’une part, et celles confiées par le Président de la République; d’autre part.

Relativement à tout ce qui se dit ou pouvant être dit, supputations qui portent sur lui directement quelques fois, ses prises de paroles ne font référence qu’à l’état des lieux de ses missions, qu’est ce qu’il faut rectifier si besoin, comment les rectifier et les délais pour les rectifier. Homme de terrain, ses sorties s’inscrivent que dans ce cadre.

Au demeurant, aussi bien en 2014 qu’en 2019, une fois les gouvernements formés dont il est membre, il reste le premier à ministre à automatiquement aller s’imprégner de l’état des lieux.

En 2014, fraichement nommé Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, il a automatiquement, les jours suivant, entamé une tournée nationale pour voir le niveau de réalisation de son nouveau ministère.

En 2019, une semaine  après sa reconduction dans le gouvernement FAST TRACK, avec son cabinet et en compagnie de tous les directeurs généraux sous sa tutelle, il est parti visité  les locaux de son nouveau ministère.

Cela pour dire, en définitive, qu’il ne doit être apprécié que le travail fourni par Mr Mansour Faye et non autre chose.

Parlant de travail, les projets structurants mis en œuvre durant son passage au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement sont gigantesques et carrément prometteurs.

 

Ces projets permettront un mieux être du sénégalais et tendent tous en vrac à l’autosuffisance en eau, avec à la  clef une eau de qualité, mais aussi un réseau d’assainissement très performant.

On peut citer pèle mêle le projet KMS3, celui de l’usine dessalement d’eau de mer mais aussi le projet d’assainissement des 10 villes.

Tous ces projets vont considérablement changer qualitativement le vie des populations.

Pour terminer, il pouvait être fait une contribution entièrement axée  sur les réalisations du Ministre Mansour Faye.

Mais il était tout aussi important d’inciter à un éveil patriotique avec la nécessité de contribuer au développement par la participation à la menée des politiques publiques  dont l’une des phases importantes est d’informer juste et vrai. Cela aura le mérite de ne pas retarder le travail avec tout le temps un retour en arrière pour rétablir des vérités.

Dans les pays avec un fort taux d’analphabétisme, rétablir la vérité reste salvateur et ne saurait être négligé.

 

Boubacar Mohamed Racine Sy

Lettre à la jeunesse africaine (Babacar Diop, leader de FDS)

La bonne nouvelle nous vient d’Alger. La mobilisation des jeunes et des femmes qui a contraint le président Bouteflika à renoncer à briguer un cinquième mandat, et par la suite à démissionner, constitue une grande victoire pour le peuple algérien et tous les démocrates du monde, même s’il faut rester vigilant pour éviter que les forces réactionnaires détournent la volonté populaire. Nous venons de vivre un évènement majeur et historique qui confirme la marche irréversible des peuples africains vers la liberté et la démocratie. Ce comportement de la jeunesse algérienne force le respect et l’admiration du monde entier. Elle  a fait honneur à la mémoire de Frantz Fanon, d’Ahmed Ben Bella et d’autres héros de la guerre d’indépendance. Les jeunes des autres pays doivent suivre ce bel exemple de résistance et de refus, en faisant barrage aux tyrans sur le continent africain. La lumière qui nous vient d’Alger devra  éclairer, guider et inspirer toute la jeunesse africaine.

Le nouveau mot d’ordre  est  donc clair. La jeunesse ne doit attendre son salut que d’elle-même. Elle doit marcher de manière résolue vers le changement et garder un esprit profondément révolutionnaire pour développer la rupture radicale qui transformera les conditions économiques, sociales, culturelles et environnementales de l’Afrique. La jeunesse ne peut plus se limiter à la contestation. Elle doit aussi avoir une nouvelle option historique : prendre le pouvoir et gérer. Notre jeunesse doit étendre sa force et son dynamisme dans tous les segments de la société africaine. Pour ce faire, elle doit prendre le pouvoir dans les ateliers, les usines, les entreprises, les syndicats, les partis politiques, bref dans la vie économique, sociale et politique. Pour nos jeunes, prendre le pouvoir voudrait dire que c’est eux qui doivent être le moteur des changements et des transformations attendus en Afrique depuis plusieurs décennies.

Pour accentuer ce nouveau processus révolutionnaire, elle doit sortir définitivement de l’indifférence, du scepticisme et de la fatalité afin de construire son avenir.  Elle doit agir et oser inventer des voies du renouveau. Comme dit Gramsci : « Un sceptique n’a pas le courage nécessaire pour l’action ». Alors que, c’est l’action seule qui libère les peuples opprimés. Il est donc temps que les jeunes trouvent leur propre motif d’indignation pour agir et refuser de rester de simples spectateurs.

Les jeunes ont les moyens et le pouvoir de transformer le continent. Nous devons leur donner le sens de la chose politique pour leur permettre d’être de grands acteurs de la révolution citoyenne et démocratique en marche. Franz Fanon écrivait dans Les damnés de la terre : « [P]olitiser c’est ouvrir l’esprit, c’est éveiller l’esprit, mettre au monde l’esprit. C’est comme le disait Césaire : « Inventer des âmes. » Politiser les masses ce n’est pas, ce ne peut pas être faire un discours politique. C’est s’acharner avec rage à faire  comprendre aux masses que tout dépend d’elles, que si nous stagnons c’est de leur faute et que si nous avançons, c’est aussi de leur faute, qu’il n’y pas de démiurge, qu’il n’y a pas d’homme illustre et responsable de tout, mais que le démiurge c’est le peuple et que les mains magiciennes ne sont en définitive que les mains du peuple ».

Nous voulons une jeunesse qui brise toutes les chaînes de servitude afin de revendiquer la pleine liberté, une jeunesse libre et complètement décomplexée qui exprime avec force ses aspirations de changement, une jeunesse solidaire, progressiste et panafricaniste résolument engagée dans la construction d’un futur africain commun, une jeunesse qui refuse la désertion, parce que convaincue que son avenir est à construire sur cette terre africaine, une jeunesse qui refuse la division entre une Afrique blanche et une Afrique noire, une Afrique francophone et une Afrique anglophone. Il n’y a qu’une seule Afrique, celle que tous les Africains habitent. Seul l’engagement citoyen de tous les jeunes et femmes nous permettra de bâtir une Afrique nouvelle à la hauteur de nos rêves et ambitions. Nous pouvons arriver, à travers les organisations de jeunesse, les mouvements sociaux et les opportunités que présentent les réseaux sociaux, à fonder un véritable pouvoir jeune qui ouvrira les portes de l’impossible. Nous pouvons construire un futur radieux et un environnement viable. La jeunesse doit comprendre les défis écologiques pour contribuer à la protection de l’écosystème.

Aujourd’hui, il est nécessaire de créer une solidarité interafricaine, une solidarité de fait, matérielle et idéologique pour renforcer les grandes dynamiques de changement sur le confinent. Nous pouvons envisager la création d’une nouvelle internationale africaine des forces du changement pour soutenir les luttes d’émancipation qui se déroulent en Afrique. Pour les pays francophones, le franc CFA reste et demeure encore une honte. Il constitue les derniers vestiges du pacte colonial. Il n’appartient pas à un ministre de l’économie et des finances de la France de nous présenter les bienfaits de cette monnaie en désignant le Sénégal et la Cote d’Ivoire comme des modèles de la réussite. L’impérialisme ne recule jamais, il se présente toujours sous de nouvelles formes, plus douces, mais plus nocives. Ses intermédiaires sont encore plus présents dans les appareils étatiques.

Aujourd’hui, il faut bien une alternative démocratique en Afrique. Nous avons besoin d’un nouveau projet politique porté par des jeunes et des femmes engagés pour une société nouvelle. Nous devons mener des transformations audacieuses des structures économiques, sociales, culturelles et politiques. Bref, il faut une révolution des consciences. Cela commence par la mobilisation des intellectuels, des femmes et des jeunes qui doivent être les piliers de cette nouvelle révolution. Il est plus que temps de mettre fin aux politiques meurtrières d’un capitalisme international sauvage qui ne travaille que pour une accumulation des richesses entre les mains des multinationales qui pillent les ressources des pays africains avec la complicité d’une classe dirigeante corrompue et à la solde des intérêts impérialistes.  Le fleuve de la justice qui prend sa source dans le cœur de la jeunesse africaine étendra ses eaux pures et douces jusque dans les profondeurs de  la société afin de balayer toutes les iniquités et inégalités.

Nous soutenons  que la jeunesse est toute l’Afrique de demain. C’est à travers elle que vit, respire et pense l’Afrique. C’est à travers elle que l’on lit et scrute l’avenir. Jean Jaurès soutenait que : « Les nations qui ont de grandes réserves vitales ne meurent pas en un jour ni en un siècle ». Les forteresses  tomberont et les peuples reprendront les luttes en Amérique latine, en Asie et en Afrique. Ce sera le réveil des peuples humiliés du monde. Les évènements se bousculent et nous sommes persuadés que le monde actuel va basculer vers un nouvel ordre plus juste, parce que plus égalitaire.

La jeunesse africaine est en mouvement et l’espoir renaît dans ce continent. Elle  marche vers la conquête des changements radicaux et des transformations profondes des structures sociales, économiques, politiques de l’Afrique. Elle se mobilise en occupant les places publiques dans les grandes villes africaines pour faire entendre la voix de la démocratie ! Elle est devenue la voix audible du peuple garrotté depuis plusieurs décennies par des oligarchies arrogantes et insolentes. Fanon nous invitait à l’espoir  en ces termes: « Heureusement, dans chaque coin, des bras nous font signe, des voix nous répondent, des mains nous empoignent ». La Place de l’Obélisque à Dakar, la Place Tahrir au Caire, la Place Bardo à Tunis, la Place de la Nation à Ouagadougou, la Place de la Victoire à Kinshasa, les rues d’Alger occupées par les jeunes algériens sont devenues les symboles légendaires de cette  nouvelle révolution démocratique. Rendre possible l’impossible ! Voilà l’éternelle tâche de la jeunesse.

Jeunes africains, plus qu’une indignation, vous devez-vous engager résolument pour la révolution  citoyenne et démocratique afin de construire l’Afrique nouvelle. Les attentes sont immenses et vous appellent à porter une nouvelle utopie africaine. Prenez ces propos de Gramsci comme un viatique : « Formez-vous parce que nous aurons besoin de toute votre intelligence, mettez-vous en mouvement parce que nous aurons besoin de tout votre enthousiasme, organisez-vous parce que nous aurons besoin de toute votre force ». Suivez l’enseignement de Cheikh Anta Diop qui vous parle depuis des décennies : « Formez-vous, armez-vous de sciences jusqu’aux dents […] et arrachez votre patrimoine culturel ». Il n’y pas de révolution sans culture révolutionnaire ! L’Afrique impatiente tend ses bras à ses fils. Vous êtes la matière première des changements qu’inspire votre enthousiasme. Jeunes africains, la roue de l’histoire tourne en Algérie. Votre destin est lié à celui des jeunes algériens. Maintenant, il  vous faut une nouvelle grande solidarité africaine. Écoutez encore la parole de Franz Fanon qui disait : « Il faut que vous sachiez que l’avenir de votre existence nationale, la cause de votre liberté et de votre indépendance se trouve en jeu actuellement en Algérie ». Jeunes africains de la diaspora, votre contribution dans cette lutte sera précieuse, vous devez soutenir intellectuellement, matériellement et financièrement toutes les dynamiques de changement sur le continent. Réveillez-vous pour allumer une révolution continentale. Vous êtes les bâtisseurs de l’Afrique nouvelle. Pour conclure, souvenez-vous des propos très actuels de Mamadou Dia, prononcés une semaine avant le très célèbre faux coup d’État de décembre 1962 : « Oui, […] dans sa propre voie, et de son propre pas, l’Afrique est partie et ne s’arrêtera plus ».

Dr Babacar DIOP, Leader de FDS

Dakar, le 04 avril 2019

Contact : babacar.diop1@gmail.com

 

 

 

 

 

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