Blog de Cheikh Yerim Seck

Ces politiques en-dessous du plancher de la stratification sociale des valeurs

Le discours politique en période de veille de campagne est un support idéal pour tout analyste. Le Sénégal, en ce moment, offre une myriade de corpus qui permet d’analyser la pertinence des discours selon leurs caractères performatifs ou constatifs.
Des caractères qui font du discours un élément essentiel pour porter un jugement sur tel ou tel programme. Les quelques discours qu’on a entendus ont beaucoup du performatif mais, malheureusement, invitent au trouble et à l’anarchie.
En effet, dans le style, dans le choix des mots et dans l’articulation, l’auditeur inconditionnel est prompt au saccage et à l’affrontement. Un discours populiste, entrecoupé de diatribes et d’invectives, est pour le moins le plus produit par cette classe politique. Ainsi elle transforme la quiétude quotidienne en une poudrière que la moindre étincelle pourrait embraser. Des hommes :
– Tortueux qui prêchent la droiture ;
– Dragons le matin, victimes le soir ;
– Belliqueux qui prêchent la paix ;
– Sourds qui appellent aux dialogues ;
– Abouliques qui invitent à la réflexion ;
– Nébuleux qui prônent la transparence ;
– Rancuniers qui prêchent le pardon ;
– Hautains qui parlent d’humilité ;
– Sournois qui parlent de loyauté ;
– Mesquins qui revendiquent la probité
– Cupides qui prônent la sobriété ;
Pour ceux-là, il est difficile d’égrener la liste des actes et des mots sources de tous nos maux.
Que le politique sache qu’il n’est pas plus valeureux, pas plus patriote, pas plus citoyen que l’enseignant, le médecin, le militaire, le planton, le pêcheur, le paysan l’éleveur…tous et toutes celles qui, d’une façon ou d’une autre apportent quotidiennement leurs pierres pour fortifier cette nation.
Les valeurs d’honnêteté, de civisme et de patriotisme n’ont perdu de sens ou de modèle que dans ce champ précis. Une simple étude diachronique montre que les références que nous avions dans tous les secteurs sont bien remplacées. Pour l’exemple, aujourd’hui encore des intellectuels, sportifs, des hommes d’affaires, des artistes tiennent toujours, voire encore plus haut le témoin reçu de leurs prédécesseurs.
Il n’y aurait qu’en politique que les héritiers feraient la honte de nos illustres leaders d’antan. Une classe politique aux antipodes de l’homo senegalensis . Un monde politique où la trahison devient de plus en plus banale et la confiance de plus en plus chère. Quand l’homme tombe bas, il doit s’atteler à atterrir sur le plancher pas en dessous.








Ousmane Sy, enseignant a Mboumba

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