Blog de Cheikh Yerim Seck

Chers citadins, Investissez dans l’agriculture

Que faites-vous actuellement dans la vie ? Souhaiteriez-vous exercer un métier en aviation, devenir médecin, avoir des responsabilités publiques, ou attendre qu’on vous embauche ?
Et l’agriculture, vous y avez déjà pensé ? Vous ne me surprendrez pas si vous répondez non…

Lorsqu’on envisage l’avenir, beaucoup de gens ont généralement tendance à exclure ce secteur. Je dois avouer que les petits villages isolés et les rizières ne me faisaient pas rêver non plus et que l’agriculture est synonyme d’un mode de vie archaïque et de débouchés limités.
J’ai compris plus tard que j’avais tort. Car en réalité l’agriculture offre un vaste champ d’opportunités et des perspectives d’avenir solides. Je suis convaincu que les jeunes peuvent, et doivent, choisir l’agriculture.




Chaque année au Sénégal, environ 300 000 nouveaux actifs arrivent sur le marché du travail alors que les structures économiques peinent à créer des opportunités d’emplois pouvant absorber ces flux. La population sénégalaise (14 millions d’habitants) est caractérisée par sa jeunesse, la moitié de la population étant âgée de moins de 18 ans, et un taux d’accroissement annuel moyen de 2,7 %, encore élevé.

L’agriculture est aujourd’hui considérée comme la solution pour diminuer ce taux élevé de chômage et améliorer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.

Le Sénégal dispose de 3,8 millions d’ha de terres cultivables, avec des ressources en eau de surface (Fleuves Sénégal, Gambie, Casamance, le kayanga et le lac de Guiers) et des ressources en eau souterraine abondantes. D’une saison pluvieuse de 3 à 4 mois dans l’ensemble du pays.

La vallée du fleuve Sénégal au Nord et l’Anambé au Sud disposent de fortes potentialités en terres aménageables pour l’agriculture irriguée (Riz, Tomate, Patate douce, oignon…Etc.)
Le climat dans la zone des Niayes favorise l’horticulture en contre saison froide qui coïncide avec l’hiver dans les pays européens. Ce qui fait que les fruits et légumes du Sénégal arrivent en maturité à une période de non concurrence sur le marché international.
On note actuellement une forte progression des exportations de produits horticoles qui sont passées de 9300 tonnes en 2000 à 67 000 en 2013 soit une augmentation de 700 %. Cette progression s’est accompagnée aussi d’une diversification des exportations qui sont sorties du mono produit (haricot vert) pour embrasser une gamme élargie (haricot vert, tomate, melon, maïs doux, radis, pastèque…).

Les instituts de recherches tel que l’ISRA, Africa Rice, Tropicasem….etc. fournissent de nouvelles variétés de semences certifies adaptés à notre environnement avec de haut rendement. Les instituts de développement comme la SAED, l’ANCAR, SODEFITEX…etc. continuent de créer des opportunités dans les endroits les plus reculés du Pays. L’accès au crédit agricole devient de plus en plus facile avec la CNCAS, le CMS et la BNDE.

Actuellement, Le secteur agricole bénéficie d’un appui croissant de l’Etat, d’importants moyens financiers ont été déployés dans le cadre des projets de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (ANIDA), du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC), du Programme National d’autosuffisance en Riz (PNAR), du FONGIP, FONCIS, PDIDAS, PAFA louMaKaf, FNDASP…etc. Le Gouvernement s’est engagé aussi à la baisse des charges fiscales sur le matériel agricole et travaille à une exonération de la TVA, en rapport avec l’UEMOA.

Les innovations qui s’œuvrent sur le terrain sont en train de changer l’image de l’agriculture du statut de créateur de problèmes à celui de fournisseur de solutions et cette tendance ne cesse de progresser. Les opportunités d’investissement existent dans toute la chaîne de valeur agricole. Ayons le Courage de chercher l’information.




Thierno NGAMB
Email : Thiernongamb18safar@yahoo.fr
crédit Photo (NDiaye)

 

2 Comments

  1. C’est extraordinaire ce que vous dites. Cependant tout le monde ne peut pas investir dans l’agriculture faute de moyens. Moi, je suis dans ce secteur depuis ma retraite et je ne le regrette pas. Malheureusement mon espoir est perdu car mon verger d’au moins 1 hectare et demi est coupé en deux par l’autoroute à péage M’bour/Kaolack. Ce verger est rempli d’arbres fruitiers, d’agrumes et je fais du maraîchage intense. Je ne suis pas le seul impacté par cette autoroute, des champs et des villages entiers ont été aussi impactés. Le lieu de localisation est Sandiara Commune et Séssène Commune dans le département de M’bour. Voici beaucoup d’investissement de perdu et Dieu seul sait si les impactés seront dédommagés à la hauteur de leurs investissements.

    • Article très intéressant, les jeunes ont envies de construire, mais des fois ils manquent d’informations. l’accès à la terre doit être aussi resolue.
      le manque de financement pose aussi problème sur dans le bassin arachidier.

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