Blog de Cheikh Yerim Seck

Contrat d’affermage: la SDE lance l’offensive et compte aller jusqu’au bout

YERIMPOST.COM C’est une chimère que de penser que la Sénégalaise des eaux (SDE) va abandonner la partie. Le  jusqu’au-boutisme est désormais érigé en règle. Après la publication de l’attribution du contrat d’affermage de l’eau à Suez, le directeur général de la société qui exploitait jusque-là le liquide précieux a annoncé un recours gracieux auprès des services du ministère de l’Hydraulique devenu, par la grâce d’un remaniement, le ministère de l’Eau. C’est de bonne guerre puisque, conformément à la réglementation, un délai de 5 jours est donné aux « perdants » pour déposer un recours. Pas de temps à perdre pour Abdoul Baal qui, déjà, annonce que la SDE ne reculera devant aucun obstacle. Et ce, quitte à engager la bataille juridique contre l’Etat du Sénégal. C’est donc impuissantes que les populations sénégalaises sont invitées à assister à cette passe d’armes.

1 Comment

  1. Faux débat que cette lutte fratricide qui oppose deux sociétés de droit Français, autour du gâteau du contrat de délégation d’exploitation (affermage) de l’eau potable en milieu urbain.

    Les vrais problèmes de l’hydraulique urbaine sont aujourd’hui centrés sur les défis que constituent :

    1-la mobilisation des ressources en eau suffisantes non seulement pour Dakar, mais pour tout le périmètre affermé ;

    2-La rationalisation et la sécurisation des systèmes d’adduction d’eau potable ;

    3-Le défi de la qualité de l’eau qui est actuellement servie aux Sénégalais, avec même comble d’hérésie, de nouveaux forages réalisés à Dakar et qui refoulement directement dans le réseau sans aucune garantie de la qualité microbiologique et physico-chimique de cette eau provenant d’une nappe plus que polluée .

    En amont et en aval des solutions * miracles* qui sont agitées, il y’a de sérieux problèmes que nous ne passerons pas sous silence.

    N’en déplaise à ces personnes qui, incompétentes déjà dans notre secteur, continuent à officier aux niveaux de postes aussi stratégiques que les directions de la SONES, de l’OLAC, de l’ONAS et de l’OFOR.

    En parlant de l’OFOR, je ne pense qu’à TOUBA, cité urbaine aujourd’hui par excellence et qui continue à être gérée comme la Communauté Rurale qu’elle était il y’a des années.

    Pour Touba, il y’a une équivoque à lever !

    Touba n’a jamais refusé de payer l’eau, car la recherche du * ndox mû neex* coûte en moyenne près de 600f CFA/jour et par ménage.

    Touba attend une solution à son système d’AEP irrationnel et anarchique, qui en plus, produit à insuffisance une eau de mauvaise qualité et dont l’État est le premier responsable.

    Plus de 25 forages, surexploitant une nappe salée, dans un périmètre de moins de 100km2, avec un réseau qui pisse la moitié de l’eau pompée et coûtant à l’État plus de 100millions de FCFA par mois en factures d’électricité : voilà la *prouesse* réalisée à Touba par les ingénieurs et les Directions de l’hydrauliques.

    Si l’on met de l’ordre dans cette pagaille, Touba fera comme tout le monde. je ferme cette parenthèse ;

    Pour Dakar, devrait-on continuer comme je le dénonce depuis des années, à doubler et dédoubler les conduites de KSM ?

    KMS1, KMS2, KMS3, et demain KMS 4 ?

    Usine de dessalement de l’eau de mer ?

    Tous les spécialistes de l’eau potable vous dirons que c’est une solution de facilité qui n’est adoptée que par ceux qui mettent une croix sur le développement durable.

    Et c’est simplement une aberration dans un pays comme le notre qui n’est pas sous stress hydrique, car disposant de ressources importantes en eau souterraine et de surface.

    C’est à la limite de l’arnaque que de faire croire à nos décideurs qu’une unité de dessalement de l’eau de mer, énergétivore et contrainte de fonctionner 24h sur 24, destructrice de l’environnement marin Dakarois déjà si fragilisé, et qui ne produirait pas plus de 50.000m3/jour, serait le Graal donnant en vrac l’eau potable aux Dakarois.

    Il faut donc arrêter ce cirque au niveau du secteur de l’eau et de l’assainissement, et tout technicien soucieux d’éthique et de sciences, se doit aujourd’hui de prendre ses responsabilités en dénonçant cette anarchie et ce laxisme coupable.

    Je reviendrais sur la problématique de l’assainissement, car il semble que le Sénégal qui a raté les OMD dans ce sous secteur, serait subitement devenu un modèle et une référence que les Togolais viendraient copier.

    Ce pays où plus de 60% de la population n’a pas accès à un système adéquat d’assainissement, un pays où les eaux usées font partie désormais du décor urbain et où le péril fécal fait des ravages, ce pays serait une Référence ?

    De qui se moque-t-on finalement?

    Je finirais par un message au nouveau Ministre de l’urbanisme et de l’hygiène publique, son engagement est à saluer, mais évitez Mr le Ministre de confondre vitesse et précipitation.

    FAST TRACK ne signifie pas faire du 100 à l’heure et laisser le bâton témoin de la course de relais, derrière.

    L’hygiène est dans l’assainissement, qui lui-même est dans l’aménagement urbain.

    Il va faloir étudier et travailler de manière solidaire et intégrée avec toutes les institutions concernées et tous les acteurs.

    J’apprécie cependant votre fouge, car il en faut aussi pour secouer ce gros Baobab de nos démissions et de nos incohérences .

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