Blog de Cheikh Yerim Seck

Cri de coeur d’un citoyen lambda

Difficile de se taire devant une telle barbarie,aujourd’hui certains de nos congénères ont atteint le stade le plus élevé de la bestialité.
Ma frustration est grande et mon désarroi immense devant cette barbarie aveugle qui ne doit pas avoir droit de cité dans ce pays,connu et respecté à travers le monde pour ses illustres érudits et autres grands hommes.À l’espace de quelques jours,nous comptons des crimes ignobles,dans des conditions inconcevables et insoutenables,j’allais dire inqualifiables.
Face à cette dépravation des moeurs,nous ne devons pas rester les bras croisés.L’Etat doit ,certes prendre des mesures idoines pour garantir la sécurité des biens et des personnes.Cela doit commencer également par diligenter les enquêtes en cours pour retrouver et punir sévèrement les coupables.
Mais il est important qu’on sache que les responsabilités sont partagées et que l’Etat ne peut pas tout faire.Il faut que chaque sénégalais s’implique dans l’éducation de sa progéniture,car « le meilleur cadeau que l’on peut donner à ses enfants:c’est l’éducation.Malheureusement,nous avons démissionné,reléguant l’éducation de base au plus marginale des priorités. Ainsi,on préfère déléguer cette mission,au combien importante aux enseignants,les maîtres coraniques et aux chefs d’ateliers ( pour ceux qui apprennent des métiers ).Et les premiers risquent la prison,s’ils s’aventurent à corriger un enfant.Hélas cette tâche incombait à toute la société et que chaque enfant était enfant de tout le monde et non le mien uniquement.
Aujourd’hui,il urge de nous arrêter et jeter un regard sur la direction que prend la société sénégalaise,sans prétendre être sociologue,je peux affirmer que nous prenons la mauvaise direction.Nous sommes devenus violents et nous faisons la promotion de la violence ,sous toutes ses formes et dans toutes les activités de la vie nationale: politiques,sportives etc…..
Notre production audiovisuelle est elle même violentes,les fameuses et instructrices pièces de théâtre de « Daroy kocc » sont remplacées par des téléfilm ou trahison et crime sont les thèmes centraux ,avec des images et des mots extrêmement violents .Et malheureusement,la question que je me pose :est ce que nous sommes prêts à consommer cette production outrancièrement violente?.
Nous sommes tous interpellés,pour que la vie que cesse cette barbarie d’un âge.
Bocar Coulibaly enseignant à N’dioum.

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