Découverte : Diogué, le «Ghana» du Sénégal

Là-bas, à l’autre bout de l’embouchure du fleuve Casamance, à une quinzaine de minutes de pirogue de Carabane, baigne l’île de Diogué. Devenue célèbre grâce à son fiévreux marché aux poissons.

À l’image de Carabane, Diogué évolue, tout comme son peuple, sa faune et sa flore.
Mais dans cet amas de sable fin, c’est une famille de filaos qui accueillent, des carcasses de pirogues, du bois mort et des débris de filets de pêche qui font le décor.

Puis, se découvrent successivement son cantonnement militaire et ses interminables étals de poisson fumé. Derrière lesquels, se dresse le quartier des Ghanéens. Ici, ce sont des cases en banco et zincs surmontés par des filets de pêche qui tiennent office.

L’endroit respire une odeur de poisson séché. Vivant dans ce village de pêcheur depuis 1993, Saîbo Kassi est un bout d’homme, le corps frêle et le visage creusé de rides et durci par des tatouages tribaux.

Le Ghanéen d’origine est le président de la communauté ghanéenne vivant à Diogué. «Tous mes quatre enfants sont nés ici. Mon épouse est Sénégalaise et est de Goudomp.

Environ 300 Ghanéens vivent ici et tous s’activent autour de la pêche, de la transformation des poissons», a narré la voix de la communauté ghanéenne.

(Ibrahima Diallo)

#MID

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