Blog de Cheikh Yerim Seck

Bennoo Bokk Yaakaar, une escroquerie politique au service des intérêts de la coalition et du maintien au pouvoir des incompétents

Le processus de recherche d’un bon leadership est un processus d’influence entre le leader et les populations qui peut être réalisé par la recherche d’objectifs de réorganisation grâce au changement. Mais le cas du leadership de BBY est un cas d’école qui illustre parfaitement un aléa moral pour la population.

Le leadership, par essence, implique à la fois des aspects rationnels et émotionnels de l’expérience humaine. Il comprend des actions et des influences basées sur la raison et la logique, ainsi que sur celles basées sur l’inspiration et la passion. Parce que les gens diffèrent dans leurs pensées et leurs sentiments, leurs espoirs et leurs rêves, leurs besoins et leurs peurs, leurs objectifs et leurs ambitions, ainsi que leurs forces et leurs faiblesses, les situations de leadership peuvent être complexes et différentes en fonction des besoins du peuple. Les populations sont à la fois rationnelles et émotionnelles, de sorte que les dirigeants peuvent utiliser des techniques rationnelles et des appels émotionnels pour influencer leurs partisans, mais ils doivent aussi évaluer les conséquences rationnelles et émotionnelles de leurs actions.




Une pleine appréciation du leader de BBY implique de regarder ces deux aspects de la nature humaine. Le leadership de Macky consiste simplement à calculer et à planifier un Plan Sénégal Émergent, ou à suivre la liste des opposants à contrôler. Le mauvais leadership de Macky implique également d’ignorer les sentiments des autres ; pour lui les émotions ne jouent aucun rôle important dans l’amélioration de son leadership à l’instar de la situation émotive de Khalifa Sall, comme le fut le cas de Mamadou Dia de par le passé.

« Qui est Macky Sall ? » Il est naturel d’examiner la relation entre le leader de BBY et la gestion du pays. Pour beaucoup, la gestion d’un pays fait penser à des mots comme l’efficacité, la planification, les procédures, la réglementation, le contrôle et la cohérence, malheureusement au Sénégal avec Macky Sall, peu de temps après l’accession au pouvoir (deux ans après son élection), la gestion du pays est redevenue synonyme d’inefficacité, d’absence de planification, de la dérèglementation, d’incohérence, de gaspillage dans les dépenses publiques sans résultat, de népotisme, de communautarisme et de médiocratie.

Le leadership de Macky Sall, au lieu d’être associé à des mots comme la prise de risque, la dynamique, la créativité, le changement et la vision, il est associé à des mots comme reniement des engagements, corruption au sommet de l’État, famine, insécurité et j’en passe. Dans les normes un dirigeant est censé faire les bonnes choses en s’appuyant sur les valeurs et l’éthique, et que les gestionnaires, à savoir son gouvernement, sont censés de faire les choses correctement en respectant les lois et règlements. Le cas de Bennoo Book Yakkaar et de son leader, c’est manifestement une escroquerie politique où chaque parti ou mouvement est servi en fonction de l’apport qui permettra à Macky de se maintenir au pouvoir. En effet nul doute que Macky Sall a eu des ambitions nobles au départ, comme tout président qui vient d’accéder au pouvoir peu importe la manière, même fut-il Daddis Camara. D’ailleurs ce dévouement à la tâche présidentielle dès les premiers mois, lui a valu de sélectionner le premier des premiers ministres de son magistère et de loin le meilleur ainsi que d’autres personnalités non politiques mais reconnues par leurs résultats dans la gestion des affaires privées ou publiques ainsi que leurs sens des valeurs et de l’éthique tout au long de leur parcours pour ne citer qu’Abdoul Mbaye et Amadou Kane.

Malheureusement comme tout président incompétent et qui ne délivre pas le pourquoi il a été élu, ce dévouement de Macky Sall dès les premièrs mois pour présider la destinée de la nation sénégalaise en préservant les intérêts de la république sénégalaise s’est progressivement substitué par un désir de préserver et d’engraisser une vaste coalition pour se maintenir au pouvoir. Plus la coalition se grossit plus il cesse de se préoccuper des problèmes des Sénégalais, la problématique de l’absence d’eau potable en milieu urbain en est très illustrative. Cette escroquerie au détriment de la population et de la république se nourrit par une corruption en faveur réciproque où des deals se font sur le dos des populations et certainement en dernière date est l’abdication du Parti Socialiste d’avoir déclaré en premier par le biais de son secrétaire général Tanor Dieng de soutenir la candidature de Macky en 2019 en échange probablement du poste de premier ministre pour achever son parcours politique personnel et mieux servir son camp en matière de pouvoir et de responsabilités.  Ne soyez point dupe sur ces deals, tout acte politique dans la coalition BBY allant dans le sens de renforcer le maintien au pouvoir le président Macky Sall est récompensé à sa juste valeur par un pouvoir additionnel au sein de l’exécutif. C’est justement l’une des raisons pour lesquelles nous avons un gouvernement de plus de 80 ministres.

Tous ceux qui se nourrissent de cette escroquerie politique se permettent sans être inquiété de faire des dérives antirépublicaines. Les dérives vont du détournement des deniers publics, de faux et usages de faux, de malversations financières, du non-respect des lois et règlements, etc.  Si nous voulons mettre fin à cette escroquerie, il faut à terme et avant les élections former une coalition pour porter les valeurs et le changement qu’attendent les Sénégalais depuis maintenant 18 ans, âge de vote des plus jeunes électeurs qui ont déjà décidé de participer activement à ce changement.

Vive l’avènement de la 3ieme République et vive le Sénégal !





PhD Alpha Ousmane AW

Président du CNESA

Secrétaire National Coordinateur du PROACT

deme2016@isscad.pku.edu.cn

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