Blog de Cheikh Yerim Seck

Le président de la République que nous voulons: proposition de profil

Pas un Sankara, ni un Kagamé, ni personne d’autre d’ailleurs, mais, un président pour le Sénégal et les Sénégalais (nous reviendrons sur la précision).

L’objectif de cette contribution est, non d’endoctriner, mais de participer à l’effort national par la plume, ce droit qui est protégé dans notre Charte fondamentale en son article 10. Cette contribution s’efforcera de ne pas mentionner un seul nom parmi les prétendants au fauteuil présidentiel. Aussi, le programme des uns et des autres (sur lesquels, nous avons un petit aperçu) sera-t-il exclu.

Notre ambition, est de dire qu’au-delà, des personnes et des idées de l’époque présente, le président de la République que nous proposons serait un passeur entre des générations et des époques. Quelqu’un à qui on peut faire recours à chaque fois que l’élection présidentielle pointe à l’horizon.

Il n’est pas n’importe qui.

Il n’est pas comme tout le monde.

Il est de tout le monde.

Il est une personne ordinaire.

Son appartenance religieuse importe peu, son appartenance ethnique l’est d’autant.

En un comme en mille mots, pour nous, tant dans sa personne (I) que dans ses idées (II), il incarnera ce que les Sénégalais et le Sénégal veulent dans leur grande majorité.

  • La personne du président de la République que nous voulons

Le profil du président de la République que nous proposons est une personne ferme et pas ferme.

Ferme, lorsqu’il s’agit de punir, de récompenser, de ne faire aucune concession sur l’intérêt supérieur de la Nation, sur ses exigences.

Pas ferme, lorsqu’il s’agit de dialoguer, d’impliquer, de consulter et de faire participer à l’œuvre nationale.

Il doit, à chaque fois, qu’il est besoin, utiliser selon les cas, ou bien le bâton, ou bien la carotte.

Il doit aimer le Sénégal et les Sénégalais plus que tout au monde. Pas un mot. Mais, de la pratique, de la culture, des actes de tous les jours et de toujours.

Aimer les Sénégalais, est pour nous, servir de papa, de grand-père, d’ami, de confident, de guide, de conseiller. En gros, être au chevet de chaque Sénégalais dans les situations troubles. Pas avec la solennité du protocole d’Etat. Pas au vu et au su de tout le monde. Mais, dans le secret de sa profonde humanité.

Le président de la République devrait être le père de la Nation, un sage, l’unificateur du peuple. Pour cela, il devrait s’effacer. Il est quelqu’un qui laisse la voie libre à son premier-ministre. Ce dernier aura la réalité du pouvoir et dirigera. Le président de la République jouera un rôle d’arbitre dans les rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.

Il jouira d’une très grande légitimité et d’un leadership incontestables. Pour cela, il doit être blanc comme neige, être irréprochable. Il réunira autour de lui une très large adhésion et bâtira autour de lui un empire de personnalité hors pair dans les valeurs ancestrales qui ont fondé le Sénégal : le sutura, le fula, le fayda, le ngor…

Il doit partout, en tout, pour tout, et de tout temps, respecter sa parole.

Au-delà de sa personne, il doit incarner certaines idées.

  • Les idées du président de la République que nous voulons

Dans ses idées, le président de la République que nous proposons se démarquera du populisme en grande pompe. Incontestablement, il doit éviter les discours de circonstances et les actes de contingence. Le discours va-t’en guerre, il se gardera. Le folklore, il s’éloignera. Le tout politique, il bannira.

Il doit imperturbablement défendre le Sénégal contre les menaces de l’extérieur et les velléités de l’intérieur. Ceux deux fléaux ternissent l’image des Etats. Il s’efforcera de les étouffer dans l’œuf.

Il n’a pas besoin de se suffire à lui-même, de vivre en autarcie. Ces modes de vie sont révolus. La tendance est à l’ouverture, à l’intégration, à la communion, au partage, à la coopération. Il est donc illusoire qu’il puisse se limiter aux seules ressources du Sénégal ou bien, faire cavalier seul. Le Sénégal est un petit Etat. Ce n’est pas à oublier. Il lui reste du chemin à faire. Il faut des lustres pour le bâtir. Par conséquent, engager le Sénégal et les Sénégalais dans un tourbillon de bras de fer aigu dans les paroles comme dans les actes est un non-sens. Il ne doit pas tenir lieu de politique étrangère.

Il ne doit pas se mêler du fonctionnement des autres pouvoirs, ni prendre parti pour une personne ou une autre.

Ce que nous attendons de lui, c’est qu’il puisse être fort dans ses idées de toutes sortes : politique, économique, sociale, environnementale, cultuelle et culturelle… sans tomber dans des contradictions biscornues et saugrenues.

Il doit avoir un très bon rapport de voisinage avec les autres Etats.

Il doit donner des moyens exorbitants au secteur privé mais, ne pas se limiter à lui seul quand il s’agit de passer des marchés et autres, par exemple.

Pour le recrutement aux postes de responsabilité, le critère du mérite doit être privilégié. Pour cela, des appels d’offres internationaux seront les bienvenus.

Last but no least, dans ses idées, il fera du Sénégal le pays du futur, la destination tant souhaitée. Il portera sa culture et la fera connaître au plus grand nombre.

Mais, et après ?

Abdoul Ahad Fall

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