Blog de Cheikh Yerim Seck

Les premières images de Simone Gbagbo après sa libération





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  1. POINT DE PRESSE

    Suite à la déclaration de Monsieur Makhtar CISSE DG de la SENELEC faite lors du Weekend de la presse tenue au Cap skring et relayée par le journal l’AS en date du 30 juillet 2018, le cadre pour la défense de Bargny voulait apporter les précisions suivantes :

    1. Selon le DG de la SENELEC, je cite « CE QUI AGRESSE ET TUE BARGNY CE N’EST PAS LA FUMEE MAIS LA PAUVRETE » fin de citation

    La question que l’on est en droit de se poser est la suivante : SUR QUOI SE BASE Mr MAKHTAR CISSE POUR FAIRE UNE TELLE AFFIRMATION ?

    Nous en avons 2 lectures :

    a. UNE COMMUNE DE BARGNY PAUVRE DANS UN SENEGAL EMERGEANT ET PROSPERE

    Dans un tel cas le bonhomme a tout faux car les bargnois sont assez connus pour leur fierté et leur bravoure à toute épreuve : la communauté bargnoise est résiliente depuis la nuit des temps. Elle a toujours vécu dans la dignité en s’activant dans la pêche et l’agriculture. Dagana la terre natale de Mr CISSE n’est point plus nantie que BARGNY.

    Par honnêteté intellectuelle Mr CISSE devrait commencer par dénoncer la pauvreté qui sévit chez lui avant de chercher à ternir l’image de Bargny et des bargnois.

    b. BARGNY UNE COMMUNE PAUVRE DANS UN SENEGAL PAUVRE

    dans un tel cas alors Mr CISSE s’attaque et dénonce la politique définie par le chef de l’Etat et exécutée par son gouvernement. Il dépeint un bilan catastrophique du Sénégal sous le magistère du Président Macky SALL .

    2. D’après le DG de la SENELEC « POUR LA CRÉATION DE LA RICHESSE, IL FAUT FORCEMENT RÉGLER LA CONTRAINTE ENERGETIQUE MÊME SI UNE GÉNÉRATION DE SÉNÉGALAIS DOIT MOURIR. POUR QUE CELLE DU FUTUR BENEFICIE DE CETTE INFRASTRUCTURE »

    Cette assertion du DG de la SENELEC est pire qu’une ignominie. Elle a le mérite de faire tomber le masque de Monsieur Cissé. Notre respect pour sa personne nous interdit de nous rabaisser aussi bas. Il est étonnant de constater à ce niveau le manque de vision et de culture du DG de la SENELEC.

    En effet, les projets structurants sont orientés vers le développement et la durabilité d’où le terme de PROJET DURABLE.

    En effet, un projet durable repose fondamentalement sur trois piliers à savoir : l’économie, l’environnement et la culture. Il doit créer un cercle vertueux autour de ces trois concepts. D’ailleurs, le code de l’environnement du Sénégal s’inspire largement de ce modèle.

    Les principaux bailleurs du projet : la banque africaine de développement(BAD) et le FMO recommandent l’application des normes de l’IFC (société Financière Internationale).

    La centrale à charbon de Bargny Sendou est un contre modèle de projet durable. Car elle ne privilégie que l’aspect économique au détriment de l’environnement et de la culture. D’ailleurs les propos de Monsieur Cissé en sont une parfaite illustration.

    Le développement durable est défini comme un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

    Le projet de la centrale électrique au charbon de Bargny Sindou viole la loi numéro 2001-01 du 15 janvier 2001 portant code de l’environnement (article L13) et des Normes de la Banque Mondiale (normes IFC numéros : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8).

    Sous ce rapport, cette centrale implantée au cœur de Bargny représente un danger public pour les populations car elle émet des pollutions multi formes : atmosphérique, terrestre, sonore, …

    Aujourd’hui elle a besoin de quantité astronomique d’eau douce pour démarrer. Ceci est une aberration d’autant que la SONES et la SDE connaissent présentement un déficit structurel qui prive les populations de ce précieux liquide.

    En plus, elle est construite dans un site qui avait fait l’objet d’un lotissement pour recaser les populations bargnoises victimes de l’avancée de la mer.

    La Commune de Bargny avait attribué 1 433 parcelles à usage d’habitation à des pères et mères de famille de Bargny et de Miname victimes de l’avancée de la mer. Jusqu’à ce jour, ils sont expropriés de force et non indemnisés.

    La centrale cohabite avec le site de transformation des produits halieutiques où s’activent plus de mille femmes. Cette cohabitation étant impossible au regard du code de l’environnement, ces femmes transformatrices vont

    perdre leur activités économiques lorsque la centrale va démarrer sa production.

    Au regard de ce qui précède nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que la centrale à charbon appauvrit, pollue, souille la Commune de Bargny qui souffre déjà des affres de la Sococim et du futur port minéralier et vraquier de Bargny Sendou.

    Nous interpellons le Président de la République sur ces multiples agressions dont Bargny est victime. Nous prônons le dialogue et la concertation afin de trouver des solutions pérennes et durables.

    Si rien n’est fait, nous allons passer à la vitesse supérieure. Et d’ailleurs, la nouvelle constitution du Sénégal nous garantit un droit à un environnement sain.

    Pour le cas de la centrale à charbon, nous préconisons l’utilisation d’énergies renouvelables.

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