Blog de Cheikh Yerim Seck

Les primaires d’un futur désaccord ou les prémices d’entente inconséquente sur le quotidien du Sénégalais

D’emblée, nous constatons les mêmes acteurs qui rejouent les mêmes scénari à quelques exceptions près..
La nouvelle crème politique a refusé de déférer à l’invitation, laissant la place aux habitués de pareilles circonstances, ces disciples de la vieille école politique qui continuent à animer le théâtre de vieilles polémiques.
Des personnages de l’époque senghorienne qui n’ont fini de vendre le rêve d’un Sénégal émergent sous leur magistère.
Quelle est l’urgence d’une telle concertation..
Le concept et l’importance d’un dialogue national mal entamés par plusieurs acteurs sociaux, politiques venus marquer cet unième rendez-vous d’échange.
Commençons notre serie d’exemples par le président de l’Assemblée nationale, M. Niasse qui s’est cru dans un amphithéâtre, en plein cours d’histoire et de littérature devant ses étudiants; des premiers dialogues de l’humanité avant JC, passant par l’Arche de Noé, pour finir par la définition du mot DIALOGUE tout simplement.
Quelle ironie dans un moment aussi crucial qui convoque les attentions sénégalaises.
Retenons une prise de parole qui a inquiété plus d’un, et qui reste semblable à celle de la plupart des intervenants politiques et culturels, nous parlons des propos de l’honorable députée,membre de l’opposition, Mme Aïda Mbodj qui a fini de rappeler son parcours soldé de bons souvenirs auprès du président Macky Sall qui lui avait fait le privilège de la nommer au poste de ministre avant de terminer par des encouragements et des remerciements auprès du ministre de l’intérieur, autrefois contesté.
Que dire des représentants syndicaux, particulièrement, notre cher Bamba Kassé du SYMPICS, parlant au nom de toute la presse sénégalaise et qui a préféré se glorifier d’un CODE DE LA PRESSE, au lieu de dénoncer les manquements de celui qui pourrait résoudre cette précarité qui sévit dans les maisons de presse et du journaliste qui court derrière des miettes de salaires qui ne peuvent subvenir aux besoins mineurs de subsistance.
Son indépendance est compromise par autant de pénibilités qui gangrènent l’environnement médiatique notamment les contrats précaires les liant à leurs services.
Hélas, aucune de toutes ces situations n’a fait office d’interpellation auprès du président de la république qui pourrait résoudre cette équation difficile du secteur médiatique.
Enfin, un communicateur traditionnel, pour clôre cette cérémonie de chants d’éloge et un religieux pour se souvenir d’un parcours élogieux d’un chef de gouvernement.
Un dialogue national aux allures d’une grande retrouvaille d’anciens alliés, devenus opposants ou d’anciens opposants devenus alliés..
Tout revient au point de départ et loin des points de concertation qui interpellent le devenir de ce pays, l’avenir de la jeunesse qui cherche désespérément un emploi et meurt en territoire étranger sur le chemin d’un Eldorado fictif.
Une partie de cette jeunesse vit broyée par le paradoxe de la violence qui, sous plusieurs formes continue de faire des ravages, sans que des solutions radicales puissent y être apportées.
Sans compter les conditions très difficiles des femmes, face aux phénomènes de viols et de meurtres nouvellement inscrits dans le quotidien du senegalais.
Il n’est pas envisageable de dialoguer sans que les questions du pétrole et du gaz soient les thèmes majeurs à débattre, en plus des catastrophes qui continuent de traumatiser les consciences.
Beaucoup d’hommes politiques pourront justifier leur absence au vu du déroulement de la rencontre qui interpelle moins les problèmes des Sénégalais à première vue.
En plus d’une forme d’invitation des moins acceptables et toutefois sélective pour le moins.
Venez au dialogue, mais sachez que la décision finale me revient.. »
De tels mots arrogants de l’appelant envers ses pairs politiques, en prélude de l’ancien dialogue, n’ont abouti qu’au désaccord entre les acteurs.
Cette fois, une promesse d’application des mesures issues de cette concertation nationale n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd.
Reste à observer le déroulement et l’aboutissement d’un tel processus.
De ma part, je vois une opportunité donnée à un élu pour justifier et valider un processus électoral très confus et un saupoudrage des difficultés financières qui s’affichent à l’horizon.
Nous ne pouvons déroger aux règles et principes fondamentaux de la démocratie qui demandent à l’opposition de s’opposer et à la majorité présidentielle de gouverner.
l’État de démocratie a bien distribué les rôles et il n’est nullement mentionné dans les registres d’une vie républicaine que la majorité présidentielle et toute l’opposition doivent s’unir et gouverner d’une seule entité.
L’heure est plus aux urgences sociales qu’à des rencontres d’affection et de rappel.
Toutefois, rendons grâce aux interventions de chefs religieux, qui ont résumé et exposé les problèmes socioculturels du pays sur la table du président de la République..
Pendant ce temps, un homme continue de surprendre le peuple par ces gestes dignes d’un patriote avéré et humble par ses comportements dont celui de préférer faire le rang au côté de ses concitoyens venus s’enquérir de l’établissement d’un document civil et de se passer de son image d’ex ministre du régime.
Voilà ce dont la population attend de ses élus..
Faire recours aux comportements républicains devant toute situation interpellant le citoyen, c’est la marque d’un véritable homme d’État.

Papa Cissé, membre de la cellule des cadres de la République des Valeurs

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