Blog de Cheikh Yerim Seck

Ma proposition pour mettre fin à la mendicité des handicapés

YERIMPOST.COM L’affaire de cette femme handicapée, rouée de coups par un agent de la sécurité de proximité, doit, au-delà des cris d’indignation, inciter à une réflexion pour mettre fin à la mendicité dans les rues des personnes en situation de handicap.




Il faut d’abord commencer par rapatrier dans leurs pays d’origine tous les handicapés et autres mendiants ouest-africains, réfugiés économiques au Sénégal où le business de la manche est l’un des plus juteux au monde. C’est une question de tranquillité publique et de salubrité humaine. Les rues de Dakar, il faut avoir l’honnêteté de le dire, sont surchargées de ces hommes, femmes et enfants qui créent un réel problème d’encombrement. Et une gêne pour les passants qu’ils n’interpellent pas de la meilleure des manières.

Après cette première mesure salutaire, qui va renvoyer à chaque pays ses propres mendiants, il faudra créer un Fonds d’assistance aux handicapés et nécessiteux qui va recevoir les dons et offrandes en espèces et en nature des Sénégalais si prompts, par croyance ou par superstition, à donner. Ce Fonds, à confier à une personnalité intègre, va également, à l’image de Zakat House, institution ayant pignon sur rue dans certains Etats arabes, recueillir l’aumône légale des musulmans de notre pays.




Le Fonds se chargera ensuite de redistribuer tous les avoirs et biens collectés à des handicapés et nécessiteux dûment recensés. Cette redistribution ne se fera pas seulement à des fins de consommation. Il s’agira également d’organiser les bénéficiaires en entités économiques pour financer leurs projets. L’objectif étant, bien évidemment, moins d’entretenir dans la durée les récipiendaires que de les extirper de la pauvreté.

Tout ce dispositif devra être accompagné par un Etat fort qui retirera tous les mendiants des rues, désencombrera les artères de notre capitale et combattra la mendicité sur la voie publique sous toutes ses formes. Y compris par le biais de sanctions pénales. C’est à ce prix que le Sénégal sera débarrassé de cette étiquette de carrefour ouest-africain de la mendicité que les pays voisins, à juste titre, lui collent.

Cheikh Yérim Seck

3 Comments

  1. Juste. Rien à ajouter. Tout à fait en phase avec vous Mr Seck ! Allez sur l’avenue william Ponty la nuit, ou sur l’avenue roume du côté de la « petite » place de l’indépendance, ou dans de petites ruelles sombres (àl’ère de la cacaphonie politicienne de l’émergence) du plateau…. j’ai le cœur meurtri par ces familles de mendiants sdf qui du 1er janvier au 31 décembre couchent sur des cartons aménagés en lits ou abris ! Des foules d’enfants qui ne connaissent que la rue, sont « nés » dans la rue, y ont grandi et qui ne savent faire qu’une seule chose: tendre la main ! ceci au vu et au su de tout le monde ! Mon pays va mal sur le plan social et économique ! C’est pitoyable

  2. Sauf que on a un Etat qui manque cruellement de courage. A mon avis, le probleme des enfants senegalais mendiants dans tout le Senegal et pas seulement a Dakar est plus urgent a regler. L exploitation ehontee et les violences subies par ces ces enfants sont intolerables. Ces traitements sont contraires aux lois du Senegal et internationales. Le gouvernement d Abdou Mbaye avait pris le probleme a bras le corps apres l incendie et la mort de talibes. Mais l Etat a recule sous la menace de marabouts qui exploitent ces enfants. La ou je suis d accord avec CY Seck est que pour definitivement regler et le probleme des handicapes et enfants talibes il faut un Etat avec la cravache a la main qui ne reculera devant aucun lobby et fera respecter les lois. C est bien d avoir des lois encore qu il faut les appliquer

  3. LE PROBLEME c’est l’absence de volonté et de courage de nos dirigeants Mais la mendicité ne doit pas etre une equation sans solution

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