Blog de Cheikh Yerim Seck

Non et encore une fois aux spoliateurs des ressources publiques du peuple sénégalais !

« Aucun homme n’a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge ».Abraham Lincoln

Nous avons tout entendu de nos autorités depuis les révélations de la BBC sur le scandale
des contrats pétroliers signés par l’Etat du Sénégal. La République est secouée de toutes
parts. Les mensonges de Macky Sall et de sa bande de thuriféraires zélés longtemps enfouis
mieux sur enveloppés dans la conscience de tous ceux et de toutes celles qui ont tout fait
voire manigancé pour tromper le peuple, éclatent au grand jour pour mettre à nu leur
tortuosité toute honte bue.
Pris en flagrant délit de mensonge et de trahison des intérêts intrinsèques du peuple
sénégalais, ils cherchent à noyer le poisson et à se trouver des boucs émissaires au sein de
l’opposition et de la société civile. Même Macky Sall, rattrapé par une faute de gestion
inqualifiable et indigne d’un président de la République avec son slogan creux et trompeur
« Le Sénégal au cœur », pointe du doigt des comploteurs tapis à l’ombre au sein de la
société sénégalaise en collaboration avec des puissances étrangères pour déstabiliser le
pays.
On croit rêver là ! L’ironie de l’histoire de voir Macky Sall se comportait en victime et que
dire du peuple sénégalais meurtri et impuissant de constater que le président et ses
hommes de main dont son frère Aliou Sall ont permis à Frank Timis de se sucrer allègrement
sur nos ressources pétrolières. Le président Macky Sall doit avoir la décence de se taire et
assumer en toute responsabilité son rôle dans cette sombre histoire de confiscation de nos
ressources énergétiques par la dynastie Faye – Sall au lieu d’accuser ses adversaires
politiques.
Le Sénégal est vraiment un pays curieux où les faussaires se permettent d’attaquer de front
en vue de sauver les apparences. Mais cette fois ci, le président Macky Sall et ses hommes
de main sans foi ni loi sont tombés dans leur propre piège. Le salut est venu d’ailleurs pour
mettre la lumière sur le ciel sénégalais assombri des scandales à répétition de la
gouvernance du président Macky Sall. Qui nous vantait les mérites d'une gouvernance sobre
et vertueuse ? L’histoire est le meilleur juge. A force de manipuler à dessein le peuple avec
la complicité d’une certaine presse aux ordres et ses chiens de garde, on ne voit jamais venir
le danger. On s’enorgueillit de ses coups de force, de ses provocations devant un peuple
impassible qui voit et constate tous les jours que le pouvoir ne se retient plus pour
commettre ses forfaitures.
Quoi qu’on puisse penser des reportages et des enquêtes des journalistes étrangers sur la
gestion de nos ressources ou sur l’état de délabrement de notre tissu socio-économique ou
même s’en offusquer pour les esprits retors qui pensent que derrière chaque article sur le
pays et ses dirigeants se cache des desseins inavoués, il est plus que salutaire que des

journalistes indépendants et courageux fassent la lumière sur tous les sujets que nos
autorités publiques ne veulent point que les gens du peuple sachent.
L’enquête de la BBC est une épave jetée dans la presse sénégalaise inféodée au régime du
président Macky Sall. Vu la pression exercée par Macky Sall sur la presse et la liberté
d’expression depuis 2012, de telles révélations sont impensables aujourd’hui au Sénégal.
L’Angleterre n’est pas le Sénégal où les journalistes jouissent d’une toute liberté et ne se
privent pas de l’exercer. Le travail du journaliste y est considéré comme relevant du service
public. Les citoyens ont le droit d’être informés sur tous les sujets qui concernent de près ou
de loin le pays. Aucun journaliste sérieux ne doit chercher à cacher des informations
capitales qui à terme risquent de ternir l’image du pays voire l’éthique démocratique dans la
gestion des affaires. La transparence est l’affaire de tout le monde et c'est un plus value et
une reconnaissance pour les pays qui en font leur cheval de bataille.
C’est ici seulement au Sénégal qu’on parle de manipulation à outrance à chaque cas de
scandale. La question qui intéresse aujourd’hui au Sénégal n’est pas de savoir si BBC
participe ou non à une campagne de manipulation de l’opinion, mais plutôt est – ce – que les
faits relayés par le média britannique sont vrais ou faux ? Rien de plus, si ça peut constituer
un bon début à la manifestation de la vérité. Les citoyens sénégalais ont le droit à une
information juste et crédible.
Le régime du président Macky Sall nous a habitués à la politique des faux – fuyants pour
masquer ses carences voire pour nous bercer d’illusion. Les menaces et intimidations n’y
feront rien. Le pouvoir du président Macky Sall n’a pas les moyens de réduire au silence BBC
ni de procéder au chantage, un procédé assez familier pour qui connaît le milieu voire les
difficultés de la presse sénégalaise pour la contraindre au silence ou évoquer même des
raisons fallacieuses comme diffusion de fausses nouvelles pour arrêter des journalistes.
C’est pour cette raison qu’il tente vaille que vaille de contrôler une situation qui lui échappe
de par ses mensonges éhontés même découverts sur le tard, en ouvrant des contre feux
comme la mise en place d’une commission parlementaire pour entendre son frère voire
mieux l’ouverture d’une information judiciaire diligentée par le procureur de la République
Serigne Bassirou Guèye.
Soyons sérieux messieurs ou dames de cour de la dynastie Faye – Sall qui peut nous faire
croire aujourd’hui au Sénégal que la justice aura assez de courage pour mettre à nu les
pratiques mafieuses entretenues au plus haut sommet de l’Etat ? Personne. La justice
sénégalaise nous a habitués à répéter à tue – tête la valse et les desiderata du président
Macky Sall. Et pourquoi maintenant ? Le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye
ne disposait – il pas assez d’éléments depuis les premières accusations parues dans la presse
nationale ou n’a t – il pas lu le livre de notre compatriote monsieur Ousmane Sonko voire les
interpellations incessantes du député Mamadou Lamine Diop sur le scandale pétro-gazier
niché au cœur du pouvoir de Macky Sall ?
La vérité est que le procureur de la République Serigne Bassirou est liée par je ne sais quel
devoir d’assujettissement pour se refuser d’exercer souverainement et toute responsabilité
ses charges de défenseur des intérêts du peuple. Cependant, vu son comportement sur un

certain nombre de dossiers judiciaires au cour de ces dernières années, on ne peut que se
douter de sa disponibilité à faire prévaloir l’intérêt public au dessus de tout soupçon. Mieux,
il ne pouvait en aucune façon enclencher de son propre chef une information judiciaire pour
ne pas susciter la colère de l’exécutif. Et on ose encore pour parler de l’indépendance de la
justice ?
Ce n’est pas la justice sénégalaise dans son fonctionnement actuel qui va trancher en toute
objectivité et responsabilité ce scandale relayé par la BBC et qui devient sur le coup une
affaire publique avec des ramifications internationales.
Monsieur le président Macky Sall, si vous êtes sûr que vous n’avez commis aucune faute
voire trahison des intérêts supérieurs de la nation dans la signature des contrats avec Petro
Tim, ayez au moins le courage d’attaquer en justice la BBC à Londres et non au Sénégal pour
nous prouver de votre bonne foi, même si de mon propre chef j’en doute fort.
En réalité, lorsque le président Macky Sall signait le contrat liant l’Etat du Sénégal et Petro
Tim, il savait en son âme et conscience qu’il était en train de commettre un crime
économique sur le dos de plusieurs générations de sénégalais. Cependant, vu l’euphorie de
sa victoire éclatante sur maître Abdoulaye Wade, il pensait à tort que les citoyens sénégalais
lui devaient tout et qu’il pouvait se permettre un tel crime économique sans coup férir. En
vérité, un crime quel qu’il soit, ne saurait être parfait. Ainsi, les citoyens sénégalais
commencent à comprendre mieux maintenant les raisons pour lesquelles le président Macky
et son ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye ont saboté tout le processus électoral pour
gagner dès le premier tour de l’élection présidentielle du 24 Février 2019 et ce même dans le
déshonneur en piétinant voire en foulant au pied nos acquis démocratiques pour se
maintenir au pouvoir afin de mieux masquer leurs forfaitures ignobles.
Cependant, nos autorités publiques à l’instar du président Macky Sall dans leur insouciance
au moment de commettre leur forfaiture ont négligé voire n’ont laissé que très peu de place
au fatum voire à la providence dans la conduite des affaires humaines. Ils pensaient à tort
qu’au pays de la Teranga, les pires crimes économiques sont très vite oubliés à force de
tapage médiatique pour amadouer et détourner les citoyens sénégalais des enjeux du
moment. Et pourquoi pas un autre livre sur les Comptes et mécomptes de l’affaire Petro Tim
à l’image de celui jadis produit par l’ancien journaliste Abdou Latif Coulibaly sur l’Anoci pour
dévoiler et dénoncer les affres de mauvaise gestion du clan des Wade ? Que pense
aujourd’hui le politicien Abdou Latif Coulibaly sur ce scandale beaucoup plus ravageur que
celui de l’Anoci sur la destinée de nos compatriotes. Pourtant, il y a matière à instruire à
charge et à décharge pour éclairer la lanterne des citoyens sénégalais. On passe sous silence
les crimes économiques du président Macky Sall et on se garde de ne plus cracher dans la
soupe des tenants du pouvoir pour ne pas froisser le roi de la basse cour de Benno Bokk
Yakaar.
Et que dire de votre frère Aliou Sall qui n’a même le courage voire qui n’éprouve aucune
once de fierté de démissionner de ses mandats pour faciliter l’éclatement de la vérité ?
Contrairement à sa façon singulière de réduire une démission lorsqu’une personne est
soupçonnée de malversations, la démission est un acte de haute portée morale qui n’élude

en rien de votre innocence ou de votre culpabilité dans les faits incriminés. C’est de mettre
tout simplement à la disposition de la justice et de redevenir un simple citoyen lambda le
temps que la justice fasse son travail.
Sous d’autres cieux, des hommes et des femmes sur qui pèsent de lourdes accusations,
n’attendent pas à ce qu’on les pousse à la démission, ils ou elles prennent les devants pour
ne pas salir davantage leur réputation en s’accrochant sur des privilèges ou des postes de
responsabilité. Hélas sous nos tropiques, la dignité et l’honneur d’un homme ou d’une
femme ne pèsent que très peu devant les fastes du pouvoir. Et qui nous rappelait encore
dernièrement les origines nobles et guerrières de sa famille ? Et bien messieurs les frères
Sall, c’est le moment de le prouver avec responsabilité en honorant le legs de vos ancêtres. A
vous entendre, c’est comme si dans ce pays, il n’y a et ne peut y avoir de noblesse guerrière
que dans votre famille. Et puis, la République n'a que faire de ses considérations que vous
portez au pinacle avec légèreté et condescendance.
La Responsabilité ne connaît que des citoyens et ne met jamais en relief l’accent sur les liens
de sang ( frère, sœur, cousin, neveu et que sais – je encore de tous ses liens pour mieux
cacher les biens volés au peuple sénégalais à travers des prête – noms. La République doit
mettre immanquablement le curseur sur la droiture et la responsabilité dans l’action
publique des uns et des autres sans discrimination ni de favoritisme pour montrer l’exemple
à suivre. Ni plus et sur ce terrain, vous êtes en retard sur la marche de l’histoire et sur les
hommes d’Etat qui n'ont qu’un seul baromètre d’appréciation de leurs actions : la droiture,
la justice sociale et la défense voire la sauvegarde des intérêts intrinsèques du peuple.
Vous pouvez encore vous estimer heureux de vivre dans un État où beaucoup de nos
autorités chargées de conduire avec droiture et responsabilité leurs charges publiques voire
de faire respecter les règles de la République sont en conflit permanent avec l’éthique et se
contentent de protéger seulement la satisfaction de leurs intérêts mondains au détriment du
reste de la société qui vit dans un dénouement indescriptible et qui se laisse berner
d’illusions par une certaine aristocratie maraboutique qui la maintient dans la résignation au
grand plaisir de ces assoiffés de pouvoir à l’image de Macky Sall, qui n’a jamais su se montrer
digne de la fonction présidentielle depuis qu’il est à la tête de ce pays.
Le drame dans cette affaire rocambolesque est de voir seulement les seconds couteaux
payer un lourd tribut. En effet, la cupidité a poussé Aliou Sall à se positionner dans les
secteurs névralgiques de notre économie de par la faiblesse légendaire de son frère Macky
Sall, qui n’a pas su ni voulu tirer les leçons de l’immixtion et des mésaventures judiciaires de
la famille Wade, pour s’octroyer des privilèges indus et à causer beaucoup de torts au peuple
sénégalais. Aliou Sall et les autres qui lui ont permis d’avoir main basse sur nos ressources
pétrolières et de s’immiscer dans plusieurs secteurs d’activité du pays uniquement en raison
de ses liens de sang avec le président Macky doivent être poursuivis en justice et doivent
payer jusqu’au dernier centime les commissions occultes et autres privilèges indus.
Cependant, en vérité, le seul responsable dans cette affaire Petro Tim est le président
Macky Sall. Il a commis un acte irréparable en sabordant les intérêts des générations
actuelles et futures en signant des contrats de concession d’exploitation de nos ressources
pétrolières et gazières pour satisfaire les besoins mesquins de son cercle de connaissances et

de ses maîtres étrangers. Dans toute autre nation moderne et démocratique, le président
Macky Sall serait poursuivi pour haute trahison dans l’exercice de ses fonctions. Au Sénégal,
il ne faut même pas compter sur cette législature pour le traduire devant la Haute Cour de
Justice. Aucun citoyen honnête et imbu de valeurs ne peut nier que Macky Sall a
consciencieusement trahi son serment de défendre les intérêts supérieurs de la nation. Et
sur ce, il ne mérite pas de rester à la tête du pays et doit être contraint à la démission.
La bataille doit être portée au niveau international par toutes les bonnes volontés et les
dignes fils et filles du pays qui refusent la rançon de la corruption pour survivre comme des
rats d’égout pour protéger nos richesses nationales voire de faire triompher la vérité sur les
faussaires qui nous narguent à longueur de jour et ce malgré leurs crimes perpétrés sur le
dos du peuple sénégalais. Le combat ne fait que commencer. Nos devons montrer la voie
depuis nos résidences à l’étranger pour manifester devant nos ambassades et consulats pour
montrer à la face du monde les mensonges du président Macky Sall et la spoliation de nos
ressources énergétiques par ceux là même qui sont censés en assurer la sauvegarde et la
transparence pour sortir le Sénégal des méandres de la pauvreté.
Mes encouragements à tous ceux et à toutes celles qui œuvrent activement pour un
véritable changement dans la gestion du pays.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

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