Pourquoi le procureur n’accepte pas les témoins proposés par Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Le procès de Khalifa Ababacar Sall et de ses codétenus a été renvoyé jusqu’au 23 janvier 2017. Avant de prendre date, le président du tribunal, Malick Lamotte n’a pas manqué de préciser aux parties que ce renvoi serait le dernier.

Durant les débats d’audience, les arguments juridiques ont démontré que les avocats de la défense entendent déposer une liste de 70 témoins. Un tél dépôt entraînerait la comparution de ces témoins. Ce que le parquet a refusé. « Seul le ministère public, le juge, la partie civile ou une administration habilitée peuvent citer des témoins et seuls les témoins présents à l’ouverture de l’audience peuvent être cités », a asséné Serigne Bassirou Guèye. En d’autres termes, la défense n’est pas habilitée à citer des témoins.

Laquelle des parties croire ?

« Seuls les témoins ayant participé à l’instruction et cités dans l’ordonnance de clôture de renvoi peuvent témoigner Art 431 et 432 »

Une idée que le chef du parquet partage avec le juriste, Abdoulaye Santos Ndao. « Seuls les témoins ayant participé à l’instruction et cités dans l’ordonnance de clôture de renvoi peuvent témoigner », nous confie M. Ndao. Avant de préciser : « Toutefois, le président du tribunal, en vertu de ses pouvoirs de place, peut faire comparaître toute personne. Ce n’est pas le rôle de la défense ni de la partie civile de faire citer des témoins ». Et M. Ndao d’ajouter que son argumentaire figure en bonne place dans les articles 431 et 432 du Code de procédure pénale.

Babacar Fall, bfall@yerimpost.com

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