Blog de Cheikh Yerim Seck

Sortie des quatre candidats malheureux: le retour de la raison ?

La sortie des quatre candidats malheureux à l’élection présidentielle est curieuse. Après avoir rejeté l’appel du Président de la République au dialogue, après avoir déclaré ne pas reconnaître le Président élu démocratiquement et en toute transparence, comment peuvent-ils, sans exposé de motifs, explication et justification, demander au Chef de l’Etat, de procéder à des consultations (avec eux!) pour présenter un projet de réforme de la Constitution à l’Assemblée nationale, prérogative que la Constitution lui confère?

J’ose croire, en toute sincérité, que cette sortie des quatre peut s’assimiler à une autocritique suite à un radicalisme sans lendemain. Ce serait salutaire en ce moment et il est évident qu’ils trouveront une oreille attentive auprès de qui de droit.

 

Le dialogue est une méthode du Président de la République par principe et par conviction. Il a la pleine conscience de sa nécessité, de son actualité et de ses modalités. Je témoigne ici qu’il a régulièrement affirmé que le Sénégal comme projet collectif transcende les intérêts particuliers et que la démocratie ne saurait être réduite à une  confrontation permanente entre majorité et minorité.

 

Enfin, la suppression du poste de premier ministre est une prérogative du Chef de l’Etat qui nomme à tous les emplois civils et militaires. Le gouvernement est avant tout une émanation de l’exécutif dont le Chef de l’Etat est l’unique chef.

En tant que pôle de définition et d’impulsion de la politique de la Nation, le Président de la République conçoit l’architecture institutionnelle en rapport avec ses objectifs de mise en œuvre efficace et diligente des politiques publiques. Dans le cadre d’un quinquennat et au regard de l’ampleur des programmes utiles et urgents pour le peuple sénégalais, il a la responsabilité historique et personnelle de juger de l’opportunité de réforme dans la structure de l’exécutif.

C’est à l’aune de cette responsabilité qui est impératif et exigence que doit être appréciée la décision du Président de la République.

Toute autre interprétation de l’initiative en cours n’est que spéculation.

 

El Hadj Hamidou KASSÉ

Cadre APR

3 Comments

  1. Je ne suis pas un supporter des quatre *malheureux* pour reprendre vos propos, loin sans faut !

    Mon vote est allé à Macky Sall et sans regret, car pour moi l’urgence était pour mille raisons, de barrer la route justement à ces quatre qui symbolisaient l’aventure, le tourisme politique, si non simplement et de façon crue, la soif de pouvoir.

    Quant-à présenter le Président comme le bon samaritain du dialogue , je crois qu’il est assez grand et assez responsable pour le démontrer lui-même.

    L’opposition est toutefois dans son rôle et il faut leur reconnaitre quand-même une certaine responsabilité, car à ma connaissance, il n’ya pas encore de gouvernement *parallèle* et les appels à l’insurrection n’ont pas eu d’écho auprès des populations.

    Et les élections sont aussi terminées depuis, laissez donc à l’opposition le droit d’exister et laissez aussi le Président avec ses prérogatives.

    Les cadres de l’APR, ou beaucoup qui s’en réclament aisément aujourd’hui, devraient plutôt aborder les thèmes qui font priorité au niveau de nos dignes et braves populations.

    La maîtrise de l’eau, de l’énergie et de l’agriculture, les questions de santé, l’éducation et l’enseignement, la construction de l’économie de notre pays, l’emploi des jeunes pour ne dire l’emploi tout court, les questions sécuritaires, le renforcement de notre diplomacie, la préservation de notre environnement si mencé, et la liste n’est pas exhaustive !.

    Voilà autant de thèmes beaucoup plus importants et urgents que de tapper le tamtam pour le Président..

    Ma conviction profonde est que Macky Sall se fait bercer par ses * cadres *, incapables de voir les dérives d’un régime qui s’est suffisamment trompé de priorités et dont la dernière trouvaille n’est autre que le FAST-FOOD servi aux irréductibles du ventre, sangsues à vie décidées à accélérer la cadence de la prédation et aussi aux transhumants qui broutent sans vergogne, dans toutes les positions.

    Hier Ministre, aujourd’hui DG ou PCA, hier PCA ici et aujourd’hui PCA là-bas, ils seront toujours à l’affut d’un fromage à grignoter ou d’un bonbon à sucer.

    C’est à croire que le slogan ZERO DECHET du PR, s’applique d’abord à ces politicards qui prennent en otages le Président, et de facto sont systématiquement recasés pour ne pas dire recyclés.

    Pendant ce temps, le Peuple attend toujours l’émergence.

    Les cadres de l’APR qui veulent aider le Président et servir le Sénégal, à moins qu’ils soient entravés par la bouche pleine ou le manque de convictions, ont le devoir de dire au PR, que s’il n’y prend pas garde, il sortira par la petite porte de l’histoire, à l’image d’un certain Abdoulaye Wade, aveuglé et trahi par de faux amis et faux conseillers qui aujourd’hui n’évoquent même plus le nom du Pape du Sopi.

  2. Non monsieur kasse. La suppression du poste de premier ministre n’est pas une prérogative du président de la république mais celle de l’assemblée nationale.

  3. M. Sage vous n’avez pas bien lu M. Kasse. M. Kasse voulez vous dire la proposition de la suppression du poste de premier ministre émane du président de la république. Il est le seul habilité à faire cette proposition je pense.

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