Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

à l’édito

Vidéo- Réponse de Seydou Bocoum de Pastef à l’édito de Cheikh Yérim Seck sur Sonko

Réponse à l’édito de Cheikh Yérim Seck sur Thierno Alassane Sall (Daouda Ndoye, Cellule des cadres de la République des Valeurs)

Cheikh Yerim Seck est sans doute un brillant esprit mais certainement pas le mieux placé pour donner des leçons de morale et de probité. Hélas, il illustre le Sénégal actuel où ceux qui devraient se taire parlent et ceux qui devraient parler se taisent…
Or se taire quand les dérives mafieuses sont le fait de l’Exécutif avec l’immunité que confèrent l’inaction du Pouvoir judiciaire et la couverture du Pouvoir législatif, cela n’est pas observer l’obligation de réserve mais obéir à la Loi du Silence autrement dit à l’Omerta. L’obligation de réserve vaut dans un pays où des violations aussi flagrantes, notoires et destructrices de notre Économie sont traquées et punies par les corps compétents de l’Etat. Mais lorsque rompent toutes les digues qui doivent protéger la société de manœuvres de spoliation devenues une règle générale de gouvernance, s’impose alors l’obligation de s’opposer y compris par la désobéissance. C’est me semble-t-il les actes posés par le Ministre Sall et exposés par l’opposant Thierno Alassane Sall. Il y a une continuité et une cohérence dans sa posture.








En des termes plus simples, la ligne rouge entre l’obligation de réserve et la loi du silence sépare d’un côté les défenseurs des intérêts des populations dans le cadre du respect des lois et de l’autre ceux qui, cyniquement et délibérément, se drapent des lois et de la Morale pour leurs intérêts privés et finissent par installer un Etat ploutocratique. Le secret défense reste le chiffon rouge agité pour effrayer ceux qui savent et couvrir les forfaitures qui menacent l’existence de l’Etat et la sécurité nationale comme on le voit dans nombre de pays de la Région.

Cheikh Yerim Seck devrait plutôt s’indigner de ce que des permis octroyés entre les deux tours de la Présidentielle de 2012 dans des conditions totalement illégales aient pu être approuvés en toute connaissance de cause par le Président actuel. Ne pas participer à tirer cette affaire au clair mais demander à ceux qui savent de maintenir la Chappe de silence relève de la complicité devant une spoliation sans précédent des deniers de populations par les pays les plus pauvres sur Terre.
Nul ne peut remettre en cause la sincérité et le désintéressement qui animent Thierno Alassane Sall, c’est l’essentiel. C’est pourquoi, ma modeste personne lui apporte un soutien public. En ce qui concerne d’autres voix plus écoutées, les masques vont tomber à mesure que les échéances électorales approchent.








Daouda Ndoye Membre de la Cellule des Cadres de la République des Valeurs.

Réponse à l’édito de Cheikh Yérim SECK sur le juge Ibrahima H. Dème (Me Amar Kane, greffier au TGI de Thiès)

Dans votre article intitulé : monsieur le juge Ibrahima Hamidou DEME, votre entrée en politique est une mauvaise chose.

Je suis vraiment surpris par la légèreté  de votre réflexion. L’analyse de votre texte me pousse à nourrir des inquiétudes quant à l’avenir de notre cher pays. En substance, vous dites que la politique n’est pas l’affaire des hommes intègres et que les sénégalais doivent  être dirigés que par des hommes dont la moralité côtoie les ténèbres de la trahison, de la lâcheté et de la traitrise.

Quant aux  coups tordus le juge Ibrahima Deme en a reçu en tant que magistrat, il en recevra dans la scène politique mais il n’en donnera pas parce qu’il a choisi la manière la plus noble, la plus vertueuse et la plus intelligente de s’engager en politique

Monsieur Ibrahima DEME n’est pas novice dans le combat  syndical comme vous le dites.

La carrière de monsieur Ibrahima DEME a commencé par le greffe. Métier  dans lequel il s’est toujours battu pour l’amélioration des conditions de travail de ses collègues. C’est le même combat qu’il a mené dans la magistrature pour l’indépendance de la justice.

La conviction de monsieur Ibrahima Hamidou DEME épouse parfaitement  celle de Simone De BEAUVOIR quand elle disait que «  réconcilier morale et politique, c’est donc réconcilier l’homme avec lui-même .C’est affirmer qu’à chaque instant il peut s’assumer totalement ».

Rassurer vous monsieur SECK, monsieur Ibrahima DEME a un travail en dehors de la politique, il ne s’est engagé que pour servir son pays mais cette fois ci au niveau décisionnel.

Nous avons décidé de soutenir monsieur Ibrahima DEME parque que notre intime conviction est que le Sénégal mérite des changements sur tous les plans et il fait partie des sénégalais qui ont osé dire non à chaque fois que la situation l’imposait.

Les sénégalais auront le choix entre le changement des mœurs politiques et la continuation de la règne de l’impunité choisie, de la dilapidation de nos ressources et de la  mauvaise gouvernance à tous les niveaux parce que qu’en dernier lieu ,seul le peuple est souverain.

 

 

Maitre Amar KANE

Greffier au Tribunal

de Grande Instance de Thiès

 

Le président de l’Amicale des inspecteurs de l’administration pénitentiaire répond à l’édito de Cheikh Yérim Seck sur le tabassage d’Assane Diouf

Le vendredi 04 mai vers 9heures du matin, je suis informé par un collègue de la parution d’un article sur le site yerimpost.com signé par monsieur Cheikh Yerim SECK lui-même. L’article en question est intitulé «Assane Diouf tabassé… Honte à l’administration pénitentiaire ! »

En parcourant l’article, j’ai été atterré par la légèreté de l’analyse qui révèle simplement la haine viscérale que son auteur nourrit contre l’Administration pénitentiaire depuis son séjour carcéral.



Je ne reviens pas ici sur le traitement d’Assane DIOUF à la Maison d’arrêt de Rebeuss. La direction de cet établissement maitrise parfaitement son domaine et veillera au respect scrupuleux de la loi et du règlement. Je ne reviens pas non plus sur les propos irrespectueux de M. Seck traitant les membres de l’Administration pénitentiaire de complexés et de quasi-analphabètes. Loin de moi aussi l’idée de polémiquer avec lui. Chaque citoyen sénégalais pouvant émettre un point de vue sur le fonctionnement de l’Administration pénitentiaire.
Je voudrais simplement, à travers ce document, rappeler que l’Administration pénitentiaire est régie par des lois et règlements qui imposent une certaine conduite aussi bien aux détenus qu’aux membres du personnel sous peine de sanction administrative et/ou pénale selon les cas.
En ce qui concerne le personnel, des mesures administratives sont régulièrement prises, même si l’opinion n’est jamais informée, en cas de manquement à une obligation professionnelle ou à la discipline. Et la dernière en date est le licenciement d’un surveillant de prison.
Du cote des détenus, une panoplie de sanction est aussi prévue. C’est le cas notamment de la réprimande, de la suppression de promenade pendant 8 jours au plus, de la privation de toute correspondance pendant deux (02) semaines au plus. Il y a également la suppression de visite, la suppression de l’usage du pécule et enfin la mise en cellule. Et aucune de ces mesures n’est prise selon le bon vouloir des autorités pénitentiaires.
Je voudrais également préciser que l’Administration pénitentiaire ne fait aucun parti pris entre les détenus, qu’il soit célèbre ou pas. Son seul baromètre, c’est la loi. Ce qu’il faut plutôt dénoncer et même condamner c’est la spéculation gratuite de certaines personnes sur l’Administration pénitentiaire qui est composée d’hommes et de femmes compétents, au service exclusif de l’Etat et des citoyens usagers du service public. Elle est citée en exemple en Afrique et même au sein des Nations Unies. Ses membres ne nourrissent aucun complexe et ont une parfaite maitrise des instruments juridiques internationaux liés au respect des droits des détenus.

 

Inspecteur Mbaye SARR
Inspecteur régional de l’Administration pénitentiaire de Ziguinchor
Président de l’Amical des Inspecteurs

° Top
YerimPost

GRATUIT
VOIR