Blog de Cheikh Yerim Seck

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à Macky…

Dialogue avec l’opposition: TAS dit niet à Macky

YERIMPOST.COM La « République des valeurs » veut rester libre de constater, de dénoncer les dérives du pouvoir et d’apporter des propositions. Pour ces différentes raisons, la formation portée par l’ancien ministre de l’Energie refuse la main tendue du chef de l’Etat. Thierno Alassane Sall ne répondra pas à l’appel au dialogue aussi parce qu’il continue à dénoncer l’élimination injuste des candidats à la présidentielle de février dernier par la grâce de « cette loi antidémocratique qu’est le parrainage. Macky Sall veut, aujourd’hui, nous parler d’un soit-disant appel au dialogue. »

Présidentielle 2019. Ce que l’on reproche à Macky (Dr Ahmed Khalifa Niasse)

Devenu virtuose de la chose politique et, ce, depuis son passage au stratégique Ministère de l’intérieur, il s’est tracé un chemin pour accéder au Palais. En alternant l’utilisation du pouvoir et la contestation de celui-ci.
Cette bonne ingénierie doublée certainement d’ingéniosité permet à l’homme de devenir maître à la place du maître.
Directeur de Campagne de Wade en 2007. il a acquis une certaine expérience quant aux techniques du vote.
Ayant gagné successivement une Présidentielle et des Législatives en 2012, des Locales en 2014, un Référendum en 2016 et des Législatives en 2017, il en a tiré la conclusion suivante
# Il existe une hémorragie électorale en sa défaveur dans la région de Diourbel dont le centre de gravité se trouve à Touba Mosquée.
# À Thies il y avait une hémorragie aussi. Mais de nature et de cause différentes. D’où la peur d’une métastase de la chose. Comme cela se passe en médecine dans le cas d’une leucémie.
# À Dakar la chose n’était pas meilleure.
À sa place certains auraient réagi en passant par le duo menace- corruption pour finir par se rendre à l’évidence lors de la lamentation des perdants. Tout en qualifiant les gens de traîtres.
D’autres s’adonneraient aux produits mystiques provenant des cases obscures de je ne sais où. Avant de se rendre compte de la véracité de l’adage Wolof :# Yallah Yallah bay sa tool# Évoquer le ciel tout en prenant les voies champêtres.
Or c’est cette méthode laborieuse que l’ingénieur des entrailles de la terre a prise pour sortir un # métal jaune #. Et dont les femmes raffolent pour en faire des parures à l’instar des gagnantes de 2019.
En quoi faisant ?
Dans la géologie de la politique c’est le déplacement d’une petite pierre qui finit par créer un grand tremblement de terre..
Lui s’est évertué à éviter les éboulements.
En d’autres termes il est allé créer au Fouta un nouvel électorat dimensionné sur celui de Diourbel en tant que région. Et avec la différence de taille que ce nouvel électorat lui donne des scores # Soviétiques #
Cette opération n’est pas différente de la perfusion de produits sanguins chez les hémorragiques.
L’opération en question s’est accompagnée d’une activité visant à soigner toutes les plaies ouvertes ( Thies, Grand Yoff, Guediawaye….) pour diminuer l’effet hémorragique.
Et l’effort a payé.
Le malade est guéri, il a repris ses forces. Et il est revenu sur le ring pour triompher glorieusement.
Et comme dans tous les combats historiques depuis Mathusalem le désastre chez l’ennemi est mesurable par la taille de l’étonnement.
Macky aurait été défait s’il s’était laissé agir par l’événement. Mais comme aimait à le dire Leopold Sedar Senghor # Il a agi sur l’événement. #
Cela veut dire ce qu’un leader paresseux comme l’animal du même nom n’a pas fait devant un Koliyabe né combattant. Et devenu par la même un grand combattant.
Non, les courbettes de façade devant la gent maraboutique n’ont plus l’effet d’une baguette magique.
Les baguettes sont toujours de ce monde. Mais les baguettes magiques, quant à elles, appartiennent à un autre monde qui n’est pas celui de la réalité.
Un rêve politique s’est brisé sur le mur de la réalité.
Revenons à St Thomas d’Aquin qui dit qu’il ne croit qu’en ce qu’il touche.

Dr Ahmed Khalifa Niasse

Vidéo- Serigne Modou Kara donne à Macky les secrets de Mafatihoul Bichri

De Wade à Macky, où en est-on ? Le septennat de Macky Sall !

Nous devons faire un bilan sans complaisance de la gouvernance de Macky. Arrivé au pouvoir avec un score de plus de 65%, le seul President élu avec ce score depuis notre accession à la souveraineté internationale. Il avait toutes les cartes en main pour non seulement réformer en profondeur nos institutions et redonner espoir espoir a toute une population. A l’heure du bilan les avis divergent.
Sur le plan macroéconomique et sectoriel, il est indubitable que des efforts extrêmement importants ont été enregistrés. La croissance économique s’est redressée et s’est consolidée depuis 2014, avec une moyenne de plus de 6%. Du jamais vu depuis l’indépendance. Bref tous les agrégats macroéconomiques ont connu des améliorations nettes. Le déficit a connu une baisse substantielle pour bientôt rentrer dans les clous des critères de convergence de l’UEMOA et de la CEDEAO. Toutes les évaluations du FMI et des agences de notation montrent clairement que le Sénégal est sur de bons rails. Cependant, des questions subsistent notamment sur l’inclusivite de la croissance et le ratio d’être sur PIB jugé élevé par certains économistes et politiques. C’est un débat qui est la depuis l’avènement des PPTE. Sur le plan de la gouvernance il faut le dire, il y’a évidemment des choses à revoir notamment le fonctionnement de notre système judiciaire et les rapports entre les les pouvoirs ( exécutif, législatif et judiciaire ). Reconnaissons que tout n’est pas rose. Sur le plan des réformes, le chemin qui reste à parcourir est encore long. Il nous a promis qu’en cas de victoire le 24 février 2019, qu’il va inscrire son mandat sous le sceau des réformes et de la prise en compte de la question de l’emploi des jeunes.








Il importe de rappeler l’état de nos finances publiques en 2012 suite à l’accession de Macky a la magistrature suprême. Nous étions à une croissance économique de l’ordre d’un pour cent,  insuffisant pour réduire la pauvreté et les inégalités, ni aspirer à l’émergence tant souhaitée par les régimes précédents.
Notre déficit public ( l’un des marqueurs les plus surveillés par les Partenaires Techniques et financiers) avait atteint des records sans précédent au point d’inquiéter les Instituions de bretons Woods notamment le Fonds monétaire international et la banque mondiale ( FMI, BM) mais également des institutions de renom comme l’OCDE et les agences de notation qui avaient fini de dégrader la note su Sénégal et s’inquiéter des perspectives macroéconomiques de notre pays post-Wade.
Les recettes publiques étaient faibles, les dépenses orientées vers des investissements a caractère non productif et moins ciblé. La balance extérieure tournait également en défaveur de notre pays ( les politiques mises  en place a l’époque n’étaient pas orientées pour une production intérieure capable de répondre à une partie de la demande en consommation des sénégalais). Le taux d’investissement le plus important de l’UEMOA était l’un des plus improductifs de la zone Cfa. Une étude a montré que le Sénégal ayant le taux dinvestussemnt le plus important dans la zone UEMOA, obtenait l’un des taux de croissance les plus faibles dans l’union monétaire. Chose paradoxale.
SONKO, ÉTOILE MONTANTE D’UNE NOUVELLE CLASSE POLITIQUE
Il est indéniable que Sonko incarne la nouvelle classe politique sénégalaise et devient de facto la cible numéro un de la mouvance présidentielle. Ses idées ont fini de changer, de modifier le débat national qui jadis était centré les questions purement électoralistes. Aujourd’hui, le débat économique et la question de la gouvernance politique et judiciaire sont remis au goût du jour. Même si, en 2012, la question centrale reposait sur le troisième mandat de wade. Ce qui avait oblige les sénégalais de sortir en masse le 23 juin pour défendre la loi fondamentale. Il faut également rendre à César ce qui est à César. Le Mouvement y’en a marre a largement contribué aux changements intervenus en 2102 et ont fini de démonter aux yeux de la jeunesse africaine qu’il est possible de modifier la donne politique et s’ériger en bouclier pour la défense des intérêts des populations et de la démocratie. La jeunesse Burkinabé en a pris de la graine et a chassé au pouvoir une dictature vieille de plus de trente ans. A la jeunesse africaine de se réveiller et prendre son destin en main.
Cependant, certains de ses choix méritent des examens rigoureux. Il est clair qu’au fur et à mesure qu’il va évoluer,  nécessairement pas mal de certaines de ses convictions ne seront  pas forcément applicables sur les chapeaux de roue. Dans le futur, il faut indéniablement compter sur lui pour la refonte systématique de la classe politique sénégalaise qui a besoin d’un renouveau.
SONKO, BÊTE NOIRE DU FCFA
Le débat sur le FCA est un débat inépuisable. Il occupe, en ce moment, une place de choix dans l’échiquier politique et économique à quelques enclabures de la présidentielle de 2019. A entendre les sons de cloche des économistes et des politiques, on constate clairement que les avis sont divergents et partagés. Chacun a des arguments a prévaloir. Il va s’en dire que c’est une monnaie qui a certes des avantages mais également des inconvénients comme toute monnaie. Il suffit de les contrebalancer pour se faire une opinion juste de la pertinence de garder ou non le FCA. Je ne vais pas toute de suite donner un avis tranchant sur cette question très délicate et qu’il faut subtilement analyser. Je vous invite à lire certains ouvrages ( servitude monétaire, le FCFA l’arme invisible de la France Afrique) et écouter le directeur de la BCEAO, discours de Macron a ouaga,  Macky Sall), vous conviendrez avec moi que c’est une question éminemment technique et profondément sérieuse.
MACKY SALL SUR LE FCA « Il considère que cette dernière «présente des avantages, et nous ne pouvons pas nous lancer dans une aventure juste parce qu’elle a quelques désavantages. C’est un terrain assez périlleux ce qui est important c’est de trouver les voies pouvant nous permettre de fortifier notre zone monétaire. C’est une question de fond que la Banque Centrale puisse accompagner nos différentes nations afin que nos politiques de développement soient beaucoup plus luisantes ». Macky Sall, toujours dans son argumentaire pense que «le franc cfa est stable et ce, quoi que l’on puisse dire. Elle l’est tout autant que notre institution, vue que nous n’avons pas trouvé d’éclaircis par rapport à ce qui pourrait être mieux que le franc cfa, mieux vaut terrer tous désirs de lutte anticoloniale et toutes aspirations politiciennes ».
KAKU NABUPKO un des grands pourfendeurs du CFA déclarait dans le Journal Le Monde que le « FCA asphyxie les économies africaines ».
NDONGO SAMBA SYLLA  » avec son ouvrage «L’arme invisible de la  Françafrique : une histoire du franc CFA». A travers ce livre, les deux auteurs essaient de «démystfirer» la question de cette monnaie des anciennes colonies  africaines. Il s’agit d’une déconstruction que certaines idées des partisans du franc CFA nourrissent. Ainsi, contrairement à l’argument selon lequel le francs CFA est une question technique et qu’il faut la laisser aux techniciens, en l’occurrence aux économistes, Ndongo Samba Sylla, estime que la question du CFA est une question éminemment «politique». Dire que la problématique du franc CFA est une question technique, «c’est nous tromper», dit le chercheur. Aussi, Ndonga Samba Sylla et son coauteur battent en brèche l’idée que le CFA est bon parce qu’il garantit la convertibilité. «La France ne garantit pas le franc CFA parce qu’elle ne donne rien du tout», soutient Ndongo. Et puisqu’elle ne garantit rien, le chercheur propose même que ce soit elle, la France qui sorte de la zone franc et laisse les Etats africains définir leur politique monétaire.
La sortie brusque du Sénégal de la zone CFA a clairement des conséquences désastreuses. Nous évoluons dans une zone monétaire, c’est vrai et que nos économies sont plus ou moins stables,car c’est la banque centrale qui définit la politique monétaire dans ces états, et sa vocation première est de lutter contre l’inflation. A mon avis, elle doit aller plus loin en jouant un rôle déterminant dans la croissance économique. La CDEAO est dans une optique de créer une monnaie communautaire, je pense humblement qu’il faut accélérer ce processus qui sera benedlfique pour toute la zone CEDEAO.
J’ai doctement appris à l’université qu’une économie forte a une monnaie forte. Nous devons plutôt travailler à structurer notre base de production et transformer nos matières premières sur place. C’est inacceptable qu’au 21 ème siècle que l’Afrique reste à la traîne dans l’industrialisation malgré nos potentialités pétrolières, minières et gazières. Il est clair aussi qu’il faut renforcer les échanges commerciaux intrazones. Le paradoxe en Afrique de l’Ouest, nos échanges ne dépassent pas 12 % alors que dans la zone euro c’est plus de 60%. Le Brexit semble donner des sueurs froides à certaines pays . Mais il me semble que la zone euro est plus intégrée que la zone Cfa et les conséquences ne seront pas les mêmes malgré le fait que le royaume uni ne fasse pas partie de la zone euro et Schengen. Mais il faisait partie de la zone de libre échange européenne et qu’il commerce beaucoup avec les pays de la zone euro.
Wade en tant que économiste, intellectuel de renom n’a jamais voulu aborder cette problématique. Il avait posé comme débat le rapatriement des réserves pour le financement de nos économies. Alors sur ce point j’invite Sonko a revoir sa position et évoluer sur cette question. Marine le Pen a évolué sur beaucoup de questions notamment sur la sortie de la zone euro. Il n’est pas encore trop tard. Par contre sur certains aspects on partage évidemment les avis ( industrialisation, fiscalité etcc). Mais le Gouvernement actuel en est conscient et il faut nécessairement accentuer le processus d’industrialisation au Sénégal. Sur certaines problématiques d’intérêt national Sonko doit appeler à un débat national impliquant toutes les couches de la société. Une décision pareille risque de plonger notre pays dans un gouffre. Sur bon nombres de problématiques sociétales et économiques, comme la sortie du Fcfa, doivent passer par un référendum. Nous devons aborder avec beaucoup de lucidité et objectivité, la sortie du Sénégal dans le FCA. La France de Macron a même évolué sur cette question ( discours de ouaga, les pays sont libres de leur sortie du fcfa). Les questions économiques sont tellement sérieuses qu’il va préalablement amorcer un débat scientifique et voir là où se situent nos intérêts. C’est un débat qui va obligatoirement se poursuivre. Il est à noter cinquante années après les indépendance nous continuons à subir les affres de la domination étrangère. L’Afrique doit se regarder les yeux dans les yeux et construire un avenir qui répond aux aspirations de nos populations. La ZLEC est une des solutions car nécessairement il faut développer le commerce intra-africain et rendre l’union africaine financièrement autonome afin de la permette de jouer pleinement son rôle dans tous les domaines. Sur ce registre, admettons que le Prédisent Rewandais Paul Kagame en a fait son cheval de bataille durant sa présidence a la tête de l’Union Africaine.
OPPOSITION EN PERTE DE VITESSE AVEC LA LOI SUR LE PARRAINAGE








L’opposition sénégalaise semble être piégée par le pouvoir. Nous sommes dans des joutes et chaque camp essaye de prendre le dessus sur l’autre. L’appel au dialogue lancé par le pouvoir depuis le début du septennat n’a pas produit les effets escomptés. La rencontre du palais a semblé calmer les ardeurs loin de là. La suite on la connaît. Le PDS, premièr parti de l’opposition n’avait qu’un seul objectif voir KARIM WADE retrouvait sa totale liberté. Ce que Macky a compris en le libérant et en l’eloignant loin du pays de la Teranga. La botte secrète de Macky, la loi sur le parrainage a fini d’assomer l’opposition et obliger certains à revoir leurs ambitions. Le merite de notre opposition c’est d’avoir sorti de son confort et de peser lourdement dans le debat politiqueet économique ces derniers années. Maintenant, il doit investir le Sénégal des profondeurs afin de recueillir les attentes de leurs concitoyens. Sur ce plan, la mouvance présidentielle est en nette avance.
EN DIRECTION DE LA PRESIDENRIELLE DE 2019
Nous sommes à un tournant décisif de notre jeune démocratie. Il est temps de baisser la température et de calmer le jeu. Opposition comme pouvoir doivent s’armer de sérénité. Le Sénégal nous appartient tous. Il est d’appeler au calme et à la retenue. Les élections passent et le Sénégal demeure. Le 24 février n’est qu’une étape dans l’histoire politique du Sénégal. Nous devrons oeuvrer tous pour des élections apaisées! Le pouvoir doit garantir la sécurité des personnes et de leurs biens et l’opposition doit garder son calme et cultiver le débat serein et démocratique. Nous sommes un et indivisibles. Il yaura bien sûr un avant et un après 24 février. Que le bon dieu veille sur notre cher Sénégal a nous tous.
Mahi Deme

Xaathiandoo doorandoo: Des figures de la musique créent un mouvement de soutien à Macky

YERIMPOST.COM Dans un passé encore récent, ils n’avaient d’yeux que pour Me Abdoulaye Wade et les dignitaires de son régime. Aujourd’hui, cap sur Macky Sall ! « Xathiandoo doorandoo » est un mouvement porté par Mame Goor Diasaka, Salam Diallo, Arame Thioye, Mère Absa Ndiabi, Bill Diakhou, Ousmane Seck, Yves Niang, Moussa Diouf, Ngoné Ndiaye Guéweul, Alioune Mbaye Nder, Kéba Seck entre autres, pour la réélection du candidat à sa propre succession. Une conférence de presse a été tenue ce mardi en présence d’Abdou Latif Coulibaly, Souleymane Jules Diop, Serigne Mbacké Ndiaye et Moustapha Cissé Lô, pour officialiser leur soutien qui ne souffre d’aucune ambiguïté. Et, pour la pérennité de ce mouvement, ces artistes donnent rendez-vous aux Sénégalais, au-delà de la présidentielle, aux élections locales et législatives qui suivront.







Démission de ce cadre du parti de Fada suite au ralliement de ce dernier à Macky

YERIMPOST.COM Ci-dessous le texte qu’il nous a envoyé…

Suite à ma promesse de quitter Fada si jamais il rejoignait Macky , j’ai décidé, après avoir consulté de nouveau la base, de  démissionner du  parti  ldr/yeesal pour être en phase avec mes convictions personnelles et politiques. Je suspends aussi provisoirement mes activités politiques en attendant d’y voir plus clair.

En tant que jeune et  témoin oculaire des difficultés que vivent au quotidien les Sénégalais, ma conscience ne me permet pas de comploter derrière le peuple et  rester indifférent à leurs cris. Mon devoir est de rester constant dans ma mission qui est de défendre les intérêts du peuple or il se trouve qu’aussi loin que l’on remonte dans l’histoire du régime de Macky SALL,on se rend compte  que ces derniers tout sauf une priorité.

Cheikh Traoré
Ex membre du comité directeur ldr/yeesal

De Golbert à Macky… Les oublieux de l’Histoire !

Ces derniers jours ont été assez révélateurs du mal profond qui traverse la société sénégalaise. Ce mal qui nous habite, c’est le complexe d’infériorité de la part de nos autorités et certaines célébrités. De Golbert Diagne à Macky, en passant par Me Augustin Senghor, nous avons tout lu, tout vu et tout entendu : l’heure est venue pour nous de se faire entendre. Mais aussi et surtout, de condamner avec la dernière énergie, les propos et actions de ces trois messieurs susnommés.




Commençons par le plus récent. Dans une interview accordée à BBC Afrique sur la question des symboles de la colonisation, Monsieur Golbert Diagne asorti des propos suffisamment gravespour susciter notre vive indignation. Il dit, en parlant de Faidherbe, «c’est quelqu’un qui a beaucoup fait pour le Sénégal et particulièrement pour la ville de Saint Louis…». Il ajoute à cela, qu’«…en hommage à sa personne et à ses œuvres, je trouve que c’est très normal que cette statue soit implantée ici …». Et à ceux qui s’offusqueraientd’une telle déclaration il leur répond ceci : «Ce sont les opinions d’hommes dela dernière heure qui viennent de naître ; ils n’ont pas vécu l’histoire réelle… On ne tronque pas les œuvrespositives d’un homme… Faidherbe, c’est lui qui a réalisé le Pont Faidherbe et à construit des écoles et lycées…».Effectivement, ceux qui s’opposent à ce discours peuvent être de la dernière heure, mais ici, force est de constater qu’on peut être de la « première heure » et être lâche, ou de la « dernière heure » et rester intègre.

Sur ses propos proprement dit, en plus d’être réducteurs ils sont mensongers.Réduire la colonisation à une affaire de nationalité française et d’infrastructures est justesymptomatique d’un homme qui a perdu son dignité et son courage.

Il nous parle d’infrastructure : même le dernier des cons sait que la première raison d’une colonisation est économique. Les colonisateurs ont emporté les richesses sénégalaises, et c’est avec l’argent des Sénégalais que les infrastructures ont été réalisées ; de même, au début, la plupart des infrastructures servaient les colons et non pas les Sénégalais. Ceci étant dit,nous ne devons rien aux colonisateurs,c’est eux qui nous doivent encore beaucoup de choses.

De même, ce Faidherbe qu’il célèbre du haut de sa « grandeur de témoin de l’histoire » oui l’homme de la « première heure « , a, selon des historiens, « brûlé des villages, au Waalo et au Cayor (royaumes précoloniaux au Sénégal) ».

Effectivement, les historiens s’accordent à dire ceci : Faidherbe et les Français ont massacrés des Sénégalais, ont réduit en cendre des villages et ont savamment entretenue la famine dans les «zones rebelles», pour affamer ceux qui refusaient de collaborer avec eux. Et tout cela, bien sûr, est vite tombé aux oubliettes dans ce qu’il en a voulu retenir…




Il est assez regrettable de constater que sa promenade mémorielle est sélective partielle et partiale, il a sciemment omis de nous parler des pages sombres de la colonisation et a essayé de nous faire le coup du bon colon en minorant les dégâts. Alors, en tant que petit fils d’un tirailleur, né de la dernière heure, je réfute les arguments mensongers selonlesquels Faidherbe a beaucoup fait pour le Sénégal. Il est ni plus ni moins qu’un esclavagiste, un colonisateur, avec des mains tachées de sang.

Et c’est par des gens comme vous que la France est passé pour coloniser le Sénégal ; et c’est par des gens comme vous que la France repasse actuellement pour dominer l’économie nationale. Dans cette même dynamique de montrer ô combien ils sont serviteurs des toubabs, un « je » autres’est encore illustré de fort belle manière en baptisant une place à Gorée: la place de l’Europe. Il s’agit de MeAugustin SENGHOR l’actuel maire de Gorée ! Vous imaginez un instant en France on baptise une place la place des nazis ?

Nous avons réellement un problème avec nos hommes célèbres. Ils ont tous un complexe d’infériorité et des comportements déviants qui les rendent très complexés vis à vis de l’homme blanc. Ainsi, notre rapport à la France devient de plus en plus un rapport de subalterne, entre un patron et son sujet. Et sur ce plan, ladéclaration du Président Mackyconfirme cette hypothèse. Et donc, jeterminerai mon propos sur cette déclaration relayée par la presse lors de la présentation du tome I de son livre, «Conviction républicaine» selon laquelle l’amitié qui liait les Français aux tirailleurs sénégalais se voyait dans les «distingués» desserts qui leur étaient offerts.

Arrêtons-nous une minute sur son livre ou en tout cas ce qu’il nous en aprésenté comme étant un livre. En réalité le président qui passe son temps à nous rabâcher à l’oreille que nous devons consommer local, c’est à dire favoriser les entreprises nationales et locales, trouve le moyen de publier son « livre » en France. Pourquoi le choix de la France ? Et quel est l’intérêt de publier une compilation de discours déjà lus par lui et écrits par des expertscommunicants ? Le président s’est-il rendu compte que les Sénégalais ne l’écoutaient plus ? Que son discours était ambiguë, sa voix audible ?

Ainsi donc, lors de la cérémonie de lancement de son « livre », il s’est encore livré à une envolée de déclarations aussi discourtoises qu’injurieuses dontlui seul détient le secret. Sinon comment pouvait-il affirmer à la face du monde que «les Français sont nos amis, car les tirailleurs sénégalais avaient droit à des desserts contrairement aux autres Africains» ? Ce référencement à l’alimentationillustre encore, comme dirait l’autre, les clichés du « ventre plein nègre content… »

En plus d’une volonté de minimiser la cruauté des Français, qui, après avoir été libérés de l’occupation allemande par des tirailleurs sénégalais, n’ont rienpu trouver de mieux à faire que debombarder le camp des tirailleurs qui étaient cantonnés à Thiaroye, pour avoir osé réclamer leur solde de soldat. Qu’ont-ils reçu en échange des «amis» français après la guerre ? Rien, sinon des desserts de cartouches et obus. Ils ont été froidement et lâchement assassinés. Nuitamment !

Même le président français actuel,Emmanuel Macron, a lui-même assuméle fait colonial et l’a même qualifié de «crime contre l’humanité». C’était lors d’un déplacement en Algérie. Alors que notre président préfère ne retenir queles desserts qui auraient fait des jaloux chez les autres Africains. Un homme sensé ne saurait cautionner ce genre de propos.




Je ne pense pas que les Français aient eu à considérer les nazis à Paris comme des amis, même si on peut supposer que ces derniers aient pu offrir des desserts ou des choses de ce genre à certains d’entre eux, collabos ou non. Le président veut-il revenir au «mal nécessaire» lui aussi ? Le président s’est-il demandé si les tirailleurs sénégalais étaient des hommes libres de leur choix pour participer à tout ce à quoi ils ont participé aux côtés des colons français pour se satisfaire de «desserts» ?

En définitive, nous rappelons à ceux qui sont aveuglés par le complexe d’infériorité, que le Sénégal des lâches et hypocrites peut être reconnaissant aux colonisateurs, mais le Sénégal des hommes intègres n’a ni pardonné ni oublié les exaltations commises ici par la France esclavagiste, colonisatrice. Et par devoir de mémoire et de vérité,nous devons tous dénoncer les discours révisionnistes tendant à minorer ou à banaliser cette cruauté du passé dit colonial.

Papa Makhtar DIALLO, écrivain, activiste, Président du mouvement citoyen les « indignés » du Sénégal
Président du mouvement Politique Sénégal R.E.C 77420-34-89

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