Blog de Cheikh Yerim Seck

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Abdoul Mbaye

Procès contre son ex-épouse: La Cour d’Appel sanctionne Abdoul Mbaye

YERIMPOST.COM L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a été condamné par la Cour d’Appel à un (1) an de prison avec sursis. Il a été reconnu coupable de faux, usage de faux et tentative d’escroquerie sur la personne d’Aminata Diack, son ex-épouse à qui il devra verser 100 millions à titre de dommages et intérêts. Contrairement au jugement en première instance où le leader de l’Alliance citoyenne pour le travail (ACT) avait été relaxé des faits incriminés, cette fois, Abdoul Mbaye ne s’en sort pas indemne. Quid de son éligibilité après une telle condamnation ?

Blanchiment d’argent: Abdoul Mbaye porte plainte contre Madiambal Diagne

Le président Abdoul Mbaye a porté plainte contre le journaliste Madiambal Diagne et son journal Le Quotidien. Le patron d’Avenir communication a accusé l’ancien banquier d’avoir blanchi l’argent de Hissène Habré en exil au Sénégal.

Le face -à-face entre le président de l’ACT et Madiambal est est fixé par le tribunal au 8 août prochain.

Abdoul Mbaye: « Ameth Amar était sans aucun doute ce que sa discrétion cachait… Sa vraie histoire commence avec une vieille voiture R5 »

Quelle peine! Quel vide!
Sa réussite était connue. Son parcours bien moins. Il était sans aucun doute ce que sa discrétion cachait: l’un des rares et vrais capitaines d’industrie sénégalais, dirigeant l’un des groupes majeurs dans le secteur alimentaire de l’Afrique de l’Ouest. Il a bâti son groupe à la force de l’intelligence sachant saisir les opportunités, qu’elles fussent immédiates ou futures. Mais il était aussi courageux, rigoureux et pragmatique. Sa vraie histoire commence avec une vielle voiture R5 qu’il possède mais préfère vendre pour acheter un petit bateau lui permettant de ravitailler des navires restés au large du port de Dakar. Puis il a l’art de faire grandir et bien grandir.
Avoir été le seul banquier ayant osé financer son industrie meunière nous a davantage rapprochés. Il avait trouvé mon attitude courageuse face au refus de mes collègues. Nous sommes devenus des amis très proches. Le courage était le sien. Son projet était presque fou, il l’a réussi.
Il adorait les enfants, les siens aussi bien évidement. A eux tous, à sa veuve, à ses collaborateurs et à tous ceux qui l’ont aimé, je présente mes condoléances les plus attristées.
Puisse Dieu récompenser largement tous ses efforts en direction des hommes et de son pays.

Abdoul Mbaye

Abdoul Mbaye/Aminata Diack: La Cour d’appel sursoit au délibéré

YERIMPOST.COM C’est une prolongation avant la délivrance. La date du délibéré dans le dossier qui oppose Abdoul Mbaye à son ex-épouse, Aminata Diack, a été fixée au 6 août prochain. Devant être vidé ce 23 juillet par la Cour d’Appel, le verdict du procès a été prorogé encore de quelques semaines.

Cour d’Appel: La délivrance pour Abdoul Mbaye et Aminata Diack

YERIMPOST.COM Ce jour, mardi 23 juillet, la Cour d’appel de Dakar va délibérer sur le procès qui oppose l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, à son ex-épouse Aminata Diack. Relaxé en première instance, le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT) encourt une peine d’un mois de prison et 1 milliard de dommages et intérêts à payer à la plaignante. Poursuivi pour faux, usage de faux et tentative d’escroquerie, Abdoul Mbaye sera fixé sur son sort dans quelques heures.

Elections locales: TAS, Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo et Cie refusent un second report

Le Congrès de la Renaissance Démocratique vient de prendre connaissance d’une idée largement propagée dans les réseaux sociaux relative à un report des élections municipales et départementales prévues en décembre 2019 après un premier report unilatéral.

Acceptez un deuxième report et rien ne s’opposera plus en principe au report des élections législatives de 2022 et même à la présidentielle de 2024 ! Le Congrès de la Renaissance Démocratique rejette catégoriquement et sans concession une telle proposition et exige la tenue des élections municipales et départementales à la date du premier décembre 2019.

Le Congrès de la Renaissance Démocratique en appelle à l’intensification et à l’amplification de la mobilisation et à la lutte pour le respect du calendrier républicain, et plus généralement, pour respect des lois et de l’Etat de droit, qui doivent se situer au dessus des agendas des uns et des autres et des ambitions personnelles y compris même du Président de la République qui a juré de les respecter et de les faire respecter.

Dans cette perspective, le Congrès de la Renaissance Démocratique considère qu’il n’y a rien qui s’oppose objectivement à la tenue des élections municipales et départementales à date échue qui ne soit l’œuvre unilatérale de Macky Sall qui a violé et tripatouillé la loi électorale. S’il le veut bien, et en mode fast track, il n’a qu’à revenir à la version du code électoral qui a permis son élection, lui – l’opposant contre Maitre Abdoulaye Wade – Président de la République d’alors. Et d’adopter le bulletin unique comme bulletin de vote !

Reporter encore les élections municipales et départementales n’est ni juste, ni légale et ne peut de toute façon faire l’objet d’aucun consensus. Un second report des élections municipales et départementales n’est pas non plus l’intérêt des populations trop fatiguées de supporter des maires dont la plupart n’arrivent pas à prendre en charge leurs préoccupations élémentaires.

En vérité, un second report des élections municipales et départementales n’a d’intérêt que pour Macky Sall, son frère Aliou Sall et son ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye éclaboussés par le scandale de l’Affaire PetroTim, très affaiblis pour aller à des élections, d’une part. D’autre part, il permettra à Macky Sall de se donner le temps d’introduire dans la loi électorale des réformes qui lui permettront de nommer lui-même les maires du Sénégal.

Déjà, par le parrainage et par la caution, il écartera tous les candidats gênants ; par une nouvelle réforme portant élection des maires au suffrage universel, il établira, lui seul, la liste des têtes de listes, au scrutin majoritaire, et dans tout le pays : ils deviendront maires. De la sorte, les populations auront l’impression d’avoir élu leurs propres maires alors qu’il n’en sera rien : leur maire aura été nommé par Macky Sall, de la même manière qu’il a nommé, par une fameuse carte blanche, tous les députés de la Coalition Benno Bokk Yaakar.

Bien évidemment, dernière cette sale ingénierie politique injuste, illégitime et illégale, et à laquelle sont associés des « dialogueurs », cache un désir pathologique d’opérer une mainmise sur les terres et les autres ressources naturelles du pays. Qui contrôle les maires, contrôle les terres ! Et Macky Sall, après le pétrole et le gaz, cherche à avoir une mainmise sur les terres et les ressources naturelles.

Pour le Congrès de la Renaissance Démocratique, il est de l’intérêt supérieur de protéger et de conserver les ressources du pays qui appartiennent au peuple contre les multinationales, mais d’abord et avant tout, contre les prédateurs domiciliés qui infestent le champ politique pour se faire des milliards sur le dos et au détriment du pays et du peuple comme cela s’est déjà produit dans le cas du scandale Sall – Timis.

En définitive, cette tentative d’un second report des élections municipales et départementales ainsi que le reste des conclusions attendues de la mise en scène « dialogue national »  n’ont pour vocation et pour objectif que de renforcer davantage les pouvoirs de Macky Sall et de sa famille, et plus précisément sur les ressources du pays, et de valider une voie qui conduira inéluctablement à un cet autre gigantesque scandale à venir sur les terres et les ressources naturelles au Sénégal.

Enfin, le Congrès de la Renaissance Démocratique condamne vigoureusement l’arrestation arbitraire et ridicule de Guy Marius Sagna et exige sa libération immédiate et sans condition. Par ces temps qui courent, Guy Marius n’est pas la personne à arrêter. La justice sénégalaise est plutôt attendue vers ceux qui sont impliqués dans les différents scandales qui font l’actualité.

Le CRD

Abdoul Mbaye, Macky Sall et moi (Par Madiambal Diagne)

Dans un entretien accordé au journal Dakar Times et publié le 12 juillet 2019, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a déclaré in extenso : « Madiambal Diagne ne m’intéresse vraiment pas. Il oublie que j’ai été Premier ministre de Macky Sall et je l’ai entendu parler de lui en des termes peu amènes. Tout le monde connait ses relations et pratiques avec les gens au pouvoir. Il n’a qu’à raconter des bêtises. Par contre, il est allé un peu loin. Il a parlé de milliards de Hissein Habré que j’aurais blanchis. Je veux quand même lui dire que ça suffit ! S’il continue, on s’expliquera devant la justice. »

Franchement, j’ai rigolé après avoir lu cette déclaration. Les mots m’ont amusé car ils semblent traduire le sentiment d’un enfant qui dit : « Si tu me touches encore, je le dirais à mon père. » Pour aller en justice, on n’a vraiment pas besoin de fanfaronner. Mais l’amusement passé, j’ai relu la déclaration dans le texte. On notera au passage que Abdoul Mbaye fait dans l’ambiguïté car on peut se demander encore, qui de Madiambal Diagne ou de Macky Sall a eu à tenir sur l’autre « des propos peu amènes ». Il a cherché à dessein à provoquer un amalgame. Pour ce qui me concerne, je voudrais retenir que Abdoul Mbaye voudrait dire « qu’il (Macky Sall) a tenu sur lui (Madiambal Diagne) des propos peu amènes ». En effet, je ne saurais envisager l’idée que je puisse avoir tenu auprès de Abdoul Mbaye des propos « peu amènes » sur Macky Sall car on verra que depuis l’élection de Macky Sall, Abdoul Mbaye n’a pas été mon intime. Par contre, si Abdoul Mbaye parlait effectivement de Macky Sall et je le crois, comme sans doute de nombreux lecteurs, je laisse à Abdoul Mbaye la responsabilité de sa déclaration. Je me suffis des rapports, de tous les jours, que j’entretiens avec le Président Macky Sall ; des rapports connus de tous les Sénégalais et qui sont empreints de respect, d’amitié et d’estime réciproque. Si Abdoul Mbaye verse dans la fumisterie ou s’il fait du « seytane », comme on le dirait trivialement dans nos chaumières, il peut considérer que c’est peine perdue. Seulement, le propos de Abdoul Mbaye révèle à quel point le Président Macky Sall avait raison de se convaincre finalement que « Abdoul ne connait pas l’État et n’a pas le sens de l’homme d’État ». Il est étrange Abdoul Mbaye ! Ce Premier ministre qui se plairait à « balancer » son ancien patron. Mais l’homme se révèle être un vulgaire bonimenteur. Nous allons étayer notre affirmation.

Pour ma part, bien que n’ayant jamais occupé des fonctions d’État, je n’ai pas pour habitude de parler de mes échanges avec un chef d’État. Mais dans le cas présent, je suis contraint de le faire pour dénoncer l’imposture, la mauvaise foi et la lâcheté. Je dois reconnaître que Macky Sall avait beaucoup d’affection pour Abdoul Mbaye et il doit maintenant être meurtri par l’attitude de son ancien Premier ministre à son égard.

« Madiambal, peux-tu laisser mon Premier ministre tranquille ! »

Abdoul Mbaye avait été nommé Premier ministre du Sénégal, le 3 avril 2012. Je lui avais immédiatement envoyé un message de félicitations en lui souhaitant notamment « bonne chance ». Il m’appela le 5 avril 2012, juste au sortir de sa séance de passation de services avec son prédécesseur Souleymane Ndéné Ndiaye. Il voulait me recevoir le lendemain 6 avril 2012 à 11 heures. Je lui indiquais que j’avais déjà un autre rendez-vous, à la même heure. C’est ainsi qu’il me demanda de passer le voir le 6 avril 2012 à 17 heures.

J’avais été au rendez-vous. Abdoul Mbaye était chaleureux mais aussi assez préoccupé par l’accueil que de nombreux médias avaient réservé à sa nomination au poste de Premier ministre. Ce jour du 6 avril 2012, plusieurs journaux avaient fait leur « Une » sur ses déboires judiciaires. Chacun y était allé de sa révélation, allant de ses liens troubles avec Hissein Habré dont il était le banquier attitré, à son inculpation alors pendante encore devant le cabinet du Doyen des juges d’instruction de Dakar, pour une affaire d’escroquerie, de faux et usage de faux en écritures privées l’opposant à Abdoulaye Baba Diakité, ou ses démêlés judiciaires avec Ass Malick Sall ou Bocar Samba Dièye, comme de son différend avec l’homme d’affaires Pape Ndiamé Sène.

Abdoul Mbaye tenait à me remercier du fait que Le Quotidien, « son » journal, ne s’était pas mêlé à ce qu’il appelait une campagne incompréhensible. Le Premier ministre Mbaye me demanda ce qu’il devrait faire devant une telle situation. Je lui faisais remarquer, en ma qualité de président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps), qu’il devait s’y faire car, tant qu’il était un banquier ou homme d’affaires dans le privé, ses affaires n’intéressaient pas grand monde. Par contre, dès l’instant qu’il est devenu Premier ministre, les médias vont s’intéresser à sa vie et à ses activités de tout temps. Je lui disais de faire le dos rond et de laisser la bourrasque passer et de ne pas s’engager dans une polémique avec les medias, mais surtout de chercher à développer des relations personnelles avec les journalistes. Le soir même, j’informais ma rédaction de mon audience avec le Premier ministre Abdoul Mbaye et la ligne de conduite était de ne nous intéresser qu’aux faits, rien que les faits. J’estimais que la précision était nécessaire car tous les membres de la rédaction de notre journal connaissaient les relations que Abdoul Mbaye entretenait avec Le Quotidien, avant qu’il ne fût nommé Premier ministre du Sénégal. Le journal Le Quotidien était son média favori et c’est à travers Le Quotidien qu’il choisissait de publier tous ses textes de contribution sur des questions économiques ou de religion. Aussi, Le Quotidien avait eu la primeur de la publication de la « Lettre de Kéba Mbaye à son fils ». De notre côté, je faisais publier gratuitement les avis et communiqués de la Fondation Kéba Mbaye. Cela fâchait certains de mes collaborateurs qui disaient que « ces gens avaient bien les moyens pour payer de la pub ».

C’est dans ce contexte que le Président Sall, visiblement tout content de son choix porté sur Abdoul Mbaye pour le poste de Premier ministre, m’apostropha : « Mais Madiambal tu n’as rien dit de mon Premier ministre, qu’est-ce que tu en penses ? Les gens devraient être surpris… » Il m’expliqua qu’il voulait comme Premier ministre, un technocrate, un cadre sans accointances politiques et nanti d’un pedigree pour diriger un gouvernement de coalition. Je lui répondis que le choix répondait à ses critères mais que de mon point de vue, il risquait de réveiller chez Abdoul Mbaye des ambitions refoulées. Prémonitoire, je mettais le Président Sall en garde qu’il le retrouverait fatalement sur son chemin à la prochaine élection présidentielle. Macky Sall était contrarié par ma réponse. La Première dame, Marième Faye Sall, qui avait assisté à la discussion, débrida l’ambiance en changeant de sujet.

La blanchisserie de Abdoul Mbaye

C’est par la suite que l’homme d’affaires Abdoulaye Diakité rendra une visite à la rédaction du journal Le Quotidien et nous accorda un entretien. Le 21 mai 2012, Pape Ndiamé Sène rendit publique une lettre adressée à Abdoul Mbaye et transmise par voie de huissier. Le Quotidien s’en était aussi fait l’écho, comme la plupart des autres médias.

Des organisations humanitaires avaient soulevé l’affaire des meurtres et crimes économiques commis par Hissein Habré au Tchad. Le Quotidien en avait parlé. Moi qui avais été visité Amral Goz, le sinistre cimetière où étaient enterrées les milliers de victimes du régime de Hissein Habré, j’avais pris ma plume. C’est à cette occasion que nous avions posé le débat sur la responsabilité du Premier ministre en fonction, Abdoul Mbaye, qui avait « blanchi » l’argent que Hissein Habré avait emporté lors de sa fuite du Tchad. Abdoul Mbaye avait été le banquier de la famille Habré à Dakar, tour à tour à la Biao-Sénégal devenue Compagnie bancaire pour l’Afrique de l’Ouest (Cbao) et à la Banque sénégalo-tunisienne (Bst) qu’il avait dirigées. Nous révélions que les relations entre Abdoul Mbaye et la famille Habré étaient si particulières que quand Abdoul Mbaye quittait la Cbao pour la Bst, il avait emporté dans ses cartons son client Hissein Habré. Nous révélions les numéros de comptes bancaires et les relevés de comptes et l’existence de bons au porteur à son nom. Jamais Abdoul Mbaye n’avait osé nous démentir car il sait que quand Le Quotidien le dit, c’est parce qu’il en a la preuve. Mais quand l’ancienne Premier ministre, Aminata Touré, avait évoqué dernièrement la responsabilité de Abdoul Mbaye dans le blanchiment de l’argent volé au Tchad par Hissein Habré, Abdoul Mbaye s’était fendu d’un tweet, en date du 27 juin 2019, pour chercher à minimiser les montants en cause, les limitant à la somme de 250 millions de francs Cfa pour un compte ouvert en 1994. Une grossière manoeuvre et un gros mensonge de Abdoul Mbaye ! Hissein Habré a ouvert à la Biao-Sénégal, dirigée par Abdoul Mbaye, le compte numéro 33200585/B sous l’intitulé « Mr Habre Hissein First » le 22 mars 1991. Ce compte a été transformé en compte joint le 20 novembre 1991 sous l’intitulé « Mr et/ou Mme Habré Hissein-Fatime Djallabie Kerim ». En dépit de l’adresse postale déposée par les clients, à l’ouverture du compte, à savoir BP 10364 Dakar Sénégal, tous les extraits et autres documents concernant ledit compte étaient dirigés à l’adresse « S/C Direction générale Biao-Sénégal ».

Les mouvements enregistrés sur ce compte entre 1992 et 1999 se chiffrent à plus de 1 milliard 100 millions. Ce compte a enregistré, comme il ressort des relevés bancaires en notre possession, des perceptions d’intérêts sur des « bons de caisse anonymes » à partir de février 1996. En 1999, M. Habré a ouvert un compte à la Bst et l’a mouvementé en 2002 à 2007. Dans la même période, son épouse Raymonde Adolphe Habré a ouvert un compte à la Bst qui a été mouvementé à hauteur de 380 millions de francs. Un autre compte joint a également été ouvert à la Bst au nom de M. et Mme Habré en 2005.

Les mouvements dans les comptes ont été caractérisés par de multiples opérations de souscription de Bons de caisse. Pour les profanes, « le Bon de caisse est un dépôt rémunéré qui permet à son souscripteur de bloquer un montant donné pendant un durée de placement connue à l’avance, en contrepartie du versement d’intérêts préalablement négociés. Le dépôt est effectué par versement espèces ». On est donc bien, vraiment bien loin, des pauvres 250 millions de francs que Abdoul Mbaye a voulu brandir pour sa défense ! D’ailleurs dans sa livraison du 4 juillet 2019, le journal Libération a publié quelques documents qui révèlent des opérations portant sur plus de 875 millions de francs Cfa sur les comptes de Hissein Habré. En plus de ceux révélés par Libération, Le Quotidien détient d’autres documents bancaires. Que Abdoul Mbaye saisisse donc la justice pour « s’expliquer » avec Le Quotidien, et nous établirons ainsi indubitablement qu’il a menti sur les montants des avoirs du couple Habré et sur son rôle dans le blanchiment des milliards emportés par Hissein Habré. Abdoul Mbaye semble oublier qu’acculé sur cette affaire Habré, il avait déjà répondu aux médias, le mercredi 7 novembre 2012, pour dire qu’au moment où il recevait les dépôts de Hissein Habré, le délit de blanchiment d’argent n’existait pas encore dans le droit positif sénégalais. Il disait ceci : « C’est un peu triste car le blanchiment est un délit. C’est un délit défini par une loi. La loi contre le blanchiment au Sénégal date de 2004 alors que les faits incriminés se sont déroulés en 1990. Il y a une double diffamation sur ma personne. En 1990, les autorités officielles ont accueilli l’ancien président de la République tchadienne, il avait de l’argent et il avait cherché à déposer de l’argent dans les banques sénégalaises. Je suis Premier ministre, c’est pourquoi les gens cherchent à savoir l’argent qui avait été déposé dans la banque, mais il y a plusieurs banques qui ont accueilli l’argent. »

Au moins un compte à la Hsbc en France

Il faut dire que Abdoul Mbaye a un rapport assez étrange avec la vérité ! C’est ainsi qu’il se permet, dans un tweet du 2 juillet 2019, de dire : « Je ne possède pas de compte bancaire en France et pas un mètre carré d’appartement hors du Sénégal. » Abdoul Mbaye ne dit pas la vérité car nous détenons les preuves de l’existence d’un compte à son nom, à la banque Hsbc en France jusqu’au moins la date du 3 mars 2018. Abdoul Mbaye a encore menti dans les documents d’ouverture de ce compte bancaire en France, car il a indiqué être employé depuis le 3 avril 2012 comme « Senior Advisor » par la Société Helix international et son employeur précédent était Attijaribank. Est-il besoin de rappeler que Abdoul Mbaye a été Premier ministre du Sénégal du 3 avril 2012 au 1er septembre 2013 ? Abdoul Mbaye ne fait nulle mention de son passage au poste de Premier minister, encore moins à la Bst. Peut-être qu’il voudrait cacher quelque chose…

Des Dalton-Mbaye aux Dalton-bidon

Le Président Macky Sall avait envisagé de nommer Pape Dieng au poste de Directeur général de la Senelec. Le Premier ministre Abdoul Mbaye ne l’entendait pas de cette oreille. Les objections du Premier ministre auraient été recevables s’il ne cherchait pas le poste pour son jeune frère Cheikh Tidiane Mbaye. J’avais interrogé le président de la République Macky Sall sur cette situation que je trouvais surréaliste. Je lui disais qu’avec cette affaire, on verrait qui de lui et de Abdoul Mbaye décidait de la nomination aux emplois publics. Le mercredi 18 juillet 2012, Cheikh Tidiane Mbaye claqua la porte de la réunion du Conseil d’administration de la Senelec, Cheikh Tidiane Mbaye qui était aussi Directeur général de la Sonatel, Pca de la Senelec, était annoncé comme candidat à la Direction générale de la Senelec. Il exprima son désaccord sur la proposition de nommer Pape Alé Dieng au poste de Directeur général de l’entreprise. Le Conseil sera convoqué à nouveau la semaine suivante pour entériner la nomination de Pape Dieng.

Dans son édition du 31 juillet 2012, Le Quotidien titra : « Les Mbaye veulent plus de pouvoirs. » Je signais cet article qui fustigeait la volonté du Premier ministre Abdoul Mbaye d’empêcher la nomination de Pape Dieng à la tête de la Senelec pour faire place à Cheikh Tidiane Mbaye, déjà Président du Conseil d’administration de la boîte. Pour accompagner mon article, un de mes collaborateurs signa un billet intitulé « les frères Dalton ». Ce commentaire aurait beaucoup fait mal à la famille Mbaye, m’avait-on rapporté. Aussi, il leur avait été dit que le billet était écrit par Madiambal Diagne qui l’avait fait signer du nom de ce journaliste. Une pratique qui est totalement étrangère au journal Le Quotidien. Je prends à témoin toutes les personnes qui ont eu à passer dans mes différentes rédactions, jamais je n’ai eu à demander à un journaliste d’attaquer ou de défendre quelqu’un. S’il a quelque chose à dire, Madiambal Diagne écrit lui-même ses articles et les signe de son nom.

C’était durant les péripéties de la nomination de Pape Dieng à la Senelec que le Président Sall m’interpella. « Madiambal tu tourmentes mon Premier ministre, peux- tu le laisser tranquille. » Je lui répondis : « Votre gars-là dou dara. » Je précisais au Président Sall qu’il n’y a aucune animosité personnelle mais que mon journal a un rapport avec l’information, avec les faits. Abdoul Mbaye ne pourra nullement contester les faits que nous relatons. La Sonatel décidait de venger les Mbaye. Le Quotidien se trouvait ainsi privé de publicité de la part du plus gros annonceur du Sénégal. Nous publiions des protestations et autres dénonciations de cette attitude injuste de la part de la société de téléphonie. L’opinion publique a été interpellée. Mais rien n’y fit. Nous nous résignions à supporter stoïquement notre sort.

L’opération Tabaski d’octobre 2012

Un ami commun avait estimé devoir s’investir pour arranger mes relations avec Abdoul Mbaye. Il me proposa de nous inviter à diner tous les deux, en « terrain neutre », disait-il. Je lui rétorquai « qu’il n’y avait pas besoin de nous voir en terrain neutre. Nous n’étions pas en guerre et je considérais que Abdoul Mbaye était le Premier ministre du Sénégal et que par égard pour cette fonction, il me revenait de me déplacer pour le trouver à l’endroit qu’il m’indiquerait ». Ma réaction semble avoir surpris Abdoul Mbaye et il me proposa de nous voir à sa résidence à la Rue Galliéni à Dakar. Je m’étais évertué à lui faire comprendre qu’il n’y avait aucune animosité et que nous pouvions continuer à entretenir les relations les plus cordiales. Je peux dire que l’entretien s’était bien passé et je sortais de chez lui avec le sentiment d’avoir pu l’édifier sur le fait que Le Quotidien n’était manipulé par personne. On ne sait pas trop si l’homme est maladroit, gonflé ou méprisant mais, quelques jours plus tard, il prit prétexte de la fête de la Tabaski pour m’envoyer une enveloppe contenant la somme de 150 mille francs par le truchement d’un chauffeur d’un autre ami qui avait assisté à notre rencontre. Dès que je reçus le colis, j’appelai cet ami pour lui demander de passer illico presto à mon domicile car j’avais une information urgente pour Abdoul Mbaye. Une fois qu’il était arrivé à mon domicile, je lui tendis l’enveloppe pour qu’il la retourne à Abdoul Mbaye en lui signifiant que j’étais choqué et outré par son manque de respect et ce que je considérais comme du mépris. Je lui demandai de préciser à Abdoul Mbaye que « tout Premier ministre qu’il est, je suis mieux logé et je vis mieux que lui ». Je pense que cet épisode a définitivement enterré nos relations. Je contai l’anecdote au Président Macky Sall qui en fut effaré. J’ai déjà eu à relater cette histoire au cours d’un entretien sur la Sen Tv avec Ahmed Aïdara.

Le Premier ministre Mbaye invita l’auteur du fameux billet « les frères Dalton », à l’accompagner à son premier voyage à l’étranger en qualité Premier ministre. C’était les 28 et 29 novembre 2012 en Turquie. Des responsables de la rédaction du Quotidien me demandèrent d’interdire le voyage du journaliste. Je passai outre leur suggestion. Ainsi, des reportages sur cette visite en Turquie avaient été publiés dans notre journal. Abdou Mbaye étaient si « ami » avec les Turcs que seuls les projets réalisés par les Turcs au Sénégal trouvent grâce à ses yeux. Tous les autres chantiers de Macky Sall seraient suspects sauf ceux des Turcs. Au courant du mois de mars 2013, j’avais été abordé par des proches de Mme Amy Diack, l’ex-épouse de Abdoul Mbaye, qui était en contentieux avec lui devant le Tribunal civil. Je refusai de traiter les informations qui étaient mises à ma disposition, indiquant que Le Quotidien n’était preneur que d’une interview à visage découvert de Mme Amy Diack. Finalement, mon exigence a été satisfaite le 8 juillet 2019, Mme Amy Diack ayant finalement accordé un entretien à notre journal.

La candidature au Cio

Les organisations internationales humanitaires comme Human rights watch avaient fait de l’affaire Hissein Habré leur cause première. Une campagne internationale avait été engagée. Ben Rhodes, Conseiller adjoint à la Sécurité nationale des États Unis d’Amérique, disait que le Président Barak Obama devait évoquer le cas Habré avec son homologue sénégalais durant sa visite à Dakar du 26 au 28 juin 2013. Une telle perpective semblait mettre mal à l’aise le Premier ministre. Il quitta alors Dakar pour aller à Paris pour « raison de santé ». Curieusement, Abdoul Mbaye trouva le moyen de se rendre à Lausanne pour déposer une candidature au Comité international olympique, en concurrence à celle de son compatriote, Mamadou Diagna Ndiaye. Cette bagarre sénégalo-sénégalaise au Cio avait fait grand bruit. Le Président Sall, qui avait déjà adoubé auprès des membres du Cio la candidature de son Conseiller spécial, nommé le 31 mai 2013, était assez embarrassé de voir son Premier ministre déposer lui aussi une candidature. Il interpella Abdoul Mbaye sur sa démarche et ce dernier lui dit, dans le blanc des yeux, que « c’étaient des mensonges des journalistes », qu’il n’avait pas déposé de candidature. Il finira par avouer le fait.

Abdoul Mbaye semble avoir un différend profond avec Mamadou Diagna Ndiaye. Peut-être que le fin mot de l’histoire sera connu un jour. Mais la nomination de Mamadou Diagna Ndiaye, comme Conseiller spécial par le Président Macky Sall, était apparue inacceptable aux yeux du Premier ministre Mbaye, au point qu’il aurait envisagé de démissionner. Il considérait que la nomination de Diagna Ndiaye était dirigée contre lui. Quand j’avais eu vent de la volonté de Abdoul Mbaye de démissionner, j’en avais alerté le Président Sall. Ce dernier, qui commençait à être agacé par les humeurs de son Premier ministre, se braqua: « Tant pis, qu’il parte si ça lui chante. » Une décision fracassante du Premier ministre, pouvait faire des dégâts. Il faut cependant dire que des membres de la famille de Abdoul Mbaye avaient pesé de tout leur poids pour infléchir sa position, qu’ils auraient trouvée « trop prétentieuse ». « Pourquoi celui qui t’a nommé n’aurait-il pas le droit de nommer quelqu’un d’autre », lui aurait rétorqué un membre de sa famille.

Les derniers jours de Abdoul Mbaye à la Primature

En partant en vacances en août 2013 pour quelques jours en Namibie, le Président Macky Sall était parti avec l’idée de mettre au point les derniers réglages pour remanier son gouvernement à la rentrée. Il refusait l’idée de changer de Premier ministre. Entretemps, Abdoul Mbaye avait fait une émission sur la Tfm, qui ne laissait plus le choix au Président Sall. Dès son retour de Namibie le jeudi 29 août 2013, le Président Sall me « convoqua ». « As-tu suivi l’émission de Abdoul Mbaye », m’a-t-il apostrophé. Je lui répondis : « Vraiment je ne l’ai pas regardé car je ne voudrais plus vous parler de votre Premier ministre. J’ai juste entendu des commentaires. » Macky Sall dit alors sa sentence : « Il méconnait la fonction et la place de Premier ministre, sinon il ne parlerait pas comme il l’a fait. » Ainsi me confia-t-il qu’il allait finalement le remplacer par Mme Aminata Touré. Dans la soirée, Aminata Touré m’appela pour échanger avec moi sur la situation politique. J’abrégeai la discussion de crainte de trahir une confidence. C’est le samedi 31 août 2013 qu’elle m’appela pour dire que le Président venait de lui signifier qu’elle sera nommée au poste de Premier ministre en remplacement de Abdoul Mbaye. Le dimanche 1er septembre 2013 au matin, le Premier ministre Mbaye est appelé à la Présidence. Le Président Macky Sall commence à lui dire qu’il avait mis à profit ses vacances pour réfléchir sur le remaniement du gouvernement. Le Premier ministre l’interrompit : « Ah ouais Monsieur le Président, il y a certains de nos ministres qu’il faudrait nécessairement changer. » « Sans doute, poursuivit le Président, j’ai décidé d’un remaniement en profondeur et c’est pour moi l’occasion de changer de Premier ministre. Je pense que c’est le moment de le faire pendant que nous sommes encore en de bons termes. Il y a beaucoup trop de bruits et ce serait regrettable que cela arrive à dégrader nos relations personnelles. » Abdoul Mbaye était un peu sonné. Il se ressaisit et remercia le Président Sall d’avoir eu à le choisir parmi 13 millions de Sénégalais et lui redit sa fidélité et sa reconnaissance. Le Président Sall le remercia chaleureusement et lui dit qu’il lui laissera le temps pour informer ses proches pour éviter qu’ils n’apprennent brutalement la nouvelle par les médias. Moins une demi-heure plus tard, la Radio Futurs Médias annonça que le Premier ministre Abdoul Mbaye avait rendu sa démission. La mauvaise foi était sidérante. La présidence de la République se verra ainsi obligé de faire un communiqué pour rétablir la vérité des faits.

Mordre la main qui vous a nourri

J’ai souri quand j’ai vu un tweet du 30 juin 2019, de Abdoul Mbaye traitant les Sall de « Dalton-Bidon ». Quel manque d’urbanité que de s’en prendre à un adversaire politique sur son « physique » ! Comment peut-on manquer autant de respect à une personne de surcroît, qui vous a fait l’honneur de vous élever à un rang aussi élevé. C’est en quelque sorte mordre la main qui vous a nourri. L’homme en est-il à son premier coup du genre ? Bien sûr que non. Qu’étaient devenues ses relations avec Aliou Sow avec qui il avait été partenaire à la Bst ? Qu’en est-il de ses relations avec Jean-Claude Mimran ? Qu’en est-il de ses relations avec ses amis avec lesquels il a été en relations d’affaires ?

Il est difficile de comprendre l’animosité manifeste, la haine viscérale que Abdoul Mbaye nourrit à l’endroit du Président Sall. L’homme n’a plus aucune retenue. Il accuse Macky Sall de tout jusqu’à être à l’origine de ses déboires conjugaux. Macky Sall et son régime chercheraient à tuer Abdoul Mbaye qui le crie partout mais sans jamais déposer une plainte pour faire ouvrir une enquête ou montrer la moindre menace de mort ou une preuve quelconque. Il en veut tellement à Macky Sall qu’il a préconisé le renversement de son régime par la violence. Le Quotidien a révélé, dans son édition du 11 février 2019, disposer d’un enregistrement audio qui l’atteste indubitablement. Il s’agit d’une discussion avec le Président Abdoulaye Wade, à l’hôtel Terrou bi de Dakar, le 10 février 2019. Aussi, avons-nous connaissance du verbatim d’un entretien explosif que Abdoul Mbaye a eu avec le truculent Capitaine Mamadou Dièye, qui a quitté brutalement les rangs de l’Armée sénégalaise. Ce fameux entretien a eu lieu le 25 mars 2018 à 12 heures à l’hôtel Lancaster, 7 rue de Berri à Paris. Ce n’est pas seulement de l’outrecuidance. La trahison a toujours été le revers de tout pouvoir du fait de la convoitise des hommes. César se verra évincer par Brutus, l’arrière-garde de Charlemagne tomba à Ronceveaux d’un piège fomenté par Ganelons. On ne peut nier à une personne d’avoir de l’ambition d’être au pouvoir, de vouloir s’émanciper politiquement et se faire roi, mais quand toute la stratégie est basée sur du mensonge, une falsification des faits, on ne peut que les rétablir dans leur vérité vraie. La posture de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye se rapproche bien de l’idée émise dans « La République des traitres » de Jean Garrigues, selon laquelle : « Celui qui aspire à devenir Président est presque condamné à trahir un jour pour accéder à ce trône, tant convoité. »

Attaques par voix de presse: Abdoul Mbaye menace Madiambal Diagne

YERIMPOST.COM Abdoul Mbaye en a assez des attaques par voix de presse du patron du groupe de presse Avenir communication. En effet, Madiambal a taxé l’ancien Premier ministre « de donneur de leçons qui ne s’applique pas ses propres conseils« . En réponse au journaliste, Abdoul Mbaye a asséné: « Madiambal Diagne ne m’intéresse vraiment pas. (…) Il oublie que j’ai été Premier ministre de Macky Sall et je l’ai entendu parler de lui en des termes peu amènes. Tout le monde connaît ses relations avec les gens au pouvoir. »

Ensuite, sur un ton menaçant, l’ex-PM a ajouté: « Il n’a qu’à raconter ses bêtises. Par contre, il est allé un peu loin. Il a parlé de milliards d’Hissène Habré que j’aurais blanchis. Je veux quand même lui dire que ça suffit ! S’il continue, on s’expliquera devant la justice. »

Le CRD à Touba: Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo emboîtent le pas au PR

YERIMPOST.COM C’est ce qu’on appelle emboîter le pas à quelqu’un. Ce vendredi, les leaders du Congrès de la renaissance démocratique (CRD) étaient à Touba pour une audience avec le khalife général des mourides. 24 heures après la visite du président Macky Sall, Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo étaient flanqués d’une forte délégation auprès de Serigne Mountakha Mbacké. Objectif ? Vilipender le chef de l’Etat dans sa gestion des ressources, notamment le pétrole, qui suscite actuellement polémique avec l’affaire Petro Tim. Après leur exposé, le khalife a invité ses hôtes à la prière du vendredi à la grande mosquée de la ville.

Documents: Ces bons de caisse qui enfoncent Abdoul Mbaye dans l’affaire Habré

Et cela se poursuit encore, accusation contre accusation et finalement des documents de preuve dans ce dossier qui oppose Mimi Touré et Madiambal Diagne à Abdoul Mbaye sur l’argent de Hissein Habré géré à l’époque par le président de l’Act.

Madiambal Diagne : « Abdoul Mbaye a été le banquier qui a blanchi les malles d’argent emportées par le dictateur Hissein Habré, pendant sa fuite du Tchad. Abdoul Mbaye était le banquier, Directeur général de la Compagnie bancaire de l’Afrique de l’Ouest (Cbao), qui gérait directement les comptes bancaires du sinistre Hissein Habré.

Quand l’ancienne Première ministre Mme Aminata Touré lui a rappelé ce haut fait d’armes, Abdoul Mbaye s’est fendu d’un «tweet» pour dire que les sommes déposées par Hissein Habré à la Cbao, ne dépassaient pas 250 millions de francs Cfa. Un gros mensonge ! Nous le mettons au défi, car nous détenons des copies de «bons au porteur» sur les comptes de Hissein Habré, portant sur plusieurs milliards de francs Cfa au nom de Abdoul Mbaye ».

Mimi Touré : «A quel Abdoul Mbaye faut-il finalement se fier? Question pour question: que l’ancien banquier Abdoul Mbaye édifie les dizaines de milliers de victimes de Hissein Habré qui demandent réparation sur ce qu’il est advenu des milliards que le dictateur tchadien lui a confiés».

Abdoul Mbaye : «Où sont les milliards ? Hissein Habré a ouvert un compte de 250 millions Fcfa en 1994 à la CBAO. Le peuple du Sénégal n’y a rien perdu. J’assume. BP a versé 140 milliards Fcfa au courtier Franck Timis, qui employait Aliou Sall, perdus par le Peuple Sénégalais. Qui assume ?»

Le montant de 250 millions de Fcfa avancé par le président de l’ACT a été remis en cause avec quelques relevés des comptes de l’ancien président tchadien alors client de la Biao de Abdoul Mbaye. A la lumière des documents, le montant dépasse de loin les 250 millions de Fcfa avancés par Abdoul Mbaye, les comptes affichaient des montants de 875 millions de Fcfa, 731 millions de Fcfa, 100 millions de Fcfa … grâce à des bons de caisse. Jusqu’à récemment, les bons de caisse pouvaient être anonymes.

Seule la personne qui détenait le bon pouvait en demander le paiement sans éveiller les soupçons de l’administration fiscale ou des services chargés de traquer l’argent sale.

 

 

Un psychiatre pour Abdoul Mbaye (Par Madiambal Diagne)

0n peut le dire, sans aucun risque de se tromper, que l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a véritablement besoin d’un psychiatre. Il est manifestement hanté par la mort, sa propre mort, une mort violente, par assassinat.
Juste après sa sortie du gouvernement, il était allé se réfugier chez l’ambassadeur de France à Dakar, pour demander la protection due par la France à un de ses ressortissants qui se sentirait en danger de mort à l’étranger. L’information avait fait sourire car il s’avéra que Abdoul Mbaye avait juste été victime d’un vol à son domicile mais en avait conclu à un projet d’assassinat contre sa personne. Il nous aura servi la même rengaine, durant les préparatifs de l’élection présidentielle de février 2019. Il soutenait être dans le collimateur de «tueurs» qui voulaient l’empêcher d’être candidat. Il s’avéra que ce sont les citoyens sénégalais qui lui refusèrent leurs parrainages et que personne n’avait menacé Abdoul Mbaye. Il a encore crié pour des projets d’assassinat sans jamais porter plainte et permettre une enquête en bonne et due forme ou présenter le moindre élément attestant de menaces. Il annoncera la fausse information de la mort d’un manifestant, tué par les policiers, à l’occasion d’une marche de l’opposition. L’opinion en avait ri. Comme rien ne semble être trop gros pour lui, voilà que Abdoul Mbaye ressort, à nouveau, le disque d’un projet d’assassinat contre sa personne et celle de ses alliés de l’opposition que sont Ousmane Sonko, Thierno Alassane Sall et Mamadou Lamine Diallo. Tout le monde a réagi par une moue amusée. Maintenant, il accuse Baba Diao, un pétrolier, patron de Itoc Sa, de vouloir le faire tuer car ils auraient des contentieux de cent ans. Abdoul Mbaye est allé chercher une vieille lettre, du 30 août 2016, de Baba Diao, qui répondait à des accusations portées contre lui par Abdoul Mbaye. C’est aujourd’hui et maintenant, trois bonnes années plus tard, que Abdoul Mbaye trouve dans la fameuse lettre des passages qui pourraient être interprétés comme des menaces de mort ! Les deux hommes peuvent avoir des contentieux, mais pour ce que le public en sait, Baba Diao avait convaincu le Président Macky Sall de refuser de suivre son Premier ministre Abdoul Mbaye, dans le projet de fermeture de la Société africaine de raffinerie (Sar). En son temps, le journal Le Quotidien avait révélé cette affaire de projet mort-né du Premier ministre Abdoul Mbaye de fermer la Sar. Baba Diao qui avait obtenu gain de cause, qui avait donc contrecarré le projet de Abdoul Mbaye, ne pourrait s’empêcher de chercher à faire tuer celui qui avait perdu le combat ? C’est à ne rien n’y comprendre dans une telle logique. Pourquoi diantre Abdoul Mbaye demeure-t-il hanté par un projet d’assassinat ? On se rappelle que son père, Kéba Mbaye, président du Conseil constitutionnel, avait démissionné en 1993, refusant de proclamer les résultats de l’élection présidentielle parce que la bande à Amadou Clédor Sène aurait prévu d’assassiner son fils Iba Mbaye.

J’ai eu raison sur Macky Sall au sujet de Abdoul Mbaye Abdoul Mbaye apparaît hystérique et se fâche avec tout le monde. Qui ne voit pas la hargne avec laquelle il parle en public ? Ce tempérament a besoin d’être apaisé par une bonne thérapie. Abdoul Mbaye ne se remet pas de la perte du poste de Premier ministre. Il présente tous les signes tangibles d’un deuil pathologique par l’hystérie, l’obsession et le délire. Les manifestations les plus fréquemment observées du deuil pathologique relèvent d’un trouble de l’humeur ou d’un trouble anxieux. Il s’ajoute à tout cela que Abdoul Mbaye est gagné par de graves fuites de mémoire, pour ne pas dire plus. Abdoul Mbaye a tenu en haleine les Sénégalais pour dire, sur tous les tons, qu’il avait signé les décrets approuvant les contrats pétroliers et gaziers accordés à Frank Timis, parce qu’induit en erreur par le ministre de l’Energie de l’époque, Aly Ngouille Ndiaye. On sait maintenant que les services du Premier ministre avaient reçu lesdits projets de décret le 5 juin 2012 et les contreseings du Premier ministre Mbaye datent du 19 juin 2012. Cela ne laisse-t-il pas un délai suffisant pour s’assurer de la régularité des documents à signer ? Plus grave, Abdoul Mbaye dit avoir conseillé au Président Macky Sall de ne pas signer les fameux décrets ; n’empêche qu’il n’a point bronché quand le Président Sall avait persisté dans son «entêtement» à signer. Durant tout le temps qu’il était resté Premier ministre, jamais Abdoul Mbaye n’avait protesté de quoi que ce soit ! La semaine dernière, devant les enquêteurs chargés, par le procureur de la République de Dakar, d’élucider cette affaire de licences accordées à Petrotim, Abdoul Mbaye a déclaré qu’il «ne se souvient plus des conditions dans lesquelles les décrets avaient été signés»!

Abdoul Mbaye redoute la violence contre sa propre personne mais ne préconise pas moins d’user de violences pour renverser le pouvoir de Macky Sall. Un enregistrement audio, à la possession du journal Le Quotidien, l’atteste indubitablement. Nous en avons fait état dans notre livraison en date du 11 février 2019. Il s’agit d’une discussion avec le Président Abdoulaye Wade, à l’hôtel Terrou bi de Dakar, le 10 février 2019. Aussi, avons-nous connaissance du verbatim d’un entretien explosif que Abdoul Mbaye a eu avec le truculent Capitaine Mamadou Dièye, qui a quitté brutalement les rangs de l’Armée sénégalaise. Ce fameux entretien a eu lieu le 25 mars 2018 à 12 heures à l’hôtel Lancaster, 7 rue de Berri à Paris. Abdoul Mbaye voudrait bousculer l’agenda politique. Il a conscience qu’avec les dispositions constitutionnelles en vigueur, son ambition de devenir président de la République du Sénégal ne pourra plus se réaliser, car il lui est impossible de rassembler le nombre de parrainages suffisant pour valider une candidature. Aussi, en 2024, Abdoul Mbaye, né le 13 avril 1953, ne pourra plus se présenter du fait qu’il aura dépassé l’âge de 70 ans, la limite fixée pour les candidats à l’élection présidentielle. A moins qu’il ne nous sorte un nouvel état civil ! On voit donc qu’il ne lui resterait plus que de chercher à créer une situation de troubles qui lui permettrait de réaliser son ambition présidentielle. Ironie du sort. Quelques jours après la formation de son premier gouvernement, le Président Macky Sall, assez content de son choix de nommer Abdoul Mbaye comme Premier ministre, me demanda mon avis sur ce qu’il considérait comme une belle trouvaille. Ma réponse l’avait contrarié car je lui disais tout de go: «Président, je pense que vous avez commis une grave erreur. Avec cette nomination vous risquez de réveiller une ambition refoulée. Je crains fort que vous trouverez Abdoul Mbaye sur votre chemin à la prochaine Présidentielle !» La Première dame Marième Faye Sall, qui avait assisté à cette discussion, se plait à chaque fois de rappeler, non sans humour, ma prémonition.

Pour Abdoul Mbaye, le porte-monnaie fait l’homme
Il est connu que Abdoul Mbaye a un rapport névrotique avec l’argent, au point qu’il est le responsable politique qui détermine la place sur les listes de candidats aux élections législatives à l’aune des montants des contributions financières versées. Tel était le critère par lequel Abdoul Mbaye vendait les places sur la liste de la Coalition Joyyanti, aux élections législatives de 2017. Les Sénégalais ne partageant pas les mêmes valeurs que Abdoul Mbaye, sa coalition avait recueilli moins de 15 mille voix, sur l’ensemble des bureaux de vote. Abdoul Mbaye méconnait ce Peuple sénégalais qu’il voudrait guider. C’est pour cela qu’à 66 ans passés, il s’était trouvé une âme charitable pour distribuer des kits de «Ndogou» dans les bus pour amadouer des électeurs potentiels. Le spectacle a fait rire tout Dakar.

Dans son action politique, les seuls centres d’intérêt pour Abdoul Mbaye restent les sujets dans lesquels il est question d’argent, de beaucoup d’argent. Les thèmes de l’école, de la santé ou de l’agriculture ne l’intéressent guère. L’intérêt atavique de Abdoul Mbaye pour évoquer principalement les sujets d’argent s’explique aisément. S’il y a de l’argent, il faudrait qu’il en gagne, coûte que coûte et le maximum. «Le névrosé d’argent est du type de l’avaleur, qui reste sur sa faim pour toujours.» Abdoul Mbaye se révèle comme tel, quand il a été en affaire avec Pape Ousmane Ahne dans leur projet aurifère de Sored. Abdoul Mbaye a été le banquier qui a blanchi les malles d’argent emportées par le dictateur Hissein Habré, pendant sa fuite du Tchad. Abdoul Mbaye était le banquier, Directeur général de la Compagnie bancaire de l’Afrique de l’Ouest (Cbao), qui gérait directement les comptes bancaires du sinistre Hissein Habré. Quand l’ancienne Première ministre Mme Aminata Touré lui a rappelé ce haut fait d’armes, Abdoul Mbaye s’est fendu d’un «tweet» pour dire que les sommes déposées par Hissein Habré à la Cbao ne dépassaient pas 250 millions de francs Cfa. Un gros mensonge ! Nous le mettons au défi, car nous détenons des copies de «bons au porteur» sur les comptes de Hissein Habré, portant sur plusieurs milliards de francs Cfa au nom de Abdoul Mbaye. Abdoul Mbaye était aussi le destinataire des relevés bancaires du compte personnel de Hissein Habré. Nous en détenons les preuves. Abdoul Mbaye s’est brouillé avec son patron à la Cbao, Jean Claude Mimran. Il s’est aussi brouillé avec ses partenaires, notamment Aliou Sow, dans le business de la Banque sénégalo-tunisienne (Bst). Abdoul Mbaye est le banquier qui a eu le plus de démêlés judiciaires avec ses gros clients. On peut citer les cas emblématiques de Pape Ndiamé Sène, de Bocar Samba Dièye, de Oumou Salamata Tall, de Abdoulaye Diakité, de Mame As Sall et la liste n’est pas exhaustive.

«Un amiral d’écarté, attaquons-nous à la couronne !»
Il est des moments dans la vie d’une Nation où on ne doit se laisser berner par des mercenaires d’illusions, abuser par des apprentis politiques qui n’ont que du faux dans leur registre de jeu. Quelles que puissent être les intentions de toutes les personnes soucieuses d’une transparence dans la gestion des ressources naturelles, il devient difficile de pouvoir y séparer une volonté de nuire, de maintenir le pays dans une campagne électorale permanente, de créer de l’agitation pour imposer un bras de fer. Les postures et déclarations incendiaires faites ces derniers jours par certains opposants finissent à nous faire à l’idée qu’au fond, la transparence intéresse peu. On est dans une logique de conduite d’agendas strictement personnels, se drapant d’un patriotisme et d’un souci de justice sociale. L’idée est d’entrainer le plus de monde possible dans une contestation, sans aucune connaissance première des faits en cause. Il faut inciter à conspuer le Président Macky Sall, semblent s’accorder les entrepreneurs politiques, pour le pousser dans ses derniers retranchements. Cette stratégie s’essouffle. L’exemple de Ousmane Sonko qui crie, à hue et à dia, pour ensuite refuser de faire face aux enquêteurs de la Brigade des affaires générales de la police judiciaire, donne une idée claire de qui détient réellement des éléments ou qui ne fait qu’amuser la galerie. Ousmane Sonko clamait vouloir déposer devant la justice pour apporter des éléments de preuves accablant le régime de Macky Sall mais, une fois que l’occasion lui a été donnée, il s’est débiné. C’est la même attitude quand il avait prétendu lever un gros lièvre sur un détournement de 94 milliards de francs Cfa dans le cadre de l’affaire du Tf 1451/R. Ousmane Sonko, député de son état, refuse de répondre à la Commission d’enquête parlementaire mise en place. Quel respect pour l’institution à laquelle il appartient ? On peut parier que si d’aventure, au terme de ses travaux, la Commission d’enquête parlementaire préconisait une enquête judiciaire, Ousmane Sonko trouverait une raison du genre «ne pas faire confiance à la justice».

Il est utile pour toute démocratie de voir un débat contradictoire, une expression d’opinions contraires sur des enjeux majeurs tels que les ressources naturelles. Nous nous étions offusqués de la tournure du premier rassemblement qu’avait convié «Aar Li Nuu Bok», regrettant son interdiction et les échauffourées entre manifestants et Forces de l’ordre (voir chronique en date du 17 juin 2019). C’est le premier des droits, en démocratie, de tout citoyen de manifester un mécontentement, un refus ou d’exprimer une voix contraire. A observer par contre ce que proposent nos «Robins des rues», le but recherché est de créer, pas à pas, un climat insurrectionnel, de défiance à l’autorité publique ! On ose espérer que l’Etat sénégalais saura répondre adéquatement à cela.
La démission de Aliou Sall de la Caisse des Dépôts et des Consignations (Cdc) étant actée, les «plus que patriotes de tous les Sénégalais» s’en font un de leurs trophées de chasse et veulent pousser le bouchon à l’extrême. En Angleterre, à une certaine époque, vue par Candide, on se plaisait à «tuer de temps en temps un amiral pour encourager d’autres».
Aujourd’hui, au Sénégal il faut en tuer pour faire peur à d’autres !

Affaire Petrotim: Abdoul Mbaye révèle les détails de sa déposition à la Dic

YERIMPOST.COM Sept (7) tours d’horloge, c’est le temps que l’ancien Premier ministre a passé avec les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC). A la fin de cette longue journée, Abdoul Mbaye a encore trouvé la force de s’adresser aux journalistes qui l’attendaient à la sortie de ces locaux. Sur un ton taquin, il confesse qu’en quittant son domicile, il avait à l’esprit que ce face-à-face allait être tendu, que les limiers allaient le mettre dans un endroit étouffant pour recueillir sa déposition. « Mais, cela s’est déroulé dans un assez bonne atmosphère! », a t-il dit. Quid de la quintessence de cette audition ? Abdoul Mbaye souligne avoir été soumis à une vingtaine de questions auxquelles il a répondu. Non sans indiquer avoir remis aux enquêteurs un dossier de 100 pages susceptible d’apporter des éléments de réponse aux questions de l’enquête en cours. L’ancien premier ministre n’a pas manqué de pointer un doigt accusateur sur Kosmos Energy et BP. Deux sociétés qui, selon lui, sont tout aussi coupables que toutes les personnes citées dans ce scandale pour avoir été au courant du caractère illégal des transactions entre Timis corporation et l’Etat du Sénégal.

Affaire Petrotim: Abdoul Mbaye se glisse sur la liste des « témoins »

YERIMPOST.COM Ses déboires avec son ex-épouse ne le détournent pas de son combat. Serigne Bassirou Guèye lançait un « appel à témoins » à ceux qui détiennent des informations susceptibles de faire bouger les lignes de cette enquête sur le scandale à 10 milliards de dollars. Il faut dire que l’ancien Premier ministre de Macky Sall aime le formel. Abdoul Mbaye détient des preuves et ne demande qu’à être entendu par les limiers chargés d’enquêter. Il a de la matière pour éclairer la lanterne des Sénégalais. Dans cette correspondance ci-dessous à l’attention du directeur de la Division des investigation criminelles (DIC), il réitère sa disponibilité à se faire auditionner et attend qu’un rendez-vous lui soit fixé.

Saisine du procureur de la République: Abdoul Mbaye prêt a déférer à la convocation

YERIMPOST.COM Interpellé sur la saisine du procureur dans le dossier du pétrole et du gaz sénégalais, Abdoul Mbaye s’est dit prêt à déférer à la convocation du parquet. Il se déclare disposé à apporter toutes les réponses nécessaires aux questions du procureur de la République, pour édifier les Sénégalais sur la nébuleuse autour de la signature du contrat pétrolier entre l’Etat du Sénégal et Aliou Sall à travers Petro Tim. Abdoul Mbaye était en conférence de presse avec d’autres leaders pour apporter leur version des faits, suite à l’enquête réalisée par la BBC.

Enquête BBC contre Aliou Sall: Le réquisitoire de Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo, Thierno Alassane Sall…

YERIMPOST.COM Thierno Alassane Sall, Mamadou Lamine Diallo et Abdoul Mbaye ont fait face à la presse pour apporter plus d’éclairages sur le dossier Petro Tim. A travers une déclaration liminaire lue par Thierno Alsane Sall, les responsables du nouveau cadre dénommé Congrès pour la renaissance démocratique (CRD) ont fait un réquisitoire sévère contre le frère du président.

Dans son exposé, le CRD a démontré, depuis la signature des contrats pétroliers, comment la responsabilité de Aliou Sall est largement engagée dans ce dossier. Au-delà de Aliou Sall, le CRD engage la responsabilité de président Macky Sall et de Mahammed Boun Abdallah Dionne. Ainsi, Thierno Alsane Sall et compagnie demandent l’ouverture d’une enquête pour haute trahison.

 

 

 

Abdoul Mbaye alerte sur la suppression des décrets Petrotim sur le site du Journal officiel

YERIMPOST.COM Les décrets ayant trait à l’affaire Petro-Tim et Frank Timis qui suscite, depuis la diffusion d’un reportage de la BBC, une vive polémique, ont été subitement supprimés du Journal officiel en ligne. Abdoul Mbaye alerte.

Pour qui se prend Abdoul Mbaye? (Harouna Hanne) 

Oser poster que sa sécurité serait en danger et avec lui , d’autres qui semblent s’accorder  pour être aux ordres d’ intérêts ,  menacés par le cours nouveau qu’emprunte le pays , c’est vraiment se coller une importance démesurée, que rien ne justifie du reste.

Pense-t-il avoir secoué le pays avec les contre-vérités servies sur la gouvernance de nos ressources pétrolières et gazières. Réchauffées du reste car servies depuis déjà un moment.

Pense t’il avoir reconfigure le paysage politique national et les rapports de force internes.

Pense t’il à avoir inversé les tendances lourdes de la situation politique et change les priorités des populations.

QUE NENNI!

C’est vraiment manquer de grille de lecture et certainement de maturité que de penser que  la délation peut servir de moyens de construction d’un leadership politique.

L’impact de leurs initiatives se mesure à leur représentativité dans le pays.

NUL!

Sachons raison garder. Ne confondons pas rêves et réalités.

Ils peuvent se pavoinner, à leurs aises , ils risquent vraiment rien, vraiment rien.

Et qu’ils arrêtent de faire leur promotion par le « kazbou ».

Harouna  Hanne 

Abdou Mbaye, de banquier à spécialiste du pétrole (Birame Sow)

Notre illustre banquier est devenu un spécialiste des questions pétrolières depuis son limogeage au poste de Premier Ministre de la République du Sénégal, qu’il ne digère toujours pas. Monsieur Abdoul Mbaye ne passe pas une journée sans sortir un communiqué sur les activités pétrolières et gazières au Sénégal. Et encore mieux le contrat Petro Tim/Etat du Sénégal est son champ de prédilection alors que tout le monde sait que ce n’est pas le seul contrat signé par le gouvernement sur la recherche et l’exploration pétrolière et gazière. Le pourquoi d’un tel choix qui n’est pas fortuit est connu de tous. Pas besoin d’y revenir ! Le débat est ailleurs.

Je voudrais faire quelques remarques sur ces sorties médiatiques du sieur Abdoul MBAYE:

Monsieur Mbaye, à l’occasion de chacune de ses sorties, dénonce le décret portant approbation du contrat Pétro-Tim dont il est contresignataire. Il déclare partout urbi orbi, pour se laver à grande eau, qu’il a été trompé en indiquant que le rapport de présentation est « un faux ».

Permettez-moi, avant de poursuivre, de juste demander à Monsieur Mbaye, pourquoi, il fait fi du processus qui a abouti à la signature et l’approbation du contrat par l’ancien Président Abdoulaye WADE ? Pourquoi n’exige-t-il pas, du gouvernement d’alors du Président WADE, des éclairages sur la question ? Certainement, sans doute de me tromper comme il aime si bien le dire,  Monsieur Mbaye évite de vexer un nouveau partenaire de l’opposition. S’il arrivait au PDS de rejoindre la mouvance présidentielle, notre opposant va faire un angle de 180° dans son discours et il va commencer à les interroger sur la question. Quelle hypocrisie politique ? Où est l’éthique que nous a tant enseignée son défunt Papa ? Il devrait être le premier à s’enfermer dans une chambre et à réécouter religieusement cette leçon du Grand juge.

En poursuivant je en demanderai tout bonnement à l’ex Premier Monsieur Abdoul MBAYE, comment, il a pu être trompé alors que le décret avant sa signature par le Président, il est d’abord validé par les services techniques et juridiques de la Primature dont il était chef. Dans ce cas s’il n’avait pas donné un avis favorable, la procédure n’allait pas continuer.

Moralité, cher Premier Ministre : « nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ».

Si chacun pouvait se permettre de dire avec la plus grande légèreté qu’on m’a trompé, le Ministre de l’Energie d’alors, peut se permettre de dire fièrement que le rapport de présentation a été validé par les services compétent du Ministère qui l’ont rédigé et validé également avec les services de la Primature. Il faut le rappeler parce que besoins il en est, avant la signature des rapports de présentation par le Ministre compétent, ils sont d’abord validés par le Comité technique de la Primature.

Voilà le pourquoi, Monsieur Abdoul MBAYE n’a pas le droit de dire qu’il a été trompé. Trompé qu’il soit, par qui ? Et pourquoi ? Si par extraordinaire c’était le cas, en voici quelqu’un qui n’a le droit de solliciter le suffrage des Sénégalais pour prétendre à diriger leur destinée encore moins prétendre à occuper un quelconque poste de responsabilité, de peur qu’il continue à se tromper et se faire toujours tromper.

Abdoul MBAYE a contresigné, en tant Premier Ministre, le décret qu’il attaque vigoureusement aujourd’hui, en toute connaissance de cause car étant le patron de l’Administration d’alors.

C’est lui-même qui dans un autre registre dégage en touche toute responsabilité.

Je suis sûr, sans doute de me tromper, qu’il maitrise bien la notion de contreseing et ses effets mais je voudrais gentiment lui faire un bref rappel. En effet, le contreseing est, selon Pape Assane TOURE dans son ouvrage « LA LEGISTIQUE » la signature apposée par une autorité habilitée sur un acte émanant du Président de la République, du Premier Ministre ou d’un Ministre ayant pour objet d’une part, d’attester l’authenticité de la signature portée en premier sur l’acte par le titulaire de la compétence et d’autre part, d’associer le contresignataire à son élaboration.

A la lecture de cette définition, il faut noter que le contreseing garanti que le contresignataire a été associé du début à la fin et devra en assumer la responsabilité dans la mesure où par l’apposition de sa signature sur l’acte contre signé, le contresignataire marque sa collaboration à l’acte.

C’est pourquoi, M. MBAYE devrait assumer sa responsabilité quel que soit sa position car il a été choisi parmi les 15 millions de Sénégalais pour diriger notre Administration. On peut en déduire, de la même qu’il affirme être trompé ou s’être trompé, le Président Macky SALL peut également dire qu’il s’est trompé ayant  porté son choix sur Abdoul MBAYE pour assumer la charge de Premier Ministre.

Notre profonde conviction est que Monsieur Abdoul MBAYE devrait prendre le temps qu’il faut pour aller apprendre la culture de l’Etat. Une fois cette leçon sue, qu’il apprenne dans un autre registre à assumer ses prises de décisions quels que soient le moment et la situation politique.

Birame SOW, Juriste

CCR/APR

Abdoul Mbaye somme le président Macky Sall: « Qu’attendez-vous donc pour gouverner ce pays? »

YERIMPOST.COM  C’est à travers sa page Facebook, que l’ancien Premier ministre a exprimé son amertume face aux multiples agressions notées ces derniers jours sur l’étendue du territoire. Dans cette missive que nous reproduisons in extenso,  Abdoul Mbaye interpelle directement le président de la République.

« A peine sorti d’une élection présidentielle préparée par le Président sortant pendant de nombreuses années, le débat politique a été relancé, éternellement remis à l’ordre du jour, par une révision de la Constitution, l’initiative d’un dialogue politique, un prochain calendrier électoral sans doute à modifier et d’éternelles discussions à entretenir. Mais qu’attendez- vous donc pour gouverner ce pays? Qu’attendez-vous pour protéger et sauver les vies de Sénégalaises et des Sénégalais. Prenez en charge notre sécurité sur les routes, mais aussi dans nos maisons et dans les rues. Celle de nos filles et de nos sœurs. Là se trouve la priorité des priorités, à savoir la vie de ceux qui vous auraient élu et dont vous devez vous préoccuper. Ne voyez donc vous pas qu’il vous faut changer votre gouvernance de la sécurité? Investissez moins dans le matériel anti émeute, dans l’écoute et la surveillance des opposants politiques. Traquez donc les criminels et montrez vos compétences en matière de maintien de l’ordre en commençant par celui qui protège les vies de nos concitoyens.
Le Ministre de l’intérieur nous avait promis que sa priorité serait la réélection de son chef de parti. Il a tenu promesse. Il est temps que le Président, maintenant responsable de tout, obtienne de lui qu’il se consacre désormais à notre sécurité. »

Cette fois ce n’est pas une fable, c’est une tragi-comédie titrée «fast track» (Par Abdoul Mbaye)

Dans le futur émirat de Ndoumbélane les éléments constitutifs d’une étude de cas à enseigner dans les écoles de commerce ou celles d’art dramatique (vous en jugerez) se mettent en place. Ils concernent une première mondiale en matière de management public.
Acte I : Après cinq années de non remise en cause, on y a découvert tout d’un coup une grosse inefficacité et une lourde incompétence du Premier ministre ou Premier vizir « Iznogood ».
Acte II : On décide de maintenir « Iznogood » dans ses fonctions et cumulativement avec celles déjà définies qui remplaceront celles de Premier vizir ( ???).
Acte III : On supprime le poste de Premier vizir avec l’objectif très sérieux de créer du « fast track », à comprendre comme un raccourcissement de circuits créant de l’efficacité managériale. Ainsi on n’entendra plus le Premier vizir répondre à l’Emir : « Altesse, tel dossier se trouve toujours entre les mains de tel Ministre ».
Cette pièce devra cependant être censurée par l’actuelle Assemblée nationale dont les « honorables » y siégeant ont cependant pris l’habitude de changer la Constitution de Ndoumbélane au rythme de une fois tous les 2 ans.
Comme vous l’aurez bien compris, après constat de l’incompétence du tenant d’un poste, le « fast track » est un principe qui en République de Ndoumbélane consiste à supprimer ledit poste plutôt que de remplacer le « low track specialist » par un meilleur choix.
Les « honorables » devront toutefois se montrer prudents au moment de voter. Le vote des lois ralentit aussi le « track » et l’ordonnance permet de créer du « fast track ».
Alors après le Premier ministre, le tour d’une Assemblée nationale à supprimer ?
Sacrée République de Ndoumbélane : après le système de parrainage citoyen unique au monde, voici le « management fast track » tout aussi seul sur notre chère planète.

Abdoul Mbaye invoque Dieu, Moïse, Pharaon… pour répondre à BBY

Vingt mandats ne procurent guère que cent ans de pouvoir au Sénégal. Celui de Pharaon dura des milliers d’années. Il a suffi d’un ordre de Dieu (SWT) aux eaux ; Pharaon périt et Moussa fut sauvé, avec lui ceux qui croyaient.
« Koun fa yakoun ». Tout ce qui est, est œuvre du Tout Puissant (SWT), en satisfactions comme en douleurs pour l’humanité. Lui seul sait pourquoi, quand et comment.
Gardons-nous donc de prendre à notre compte les futurs qui se réalisent lorsque leurs issues pourraient nous surprendre. Car Dieu (SWT) est incertitude.
Par contre soignons nos relations avec nos contemporains. Laissons au moins leur honneur à ceux qui perdent, en particulier lorsque le combat a été inégal par l’usage de la force, par le non respect des règles, l’absence d’éthique et la corruption massive.
La paix n’est pas à mettre au crédit de ceux qui ont créé les conditions d’une explosion qu’ils auraient préférée à une non réélection. Elle est largement due à ceux qui ont préféré subir une « violence électorale » dans la durée plutôt que la remettre en cause. Fort heureusement de nombreux Sénégalais le reconnaissent ; certaines grandes figures ont magnifié cette attitude comme la plus illustre des victoires.
Évitons aussi de chanter trop tôt victoire, surtout lorsque sans gloire. Souvenons nous également que celle politique ne vient pas avec l’élection. Elle s’apprécie à la fin de mandat par son exécution conforme et l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens.
Prions plutôt pour le mieux être des Sénégalais à bâtir sur les cinq prochaines années.
Amen.

Abdoul Mbaye
Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail
Dakar le 18 mars 2019

Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo votent Idrissa Seck

Comme l’a annoncé Yerimpost, Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo rejoignent Sidy 2019

Requête: Abdoul Mbaye interpelle le Conseil constitutionnel

YERIMPOST.COM Abdoul Mbaye n’est pas prêt d’abandonner le combat. Ce mardi 15 janvier, le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT) a déposé une requête au greffe du Conseil constitutionnel pour contestation. « Pour le triomphe du droit et de la vérité », le candidat recalé à la présidentielle du 24 février attaque la publication de la liste provisoire des candidats retenus pour l’élection. Abdoul Mbaye dit avoir posé cet acte afin que les écrits permettent à l’histoire d’apprécier et de juger les responsabilités de toute les parties concernées dans les développements futurs…







Abdoul Mbaye remporte la palme du meilleur danseur parmi les candidats

Investiture de Macky Sall: Abdoul Mbaye crie à l’ingérence

YERIMPOST.COM La présence de Georges Weah, d’Alassane Ouattara, d’Adama Barrow et de Mohamed Ould Abdelaziz au congrès d’investiture du candidat Macky Sall est perçue comme une ingérence de ces chefs d’Etat étrangers dans les affaires intérieures d’un pays souverain. C’est la lecture que fait l’ancien Premier ministre, également candidat à la candidature à la présidentielle, Abdoul Mbaye. Selon lui, le président Macky Sall n’a pas fini de nous surprendre sur la méconnaissance des responsabilités qui lui incombent.







Cheikh Traoré de Sénégal mooma moom reçu par Abdoul Mbaye

YERIMPOST.COM Présidentielle oblige. Le président du parti Alliance pour la citoyenneté et le travail, Abdoul MBAYE, a reçu, ce mardi 06 novembre, Cheikh Traoré, président du mouvement Sénégal mooma moom.

Cette visite de l’ex-responsable du parti LDR/Yessal entre dans le cadre d’une série de rencontres ordonnée par le comité d’orientation stratégique du mouvement politique Sénégal mooma moom en vue «d’analyser le candidat qui a le programme qui répond le plus à nos attentes».

Une réunion est prévue avec le comité d’orientation stratégique pour la suite à donner à cette rencontre.







Babacar Gaye, Abdoul Mbaye, Bamba Fall, Barthélémy Dias ou le ballet du désespoir à Paris

Quelques engagés néophytes, une poignée de jeunes déboussolés qui se cherchent et surtout quelques politiciens noyés par le bilan extraordinaire de Macky SALL dans la diaspora. Telle a été la composition de la manifestation organisée vendredi par ce qu’ils appellent la plateforme de Paris. Sous cet été indien du parvis des droits de l’homme, il y a tout au plus cinquante personnes qui ont répondu à l’appel. Avec elles, des ténors venus de Dakar : Babacar GAYE du PDS, Abdoul MBAYE, Barthélémy DIASS, Bamba FALL et l’activiste dont la popularité se mesure par sa virtualité éclatante. Je veux nommer notre sœur Françoise Helene GAYE qui, pour l’occasion serait venue des Etats Unis. Avec autant de personnalités et si peu de participants, l’échec est criard. Seulement dix manifestants par leader, c’est humiliant. La déception est immense. Le désamour des sénégalais de France en vers ceux qui se réclament de l’opposition est sans conteste. La diaspora leur a définitivement tourné le dos. Quel triste sort. Quel déboire pour ces personnes qui, chaque mois, créent une nouvelle coalition pour masquer leur incapacité à parler d’une seule voix. Quelle fin tragique pour ces responsables qui, en quittant le Sénégal pour la France, pensaient se retrouver au milieu d’une foule immense.








Devant les images, j’ai eu pitié. Pitié de mon grand frère BEN JELLOUL, l’homme de tous les combats. Ce respectable sénégalais de la société civile, comme 50% des présents,  combattait Babacar GAYE en 2012, sur le même lieu car conscient de sa participation à une dévolution monarchique du pouvoir. Pourquoi souhaite-il son retour aux affaires en 2019 ?

J’ai eu pitié de mes amis Meissa TOURÉ et d’Ibrahima DIOP, ces fidèles militants du PDS dont la sincérité dans leur lutte contrastent avec celle des opportunistes aux convictions douteuses qu’ils côtoient dans cette plateforme. Je me demande pourquoi cheminent-ils avec des politiciens déchus qui ont comme unique objectif, d’exister grâce au malheur d’un prisonnier.

Enfin j’ai eu pitié de ces quelques jeunes qui sont manipulés par des responsables qu’ils suivent sans discernement et qui les conduisent inéluctablement vers le cimetière de leur militantisme naissant.

J’ai essayé de trouver des visages inconnus dans ce petit groupe de manifestants. Malheureusement ils me sont tous familiers. Ils appartiennent chacun à un parti politique ou à un mouvement. Leurs arguments sont les mêmes. Les méthodes ne sont jamais inédites. Ils ne savent pas proposer des alternatives, ni des projets pour le Sénégal. Ils ont le même champ lexical : Tout sauf Macky, avec un fond de haine, d’insultes et de soif de vengeance. Tout ce que notre nation n’a pas besoin. Le cocktail qui est contraire à nos valeurs.

Je suis triste et nostalgique. Nostalgique des grands opposants comme Abdoulaye WADE face au pouvoir socialiste. Même dans l’adversité extrême, il excellait dans la décence et dans le respect des individus. Tout le contraire de certains opposants actuels qui versent dans la diffamation et la calomnie. Je suis triste parce qu’il nous faut un minimum d’opposition dans notre démocratie mais il y en a pas.








Evidemment, je suis rassuré. Rassuré parce que j’étais parmi les manifestants de 2012. J’ai fait la comparaison avec 2018. Jamais, un leader n’est venu de Dakar pour nous aider à mobiliser. Les sénégalais venaient de manière spontanée. Ils croyaient en nous, ils se battaient avec nous. Voilà ce que l’opposition actuelle a essayé de reproduire depuis l’arrivée de Macky SALL au pouvoir, en vain. Ainsi, cette manifestation est l’apogée d’une débandade manifeste, symbole d’une faillite des détracteurs de notre magnifique bilan. Cette énième participation de ces leaders à une manifestation en France n’est autre que le dernier d’un ballet de responsables désespérés qui, étant incapables de mobiliser à Dakar, tentent de se tailler une bonne image à Paris. Quel funeste destin politique !

Malick FAYE (Liko), responsable de la communication BBY France et membre de la direction du PS.

Abdoul Mbaye candidat contre Macky Sall: Quel gâchis !

YERIMPOST.COM Ce 30 septembre 2018, par un discours de 2 tours d’horloge, Abdoul Mbaye a décliné les lignes directrices de sa vision en soutien à sa volonté de briguer les suffrages des Sénégalais en février 2019. Contre Macky Sall dont il fut le Premier ministre du 3 avril 2012 au 1er septembre 2013.




Le scénario est invraisemblable. Abdoul Mbaye avait plus d’une fois martelé, la main sur le coeur, que, « Premier ministre ou pas », il n’allait pas s’opposer à celui qui l’a porté à la tête du gouvernement et qu’il allait, tout au contraire, « l’aider à obtenir un second mandat ».

Le scénario est dramatique. L’ex-banquier de génie nommé à la primature avait plus à construire à l’intérieur du pouvoir qu’à critiquer au sein de l’opposition. Car, selon les témoignages unanimes de moult cadres de l’administration, Abdoul Mbaye fut l’un des chefs du gouvernement les plus compétents de l’histoire du Sénégal. Son efficacité dans la gestion des dossiers a laissé des empreintes indélébiles, y compris au niveau des ministres qui composaient son équipe. Sa célérité, en application de la méthode « zéro papier en attente sur le bureau jusqu’au lendemain », a fait avancer nombre de dossiers qui dormaient dans les tiroirs d’une administration sclérosée.

Par un de ces complots dont ils ont le secret, les apparatchiks du palais ont réussi à faire exploser le couple exécutif. Le président de la République s’est débarrassée de son principal collaborateur pour nommer à sa place Aminata Touré, « un Premier ministre politique » dont la brièveté du séjour au poste rend compte des résultats !

La vision de Macky Sall et sa mise en oeuvre par Abdoul Mbaye ont redressé l’Etat laissé en banqueroute par le régime d’Abdoulaye Wade. La suite de l’idylle est une tragédie grecque faite de trahisons et de coups bas. Abdoul Mbaye a tenu des propos et publié des écrits regrettables sur la gestion du pays, notamment du pétrole, par le pouvoir auquel il a appartenu. Il a tiré à boulets rouges sur Macky Sall dont il a moult fois loué les qualités…

Le pouvoir a infligé à celui qui sortait de la primature un traitement intolérable allant du vol de ses affaires personnelles par les services secrets à une vendetta judiciaire par son ex-épouse interposée. La politique est violente. Les enjeux de pouvoir sont brutaux.




Au bout de tous ces règlements de comptes, Abdoul Mbaye, qui aurait pu et dû rester avec Macky Sall en dépit des aléas du pouvoir, est aujourd’hui candidat contre celui qui lui mit le pied à l’étrier. Quel gâchis !

Cheikh Yérim Seck

 

 

Abdoul Mbaye rend hommage à Bruno Diatta

Nos parents furent des voisins rue du 18 juin, celle du lycée Van Vollenhoven. Il était un aîné que nous côtoyions dans le quartier du plateau. Il devint un remarquable haut fonctionnaire, une grande figure de la République. Ses compétences, son grand professionnalisme ont été indispensables à tous les Chefs de notre État, y compris lorsque des alternances ont remis en cause bien des responsabilités attribuées au sein de l’administration sénégalaise. Il était devenu irremplaçable en raison aussi de sa grande discrétion, conséquence de sa belle éducation, de la qualité de sa formation, mais surtout de ce qui fut chez lui un sacerdoce : être au service de l’État du Sénégal et de ceux qui l’incarnaient.
A notre sœur Thérèse, à ses enfants, à tous les siens, nous présentons nos condoléances les plus attristées. Qu’ils soient assurés que leur deuil est porté par toute la République.
Nous prions pour que la terre lui soit légère et que Dieu lui ouvre bien grandes les portes du Paradis.




Abdoul Mbaye
Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail

Dakar le 21 septembre 2018

Der: Abdoul Mbaye émet des réserves sur la destination des financements

YERIMPOST.COM La Délégation à l’entrepreunariat rapide (Der) et les 1000 tracteurs distribués aux paysans suscitent des idées en l’ancien chef du gouvernement. Selon Abdoul Mbaye, tout ceci n’est que de la poudre aux yeux. Les financements de la Der ne profiteront qu’aux militants de l’Alliance pour la République (Apr) au grand dam des autres Sénégalais. Pareil pour les tracteurs qui, selon l’ancien Premier ministre, ont plus profité aux affairistes qu’aux paysans. A Pikine où il était ce mardi, le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) a appelé les populations à une révolution politique qui commencera par la banlieue.



Présidentielle 2019: Abdoul Mbaye obtient un soutien de taille

YERIMPOST.COM L’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) d’Abdoul Mbaye ratisse large en perspective de la présidentielle de 2019. Elle vient d’enregistrer un soutien de taille en la personne d’Alpha Aw. Le coordonnateur des cadres de la Ligue démocratique (Ld) a décidé de rejoindre l’ancien Premier ministre. «Outre ses valeurs connues et reconnues d’homme intègre, l’importance qu’il accorde au respect de sa religion et de celle des autres, sa réussite professionnelle reconnue, plusieurs fois constatée au point d’avoir mérité le surnom  ‘redresseur de banques’, il a occupé les plus hautes fonctions au niveau de l’exécutif en qualité de Premier ministre. Il a, à cette station, laissé parmi les hauts fonctionnaires et les partenaires techniques du Sénégal un excellent souvenir et l’image d’un homme d’action», explique Alpha Ousmane Aw qui ajoute que ceux qui ont côtoyé Abdoul Mbaye à ce moment-là n’hésitent pas à dire qu’il fut le meilleur Premier ministre que le Sénégal ait jamais eu.

Démenti de l’ONG Brooke suite aux propos du Premier ministre Abdoul Mbaye





Vidéo- Abdoul Mbaye: «On s’acharne sur Khalifa Sall pour 1,8 milliard et on oublie…»





Vidéo- Exclusif! «Dessert aux tirailleurs»: Abdoul Mbaye renvoie Macky Sall à ses cours d’histoire. Regardez !

L’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, se dit « choqué » par les propos tenus par le président Macky Sall qui, lors du lancement du Tome 1 de son livre «Conviction républicaine», a déclaré que « les colons français ont toujours respecté les Sénégalais parce que le régiment des tirailleurs sénégalais, quand ils étaient dans les casernes, ils avaient droit à des desserts pendant que d’autres Africains n’en avaient pas». Dans une interview exclusive accordée à Dakar7, le leader de Alliance pour la citoyenneté et la travail (ACT) déclare que Macky Sall a « sali la mémoire des tirailleurs ». Par conséquent, il demande au président de la République de présenter ses excuses plates à la Nation sénégalaise. Voici un extrait de l’interview.




dakar7

Abdoul Mbaye dénonce un Conseil constitutionnel budgétivore et incompétent

YERIMPOST.COM La décision rendue par le Conseil constitutionnel suite au recours déposé par l’opposition pour faire annuler le parrainage continue d’alimenter les commentaires. Cette fois, c’est l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, qui s’y est mis, indexant le budget colossal de l’institution. « Pour une institution dotée d’un budget d’un milliard, j’estime que c’est cher payé pour l’Etat et le contribuable… Une institution compétente que lorsqu’elle est incompétente », raille le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act).



Pourquoi Abdoul Mbaye et Ousmane Sonko rejettent la concertation proposée par Macky Sall autour du pétrole et du gaz

YERIMPOST.COM Qui pour répondre à l’appel du chef de l’Etat pour une concertation nationale sur la gestion du pétrole et du gaz ? Cette question mérite d’être posée si l’on sait que la quasi-totalité des leaders de l’opposition ont déjà décliné l’invite de Macky Sall. C’est le cas pour le leader d’Act (Alliance pour la citoyenneté et le travail), Abdoul Mbaye et du Pastef, Ousmane Sonko. Ils refusent de prendre part à «un exercice de blanchiment d’actes graves de mal gouvernance commis». Pour eux, ces concertations de serviront à rien. D’autant que le mal est déjà fait et que de graves malversations ont vicié les contrats signés par le pouvoir de Macky Sall.



Contribution: Monsieur Abdoul Mbaye, arrête tes FAKE NEWS

Ces derniers temps Monsieur Abdou Mbaye, nain politique comme en atteste ses résultats aux dernières élections législatives de juillet 2017,  est devenu très prolifique à travers les médias en faisant des accusations plus farfelues les une que les autres sur d’honnêtes personnalités de ce pays en particulier le Président de la République Monsieur Macky SALL.

Il a également lors d’émissions radio et télé raconté des contrevérités sur les réalisations du secteur de l’agriculture plus particulièrement sur les statistiques agricoles qu’il s’est mis à falsifier et à travestir, comme à son habitude à souhait.

Sur ce point, nous lui demandons d’arrêter son cirque qui consiste à s’attaquer aux statistiques agricoles à des fins purement politiciennes et non sur des bases scientifiques. Cette attitude de Monsieur Mbaye prouve à suffisance sa  malhonnêteté intellectuellement et sa conception primitive de l’action politique.




Pour rappel, nous tenons à informer Monsieur Abdou Mbaye que les statistiques agricoles du sénégal sont le fruit d’une méthodologie commune à tous les pays de la CEDEAO plus la Mauritanie et le Tchad.

Elles sont également assujetties chaque année  à une série de validations.

Pour cette année, le processus de validation des statistiques agricole s’est ainsi effectué:

  1. Du 06 au 10 Novembre 2017 s’est déroulée à Dakar la validation des résultats prévisionnels  sous la supervision du CILSS, de la FAO, du PAM, de FEWSNET et du Gouvernement avec comme innovation majeure, la publication de ces résultats, par le chef de mission, devant la presse nationale et tous les acteurs ;
  2. Du 26 au 28 mars 2018 s’est tenue à Ouagadougou, la validation des résultats définitifs avec la réunion régionale de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest (PREGEC) qui regroupe tous les pays de la CEDEAO, la Mauritanie, le Tchad, le PAM, la FAO, FEWSNET et le CILSS ;
  3. Présentation des résultats définitifs à la réunion du Réseau de prévention des crises alimentaires (RCPA), tenue du 17 au 18 avril au siège de l’OCDE à paris.

 

Au regard de tout ce processus, nous vous demandons, Monsieur Abdou Mbaye BOLT si vous êtes plus crédible que toutes ces sommités à la matière pour pouvoir critiquer les statistiques agricoles du Sénégal.

Vous concernant, nous vous interpolons pour vous demander de dire aux Sénégalais quand, avec qui, avec quelle méthodologie, selon quel modèle vous avez produit des statistiques que vous annoncez.

Vous ne serez le dire car les chiffres que vous avancez n’est que la manifestation d’une imagination stérile et d’une légèreté désolante.

Nous vous suggérons également de chercher une autre thématique de campagne électorale autre que celle qui consiste à s’adonner à la désinformation sur les résultats de l’agriculture.

Dans le secteur  agricole, le Président Macky Sall a réalisé des performances inédites, constatés et saluées par tous les fils de notre pays et que les affabulations et contrevérités d’un politicien néophyte ne pourront jamais occulter.




Je comprends que votre terrain politique favori soit constitué par les médias du fait que vous ne pouvez pas remplir votre salon de militants pour vous faire écouter.  De grâce arrête les fake news.

Les fake news sont devenus votre modèle politique et votre raison de vie.

Mais  sachez que vous êtes mal tombé car les Sénégalais savent faire la part des choses.

Désomais, Monsieur Mbaye vos fake news auront des réponses appropriées.

 Ibrahima MENDY

Docteur en statistique et probabilité.

 

 

 

 

Abdoul Mbaye prévient les Sénégalais à propos d’Aboubacar Sadikh Bèye

YERIMPOST.COM Alors que Aboubacar Sadikh Bèye dirigeait l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), « le Sénégal est devenu champion d’Afrique et mondial de la croissance économique avec des taux particulièrement étonnants et déroutants ». Cette confidence est d’Abdoul Mbaye. Mais ce qui inquiète l’ancien Premier ministre, c’est la nomination de l’actuel DG du Port comme adjoint d’Aminata Touré dans la cellule Mobilisation et parrainage de l’Alliance pour la République. Selon lui, Aboubacar Sadikh Bèye est le maître d’oeuvre des fichiers des bénéficiaires de la CMU et des bourses familiales. Son message vise à alerter le pouvoir en place d’une quelconque utilisation de ces données personnelles à des fins politiques. Dans son communiqué, Abdoul Mbaye menace l’Etat de saisir la procureur de la République si jamais ces fichiers sont détournés par les responsables de l’APR pour obtenir des signatures de parrainage à leur candidat.



Vidéo- Abdoul Mbaye confirme Idy: « Macky Sall amoul fit, ragal la… »





Abdoul Mbaye écrit sur les scandales de fin de règne du régime !

YERIMPOST.COM Ci-dessous son texte…

Dans un contexte ressemblant à une accélération de l’histoire, tout concourt à montrer que nous vivons au Sénégal une période de fin de règne. Ces scandales qui se succèdent en s’accélérant en sont la meilleure preuve :
• Deux (2) dignitaires d’un parti que l’on fait vivre au dessus de la patrie et de la loi se crêpent le chignon en présence d’un guide religieux. Ils montrent le manque de respect désormais accordé aux dignitaires religieux de notre pays qui devraient être des symboles de la foi.
• La sauvage répression d’une marche pacifique d’enseignants à Ziguinchor avec le recours à des milices (agents de l’ASP) équipées et demain armées.
• Nous savions notre justice transformée à 2 vitesses et donc devenue injustice.
• Nous apprenons maintenant qu’il en est de même pour la manière dont ils traitent les contrats pétroliers dont les clauses varient selon la partie avec laquelle ils signent.
• Le peuple sénégalais doit sanctionner en 2019 un chef (de notre peuple, de notre armée et de notre magistrature) dont le passe-temps favori consiste à se dédire et dont nous avons désormais honte. Il n’a alors aucune gêne à changer les règles du jeu qui lui ont permis de gagner les élections présidentielles en 2012. Pour ce faire il invente une exception constitutionnelle mondiale en réclamant les signatures de 1% du corps électoral par candidat souhaitant le devenir, et crée ainsi l’impossible à vérifier en même temps qu’il change la date du scrutin en l’avançant (vote avant la date officielle).




Mais le contexte scabreux qu’ils ont créé et continueront d’entretenir ne doit surtout pas nous empêcher de poursuivre la dénonciation du vol des ressources de notre pays qu’ils organisent de manière inlassable, en toute impunité et avec une violence inouïe alors que la pauvreté progresse au FC Sénégal.
Exigeons que l’un des chefs de ce qui ressemble maintenant à une organisation mafieuse, qu’il s’agisse de l’Exécutif ou du parti-état, daigne donner au peuple du Sénégal des éclaircissements sur ce qui pourrait être l’un des plus gros scandales de leur règne (après bien entendu celui de Timis Corp-Aliou Sall) et concernant un contrat de 400 milliards fcfa passé par la Société Africaine de Raffinage (SAR) en violation des règles de la société d’une part, des pertes masquées de 40 milliards d’autre part.
Sénégalaises et Sénégalais de tous bords, membres de l’APR, de l’AFP de M. Niasse, du PS de T. Dieng, ou recevant les ordres qui détruisent chaque jour un peu plus notre cher pays, jusqu’à quand allez-vous être acteurs, complices ou spectateurs de la chute du Sénégal?
Sénégalais debout pour sauver ce qui reste du Sénégal et son futur!

 

Abdoul Mbaye – Alliance pour la Citoyenneté et le Travail
Dakar le 15 avril 2018

Ce que pense Abdoul Mbaye de la démission du juge Dème

YERIMPOST.COM Pour Abdoul Mbaye, la démission du juge Ibrahima Hamidou Dème montre qu’il y a encore dans ce pays des gens d’honneur. Seulement, se désole l’ancien Premier ministre, Dème est resté seul et courageux dans son combat, même si les nouveau responsables de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) s’engagent dans des directions qui fondent l’espoir. Le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) se dit heureux de constater qu’il existe au Sénégal une jeunesse du refus.




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