Blog de Cheikh Yerim Seck

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AFRIQUE

Guerre des télés autour de la CAN 2019

YERIMPOST.COM Après GFM, l’UAR annonce détenir les droits de diffusion de la CAN en Egypte. Selon nos confrères d’E-Média qui ont adhéré à l’Union Africaine de Radiodiffusion (UAR), la structure dirigée par le Camerounais Grégoire Ndjaka a obtenu auprès de la CAF les droits de diffusion de la CAN 2019 et a déjà reçu mandat de plus d’une trentaine de pays pour la redistribution des dits droits TV.

Concessions portuaires en Afrique: La garde à vue de Vincent Bolloré prolongée

La garde à vue de l’homme d’affaires et de plusieurs cadres du groupe Bolloré a été prolongée mercredi matin. Le milliardaire est entendu sur des soupçons de corruption concernant l’attribution de concessions portuaires à son groupe au Togo et en Guinée en 2010.
Vincent Bolloré, le PDG du groupe Bolloré et principal actionnaire de Vivendi, a été placé en garde à vue, mardi, par la police judiciaire, à Nanterre. Il a été entendu dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour « corruption d’agents publics étrangers », à propos des conditions d’obtention de concessions portuaires à son groupe en Afrique, en 2010.
Sa garde à vue a été prolongée mercredi matin, ainsi que celles de trois autres dirigeants du groupe : Gilles Alix, le directeur général du groupe Bolloré, et Jean-Philippe Dorent, le responsable du pôle international de l’agence de communication Havas.




Source: LCI

URGENT! Concessions portuaires en Afrique: Vincent Bolloré a été placé en garde à vue, selon Le Monde

Selon les informations du « Monde », le milliardaire breton est entendu sur les soupçons de corruption pesant sur l’attribution, en 2010, à son groupe de concessions portuaires au Togo et en Guinée.

Il aurait sans doute préféré aller pêcher la crevette à Beg-Meil, dans le Finistère, qui l’a vu grandir et où il se trouvait lors de la perquisition du siège de son groupe en avril 2016. Mais deux ans plus tard, ce mardi 24 avril, c’est dans les locaux de la police judiciaire, à Nanterre, où il était convoqué en tant que « mis en cause », que Vincent Bolloré était attendu.
Selon les informations du Monde, le milliardaire breton a été placé en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour « corruption d’agents publics étrangers » et portant sur les conditions d’obtention en 2010 de deux des seize terminaux à conteneurs opérés par le groupe Bolloré sur le continent africain, l’un à Lomé, au Togo, l’autre à Conakry, en Guinée.




Les magistrats soupçonnent les dirigeants du groupe d’avoir utilisé leur filiale de communication Havas pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains en assurant des missions de conseil et de communication sous-facturées. Et ce, dans un seul objectif : obtenir les concessions portuaires des lucratifs terminaux à conteneurs.

Plusieurs autres cadres du groupe étaient eux aussi en garde à vue ce mardi : le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international de l’agence de communication Havas.

Recours judiciaires
M. Dorent s’est ainsi occupé d’une partie de la campagne présidentielle guinéenne en 2010 pour le compte du candidat Alpha Condé, rentré de son long exil parisien au cours duquel il s’était lié d’amitié avec Vincent Bolloré. Cette même année 2010, M. Dorent a aussi eu la charge d’une partie de la communication du jeune président togolais, Faure Gnassingbé, toujours au pouvoir aujourd’hui. Alors candidat à sa propre réélection, le fils de Gnassingbé Eyadema, resté plus de trente-sept ans à la tête de ce pays d’Afrique de l’Ouest, est toujours au pouvoir.

Lire aussi : Bolloré : la saga du port maudit de Conakry

Les conseils de M. Dorent et de son groupe Havas pour ces campagnes électorales ont-ils facilité l’octroi à Bolloré Africa Logistics des concessions portuaires de Conakry obtenues quelques mois après l’élection de M. Condé, et de Lomé l’année précédente ? Interrogé il y a plusieurs mois, le président guinéen Alpha Condé ne semblait guère inquiet des suspicions pesant sur l’obtention en 2011 de la concession du port de Conakry par le groupe Bolloré. « Bolloré remplissait toutes les conditions d’appels d’offres. C’est un ami, je privilégie les amis. Et alors ? », disait-il au Monde au printemps 2016.

En novembre 2010, Alpha Condé accède à la magistrature suprême à la suite de la première élection libre du pays, qui sort de cinquante-deux ans de régime autoritaire. Une élection omineuse pour le groupe français Necotrans, spécialisé dans la logistique portuaire en Afrique. Dès mars 2011 en effet, la convention de concession du terminal à conteneurs du port de Conakry, octroyée en 2008 pour une durée de vingt-cinq ans à sa filiale Getma, est rompue. Alpha Condé confie la gestion du port à son « ami » Vincent Bolloré. Une bataille judiciaire est alors engagée en France par son rival Necotrans, qui finira en redressement judiciaire et dont une partie des actifs seront rachetés pour une bouchée de pain par Bolloré à l’été 2017.




« C’est un fantasme que de penser qu’un coup de main à la campagne d’un candidat à la présidentielle qui faisait figure d’outsider comme Alpha Condé permettrait l’obtention d’un port », balayait il y a plusieurs mois M. Dorent, interrogé par Le Monde.

Au Togo, le groupe Bolloré a remporté en 2009 – quelques mois avant la réélection de M. Gnassingbé l’année suivante – la concession du terminal à conteneurs du port de Lomé pour une durée de trente-cinq ans. Une décision elle aussi contestée, cette fois par un autre concurrent. Jacques Dupuydauby, ancien associé de Bolloré au Togo, a multiplié les recours judiciaires pour dénoncer les conditions dans lesquelles il considère avoir été évincé.

Sous-facturation
Selon les informations du Monde, la police a saisi de nombreux documents à l’occasion de perquisitions réalisées en avril 2016 au siège du groupe Bolloré à Puteaux (Hauts-de-Seine). Ceux-ci laissent apparaître les pratiques du groupe Bolloré au Togo et en Guinée et corroborent l’hypothèse d’une sous-facturation des prestations d’Havas au bénéfice des dirigeants de ces deux pays.

La garde à vue de M. Bolloré intervient une semaine à peine après que l’industriel breton a créé la surprise en cédant la présidence du conseil de surveillance de Vivendi à son fils Yannick, patron du groupe de publicité Havas.

Alors que le magazine Challenges évoquait il y a deux semaines la convocation à venir de M. Bolloré et plusieurs dirigeants du groupe, l’avocat de ce dernier, Olivier Baratelli, avait affirmé dans un communiqué que « face à une concurrence exacerbée, c’est la seule expérience du groupe Bolloré, son réseau industriel, son expertise portuaire depuis plus de 30 ans, sa position de leadeur sur le continent africain et les investissements très importants qu’il y réalise (plus de 2 milliards d’euros sur les huit dernières années) (…) qui lui permet de se voir attribuer, seul ou en partenariat, des concessions portuaires ».

lemonde.fr

Accord de libre-échange en Afrique: le Sénégal signe, le Nigéria refuse…

YERIMPOST.COM La mise en place d’une Zone de libre-échange continentale (ZLEC) a été actée ce mercredi, lors de la cérémonie de clôture du sommet extraordinaire de l’UA qui s’est tenu à Kigali. 40 pays sur les 55 membres de l’UA ont accepté de signer l’accord, selon le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki. « Nous avons plus de quarante pays qui ont accepté de signer l’accord sur la zone de libre-échange, nous pouvons être fiers du travail accompli », a-t-il déclaré à la fin sommet. À signaler que, contrairement au Nigéria, qui a refusé de signer cet accord, le Sénégal, lui, fait partie des pays signataires.

La prochaine étape sera la ratification du projet par 22 pays pour entrer en vigueur. L’objectif de la ZLEC est d’augmenter les échanges commerciaux à l’intérieur du continent (16% actuellement) et de dynamiser les marchés africains.




Contribution: La refondation de l’Afrique est une urgence

YERIMPOST.COM Nous publions in extenso la contribution qui suit…

Parler du problème africain pourrait se résumer par le seul oxymore « la pauvreté de la richesse ». Un paradoxe que Mr Babacar BA Président du mouvement Alternatives citoyennes a eu l’audace de mettre en évidence dans une tribune publiée sur Africamayo.com où il commença avec cette phrase à la fois percutante et pleine de réflexion : L’Afrique est riche mais les africains sont pauvres! Nul ne feindra l’ignorance de la paradoxale pauvreté du continent le plus riche au monde mais le plus appauvri dans sa gestion et de par sa gouvernance. Un continent corrompu, dépendant de l’occident, mal gouverné : une pléthore de qualificatifs plus ou moins négatifs qui lui est attribuée mais à l’évidence reste vraie. Le contraste qui existe entre son sous-sol immensément riche et sa population la plus pauvre au monde est d’une gravité inouïe.

L’Afrique dispose de tout (des bras, des ressources, de l’espace) mais en même temps ne possède rien.

Un continent comme l’Asie lequel il y’a environ trente ans était au même standard économique que l’Afrique a connu un take-off fulgurant avec un accroissement vertigineux de la production de biens et de services et affiche désormais un poids spectaculaire dans tous les domaines au moment où l’Afrique vacille entre endettement et corruption.

Si on se fie aux données chiffrées du rapport de la banque mondiale plus de 347 millions  de personnes en Afrique vivent sous le seuil d’une extrême pauvreté. A contrario en Inde et en Chine plus de 300 millions de personnes se sont vues défalquer de la pauvreté au cours de la dernière décennie soient l’équivalent en valeur absolue des personnes vivants avec le strict minimum en Afrique moins d’un dollar par jour. Si des pays dépourvus de toutes ressources naturelles arrivent à offrir un cadre de vie meilleure à leurs populations, au XXIème siècle, c’est avec effarement nous constatons que l’Afrique peine à assurer les primo besoins existentiels (nourrir, se soigner, se loger, s’éclairer) à sa population. Plus de soixante ans, l’Afrique se dit indépendante sans pouvoir briser le plafond de verre qui nous sépare de l’occident alors que nous possédons tout. A l’examen de cette problématique, il faudra dire sans ambages que la faiblesse de l’Afrique est le fruit d’une part de la connivence qui existe entre nos gouvernants satellites obsédés par la logique du profit mine et les lobbyings puissants de l’occident. Et d’autre part, elle réside dans notre incapacité de s’émanciper et d’assurer la plénitude de notre souveraineté. Ce faisant, sous le rouleau compresseur d’un partenariat Nord-Sud, nos biens sont troqués et ceux qui en paieront le lourd tribut sera sans doute la génération future sacrifiée, contrainte de rembourser des dettes qu’elle n’a pas contractées sous l’autel d’intérêts particuliers. Face à l’avalanche des catastrophes nos retraités politiques déclinent toute responsabilité, les doigts de pied en éventail,  trouvent refuge dans leurs somptueux palais à l’étranger. La cure des aides au développement loin de guérir l’Afrique ne fera que l’affaiblir inexorablement. Nous devons nous arracher de cette logique d’être des assistés, consistant à vivre au crochet de l’occident et attendant toujours d’être ramassés à la petite cuillère. Moyennant quelques euros sur le continent, nous sommes insultés, dénigrés en permanence par ces donneurs de leçons qui oublient souvent de balayer d’abord devant leur cour. N’est ce pas quelqu’un demandait à nos hommes de se faire vasectomiser sous prétexte que notre poids démographique serait l’unique entrave pour le développement. Sans oublier les propos minorants de ce mouton de Panurge qui nous a traités de pays de « Merdes » récemment. Au fil des années l’Afrique reste le lieu prisé des insulteurs, des dénigreurs et des donneurs de leçons occidentaux  qui la considèrent comme le canard boiteux dans le concert de progrès à travers le monde.

Il faudra s’affranchir de ce carcan idéologique par la refondation de l’Afrique afin de la sortir de cette spirale d’échecs qui la hante continuellement. Celle-ci ne pourra jamais se faire par des allocutions incessantes du haut de la tribune de l’UA couronnées de standing ovation. Mais d’un travail acharné et d’une abnégation sans faille afin de redonner la dignité à ce peuple à peau sombre longtemps considéré inférieur.

Il est temps de se défaire des mots et d’agir sur les maux.

Il faut un projet de société et de politique rigide, efficace détaché de toute souillure politicienne. .Faire de ce continent longtemps décrit corrompu, une véritable Terre de Réussite pour ses Enfants d’abord

Par extension, il faut d’emblée remettre en cause notre coopération avec l’occident qui ne cache pas ses intentions de corroder toute ambition politique de développement pour ce continent. A dire vrai, les défis sont énormes mais ils sont remédiables à mon humble avis.

Nous pouvons renverser la tendance.

Mais le voulons nous vraiment c’est ça la grande question.

Papa Alioune Ba

Contribution: Le Pr Cheikh Anta Diop et son oeuvre: 30 ans après ?

Il ya de cela, 32 ans, jour pour jour, le Pr cheikh Anta Diop nous quittait pour sa dernière demeure. Ce savant d’une époque désormais révolue. Ce défenseur de la dignité de l’homme africain n’est pas de ceux dont on peut ranger aux oubliettes. Il fût né un 29 Décembre 1923 à Thièytou, un village situé au cœur du BAOL. Son père MASSAMBA SASSOUM meurt quelques temps après la naissance de son fils que le monde connaitra non pas par sa longévité (il est mort à sa 63ième année) mais de par ses idées combien révolutionnaires. Sa mère MAGATTE DIOP vivra jusqu’en 1984. Après un parcours scolaire remarquable entre son Baol natal, Saint Louis et Dakar, sanctionné par ses deux baccalauréats en 1945, il débarque à Paris en avril 1946 pour ses études universitaires. Pour ne pas perdre de temps, il s’inscrit dès son arrivée en Physique Chimie, discipline à l’époque très peu pratiquée par les étudiants africains. Et en vrai rat de bibliothèque, il se consacre à la lecture profonde et méticuleuse des auteurs anciens. Il s’orienta aussi vers les études de lettres et de sciences humaines et s’y engagea avec passion et détermination. En 1949, cheikh Anta procédait au dépôt des exemplaires de sa thèse de doctorat ès lettres et sciences humaines. Mais cette thèse ne sera jamais soutenue. C’est çà fameuse thèse que les docteurs de la Sorbonne n’ont pas pu assumer. Parce que tant les idées qu’elle développait étaient tellement transgressives et novatrices à l’époque. En effet l’idée de l’antériorité historique de l’Afrique et de sa civilisation ayant fleuri dans le berceau égypto-nubien était impensable. Il se remet au travail et se présenta à nouveau à la Sorbonne le 09 janvier 1960. Le candidat DIOP se battait et répondait avec vivacité et aisance les questions des membres du jury. Mais à la fin des discussions anormalement longues (13H:30 19H:50) le jury jugea son travail insuffisant et lui donna la MENTION HONORABLE. Ce qui était synonyme d’interdiction d’exercer tout enseignement dans les Universités de l’ancienne métropole. Quelques semaines après sa soutenance, il rentre au pays. Mais à la surprise générale, un veto s’oppose à ce qu’il dispense des cours d’Histoire à l’Université de Dakar. Il fut cloitré à l’IFAN comme assistant alors qu’il aurait dû occuper la Chaire d’Histoire ou de Sociologie. Les dirigeants d’alors ont négligé l’intellectuel en faisant l’impasse sur lui, le considérant comme le leader d’un minuscule parti politique. En 1966, il sera distingué au Festival Mondial des Arts Nègres tenu à Dakar ainsi que l’afro-américain Dr William Du Bois comme ceux qui ont exercé le plus d’influence sur le XXIème siècle et sur la conscientisation des jeunesses africaines. Cependant aujourd’hui, me semble t-il, vouloir conférer à ses écrits une autorité « coranique », cela ne nous mènera que vers l’impasse. Et on y est déjà. Malheureusement ! Si on prend par exemple le Pr Diop de 1954, avec la publication de NATIONS Nègres, jusqu’au symposium de l’Université de Dakar en 1982, pour voir comment lui (seul ?) a révolutionné la pensée historique africaine, comparé à la période qui part de 1986 à aujourd’hui, on verra que le déséquilibre est flagrant. Son travail n’évolue plus. C’est à peu près le même discours qui revient. Du genre Cheikh Anta a raison. Champollion Figeac est un menteur. Maspero est un imposteur. Mais çà ne sera pas rendre service ni au savant noir ni à son œuvre qui admettons le, est loin de faire l’unanimité. Pour ne pas dire qu’il ya des tares, il ya des faiblesses dans ses travaux. Lui même disait à la conférence de Niamey (Niger) 1984 quelque chose qui va de ce sens: « la seule chose que vous devez nous reprocher contre laquelle nous devons prendre garde, c’est de prendre de liberté avec des faits, de vouloir trop démontrer des choses au point de passer rapidement sur l’argumentation. Et çà si nous le faisons, si vous trouver des traces de cela dans tout ce que nous avons écrit ; eh bien envoyez-nous une correspondance.»
Sauf que nous de la génération d’après 1986, on n’a pas eu la chance de le rencontrer pour ainsi l’interpeller. Parce que dit-on il était très ouvert au dialogue. Même avec ceux qui étaient contre ses thèses. Contrairement à certains de ces héritiers qui prennent de façon péremptoire son œuvre pour du parfait. Le Pr Cheikh Anta Diop meurt dans son sommeil le 07 Février 1986 à Dakar après une vie intellectuelle intense, réussie. Qui a fait de sa confrontation au Sénégal avec le chantre de la négritude, le Président Senghor l’un des épisodes intellectuels et culturels les plus saillants de l’Histoire Contemporaine de l’AFRIQUE.

 

Serigne Mbaye Dramé
Etudiant /CESTI
serignembayedrame@gmail.com

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