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Comment Amadou Bâ prépare le forum de Dakar, selon La Lettre Du Continent

Le ministre des Affaires étrangères sénégalais, Amadou Ba, devrait signer mi-juillet la convention de partenariat avec la ministre des Armées françaises, Florence Parly, pour l’organisation du sixième forum international de Dakar sur la paix et la sécurité. Ce dernier se tiendra les 18 et 19 novembre. Comme chaque année, c’est la Compagnie européenne d’intelligence stratégique (CEIS) qui est chargée de son organisation. Le forum se déroulera au Centre international de conférence Abdou Diouf. Plusieurs chefs d’Etat devraient être conviés à cette sixème édition à l’invitation de Macky Sall.

LC numéro 803 du 26 juin 2019

Affaire Aliou Sall-BBC: Amadou Ba convoque l’ambassadeur britannique à Dakar

YERIMPOST.COM Une audience du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur avec l’ambassadeur de la Grande Bretagne à Dakar. Au menu de cette rencontre, il sera essentiellement question du reportage de la BBC sur le scandale dit des 10 milliards de dollars…

Ne tirez pas sur le pianiste Amadou Bâ

Un casting du seul ressort du président Macky Sall donne lieu depuis le 6 avril dernier à des commentaires plus ou moins irrespectueux, principalement à l’encontre de deux ministres jetés en pâture à la vindicte d’une presse complaisante et d’une opinion demandant le bûcher pour l’autre ; en contestant le choix du chef de l’État, une certaine partie de l’opinion se console en demandant que le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur soit dépouillé de la majorité de ses attributs et que le directeur du Coud soit traduit en justice, bien qu’aucun organe n’ait été agité en la circonstance.

 

Certes, en ramenant le bicéphalisme à la tête de certains ministères, Macky Sall semble vouloir utiliser certains hommes au rabais, qui ont pourtant engrangé des résultats sociaux appréciables au rabais :  les douloureuses expériences de 2014 aux Affaires étrangères, à la Communication et à l’Hydraulique, avec ses secrétaires d’État avaient conduit  à plus de sagesse ; mais le président de la République ouvre la boite de pandore par ce biais et pave ainsi la voie aux fake news et à la désinformation. Il en est ainsi de choux gras qui réduisent Amadou Bâ à sa plus simple expression en lui enlevant la Direction de l’Administration générale et de l’Équipement, évoquant au passage les passeports diplomatiques sur la délivrance desquels Macky va légiférer, avant même que ne s’installe le nouveau ministre…félicité par le Fonds monétaire international le jour même de sa passation de service.

Amadou Bâ s’est en effet montré d’une compétence telle que ses pairs l’ont élu meilleur banquier de l’Afrique de l’Ouest en mai 2017, trois ans à peine après son arrivée au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. C’était lors de la  11ème cérémonie des African Banker Awards, tenue en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Ahmedabad, en Inde. Comme justificatif, le jury a félicité et reconnu «le leadership et les compétences de son équipe qui ont permis de redynamiser l’économie du Sénégal, malgré une conjoncture difficile».

Combattu pour son implication politique, principalement dans Dakar hostile au pouvoir depuis 1993 avec Abdou Diouf, Amadou Bâ a aidé à réduire le taux de méfiance de certaines franges de la population envers le président : la majorité a amélioré son score passé à 48 pour cent du scrutin, tout au plus. Et les remerciements au président et à la première dame démontrent que l’homme a les pieds sur terre.

Homme orchestre pour sa technicité et sa diplomatie politique, il est au bon endroit. Il a utilisé le piano à  pour accompagner le chanteur qui a fait danser le candidat président. Ne tirez donc pas sur Amadou Bâ : le contester par voie de presse n’est pas républicain qui consiste à se plaindre du choix du chef de l’État.  Car on ne peut pas avoir été bon dans la tâche et susciter autant de hargne. Sauf si…

Pathé MBODJE, M. Sc,
Journaliste, sociologue
Parcelles assainies, Unité 10, Villa N° 276, Dakar, Sénégal, tél (+ 221) 775952161

Nomination d’Amadou Bâ aux Affaires étrangères: Barth’ flaire une sanction

YERIMPOST.COM Une toute autre lecture de Barthélémy Dias sur la nomination du ministre Amadou Bâ aux Affaires étrangères que celle que la presse avance depuis le remaniement. Le maire de Mermoz/Sacré-Coeur croit dur comme fer que l’ancien ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a été sanctionné par le chef de l’Etat. Cette nomination, selon Barth’, traduit nettement que le président n’a pas gagné Dakar à la dernière présidentielle. Sinon, soutient le lieutenant de Khalifa Sall, Amadou Bâ aurait été promu au lieu d’être confiné aux Affaires étrangères.

Abdoulaye Daouda Diallo/Amadou Bâ: l’heure de la revanche a sonné

YERIMPOST.COM Qui mieux que lui pour porter le coup de grâce ? Dans un précédent article, nous faisions état d’une chasse aux sorcières en gestation dans les différentes régies financières gérées par des « hommes » d’Amadou Bâ. En éloignant l’ancien ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, devenu par la grâce d’un remaniement ministre des Affaires étrangères, le président Macky Sall ralentit la vitesse de rotation d’Amadou Bâ qui risquait de tout chambouler.

Entre en scène Abdoulaye Daouda Diallo aux commandes des Finances et du Budget. Pour la petite histoire, alors qu’il venait d’être démis de ses fonctions de directeur de la Lonase pour son soutien affiché à Macky Sall, à l’époque en froid avec le président Abdoulaye Wade, le tout nouveau argentier de l’Etat s’était vu contraint de retourner à son métier d’inspecteur des impôts. A la direction générale des impôts et domaines tenue d’une main de fer par… Amadou Bâ himself, Abdoulaye Daouda était confiné dans un bureau où aucun dossier ne lui était confié.

Il suffit d’un feu vert du « patron » et Abdoulaye Daouda Diallo aura une liberté d’action pour démonter son ancien boss.

 

Amadou Bâ: une affectation aux allures de disgrâce

YERIMPOST.COM Il n’y a pas de fumée sans feu. Il est le « boss » et aurait pu tout bonnement décider de ne pas le reconduire dans le nouveau gouvernement. Le président Macky Sall a pourtant fait d’Amadou Bâ son ministre des Affaires étrangères. Trop facile pour se débarrasser ainsi d’un militant aux ambitions « démesurées » au goût de certains. Le chef de l’Etat semble avoir un plan « diplomatiquement correct » pour freiner celui à qui il est prêté une ambition présidentiable. Affecté à la diplomatie sénégalaise, Amadou Bâ verra son réseau disséqué un à un. Du Trésor à la Direction générale des Impôts et Domaines, en passant par les Douanes, l’on risque d’assister à une série de défenestrations des « hommes » que Bâ avait méthodiquement placés dans ces différentes régies financières. L’Observateur qui parle d’une chasse aux sorcières ne croit pas si bien dire !

Coulisses de la formation du nouveau gouvernement: Amadou Bâ tient tête à Macky Sall

YERIMPOST.COM  48 heures durant lesquelles tout le pays avait les yeux rivés sur le palais de la République attendant la publication des membres du gouvernement… Les consultations avaient pourtant démarré juste après l’annonce de la nomination de Mahammad Boun Abdallah Dionne comme Premier ministre. Le retard dans la publication de la liste du gouvernement est imputable à Amadou Bâ. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, le désormais ex-argentier de l’Etat a chamboulé tous les plans du président Macky Sall qui, depuis sa retraite au Maroc, avait déjà tout calé. A en croire l’Observateur qui en fait la révélation, c’est le ministère du Pétrole et des Energies qui avait été proposé à Amadou Bâ en consultation. Proposition qu’il a refusée avec beaucoup de courtoisie, nous dit le journal. Face à cette situation qu’il n’avait nullement prévue, le chef de l’Etat était obligé de satisfaire son « brillantissime » ministre des Finances et le seul poste qui sied à son rang était le département des Affaires étrangères qu’il accepte finalement. Sauf que le président de la République avait déjà choisi un homme qui avait déjà été consulté pour gérer la diplomatie sénégalaise. Mais, face à l’entêtement d’Amadou Bâ, le président Macky Sall a été obligé de demander à son premier choix de renoncer au poste. L’homme, dont l’identité n’est pas révélée par l’Observateur, a mis à l’aise le chef de l’Etat et s’est effacé. Le journal révèle que c’est la décision du président de la République de faire partir Amadou Bâ du ministère de l’Economie et des Finances qui est à l’origine de l’éclatement de ce département.

Lapsus ou vérité absolue: Quand Amadou Bâ dit haut ce qui se pense tout bas

YERIMPOST.COM  Sa langue a fourché et Amadou Bâ a reconnu que « le Sénégal demeure le tout premier pays français ! » Ce lapsus du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, à l’occasion du lancement de l’initiative « Choose Africa », a embarrassé plus d’un dans l’assistance. D’aucuns en ont ri, tandis que d’autres hochaient de la tête pour affirmer qu’il n’avait pas vraiment tort. Toutefois, le ministre s’est repris pour corriger: « Le Sénégal est le premier pays à bénéficier d’un appui direct du trésor français ».

Amadou Bâ contredit Ousmane Sonko à propos de l’affaire dite des 94 milliards

YERIMPOST.COM Le ministre des Finances s’invite dans l’affaire dite des 94 milliards qui continue de défrayer la chronique. Face aux députés hier, Amadou Bâ s’est prononcé, pour la première fois, sur cette affaire soulevée par Ousmane Sonko. Faisant la genèse, il dira: « Ce n’est pas quelque chose qu’on a inventé. Ce titre s’étend sur 258 hectares et a fait l’objet de beaucoup de procédures, notamment des contestations au sein de la famille qui ont atterri au tribunal. Sans parler de l’entrée en action de la Sofico ».
Et Amadou Bâ d’ajouter: « Quand le tribunal a désigné un expert pour l’évaluation, le montant tournait autour de 250 milliards. Le rapport est disponible. Donc, s’il y a une commission de conciliation qui peut donner un montant inférieur, ce sera au bénéfice de l’État. C’est sur ces entrefaites que le paiement, qui est géré par un agent des Impôts et Domaines, a démarré. Ceci pour dire que la procédure est tout à fait claire. Maintenant, quand on est dans la politique, il nous arrive de fantasmer, de chercher à nuire, à détruire… »







Amadou Bâ évoque les exploits du Sénégal aux deux derniers groupes consultatifs

YERIMPOST.COM Plus de 11 000 milliards, le chiffre donne le tournis mais c’est ce qu’a décroché le Sénégal aux deux derniers groupes consultatifs. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, au cours de la signature avec la Banque mondiale d’un accord de financement à hauteur de 104 milliards, s’est réjoui d’un tel exploit. « Sous le magistère du président Macky Sall, l’organisation des deux derniers groupes consultatifs en 2014 et 2018 a permis d’enregistrer des engagements financiers de 11 429 milliards, soit 2,65 fois plus que les annonces de financement d’un montant de 4 303 milliards des six (6) groupes consultatifs organisés par le Sénégal avant 2012, » a précisé Amadou Bâ.








La Fédération des cadres libéraux répond à Amadou Ba

OBJET : GROUPE CONSULTATIF

REPONSE DE LA FEDERATION DES CADRES LiBERAUX, FNCL
AU MINISTRE DE L’ECONOMIE,DES FINANCES ET DU PLAN

AU SUJET DE LA LETTRE OUVERTE DE KARIM WADE AUX BAILLEURS DU GROUPE CONSULTATIF

Dakar, le 24 Décembre 2018

L’héritage du régime PDS est élogieux à plus d’un titre .
Effectivement, la dette du temps du Président WADE était importante mais elle avait le mérite d’être utile, de financer le développement et d’être bien orientée.
Nous allons le démontrer.

Sur un mandat de 12 ans, de 2.000 à 2.012 le Sénégal en est arrivé à un endettement de 42,9%.
Selon la Banque Mondiale, le Président SALL, avec ses projets pharaoniques comme le TER qui n’est pas rentable, sur 7 ans, s’achemine vers le taux fatidique de 70% qui est la norme communautaire qu’il ne faut pas dépasser .

Pourquoi le Président WADE s’est endetté ?
Réponse, pour financer le développement.

Depuis les indépendances, avait-il dit, on a dépensé des sommes énormes pour le développement. Je crois que c’est cela aussi qu’il faut analyser comme base de départ, pour parvenir à l’idée de financement innovant, à l’idée d’investissement innovant. S’il n’y a pas d’innovation dans l’investissement, le résultat sera le même : on n’avance pas, on stagne. Beaucoup de pays finance des projets, croient avancer alors qu’ils stagnent. Il faut donc réfléchir sous cet aspect de l’avancement, de la stagnation et du recul. Tels sont les propos de Son Excellence Maître Abdoulaye WADE, Président de la République du Sénégal, professeur d’économie qui a lancé l’idée des projets innovants. C’est ainsi que Son Excellence, dans une optique keynésienne des ‘’grands travaux’’, a lancé le 20 novembre 2008, le concept des Très Grands Projets (TGP). Le Gouvernement du Sénégal, à travers la conduite éclairée du Président WADE, a affirmé sa volonté de placer les TGP au cœur de la problématique de développement économique et social de la Nation. Les TGP, avait-il dit, doivent contribuer à accélérer la croissance pour relever tous les défis dans un monde caractérisé par la vitesse, l’objectif étant de faire du Sénégal le premier pôle d’attraction de l’investissement dans l’UEMOA, à travers une économie ouverte et dynamique. Affronter la crise, assurer l’emploi des jeunes et conforter l’avenir des sénégalais, tel est le défi que le Président WADE a dû relever en initiant les GP et les TGP.

Dans cette perspective, un grand nombre de projets ont été initiés, avec un niveau d’investissement élevé, garant d’emplois et de réalisations structurantes. Cette initiative a agi avec effet de levier sur l’économie du pays et a permis d’engager des investissements colossaux.

Mais auparavant, il y a eu l’initiative du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) qui se présente comme une stratégie pour assurer à l’Afrique un développement durable au 21ème siècle. Il s’agit de combler dans le court terme, les écarts ou gaps fondamentaux qui séparent l’Afrique du monde développé. Le NEPAD retient comme des priorités, ce qu’il appelle les secteurs, sortes de fondements sans lesquels, il n’y a aucune possibilité de développement. Les projets ci-dessous sont classés selon ces secteurs :

SUR LE PLAN ECONOMIQUE ET DU DÉVELOPPEMENT
Agriculture
Le Plan REVA

Les Bassins de Rétention

La GOANA (Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance )

Environnement
Le Programme Spécial « Écos Village »

Les Aires Marines Protégées

Le Projet de construction de logements sociaux, de lutte contre les inondations et les bidonvilles (Plan Jaxaay et Super Jaxaay

La Grande Muraille Verte

Éducation
Bourses et aides à tous les étudiants

40% du budget national consacré à l’éducation

La Case des Tout Petits

Les Cyber Cases

L’Université du Futur Africain (UFA)

Le Lycée National des Jeunes Filles

La Maison de l’Outil
Salué par le corps diplomatique. l’Ambassadeur de l’Autriche a souhaité que son pays ait l’honneur de financer la première unité.
Santé
Le Plan Sésame

L’Institut National du Cœur

La gratuité des Anti Rétroviraux (ARV) au Sénégal

Le Projet Hôpital « DALAL DIAM »

L’Initiative « Médecins sans blouse »
La lutte contre la contrefaçon et les faux médicaments (santé)

Social
La maison de la presse
Infrastructures
Les travaux de réhabilitation de la Route Nationale 2 tronçon : Richard Toll- Ndioum-Thilogne- Ourossogui

Les travaux de réhabilitation de la Route Nationale 6 tronçon : Ziguinchor-Vélingara-Manda Douane- Tamba

Le projet d’Autoroute Dakar/Bamako

La liaison ferroviaire Dakar-Bamako

La liaison Autoroutière Dakar-Freetown-Mano River

Le projet de Développement des Aéroports du Sénégal

La Compagnie Aérienne Sénégal AIRLINES

L’Unité Ouest Africaine de Fabrication de Gros Porteurs

Le Projet de Réalisation d’une Zone Économique Spéciale Intégrée (ZESI) de Dakar

L’Autoroute à Péage Dakar/Diamniadio

La Cité des Affaires

L’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD)

Le Port du Futur

La Nouvelle Ville, future capitale politique et administrative du Sénégal

Les Accords de Partenariat pour le Développement (APD)

Énergie
Le Développement des Énergies Renouvelables avec, en tête, le solaire

La WADE Formula

Le Projet « Énergie solaire pour toute l’Afrique

le Plan Takkal

Social
Le Fonds de Solidarité Numérique

L’Initiative « Badiénou GOKH »

Le Programme « Une Famille , un Toit »

Culture
Le Monument de la Renaissance Africaine

Le Parc des 7 merveilles (le Grand Théâtre National, le Musée des Civilisations noires, la Bibliothèque Nationale, les Archives Nationales, le Musée des Arts Contemporains, l’École d’architecture et la Place de la Musique)

La place du souvenir africain

l’Aquarium Géant de Dakar

Le Planétarium de Dakar

Le 3ème Festival Mondial des Arts Nègres

La commémoration de la journée du tirailleur

Réglementation financière de l’UEMOA
Politique de l’endettement public
Gestion de la dette publique

Pour rappel, dans le cadre de la coordination des politiques d’endettement à l’échelle communautaire, le conseil des ministres de l’UEMOA a adopté, lors de sa session du 04 juillet 2007 à Dakar, le règlement n° 09/2007/CM/UEMOA portant cadre de référence de la politique d’endettement public et de gestion de la dette publique dans les Etats membres de l’UEMOA. Ce règlement comporte un certain nombre d’obligations pour les Etats, notamment : – l’élaboration d’une politique d’endettement précisant les orientations globales en matière d’emprunts publics extérieurs et qui sera annexé à la loi de finance 2009 ; – la mise en place d’un système d’information en vue d’assurer une plus grande transparence dans la gestion de la dette ; – la mise en place d’une structure de coordination de la politique d’endettement et de gestion de la dette publique. Donnant suite à ce règlement, le Sénégal d’Abdoulaye Wade a, par Arrêté Ministériel N° 05889 du 07 juillet 2008, créé un Comité National de la Dette Publique (CNDP) qui a pour mission, entre autres : d’élaborer, de coordonner et de suivre la mise en œuvre de la politique nationale d’endettement et de gestion de la dette publique ; – de veiller à la mise en cohérence de ladite politique avec les objectifs de développement et la capacité financière de l’Etat ; – de mener les analyses de viabilité de la dette publique et de la soutenabilité des finances publiques . Ainsi, conformément aux engagements vis-à-vis des Institutions de Brettons Woods l’analyse semestrielle de la viabilité de la dette publique, qui était jusqu’ici dévolue au Comité National de Politique Economique (CNPE) devient une des missions du CNDP.

Depuis l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés,( PPTE) en 2004, qui avait marqué la sortie du pays de la situation de non soutenabilité de la dette publique, le Président WADE a porté une attention particulière au suivi de l’évolution de la dette afin de ne pas retourner à la situation d’avant 2000. C’est ainsi qu’une analyse de viabilité de la dette (AVD) est effectuée semestriellement par le Comité National de la Dette publique (CNDP), et à chaque fois que de besoin notamment avant d’effectuer une action d’envergure comme les émissions d’obligations sur les marchés financiers internationaux.

La dette publique totale s’est reconstituée à un rythme assez soutenu depuis les annulations issues des initiatives PPTE et Initiative d’Allègement de la Dette Multilatérale (IADM) . Les tableaux ci-dessous donnent une idée de l’évolution du stock de ladite dette du régime APR et du budget .

Tableau 1 : Situation de la dette publique totale en milliards de FCFA

Dates
2012
2013
2014
2015
2016
2017
Montants de la dette
3076,2
3341,7
4112,9
4597,6

5428,5
5530,1

Tableau 2 : Taux d’endettement ( Dette publique totale / PIB ≤ 70%)

2012
2013
2014
2015
2016
2017
42,9%
45,7%
54,4%
57,1%

62,3%
65%

Tableau 3 : Evolution du budget du Sénégal en milliards de FCFA

2000
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
516,6
2300
2513
2732
2869
3022
3060
3709

Remarques : Entre 2000 et 2012 , le budget a été multiplié par 4,45.

Entre 2012 et 2018 Le budget a été multiplié par 1,6. Il n’a même pas été doublé.

A noter que le Président WADE a dû faire face à trois crises : crise énergétique, financière et alimentaire qu’il a eu à juguler avec succès grâce à son génie.

En 2013, le ratio du montant total de la dette publique par rapport au PIB a atteint 45,7%, contre 26,1% en 2008. En outre, le pays s’oriente de plus en plus vers le marché international des capitaux avec un emprunt obligataire de 200 millions de dollars en 2009 qui a été racheté en 2011 par un autre de 500 millions de dollars au taux de 8,5%. En 2014, le Gouvernement a de nouveau émis un emprunt obligataire de 500 millions de dollars à un taux plus faible de 6,5%. En effet, les besoins d’investissement du pays ont augmenté avec le financement des grands travaux et projets inscrits dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE) se traduisant par une hausse de l’endettement public .

A l’issue de la 5ième mission de contrôle à Dakar, du 7 au 19 septembre 2017 prévue par l’Instrument de Soutien à la Politique Economique (ISPE) approuvé en juin 2015, le FMI s’est inquiété de l’endettement du pays. Le service de la dette, soit la somme que le Sénégal doit payer chaque année pour honorer sa dette, qui s’élevait à 24% des recettes de l’Etat en 2014 est passé à 30% en 2017 .

Au mois d’avril 2017, déjà, la Banque mondiale, en marge du lancement du rapport d’Africa’s Pulse, avait attiré l’attention des autorités sénégalaises sur les dangers liés à un tel endettement gonflé par le lancement de projets pharaoniques dans le cadre du Plan Sénégal Émergent. (PSE) « La dette du Sénégal est soutenable, mais il y a des nuances. Elle ne met pas en danger la stabilité du cadre macro-économique, mais elle coûte cher », avait, déclaré l’économiste principal de la Banque.

Qui plus est, la structure de cette dette, qui est à 10 % des revenus de l’Etat, est telle qu’une augmentation de la valeur du dollar impactera sur les capacités du Sénégal à s’acquitter de ses obligations vis-à-vis des institutions financières.
Il s’y ajoute qu’avec un Programme Triennal d’Investissements Publics (PTIP) 2017-2019 facturé à 4.791, 787 milliards de F CFA, soit une hausse de 925, 714 milliards de FCFA comparativement au précédent et comprenant 722 projets et programmes, les services du Ministère de l’Economie des Finances et du Plan vont devoir beaucoup emprunter car n’ayant pas le génie d’inventer de nouvelles techniques de financement innovants.
Certes le Sénégal a vu son taux d’endettement grimper de 20 % en 2006 à près de 43 % en 2012. Des initiatives, à haute teneur sociale, comme le Plan Takkal étaient à ce prix.
Le Sénégal a émis le 16 Mai 2017 des obligations souveraines sur les marchés financiers internationaux (dénommés eurobonds) pour un montant de 1 milliard 100 millions sur une maturité de 16 ans à un taux de 6,25%. C’est la 4ième émission après celle de 2009, 2011( 8,75%) et 2014 .Le niveau d’endettement du Sénégal croit à un rythme exponentiel. Selon la Banque mondiale, le ratio du montant total de la dette publique par rapport au PIB a atteint 47 % en 2013 ( à noter que ce chiffre est différent de celui donné par le Gouvernement) .

Notre pays est le seizième pays parmi les plus endettés de l’Afrique subsaharienne. La Direction des Prévisions et des Etudes Economiques (DPEE) indique que « l’encours de la dette publique totale est projeté à 5530,1 milliards FCFA à fin 2017, soit un accroissement de 6,7%, comparativement à 2016 ».le Représentant du FMI au Sénégal disait en mars 2016 que « le moindre dérapage peut faire passer le Sénégal de l’autre côté de la barre ». Le taux d’endettement de l’Etat du Sénégal dépasse assez largement ceux des pays comme le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

Le service de la dette publique a évolué de 23,5% passant de 680 milliards de FCFA dans la Loi des Finances Initiale (LFI) 2017 à 839, 8 milliards de FCFA en 2018 . Selon la DPEE, la dette est projetée à 6564,2 milliards de FCFA en fin 2018. Le Sénégal ne peut pas continuer perpétuellement à avoir un service de la dette qui étrangle les finances publiques. En 2017, le pays a accusé du retard s’agissant du paiement du service de sa dette alors que le PSE est en pleine réalisation. Cela pourrait conduire à l’insolvabilité du Sénégal. Donc, le Ministre de l’Economie et des Finances, Amadou BA, a beau réunir tous ses services devant les journalistes pour démentir les craintes et révélations des observateurs avertis sur le niveau d’endettement du Sénégal, mais il n’en demeure pas moins que les faits sont têtus. Nous allons bientôt dépasser les 70% pour nous retrouver mauvais élève de l’UEMOA. La situation est d’autant plus inquiétante que les emprunts ne sont pas toujours utilisés à bon escient , sinon comment justifier un financement de plus de 738 milliards de FCFA pour un TER de 57km là où le TGV du Nigéria n’a couté que 532 milliards de FCFA pour 187 km, 57 milliards de FCFA pour des lampadaires, 39 milliards de FCFA pour la réfection du Building Administratif , alors que la première partie des sphères ministérielles de Diamniadio vient d’être inaugurée.

La dette continue d’augmenter d’une manière vertigineuse alors que la croissance se situe entre 6% et 7% . En effet, la Banque Mondiale dans son rapport publié le 5 juin 2018 intitulé « perspectives économiques mondiales » indique que la croissance du PIB du Sénégal est de 6,8% en 2017. Idem en 2018 et en 2019 .Celle-ci ne sera de 7% qu’en 2020 .Or, le Gouvernement se glorifie d’un taux de 7,2% en 2017.A quel taux se fier ? c’est dire que les chiffres annoncés par le Gouvernement de Macky SALL ne sont d’aucune fiabilité. L’Etat cherche en réalité à masquer ses nombreuses incompétences et ses difficultés de trésorerie par des effets d’annonces pour divertir le peuple.
Il devrait plutôt se concentrer à trouver des solutions pour le règlement de sa longue liste de dettes qui ont pour noms :
Les 16 milliards de FCFA aux établissements privés
Plus de 80 milliards de FCFA aux enseignants depuis 2014
Dettes dues aux collectivités territoriales
Dette de plus de 20 milliards de FCFA à ECOBANK concernant la bourse des étudiants
Dette intérieure due aux entreprises
Dette due au secteur de l’énergie ( 293 milliards de FCFA) et qui a abouti à la signature du Décret 2018-1943 instituant une taxe parafiscale au profit du Fonds de Soutien au secteur de l’Energie dénommée « Taxe sur l’Energie à usage industriel » en date du 26 octobre 2018).

Et la liste est encore longue….. sans compter les multiples scandales politiques judiciaires et économiques qui jonchent le magistère du Président SALL dont certains peuvent être assimilés à de la haute trahison et qui ont pour noms :

Affaire Arcelor MITTAL. Pourquoi l’Etat du Sénégal a-t-il accepté d’encaisser de MITTAL 75 Milliards de FCFA au lieu de 2500 Milliards fixés par le Tribunal arbitral de Paris ?

La condamnation de Karim WADE. Pourquoi est- il le seul Ministre d’Etat à être déféré devant la CREI et condamné sur les 25 ciblés par la CREI ?

Affaire BICTOGO. Pourquoi l’Etat a-t-il dédommagé à hauteur de 12 milliards de FCFA la société SNEDAI de l’homme d’affaires ivoirien Adama BICTOGO naguère attributaire du marché de production des visas biométriques d’entrée au Sénégal ? ( cette mesure a été effective de septembre 2012 à mai 2015)
Radiation de Ousmane SONKO de la Fonction Publique
Le dossier du Pétrole et du Gaz avec l’implication du Frère du Président
Le dossier de la Traque des biens mal acquis avec la réactivation de la CREI
La défénestration de Nafi NGOM KEITA de la tête de l’OFNAC
La lettre de démission du juge DEME
Les interdictions systématiques de marches
Le « wakh wakhete »du Président concernant son mandat Présidentiel (7ans au lieu de 5ans comme promis)
Les pannes répétitives de machines de radiothérapie privant ainsi les malades du cancer de se soigner
Les fuites spectaculaires constatées lors du BAC 2017
Le Cadeau de la Caisse de dépôts et consignations au frère de Macky Sall. La Caisse de Dépôt et de Consignation (qui échappe actuellement à tout contrôle) a été créée par le Président WADE. Trois mois après sa création elle accusait un actif de 50 milliards de FCFA. Macky l’a offerte à son frère en le nommant à la tête. Cette grande banque sponsorise le grand bal de Youssou NDOUR ami du Président à Bercy (18 novembre 2017) . En même temps ,elle fidèlise la Radio et la Télévision de Youssou NDOUR, les deux médias très écoutés au Sénégal.
La gestion du processus électoral concernant les législatives du 30 juillet 2017
Les financements douteux de la Fondation «Servir le Sénégal » fondation de Mme Macky Sall.
Ethnicisation des postes au Sénégal et dans les Ambassades
Le dossier du « Diesel sale » révélé le 15 septembre 2016 par l’ONG publique Eye exposant ainsi nos populations aux substances chimiques cancérigènes
Les membres du parti présidentiel épinglés par les corps de contrôle ne sont jamais inquiétés. Les deux exemples les plus flagrants sont: le Directeur Général du COUD, Cheikh Oumar HANNE, qui a été épinglé par l’OFNAC et l’ARMP.D’autre part, le Directeur National des Transports Routiers, El HADJ SECK NDIAYE WADE a été inculpé pour corruption en avril 2016 par le juge d’instruction du 1er cabinet sis au tribunal de grande instance de Louga puis placé sous mandat de dépôt avant de bénéficier quelques jours plus tard d’une liberté provisoire. Par décret présidentiel No 2016-985 du 13 juillet 2016, il a été nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds d’Entretien Routier Autonome du Sénégal (FERA). Il y a aussi Ciré DIA de la Poste.
L’affaire « Lamine DIACK »
La Banque de Dakar
Augmentation de 14 milliards de FCFA du budget 2018 de la Présidence de la République et de 48 milliards de FCFA du budget 2018 du Ministère de l’hydraulique occupé par le beau frère du Président
Les accords de pêche qui ne sont pas à l’avantage du Sénégal
La subvention mensuelle donnée aux épouses des ambassadeurs

Heureusement que le Ministre de l’Economie des Finances et du Plan a fini par avouer le 13 novembre 2018 à l’occasion de la rencontre consacrée à la nouvelle revue du portefeuille des opérations de la Banque Mondiale que le Sénégal « fait face à des difficultés ». Difficultés qu’il tente d’expliquer par des subventions accordées à la SENELEC.

La référence récurrente à l’année 2011 s’explique car il ne faut pas oublier qu’il y avait un commando de pyromanes qui brulait le pays afin de le rendre ingouvernable.
2011 n’est pas une référence, ce qu’il faut retenir du magistère de WADE en matière d’économie et de finance ce sont, entre autres, les éléments suivants :

Le Sénégal est le seul pays à respecter de 2004 à 2006 ,7 des 8 critères de convergence de l’UEMOA.

Création de l’Agence Nationale chargée de l’Investissement et des Grands Travaux (APIX) en 2000.

Bon classement du Sénégal au « Doing Business 2009 ».

Plusieurs réformes et mesures ont été adoptées pour améliorer l’environnement des affaires.

Vote de la loi sur les « BOT » en 2004, à l’Assemblée Nationale.

Mise en place de la Commission Nationale de lutte contre la Corruption, la Non Transparence et la Concussion en 2004.

De 2000 à 2006, le taux d’inflation s’est établi en moyenne à 1,6% largement en dessous du seuil de 3% fixé dans le cadre de la surveillance multilatérale de l’UEMOA.

En 2001, le Sénégal a contribué par le plan Oméga au NEPAD, qui est un plan initié intégralement par des Africains, pour sortir l’Afrique du sous développement dans lequel elle s’est trouvée à la suite de trois siècles d’esclavage, d’un siècle de colonisation et de plusieurs décennies d’exploitation. Le Président WADE était en charge des secteurs suivants, dans le cadre du NEPAD : infrastructures, énergie, NTICS et environnement.

Mise en place du Conseil Présidentiel sur l’Investissement (CPI) en novembre 2002, dont la mission principale est de renforcer le dialogue entre le Gouvernement et les investisseurs, afin d’accélérer le processus d’identification et de mise en œuvre des réformes propres à améliorer l’environnement des affaires.

Mise en place d’un dispositif interministériel de suivi des réformes du CPI en 2010.

En novembre 2007, le Sénégal a signé avec le FMI un nouveau Programme Economique et Financier appuyé par l’Instrument de Soutien à la Politique Economique (ISPE).
Entre 2006 et 2008, les réponses conjoncturelles apportées aux crises énergétiques et alimentaires, ont coûté à nos finances publiques un montant de 374 milliards de FCFA sous forme de subventions directes et indirectes.

Elaboration et mise en œuvre du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) de première génération (2003/2005) et de deuxième génération (2006/2010). La troisième génération couvre la période 2011/2015) .

2005/2007 : Définition de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) articulée autour de l’Axe 1 du DSRP et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et qui intègre les programmes mis en exécution dans le cadre de l’Initiative du Millenium Challenge Account (MCA) et la Stratégie de Développement du Secteur Privé.

Adoption de la loi sur la SCA en décembre 2007 et signature de son décret d’application en janvier 2008.

En 2008, le Sénégal a été classé parmi les plus grands réformateurs du monde.

De 2001 à 2006, l’Agence de notation internationale Standard & Poor’s a attribué au Sénégal les notes « B » à court terme, et « B+ » à long terme.

Le Sénégal s’est engagé dans l’exercice PEFA qui constitue une référence internationale de mesure de la performance des Finances Publiques.

La qualité de la gouvernance économique et sociale est également consacrée par la notation de la Banque Mondiale à travers le CPIA.

Instauration depuis septembre 2001 d’un taux unique de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA).

Les 5 directives de l’UEMOA ont toutes été mises en œuvre dans les domaines de la nomenclature budgétaire, des règles de la comptabilité publique, du Plan comptable de l’Etat, du TOFE-UEMOA et de la loi organique relative aux lois de finances.

Les fonds levés grâce aux émissions obligataires ont permis de contribuer au financement du Programme d’Amélioration de la Mobilité Urbaine.

Eligibilité du Sénégal à l’Initiative PPTE en juillet 2000, et atteinte du point d’achèvement en avril 2004, ce qui a permis de mobiliser beaucoup de ressources extérieures.
L’année 2006 a été marquée par l’éligibilité du Sénégal à l’Initiative d’Annulation de la Dette Multilatérale (IADM). Elle concerne 3 organismes multilatéraux : La Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et le Fonds Africain de Développement dont l’annulation totale du stock de dette se chiffre à 1112,8 milliards de FCFA.

En 2006, en ce qui concerne le secteur financier, l’arrivée de la Banque Régionale des Marchés (BRM) a porté le nombre d’établissements de crédits agréés à 21, dont 18 banques et 3 établissements financiers. Le Produit Net Bancaire s’établit à 133 milliards de FCFA en 2006. Les crédits au secteur privé se sont établis à 1246 milliards de FCFA.

Augmentation record des recettes douanières : de 192 milliards de FCFA en 2000 à 459 milliards de FCFA en 2010.

Recours de plus en plus au marché monétaire et financier de la sous région contrairement aux avances statutaires qui avait entraîné un niveau d’endettement de l’ordre de 73 milliards de FCFA avant l’Alternance.

Institution de la Contribution Globale Unique (CGU) pour élargir l’assiette aux Petites et Moyennes Entreprises (PME).

35 mesures dégagées lors du Conseil Présidentiel sur l’Investissement (CPI ) de Mai 2004 qui ont été à la base de la révision du Code Général des Impôts en 2004.

Baisse de l’impôt sur les sociétés de 35 à 33% en 2004 puis à 25% en 2006 afin de rendre plus attractif l’investissement dans le pays.

Baisse du taux du droit progressif pour l’imposition des revenus salariaux de 13 à 11%.

Programme spécial de recrutement de 15000 agents dans la Fonction Publique.

Programme d’amélioration de la rémunération des fonctionnaires étalé sur 3 ans ( 2004/2006).

Installation du logiciel SIGFIP de gestion des finances publiques en 2004.

Code des obligations de l’Etat réformé en 2006.

Code des marchés réformé en 2007.
L’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP) et la Direction Centrale des Marchés Publiques (DCMP) ont été rendues opérationnelles en janvier 2008.

Le système national de passation des marchés publics a fait l’objet d’une deuxième revue externe en janvier 2009 , jugée satisfaisante en référence aux critères de l’OCDE en la matière.

La Gestion Axée sur les Résultats (GAR) est en cours d’implantation dans les Ministères.

12 Ministères sectoriels sont sous Cadre de Dépenses Sectoriel à Moyen Terme (CDSMT).

Depuis 2000, il a été ainsi procédé à une rupture en passant de l’approche – projet à l’approche-programme, permettant d’inscrire dans le budget de la collectivité, les contributions des Partenaires Techniques et Financiers (PTF).

Plusieurs initiatives concernant les procédures budgétaires ( Progiciel ASTER, le SIGTAS, le D – AIDA etc…) ont été prises par le Ministère de l’Economie et des Finances pour améliorer son système d’information.

Le Sénégal est le deuxième pays à bénéficier de l’African Growth Opportunity Act (AGOA) en 2003 , après l’Ile Maurice .

Accords d’annulation de dettes signés avec les Pays Bas, l’Allemagne, la Belgique, les Etats Unis, l’Italie, le Royaume Uni, le Canada, l’Espagne ainsi qu’avec les Institutions multilatérales , telles que la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et l’Union Européenne. Ces annulations ont permis à notre pays de mobiliser du 22 juin 2000 à fin juin 2003, 58,1 milliards de FCFA sur son service de la dette publique, en guise d’assistance intérimaire.

Une loi introduisant les fonds de pensions privés dans le système de pensions de retraites a été adoptée en 2008.

Réorganisation des administrations fiscales et douanières avec un recrutement de 105 agents à la Direction Générale des Impôts et Domaines (DGID).

Stratégie de mise en œuvre de la décentralisation du Budget Consolidé d’Investissement (BCI) en février 2006.

Programme triennal ( 2003/2005) de Politiques Economiques et Financières conclu en avril 2003.

Cadre de concertation et de dialogue mis en place en 2008, notamment les rencontres trimestrielles entre le Gouvernement, les PTF et d’autres acteurs sous l’égide du Premier Ministre.

Accords – Cadre d’Arrangement des Appuis Budgétaires (ACAB) adopté entre le Gouvernement et les PTF.

Lettre de Politique de Développement du Secteur Postal signée en 2003.

Privatisation de la SONACOS finalisée en 2005.

Création de la Direction de l’Appui au Secteur Privé en 2008.

Suppression de la surtaxe SAR en décembre 2000.

Validation de la lettre de politique Sectorielle de la Micro-Finance en décembre 2004.

Revue de la loi sur les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) en 2008.

Le cumul des inscriptions entre 2000 et 2010 établi à 15 259 milliards de FCFA est supérieur au cumul réalisé entre 1960 et 2000, avec 11 365 milliards de FCFA.

Pour augmenter le taux de bancarisation, le Sénégal a transposé dans le droit interne, la directive de l’UEMOA relative à la promotion de la bancarisation et l’utilisation des moyens de paiement scripturaux. Ainsi, toute opération financière entre l’Etat et un tiers portant sur plus de 100 000 FCFA doit être effectuée par chèque ou virement.

Le Produit Intérieur Brut ( PIB) par tête d’habitant est passé de 347 700 FCFA en 2000 à 588 000 FCFA en 2010.

L’investissement privé au Sénégal est passé d’une moyenne annuelle de 464 milliards de FCFA avant 2000, à une moyenne de 1047 milliards de FCFA entre 2005 et 2009.

Concernant, les Investissements Directs Etrangers (IDE), entre 2000/2004, on note une moyenne annuelle de 70 milliards de FCFA, représentent 11% de l’investissement privé. Entre 2005 et 2009, on note une moyenne de 147 milliards de FCFA correspondant à 14% de l’investissement privé.

Lancement de la WADE FORMULA en 2006 :Son objectif est de montrer qu’en plus d’un profit confortable, les compagnies pétrolières réalisent des surprofits exorbitants, dans une Afrique qui se débat dans une pauvreté endémique. La formule vise à les inviter à participer au financement de la lutte contre cette pauvreté et au développement du continent.

Signature du MCA le 16 septembre 2009 . Le compact du Sénégal lui a donné droit à 540 millions de $US ( 270 milliards de FCFA) destinés à la construction d’infrastructures.

Le délai de création d’une entreprise passe de 58 jours à 48 h.

A la demande du Président de la Banque Mondiale, dans le cadre de la 16 ème Reconstitution des ressources de l’IDA, accord final conclu le 15 décembre 2010, sur une enveloppe financière de 49,3 milliards de dollars grâce au Plaidoyer du Président WADE.

Dans le rapport de la Banque Mondiale intitulé : « Se connecter pour compétir en 2010 : La logistique commerciale dans l’économie mondiale » , sur 155 pays , le Sénégal s’est classé 58 ème .Ce rapport évalue tous les deux ans l’Indice de Performance Logistique (IPL) , qui permet de mesurer la performance commerciale du pays sur la base de sa logistique commerciale. Notre pays est classé deuxième en Afrique après l’Afrique du Sud et a progressé de 43 places par rapport au classement de 2007.

APD/APE : Combat du Président WADE contre les Accords de Partenariat Economique (APE). Le Président WADE a envisagé une alternative, en proposant les Accords de Partenariat pour le Développement (APD) .

La double planification est une vision du Président WADE qui préconise une approche à double niveau : une centrale et une autre régionale. Dans les rôles, c’est l’administration centrale qui définit les grandes orientations du développement économique et social de la Nation dans le moyen terme, fixe les objectifs de croissance et de développement social, tout en projetant les agrégats macro économiques et en donnant les axes stratégiques pour leurs réalisations. La planification régionale utilise les orientations données par la planification centrale comme référence, pour concevoir le développement économique et social de la région.

Concernant le secteur des assurances, le chiffre d’affaires et la trésorerie ont quasiment doublé durant la période 1995/2005.

Adoption du code minier en 2003.

Le Président WADE a conçu et fait adopter par le Sommet de l’Union africaine un prélèvement de 1,5% sur les importations de l’Union africaine qui permet d’obtenir par an 1,2 milliards de dollars qui permettront à l’Union Africaine, pour la première fois de son histoire, de ne plus solliciter les anciens pays colonisateurs pour financer notre fonctionnement. Et au même moment, certains continuent de vilipender les anciens colonisateurs. C’est honteux a dit le Président Wade qui a dénoncé cette duplicité. Avant de critiquer ceux qui nous donnent, soyons d’abord indépendants, question de dignité. C’est le sentiment de dignité qui l’a poussé à rechercher absolument un moyen qui nous rend indépendants de près de 60 ans que nous mendions l’argent des anciens colonisateurs tout en les critiquant .

Le Sénégal s’est doté d’un Schéma Directeur de la Statistique en 2007 couvrant la période (2008/2013).

Bilan pour bilan, il faut comparer ce qui est comparable. Nous sommes fiers du bilan économique du Président WADE, économiste émérite reconnu à travers le monde. Ce n’est pas pour rien que son Ancien Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances a reçu le prix de « meilleur Ministre des Finances d’Afrique » décerné par le magazine financier et bancaire « the banker » édité par le « Financial Times ».
Et que lui-même a reçu le Prix du meilleur chef d’Etat d’Afrique décerné à New York au cours d’une cérémonie présidée par le Sénateur DULLUMS, Président de la Commission des finances du Parti Démocrate Américain.
Signé : La Fédération Nationale des Cadres Libéraux ,
FNCL

Karimiste pour recadrer Amadou Ba et Mimi Touré

Monsieur le Ministre de l’économie, des finances et du plan Amadou Ba, déception a été le sentiment le plus partagé des sénégalais en lisant votre communiqué meublé de manipulations, d’imaginations, d’inventions et de mensonges sur des chiffres qui n’ont aucune sources scientifiques.

Monsieur le Ministre, vous avez préféré faire les obsèques de vos valeurs pour vous inscrire dans le faux en voulant apporter une réplique à la lettre rationnelle de Karim Meissa wade adressée aux bailleurs de fonds. La lecture de vos lignes détermine la nature des autorités que nous avons à la tête du pays, car Freud n’a pas tort de penser que « c’est par nos actes manqués que nous trahisons nos secrets les plus intimes ». Dès lors, je ne saurais retenir que mon pays est entre les mains d’un parti qui est une bergerie financière. Des autorités qui dilapident nos ressources et qui sont réfractaires aux critiques pour la transparence dans la gestion des derniers publics.

Monsieur le Ministre, vous avez souligné dans vos écrits que le taux d’endettement du Sénégal est de 47.5%. Cette affirmation ne relève pas de la réalité. Vous n’avez pas le droit de nous raconter des contrevérités. Le Sénégal s’est actuellement endetté à hauteur de 61% et le seuil d’endettement fixé par l’UEMOA est de 70%. Il s’y ajoute les 7356 milliards mobilisés auprès des bailleurs du Groupe Consultatif de Paris ce début de semaine.

Comment pouvez-vous nier les tensions de trésorerie alors que vous avez personnellement fait une sortie médiatique récente pour confirmer cette situation que les économistes ont longtemps laissé entendre ? Et vous aviez déclaré deux mois avant que l’Etat est liquide de 700 milliards.

Karim Wade n’a-t-il pas raison de demander l’audit des financements de la première phase du PSE?   Vous vous endettez au nom du peuple sénégalais. Pourquoi ce ‘’Dioufourisme’’ si la gestion était vertueuse ?

Nous nous souvenons encore les 1200 milliards empruntés par Macky Sall alors que l’Assemblée Nationale n’avait autorisé que 641 milliards.

Monsieur le Ministre, vous aurez dû avoir honte de nous décrire le PSE comme vision. Qui ne se souvient pas que 2.5 milliards sont versés à un cabinet français pour nous écrire ce programme bidon qui est loin de prendre en compte les réalités et préoccupations des sénégalais. Que d’incohérence et de paradoxisme dans un programme qu’aucun Ministre ne maitrise. En tout cas, on ne peut pas s’attendre grande chose à des Ministres, dès lors que leur capitaine manque de courage et de vision. Je veux m’arrêter sur Diamniadio que beaucoup voient votre vision limitée. Je rappelle pour l’histoire que le Président Wade avait confié à l’ancien Ministre Aicha Agne Pouye ce projet pour interconnecter Dakar et Thiès. Et le plan d’urbanisme a été validé en Conseil interministériel par un jeune du nom Habib Mbaye lorsque Macky Sall était Premier Ministre. Ce projet devait être financé par les américains à hauteur de 400 milliards. C’est exactement ce que Macky Sall déroule présentement à Diamniadio dans l’hypocrisie intellectuelle.

Monsieur le Ministre, si les sénégalais ne connaissent plus de coupure d’électricité, on le doit au plan TAKKAL qui a commencé à fleurir la veille de l’alternance de 2012. Ce qui avait fait dire Karim Wade à Aly Ngouye Ndiaye lors de la passation de service « Monsieur le Ministre, je vous laisse un secteur avec zéro délestage ». Il est vrai que l’Etat est une continuité, mais ayez l’honnêteté intellectuel de nous reconnaitre notre mérite. Vous êtes toujours dans votre logique de récupération de projets dont vous n’aviez fait que la peinture. Laissez-moi citer parmi tant d’autres l’aéroport Blaise Diagne, l’Arène Nationale, les bateaux Aguène et Diamogne qui font le trajet Dakar-Ziguinchor, l’autoroute Illa Touba lancée par karim wade, le prolongement de l’autoroute à péage, le musée des civilisations noires, l’électrification rurale, etc.

Monsieur le Ministre, vous avez évoqué la diminution d’un taux de 10% dans les factures d’électricités. Je rappelle que c’est par incompétence que vous êtes limité à ce niveau même si par ailleurs cette affirmation est loin de refléter sur nos factures. Avec Wade le baril du pétrole a connu des prix exorbitants qui variaient entre 130 à 140 dollars. Par contre, le baril du pétrole a connu une baisse sous le règne de Macky Sall jusqu’à 30 dollars.                                Monsieur le Ministre, pourquoi vous n’avez pas eu cette élégance de revenir sur ces réalités dans vos arguments comparatifs ?

Monsieur le Ministre, vous ne cessait dans le paralogisme de revenir sur le taux de croissance dans toutes vos interventions. Vous avez déclaré 7.2% cette année.                          Quelle est l’étude scientifique qui détermine ce pourcentage ?

En réalité, le taux de croissance du Sénégal ne dépasse pas 5% de 2012 à nos jours. Le dernier rapport publié par l’ANSD date de 2014. Et le taux de croissance est fixé à 4.3%.

Monsieur le Ministre, 56% des sénégalais sont actuellement pauvres, et 46% sont extrêmement pauvres. Par contre, 46.7% des sénégalais ont été pauvres en 2011, et 6% ont été dans l’extrême pauvreté (Document officiel ANSD et se trouve même dans le PSE).

Monsieur le Ministre, tu as dessiné une gestion calamiteuse de notre régime.

N’as-tu pas été le Directeur Général des Impôts de 2005 à 2012 ?

Tout ce qui a été conduit par Wade, vous l’avez fait avec lui. Mais bon, avec cette attitude, je ne serai pas surpris de vous voir un jour vous dégager de toutes responsabilités de la gestion de Macky Sall. C’est lâche. Les grands hommes s’assument.

Monsieur le Ministre, comment osez-vous donner des leçons de bonne gouvernance ?

Votre régime a connu une criminalité financière sans précédente. Les 12 milliards de Bictogo, les 29 milliards du PRODAC, les 90% du pétrole donnés à Aliou Sall, le dossier Coud, le dossier Poste, le dossier du port autonome de Dakar, la surfacturation de 40 milliards pour la réfection du building administratif alors que le financement a été initialement fixé à 17 milliards, les 98 milliards récupérés de MITTAL alors que le Sénégal devait être indemnisé à 2500 milliards, la surfacturation de 1200 milliards du TER, les 52 milliards pour la confection des cartes biométriques CEDEAO, Maréme Faye Sall se promène avec un guichet automatique mobile, les 500.000 Fcfa versés mensuellement aux femmes des ambassadeurs, la création d’une banque nommée Banque de Dakar par Aliou Sall pour seulement faire du blanchissement d’argent, etc. C’est sous vos règne que nous avons vu un DG, notamment Cheikh Omar Hann organisé un meeting de deux heures de temps à 200 millions Fcfa. Vous avez tout dernièrement débloqué plus de 1 milliard du contribuable pour organiser à Dakar aréna votre investiture. Vous aurez dû ajouter dans vos argumentaires que Macky Sall vient de se payer un véhicule à 1 milliards de Fcfa.

Monsieur le Ministre, j’ai été estomaqué de vos allégations lorsque vous écrivez que les denrées de premières nécessités et le coût de loyers ont connu une baisse remarquable. Dans quel pays vivez-vous ?

Je ne crois pas que vous soyez dans mon Sénégal qui traverse les pires moments de sa vie.

Ne savez-vous pas que certaines zones de notre pays sont menacées par la famine ?

Monsieur le Ministre, j’ai été scandalisé de vos affirmations sur la CMU et les bourses de sécurité familiales. Vous devez arrêter ces théories et respecter les sénégalais. Les citoyens qui vont quotidiennement dans les hôpitaux savent que la CMU relève de la pire manipulation. Les hôpitaux ne s’engagent plus à cause de la dette que l’Etat les doit. Les BSF qui doivent être une redistribution des ressources sont utilisées pour des finalités politiques. Elles sont exclusivement faites pour les militants et sympathisants de l’APR. On ne peut pas noter une seule bénéficiaire engagée politiquement dans l’opposition.

Monsieur le Ministre ne savez-vous pas que beaucoup de zones ne voient toujours pas de liquide précieux ?

Ne savez-vous pas que les syndicalistes de la santé sont à leur 17ème plan d’action ?

Ne savez-vous pas que les syndicats d’enseignement ont déposé leur préavis de grève et comptent aller en mouvement dès le retour des fêtes, parce que le gouvernement n’a pas honoré ses engagements ?

Ne savez-vous pas que 40.000 étudiants sont renvoyés des écoles privées à cause d’une dette de 16 milliards ? Or vous avez déclaré que le gouvernement n’a pas le problème de payer ses dettes aussi internes qu’externes.

Ne savez-vous pas que les étudiants sont vandalisés ou même tués avant de percevoir leurs bourses ?

Pourquoi n’avez-vous pas évoqué le nombre d’emplois créés ?

Savez-vous que le Sénégal enregistre depuis deux ans plus de 200.000 jeunes diplômés dans l’année ?

Quant à Mimi Touré, on ne saurait donner une importance à quelqu’un qui a été désavoué, malmené, humilié et liquidé politiquement par son propre parti. Elle n’a aucune crédibilité. C’est pourquoi elle se lance pitoyablement dans le caméléonisme politique pour chercher une base. Elle voit de Karim Wade le moyen d’exister. C’est ce qui justifie ses attaques sans fondements. Vous avez fait le tour du Sénégal, et aucune localité ne veut de vous. En fait, vous êtes encombrante pour Macky qui s’est rendu compte que vous êtes la principale source de tous les maux que traverse son régime. Vous avez fait le mensonge votre oxygène, voilà pourquoi les gens fuient votre contagion.                                                                                                              Mme le Ministre, vous avez échoué dans votre mission d’intimidation et de liquidation d’un candidat qui ne donne pas le sommeil à votre patron. Vous serez toujours misérable tant que vous portez ces tonnes de haine, de rancune et de méchanceté dans votre cœur. C’est à vous de vous rendre à l’évidence et accepter que les sénégalais portent Karim Meissa Wade au plus profond de leurs cœurs chaque jour qui passe.

Malang FADERA, Coordonnateur National des Elèves et Etudiants du Mouvement Karim Président.

 

Amadou Ba sert une réponse au vitriol à Karim Wade

Dans une lettre ouverte publiée le 16 décembre 2018, M. Karim Wade a cru bon d’inviter la communauté des partenaires techniques et financiers à faire un audit des finances publiques et un état des lieux de la situation économique et financière du Sénégal. S’il s’en était arrêté à cela, il n’y aurait probablement rien à dire. Son propos serait classé dans le chapitre de ses délires épisodiques indiquant certainement un mal être d’un enfant gâté depuis son exil doré au Qatar. Mais son discours malintentionné et truffé de contrevérités décrivant une « situation alarmante de l’économie sénégalaise » ne peut rester sans réponse dans le seul souci de rétablir la vérité sur les faits évoqués. Il n’est pas superflu de revenir tout d’abord sur l’héritage du régime PDS en quelques chiffres avec :
une croissance économique atone de 3,5% en moyenne sur les 10 dernières années de 2002 à 2012 ;
un déficit budgétaire de plus 6,7% du PIB en 2011 ;

un solde négatif du compte courant de la balance des paiements qui atteint 10% du PIB reflétant la prépondérance des importations de Biens et Services par rapport aux exportations ;
des tensions budgétaires caractérisées par un besoin net de trésorerie de 302,572 milliards de FCFA ;
une Position Nette du Gouvernement (PNG) caractérisée par un excédent de dettes de 166 milliards de FCFA ; une hausse généralisée des prix de 3,4% en 2011 ;
une baisse des productions céréalières de plus de 61% en 2011 ; un secteur industriel en déliquescence, avec la crise des ICS et de la SONACOS, parmi les fleurons de notre industrie ; une forte demande sociale non satisfaite, avec un coût élevé de la vie ;une crise énergétique, sans précédent, avec un déficit de production occasionnant plus 911 heures de coupure par an ;
Oui, M. Karim Wade a cru devoir encore parler d’énergie, évoquant dit-il de « graves erreurs de gestion dans le secteur ». Il a peut-être oublié les épreuves auxquelles les sénégalais ont été soumis, eux qui restaient dans le noir des journées et nuits entières entre 2008 et 2011. Les sénégalais se rappellent encore des locations onéreuses de générateurs électriques avec le Pan Takkal et des compensations tarifaires pesantes pour les finances publiques (105 milliards en 2011), sans parler des conséquences désastreuses sur toutes les activités économiques qui se sont traduites par une croissance économique de seulement 1,7% et un déficit budgétaire de 6,7% en 2011.
Le peuple meurtri par tant de souffrances avait alors exprimé sa colère dans des émeutes mémorables en juin 2011. Où étiez-vous alors, M. le Ministre du Ciel et de la Terre ?
Jamais, de mémoire de sénégalais, les PME/PMI n’ont autant souffert que durant cette période.
Les sénégalais se rappellent encore les errements, l’arrogance et l’insouciance dans la gestion des deniers publics durant cette période. Ils découvriront tôt ou tard les sommes faramineuses qui ont transité sur vos comptes à Monaco, qui ont atterri à Beyrouth. Demain il fera jour.
Les sénégalais se rappellent encore des fonds dilapidés dans un festival de danse qui a englouti plus de 100 milliards de FCFA dont 15 milliards de FCFA délestés du Fonds de Soutien de l’Energie et 25 milliards des programmes spéciaux de Touba et Tivaouane. Les dépenses extrabudgétaires occasionnées par l’organisation du sommet de l’OCI résultaient de la signature par le père de plus de cent décrets d’avance d’un montant de 425,9 milliards FCFA pris entre 2007 et mars 2012 dont quarante-quatre (44) décrets d’avance pris entre 2011 et mars 2012 pour un montant de 289,7 milliards FCFA. Est-il besoin de rappeler la mallette d’argent remise à un fonctionnaire du FMI en fin de mission au Sénégal.
M. Karim Wade connaît bien les lettres de confort dont le volume entre 2011 et mars 2012 dépasse 153,9 milliards FCFA.
Les sénégalais se remémorent encore, avec beaucoup de peine et d’amertume le bradage de la SONACOS et des terres de l’aéroport Léopold Sédar Senghor pour la construction d’un monument, avec un montage financier scandaleux au détriment des ressources de l’IPRES, et partant de nos vaillants retraités.
Outré par la gestion patrimoniale des ressources et par tant de gabegie, les Sénégalais ont décidé le 25 mars 2012, en toute souveraineté, de tourner le dos au régime prédateur que vous avez incarné.
M. Wade, nous sommes très à l’aise pour faire un état des lieux. Le Président de la République M. Macky SALL qui a bénéficié de la confiance des sénégalais et de celle de la communauté des partenaires techniques et financiers a pris la mesure de vos errements et y a apporté des actions correctives, dès les premières heures de son mandat, à travers, notamment :
la baisse des prix des denrées de première nécessité (riz, sucre, huile) dès avril 2012 ;
la mise en place d’une couverture budgétaire pour la campagne agricole et la prise de mesures de sauvegarde du bétail en 2012 ;
la baisse de l’impôt sur les salaires qui s’est traduite par un transfert au profit des travailleurs de 40 milliards et donc une amélioration de leur pouvoir d’achat.
une revalorisation de la masse salariale moyenne annuelle qui est passée de 4.682.662 FCFA à 5.059.259 FCFA par agent de l’Etat.
la baisse du loyer d’habitation ;
la rationalisation des dépenses publiques, permettant de concentrer les efforts sur les investissements ;
l’élaboration du PLAN SENEGAL EMERGENT : une nouvelle vision du développement, porteuse d’une plus grande ambition pour accélérer la croissance, lutter contre les inégalités, renforcer la gouvernance et consolider l’Etat de droit ;
les programmes de modernisation de l’agriculture, qui ont permis de multiplier par deux, voire trois, les productions pour toutes les spéculations en cinq ans, avec un prix au producteur de l’arachide de 210 FCFA (inédit dans notre histoire) et la suppression totale des bons impayés ;
les programmes de correction des disparités spatiales (PUDC, PROMOVILLES, PUMA) et d’inclusion sociale (gratuité des soins, couverture maladie universelle, bourses de sécurité familiale, etc).
Vous le savez sans doute M. Wade, le parc de production énergétique de 571 Mégawatt en 2011 que vous avez laissé est passé aujourd’hui à plus de 1100 MW en 2017, avec un coût de production réduit à 55 FCFA le kilowatt heure (contre 110 FCFA en 2011), grâce à un mix énergétique, ce qui a permis une baisse récente des tarifs de l’électricité de 10 %.
Vous prédisez le chaos pour un pays dont les productions rizicoles, arachidières, horticoles ont été multipliées chacune par plus de trois entre 2012 et 2017.
Il ne vous a pas échappé que le Sénégal se positionne aujourd’hui comme l’une des économies les plus diversifiées et performantes de la région, et l’un des moteurs de la zone UEMOA avec une croissance moyenne supérieure à 6% sur les cinq dernières années.
Il est peut être bon de vous rappeler qu’en 2006, le taux d’endettement du Sénégal avait drastiquement baissé pour passer de 78% à 21% du PIB à la faveur de l’éligibilité de notre pays aux initiatives de réduction de dettes PPTE et IADM. Mais cette dette s’est reconstituée à un niveau record entre 2006 et 2011, avec un taux d’endettement public qui est remonté jusqu’à 40%, soit 19 points d’augmentation en 5 ans. L’analyse de l’encours au 31 décembre 2017 montre aussi que notre dette est constituée à 53% de prêts contractés entre 2000 et mars 2012, pour une valeur de 2198.8 milliards de FCFA.

Malgré tout, le Sénégal a toujours un ratio d’endettement de 47,5%, largement inférieur à la norme communautaire de l’UEMOA fixée à 70%. Il reste encore à ce jour un pays à risque de surendettement faible, notamment, grâce au faible coût de sa dette, à dominante concessionnelle, avec une maturité moyenne élevée. Les récentes notations des Agences Moody’s et Standard & Poor confirment l’excellente qualité de la signature du Sénégal.

M. Wade, vous devez savoir qu’entre 2000 et avril 2012, soit sur douze (12) ans, l’appui de la communauté internationale à notre pays a porté sur une enveloppe de 3.790 milliards de FCFA.
De 2012 à nos jours, soit en sept (7) ans, cette même communauté internationale a consenti un appui financier de 7.690 milliards de FCFA pour accompagner la mise en œuvre des stratégies de développement du Sénégal, sous le mandat du Président Macky SALL.
C’est une preuve évidente de leur confiance dans la qualité de nos politiques et dans la rigueur de notre gouvernance.
Notez également bien M. Wade que le Sénégal n’a jamais connu de défaut de paiement aussi bien pour sa dette intérieure que sa dette extérieure.
Voilà la réalité. Les faits sont têtus.
Le Sénégal, c’est aujourd’hui une économie qui progresse à un rythme bien supérieur à la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne (2,6% en 2017) et des économies émergentes en général (4,6% en 2017).
Pour finir, il est important de vous inviter à mieux vous imprégner des réalités de votre pays, un pays qui s’est inscrit de manière irréversible dans une nouvelle trajectoire de développement avec le Plan Sénégal Emergent.
Le Sénégal est un pays qui se transforme au quotidien à travers un mouvement d’ensemble qui insuffle une nouvelle dynamique dans tous les secteurs d’activités.
Nous sommes bien conscients de l’ampleur des défis qui se posent à notre pays et de leur complexité.
Mais notre motivation vient de la satisfaction des sénégalaises et des sénégalais qui nous témoignent leur satisfaction quand ils empruntent chaque jour de nouvelles routes et de nouvelles autoroutes, quand ils fréquentent de nouvelles infrastructures de dernière génération dans tous les secteurs, en milieu urbain comme en milieu rural, parce que justement nous aspirons à ce qu’il y a de meilleur dans le monde pour eux.
La satisfaction de ces milliers de sénégalais anonymes, paysans, pêcheurs, éleveurs, ouvriers, commerçants, entrepreneurs, j’en passe, est notre source quotidienne de motivation.
Notre motivation, c’est aussi la confiance que la communauté des partenaires techniques et financiers, qui connaissent le Sénégal mieux que vous, nous témoignent tous les jours en apportant un appui soutenu, à chaque fois que de besoin, à nos politiques.








Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan

Affaire Prodac: Amadou Bâ esquive

YERIMPOST.COM Amadou Bâ est la seule personne pouvant éclairer la lanterne des Sénégalais au sujet des 29 milliards, mais lui esquive la question qui fâche. Nous parlons du scandale Prodac. Le ministre Mame Mbaye Niang, qui a été éclaboussé par ce dossier, a toujours renvoyé la balle aux services du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan qui, selon lui, ont signé le contrat financier. Face aux députés, le ministre Amadou Bâ évite de s’épancher. « Je pense que, très bientôt, la Cour des comptes et les autres structures de contrôle vont faire leur travail. Chaque année, des centaines de marchés sont approuvés, signés par le ministère de l’Economie et des Finances. Donc, il n’y a pas de quoi spécifier sur un marché en particulier », a-t-il dit aux élus qui sont restés sur leur faim. Le peuple aussi.







Amadou Ba persite et signe: « Les finances publiques se portent bien… »

YERIMPOST.COM Les finances du Sénégal se portent bien, malgré les coûts mondiaux élevés du baril de pétrole. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Economie des Finances et du Plan. Amadou Ba était face aux députés pour défendre la loi de finances 2019. A l’en croire, le Sénégal dispose d’un compte de réserve de plus de 230 milliards de F CFA. Ce compte témoigne à suffisance de la vitalité économique du pays.

Amadou Ba: Entre le marteau et l’enclume ! (Oumou Wane)

Je suis naïve peut-être, romantique sûrement, avec une vision de mon pays à l’eau de rose et idéaliste, mais quand je lis sous la plume d’un éditorialiste que nous subissons « un banditisme d’Etat sans nom qui met à nu des pratiques policières infâmes », bien loin de pavoiser, je me dis que ce n’est pas la justice sénégalaise qui est désormais à terre, mais bien une certaine presse qui est tombée plus bas que terre.
Dans une contribution publiée sur YerimPost, voilà ce que l’on a pu y lire ces derniers jours : Justice sénégalaise : le déshonneur, le Sénégal serait un « Etat délinquant, et récidiviste, dont les procès ne sont pas équitables ».
Je ne crois pas en « la délinquance ou le banditisme » de nos dirigeants et me méfie de l’intoxication par de fausses nouvelles ou annonces truquées relayées sur les réseaux sociaux et par certains médias. Ce en quoi je crois, en revanche, c’est dans l’information, quand elle est vraie, dans la communication, quand elle juste et dans la considération pour les gens, si elle est sincère.








Le grand problème des dirigeants néo-libéraux du monde entier, c’est de ne pas entendre quand les gens se plaignent et de se montrer méprisants à l’égard des peuples.
Emmanuel Macron vient de l’avouer pour la France, il dit ne pas avoir « réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants », ajoutant que le pouvoir ne leur a « sans doute » pas assez apporté de « considération ».
À défaut de trouver toujours les bonnes solutions, nos concitoyens aujourd’hui attendent des personnels politiques qu’ils aillent au plus près du terrain, pour décider d’une manière différente, en s’engageant davantage.
C’est comme cela que l’on verra s’ils sont courageux ou s’ils ne le sont pas. Le courage en politique n’a jamais servi les sondages, mais il est un bon un outil de gouvernance.
Le courage, c’est aussi de lever les rideaux de fumée destinés à cacher que le pouvoir est en difficulté.
C’est ce qu’a fait Amadou Bâ avec sa déclaration sur la dette intérieure et les moins-values fiscales de notre pays. Certes, sa sortie n’a pas plu en haut lieu et selon le journal « Les echos », a été jugée maladroite et malheureuse «en haut», mais n’est-ce pas cela le courage en politique ?
Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, a cru bien faire en nommant les choses et surtout en tentant de les expliquer auprès de l’opinion pour mieux les combattre. Il ne fut guidé en cela que par la volonté d’œuvrer à l’intérêt général et à l’apaisement d’une société sénégalaise profondément divisée.
Ne devrions-nous pas tous ensemble travailler à retrouver le ressort du courage dans notre société ?
Libérer la parole, ouvrir les conversations, protéger les voix discordantes, n’est-ce pas là la démocratie ? Ces voix peuvent parfois donner l’impression d’empêcher la bonne marche de l’État mais leur apport contribue au contraire à stimuler l’action et à restaurer la confiance entre politiques et citoyens.
Si le vrai problème de nos finances publiques, c’est qu’il subsiste de nombreuses niches d’impunité fiscale, alors pourquoi ne pas le dire ?
Et ce, même si ces tensions de trésorerie, ne doivent pas empêcher le grand argentier de l’Etat de trouver d’autres moyens de financement afin de compenser les recettes perdues.
On cite souvent, cet extrait du « discours à la jeunesse » de Jean Jaurès en 1903: « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ».








C’est ce qu’a eu le courage de faire Amadou Ba, dire la vérité. Est-ce une raison pour lui en vouloir à mort et en faire l’homme à abattre, en lui prêtant toutes les ambitions, y compris celle de lorgner le fauteuil du chef de l’Etat ?
À quelques encablures de l’élection présidentielle, ceux qui ont vu dans la déclaration de Amadou Ba un sabotage ignorent la réalité économique du pays et la pression du ministre des finances sur les bailleurs pour empêcher les prix de s’envoler…
Cette position entre le marteau et l’enclume n’est pas confortable pour notre ministre et si on y ajoute que la communication n’est pas le fort de nos gouvernants on comprend bien pourquoi en voulant défendre l’année sociale décrétée par le président Macky Sall, il se retrouve sous le feu nourri de la critique. Et ne comptez pas sur ses pairs de l’APR pour la faire taire !

Oumou Wane

Tensions budgétaires: Amadou Bâ justifie

YERIMPOST.COM La Banque mondiale, par sa directrice des opérations au Sénégal a évoqué une situation tendue. Ce constat ne semble pas ébranler le ministre de l’Economie et des Finances qui parle de situation voulue. En effet, Amadou Bâ a déclaré: « Ou bien on décide de répercuter tout sur le prix à la pompe et on se fera l’argent pour financer l’ensemble de nos projets, ou on bloque les prix comme l’a voulu le président de la République, ce qui entraîne des tensions. Quand on bloque les prix, il faut augmenter les subventions. Et rien que pour cette année, nous avons mis à la disposition de la Senelec pas moins de 70 milliards et une reconnaissance de dette de 125 milliards. Ce sont autant de ressources qui sont prélevées dans d’autres secteurs. Maintenant, ou on décide d’augmenter les prix et les plus faibles vont souffrir, ou bien on serre le temps d’ajuster tout cela. On se retrouve avec des difficultés passagères, voulues et souhaitées par le Sénégal du fait de la politique sociale menée par le gouvernement. »







Macky Sall et Amadou Ba ont 200 milliards de FCFA à la BCEAO qu’ils ne peuvent pas dépenser en 2018

Lors du vote de la loi des finances rectificative 2018, le vendredi 29 juin 2018, le ministre de la coopération internationale, bousculé, a avoué que le Sénégal dispose de 200 milliards à la BCEAO qu’il ne peut pas dépenser alors que des centaines de chantiers du BCI sont à l’arrêt et des arriérés intérieurs s’accumulent auprès des PME sénégalaises, des structures de santé, etc.. C’est un aveu de la faillite de la gestion macroéconomique de Macky Sall. Si Amadou Ba avait reconnu cette situation depuis un an que j’en parle, je n’aurais pas pris l’initiative d’écrire au Directeur Général du FMI. Je n’ai pas de leçons de patriotisme à recevoir de la part de l’équipe de Macky Sall truffée de binationaux tardifs.



Voilà ce qui s’est passé. Amadou Ba a surestimé sa croissance économique et donc ses recettes fiscales. Sur cette base, il augmente ses dépenses notamment les investissements irrationnels de Macky Sall. Le déficit est financé par l’endettement encouragé par une conjoncture favorable pour les prix du baril de pétrole et des produits pétroliers. Quand il y a eu retournement de conjoncture, le prix du baril a augmenté, le déficit s’est tout bonnement creusé et le Sénégal est mis sous ajustement par le FMI qui lui impose de réduire ses dépenses et d’ajuster les prix à la pompe et les tarifs de l’électricité. Pour cela, il fait bloquer à la BCEAO une partie des ressources de l’eurobond 2018, entre 160 et 200 milliards. Voilà la vérité.
La stratégie de Amadou BA pour l’instant est de bloquer les dépenses en tenant compte des promesses faites aux étudiants et aux enseignants et de proposer de nouvelles taxes pour augmenter les recettes. C’est le sens de la LFR. Evidemment, les arriérés intérieurs seront payés au compte-goutte par la méthode du « compal » de Macky Sall (Thiompal), en privilégiant ses amis.




Mamadou Lamine Diallo

Amadou Bâ offre la synthèse de philo à la jeunesse parcelloise et un coup politique à Macky Sall

YERIMPOST.COM Ce matin du 17 juin, le Monument de la Renaissance africaine a refusé du monde. Tous les élèves des lycées des Parcelles assainies en particulier, et de Dakar en général, ont pris part à la Synthèse de philosophie du Pr Songué Diouf qui leur a été, cette année, gracieusement offerte par Amadou Bâ, responsable de l’APR et ministre des Finances. Contrairement aux autres années, où il fallait payer pour y assister à Sorano, le cours du Pr Diouf a cette fois-ci bénéficié au plus grand nombre.

Amadou Bâ a fait un gros cadeau à la jeunesse de son fief politique, les Parcelles Assainies, mais aussi réalisé un gros politique au profit de Macky Sall, son candidat à la présidentielle de février 2019. Furtivement de passage à la cérémonie, le responsable apériste n’a pas manqué de mettre en exergue l’action du président de la République en faveur de l’éducation…

Amadou Ba rassure: « Aujourd’hui, nous n’avons pas de problème de recettes »

YERIMPOST.COM « Nous n’avons pas des problèmes de trésorerie », a lancé Amadou Ba à la presse lors de la cérémonie de présentation de la situation de la trésorerie de l’Etat. Avant de préciser que 700 milliards de francs CFA sont disponibles pour faire face aux engagements du gouvernement. « Peut-être que le problème se situe au niveau du budget et de l’environnement international qui a aussi un peu changé avec une hausse du baril du pétrole », a ajouté le ministre des Finances. (…) Nous sommes dans un environnement incertain qui oblige à faire preuve de prudence ».
Au jour d’aujourd’hui, 45,8% du budget 2018 a été exécuté. « Le pays est en construction, donc il y aura toujours des tensions et des problèmes, mais il faut toujours de la responsabilité », a conclu le ministre à l’endroit des porteurs de mauvaises nouvelles…



Cessez de politiser la question technique du paiement des bourses !!!

YERIMPOST.COM Le décès de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, le 15 mai, lors d’une manifestation d’étudiants réclamant le paiement de leurs bourses, est une tragédie, un incident à tous égards regrettable. C’est une épreuve vécue dans leur chair par un père et une mère de famille du Sénégal profond qui se sont saignés à blanc pour mettre leur fils dans les conditions de réussir à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, de réussir dans la vie tout court…

Pareil drame ne doit pas, décemment, servir d’alibi à un politicien de ce pays pour attaquer, accuser, accabler son adversaire… On ne fait pas la politique partout, avec tout, sur tout…

Dès que Fallou Sène est tombé, alors que son cadavre était encore chaud, des rivaux à Saint-Louis du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont rué dans les brancards, exigeant sa démission alors qu’il se trouvait à l’étranger, en mission à Addis-Abeba, et alors que sa responsabilité n’avait pas encore été évaluée. La suite a montré que le ministère de Mary Teuw Niane a mené le processus de paiement des bourses dans le respect des règles et des délais fixés. Et que le retard de paiement, cause de l’émeute au cours de laquelle Fallou Sène a été tué, ne peut pas lui être imputé.

Mary Teuw Niane n’est pas la seule cible dans le viseur des politiciens embusqués, désireux de faire leur beurre avec le sang de l’étudiant disparu. Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, cible privilégiée des hommes d’affaires boulimiques et des hommes politiques chasseurs de primes, a fait l’objet d’attaques totalement injustifiées, signe d’une méconnaissance évidente des règles de fonctionnement de la trésorerie de l’Etat.
Le paiement des bourses est une opération récurrente gérée par des fonctionnaires du ministère en-dessous du directeur du Trésor, donc du ministre du Budget et du ministre des Finances. C’est le trésorier général qui ordonne au payeur général de payer. Mais, comme ces intervenants engagent leur responsabilité personnelle, ils vérifient la véracité des ayants droit qui ne font pas moins de 117 000 personnes. D’autant que le cadre même des bourses est propice aux trafics et magouilles de toutes sortes qui échappent y compris aux plus hautes autorités de l’Enseignement supérieur. Ce n’est pas pour rien que le ministre lui-même a déposé, le 19 mai 2014, une plainte devant le procureur de la République suite à la découverte d’un réseau de bourses fictives.

Dans un tel contexte, quelle que soit la pression des délais, l’agent du ministère des Finances qui s’occupe du paiement est obligé, sous peine d’engager sa responsabilité personnelle, de procéder à un minimum de vérifications et de recoupements. Cela relève d’une routine administrative dont Amadou Ba n’est même pas informé.

Ceux qui allèguent donc des difficultés de trésorerie de l’Etat pour expliquer le retard de paiement de la somme de 1 000 000 000 de francs cfa – laquelle a retenu Ecobank de payer du 2 au 11 mai – ont tout faux. A ce niveau, il y a une explication technique très simple. Environ 39 milliards de francs cfa ont été votés par l’Assemblée nationale pour payer des bourses qui culminent à la somme de 50 milliards !

L’écart d’une dizaine de milliards ne peut être décaissé par le ministère des Finances que sur la base d’une autorisation parlementaire. Sans ce quitus, le Trésor public, qui détient bel et bien les fonds pour payer Ecobank, ne peut les débloquer pour honorer sa dette vis-à-vis de cette banque. Voici ce qui explique ce que d’aucuns ont qualifié de difficulté du Trésor pour payer 1 milliard.

Par quelle alchimie certains ont-ils pu enjamber ces rouages techniques et les directeurs personnellement responsables de l’opération, pour convoquer la responsabilité du ministre des Finances ? C’est par le même procédé que ceux qui réclament la tête de Mary Teuw Niane ont cherché à le mouiller.

Il est vrai que le contexte de cette année pré-électorale, marqué par une guerre des tranchées au sein du parti au pouvoir, est on ne peut plus prompt à entretenir un climat délétère et une ambiance de coups tordus.

Grand argentier du pays, gardien du nerf de la guerre, Amadou Ba suscite, comme ses homologues de tous les pays, fixation, adversité et fantasmes. D’autant que l’ancien directeur des Impôts à qui Macky Sall a confié les cordons de la bourse est obligé de prendre des mesures drastiques et impopulaires dans un contexte économique difficile marqué par le renchérissement du coût du pétrole, donc la nécessité de raffermir la gestion pour ne pas creuser les déficits et aggraver la dette.

Si certains ont leurs raisons pour lui en vouloir, ils n’arriveront pas à établir sa responsabilité à propos du retard de paiement des bourses. En dépit des tirs sanguins de politiciens embusqués. Le souci de la vérité impose de dénoncer pareilles méthodes. Il est plus que temps de cesser de politiser la question technique du paiement des bourses.




Cheikh Yérim Seck

L’Etat va rembourser 8,349 milliards de francs CFA de dette ce 25 mai

Le Sénégal va procéder le vendredi 25 mai prochain à l’apurement des intérêts semestriels et au remboursement partiel du capital de son emprunt obligataire dénommé « Etat du Sénégal 6,30% 2015-2025 », a annoncé la Société de gestion et d’intermédiation (SGI) CGF Bourse. L’opération porte sur un montant de 8,349 milliards de francs CFA.

Ce mercredi 16 mai, la Société de gestion et d’intermédiation (SGI) CGF Bourse dont le siège est dans notre capitale, a annoncé que l’Etat sénégalais allait procéder au paiement des intérêts semestriels et au remboursement partiel du capital de son emprunt obligataire connu sous le nom de « Etat du Sénégal 6,30% 2015-2025 », pour un montant global de 8,349 milliards de francs CFA soit environ 15 millions de dollars.




Lancé sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) du 30 octobre au 20 novembre 2015, « Etat du Sénégal 6,30% 2015-2025 » est un emprunt obligataire par appel public à l’épargne pour un montant de 50 milliards Fcfa et qui avait nécessité l’émission de 5 millions d’obligations au prix unitaire de 10.000 Fcfa.

Selon les sources proches du dossier, révèle Latribune, les fonds mobilisés devraient servir à financer, en partie, le déficit budgétaire de l’année 2015 estimé à 396,2 milliards francs CFA. L’emprunt opéré prévoyait que l’émetteur, l’Etat sénégalais, verse aux investisseurs un taux d’intérêt annuel de 6,30% payable semestriellement sur une durée de 10 ans avec un an de différé.

Un conseil à M. le ministre Amadou Ba (Thierno Lô)

Monsieur le Ministre,
Je vois que votre nom est beaucoup cité dans cette malheureuse affaire des bourses ayant occasionné la mort de notre enfant Falou Sene à qui nous souhaitons une entrée au Paradis.Je pense que si le retard provient de vos services c’est peut être dû à des problèmes de trésorerie car tout le monde sait que vos engagements dépassent vos possibilités et c’est pourquoi certains ministres lors d’un conseil des ministres ont eu à contester les taux de décaissement de 30% que vous avez annoncé dans votre communication au conseil des ministres. A celà s’ajoutent les décomptes en souffrance dans le circuit de règlement et au niveau du payeur sans compter les chantiers à l arrêt depuis plusieurs mois car les entreprises ne sont pas payées. Pour preuve passez à la cité sipres 1 et demandez aux habitants combien de mois ils sont encadrés par des zones barrées des routes coupées et combien de cardans er de crémaillères ont été changés sur leurs véhicules. Celà prouve vos problèmes de trésorerie et c’est pourquoi je vous propose la solution qui va définitivement régler les problèmes des bourses et ceux des enseignants.Il faut faire passer ces enseignants et ces étudiants avant l’approvisionnement des fonds politiques,des caisses d’avance ,des salaires des ministres et des députés car eux ne seront pas en greve, ne feront pas des journées sans tickets car ont la possibilité d’attendre quelques jours le temps que, les recettes douanières soient collectées et que les entreprises versent la tva collectée. Elle est facile à mettre en application il vous suffit de soumettre ma proposition au PM qui va partager avec le PR. Je vous fais parvenir sous pli la facture pour la consultance payable à 30 jours date de facturation.




Ministre Thierno lo

Les questions pointues de Mamadou Lamine Diallo à Amadou Bâ et Moustapha Niasse

Dossier Ressources naturelles : Selon la Constitution en vigueur, le Président de l’Assemblée Nationale doit être exclusivement de nationalité sénégalaise comme le Président Macky Sall

Le débat sur l’exclusivité de la nationalité est un débat politique sérieux pour plusieurs raisons C’est la constitution qui demande en son article 28. que tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise. Il s’en suit, si le Conseil constitutionnel a fait son travail de vérification des déclarations sur l’honneur, que le Président de la République en exercice doit être exclusivement de nationalité sénégalaise d’une part. Et d’autre part, il doit en être de même pour celui qui assure la vacance du pouvoir en cas d’empêchement aussi (article 39 de la constitution). Par conséquent, je pense que le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal doit aussi être de nationalité exclusivement sénégalaise.
En outre, ce qui me paraît grave, c’est le cas des binationaux tardifs. Ces soi-disant cadres sénégalais, ministres, directeurs nationaux, directeurs généraux, etc. qui attentent d’avoir des responsabilités publiques pour aller chercher d’autres nationalités. Il est de mon devoir dans le respect de l’esprit patriotique qui figure dans le préambule de la constitution de traquer les binationaux tardifs. Ceux-là vont conduire le pays dans la malédiction des matières premières puis que le Sénégal ne les intéresse pas. C’est la raison pour laquelle j’ai posé la question simple au Premier Ministre légal Boun Dionne et à Amadou Ba, le soi-disant meilleur ministre de l’économie de l’Afrique : Êtes- vous exclusivement de nationalité sénégalaise ? Leurs réponses d’hommes paniqués prouvent que j’avais raison de poser la question.
Cette question n’est ni personnelle, ni subjective, ni à relent ethnique ou régionaliste. Elle relève de la question du capital social à construire au Sénégal. Je répète, l’Afrique est pauvre à cause de la faiblesse du capital social. Sans capital social fort, l’exploitation des ressources minérales conduit à la malédiction des matières premières.

Dossier nouveau Enfin Amadou Ba avoue des difficultés économiques
Lors du débat sur le projet de loi relatif à la fiscalité locale, le mardi 20 mars 2018 à partir de dix heures, acculé par l’Opposition, le soi-disant meilleur de l’économie d’Afrique et du Sénégal de tous les temps a lâché que la fin de l’année 2017 a été difficile du point de vue des recettes à cause dit-il de la remontée des cours du brut. Ils avaient le choix d’augmenter les prix à la pompe et les prix de l’électricité ou réguler les dépenses. Le Président Macky Sall a choisi de réguler les dépenses, une manière élégante de décrire l’accumulation d’arriérés intérieurs. Mieux, il choisit sans doute ceux que l’Etat doit payer ; la gestion de trésorerie au quotidien. M le Ministre, je vous demande de payer les trois cent millions de francs dus au Centre de santé Gaspard Camara à Dakar.
Depuis trois ans, je critique la politique économique de Macky Sall, les investissements tous azimuts mal orientés, à rationalité politicienne, les offres spontanées anarchiques, une action inappropriée sur certains prix , le projet bourses familiales qui ne respecte pas une démarche rationnelle, etc., et en lui rappelant que la conjoncture est favorable, baisse des cours du brut, bonne pluviométrie et intervention massive de la Chine. En vain, Amadou Ba lève à chaque fois le drapeau du FMI en guise de défense. Voilà donc la lettre que j’ai envoyée à la directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde.

Dakar, le 13 Mars 2018




REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple – Un But – Une Foi
——–
ASSEMBLEE NATIONALE
XIIIème Législature

Commission de la Culture et
De la Communication

Le Président

/-)
Madame Christine LAGARDE
Directrice Générale du FMI

Objet : Demande d’enquête au sujet des finances publiques du Sénégal

Madame la Directrice Générale,
Comme vous le savez, dans les pays de l’UEMOA dont le taux de change est fixe et le financement monétaire des déficits publics strictement contrôlé, l’accumulation des arriérés intérieurs par l’Etat et ses démembrements est un indicateur économique critique. C’est la raison pour laquelle la non accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs est l’un des quatre principaux critères de convergence des pays de l’UEMOA.
Lors du vote du budget 2018, contre toute attente, le gouvernement du Sénégal a demandé à l’Assemblée Nationale d’autoriser le Président de la République à contracter des emprunts, à recevoir des dons au nom de l’Etat du Sénégal et à lever des ressources de trésorerie pour un montant global de 1686, 8milliards de FCFA. J’ai demandé au ministre en charge des finances publiques d’expliquer ce montant et notamment un écart de 480 milliards, en vain.
Il est désormais clair que le gouvernement du Sénégal a accumulé des arriérés intérieurs dépassant 15% des recettes fiscales et non fiscales.
Je considère que le FMI ne pouvait pas ignorer l’accumulation d’arriérés intérieurs par le Sénégal. En effet, c’est le FMI qui par exemple a attiré l’attention des Sénégalais sur le déficit de la SN la Poste.
Donc, tout porte à croire que le FMI a fermé les yeux sur l’accumulation des arriérés intérieurs par le gouvernement du Sénégal. C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir diligenter une enquête interne pour situer les responsabilités. Les chefs de mission et représentant du FMI dans la période récente ne pouvaient pas ignorer l’existence de ces arriérés intérieurs.
Dans l’espoir d’une suite diligente à ma demande, je vous demande de croire, Madame la Directrice Générale, à l’expression de ma parfaite considération.

Mamadou Lamine DIALLO
Membre de la Commission de l’Economie Générale, des Finances,
Du Plan et de la Coopération économique



Contribution: Amadou Ba, vous n’avez le droit de nous priver de mobilité aux Parcelles !

La campagne électorale pour la présidentielle de 2019 est loin de nous. Au moins, 10 mois nous séparent de cette période. En ces temps qui courent, il n’est pas rare de voir les lieutenants des futurs candidats à ces joutes électorales, d’organiser des rencontres politiques au niveau des sièges qu’ils se procurés. C’est ce que les populations des Parcelles Assainies vivent avec Amadou Ba. Ce lieutenant de Macky Sall, candidat sortant pour ces élections, tire sur tout ce qui bouge dans ce populeux quartier dans la banlieue de Dakar. Histoire de se positionner comme un leader incontournable dans cette localité. Quoi de plus normal pour quelqu’un qui a des ambitions plus qu’un ministre, mais j’avais avoué publiquement.

À l’unité 7, où, Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan par ailleurs responsables de l’Alliance pour la République (Apr) aux Parcelles assainies, a érigé sa permanence, la tranquillité des habitants riverains n’est plus garantie. Pas plus tard que ce lundi 26 mars, dans l’après-midi, une rencontre politique y a été organisée par ses militants. Si on en parle, ce n’est nullement pour lui faire de la publicité. Mais, parce que, ces genres d’activités politiques, organisés au siège d’Amadou Bâ, perturbent la mobilité sur la route. La devanture de la permanence, qui sert d’accueil de réunion politique, est à proximité d’une routé très sollicitée.




L’axe : sortie Camberene -Rond-point Case est très prisé par les automobilistes. Le trafic au niveau cette partie des Parcelles assainies est dense. Surtout aux heures de pointe. Vouloir y organiser des rencontres politiques, qui débordent à tout moment, n’est pas la meilleure des solutions. Surtout, si la responsabilité incombe à un ministre de la République qui est censé protéger la libre circulation des personnes.

Il n’est pas rare de voir des « Parcellois », ou même de particuliers qui empruntent cette voie, à passer du temps dans leur véhicule. Cela, du simple fait que des militants, fussent-ils, du parti au pouvoir, ont accaparé la route pour les besoins de leurs rencontres folkloriques. Ce n’est pas normal !

L’occupation anarchique de la voie publique est réprimée par le Code des contreventions en ses article 8 et 10. D’ailleurs, ses inconvénients sont néfastes. Et, elle ne colle pas avec la théorie, très inspirée : la « Patrie avant le parti » !

 Babacar Fall




Argent recouvré dans le cadre de la traque des biens mal acquis: Amadou Ba donne un chiffre et un intitulé flou

YERIMPOST.COM Amadou Ba a fait le point sur la traque des biens mal acquis, hier. Devant la représentation nationale, le ministre de l’Economie et des Fiances est largement revenu sur l’ensemble des opérations qui ont permis à l’Etat de recouvrer de l’argent. « Les opérations ayant pour objet de préserver les intérêts du Sénégal ont rapporté au Trésor public exactement 152 984 119 934 », a -t-il déclaré. Cette formule est à tout le moins floue. De l’argent peut être recouvré dans le cadre de la préservation des intérêts du pays sans être issu de la traque.

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Khalifa Sall révèle la scandaleuse proposition d’Amadou Ba à propos de l’emprunt obligataire de la mairie de Dakar

YERIMPOST.COM L’affaire de l’emprunt obligataire qui opposait l’Etat du Sénégal à la mairie de Dakar, et qui portait sur la somme de 20 milliards de FCfa, a été ressuscitée au tribunal où se déroule le procès de la Caisse d’avance. Elle a été soulevée par Khalifa Ababacar Sall. Appelé à la barre, ce matin, le maire de Dakar est revenu sur les détails de cet emprunt. Selon lui, l’Etat lui avait, à trois reprises, servi un avis de non-objection. Ce qui lui donnait un quitus  au niveau de l’Umeoa pour le décaissement de ces 20 milliards.

Mais, à sa grande surprise, la veille de l’obtention de cet emprunt, la ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba, l’a appelé pour une renégociation. Ce que le maire dit n’avoir pas compris. Néanmoins, Khalifa Ababacar Sall avait accepté de rencontrer le ministre, chez lui, pour renégocier sous la supervision du représentant de l’Usaid qui était le garant de la Ville de Dakar pour cet emprunt.

La réunion n’avait toutefois pas permis de décanter la situation. « J’étais outré par ce qu’on m’avait proposé », a déclaré, devant le juge, Khalifa Ababacar Sall. Et le maire de Dakar de poursuivre : « Je ne révélerai jamais la teneur de nos discussion. Parce que j’ai une certaine culture républicaine ». Ces 20 milliards, d’après le maire, devraient aider à restructurer Dakar.

À signer que Khalifa Sall avait introduit un recours pour excès de pouvoir devant de la Cour suprême. Mais, il n’avait toujours pas obtenu gain de cause.

Vidéo- 200 milliards disparus entre la Douane et le Trésor: Une commission d’enquête créée

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