Blog de Cheikh Yerim Seck

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Appel à exterminer les femmes: Ousmane Mbengue condamné

YERIMPOST.COM Plus de peur que de mal pour le jeune Ousmane Mbengue. Il vient d’être condamné à 6 mois assortis de sursis. Une peine qui lui permet de recouvrer la liberté après plus d’une semaine à Rebeuss. L’auteur du commentaire malheureux sur Facebook a été reconnu coupable de menaces de mort et d’assassinat par le tribunal.

 

Appel de Macky Sall au dialogue: La position du Front de résistance nationale

Le Front de Résistance Nationale a bien reçu la lettre du ministre de l’intérieur 006111 mint/cab/sp du 22 mai 2019 en réponse à notre lettre du 14 mai 2019. S’agissant de la rencontre de ce vendredi 24 mai 2019, les délais n’ont pas
permis aux partis membres du FRN de partager la dite lettre en vue d’y prendre part. Le Front se réunira sans délais pour examiner la lettre ainsi que la position exprimée par la Présidence de la République sur la commission cellulaire et la suite à donner aux conclusions consensuelles.

Dakar, le 23 mai 2019
Pour Front de Résistance Nationale

Dialogue national: Première réunion de concertation de tous les dangers…

YERIMPOST.COM C’est aujourd’hui, jeudi 9 mai, que le ministre de l’Intérieur, à qui il incombe la charge d’organiser le dialogue tant prôné par le chef de l’Etat, a convié toutes les parties prenantes à une réunion de concertation. En attendant le 28 mai prochain, journée nationale du dialogue, Aly Ngouille Ndiaye veut recueillir toutes les propositions et, par la même occasion, présenter les termes de référence de la concertation suite à la main tendue du président de la République. A cet effet, le ministère a mis en place une permanence à la Direction de la formation de de la communication rattachée à la Direction générale des élections pour le retrait des convocations. Reste maintenant à savoir si l’opposition dite significative va lâcher du lest et répondre à l’appel.

Me Doudou Ndoye: « Ce n’est pas dans les rues qu’il faut crier au dialogue! »

YERIMPOST.COM L’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat, au lendemain de sa réélection, a été apprécié mais c’est la méthode qui irrite. Interpellé sur le sujet, Me Doudou Ndoye a estimé que le président Macky Sall s’est montré inélégant en faisant cet appel. « On n’appelle pas en public quelqu’un que l’on considère important ou avec qui on veut faire des choses importantes. On fait le nécessaire pour l’approcher ! », a déclaré le secrétaire général de l’Union pour la République (UPR) sur les ondes de la RFM. Le non moins avocat au barreau de Dakar a ajouté que le président de la République dispose de tous les moyens possibles pour parler aux personnes auxquelles il souhaite parler et de manière discrète. « Ce n’est pas dans les radios ou dans les rues qu’il faut crier venez à moi ! », a fulminé l’invité du Grand Jury de ce dimanche 24 mars.

Appel du président Macky Sall: Messieurs les politiques, dialoguez !

Après la publication des résultats des présidentielles par le conseil constitutionnel confirmant la réélection du candidat Macky SALL au 1er tour, ce dernier a fait une adresse à la nation afin de saluer la maturité du peuple. Ce qu’on retient le plus dans son discours c’est l’appel à un dialogue politique inclusif. Il va même plus loin en invitant ses prédécesseurs DIOUF et WADE à s’impliquer pour la réussite de ce dialogue.

Cet appel a été diversement accueilli par les différents leaders politiques mais a été salué par tous. On y sent un élan de dépassement des clivages mais aussi une envie d’apaiser le climat politique et social. Ces dernières années, notre pays a vécu des moments d’incertitudes faits d’invectives, de déclarations incendiaires, d’insultes… à tous les niveaux.

La vérité est que tout le monde a eu peur et personne n’est prête à revivre ce stress une seconde fois. Personne ne pensait un seul instant qu’on irait à ses élections et nous en sortir sans enterrer des centaines de morts et panser des milliers de blessures. La communauté internationale était aussi très inquiète quant à l’issu de ces élections.

Le peuple est allé massivement voté dans le calme et à la proclamation des résultats celui ci est passé à autres choses refusant de jouer les prolongations pour qui que ce soit. Ce peuple qu’on disait mature est devenu RÉPUBLICAIN. Qu’il en soit infiniment remercié !

C’est ce peuple magnifique qui mérite que les politiques se mettent autour de la table. Les egos surdimensionnés doivent être mis de côté au nom de l’intérêt supérieur de la Nation. On ne peut plus continuer à l’approche de chaque élection vivre l’enfer du stress de lendemains troubles. Nous ne pouvons plus nous permettre de jouer avec le feu comme on le fait surtout quand on a du pétrole sous les pieds : ça peut exploser à tout moment !

Pour réussir ce dialogue il faut que la confiance entre l’opposition dite représentative et le pouvoir s’installe. Sans cela on continuera à avoir des discussions boycottées par cette opposition qui rejettera inéluctablement toutes les conclusions qui y seront issues. Ainsi on retombera dans un éternel recommencement avec un rejet de tout le processus électoral.

Messieurs de l’opposition !

Vous dites que le fichier électoral est piégé et que le système de parrainage doit être revu alors vous avez l’occasion rêvée de mettre tout ceci sur la tables des discussions. La politique de la chaise vide n’a jamais prospéré. Il faut accepter la main tendue du Président de la République afin d’éviter demain que ce peuple républicain ne se détourne de vous.

Quand on a des choses à dire et qu’on vous en donne l’occasion il ne faut pas s’en priver. L’opposition ne peut aujourd’hui plus se permettre de boycotter toutes les tables de dialogue et vouloir continuer à dénoncer. C’est contre productif !

Maintenant si l’on veut que la confiance s’installe il ne serait pas superflu de confier l’organisation de ce dialogue à une structure ou une personne indépendante. Cette dernière aura la charge de tracer les lignes directrices des discussions en restant équidistante entre les différentes parties prenantes. Les termes de références et la feuille de route pourront aussi faire l’objet d’une élaboration participative et inclusive avant de chercher une large validation.

C’est avec cette démarche que notre pays a eu le code électoral consensuel dit « code Keba Mbaye » de 1992 ainsi que la création de l’Observatoire Nationale des Élections (ONEL) devenue CENA.

Les hommes politiques ne peuvent pas continuer à s’ignorer et à dialoguer par presse interposée. Ce que vous faites tous les jours à travers les médias, c’est cela même que l’on vous demande autour d’une table.

On ne vous demande pas d’être d’accord mais de donner votre avis et d’écouter ceux des autres. Ensuite en adultes et responsables du devenir de ce pays, vous chercherez à trouver des consensus forts afin de préserver notre pays du diable de la division et de la violence inutile. Ce n’est pas trop vous demander si réellement l’amour que vous déclarez pour le pays est sincère.

Permettez au Sénégal de continuer à donner la plus belle image d’une démocratie achevée au monde entier. Ce mandat ci qui sera le second et le dernier pour le Président en exercice vous donne à tous l’occasion rêvée d’aider ce dernier à écrire l’une des plus belles pages de notre histoire.

Les élections locales approchent à grands pas et vous n’avez plus le temps des petites bouderies. Il faut que chacun accepte Le Bras tendu de l’autre et de faire des concessions.

Nous le méritons vraiment !

Dialoguez Messieurs !

Merci au PEUPLE !

Appel aux candidats de l’opposition: Œuvrez pour un gouvernement d’union nationale afin de sauver l’exception sénégalaise

Résumé (si vous n’avez pas le temps de lire tout le texte) : Le modèle de démocratie multipartite (presque) apaisée du Sénégal fait la fierté de notre peuple et est cité en exemple dans toute l’Afrique. Ce modèle est en péril. Le régime en place ignore le danger et semble déterminé à suivre sa logique jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix. Le 24 février est un point de ramifications d’où partent plusieurs voies, la plupart vers des lendemains incertains. Rien n’est cependant ni perdu, ni gagné d’avance. Contrairement à ce que laisse penser l’état de désorganisation de ses troupes dont certaines sont démoralisées, l’opposition a une carte majeure à jouer pour la sauvegarde de l’exception sénégalaise. En fait, on pourrait même assister à un retournement de situation spectaculaire. Cela pourrait être le cas si les recalés de l’opposition acceptent de former des coalitions autour des rescapés et que chacun de ces derniers s’engage, en cas de victoire, à former un gouvernement d’union nationale, avec comme programme majeur consensuel le renforcement de la gouvernance politique et économique. Ce sera le cas, si rescapés et recalés, tous ensemble, s’engagent main dans la main dans la campagne électorale, mettant à profit le travail déjà réalisé au cours de la collecte des parrainages. Vous le voyez, tout ceci exige une démarche stratégique, un esprit d’organisation et de méthode et une bonne coordination entre acteurs.

Je me rappelle le soir du 19 mars 2000. C’était la première alternance démocratique connue par le Sénégal indépendant. Je vivais à l’époque au Cap en Afrique du Sud. Avec un groupe de Sénégalais immigrés dans ce pays –certains depuis la période de l’Apartheid ! —nous célébrions cette victoire. Pas tant celle de Me Wade, mais plutôt celle de notre peuple. Pour tous les africains, l’alternance pacifique intervenue au Sénégal, mettant fin à quarante années de régime socialiste, était la preuve que l’Afrique était bien prête pour la démocratie. Pour les noirs sud-africains, ce qui venait de se passer au Sénégal démontrait que les sud-africains blancs n’avaient pas à craindre l’équipe dirigeante, alors majoritairement noire, qui venait de prendre les rênes du pays, avec à sa tête Nelson Mandela. Oui, la vitalité de la démocratie au Sénégal donnait confiance aux noirs, rassurait les blancs et faisait la fierté de la diaspora sénégalaise et de l’Afrique sub-saharienne établie en Afrique du Sud.








Pour beaucoup de concitoyens, l’exploit de mars 2000, n’était qu’une illustration du génie de notre peuple. Ne sommes-nous pas un pays de très vieille tradition de démocratie multipartite (remontant à la période coloniale voire précoloniale), un pays politiquement stable, ouvert, tolérant, pacifique, sans clivages religieux, ethniques ou régionaux ? Ne sommes-nous pas le pays d’éminents intellectuels dont Léopold Senghor et Cheikh Anta Diop– pays dont les cadres se retrouvaient en grand nombre dans les plus hautes sphères du système des Nations unies et des institutions financières internationales ? Notre armée réputée républicaine et professionnelle n’avait-elle pas des troupes déployées dans les différents coins du monde pour le maintien de la paix ? N’avons-nous pas, douze ans plus tard, réussi à arrêter net l’Africain le plus diplômé du Caire au Cap que l’on soupçonnait d’avoir un plan de dévolution monarchique du pouvoir ? N’avions-nous pas, par la même occasion, démocratiquement installé à la tête du pays un jeune ingénieur qui, issu d’une famille modeste, est formé dans les écoles du pays ?

Je rappelle tout cela, avec un peu de nostalgie, parce que j’ai le sentiment que rien ne sera plus comme avant au Sénégal, que le pays « rentre dans les rangs » et, au mieux, redevient un pays africain ordinaire.

En démocratie, les gouvernants rendent compte périodiquement à leur peuple, sont élus sur la base de la pertinence de leurs programmes et du sentiment (hautement subjectif) que le prétendant au « trône » a les qualités pour réaliser ses promesses. Surtout, en démocratie, on se fait réélire essentiellement sur la base du bilan que l’on présente à son peuple à la fin du mandat qu’il vous a confié.

Dans le cas du Sénégal, pour une raison incompréhensible, le régime en place –qui pourtant déclare avoir fait en sept ans plus que ce qui a été réalisé au cours des quarante années de régime socialiste et au cours des douze années de régime libéral—ne semble pas faire confiance à son bilan pour la réélection du Président sortant. Au contraire, on a le sentiment que la victoire on compte la fonder sur l’exclusion d’autres candidats et sur des stratagèmes de toutes sortes. Ceci est un précédent dangereux, source potentielle d’instabilité. Le changement est de toute façon inévitable. Quand l’heure du changement sonne, eh bien, rien ne peut l’arrêter. Soit il emprunte la voie démocratique, et ce sera mieux pour tout le monde, y compris les vaincus. Soit il intervient par d’autres moyens, et tout le monde perd, vainqueurs comme vaincus.

Je me suis toujours demandé si ce qu’il est convenu d’appeler la tradition démocratique sénégalaise n’était pas liée au fait que nous étions –du moins le pensait-on– un pays dépourvu de ressources naturelles convoitées sur le plan international. Et ce n’est certainement pas une coïncidence si les menaces actuelles sur la démocratie et la paix sociale au Sénégal interviennent au moment où l’on annonce de gigantesques découvertes de pétrole et de gaz dans notre pays.

La seule question qui vaille à présent est de savoir s’il y a quelque chose qui peut encore être fait pour sauvegarder l’exception sénégalaise. Si le modèle sénégalais devait s’écrouler demain, le Président en exercice et la coalition au pouvoir en seraient grandement responsables. Ils ont encore le temps et les moyens de nous éviter la catastrophe. Mais mieux vaut agir maintenant que plus tard. La force d’inertie aidant, un coup de barre à droite ou à gauche opéré au dernier moment ne pourra empêcher que le bateau Sénégal (Sunnugal) heurte de plein fouet l’iceberg du 24 février, maintenant visible de tous.

Je peux avoir l’agréable surprise que mon appel soit entendu par le régime actuel – qui compte des grands patriotes, dont beaucoup des architectes de la démocratie moderne sénégalaise. Mais j’ai dernièrement attendu d’eux des signaux que je n’ai pas reçus ; j’ai beau tendre l’oreille, je n’ai pas entendu leurs voix.

Je me tourne alors vers l’opposition –elle n’est pas exempte de reproches. Loin s’en faut ! Moi non plus d’ailleurs. Mais pour ne pas trop encombrer mon propos, je m’en vais exposer directement mes suggestions. La question que j’essaie de résoudre et de savoir ce que l’opposition peut faire pour crédibiliser les élections. Crédibiliser les élections, c’est faire en sorte que le président sortant puisse être sanctionné, positivement ou négativement, sur la base de son bilan et non parce qu’il aura manqué de concurrents de poids.

La réaction la plus désolante de certains ténors de l’opposition c’est de se réjouir d’avoir passé le filtre des parrainages alors que tous, ceux qui ont franchi l’étape tout comme les recalés, dénoncent l’opacité du processus d’examen des parrainages et les incohérences dans les résultats que leur a fournis le Conseil constitutionnel. Eux tous ont le sentiment –largement partagé au sein de la population—que Khalifa Sall et Karim Wade font l’objet d’une instrumentalisation de la justice pour les écarter de l’élection présidentielle.

Imaginez maintenant ce qui pourrait advenir dans les prochains jours. Il ne reste plus que six candidats pour faire face au président sortant. Parmi eux, Khalifa Sall et Karim Wade qui vont très probablement être déclarés non éligibles. D’après le candidat Sonko, des tractations seraient en cours pour l’exclure de la Présidentielle – et le fait qu’il actuellement l’objet d’une vaste campagne de dénigrement donne du crédit à ses craintes. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, à l’arrivée, il pourrait donc y avoir seulement trois candidats face au président sortant. Puisqu’il faut s’attendre à tous les scénarios, le Conseil constitutionnel pourrait, le 20 janvier, déclarer que seuls deux seuls candidats peuvent participer à l’élection présidentielle : un candidat de l’opposition et le président sortant – évitant ainsi le scénario tant redouté du deuxième tour !

Qu’il y ait un, deux, trois ou quatre candidats de l’opposition arrivant à franchir les multiples écueils avant d’avoir de droit de s’adresser aux sénégalais pour solliciter leurs suffrages, l’attitude la plus logique c’est que le futur ou les futurs rescapés mettent leur candidature au service de tous les autres, soient les candidats de leurs propres militants et parrains mais aussi les candidats des recalés et ceux qui soutiennent ces derniers. Il est important d’éviter de donner l’impression que ce sont les « défaits » (ceux dont les candidatures ont été rejetées) qui se rallient aux « victorieux » (ceux dont les candidatures ont été acceptées par le Conseil constitutionnel). If faut que les deux camps convergent vers un objectif commun.

Quels peuvent être ces objectifs communs qui permettent une forte alliance pour la refondation de la gouvernance au Sénégal ? Je vois trois types de mesures qui peuvent faire l’objet de consensus : celles à mettre en œuvre durant la campagne et le jour du scrutin ; celles à mettre à mettre en œuvre immédiatement en cas de victoire d’un des candidats de l’opposition ; et celles à mettre en œuvre au cours du quinquennat subséquent.

MESURES AVANT ET PENDANT LES ELECTIONS :
• Constitution de coalitions autour des candidats de l’opposition qui seront finalement retenus pour se présenter aux élections ;
• Consensus autour de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale en cas de victoire d’un des candidats de l’opposition et autour des éléments prioritaires de l’agenda du gouvernement d’union nationale – éléments à prendre en compte dans les programmes des différents candidats ;
• Mutualisation des efforts et minimum de coordination dans les stratégies de campagne ;
• Répartition des tâches entre coalitions et candidats afin d’assurer un maillage adéquat du territoire, et une présence de l’opposition dans les différents bureaux de vote le jour du scrutin.

MESURES IMMEDIATES EN CAS DE VICTOIRE D’UN CANDIDAT DE L’OPPOSITION :
• Mandat unique de cinq ans pour le futur président. Il s’agit pour chaque candidat de l’opposition de s’engager à ne servir que pour un mandat unique en cas de victoire. A la fin de ce mandat unique, il se retire de la politique et va jouir, pour le restant de ses jours, du statut d’ancien chef d’Etat avec tous les honneurs qui vont avec, sans compter le rôle qu’il pourrait jouer à l’échelle internationale. C’est le « tedd ba faww », tout en ayant son nom inscrit en lettres de noblesse dans l’histoire du Sénégal et de l’Afrique. Pourquoi une suggestion aussi radicale ? Eh bien, c’est simplement pour un besoin de cohérence. Si on considère qu’on est devenu Président à l’issue d’un processus qui a injustement exclu des prétendants dont certains sont devenus vos alliés, une règle élémentaire d’élégance est de vous considérer comme un Président de transition dont le rôle est de faire en sorte que les élections futures soient libres et inclusives.
• Restauration des droits civiques et politiques de Karim Wade et Khalifa Sall. Une fois élu, le nouveau président s’engage à faire sortir Khalifa Sall de prison, permettre à Karim Wade de rentrer dans son pays et engager immédiatement la procédure de leur amnistie totale.
• Mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Le futur président s’engage à mettre en place un GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE, comprenant bien entendu la coalition gagnante, les autres coalitions de l’opposition mais ouvert aussi à la société civile et même à la coalition actuellement au pouvoir.

• Restitution des cautionnements versés par les candidats. La nouvelle équipe dirigeante devra, en toute logique, ordonner la restitution à chaque candidat à la candidature (aux candidats de l’opposition tout comme au Président sortant) du montant du cautionnement qui était versé.
• Destruction des fiches de parrainage. Une des mesures urgentes et prioritaires consiste à ordonner la destruction de toutes les fiches et toutes les informations collectées relatives au parrainage. Vous rendez-vous compte, les opinions politiques (préférences pour tel ou tel candidat ou parti politique) de près de 5 millions de citoyens sénégalais (les 2,7 millions de parrains déclarés par la coalition au pouvoir, et au moins autant pour la trentaine d’autres candidats) circulent dans les allées du pouvoir, aux sièges des partis politiques et ailleurs. Ces informations ne sont rien moins qu’un « fichage politique ». Et il semble que les représentants de certains des candidats ont non seulement débarqué dans les domiciles de paisibles citoyens pour solliciter le parrainage de leur candidat, et ont aussi rempli des fiches aussi bien pour ceux qui leur ont accordé leur parrainage que pour ceux qui ont refusé de le faire. L’existence de telles fiches est un grand danger pour la démocratie et les droits de l’homme, et il faut s’en débarrasser au plus vite. Ces fiches doivent non seulement être détruites, mais il convient aussi de criminaliser toute utilisation future de leurs contenus – à fortiori à des fins de discrimination (positive ou négative) à l’endroit des citoyens.
• Réconciliation de la nation. Le futur président et ses alliés devront pacifier l’espace politique, réconcilier les acteurs politiques et, en conséquence, exclure toute idée de revanche des vainqueurs sur les vaincus.

AGENDA PRIORITAIRE DU GOUVERNEMENT D’UNITE NATIONALE. Les points suivants pourraient figurer en haut de l’agenda du gouvernement d’union nationale à mettre en place :

Blindage de la gouvernance politique. Il s’agit de doter notre pays d’un système électoral renforcé, avec des règles du jeu inclusives, impartiales et transparentes. Ceci pourrait nécessiter la reprise de l’ensemble du processus de confection des cartes d’identité et d’électeurs ; l’audit complet du fichier électoral et de l’administration des élections ; l’encadrement du financement des campagnes électorales, etc., sur la base de quoi un nouveau code électoral consensuel devrait être adopté. Le blindage de la gouvernance implique aussi : (a) le rééquilibrage des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire (prenant en compte la nécessité de l’indépendance de la justice) ; (b) la reconnaissance de l’importance du rôle de la société civile et celui de la presse, qui doit être une presse libre ; (c) le renforcement du professionnalisme et de la neutralité politique de l’administration publique ; (d) la remise en ordre de la gouvernance des partis politiques (les modalités de fonctionnement des partis politiques et leur financement doivent être mieux encadrés).

Mandat présidentiel unique d’ici 2050. Il s’agit ici d’explorer la possibilité d’un consensus autour d’un mandant unique de 7 ou 8 ans pour le président de la République – au moins jusqu’en 2050, afin de permettre la mise en œuvre de réformes courageuses, sans calculs politiques. Ceci permet d’éviter le syndrome du 2ème mandat. L’obsession d’un 2ème ou 3ème mandat explique en grande partie pourquoi des réformes prioritaires mais potentiellement impopulaires sont souvent abandonnées. Elle explique aussi beaucoup des manipulations des règles du jeu démocratiques (la constitution, le code électoral, etc.) auxquelles nous assistons depuis l’indépendance. Pourquoi 2050 ? Eh bien, on assume ici que dans 35 ans, avec un taux croissance économique 10% par an et un ralentissement du taux de croissance de la démographie, le PIB par habitant du Sénégal (aujourd’hui autour de 1.000 USD) pourrait atteindre ou dépasser 15.000 USD, c’est-à-dire le niveau actuel de la République Tchèque, et double de celui de la Chine Populaire. Avec l’amélioration du niveau de vie et du niveau d’éducation de la population, le pays devrait être mieux préparé pour une nouvelle étape dans le processus démocratique.








Autres domaines devant être dans l’agenda prioritaire du future quinquennat : la question de la suppression ou de l’encadrement des fonds secrets appelés parfois fonds spéciaux, fonds politiques, etc. ; les modalités et le timing de la dissolution du parlement et l’organisation de nouvelles élections nouvelles législatives (à temps opportun) ; la nécessité ou non de maintenir, fusionner ou dissoudre des organes tels que le Sénat, le Conseil Economique e Social, le Haut Conseil des Collectivités Locales, etc. ; la nécessité de maintenir, réformer, dissoudre ou fusionner les organes de contrôle des dépenses publique et de lutter contre la corruption.

Le système démocratique sénégalais –tel que nous l’avons connu jusqu’à présent arrive à son terme le 24 février 2019. Cette date –ou deux semaines plus tard dans l’hypothèse d’un deuxième tour— est un point de ramifications, d’où partent plusieurs branches ou plusieurs voies pointant vers des directions différentes. Si plusieurs de ces voies mènent vers des lendemains incertains, il en existe une conduisant à la mise en place d’un système démocratique renforcé et qualitativement supérieur à ce que nous avons connu jusqu’ici. Et nous devons tout faire pour que notre navire emprunte cette dernière voie.
Les conditions sont réunies pour que l’on adopte la sage stratégie du hérisson. Lorsqu’il sort de son nid et se rend compte d’un danger, comme la présence de prédateurs, eh bien le hérisson se recroqueville et dresse ses épines. Avec les découvertes de gaz et de pétrole, de grands prédateurs rodent autour du Sénégal. Pendant cinq années de gouvernement d’union nationale, le Sénégal ne va pas et ne devrait pas se recroqueviller, mais devrait commencer par observer un moratoire dans la signature de contrats de concession de gaz et pétrole, examiner en profondeur et tirer les enseignements de ce qui a été fait jusqu’ici, exiger la renégociation de contrats lorsque cela est justifié. En même temps, le pays devrait se doter d’épines acérées à même de le protéger contre les pilleurs qui accourent. Ces épines sont : une gouvernance forte, une exigence de redevabilité à tous les niveaux de responsabilité, un pouvoir législatif qui contrôle l’action gouvernement, un pouvoir judiciaire indépendant, une administration performante, des structures efficaces de lutte contre la corruption, une sécurité intérieure et extérieure renforcée, une presse libre, une société civile vibrante.
On le voit donc, la situation politique actuelle du Sénégal inquiète. Mais, aussi paradoxale que cela puisse paraître, elle offre une formidable opportunité de préserver et renforcer l’unité nationale, protéger et perpétuer l’héritage démocratique du Sénégal, et assurer le blindage de la gouvernance politique, sociale et économique du pays et le préparer ainsi à l’ère du pétrole et du gaz. L’opposition a un rôle historique à jouer. Elle peut aider notre pays à saisir cette opportunité et emprunter la voie de la refondation de notre système démocratique, de la bonne gouvernance de nos ressources naturelles et de la préservation de notre unité nationale. Pour y jouer ce rôle, il lui fait être plus stratégique dans sa démarche et mieux organisée. Ses leaders doivent mettre avant l’intérêt national, travailler main dans la main et, si nécessaire, accepter de sacrifier les ambitions personnelles.

Plateforme AVENIR Senegaal Bi Nu Begg: Appel aux citoyens pour sauver la démocratie sénégalaise

Appel aux Partis de l’Opposition, aux organisations de la Société Civile et à tous les  Citoyens Sénégalais

TOUCHE PAS A MA DEMOCRATIE – TOUCHE PAS A MA REPUBLIQUE

La Plateforme Politique AVENIR Senegaal bi ñu bëgg  exprime sa vive indignation face à la forfaiture orchestrée par le Président Macky Sall, avec la complicité coupable, d’abord de l’Assemblée Nationale qui a adopté la Loi inique, antidémocratique et antirépublicain du Parrainage citoyen, et ensuite du Conseil Constitutionnel qui la met en œuvre dans des conditions techniques et juridiques inacceptables.

La Plateforme  AVENIR rejette sans compromis les résultats issus des travaux du Conseil Constitutionnel pour vice de forme, vice de procédures, violation de la Constitution et de la Loi électorale, et négation des droits les plus élémentaires des citoyens. Sur ce dernier cas, la modalité d’application du parrainage viole le droit du citoyen d’apposer sa signature sur la fiche de parrainage du candidat de son choix, une prérogative que lui confère la Constitution, et de voir celle-ci être vérifiée, validée ou rejetée. Or la vérification des signatures des parrains n’a pas eu lieu. Seules les données informatisées saisies ont été vérifiées sans une comparaison factuelle avec les fiches signées. Tout le monde que le services du Ministère de l’intérieur, avec la complicité du Conseil Constitutionnel, auraient pu avoir accès aux données électroniques et les tripatouiller à leur guise.

De plus, en signant seul, de sa propre main, les procès verbaux de vérification des parrainages des candidats, à l’exclusion des autres Membres, le Président du Conseil Constitutionnel viole encore la procédure interne de cette institution qui, faut-il le rappeler, doit décider collégialement pour que ses actes soient valides et légitimes. Le Conseil Constitutionnel se met ainsi en situation de grave violation de la Constitution et donne la preuve qu’il a pris fait et cause pour un des candidats, notamment le candidat sortant Macky Sall, l’aidant dans son entreprise consistant à se choisir ses propres adversaires et les obliger à jouer un jeu électoral dont les dés son pipés et l’issu déjà fabriquée.

Le Conseil Constitutionnel perd donc toute légitimité pour jouer le rôle d’arbitre qui est attendu de lui. Il doit cesser, sans délai, toutes initiatives et actions sur le processus électoral et procéder au recomptage des parrainages obtenus par les candidats.

La Plateforme AVENIR exprime sa solidarité et son soutien aux candidats de l’opposition injustement et illégalement exclus de l’élection présidentielle et redit sa détermination à se tenir aux cotés de tous les citoyens, républicains et patriotes pour barrer la route aux fossoyeurs de notre démocratie acquise de haute lutte, au prix de la  vie de nombre de nos concitoyens.  La Plateforme exhorte, par ailleurs, ces candidats à se regrouper en différents pôles politiques forts pour mutualiser leurs forces, leurs moyens et leurs programmes afin de se mettre au service exclusif de la République.

La plateforme invite, en outre, tous les acteurs politiques de l’opposition, candidats ou non, à se donner la main  pour organiser la résistance et faire face au despotisme obscur rampant de Macky Sall, qui a fini de gangréner la structure démocratique et républicaine du Sénégal. L’opposition doit, d’une part, poursuivre le travail technique et juridique pour montrer à la face du monde le visage peu démocratique du candidat Sall et démonter l’affaissement des institutions de la République notamment le pouvoir judicaire. D’autre part, elle doit mener le combat politique sur le terrain en mobilisant massivement et durablement les citoyens, en leur donner l’énergie nécessaire pour mener une bataille victorieuse contre la dictature.

La Plateforme AVENIR lance un appel patriotique aux agents de l’administration publique, de toutes les catégories et services administratifs, y compris les forces de défense et de sécurité, pour qu’ils se mettent en situation d’assumer leur devoir, qui consiste à se mettre toujours du coté du Peuple.

Cet appel est aussi  destiné aux citoyens, des acteurs de la société civile, aux mouvements citoyens en passant par les syndicats, les mouvements de jeunes et de femmes, au secteur privé et toutes les parties prenantes de la vie sociale nationale. Ce qui se joue dépasse le champ politique partisan. Il s’agit maintenant de sauver la démocratie et la République.

La Plateforme AVENIR appelle le peuple à répondre à l’appel de la Patrie et à se mettre sous le drapeau national, hors de toute appartenance partisane pour préserver le République, notre Bien Commun.

Contact

77 100 12 80

Fait à Dakar le 08 Janvier 2019

Énième appel de Karim Wade à une mobilisation contre Macky Sall…

Chers compatriotes, chères sœurs, chers frères,

L’élection présidentielle du 24 février 2019 sera pour le Sénégal un rendez-vous décisif.

L’avenir de notre démocratie, de notre économie, de notre société, en sera l’enjeu. Il ne s’agira

pas seulement de mettre fin à sept années de gouvernance clanique de Macky Sall, d’atteintes

aux libertés, de politisation de la justice, de dégradation de l’économie, de délabrement des

services publics, d’appauvrissement de la population. Nos objectifs tiendront en quelques

mots simples : rassembler, protéger, développer.

Pour réaliser cette ambition, je lance un appel fervent à toutes celles et à tous ceux qui veulent

rendre la fierté et l’espoir aux sénégalais, qui croient au succès par l’effort, le travail et le

mérite, qui vivent la passion de notre pays. Je les invite à se réunir avec les hommes et les

femmes qui disent non à l’égoïsme et à l’inertie, et qui ont décidé de se mobiliser au service

de notre pays. Je les invite à participer tous ensemble à la tâche magnifique que sera le

redressement du Sénégal. Je les invite à se rassembler dans la grande « COALITION KARIM

PRÉSIDENT 2019 ».

Mon appel intervient dans un contexte où le chef de l’État sortant veut choisir lui-même ses

adversaires parce qu’il n’a pas le courage d’affronter au grand jour les critiques et les remises

en cause. Il s’adresse aux militants et aux sympathisants des partis politiques constitués

légalement, à tous les citoyens auxquels on veut interdire de contribuer à l’expression de la

volonté nationale.

Mon appel s’adresse aussi à toutes les forces vives de notre pays, au-delà de tout clivage

politique, social ou confessionnel. Ceux qui sont les vecteurs naturels de la vie économique

sont impatients de redonner un grand élan à notre agriculture, à notre industrie, à notre

commerce et nos services, aujourd’hui en forte baisse. Les syndicats, les organisations

professionnelles, les associations, toute la société civile ont un rôle énorme à jouer dans la

construction du Sénégal d’aujourd’hui et de demain. Chacun, homme ou femme, ancien ou

jeune, a vocation à œuvrer, librement, en fonction de ses aptitudes, selon ses convictions,

pour le redressement de notre pays.

Je veux un Sénégal où l’État protège. Depuis sept ans, la protection sociale s’est affaiblie, les

inégalitésse sont creusées. Le nombre des laissés-pour-compte s’est massivement accru, dans

nos villes mais aussi dans nos campagnes. L’insécurité frappe partout, dans les villes comme

dans les campagnes, malgré le dévouement et le courage de notre police et de notre

gendarmerie. Les frontières ne garantissent plus la sécurité du pays. Chaque Sénégalais a le

droit d’exiger de l’État qu’il assure sa protection dans tous les moments de sa vie.

Je veux un Sénégal qui se développe. Les statistiques de croissance brandies de façon

tonitruante par le pouvoir ne correspondent pas à la réalité économique et sociale. Chacun

peut constater les effets douloureux du chômage, même pour les titulaires d’un diplôme. Les

paysans souffrent de l’absence de financements des campagnes agricoles qui aggrave une

situation déjà précaire, des conditions sévères auxquelles ils sont confrontés. Les artisans sont

constamment pénalisés et abandonnés. Trop d’entreprises sont en déclin. L’État ne soutient

pas les efforts de ceux qui créent, qui innovent, qui investissent. Macky Sall distribue

arbitrairement les faveurs à ses protégés, l’argent public est gaspillé, les équipements publics,

la santé et l’éducation sont à la traîne. Nous devons regrouper nos énergies pour construire

notre avenir commun.

Je veux un Etat qui rassemble. La situation désastreuse de notre pays exige un vaste

rassemblement de toutes les forces politiques et sociales qui adhèrent au combat pour

l’élimination de la mauvaise gouvernance et de la pauvreté, la restauration de la démocratie,

le respect de l’équilibre des institutions notamment le respect de l’indépendance des

magistrats.

Au combat pour la réduction des inégalités et la suppression des injustices !

Au combat pour recouvrer la grandeur du Sénégal perdue depuis sept longues années !

Peu importe nos différences d’approche sur certaines questions dès lors que nous partageons

tous le même attachement aux valeurs de liberté qui sont le socle de notre société et que

nous avons tous la volonté de reprendre en main le destin de notre pays dans le seul intérêt

de nos compatriotes, dans une Afrique qui se réhabilite.

Il s’agit de rassembler au-delà des forces politiques dont l’action a permis l’alternance de l’an

2000 et un exercice du pouvoir marqué de nombreuses réalisations saluées par les sénégalais,

mais aussi des insuffisances qu’il s’agit de corriger.

Il s’agit de rassembler tous ceux et toutes celles qui sont décidés à agir ensemble pour réaliser,

dès février 2019, la troisième alternance voulue par les sénégalais, tous ceux et celles qui

n’acceptent pas que le Sénégal soit à nouveau confisqué pour cinq ans par des dirigeants

incompétents, malhonnêtes, qui violent les libertés et les principes démocratiques.

Conduire la « COALITION KARIM PRÉSIDENT 2019 » est pour moi un immense honneur. Au vu

de l’actuel contexte politique sans précédent dans l’histoire récente de notre pays, je mesure

toute la responsabilité qui pèse sur mes épaules et je compte l’assumer jusqu’au bout, à vos

côtés.

Je vous remercie.

Karim WADE







Déclarations de Jules Ndéné et cie, Me Wade, appel au Pds à rejoindre Macky: Elhadj Kassé se lâche

YERIMPOST.COM Le ministre chargé de la Communication de la présidence a abordé la sortie des ex du Parti démocratique sénégalais qui ont rejoint la mouvance présidentielle. Soutenant n’avoir pas suivi la conférence de presse des membres du Rassemblement pour la pérennisation du libéralisme, Elhadj Hamidou Kassé prend le contre-pied des déclarations de Souleymane Ndéné Ndiaye et cie contre Me Abdoulaye Wade. « Même s’il est notre adversaire politique, ne perdons pas de vue que nous sommes tous des Sénégalais. Nous respectons le président Wade, Macky Sall au premier chef… » Un bref commentaire que le ministre s’est autorisé tout en profitant de l’occasion pour lancer un appel aux membres du Pds. « C’est le moment d’ailleurs d’appeler les bastions du Pds à se mobiliser autour de Macky Sall pour que nous continuions ensemble à construire le pays. Cet appel s’adresse aussi à toutes les forces vives de la Nation conscientes des enjeux mais aussi des réalisations durant ce premier mandat. »




Appel aux militants de l’APR: Nous ouvrir aux Forces Vives

(«Les plus grands adeptes de la division et de la dissidence ont toujours le mot unité à la bouche»)

 

Camarades de l’Alliance pour la République, nous sommes sortis victorieux, en 2012, d’un combat lourd en enjeux, risques et périls.

Le Sénégal aura montré, à la face du monde, qu’en démocratie seul le citoyen est détenteur de souveraineté.

Nous pouvons en même temps appréhender le sens du vote citoyen qui, au-delà des cloisons de partis, des différences idéologique ou programmatique, ont amené le candidat Macky Sall au pouvoir.

Ceci commande de nous Alliance Pour la République un respect pour la grandeur du peuple sénégalais et sa maturité démocratique, mais cela commande en même temps de nous mettre devant la responsabilité militante d’avoir porté un projet de société et un homme devant le choix et la sanction populaires .Autant nous respectons nos partenaires et tenons au choix qui nous ont porté vers d’autres, à entreprendre et réaliser un objectif commun, autant devons nous rester réalistes et envisager l’avenir avec lucidité et prospective. Il est vrai que le parcours atypique qui part de « Dekkal Ngor à la Méga coalition « Benno Bokk Yakaar » en passant par la Coalition Macky 2012, fut un agrégat évolutif de formations politiques différentes, de volontés individuelles et collectives objectivisées vers la Nation seule, au prix de sacrifices et d’ambitions personnelles dépassées qui ont abouti au rétablissement de la République. L’enjeu du moment était alors à la cohésion nationale, car nous assistions à plus d’un titre à une situation d’exception qui nous engageait d’abord à rétablir la République. Pour nous cet objectif est atteint.




Cependant nous devons comprendre lucidement qu’un programme, le PSE est choisi et un homme mandaté à sa réalisation.

La profession de foi est un engagement. Le mandat en soi, une charge comprise comme obligation de résultat, dans un espace-temps.

Notre parti en proposant le camarade Macky Sall à la magistrature suprême a choisi en même temps la responsabilité de l’accompagner et de lui donner les conditions d’exécution du mandat pour lequel il est élu.

Or depuis quelque temps, il est aisé de percevoir dans la déclaration de certains leaders, responsables ou groupes, des surenchères de prétentions, et des menaces à peine voilées ou même des velléités de dissidence. On assiste trop souvent sur les plateaux de télévision à des speeches de positionnement personnel, si ce n’est le self –branding en vue des locales .Nos activités politiques sur le terrain portent en filigrane l’empreinte de certains leaders fractionnistes qui instrumentalisent la base pour l’affaiblir ou de « successionistes » qui profitent de leur position de pouvoir pour noyauter les organes du Parti « d’entités dormantes » .Le marchandage pré-électoral est devenu une « foire à l’emploi ».

Les présidentielles ne peuvent être une Primaire pour les locales ; l’après-Macky ne pourra être toléré comme ordre-du-jour. Le projet de société en réalisation concrète est une projection sur 35 ans.

N’en déplaise, ces faits visibles et constatables, n’en sont pas moins tus, comme si l’omerta était la règle générale d’une agrégation politique. A moins de trouver les raisons dans notre culture et les fondements dans notre « sociologie de ‘‘l’être-ensemble’’ »

C’est un fait que la distance qui sépare le sénégalais au Sénégal est virtuelle mais cependant très longue : elle épouse sans la dépasser la géométrie des formations politiques, les contours des fratries féodales,claniques ou principautaires, et la configuration des obédiences confrériques et donc la contingence de leurs positions et mots d’ordre divers et fluctuants.

L’héritage que nous tenons de notre très long contact avec l’occident n’aura pas changé notre conception du pouvoir. Notre culture de la hiérarchie, notre philosophie de la liberté sont autant de paramètres qui « dressent les contours d’une réalité qu’ils ne contribuent pas à expliquer entièrement ». A preuve la pléthore de formations politique qu’a fini par régler l’instauration du parrainage qui vient à son heure. L’évolution de notre société et partant, les nouvelles formes d’approche et de perception inhérente à toute mutation sociale sont autant d’autres facteurs qui déterminent parfois tacitement, nos perspectivisations collectives et nos positions individuelles. Elles sont la base d’une grille de lecture de notre sociologie du pouvoir et une échelle de valeur des notions d’alliance et d’association. En somme des rapports avec l’autre vécus toujours sous l’angle de l’adversité, du challenge, de cette dynamique sociale de positionnement qu’Amadou Hampaté Ba appelle : le « ôte-toi que je m’y mette ». L’actualité récente est en la preuve éloquente.

La réalité au sein de l’Alliance BBY recoupe sous l’angle d’un prisme plus grand ce « complexe polygamique »

Cependant, au lieu de « syndicaliser » l’antagonisme des partis et acteurs politiques dans des cadres désormais de plus en plus implosifs, il faut mutualiser les rapports de forces et objectivement travailler à l’émergence d’une ‘‘citoyenneté participative’’ qui « a le mérite d’instaurer un lien civique » et « transforme une société d’individus isolés en corps politique, renouant ainsi avec l’imaginaire d’une société capable de s’autogouverner ».

Il faut se ressaisir. Les leaders et responsables devront se déterminer à sortir des positions toute-faites et sans fondement réel d’une représentativité à la base .Se résoudre à ne plus confondre le poste nominatif et le poids politique .Ils devront se défaire de leur panache affecté pour être « à-coté-du-Peuple » et plus humbles pour se faire comprendre de cette multitude qui pourtant « délègue et paie » leurs statut et condition .Ni original ni originels. La seule qualité est celle de « militant d’une Cause ».

Le PSE suit le format de cadrages réellement exécutoires à travers le PUDC, PROMOVILLE, PUMA etc .Le Plan social du PSE a lui seul plaide largement en faveur de notre candidat. L’adhésion des populations se prouve et s’éprouve au quotidien.

Il est dès lors évident que cet ambitieux programme a besoin de repousser les limites au-delà de 2019: concrétiser le rétablissement de la République et asseoir le développement durable ( Yokku ba Yeg ko) .

2019 C’est demain La nécessité d’un second mandat n’est pas un objectif strictement politique. C’est aussi une exigence pour parachever la construction nationale. Il nous faudra ensemble expliquer et partager avec les forces vives le concept, la réalité et les acquis de « Yokku Ba Yeg Ko »

L’économie de nos forces et faiblesses dicte l’impérieuse nécessité de construire dans l’urgence une force politique et une puissance électorale qui englobe et dépasse le cadre du Parti et de l’Alliance pour s’ouvrir aux segments des forces vives. Ceci demande une rupture d’avec la conception classique de parti. A l’Unité structurelle et monolithique de l’ensemble, substituer l’Union Organique de la diversité des Entités. Parce que les limites du Parti doivent sauter en même temps que les verrous de l’Appartenance, notre candidat devra être le candidat non des entités politiques mais celui des forces vives. Il sera alors possible par un partage de la vision, la vulgarisation des acquis et réalisations, l’explication des projets et perspectives, de rendre visibles UN HOMME, UNE IDEE et UN PROJET EN REALISATION.




                                                            Amadou Thierno DIOP

 

Responsable APR

Coordonnateur national Etendard Républicain

Etendard.republicain@gmail.com

Khalifa Sall joue son va-tout le 5 juin

YERIMPOST.COM Ses avocats avaient fait appel de la décision rendue le 30 mars dernier. Khalifa Ababacar Sall fera de nouveau face au juge le 5 juin prochain, avec ses co-condamnés. A en croire le quotidien Libération qui rapporte l’information, le maire de Dakar se soumet désormais à la décision de la Cour d’Appel de Dakar. Pour rappel, l’édile de la capitale sénégalaise avait été condamné en première instance à 5 années de prison ferme et une amende de 5 millions dans le cadre du procès dit de la caisse d’avance.



Appel à des concertations: le chef de l’Etat précise sa pensée

YERIMPOST.COM La levée des couleurs, ce premier lundi du mois de mai, était l’opportunité saisie par le président de la République pour réitérer sa volonté de voir toutes les forces vives de la nation répondre à son appel à des concertations. Ce ne sera point pour parler politique, mais des ressources pétrolières et gazières qui seront bientôt exploitées. L’objectif c’est que le Sénégal tire profit de ces ressources naturelles dans la cohésion nationale.



Après avoir insulté les Sénégalais et nos chefs religieux, Kilifeu essuie une réponse de Bouba Ndour

Après avoir insulté les Sénégalais…et nos chefs religieuses Kilifeu Appel , écoutez ce que lui dit Bouba Ndour




Contribution: Appel aux citoyens

Très déçu, pas résigné.

Très déçu par le Lion abusé de son aristocratie de prédateurs terrestres et de sa brutalité;

Très déçu par « l’entêté et l’ignorant » qui jure dans l’intention de mentir ;

Très déçu par le vieux Charognard au rêvasse du Lion mais au réalisme du Musaraigne ;

Très déçu par le Représentant de lui-même au choix mécanique favorisant  la tyrannie du Lion dépourvu de valeurs léonines;

Très déçu par le savant malhonnête devenu puissant qui joint l’audace à l’éloquence mais manque de bon sens ;

Très déçu par le frère d’armée brutal, l’inconscient de la similitude des objectifs que son statut limite de poursuivre de même;

Très déçu par la bataille du tripatouillage qui n’aurait jamais dû avoir lieu, pas découragé la guerre de la souveraineté s’annonce ;




De la démocratie, il s’agit en référence au savant de mauvaise foi, « Ce sont les démocrates qui font les démocraties, c’est le citoyen qui fait la république. » Georges Bernanos ;

Souverain conscient  du désordre présent, prend tes responsabilités citoyennes avant que tu n’en soit privé;

 

« Ma carte est mon arme ».

 

Albert Einstein disait, « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire. » 

 

Le combat  pour une République  fondée sur les valeurs dont la véracité, l’honnêteté, le respect du peuple et de ses érudits…  continue.

 

Lamine Gueye

Appel du 19 avril 2018 du Président Samuel SARR





Lettre ouverte à nos forces de l’ordre: un appel patriotique à un devoir de responsabilité

Ces propos du candidat Macky Sall en 2012 sont lourds de sens et nous renvoient au spectre de la violence policière qui avait semé un chaos indescriptible et entraîné la mort de plusieurs de nos compatriotes par la seule volonté d’un homme,  l’ancien président de la République, maître Abdoulaye Wade, obnubilé par un troisième mandat et qui espérait prendre au dépourvu un peuple d’une docilité incroyable en changeant à la veille de l’élection présidentielle de 2012 les règles du jeu.

N’eussent été la mobilisation et la résistance des forces vives de la nation, nous serions maintenant entrain d’assister à un long règne de 19 ans du président Abdoulaye Wade.

Qui aurait cru que le vainqueur de l’élection présidentielle de 2012, monsieur Macky Sall avec une litanie de vœux pieux et d’engagements solennels  oserait prendre le même  chemin tortueux de la politique politicienne sénégalaise digne d’une République bananière où les principes de l’Etat de droit ou de la démocratie sont continuellement remis en question par le fait du prince en torpillant le processus électoral sous la conduite d’un praticien du droit constitutionnel, le ministre de la justice monsieur Ismaila Madior Fall ?




Personne. Même nos concitoyens les plus sceptiques qui avaient émis des réserves sur sa probité et ses qualités d’homme d’Etat à l’instar de l’ancien chroniqueur de l’émission Deug Deug, monsieur Souleymane Jules Diop,  ne pouvaient nullement imaginer que cet homme serait capable une fois à la tête du pays de se conduire comme un despote sans foi ni loi et qui au demeurant prend un malin plaisir à tester les capacités de résistance de la nation devant ses nombreuses compromissions abjectes voire ses provocations.

L’histoire bégaie. Les mêmes erreurs du passé vont reproduire aujourd’hui systématiquement les mêmes conséquences fort préjudiciables à l’ensemble du corps social sénégalais. La provocation du régime sangsue du président de la République, monsieur Macky Sall a trop duré.  Nous lui avons laissé trop de temps pour accomplir en toute impunité ses monstrueuses impostures. Plus, le peuple se complaint dans une passivité indescriptible, plus notre apprenti- dictateur pousse la provocation à son paroxysme.

Si nous n’y prenons pas garde, l’irréparable risque inéluctablement de se produire à l’occasion de l’adoption par sa majorité mécanique anti-patriotique Benno Bokk Yakaar de la loi sur le parrainage, une forfaiture de trop, un coup bas porté à notre démocratie fortement malmenée par le président Macky Sall depuis 2012. L’heure est grave et il est du devoir de chacun d’entre nous de tirer la sonnette d’alarme voire de situer la responsabilité des uns et des autres sur les dangers qui guettent voire inquiètent tout le Sénégal.

C’est pour cette raison que je vous interpelle, vous nos vaillantes forces de l’ordre en vue de jouer pleinement votre rôle de protection des citoyens sénégalais et in fine  vous renvoie aux propos du candidat Macky Sall, devenu président grâce à une très forte mobilisation des citoyens sénégalais  afin de restaurer les valeurs de la République  mises à terre par le régime libéral de maître Abdoulaye Wade. Par voie de conséquence, nous vous lançons un appel solennel en vue de  refuser par devoir patriotique de brimer nos compatriotes qui défendent avec justesse leurs droits légitimes. Le pouvoir du président de la République, monsieur Macky Sall pousse le peuple à un affrontement aux conséquences incalculables. Nous ne pouvons pas garder le silence sur la volonté sournoise du chef de l’Etat, monsieur Macky Sall à se choisir lui-même ses adversaires à l’élection présidentielle du 24 Février 2019.

Son funeste et insipide projet de loi sur le parrainage risque d’embrasser le pays. Vous n’avez pas le droit ni l’obligation de prêter le flanc à un pouvoir qui ne cesse de changer les règles du  jeu en écartant toute possibilité de large consensus sur une question majeure du processus électoral.

Ces hommes et ces femmes qui refusent d’abdiquer voire de renoncer à leurs droits légitimes garantis par la Constitution du pays malgré les menaces voire les intimidations du président Macky Sall,  sont vos frères,  vos sœurs et vos parents. Vous n’êtes pas au service de cet homme qui frise l’indécence en nous narguant à longueur de journée.  Vous êtes au service du peuple. Les hommes du pouvoir ne sont à la tête du pays que pour un court temps et vont inéluctablement passer à autres choses de gré ou de force. Par contre,  vous avez une carrière à honorer et à accomplir dignement pour mériter le respect voire le dévouement de toute la nation  sénégalaise à votre égard.

Vous devez refuser le déshonneur en vous rangeant derrière un homme aveuglé par les fastes du pouvoir et qui craint par-dessus tout à rendre des comptes à la justice sur sa gestion scabreuse de nos ressources publiques.

Ces hommes et ces femmes ne sont pas vos ennemis. Ces concitoyens ont les mêmes espérances que vous et partagent les mêmes craintes de scènes de chaos qui se profilent à l’horizon en raison de l’entêtement du chef de fil de la coalition Benno Bokk Yakaar, monsieur Macky Sall à  mener un bras de fer au peuple souverain.

Ayez chers compatriotes le courage voire la sagesse de refuser des ordres visant à violenter sauvagement et de manière gratuite d’autres citoyens sénégalais. Aucune personne, même vos supérieurs et à fortiori le président de la République, monsieur Macky Sall ne méritent que vous vous engagiez dans cette voie et vous vous salissiez les mains pour les basses intérêts mondains.

Brutaliser de la sorte vos compatriotes revient à détruire immanquablement le tissu social. Nous partageons les mêmes valeurs, habitons pour l’essentiel dans les quartiers paumés de la banlieue voire dans les zones les reculées du pays où l’urgence est partout dans nos foyers. Également, nous ressentons les mêmes peines voire les mêmes souffrances face à nos difficiles conditions de vie. Nous craignons par-dessus d’assister à l’implosion d’une jeunesse abandonnée à son sort par un gouvernement incapable de leur donner l’opportunité de trouver un travail décent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Nous rions et nous pleurons ensemble nos joies ou nos malheurs. Pourtant, nous sommes tous témoins de cette violence inouïe que vivent au quotidien nos frères et nos sœurs.

Ces hommes et ces femmes d’horizons diverses sont nos frères de sang et nous ne devons pas accepter qu’un politicien professionnel de la dimension de notre président par défaut, monsieur Macky Sall attise la haine voire la rancœur dans nos cœurs en voulant coûte que coûte se maintenir au pouvoir sans le consentement de la majorité du corps social sénégalais.

Vous seuls avez le pouvoir de freiner la boulimie du pouvoir de Macky Sall en laissant le peuple assumer sa responsabilité devant l’histoire à partir du moment où les voix les plus autorisées de la nation à l’instar des familles maraboutiques eu égard à leur rôle de guides religieux voire de médiateurs sociaux et une bonne partie de la société civile gardent le silence de manière éhontée sur la gouvernance sombre et nauséabonde de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar afin de ne pas froisser notre président apprenti – dictateur.

Soyez fiers  mes chers compatriotes soldats et policiers de votre mission de gardien de la sécurité des citoyens sénégalais et refusez surtout de répondre à  l’appel des marchands d’illusion du régime de monsieur Macky Sall qui veulent asservir le peuple avec votre soutien voire votre complicité.

Mes chers compatriotes soldats et policiers, n’écoutez que votre conscience citoyenne, craignez Dieu par-dessus tout dans votre travail  et agissez avec retenue et responsabilité votre mission de protection de vos compatriotes sénégalais.

Le jeu machiavélique du pouvoir ne doit pas prendre le dessus sur votre honneur, sur votre foi, sur votre engagement patriotique à servir le peuple et sur l’héritage de nos illustres prédécesseurs.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

L’ARTP encore dans ses œuvres: Appel d’offres illégal, décrets illégaux interdisant aux Sénégalais l’accès à la téléphonie par internet

L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes du Sénégal (ARTP) a officiellement lancé, ce mardi 27 mars 2018, les activités commerciales de trois nouveaux Fournisseurs d’Accès Internet (FAI)­: Arc InformatiqueWaw Sas et Africa Access. Lancé le 07 novembre 2016 pour se terminer le 07 décembre 2016, l’appel d’offres qui a abouti à l’attribution des licences FAI, s’est déroulé en violation des droits communautaires CEDEAO et UEMOA.

D’abord, la limitation à trois (03) du nombre de licences FAI attribuées n’est pas conforme aux dispositions de l’article 8 alinéa 3 de la Directive nº 2/2006/CM/UEMOA et de l’article 14 alinéa 2c ­de l’Acte Additionnel CEDEAO A/SA 3/01/07 relatif à l’harmonisation du régime applicable aux opérateurs de réseaux et fournisseurs de services, qui dispose­:­«­Lorsqu’un Etat membre a l’intention de limiter le nombre de licences individuelles octroyées, il publie sa décision de limiter le nombre de licences individuelles et la motive­». En outre, l’article 9, alinéa 1­ de l’Acte Additionnel susnommé indique clairement que «­Les états membres veillent à ne pas imposer d’obstacles non conformes à la règlementation concernant le nombre d’opérateurs ou de fournisseurs de services sur le marché des TIC­». ­En plus, l’article 14 alinéa 3­ du même Acte Additionnel énonce que « Les Etats membres octroient les licences individuelles sur la base de critères de sélection objectifs, non discriminatoires, transparents, proportionnés et détaillés. Lors de toute sélection, ils tiennent dûment compte de la nécessité de faciliter le développement de la concurrence et de maximiser les avantages pour les utilisateurs­». Enfin, toutes ces dispositions sont complétées par l’article 11 dudit Acte Additionnel, qui énonce expressément­:­«­Pour assurer l’équité et la transparence dans le processus d’octroi de licence ou d’autorisation, les Etats membres doivent mener des consultations avec l’industrie, le public et d’autres parties intéressées­».




Toutes ces exigences ont été bafouées. Ainsi, l’appel d’offres pour l’attribution de licences FAI, qui a été conduit par l’ARTP, au regard du droit communautaire, est illégal.

Les décrets n°2017-322,­ n°2017-323, n°2017-324, du 20 février 2017, portant approbation des conventions de concession des FAI, et de leurs cahiers de charges, pris à la suite d’un appel d’offres illégal, sont eux aussi illégaux. En effet, Ils font référence à l’article 23 du Code des télécommunications de 2011, modifié par la Loi 2017-13 du 20 janvier 2017. Par conséquent, le régime juridique des FAI fixé dans les décrets incriminés, doit se conformer à cette dernière Loi, qui exclue expressément du champ du régime de la licence l’activité des fournisseurs d’accès à Internet. Il en résulte que le régime juridique des FAI, fixé dans les décrets portant approbation des conventions de concession, et des cahiers des charges, est erroné.

En outre, l’article 4, alinéa 2 de ces décrets disposent­: «­La fourniture, sous quelque forme que ce soit, de services audiovisuels et de téléphonie est exclue du champ d’application du présent cahier des charges­».

En termes clairs, il est interdit aux nouveaux FAI d’offrir aux Sénégalais des services de type triple play à savoir­: Internet haut débitTéléphonie et Télévision. En sus de cela, cette disposition servira de base légale pour mettre dans leurs conditions de ventes devant être proposées par ces FAI, des clauses leur permettant de bloquer l’accès aux applications de téléphonie par internet tels que­: WhatsAppViberMessengerSkype, etc.

Rien ne justifie ni légalement, ni économiquement, la restriction du champ d’activité des FAI. D’ailleurs, l’article 4 du Code de 2011 dispose, en son alinéa 3 que «­La présente loi vise à instaurer de façon progressive un marché ouvert et concurrentiel des réseaux et services de télécommunications dans le respect des intérêts des utilisateurs en termes de choix, de prix, de qualité et de rentabilité en­ veillant à ce qu’il n’y ait pas, dans des circonstances analogues, de discrimination dans le traitement des opérateurs et fournisseurs de services de télécommunications­».

En outre, aux termes des dispositions de l’article 5, alinéa 2 de l’Acte Additionnel A/SA 3/01/07, «­Les états membres doivent éviter d’imposer des limites au service offert sur un réseau sauf en cas de sauvegarde de l’ordre public et des bonnes mœurs­». Quant à l’article 6, alinéa 4, il énonce que «­Toute condition imposée à l’exploitation de réseaux ou à la fourniture de services de télécommunications doit être non discriminatoire, proportionnée, transparente et justifié par rapport au réseau ou au service concerné­». Dans le même sens, l’article 5, alinéa 1er énonce expressément que «­Les états membres veillent à promouvoir la neutralité des technologies et des services afin de pouvoir s’adapter à la convergence et aux nouvelles technologies­».

Au regard de ce qui précède, toute cette réglementation est illégale. Nous rappelons, qu’aussi bien le Traité révisé de la CEDEAO (articles 5), que celui de l’UEMOA (article 6) prévoient le principe de la primauté du droit communautaire, qui voudrait que les actes communautaires soient appliqués dans chaque Etat membre nonobstant toute législation nationale contraire, antérieure ou postérieure. La primauté du droit communautaire s’applique aux normes réglementaires et législatives nationales. Ainsi, si une norme sénégalaise est en conflit avec une norme UEMOA/CDEAO, la norme sénégalaise doit être écartée au profit de la norme communautaire.

Toute cette procédure d’attribution des licences FAI est encore un exemple récurrent de la pratique de nos lois. La violation des textes, l’absence de pertinence, la mise en œuvre biaisée, tout cela, cumulé selon les objectifs, fait que les autorités prennent des décisions qui ne sont pas au service de l’intérêt national, tout en clamant le contraire, en invoquant le respect de la loi. Cette procédure révèle aussi, la méconnaissance, l’ignorance et une certaine impréparation de nos autorités à intégrer le droit communautaire dans les actes réglementaires qu’elles prennent au moment où il y a de grands pans du droit qui lient le Sénégal. La primauté du droit communautaire s’impose à l’ensemble des autorités nationales de ce pays, y compris les autorités décentralisées telles que les collectivités locales.

En plus d’être illégaux, les décrets du 20 février 2017 sont économiquement inefficaces et annihilent la dynamique de concurrence entre FAI. Ils vont à l’encontre tant du pouvoir d’achat des Sénégalais, de l’innovation que du développement de l’économie numérique, donc en contradiction avec l’objectif déclaré. Il est indiqué dans ces décrets du 20 février 2017 que le Gouvernement du Sénégal a décidé d’attribuer de nouvelles licences d’opérateurs de télécommunications sur le segment de l’internet afin d’accroître l’accessibilité et l’usage des services de l’internet haut débit et promouvoir l’essor d’une économie numérique compétitive et inclusive.

En réalité, l’objectif est de maintenir une situation de rente, pour un opérateur protectionniste et incapable de s’adapter à la concurrence. Dans cette limitation de l’activité des nouveaux FAI, presque tout le monde est perdant : les utilisateurs, les entreprises, les PME, et les Startups, mais surtout la jeunesse de ce pays. Le seul bénéficiaire est l’opérateur préféré du gouvernement du Sénégal. Cette limitation de l’activité des nouveaux FAI­ envoie un signal négatif indiquant que la technologie n’est pas la bienvenue dans notre pays et que les Sénégalais n’en profiteront pas. D’ailleurs, on se demande comment les autorités nationales peuvent interdire à leurs citoyens l’accès à des services qui leur sont bénéfiques dans leur vie économique et sociale.

La multiplication des décisions permettant d’imposer des mesures obligatoires de blocage en cours au Sénégal montre que la pression visant à restreindre la liberté de communication sur internet s’accroît. Que des opérateurs défendent leurs intérêts n’a rien de répréhensible. C’est plutôt le soutien des autorités gouvernementales à ces intérêts privés au détriment de l’intérêt national, qui pose problème.

Aujourd’hui, le Sénégal est le seul pays africain et l’un des rares pays au monde à s’engager dans cette voie de la censure du net et des services. La tendance mondiale est à l’inscription du libre accès à la technologie dans les lois ordinaires, ou même dans la loi fondamentale (la Constitution) afin que sa remise en cause ne dépende point de la volonté d’un homme politique. Ainsi, dans les faits, le Sénégal prend le chemin inverse des pays qui placent le numérique au cœur de leur stratégie de développement, malgré le discours officiel qui clame le contraire.

Le Sénégal a déjà raté plusieurs virages, qui auraient dû en faire un pays émergent. Aujourd’hui, le virage technologique est à notre portée. On peut choisir, soit de le prendre, soit encore une fois de le rater, et attendre le prochain virage qui arrivera dans un siècle ou deux … ou peut-être jamais. Le monde avance, et il avancera avec ou sans nous … Ce n’est pas en interdisant à ses citoyens l’accès à la technologie qu’un pays affirme sa souveraineté. C’est en devenant contributeur au progrès technologique, et non censeur, qu’un pays affirme sa souveraineté et devient ainsi une terre d’espoir pour sa jeunesse.




Cette jeunesse, sans perspectives d’emplois, en quête de revenus, s’active dans l’entreprenariat numérique, travaille dur dans les PME pour créer de la valeur ajoutée, innove dans les startups et cherche à se frayer un chemin dans cette jungle du numérique. Cette jeunesse bouillonne d’idées et de créativité. Elle ne cherche ni soutien, ni financement sur fonds de calculs politiques, elle veut juste un accès à internet mais surtout un accès à un internet neutre qui leur permet de bénéficier de la concurrence entre opérateurs et fournisseurs de services afin de saisir les opportunités qu’offre le développement du numérique.

Aussi, cette régulation de connivence des autorités, en faveur du lobby des télécoms, inégalitaire et inefficace sur le plan économique, qui n’est jamais au service du citoyen sénégalais, doit-elle s’arrêter. La colère monte et il serait temps qu’elle soit entendue, pour un développement plus efficace en termes économiques mais aussi humains et sociaux de ce pays. Cette nouvelle dynamique rendrait les citoyens sénégalais plus confiants en leur pays et seraient ainsi dans une spirale vertueuse qui tirerait tout le monde vers le haut.

Fait à Dakar, le 02 Avril 2018
Le Président Ndiaga Gueye
Courriel­: infos@asutic.org

Lamotte fait appel à un gendarme pour assurer les charges du greffier 

YERIMPOST.COM La grève des travailleurs de la Justice n’a pas impacté le délibéré du procès de la caisse d’avance. La raison en est simple. Le juge Malick Lamotte avait fini par trouver une alternative. En lieu et place d’un officier de justice, communément appelé greffier, il a fait appel à un gendarme. Ibrahima Mbaye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait prêté serment avant devant le tribunal avant d’assurer sa fonction du jour.

Le juge s’est appuyé sur l’article 386 alinéas 1 du Code de procédure pénale relatif à la fonction du greffier.




L’Etat du Sénégal va interjeter appel. La raison, selon Me Baboucar Cissé

YERIMPOST.COM L’avocat de l’Etat du Sénégal dans le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar vient d’annoncer que le pool commis par l’Etat du Sénégal va interjeter appel. Me Baboucar Cissé dit qu’il y a bel et bien eu préjudice, contrairement à la décision du tribunal disant qu’aucune réparation ne sera versée à l’Etat du Sénégal puisque les fonds sont ceux de la Ville de Dakar et non de l’Etat.




Appel public à Mansour Mbaye, Bécaye Mbaye, Abdoul Aziz Mbaye, Doudou Samb et Sala Bigué Ndiaye

Aux Communicateurs Gardiens de nos traditions :

El Hadj Mansour MBAYE, président des Communicateurs traditionnels du Sénégal

El Hadj Bécaye MBAYE, Bantamba et Sénégal FM

El Hadj Abdoul Aziz MBAYE ‘’Mame Fama’’, GFM et Délégation générale pour le pèlerinage

El Hadj Doudou SAMB, Notable à Ngaaye Mékhé, Quartier Mbambara

El Hadj Sala Bigué NDIAYE, DTV

Nous vous prions de porter vos augustes chaussures et de jouer une médiation entre le Gouvernement et les Syndicats de l’Enseignement, entre le Gouvernement et les Syndicats de la Santé, entre le Gouvernement et le Syndicat de la Justice (Sytjust).




Dans notre histoire millénaire, à chaque que les malentendus et les incompréhensions ont risqué de compromettre notre paix sociale, les Communicateurs Gardiens de nos traditions que vous n’avez jamais cessé d’être, se sont toujours levés pour concilier les parties et tracer la perspective. A chaque fois que des crises persistantes parce qu’inévitables et inhérentes à la vie sociale, douloureuses parce que profondes et profondes parce que douloureuses, se sont manifestées au grand jour, les Communicateurs Gardiens de nos traditions, se sont levés et ont raisonné les uns et les autres. Votre sagesse, votre sens de l’Histoire et du devenir, et votre équidistance, ont toujours fait le reste. Parce que vous, les Communicateurs Gardiens de nos traditions, les Maitres de la Parole que vous êtes, ne sont d’avec aucune des parties en face à face mais avec la Vérité. Rien que la Vérité. Mais toute la Vérité.

En 2016, quand la RDC a failli basculer tout droit vers une guerre civile, l’Eglise catholique s’est levée et a favorisé cette situation de l’en attendant, dans l’ex Zaïre.

Au Burkina Faso, quand le pays a failli basculer dans une violence inouïe à cause d’une ‘’Diendérade’’, le Moro Naba a pris ses responsabilités et a permis à une issue heureuse.

Nous sommes convaincus, aujourd’hui plus que jamais, qu’en Afrique, la recherche de consensus ne saurait être seulement une affaire d’Etat institutionnalisé, mais aussi relève de la responsabilité de ses forces traditionnelles et sociales qui du reste, sont aussi modernes que l’Etat jacobin, centralisateur et accaparateur.

Pour parler comme l’Autre, Ô chers Communicateurs Gardiens de nos traditions, ‘’Vous êtes au Sénégal ce que Napoléon fut à la France, à chaque fois qu’on eut besoin de consensus dynamique, tous les regards se sont tournés vers vous. Comme Roosevelt qui tira l’Amérique de la récession, aidez notre Ô pays mon beau Peuple, à sortir de l‘impasse’’.

 

Siré SY



Commercialisation de l’arachide: la Turquie réagit suite à l’appel de Macky Sall

YERIMPOST.COM Le cri de cœur lancé la semaine dernière par le président Macky Sall à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, pour la commercialisation de l’arachide, n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Dans un communiqué, le ministre du Commerce informe avoir reçu une délégation d’hommes d’affaires turcs. L’intervention des opérateurs économiques turcs, supervisée par le ministre Alioune Sarr, se fera en deux phases : l’une immédiate, l’autre à moyen et long termes.

Lettre à Yerim Seck sur son appel au meurtre en Casamance (Malick Ndiaye)

YERIMPOST.COM Votre blog publie cette réflexion à laquelle CYS va répondre…

« Un grand capitaine soumet les armées sans combat » Sun Tzu, L’Art de la guerre

 

Cher Yerim,

 

Je ne vous connais pas autrement que par votre trajectoire et les réflexions éclairées dont vous faites bénéficier vos lecteurs depuis plusieurs années. Je sens obligé de vous écrire aujourd’hui à propos d’une sortie dont l’irresponsabilité et l’absence d’empathie m’ont sidéré. Je me permets donc de vous appeler à plus retenue dans vos analyses sur la crise casamançaise, car il me semble qu’avec votre rhétorique belliciste vous allez finir par rejoindre le camp des vautours et des fossoyeurs qui ont fait tant de mal à notre terre. Je ne vous prête pas d’intention maligne et je suppose que votre attitude de va-t-en guerre résulte davantage de l’ignorance du contexte et d’une culture sénégalaise bien condescendante et méprisante dès qu’il s’agit d’analyser la différence.

 

Puisque nous en sommes au « Faut-kon-Yaka », je commencerai par une proposition au moins aussi absurde que la vôtre. Seriez-vous prêt à vous engager personnellement pour aller combattre dans le maquis ou offrir à nos soldats votre expertise stratégique sur le terrain ? Vous me répondrez non évidemment, puisque vous n’avez pas les compétences militaires pour cela. Et je vous dirai alors que, justement que parce que vous n’avez pas les compétences militaires ou stratégiques pour parler de la militarisation de la Casamance, vous devriez peut-être laisser aux militaires le soin de parler armes et bombardements en Casamance. Gageons qu’aucun officier sénégalais digne de ce nom et conscient de sa mission ne vous suivrait dans vos élucubrations.




Je retiendrai donc en premier le manque de profondeur de votre réflexion, et c’est le moindre des griefs que je vous adresse. Vous m’avez donné l’impression de répercuter dans votre éditorial une discussion de comptoir avec un deuxième-classe prétentieux vous assurant que si les politiques leur laissaient le terrain ils règleraient le conflit. Je vous attendais sur un autre terrain. Celui d’une analyse basée sinon sur une connaissance historique du contexte casamançais, au moins sur une enquête sur place. Hélas !

En plus de vos propos farfelus, et c’est là le plus grave, je suis sidéré par votre cynisme. Les stratèges militaires que vous semblez admirer présentent tous l’option violente comme la dernière des extrémités. Comment osez-vous alors appeler de vos vœux une guerre qui en réalité a déjà constitué le quotidien des Casamançais pendant de longues décennies ? Où étiez-vous Monsieur Seck lors des batailles de Bambadinka, de Badem, de Youtou-Effok, de Babonda, de Kaguit… des noms à l’évocation si douloureuse dans la mémoire des Casamançais ? Pensez-vous sincèrement que la force a été omise dans cette région, l’une des rares de l’histoire du Sénégal à avoir été confiée à un gouverneur militaire et où la grande majorité des pertes humaines a justement eu lieu pendant ces années de guerre ? Savez-vous ce qu’ont enduré et endurent encore les populations du sud (les dégâts causés par les mines anti personnelles sont encore visibles) ? Y a-t-il ailleurs dans le Sénégal une telle présence militaire, autant de morts, d’estropiés, d’orphelins, tous victimes directes d’une guerre que vous semblez minimiser ? Avez-vous idée du niveau de contrôle que subissent ces populations (check-points à tous les axes routiers, contrôles d’identité) ? Je ne connais pas votre définition de l’état de guerre, mais ce que les Casamançais vivent depuis plus de trente ans n’en est pas loin. Et c’est une personne qui a payé le prix du sang en Casamance qui vous écrit.

Un peu de réflexion vous aurait évité de sortir autant d’inepties sous couvert de connaissance de l’histoire militaire. Monsieur, il ne suffit pas de redémarrer une guerre pour éradiquer une rébellion. Cela est faux. Surtout en Casamance. Faux, parce que ce que la Casamance est une géographie particulière. Faux, parce qu’une guerre suppose un ennemi visible et localisable, sauf si vous versez à votre compte des dommages collatéraux inestimables.  Faux, parce qu’une guerre éclair est impossible lorsqu’on ne maîtrise pas le théâtre d’opération et les systèmes d’alliances dans une région. Allez donc demander aux Américains en Afghanistan et au Vietnam. Et ce n’est pas faire injure à l’armée sénégalaise de dire qu’elle est loin d’avoir les mêmes moyens. Nous savons qu’aucune armée africaine n’a l’équipement et la logistique pour « nettoyer » une zone aussi hostile que la forêt de Casamance. Et vous avez tort de penser que les seuls soutiens du MFDC sont en Gambie. Enfin, votre point de vue est faux, parce que la violence politique est un cycle qu’une victoire sur le terrain ne referme pas nécessairement. Ne sous-estimez pas, Monsieur, les raisons qui poussent des hommes à renoncer à tout pour s’enterrer dans le maquis pendant des décennies. Ces hommes-là sont animés par autre chose que des raisons bassement matérielles, comme vous le sous-entendez. A tort ou à raison, ils ont la foi. Cela vous échappe peut-être, comme cela échappe à beaucoup de nos compatriotes.




Il y a une grande différence entre théoriser sur la guerre dans le confort de son canapé et la vivre. Vous vous targuez d’avoir couvert des conflits dans le monde et c’est ce qui forge votre conviction à appeler au meurtre des populations ? Je vous défie de démontrer dans quelle mesure l’option militaire a permis de mettre fin aux conflits libériens et angolais. Tout comme je vous défie de démontrer que la négociation a été privilégiée en Casamance au détriment de la solution armée pendant les décennies qu’a duré ce conflit. Oubliez-vous qu’au Libéria, un rebelle, Charles Taylor avait fini à la présidence ? Que la démobilisation des factions s’est faite sous l’égide de la Minul ? Combien d’années la guerre totale a-t-elle duré en Angola ? Voulez-vous encore un cycle de vingt ans de violence en Casamance ? Sérieusement, Monsieur Seck, quel est donc votre sens de l’histoire ?

Je vous citerai d’autres exemples que Liberia et à l’Angola que vous mentionnez avec, me semble-t-il, beaucoup de mauvaise foi en taisant les négociations parallèles et les interventions onusiennes. Je vous parie que de nombreux Syriens, Irakiens, Libyens ou Afghans, préfèrent leurs pays avant les interventions salutaires à ce qu’ils sont devenus après celles-ci. Plutôt que de citer à la cantonade et souvent hors contexte des auteurs célèbres je vous suggèrerais volontiers quelques lectures, à commencer par Machiavel dont je vous renvoie à la lecture du Discours sur la première décade de Tite Live. Parce que comprendre Machiavel, c’est aussi comprendre que la force n’a de sens qu’en tant que menace, surtout lorsqu’il s’agit pour l’Etat d’user de la violence interne. Je vous suggère des auteurs moins ardus et plus pragmatiques sur la question qui nous occupe : Jean-Claude Marut (Le conflit de Casamance), Oumar Diatta (Casamance, Essai sur le destin tumultueux d’une région), ou Xavier Diatta (La Crise Casamançaise racontée à mes enfants). Ils ont le mérite de s’appuyer sur une vraie recherche et une connaissance du terrain.

La solution à cette crise, si elle existe, est peut-être dans cet appel à la liberté d’expression que vous évoquez. Que dans le contexte sénégalais, même l’on considère cela comme un contresens, on puisse quand même souffrir qu’il y ait des voix réclamant l’autonomie de la Casamance. Parce qu’au nom de cette liberté que vous évoquez, le débat sur la Casamance doit pouvoir se faire avec des arguments et sans craintes de répression et de procès en sorcellerie. Tant que les Sénégalais tranquilles dans leur supériorité morale continueront à traiter de sauvages les indépendantistes, les conditions pour la paix ne seront pas réunies.

Je vous demanderai enfin, cher Yerim, si c’est par sadisme ou par ironie que vous avez exprimé votre « plaisir » de lire un éditorial qui appelle au massacre d’une « lumpen-army» qui constitue une grande partie de ce que vous appelez la rébellion. Ils ne portent pas les armes par cupidité, ils ne trafiquent pas du bois, ils ne cultivent pas de chanvre. Ils croient en quelque chose. Ils sont prêts à mourir pour leurs terres, leurs fétiches, leur sol. Et cela, cher Yerim, vous n ‘avez aucune idée de ce que cela représente.

 

MALICK NDIAYE

ehndiaye@gmail.com

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