Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

armée

Hommage: qui était le général Lamine Cissé ?

Le général d’armée Lamine Cissé, né le 1 à Sokone (Sénégal), est un officier général sénégalais ayant exercé les fonctions de Chef d’état-major général des arméesMinistre de l’Intérieur, chef Bureau des Nations unies en Afrique de l’Ouest.

Sorti de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (France) en 19632, il est de la même promotion que le Général Mouhamadou Lamine Keita ancien CEMGA.

Le général Cissé est diplômé de l’Université de la défense nationale de Washington (National Defense University) dont il est admis en 1992 dans le Hall of Fame3.

Il est aussi diplômé du Centre des hautes études en défense nationale de Paris et de l’École d’État-major de Fort Leavenworth College, à Kansas City dont il a été le premier Sénégalais à être breveté. Il a également suivi les cours de l’Université de Rennes.

Il commence sa carrière professionnelle comme commandant d’Unité en 1964.

Jeune officier, Il a été aide de camp du ministre des Forces Armées Amadou Karim Gaye.

De retour au Sénégal en 1978 après avoir dirigé le contingent d’observateurs pour la supervision du cessez-le-feu entre le Front de Libération Moro et le gouvernement des Philippines, à l’époque du président Marcos (entre 1976 et 1978), lieutenant-colonel, il est nommé adjoint logistique du sous-chef d’état-major général des Armées et chef de la division études générales.

Entre 1984 et 1987, il est directeur de l’École Polytechnique de Thiès,

Entre 1987 et 1991, il est directeur de la sécurité publique au ministère de l’Intérieur, au plus fort de la fameuse grève des policiers (1987) et de la présidentielle mouvementée de 1988 qui a abouti à la réélection contestée du président Diouf et à l’instauration d’un couvre feu et à l’emprisonnement de l’opposition.

Le 1er juillet 1993, promu Général de Brigade il est nommé inspecteur général des forces armées.

Le 1er juillet 1996, il est nommé Chef d’état-major général des Armée par le président Abdou Diouf. Il devient ainsi le premier Inspecteur Général des Forces Armées (Sénégal) à accéder au poste de Chef d’état-major général des armées7e Cemga de l’armée sénégalaise, il remplace à ce poste le Général Mouhamadou Lamine Keita qui fut nommé ambassadeur en Allemagne. Il crée la zone militaire no 7 de Kolda dont le premier commandement est assuré par Babacar Gaye.

Premier militaire sénégalais à occuper le poste stratégique de Ministre de l’Intérieur (Sénégal) en 1997, il a organisé les élections législatives de mai 98 et les élections présidentielles de février et mars 2000 (deux tours) à la suite de laquelle l’alternance politique est intervenue au Sénégal sans effusion de sang. Le Général Niang lui succède à ce poste dans le premier gouvernement du premier ministre Moustapha Niasse nommé par le président Abdoulaye Wade fraîchement élu.

Le Kofi Annan le nomme Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef du Bureau des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA).

Le 12 septembre 2008, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a provisoirement réaffecté le général Lamine Cissé à la tête du Bureau des Nations unies en Afrique de l’ouest.

Il est président fondateur président de l’Observatoire international de la démocratie et de la gestion des crises et conflits (OIDEC) basé à Dakar et fondé en avril 2000.

En février 2010, quelques mois avant l’élection présidentielle guinéenne du  qui marque une transition politique significative, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Bureau des Nations unies en Afrique de l’Ouest lui confient une mission en Guinée : avec une équipe d’experts, il est chargé d’y évaluer le secteur de la sécurité afin de préparer une restructuration des forces armées4.

En mars 2013, il est nommé sur la proposition de la classe politique guinéenne comme facilitateur international dans la gestion de la crise électorale par le représentant spécial des Nations unies dans la région Saïd Djinnit.

Le Général Cissé est titulaire de plusieurs décorations nationales et étrangères. Il a été le premier officier – toutes nationalités confondues, y compris la française – de sa promotion de Saint-Cyr (BirHakeim 1961/63) à être décoré de la Légion d’honneur pour son rôle aux Philippines dans la libération d’un otage français, Pierre Huguet.

En 2008, le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA) à Washington lui décerne le Prix du visionnaire (Visionary Award)5.

Le , l’Université de la défense nationale de Washington – dont il est diplômé – lui décerne le titre de docteur honoris causa6. Le général Cissé devient ainsi « le premier non Américain et le premier Africain à recevoir cette distinction ».

Nécrologie: Décès du général Lamine Cissé

YERIMPOST.COM  Le dernier ministre de l’Intérieur sous Abdou Diouf n’est plus. Le général Lamine Cissé, ancien Cemga, est décédé ce vendredi, nous apprend-t-on. La rédaction de Yerimpost s’associe à la douleur et présente ses condoléances à sa famille.

Soudan: le président Omar el-Béchir destitué par l’armée

Au Soudan, après plus de trois mois de contestation, le président Omar el-Béchir a été contraint de quitter le pouvoir. Le ministre de la Défense a annoncé sa destitution à la télévision publique, jeudi 11 avril.

Bignona: Six personnes enlevées dans une attaque armée

YERIMPOST.COM De l’argent et des biens emportés. Six personnes enlevées. C’est le bilan de l’attaque à Badiouré, dans le département de Bignona, ce samedi soir, aux environs de 19h. Selon la Rfm, parmi les six personnes qui ont été enlevées, il y a trois hommes et autant de femmes. La même source précise que, parmi les victimes, il y a le chauffeur d’un mini-car dont les assaillants ont pris les clés de la voiture.
Pour l’instant, l’armée et la gendarmerie sont sur place pour ratisser large.








Nécrologie: Le Général Dieng n’est plus

YERIMPOST.COM L’armée nationale est en deuil. Le général Amadou Abdoulaye Dieng, plus connu sous le nom Général Dieng, a rendu l’âme ce matin.

L’homme a eu à exercer des fonctions de chef d’état-major de l’armée de terre, gouverneur de la région de Ziguinchor, mais aussi président de l’Observatoire national des élections (Onel).


Gl Meïssa Niang, patron de la gendarmerie, fait ses adieux à sa manière

YERIMPOST.COM Le Haut commandant de la gendarmerie sillonne le territoire pour procéder à l’inauguration d’infrastructures dans le cadre du plan stratégique de la Gendarmerie à l’horizon 2017-2019. Le Général Meïssa Niang, qui fera valoir ses droits à la retraite vendredi prochain, a entamé ce lundi 23 juillet une tournée qui l’a conduit dans la légion nord, notamment à Kanel, Agnam, Dendory et Malem Hodar. Avant cette étape, il était dans le centre du pays, à Fimela, où il a inauguré la brigade territoriale, et l’auditorium des élèves à l’Ecole des sous-officiers de Fatick entre autres.



Général Mansour Seck fait une déclaration laconique sur l’indemnisation des Diambars du Koweït

YERIMPOST.COM Le général Mansour Seck sort de sa réserve. L’ancien chef d’état-major des armées s’est prononcé, de manière très laconique, sur l’indemnisation des Diambars morts en Arabie Saoudite après avoir défendu le Koweït. «Ce sont les Etats qui reçoivent ces genres d’argent», s’est-il contenté de dire sur les ondes de la Rfm.

Cette déclaration du général Seck est loin d’estomper cette vive polémique qui alimente les débats depuis quelques jours au Sénégal.

Dans cette affaire, l’armée et les responsables du régime de 1991 sont mis au-devant de la scène.



Le capitaine Mamadou Dièye sabré !

YERIMPOST.COM La nouvelle est tombée. Le capitaine Mamadou Dièye a été radié de l’armée. La Dirpa qui donne l’information renseigne que le capitaine « rebelle » est désormais dans les réserves de l’armée, comme soldat. Il lui est reproché d’avoir commis une faute contre la discipline.



Vidéo- Macky Sall gave d’argent les pilotes et braque les fantassins et marins





Armée: L’ex-caporal Ousseyenou Fall parle à son tour et révèle

De plus en plus, les militaires parlent et cette fois ci c’est un ancien caporal qui fait du bruit et raconte après onze années de service comment il a quitté la grande muette à travers une vidéo parue chez nos confrères de Infosrewmi

L’ex caporal-chef Ousseynou Fall ne voit plus qu’avec un seul œil. Aujourd’hui viré des rangs de l’armée sénégalaise après un accident survenu alors qu’il était en pleine formation pour de jeunes soldats au centre d’entrainement tactique de Doji, il crie toute sa déception.

Il a raconté tout, son accident jusqu’à son évacuation sur Dakar à l’hôpital Principal 3 jours après pour y subir une opération chirurgicale. L’ex-caporal Ousseynou Fall indique qu’il a été viré parce que considéré comme déserteur sous le général Mamadou Sow qu’il qualifie de dictateur.

Ousseynou Fall crie aujourd’hui à une injustice qu’il a vécue dans l’armée après avoir opté pour servir son pays. Il affirme tout son soutien au capitaine Mamadou Diéye aussi amoureux que lui de sa patrie et demande au président Macky Sall de libérer ce candidat valable à la présidentielle qui a démontré tout son amour pour son pays en choisissant d’être d’abord sous les drapeaux.



L’avis du colonel Ndao sur la démission du capitaine Dièye

YERIMPOST.COM De l’avis du colonel Ndao, le capitaine Mamadou Dièye a le droit de faire la politique. Seulement, il doit y mettre la forme. C’est-à-dire se départir de toutes ses fonctions dans l’armée. Colonel Ndao, qui avait dénoncé dans son livre des dysfonctionnements de l’armée, se demande comment le dossier du capitaine Dièye a pu en arriver là. « On n’aurait jamais dû en arriver là avec ce capitaine. Son cas démontre une fois de plus certains dysfonctionnements dans l’Armée. Il a le droit d’avoir des ambitions politiques, si cela lui chante. Il fallait à mon avis avoir le courage de le laisser partir. Soit on accepte sa démission en ne regardant que l’intérêt strict de l’Armée, qui ne peut maintenir en son sein un officier politicien, ou le f… dehors pour indiscipline.», a-t-il déclaré. Selon lui, il y a eu une certaine « frilosité des chefs de l’armée que rein ne peut justifier ».



Affaire Mamadou Diéye: L’avis percutant d’un officier qui souhaite garder l’anonymat

YERIMPOST.COM Votre blog vous sert cet avis en respectant l’anonymat requis par son auteur…

 

C’est avec indignation et incompréhension que je suis dans la presse l’affaire dite du capitaine Mamadou Dièye. Dans cette affaire nous avons d’un côté un groupe de colonels infiltrés dans les médias qui diffusent sciemment de mauvaises informations sur l’armée et son fonctionnement, de l’autre un capitaine dans la solitude et le silence de la prison militaire, entre les deux une presse et un public méconnaissant certains aspects de l’institution militaire. Le sujet aurait pu être très bref. Selon la loi, tout officier ayant fait une demande de démission doit dans les délais de trois mois recevoir une réponse favorable ou défavorable motivée. Le capitaine Mamadou Dièye n’a jamais reçu de réponse comme la loi l’y autorise et y oblige l’institution militaire. Pourquoi ? Personne ne sait parce que personne ne pose cette question. L’armée est-elle tout simplement en incapacité de produire une réponse favorable ou défavorable motivée en deux ans ? Si le capitaine Mamadou Dièye avait reçu une réponse défavorable comme le stipule la loi et qu’il ne s’y conforme pas, il serait évidemment coupable. Mais il n’a jamais reçu de réponse. Cette pratique qui dénote à la foi d’un déni de droit et d’une fuite de responsabilité est devenue la marque déposée de l’administration militaire sénégalaise.




Toute institution est en perpétuelle mutation, sauf l’armée sénégalaise ! Les tenues changent et la parade du 4 avril est de plus en plus spectaculaire avec des pilotes civils étrangers. Sur le fond rien ne bouge ! La constitution sénégalaise n’est pas la même qu’il y’a trente ans et les réalités d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier. La fameuse loi sur le statut des officiers est de 1962 (mis à jour en 1978) signée par le président Léopold S. Senghor, Mamadou Dia (président du conseil) et Valdiodio Ndiaye (ministre de l’intérieur). Ce statut est manipulé par une hiérarchie condensée aux mains d’un groupuscule d’officiers déterminés à conserver des avantages statutaires et financiers que les lois d’aujourd’hui ne justifient plus, au mépris et au détriment de tous, sans pour autant se parer aux grands défis à venir. Quelles sont les vraies questions aujourd’hui ? Un chef d’état-major des armées milliardaire ? Des chars d’assaut qui s’engagent dans une opération sous les acclamations des sénégalais sans munition à l’intérieur (opération Gambie) ? Des soldats mal nourris et mal formés ? Des officiers qui mentent et volent à la lumière du jour pour ensuite recourir au règlement en vue de réprimer les soldats qui les dénoncent ? Ce qui se faisait il y’a un demi-siècle sans murmure dans un contexte où le soldat sénégalais ne savait à peine écrire son nom et craignait son supérieur comme un dieu, n’est plus possible de nos jours.

Le général d’armée démissionnaire de la plus haute fonction militaire française Pierre de Villiers dans « Servir » nous illustrait parfaitement ce nouveau paradigme : « …la loyauté n’est pas l’esprit de cour ni l’assentiment permanent à ce qui peut être utile pour se faire bien voir. Le silence est parfois proche de la lâcheté. Notre époque turbulente et dangereuse ne se prête plus à la grande muette ». Le capitaine Mamadou Dièye a dit tout haut ce que tous les officiers de sa génération pensent tout bas, il a fait ce que tous les officiers de sa génération rêvaient de voir. Alors en le calomniant, vous calomniez toute une génération d’officiers qui pensent comme lui, en le crucifiant, vous crucifiez toute une génération d’officiers qui admirent son sens de l’honneur, des centaines de soldats qu’il a commandés avec dignité au prix de sa vie. En l’envoyant devant le tribunal militaire, vous envoyer à l’abattoir toute une génération d’officiers démoralisés, non pas par la pénibilité de leurs fonctions mais par vos agissements. Les appellations que vous lui attribuez sont fausses.




Dans l’histoire militaire sénégalaise aucun déserteur n’a quitté une fonction civile bien payée à l’étranger pour retourner au Sénégal et faire des déclarations publiques, tout en étant bien informé de sa propre situation. Voulait-il faire des déclarations fracassantes ? Certainement nom. De nos jours lorsqu’on veut faire des déclarations fracassantes on le fait sur internet, dans un livre, ou en étant à l’autre bout du monde sans être inquiété par la justice de son pays. Ce qui empêche la hiérarchie de dormir, c’est qu’il fasse des déclarations compromettantes sur ces mêmes personnes et non sur l’institution. Je pense profondément que le capitaine Mamadou Dièye comme tous les officiers de sa génération ne confond guère une ambition personnelle et l’intérêt supérieur de la Nation, le règlement de discipline générale et l’ordre républicain. Cela dit, un colonel qui a acheté son école de guerre ou un général qui s’est enrichi en exploitant des soldats fils de citoyens sénégalais n’est ni un secret d’Etat, ni l’intérêt de la Nation.

Vous lui reprochez d’avoir outrepassé le règlement ! La loi lui autorise à faire une demande de démission ou de mise en retraite anticipée et de recevoir une réponse dans un délai de trois mois. Il a fait une demande démission, puis de mise en retraite anticipée, puis de mise à la disponibilité, encore et encore, et sans réponse. Il a saisi la justice en vain. Il n’est pas parti au bout de trois mois ni de douze mois ! Mais il a attendu deux ans. C’est alors seulement qu’il est parti. Le capitaine Mamadou Dièye n’a enfreint aucune loi contrairement à l’administration militaire à travers des colonels d’un autre âge qui veulent sa tête. Nul ne peut se substituer à la loi ou au règlement. En outre, au-delà de la loi, ce qui définit l’officier c’est l’honneur et la vertu puisés dans les principes de respect de la dignité humaine, de justice républicaine et de paix, et cela dans le contexte de l’expression de la dimension la plus obscure de l’Homme : la guerre.

Les mêmes officiers qui le critiquent lui envient son courage et son ambition. Mais peut-on aspirer à la confiance des sénégalais lorsqu’on a aucune légitimité de la part des femmes et des hommes que l’on commande ? Parce que quand l’officier ment ou se déshonore lui-même, il n’a plus aucune légitimité. Lui dit-on qu’il fallait attendre de devenir colonel ou général pour changer l’armée ! Plus que quiconque, il est averti que pour être admis dans la haute fonction militaire sénégalaise il faut voler, mentir, et faire tout ce que la hiérarchie vous demande en porte à faux avec toutes les lois, le respect de soi et des autres. Où sont les officiers supérieurs valeureux ? Les uns ont démissionné dans une discrétion couverte par l’armée, les autres arborent toujours le grade de colonel mais sans aucune fonction.

Vous lui reprochez de s’être fourvoyé en politique. Mon œil ! Où sont les colonels de la génération concrète ? Où sont les colonels (ER) détenteurs de récépissés de parti politique ? Où sont les généraux promus parce qu’amis d’enfance d’hommes politiques ? Sur un ton plus serein, avez-vous oublié le général de Gaule qui après avoir averti en vain la classe politique française sur l’avenir de la France, sauvera son pays pendant et après la guerre. Il a conduit la France vers le statut de puissance à travers une vision claire de la politique dont se réclament un bon nombre d’hommes politiques français d’aujourd’hui dont d’anciens chefs d’Etat tels que Sarkozy : le gaullisme. Il n’est pas le seul exemple dans le monde des républiques démocratiques que nous envions. Comme le dit le capitaine, la France n’est pas responsable de nos malheurs, ils ont choisi des hommes d’envergure et de valeurs sûres pour défendre les intérêts de leur Nation. C’est à nous définir ce que nous voulons faire de notre pays et de ses intérêts, souvent liés ou contraires à ceux d’autres Nations.




Les femmes et les hommes qui parlent d’honneur dans la presse, ont-ils un jour regardé dans les yeux un autre sénégalais se vider de son sang jusqu’à mourir à défaut d’évacuation sanitaire ? Quand l’état-major vous affirme qu’il n’y a pas de moyens pour évacuer votre soldat alors que ce même hélicoptère est affrété au même moment à des fins personnelles ou politiciennes. Nous avons tous en mémoire le crash du Mi-17 au retour de mission au profit d’un ministre conseiller. Mais à la fin de la journée, ce même officier reste dans le cadre de la loi et de la République et prie pour que cela ne se reproduise pas. Les hommes politiques qui parlent de justice, ont-ils eux-mêmes respecté un jour la justice sénégalaise ?

Oui en effet, l’engagement militaire équivaut à donner sa vie, sa mort et sa mémoire à la Nation. Sommes-nous sûrs qu’aujourd’hui nous donnons notre vie, notre mort et notre mémoire à la Nation et non à des charognes civiles et militaires ? Et si tel n’est pas cas quel gâchis ! En plus cela a été défini dans la loi et non dimensionné aux intérêts de quelques-uns. Laissez le capitaine Mamadou Dièye faire valoir ses droits, il appartient à la justice sénégalaise uniquement d’affirmer si oui ou non il bénéficie de ses droits civiques et politiques, et non pas un autre officier. Et il appartient éventuellement au peuple sénégalais uniquement de voter ou non pour lui.

Vive la République ! Vive les armées du Sénégal ! Honneur au capitaine Mamadou Dièye.

Officier anonyme.

Pourquoi le capitaine Mamadou Dièye a-t-il été arrêté ?

YERIMPOST.COM Le capitaine Mamadou Dièye est aux arrêts depuis ce vendredi 11 mai. C’est devant les locaux de Dakaractu, où il s’apprêtait à entrer pour donner une interview, qu’il a été appréhendé par des gendarmes et conduit à la brigade de Colobane. Mamadou Dièye, qui a annoncé sa démission de la grande muette pour pouvoir présenter sa candidature à la présidentielle de 2019, dérange visiblement.

La stratégie de Macky Sall pour faire oublier le crash de l’hélico de l’armée

YERIMPOST.COM Une  démonstration aérienne en réplique au crash de l’hélicoptère de l’armée…

Le défilé du 04 Avril a été l’occasion pour le chef de l’Etat de rassurer le peuple par apport au matériel de l’armée de l’air  du Sénégal et de nos forces de défense en général. Le chef de l’Etat l’a répété dans le discours qu’il a servi en fin de cérémonie: « je voudrai réaffirmer ici ma volonté de doter les  forces armées sénégalaises, les forces de défense et de sécurité, de tous les moyens nécessaires aux missions qui leur sont assignées. S’il plait à Dieu, l’année prochaine et les années à venir, nous verrons une montée en puissance de toutes les armées terre , air , mer, de la police, de la gendarmerie et de toutes les force paramilitaires » .

Pour le cas de l’armée de l’air, la dotation a commencé, on a vu le spectacle des aéronefs l39 NG dont l’armée de l’air s’équipera bientôt, selon Macky Sall, pour renforcer ses capacités d’intervention. Ces appareils ont capté l’attention  avec les acrobaties livrées par des pilotes qui ont capitalisé plus de 3000 heures de vol. Une parade de fin de défilé qui en dit long. Le timing réservé à cette démonstration aérienne, près de 45 minutes, semble être un message pour dire que «  Missirah est désormais derrière nous… l’armée sénégalaise sera bien dotée ».

Cette démonstration intervient au moment où  le mystère du crash de l’hélicoptère de l’armée au large de Missirah n’est  pas encore élucidé. Il se termine par un cœur dessiné sous le ciel par les deux  appareils, un « love Sénégal » qui a frappé les esprits. Le président Sall terminera par annoncer qu’il recevra les habitants de la commune de Missirah intervenus pour porter secours aux victimes du crash de l’hélicoptère afin de leur décerner des distinctions nationales.




Crash du Mi-17: Quand le secret-défense couvre le vol des milliards de l’armée ! (Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM Le crash de l’hélicoptère Mi-17 pose sur la table le problème crucial de l’équipement de nos forces armées. Et nous place devant une dramatique réalité: en dépit des sommes colossales tirées des caisses du Trésor public, nos militaires en sont à risquer leur vie à bord d’appareils, que dis-je ?, de reliques datant de 1970 ! Où sont passés ces plusieurs dizaines de milliards censés avoir été dépensés pour équiper notre défense ? Qu’a-t-on fait, par exemple, de ces 30 milliards pris à une banque panafricaine et théoriquement destinés à doter l’armée d’outils pour faire face aux groupes terroristes armés ?

A ces questions, tous ceux qui profitent des magouilles s’empresseront de répondre: « Pas de réponse. C’est le secret-défense. » Il n’y a rien de plus bidon que cette réplique. C’est de l’escroquerie intellectuelle. De l’escroquerie tout court. C’est grossièrement faux. L’achat d’aucun équipement militaire ne relève du secret-défense. Lorsque la France vend des Rafale à l’Egypte, lorsque Trump vend des F16 au Qatar, lorsque le Brésil acquiert des avions de chasse, tout, y compris le détail des opérations, est communiqué aux médias.

Chez nous, si on nous dit qu’il n’y a rien à voir sur l’achat d’une cartouche, c’est simplement pour couvrir le système mafieux de brigandage des ressources publiques à travers les marchés de l’armée. Pendant qu’on nous mystifie pour nous cacher des transactions qui se retrouvent dans toutes les revues d’équipements militaires, les hauts gradés et leurs complices politiques voient leur ventre pousser, leurs châteaux émerger de terre, leurs champs s’étendre, leurs résidences secondaires avec vue sur mer s’élever… Des hommes d’affaires triés sur le volet, choisis selon le seul critère de leur capacité à partager le butin, s’enrichissent à milliards, appliquent des prix délirants pour le moindre équipement. Signe de la gabegie, la grenade lacrymogène est vendue à l’Etat du Sénégal à un prix unitaire équivalent au moins à dix fois celui pratiqué sur le marché international. Et c’est ainsi, voire pire, pour tous les équipements, surtout les plus lourds.

Dans l’intimité du secret-défense, on pille, vole, surfacture, acquiert du matériel de seconde main à des prix surréalistes. Ironie du sort, ceux qui fournissent ces équipements affichent la vente sur leurs sites internet ou dans les revues spécialisées. Comme le pain, les armes se vendent aujourd’hui à la lumière du soleil. Voila pourquoi il y a, dans le monde, des classements des différentes armées fondés sur leurs équipements recensés à partir de leurs achats publiés.

C’est une pure stratégie de vol que d’invoquer le secret-défense qui ne couvre, dans les pays où il se justifie, que les programmes confidentiels de recherche et de développement. Nous, qui achetons jusqu’aux treillis et aux godillots, ne créons rien pour cacher quoi que ce soit. Tout ce que le Sénégal acquiert est rendu public par les fabricants et distributeurs. Rien n’est secret à cet égard.

Alors que certains chipotent à propos de fautes de procédure relevées par l’ARMP dans les administrations civiles et impliquant parfois des montants ridicules, les plus gros scandales et les plus graves malversations financières ont cours dans l’armée. Il est temps de mettre fin à cette mystification dont la seule finalité consiste à couvrir le brigandage de l’argent public. Tous ceux qui militent dans ce pays pour la bonne gouvernance doivent exiger l’instauration de procédures de transparence dans les marchés du ministère des Forces armées. Ce crash meurtrier, certainement dû à une mauvaise acquisition ou à un entretien défectueux de l’hélicoptère, est l’occasion pour ouvrir ce débat. Yerimpost y reviendra avec plus de détails.

Cheikh Yérim Seck

Crash du Mi-17: la Section de recherches enquête, les choses bougent…

YERIMPOST.COM Les choses bougent dans l’affaire du crash de l’hélicoptère Mi-17 de l’armée sénégalaise. Une enquête a été confiée aux pandores de la Section de recherches de Dakar. Les hommes du Commandant Issa Diack se sont d’ailleurs transportés sur les lieux du drame. Cette enquête vient renforcer la commission déjà mise en place sur instructions du chef de l’Etat afin que toute la lumière soit faite sur cet événement tragique. Mais, comme à son habitude, l’armée n’aime pas le bruit.




Louis Philippe Sagna, rescapé du crash de l’hélico militaire: «C’est un Malien qui nous a sauvés…»

YERIMPOST.COM Après le crash de l’hélicoptère, le journaliste de la Rts, Louis Philippe Sagna, avait bien des soucis. Son téléphone n’avait plus de réseau. «Mais, dès que le réseau est revenu, je me suis dit on est sauvé. J’ai pensé tout de suite au chef d’état-major général des armées (Cemga) pour les secours. Puis, une capitaine de l’armée m’a appelé pour me dire que le commandant Corréa arrive avec les forces spéciales», a-t-il rapporté au chef de l’Etat qui était venu lui rendre visite. Et soudainement, poursuit-il, un Malien est arrivé. «C’est lui qui m’a sorti et mis sur le dos. Il est vraiment brave. Nous étions 5 personnes ensemble. Lorsqu’il est arrivé, il nous a dit « calmez-vous », je vais vous aider. Il est monté sur l’hélico et a allumé la torche», a-t-il ajouté.

Le président de la République a pris part à la levée de corps des militaires disparus et s’est rendu au chevet des blessés

YERIMPOST.COM Le président de la République, S. E. M. Macky Sall, a pris part, en début d’après-midi, à la levée de corps des militaires membres de l’équipage de l’appareil MI 17.  La cérémonie s’est déroulée à l’état-major des forces armées en présence des familles des disparus, des autorités militaires et gouvernementales. Le chef de l’Etat a salué la mémoire du colonel El Hadj Mamadou Touré, du capitaine Emmanuel Sarr et de l’adjudant chef Thiendella Fall. Il a présenté ses condoléances renouvelées à leur famille, aux forces armées du Sénégal, en son nom et au nom de toute la nation.

Le président s’est ensuite rendu à l’hôpital Principal pour une visite aux malades hospitalisés suite à l’accident de l’hélicoptère survenu le 14 mars 2018 à Missirah.



Images de la levée de corps des militaires membres de l’équipage de l’appareil Mi-17












Du tout nouveau sur le crash de l’hélico de l’armée

YERIMPOST.COM La liste des décédés du crash s’est rallongée avec le décès d’une dame qui faisait partie des blessés évacués à l’hôpital Principal. Ce qui porte à 9 le nombre de morts de cette tragédie.




Crash de l’hélico: Etat de catastrophe permanent

YERIMPOST.COM L’empressement avec lequel  le ministre de la Défense, Augustin Tine, s’est prononcé sur les circonstances de la catastrophe, qui a fait 8 morts et 12 blessés, affirmant que l’appareil était bien entretenu, est sujet à questionnement. Pourquoi vouloir expliquer les causes du drame qui s’est produit en l’absence de conditions météorologiques défavorables ? La qualité de la maintenance est au centre de toutes les interrogations au lendemain du crash.

Le Mi-17 est un hélicoptère de transport russe qui a effectué son premier vol en 1970. On ignore dans quelles conditions l’Armée nationale a acquis cet appareil et si le kilométrage de l’hélico a été vérifié avant de l’acheter. A-t-on des mécaniciens sénégalais suffisamment formés pour assurer l’entretien, pour un pays qui n’utilisait pas ces hélicoptères avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, pouvant utiliser un réel stock de pièces de rechange dans une industrie où le niveau de recyclage des déchets est presque nul ? Toutes ces questions sont légitimement portées à la connaissance de nos autorités, qui ne pensent pas à répondre et donnent dans le dilatoire, espérant encore une fois l’oubli.

D’ailleurs, c’est l’ouverture du Dakaa de Médina Gounass qui, de façon récurrente, est le théâtre de drames liés à des incendies accidentels que nulle sensibilisation ou préparation des pèlerins n’est jamais venu circonscrire. Aucune responsabilité n’a été établie pour le drame de l’année passée, aucune leçon tirée, et c’est toujours ainsi que nous allons de catastrophes en accidents mortels, lesquels, au lieu de nous faire changer de comportements, laissent affleurer chez les Sénégalais des allusions irrationnelles au penchant malchanceux et morbide de notre président de la République et à évoquer des sacrifices, ce qui serait risible si ce n’était pas dramatique.

Quand va-t-on travailler à prévenir les accidents plutôt que de les commenter en invoquant « pas de chance » ? C’est aux Sénégalais d’exiger que nos gouvernants nous mettent ne serait-ce qu’à proximité du « risque zéro ». Mais puisqu’ils savent qu’ils peuvent toujours compter sur notre propension à évoquer le surnaturel, alors pourquoi se gêneraient-ils à différer leurs efforts pour une totale transparence ?

Jean Pierre Corréa



Tragédie dans le crash: Le capitaine Emmanuel Sarr ne verra pas le plus beau jour de sa vie

YERIMPOST.COM Dans sa parution du jour, le quotidien l’AS a creusé dans la vie des victimes du crash de l’hélicoptère de l’armée survenu dans la soirée du mercredi 14 mars à  Missirah. Le capitaine Emmanuel Sarr avait à peine 30 ans,  il était pilote adjoint du Mi-17. On s’intéresse à ce jeune homme avec qui le destin n’a pas du tout été tendre. Pour cause, Emmanuel Sarr devait se marier ce samedi 17 mars. Ses collègues se souviennent d’un homme correct, sérieux et très compétent. En 2006, il obtient son baccalauréat au Prytanée militaire de Saint-Louis avant de partir pour la Grèce où il fait une formation pour devenir officier-pilote. A son retour, il retourne dans les rangs où il intègre l’Armée de l’air.

Emmanuel Sarr était un jeune à qui tout souriait jusqu’à cette maudite soirée où il est passé de vie à trépas. La levée du corps est prévue ce vendredi dans la cour de la base de l’Armée de l’air où sa dépouille sera aux côtés de celles de ses deux autres collègues.



Crash de l’hélico militaire: Macky Sall a eu peur pour Robert Sagna qui a échappé de peu

YERIMPOST.COM Macky Sall avait bien des soucis après l’annonce du crash de l’hélicoptère de l’armée. Le président de la République pensait que son ministre-conseiller était à bord de l’appareil. « Dès l’annonce du crash, le président Macky Sall m’a appelé parce qu’il pensait que j’étais dans le vol. Je devais repartir moi aussi avec ce vol, mais, compte tenu du fait que beaucoup de personnes étaient venues, je ne pouvais pas repartir le même jour, j’ai renoncé à repartir…», confie Robert Sagna sur Zik fm.
Le coordonnateur du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc) a perdu des membres de sa famille dans l’accident survenu à Missirah. « Je peux compter notamment deux de mes beaux-frères. J’ai perdu aussi un cousin germain, un neveu et également une parente, Eliane Diatta », a-t-il révélé.




Communiqué de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail

C’est avec consternation que nous avons appris le crash d’un hélicoptère de l’armée sénégalaise survenu à Missirah, ainsi que la disparition de plusieurs de ses passagers.
Émettant le vœu qu’ils puissent être retrouvés le plus rapidement possible sains et saufs, nous tenons en outre à exprimer notre profonde solidarité et notre grande compassion à tous ceux qui sont affectés par cet événement douloureux, et en particulier aux Forces armées de notre cher Sénégal.
PAM
Dakar le 14 mars 2018




Urgent: Du nouveau sur le crash de l’hélicoptère

YERIMPOST.COM De sept à huit, ce jeudi matin. Le bilan des morts dans le crash de l’hélicoptère de l’armée à Missirah s’est encore alourdi. C’est l’Agence de presse sénégalaise qui nous en informe. Il s’agit d’un des évacués à l’hôpital régional de Kaolack. Grièvement blessé, l’individu a succombé à ses blessures dans la matinée de ce jeudi 15 mars. Pour l’heure, son identité n’est pas encore révélée.




Rewmi réagit au crash de l’aéroport

Le Président Idrissa SECK et le parti REWMI ont appris avec tristesse le drame survenu ce mercredi 14 mars 2018 à Missirah et dans lequel notre Nation a perdu huit de ses valeureux fils selon le dernier bilan officiel.
Le Président Idrissa SECK et le parti REWMI s’inclinent devant la mémoire des victimes et présentent leurs condoléances les plus attristées aux familles éplorées, à notre vaillante armée nationale et à toute la nation sénégalaise.
Aux disparus, puisse ALLAH faciliter les recherches et qu’ils soient retrouvés sains et saufs.
Tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés, le Président Idrissa SECK et le parti Rewmi invitent l’Etat du Sénégal à prendre toutes les dispositions nécessaires afin que toute la lumière soit faite sur ce drame.
                   Fait à Dakar le jeudi 15 mars 2018




Cet acte de courage des habitants de Missirah

YERIMPOST.COM « L’aide des populations a été déterminante par la mobilisation des piroguiers qui ont contribué à la localisation du site de l’accident et l’organisation des premiers secours. » Cette affirmation d’un communiqué de l’armée décrit le rôle majeur que les habitants de Missirah ont joué dans la soirée du mercredi, suite à l’annonce du crash. N’eut été les piroguiers, le bilan serait plus dramatique encore. L’hélicoptère a terminé sa chute dans la mangrove, ce qui rendait l’accès difficile. Arrivés en premier sur les lieux, les piroguiers de Missirah ont procédé à un démâtage et ont porté les premiers secours aux victimes en attendant l’arrivée des secouristes.




Crash de l’hélico de l’armée: les précisions d’Augustin Tine sur l’appareil 

YERIMPOST.COM Après le crash de l’hélicoptère de l’armée sénégalaise dans la mangrove de Missirah, faisant 8 morts, certains se sont empressés d’invoquer des défaillances de l’appareil. Rien de tel, selon le ministre des Forces armées. L’aéronef était en bon état, a-t-il laissé entendre sur les ondes de Rfm. Interrogé sur la question, ce matin, à l’hôpital Principal, le ministre révèle que «les appareils de l’armée sont bien entretenus et sont en très bon état». Selon lui, les circonstances de ce crash seront déterminées, comme l’a suggéré le chef de l’Etat, après une enquête approfondie.




Les noms des victimes du crash, l’armée endeuillée

YERIMPOST.COM Presque tous les membres de l’équipage ont péri dans l’accident d’hélicoptère survenu dans la soirée de ce mercredi. Au total, ils étaient quatre et malheureusement les trois sont décédés sur le coup. Il s’agit du colonel Elhadj Mamadou Touré, pilote de l’appareil, de son adjoint le capitaine Emmanuel Sarr, et du mécanicien d’avion, le sergent chef Thiandélla Fall. Aucune information ne nous est encore parvenue sur le sort de l’autre membre. Trois corps  encore non identifiés sont à la morgue de l’hôpital régional de Kaolack et les deux autres victimes sont Michel Coly et Albert Joseph Mané, toutes deux civiles.




Urgent: Tout sur le crash d’un hélico de l’armée

YERIMPOST.COM Au moins 20 personnes étaient à bord de l’hélicoptère de l’armée sénégalaise. Au large de Missirah, l’appareil a crashé. Le colonel en charge des relations publiques de l’armée informe que 7 personnes ont été retrouvées. Les recherches se poursuivent afin de retrouver les disparus. Le colonel Abdou Ndiaye a précisé que, pour l’heure, aucune perte en vie humaine n’est à signaler et que les personnes retrouvées ont été évacuées à Kaolack.

 

YERIMPOST.COM Une évolution dans le crash survenu dans la soirée de ce mercredi au large de Missirah ! Des informations glanées ça et là font état de 6 morts et 14 rescapés. Le nom de l’ancien ministre socialiste Robert Sagna est apparu au fil de la soirée et d’aucuns signalaient même sa présence à bord. De recoupements en recoupements, votre blog vous informe qu’en réalité, l’hélicoptère revenait d’un transfert de la dépouille du frère de Robert Sagna. Des habitants du village de Brin avaient alors embarqué dans l’appareil de l’armée qui avait déjà à son bord 4 militaires membres de l’équipage pour être transportés sur Dakar. La suite de l’histoire laisse un sentiment de consternation à tout le peuple sénégalais.




——

            Primature

——

       Le Secrétaire général

 du Gouvernement, Porte-Parole

 

 

COMMUNIQUE

 

Un hélicoptère de transport de l’Armée de type Mi-17, immatriculé 6WHTA, ralliant Ziguinchor -Dakar, s’est écrasé près de Missirah (dans la zone des Mangroves), région de Fatick, lors d’une mission de service social.

 

Dès réception du message de détresse lancé par un aéronef, toutes les équipes techniques des services aéronautiques sénégalais se sont rendues au Centre régional de navigation aérienne de l’ASECNA, pour suivre la situation en relation avec l’Etat-major de l’Armée de l’Air, tout en rendant compte en continu au Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées.

 

Le Chef de l’Etat a aussitôt instruit le Gouvernement et le Chef d’Etat-major Général des Armées, de mettre en place une commission d’enquête afin de déterminer les circonstances de l’accident.

 

Selon les dernières informations fournies par les secours dépêchés immédiatement sur place, six (6) personnes ont perdu la vie lors de l’accident. Les autres passagers qui ont été blessés sont au nombre de 14 dont trois (3) grièvement. Les personnes blessées sont actuellement prises en charge par le Groupement national des Sapeurs Pompiers et sont en cours de transfert vers l’Hôpital régional de Kaolack.

 

Le Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées présente ses condoléances ainsi que celles de la Nation aux familles des victimes, en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.

 

                                             Fait à Dakar, le 14 mars  2018

 Le Secrétaire général du Gouvernement,

Porte-parole,

Seydou Guéye




Crash hélicoptère: le journaliste de la RTS Louis Philippe Sagna parmi les rescapés

YERIMPOST.COM Notre confrère de la Rts était à bord de l’hélicoptère qui s’est crashé au large de Missirah dans la soirée de ce mercredi 14 mars. Le journaliste a eu la vie sauve ! Louis Philippe Sagna s’en est sorti avec une jambe cassée.



Où en est le bilan humain du crash ?

YERIMPOST.COM Six morts, c’est le bilan provisoire du crash de l’hélicoptère de l’armée sénégalaise au large de Missirah. A rappeler que 20 personnes étaient à bord, notamment 4 militaires, membres de l’équipage. Sept personnes ont été secourues et acheminées à l’hôpital. Les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver d’éventuels survivants.




La version officielle sur le crash

 

REPUBLIQUE DU SENEGAL

      Un Peuple – Un But – Une Foi

——

            Primature

——

       Le Secrétaire général

 du Gouvernement, Porte-Parole

 

 

COMMUNIQUE

 

Un hélicoptère de transport de l’Armée de type Mi-17, immatriculé 6WHTA, ralliant Ziguinchor -Dakar, s’est écrasé près de Missirah (dans la zone des Mangroves), région de Fatick, lors d’une mission de service social.

 

Dès réception du message de détresse lancé par un aéronef, toutes les équipes techniques des services aéronautiques sénégalais se sont rendues au Centre régional de navigation aérienne de l’ASECNA, pour suivre la situation en relation avec l’Etat-major de l’Armée de l’Air, tout en rendant compte en continu au Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées.

 

Le Chef de l’Etat a aussitôt instruit le Gouvernement et le Chef d’Etat-major Général des Armées, de mettre en place une commission d’enquête afin de déterminer les circonstances de l’accident.




Selon les dernières informations fournies par les secours dépêchés immédiatement sur place, six (6) personnes ont perdu la vie lors de l’accident. Les autres passagers qui ont été blessés sont au nombre de 14 dont trois (3) grièvement. Les personnes blessées sont actuellement prises en charge par le Groupement national des Sapeurs Pompiers et sont en cours de transfert vers l’Hôpital régional de Kaolack.

 

Le Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées présente ses condoléances ainsi que celles de la Nation aux familles des victimes, en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.

 

                                             Fait à Dakar, le 14 mars  2018

 Le Secrétaire général du Gouvernement,

Porte-parole,

Seydou GUEYE




Casamance: une opération de sécurisation qui coûte des vies à l’armée

YERIMPOST.COM Selon un communiqué de la Dirpa, un militaire a trouvé la mort suite aux opérations de sécurisation en cours dans la zone de Nyssia. Un autre a été blessé dans ces opérations. Suite aux exactions répétées des bandes armées sur les populations civiles dans le département d’Oussouye, en particulier dans le secteur de Nyssia, l’armée mène des opérations de sécurisation afin de mettre fin aux activités criminelles des rebelles.

Casamance: Les exploits de l’armée ces derniers jours

YERIMPOST.COM Le Témoin, dans sa parution du jour, révèle les exploits de l’Armée sénégalaise dans ses opérations de ratissage de bastions rebelles. En effet, selon le journal, les soldats ont  démantelé des bases jusque-là occupées par les combattants d’Attika. A l’exemple de Bougnaloum qui, depuis 1995, n’avait pas reçu la visite de l’armée sénégalaise. Les villages de Santhiaba Mandjack, Maison frontière, Kassollol… n’ont pas échappé aux foudres de nos soldats qui, là également, ont réussi à anéantir ces bastions occupées par les rebelles.




Urgent: Amadou Mbaye Loum est décédé

YERIMPOST.COM Nous venons d’apprendre le décès à l’hôpital Principal du journaliste, retraité de la RTS, Amadou Mbaye Loum. La presse vient de perdre un grand professionnel. On voyait Amadou Mbaye Loum dans les reportages sur l’Armée Sénégalaise et surtout pendant les défilés militaires à l’occasion des fêtes d’indépendance. Grand spécialiste de l’Armée et de la Casamance, Amadou Mbaye Loum vient de nous quitter après Samba Laobé Dieng et Iba Gueye… 

Messieurs, la polémique n’est pas militaire !

L’engagement sous le drapeau est un choix de vie fort, une source de fierté de servir la terre des pères, qui implique un investissement personnel soutenu et intense. Il est donc à ce titre, porteur d’un sentiment d’exception, eu égard à l’expérience du combat qui lui est associée, et pour laquelle tout le monde s’accorde à dire qu’elle nécessite des aptitudes personnelles particulières. Cependant, les hommes de caserne doivent s’obliger à un certains nombres d’exigences liées à leur engagement et qui tournent principalement autour de la discipline, du loyalisme, de l’esprit de sacrifice, de la neutralité  et de la disponibilité. Le soldat se doit donc d’adopter en toute circonstance un comportement irréprochable marqué par une préoccupation permanente pour la dignité et pour la responsabilité.   Il est donc à la fois triste et inquiétant de constater que depuis un moment, des miltaires en retraite ou actifs dans notre pays, commencent à envahir la scène politique de messages hostiles et polémistes indignent de leur statut au sein de la République. Ces hommes sous le joug de manipulateurs depuis Doha ou Reubeuss tentent de semer le trouble dans l’opinion nationale, proférant sans reserves des propos désobligeants et degradants, transgressant le principe de  retenue que leur impose leur statut d’homme de corps.   Nous dénonçons avec la dernière énergie ces dérives outrancières qui déshonorent l’uniforme. En effet, servir sous le drapeau national au sein des forces de défense et de sécurité est une mission noble et un sacerdoce qui n’a pas de prix pour la Nation. Mais il impose aussi à celui qui a fait le choix des armes comme métier des réserves tout au long de sa vie. Pareil comportement indigne d’officiers des forces de défense et de sécurité ne saurait prospérer et ses agissements sont incompatibles avec le concept armée-nation si cher au Président-poète Leopold Sedar Senghor. Concept qui a été consolidé par les chefs d’État successifs qui ont servi le pays depuis son indépendance dans la stabilité.   Les intéressés doivent savoir raison garder ! Leur engagement pour le pays ne saurait être compris comme un laissez-passer sans limite dans leur tentative de désacraliser les institutions de la République. Bien au contraire ils devraient en incarner la sérénité, la stabilité, la force et la confiance. C’est pourquoi, nous interpellons les plus hautes autorités du pays afin qu’elles mettent fin aux agissements de ces exceptions qui confirment la règle de retenue et de grande générosité de nos vaillantes forces de défense et de sécurité vis à vis de la République.  

Papa Mahawa DIOUF             

Citoyen  

Camp Gmi de Thiès: la Police triomphe de l’Armée

YERIMPOST.COM Après le bras de fer qui a finalement tourné en sa faveur avec le groupe Addoha pour les 6 hectares de l’Ecole nationale de la Police, la Police tient encore tête à l’Armée. Le camp Michel Legrand du Groupement mobile d’intervention (Gmi) de Thiès était dans le champ de vision de l’Armée sénégalaise pour abriter le bataillon des parachutistes de Thiaroye. La hiérarchie policière s’est farouchement opposée, obligeant le président de la République à mettre de côté ce dossier, nous rapporte le quotidien Témoin.

Contribution: Commander c’est avoir de la vision

Le 11 Septembre 2011, quatre attentats-suicides furent perpétrés aux États-Unis, à quelques heures d’intervalle, par des membres du réseau Djihadiste islamiste Al-Qaïda. Ce qui se solda par un lourd bilan de 2.977 victimes. Comment une aussi grande puissance comme  l’Amérique n’a-t-elle pu prévoir cette catastrophe ?

Dans son rapport intitulé « Nous les Peuples », l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan écrivait : « le monde se dirige vers un nouveau concept dit de « sécurité humaine » : « Alors que naguère il consistait à défendre le territoire contre les attaques extérieures, il s’agit aujourd’hui de protéger les communautés et les individus des actes de violence interne. » Ce nouveau concept englobe sept catégories de menaces qui touchent aux différents domaines d’action : la sécurité économique, la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire, la sécurité de l’environnement, la sécurité personnelle, la sécurité de la communauté et enfin, la sécurité politique.

 

La défense d’une Nation, autrefois dévolue exclusivement à la souveraineté des Etats, devenue plus complexe et multiforme, est l’affaire de la communauté internationale. La création du Tribunal pénal international (T.P.I) en est une parfaite illustration. Les chambres africaines extraordinaires de la CEDEAO sises à Dakar ont procédé à la condamnation  de l’ancien président Hussein Habré à la prison à vie pour crime contre l’humanité.

 

Cette nouvelle donne rappelle la nature interdépendante du monde et l’interaction entre les peuples et les états. Elle nous projette la lumière de complexité liée aux questions sécuritaires et la nécessité du « Agir ensemble »

 

Mais, n’oublions pas qu’avant d’être l’affaire de la communauté internationale, les Forces armées du Sénégal ont pour mission d’assurer la défense nationale et dans ce but, d’assurer en tout temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d’agression, la sécurité et l’intégrité du territoire national et de sa population. Aujourd’hui, c’est en termes d’union économique et d’intégration régionale que se pose la question des alliances militaires dans le monde. « La véritable école du Commandement est la culture générale » disait le Général de Gaulle. Autrement dit : le développement de certaines facultés de l’esprit par des exercices intellectuels appropriés. L’armée, la Gendarmerie et la Police comptent un nombre pléthorique de Généraux, de cadres et d’officiers  supérieurs sorties de prestigieuses écoles : Il appartient à cette classe de plancher sur les questions de sécurité, et faire preuve de plus de rigueur intellectuelle pour poser le débat en termes de solutions à moyens et long termes, face à la menace que constitue l’insécurité humaine dans la sous-région.

 

 

2-VERS UNE FUSION DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE :

 

Ce qu’il faut surtout pour la paix, c’est la compréhension des peuples. Les régimes, nous savons ce que c’est : des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas (Général Charles de Gaulle)
Après quelques siècles de traite négrière, l’Afrique noir s’est révolté au prix du sang. Mais depuis les indépendances, les guerres et les crises ont jalonné l’histoire de ce vieux continent,  et porté régulièrement un frein à son développement. Aux conflits interminables pour la prise du pouvoir ou le contrôle de ses ressources minières,  le drame de l’intégrisme religieux et de la criminalité viennent s’ajouter à ce contexte de violence sans précédant.

 

C’est pourquoi l’image du soldat, des généraux putschistes et de la police répressive été dominée par celle du barbarisme désignant le militaire africain comme étant à la fois un soldat et un rebelle, ennemi de la paix. Le Général De Gaulle disait que « si les policiers n’étaient pas cons, ils ne seraient pas policiers ». Pour dire que, la plupart des membres de la société militaire ont toujours eu l’impression d’être différents des civils bien que partageant le même pays et ayant les mêmes valeurs culturelles et humaines dans la plupart des cas.

 

Aujourd’hui, les forces armées inspirent plus de confiance au monde et les missions qui leur sont confiées sont valorisantes et glorieuses. Par conséquent, ces forces armées doivent évoluer et s’adapter aux contextes géopolitiques actuels. Elles doivent contribuer à la stabilité politique et au développement national. Cela passera par une redéfinition tactique du rôle que l’armée est appelée à jouer dans la construction des nations fortes, libres et démocratiques.

 

Jouissant depuis plus d’une décennie de ses droits civiques, la grande muette a fait des pas de géant en s’exprimant aux suffrages universels par la voie des urnes. Elle a ainsi été  libérée  du concept traditionnel des politiques qui l’avait privée de son droit fondamental de vote. Une belle occasion d’amener les forces armées à voter comme tout citoyen. Cette disposition de la Constitution du 22 janvier 2001 leur a consacré des progrès significatifs en matière de citoyenneté, de droits et de libertés fondamentaux. Les décideurs politiques ont prit les devants pour mettre le statut militaire en conformité avec les droits de l’Homme. 

 

Les armées sont devenues mixtes partout dans le monde. Ce qui a fondamentalement changé les mentalités dans un milieu traditionnellement réservé aux hommes. L’ère des Nouvelles technologies de l’information et de la communication a fait sauter les frontières résultantes de l’histoire et ouvert les pays d’Afrique à la modernité. Le changement important à l’accès au savoir, la connaissance et la modification substantielle du mode de vie des peuples du monde sont les conséquences majeures induites. Cette mondialisation, devenue irréversible, prend des formes de plus en plus axées sur le changement des sociétés. Dans son évolution, la globalisation a réduit les espaces de vie, les distances entre les hommes et les femmes et la différence entre les peuples. Il n’est pas rare de voir des milliers de gens, ne parlant pas la même langue et les mêmes cultures, vivant dans des continents éloignés, se fréquenter assidument et vivre ensemble dans un virtuel, via internet.

 

 

Désormais, les réseaux sociaux sont devenus une réalité à laquelle il faudra compter. Cet outil des temps modernes a déjà inscrit dans son palmarès ce qu’il est convenu d’appeler : Le printemps arabe, cet événement très médiatisé qui a bouleversé le monde et renversé le puissant régime de Ben Ali en Tunisie. Ces manifestations sont encore fraiches dans notre mémoire collective. Ce fut une belle manière de prouver au monde que par la volonté populaire on peut aspirer au changement  et aux réformes constitutionnelles pour plus de liberté.

 

Au Sénégal aussi, nous avons connu cette vague de protestation via les réseaux sociaux suite à une forte mobilisation  pour dire non au Président Abdoulaye WADE qui voulait une dévolution monarchique du pouvoir.

 

Notre monde se place dans un environnement interdépendant qui favorise les menaces transnationales, dans un contexte de  transformations majeures : D’où la nécessité d’un nouveau concept de sécurité et la redéfinition du rôle des Forces Armées et des Forces de sécurité.

 

Vu la menace de radicalisation des jeunes, et les moyens humains et matériels gigantesques déployés pour lutter contre la criminalité au Sénégal, la question de l’insécurité prend des tournures incontrôlables et très difficiles à cerner. A la menace Djihadiste, s’ajoutent la menace des armes légères en circulation et celle des armes nucléaires.

 

Aujourd’hui, le défi principal consiste donc à promouvoir une conscience de sécurité et de défense, fondée sur des valeurs partagées entre sociétés civiles et militaires servant dans les forces modernes. Il est évident que face à de telles mutations, le rapprochement entre militaires et civils devient essentiel, les uns et les autres occupant de plus en plus les mêmes théâtres d’opération au service d’une même cause !

 

Avec l’arrivée au pouvoir du Président Macky Sall et de sa gouvernance de rupture, sobre et vertueuse, le Sénégal, semble s’engager dans une nouvelle voie dite de l’émergence. Mais la paix et la sécurité étant les conditions sine qua non à tout développement, il me semble opportun de regarder en face la menace terroriste à nos frontières et d’assumer les réformes qui s’imposent aux forces de défense et de sécurité. Leurs effectifs  ont presque triplé en moins d’une décennie et leurs équipements très modernes avec la dotation de moyens aériens modernes et même de drones. Mais la terreur continue de se répandre partout.

 

Ainsi, la question de l’alliance des forces de défense et de sécurité (Police, Gendarmerie, Armées) se pose avec lucidité mais avec acuité au plan interne et externe. Compte tenu de l’ampleur de la tâche qui attend les forces de sécurité en termes de sécurité, le moment est venu de s’adapter aux dures réalités. Récemment, mandatée par la Communauté Economique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et avec l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU, l’opération « restaurer la démocratie » en Gambie avait engagé le Sénégal et quatre autres pays dans une coalition militaire qui a ramené la paix.

 

Donc, aucune action isolée ne peut plus être envisagée ni par les états de la sous-région, ni même par les forces chargées d’assurer  la sécurité des personnes et de leurs bien ainsi que la surveillance aux frontières. Ce qui me paraît opportun, c’est que toutes les forces agissent en congrégation, avec des actions cohérentes et bien structurées. Et pour réaliser ce pas, des concertations larges et inclusives et permanentes entre les différents acteurs de la sécurité sont plus que nécessaires.

 

L’accent doit être mis sur la collaboration franche et non superficielle et de se détourner des sentiments de rivalité. S’il est question de se pencher sur la formation de vrais spécialistes du crime organisé et du terrorisme, il est aussi question d’acquérir plus de moyens de lutte pour contrer ce fléau ayant prit des proportions de plus en plus grandes. Plusieurs pays africains ou voisins du Sénégal tel que le Mali en ont déjà payé un lourd tribut. Pendant ce temps,  le terrorisme et la mafia évoluent dans leur stratégie commune. En tout cas, leur collaboration est devenue quasi-certaine.

 

Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) n’est autre que la fusion entre Ansar El dine, Al Mourabitoune et la katiba Macina. Il y’a eut d’autre fusion encore et encore.

 

– EN IRLANDE DU NORD  L’IRA (Irish Republic Army) a toujours été financé par la mafia irlandaise et celle-ci a toujours été son principal fournisseur en armes. L’IRA s’appuie aussi sur le réseau des banques offshore de la mafia irlandaise pour blanchir l’argent qui passe inaperçu en Irlande.

 

EN INDE  l’état du Bihâr est considéré comme tombé aux mains des groupes criminels du Cachemire. Les gangs locaux se sont spécialisés dans les enlèvements et soutiennent activement les groupes terroristes.

 

Le quatrième Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique s’est tenu à dans un grand hôtel de luxe à Dakar en 2017 sur le thème : « Défis sécuritaires actuels en Afrique: pour des solutions intégrées« . En collaboration avec le ministère français de la défense, cette rencontre informelle réunit depuis quatre ans des diplomates, des militaires, des chercheurs, des universitaires et des experts, qui réfléchissent ensemble et à haute voix sur les enjeux sécuritaires africains. Mais sur le terrain, la situation ne fait qu’empirer.

 

3- FEDERER LES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS ET LES FORCES DE SECURITE ET DE DEFENSE EN UNE SEULE  ET MEME UNITES.

 

Les forces armées, les services secrets, tout comme les forces de sécurité sont tous des organismes d’Etat qui obéissent au pouvoir politique en place et donc, agissant sous leurs ordres. Cependant, la principale mission de ces services de renseignement est d’obtenir des pistes, c’est-à-dire des nouvelles capables d’anticiper en concevant des plans de riposte face à la menace terroriste. Avec Internet, d’aucuns pensent que tout est connu, qu’il est impossible de cacher des informations aux journalistes, aux diplomates et autres observateurs de la scène internationale.

 

En effet, toute opération d’importance doit recevoir l’aval du pouvoir politique, souvent du plus haut niveau étant donné la sensibilité des sujets traités. Les « services secrets» permettent aux gouvernants de contourner parfois des lois internationales qui deviennent de jour en jour plus contraignantes.

 

4- LES CONSEQUENCES D’UN SERVICE DE RENSEIGNEMENTS INEFFICACE.

 

La véritable révolution dans les affaires militaires, c’est la primauté absolue du renseignement pour engager les forces. Les hommes d’état accordent souvent beaucoup d’intérêt aux informations publiées dans la presse. A la différence des militaires, leur choix est souvent guidé par les réalités du moment. C’est pourquoi ils sont souvent manipulés par la presse. Ce qui les pousse à prendre des décisions hâtives sous la pression des médias ou à mettre en cause l’action de leurs propres services de renseignements lorsqu’ils les soupçonnent d’avoir fourni des informations erronées. Quelques fois, lorsqu’une action secrète est étalée au grand jour, elle est bloquée durant une longue période ou s’arrête définitivement. Ce qui met en jeu tout un système.

 

Il me semble évident qu’un pays doit avoir une force de frappe fiable, avec des services secrets bien formés, et des moyens d’anticipation pour faire face à la demande du moment. Il convient d’utiliser cette synergie à une plus grande échelle, avec des missions qui leur sont propres, et à ne pas de les limiter à des activités que couvrent déjà parfaitement les diplomates et les agents et officiers de polices judicaires.

 

En Asie, même le Japon, pays extrêmement pacifique depuis la fin de la seconde guerre mondiale, est en train de recréer une sorte de C.I.A version asiatique.

 

   5- DIFICULTES POUR LES FORCES DE LA C.E.D.E.A.O :

 

L’Union Africaine, n’est pas encore sortie des ténèbres ce qui risque de clouer au sol ses ambitions pour lutter contre les conflits armés et les querelles de leadership hérités de l’OUA. Les conflits armées constituent le grand problème auquel les militaires attendent des décisions politiques et font très peu de propositions fiables.  Les chefs militaires communiquent très peu avec les populations et oublient de proposer des solutions alternatives. Pourtant, ce que les masses angoissées attendent de ces braves gens, dont l’abnégation peut pousser jusqu’au sacrifice ultime, va même au-delà de leur sens de l’honneur ou la patrie. Mais des plans de sécurisation viables, des tactiques simples et efficaces, capables de résoudre la question du terrorisme. Le temps des discours politiques n’est-il pas dépassé face à un ennemi qui envahit toutes les régions du monde ? Ce que les populations attendent des armées, c’est leurs engagements à leurs côtés,  les soldats doivent prouver  à quel point les armées font partie de leur vie, de leur sécurité. L’accélération de l’intégration africaine n’ est pas seulement économique. Elle est aussi militaire.

 

-La coopération entre les différentes forces de sécurité et les services de renseignement n’est pas encore effective. Quels que soient leurs moyens et leur nombre, si elles ne collaborent pas franchement, il leur sera impossible de constituer un corps à même d’infiltrer les gangs terroristes et de les éliminer. Bien sûr, les gouvernements tiennent toujours des discours politiques pour rassurer le peuple en parlant d’insécurité. Les opérations combinées, appelées aussi « coup de point » qui se font de temps à autre, lorsque les populations montent au front pour dénoncer, n’ont pas permit de vaincre l’insécurité grandissante au Sénégal, ni dans les pays voisins du Mali. Tous les jours, les gangs armés s’organisent et se montrent de plus en plus audacieux dans le choix de leurs cibles et dans leur mode d’opérer.

 

Nos gouvernants connaissent toutes ces méthodes. Mais certains états démocrates invoquent l’immoralité de telles activités. Il est d’ailleurs étonnant que les médias d’opposition si prompts à dénoncer les actions du gouvernement ne se mobilisent pas de la même manière pour exiger des réponses cohérentes de la part des soi-disant spécialistes du terrorisme.

 

– FAIBLES MOYENS DES SERVICES SECRETS

 

L’Afrique n’a pas encore connu le progrès technologique. A défaut de pouvoir faire des  interceptions radioélectriques, de prendre des photos ou films  à l’aide de satellites, d’acquérir des avions espions ou de drones, nos services secrets doivent être créatifs, compte tenu de nos réalités :

 

-Utiliser les nombreuses astuces existantes, très efficaces et n’impliquant aucun besoin budgétaire. Voici quelques exemples de modèles asymétriques qui doivent inspirer les concepteurs et spécialistes actuels de la guerre contre le terrorisme. Il reste évident que beaucoup de réformes sont à apporter dans le secteur de la sécurité et de son enseignement.

 

-Par exemple, durant la Seconde Guerre mondiale, pour faire croire aux Allemands que le débarquement aurait lieu dans le Pas-de-Calais, les Américains ont constitué une véritable armée fictive équipée de pièges (chars gonflables, campements inoccupés, réseau radio d’un véritable corps d’armée, etc.) que les services allemands pouvaient surveiller à loisir. Pour apporter une crédibilité supplémentaire, la direction de cette supposée « Armée » avait été confiée au Général Patton, connu pour ses compétences militaires. « Fortitude » fut le nom code donné à cette opération.

 

-Pendant la guerre en Bosnie, les Serbes ont recouru à des chars à bœufs pour déplacer leurs engins blindés afin qu’ils ne diffusent que de faibles chaleurs contrairement aux moteurs qui allumés. Ainsi, les  caméras infrarouges aéroportées n’ont jamais pu les repérer. Une contre-mesure très efficace qui eut fait ses preuves.

 

-Toutefois, nos maisons de détentions sont remplies en ce moment de milliers de délinquants. Des criminels, des dealers de drogues, qu’ils soient hommes ou femmes, purgent de longues peines allant de dix à vingt ans de prison ferme. Ce qui a un coût important en termes de finance. Au sein de cette population carcérale, vivent de nombreux marginaux ayant une parfaite connaissance des milieux infâmes. Ils connaissent les circuits de la drogue par cœur, ont fréquenté les délinquants en cavale, ont des informations dans le domaine du terrorisme et peuvent donner de longues listes de bandits très actifs. Certains bandits emprisonnés pourraient aider à élargir le niveau de renseignement des services de police. Leur collaboration avec les services de renseignements aiderait à faire des pas de géant dans ce domaine. Ce qui demande du tact et d’habileté pour y arriver.

 

Par une simple autorisation d’un magistrat, un détenu peut quitter la prison et se mettre au service de la police dans un cadre restreint. Dans les commissariats de police, les enquêtes préliminaires sont bouclées en vitesse, faute de temps. La loi fixe des délais très courts. Elle ne permet pas aux enquêteurs d’aller au-delà de 72 heures pendant la phase d’enquête de police. A l’issue du temps réglementaire, il faut boucler les procédures et déférer le délinquant devant le Procureur. Ce qui ne permet pas souvent de mener toutes les investigations utiles, faute de temps. Rarement le procureur ou le juge se déplacent de leur bureau pour aller sur le terrain aux fins de mener des investigations.

 

 

1- AU NIVEAU SOCIAL 

 

Miser sur des initiatives visant à réduire la pauvreté des masses défavorisées et pouvant basculer dans le terrorisme. L’objectif étant à terme, de réduire l’attractivité du terrorisme, auprès des plus vulnérables des sociétés africaines. A cet effet, chaque pays africain pourrait créer au niveau communautaire, sa comité de veille et de prévention contre les dérives sectaires issues du dévoiement de l’Islam. Tous ces cadres peuvent servir de relais pour la sensibilisation des jeunes quant aux risques de radicalisation religieuse et serviraient de dispositifs d’alerte précoce. On peut citer les groupements de femmes, les comités locaux, et mouvements de jeunesse tels que les A.S.C et les dahyras  pour la création de comités de veille et de sensibilisation dans chaque village des pays menacés, serait une voie de sortie de crise. La lutte contre la terreur, est une « guerre d’usure », qui sera longue, douloureuse, couteuse en vies humaines et très onéreuse. Les pays africains devront donc être solidaires et y consacrer une bonne part de leur budget pour éradiquer la menace.

 

2- STRATEGIES DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME:

 

Les limites sont souvent d’ordre stratégique et conceptuel.  Tous les états africains engagés dans la lutte antiterroriste disposent d’une politique de défense ou de sécurité nationale, mais souvent inadaptée à la menace. Il est évident que lutter contre le terrorisme nécessite une bonne approche du sujet, en y incorporant tous les facteurs locaux qui favorisent l’émergence de toutes formes de radicalisation, conduisant à de l’extrémisme violent ou au terrorisme.

Seule, une bonne stratégie commune peut permettre de mener des actions efficaces contre les groupes terroristes. Si nous ne posons pas clairement les enjeux et les réponses adaptées à la menace, nos efforts seront vains.

 

.

Les rapports fournis par les services de renseignements secrets français au gouvernement sénégalais indiquaient que « Les terroristes envisagent d’utiliser des voitures piégées et de frapper dans des zones publiques très fréquentées par les étrangers ». Quant au rapport de la CIA, il fait état « d’attaques ciblées et bien planifiées » par les terroristes contre Dakar et certaines zones fréquentées par des occidentaux.

 

Conscient de la menace terroriste dans notre pays, le Président Macky SALL a décrété le Cadre d’Intervention et de Coordination International des Opérations de Lutte Anti-terroriste. Le  CICO est un Cadre qui favorise la mutualisation des moyens civils et militaires nationaux et internationaux mobilisés par le Gouvernement pour faire face aux menaces et attaques terroristes. Il établit et approuve son concept d’opérations.

 

Malgré cela, certains états africains sont à la traîne. Ils investissent très peu dans la communication et la sensibilisation offensive contre le terrorisme à l’image du Sénégal. Cette insuffisance explique les risques de radicalisation croissants et le vivier de recrutement que constituent des communautés exposées parce que mal informées. En effet, nombreux sont les états qui ne sensibilisent pas leur population sur les risques de radicalisation et souvent sous-estiment ce risque au point de ne pas véritablement en parler. Le Sénégal, constitue aujourd’hui un modèle en matière de communication et de sensibilisation sur le sujet. Les actes de prévention et de répression issus de l’engagement du Président Macky Sall ne sont plus à démontrer.

 

L’Opération Flintlock qui  regroupe chaque année plus de 1700 soldats d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord pour des exercices militaires annuels au Sénégal. Cet impressionnant dispositif a pour but d’unir des forces pour lutter contre les groupes violents actifs en Afrique de l’Ouest et du Nord, en particulier les factions alliées au groupe État Islamique et à Al-Qaida.

 

Une trentaine de pays d’Afrique participe à Flintlock sous le Commandement Militaire des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM). Ce qui permettra à moyen terme d’atteindre les objectifs militaires américains en Afrique où l’Etat Islamique et d’autres groupes extrémistes sont devenus très influents.
Sous le contrôle des grandes puissances, et à l’image du Sénégal, d’autres pays du Sahel à savoir : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad fusionnent dans le G5 dans un espace intéégrant la plus grande concentration des menaces sur la paix la sécurité et le développement.

Ces pays sont homogènes sur le plan de leurs caractéristiques physico-naturelles, de leurs indicateurs de développement socio-économique, et aussi homogènes de par l’histoire, la géographie et la culture ou même d’un point de vue géopolitique.

 

Le G5 est un autre bloc perçu pour certains observateurs comme le bon format et la bonne échelle pour traiter des questions spécifiquement sahéliennes tels que la porosité des frontières africaines. Un phénomène qui limite toutes les actions combinées de lutte contre le terrorisme et ses dérivés tels que les flux de populations, la circulation d’armes et de matériaux utilisés dans la confection d’engins explosifs.

 

3-Un plan d’action anti-terrorisme franco-sénégalais ?

 

Le Sénégal a déjà posé plusieurs actes concrets dans le domaine de la lutte contre l’insécurité. On peut rappeler la première tournée en Afrique de l’ouest du ministre français de l’Intérieur avait jeté les premiers jalons d’un nouveau cadre de concertation. A l’issue, Manuel Valls et son homologue sénégalais, le brillant Ministre Abdoulaye Daouda Diallo, avaient signé une déclaration conjointe, un accord de principe pour renforcer la coopération entre les deux pays notamment dans la lutte contre le terrorisme.

 

Doté seulement de moins de 500 milliards de francs CFA, le plan d’action contre le terrorisme fut le début d’une collaboration entre la France et les pays du sahel. Elle vise à renforcer les capacités de prévention et de riposte des services sénégalais de police et de gendarmerie. Selon Manuel Valls, ministre français de l’Intérieur « Le plan d’action signé par le Sénégal et la France, nécessite à la fois des éléments de formation et des échanges d’informations et du renseignement et aussi des éléments matériels. »

 

Mais l’ancien ministre sénégalais de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo, dira que ce programme est quelque chose d’important : « Mais le gros problème,  c’est son fonctionnement. Pour que cela marche, il faudra beaucoup bouger et échanger de manière coordonnée. Puis, il évoquera la mutualisation des forces (Police-Gendarmerie) qui demande des actions concrètes, novatrices, allant au-delà des déclarations d’intentions et des séminaires.

 

Cela suppose une plus grande implication de nos forces qui, à mon avis, ne disposent que de très peu d’informations, de moyens matériels et humains pour être en phase avec notre ennemi commun, invisible et très peu connu. Il frappe par surprise et disparait dans la nature.

La Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal sont désormais appelés à unir leur force au sein du nouveau PACT, sous la direction de la France qui ne semble pas avoir convaincu ses partenaires sur les moyens de sa politique intérieure pour lutter contre le terrorisme, ni les moyens de mener efficacement une opération de cette envergure. Il faut aussi souligner que le PACT est un projet dont l’objectif est d’anticiper le risque terroriste par la mise en œuvre d’obstacles à l’action terroriste, en améliorant la recherche et l’administration de la preuve par l’emploi de techniques d’investigation moderne : Justice et Sécurité au Sahel. Un programme qui réunit la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin et désormais le Sénégal. Il appartiendra aux acteurs de se prononcer sur sa viabilité.

 

Le Président Macky Sall a déjà déclaré la guerre aux terroristes. Il les a fermement défié en ces termes : Le Commandement divin, tel que transmis successivement par la Torah, la Bible et le Coran, a toujours prôné le bien, prohibé le mal et exalté la fraternité humaine. Nous n’avons pas du tout peur de la mort»

 

Pour lui, la meilleure manière de combattre les terroristes, c’est de les affronter, « d’exclure tout dialogue avec eux car on ne dialogue pas avec des bandits. »

Cependant, il ne croit pas aux solutions militaires uniquement. Il dit ne compter que sur 3 choses pour lutter efficacement contre le terrorisme :

1-La particularité de l’islam pratiqué au Sénégal : « Un islam de confréries, très singulier, très apaisé, qui est un frein aux dérives islamistes ».

2-« Mettre l’accent en amont sur l’éducation de notre jeunesse et sur sa formation ».

3- « Le renseignement humain pour détecter des comportements anormaux de jeunes qui reviennent de zones et pays où on leur a fait un lavage de cerveau ».

 

‘-La difficile traque des djihadistes.   

 

Finit alors les enseignements contemporaines de la guerre, finit les embuscades et les assauts, finit la guerre des tranchées. L’histoire vient d’écrire une nouvelle page dans le  champ de combat où une nouvelle forme de guerre s’impose et s’affirme de jour en jour. La guerre asymétrique.

 

« Une guerre asymétrique est une guerre qui oppose la force armée d’un État à des combattants matériellement insignifiants, qui se servent des points faibles de l’adversaire pour parvenir à leur but souvent politique ou religieux ». Cette forme de guerre psychologique vient de défier les premières puissances militaires mondiales que l’Amérique et la France, devenus les cibles privilégiés des attaques terroristes.

Les forces de l’ordre sont visibles alors que l’ennemi à combattre ne l’est pas. Il est tapi dans l’ombre et attend le bon moment pour frapper. Les djihadistes sont des combattants difficilement contrôlables : Ils mènent des actions discrètes et possèdent des réseaux clandestins, peu faillibles avec des modes de communications codés, des réseaux obscurs, des hommes expérimentés, qui se déplacent beaucoup et usant de méthodes non conventionnelles.

 

 

C’est pourquoi personne ne peut les infiltrer durablement. Compte tenu de l’activisme de groupes terroristes opérant dans la bande sahélienne, de leur mobilité, peut-on vraiment, se limiter à recommander aux étrangers résidant ou de passage au Sénégal de se priver du plaisir d’être seuls alors que ces touristes sont là pour jouir pleinement de leurs vacances dans des endroits peu sûrs ? Comment reconnaître un paquet suspect ou même un homme suspect ? Impossible de remplir les rues de chiens renifleurs. Impossible de déployer les forces de l’ordre dans chaque coin de rue nuit et jour, avec un équipement trop lourd. Nous devons avouer sans complexe qu’au niveau actuel de l’évolution du terrorisme, aucune réponse adéquate n’est encore trouvée. Rien n’a changé sur le terrain.

Insurrection, rébellion, guérilla ou terrorisme, les nouvelles formes de lutte sont multiples et embrouillés au 21 siècle.

 

Au Sénégal, les forces de défense et de sécurité  sont très déterminées. De Dakar à Rosso, de Ziguinchor à Saint-Louis, les postes et dispositifs de contrôle sont devenus très nombreux. Mais la porosité des frontières et le flux migratoire rendent leur mission encore plus complexe. C’est la raison pour laquelle, les terroristes peuvent se déplacer dans toutes les régions sans jamais rencontrer de patrouilles, tellement les distances sont énormes.

 

Compte tenu de la situation qui prévaut au Sahel, le djihadisme étend ses bases dans cette zone de non droit, très favorable aux enlèvements d’occidentaux. Qu’il s’agisse du Mali, du Niger ou du Nord Cameroun, le passage d’un pays à un autre reste un jeu d’enfant. Pour mieux s’impliquer dans cette guerre pour laquelle elles n’ont pas été formées dans leurs écoles, les forces de défenses africaines ne connaissent que la guerre conventionnelle, avec ses règles précises d’engagement. C’est pourquoi, prévenir des attentats terroristes reste une tâche extrêmement difficile, voir même impossible, irréalisable.  Traquer un seul terroriste, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin et peut durer des années. Entre les terroristes et les services de sécurité, il y’a une grande différence dans la méthode, la conception et les stratégies. Le terrorisme est un phénomène complexe, parce qu’il évolue en permanence dans ses organisations, ses motivations et ses objectifs, ses méthodes et ses moyens. Ne connaissant pas de frontière, il s’est vite répandu de manière diffuse à travers le monde sous des formes variées.  Les Djihadistes, contrairement à certaines idées reçues, ne sont pas tous attirés par le gain d’argent. Ils sont animés par une idéologie pour la plupart.

 

La sécurité dans les lieux publics au Sénégal fait l’objet d’un renforcement préventif des mesures de sécurité (contrôle strict des visiteurs, protection armée, interdiction de stationner à proximité des édifices militaires, fouilles électroniques) se généralise. Ce qui ne laisse personne indifférent.

 

Les résultats promis tardent à venir. Des arrestations et des jugements sont annoncées çà et  là, ainsi que la neutralisation de camps djihadistes. En Somalie, Le Kenya, l’Ethiopie et la Somalie participent ensemble à la lutte contre Al Shabab au sein de l’AMISOM. Le Nigeria, le Tchad, le Cameroun, le Niger  forment une force régionale dans la lutte contre Boko Haram, mais la situation s’empire.

 

Malgré tout, après plusieurs années de  lutte contre les groupes terroristes islamistes, les attentats se poursuivent au quotidien et la lutte semble stagner. Le Cameroun, le Tchad, la Somalie, le Nigeria, le Mali, s’enfoncent dans cette terreur galopante. Les mouvements extrémistes islamistes qui prônent la charia n’ont jamais été aussi actifs. Al Shabab, Boko Haram, AQMI, Ansar Dine, sont rejoints par d’autres groupes de plus en plus violents, qui maintiennent la pression sur les gouvernements et les populations.

 

Les grands alliés dans cette lutte, tel que les Etats-Unis et la France sont aussi actifs dans la formation, le renseignement et les frappes de drones. Certes, ces groupes sont combattus mais la lutte dispose-t-elle des atouts nécessaires pour en venir à bout ? L’Etat Islamique (DAESH) reste très actif avec une grande capacité de nuisance. Il progresse avec sa nouvelle force de frappe et du fait de sa stratégie de communication extrêmement efficace.

 

Comme nous le savons, notre pays reste pourvoyeur de troupes dans différentes zones de conflit.. Des contingents de nos forces de sécurité et de défense sont engagés au Mali, au Congo, en Côte d’Ivoire, et au Darfour pour le maintien de la paix. La tâche est énorme. Et pourtant, les effectifs des forces de défense et de sécurité ont doublé, voire triplé sous le règne du Président Sall. Aussi, des troupes sont déployées aussi sur notre propre territoire en Casamance où plane une insécurité latente. La rébellion armée y a déjà fait  plusieurs centaines de morts en trente ans.

 

B – SECURITE INTERIEURE ;

 

.

Difficile de dresser une liste exhaustive des meurtres non élucidés, suite à des bavures policières. D’ailleurs, ces faits, certes de plus en plus récurrents, remontent à l’indépendance du Sénégal, avec le célèbre cas d’Oumar Blondin Diop, mort en détention. Un meurtre qu’on a cherché sans convaincre, à maquiller encore en suicide. Les commandants des forces de défense et de sécurité souvent appelés les « têtes pensantes » s’érigent en une classe à part, oubliant parfois de soigner leur image, d’alerter l’opinion sur les menaces imminentes, mais aussi et surtout leur rôle dans le champ de la réflexion sur l’anticipation prospective. Ces hommes  chargé de faire régner l’ordre  ne peut plus se décharger de ses responsabilités de stratège au prétexte qu’elle attend les ordres d’en haut compte tenu des urgences sécuritaires auxquelles le pays est confronté. Ce que les peuples attendent aujourd’hui de tous ces responsables militaires, c’est qu’ils adoptent une position de Sentinelle et nous proposent des concepts intelligents d’alerte et de veille tels la vigie et le gouvernail dans un bateau.

 

En prélude au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité, le brillant Général sénégalais Lamine CISSE a fait remarquer que : «Pour efficacement répondre aux situations insurrectionnelles, la réforme des secteurs de sécurité et de défense doit permettre le déploiement des dispositifs de sécurité capables de stabiliser les régions». Pour lui, il est même nécessaire de «restaurer la confiance avec les forces de sécurité en mettant en place un réseau civil transfrontalier permettant de fluidifier l’échange d’informations et de lutter contre la progression du radicalisme religieux dans la région».

 

 

L’heure est grave et le peuple attend des propositions concrètes, de nouveaux plans de défense adaptés à la réalité du moment. Pour cela, il est nécessaire de recourir à une solution intégrée découlant d’une solide cohésion interne entre les forces pour conforter la riposte aussi bien préventive que répressive. Un travail devenu moins difficile vu les instruments divers dont nous disposons.

 

Mamour BA, écrivain :

– LA FEMME DU DIABLE publié chez Harmattan-

-LE POUVOIR DES RUES publié par Edilivre- France

-Ex. Sous Officier de Gendarmerie-Sénégal

-Médaillé Union Africaine pour Maintien de la Paix au Darfour-Soudan-Membre Cercle des Ecrivains et Poètes de Saint-Louis.                       

-E-mail : niorodurip123@yahoo.fr

Réaction éloquente de Macky Sall au différend avec la Mauritanie

YERIMPOST.COM « A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat présente, au nom de la Nation, ses condoléances attristées aux populations de Saint- Louis, particulièrement à la famille de Fallou Diakhaté, jeune pêcheur sénégalais qui a perdu la vie, suite à un incident au large des côtes mauritaniennes. Au regard des actions notables déjà réalisées pour améliorer le dispositif d’encadrement, d’équipement et de financement des acteurs du secteur de la pêche, le Président de la République invite le Gouvernement à amplifier les efforts soutenus de modernisation du secteur ainsi que le respect des prescriptions relatives l’immatriculation des pirogues et à la sécurisation de l’exercice de leurs activités dans les zones nationales et internationales de pêche réglementées. Dans ce cadre, le Président de la République réitère l’engagement constant du Sénégal à œuvrer à la consolidation, par le dialogue et la concertation, des liens séculaires et des relations de bon voisinage entre les peuples sénégalais et mauritaniens. »

Telle est, selon le compte-rendu du conseil des ministres du 31 janvier 2018, la réaction de Macky Sall au meurtre du jeune pêcheur mauritanien par les garde-côtes mauritaniens. Cette réaction, sereine, contraste avec le ton guerrier et de défi du communiqué de l’état-major mauritanien. Dans un style diplomatique, le Sénégal ramène la Mauritanie à la courtoisie requise dans les relations internationales. Et au sens de la responsabilité par un ton d’apaisement.

Yerimpost va revenir sur le détail des initiatives prises par les autorités sénégalaises au-delà de cette position officielle.

Diouloulou: 3 touristes espagnoles violées par une bande armée

Quatre touristes de nationalité espagnole dont trois femmes ont été enlevés en début d’après-midi entre le village de Karong et de Kataba 2, dans la commune de Diouloulou (Bignona, sud) par des hommes armés qui « ont violé les femmes avant de les libérer », a appris l‘APS de source sécuritaire.
« Il s’agit de quatre touristes espagnols. Il y a un homme et trois femmes conduits par un chauffeur sénégalais. Ils ont été enlevés, violés avant d’être libérés par une bande armée sur l’axe Diouloulou-Kataba, à hauteur du village de Karongé, a expliqué à l’APS le commandant de la brigade de gendarmerie de Diouloulou, Mamadou Samba qui a recueilli leur déposition.




Ces touristes qui étaient dans un véhicule de location conduit par un chauffeur sénégalais ont été dépouillés de leur argent. « Les hommes armés ont remporté 4400 euros et plus de 315 000 FCFA avant de s’évaporer dans la brousse », a indiqué le commandant de la brigade de Diouloulou.
« L’une des femmes est actuellement dans un établissement de soins à Kaffountine », a-t-il dit, renseignant que l’Armée sénégalaise et un dispositif de la gendarmerie nationale sont en train de mener des patrouilles dans la zone pour trouver les auteurs de ce braquage.
Source: APS
° Top
YerimPost

GRATUIT
VOIR