Blog de Cheikh Yerim Seck

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Assemblée nationale

Assemblée nationale: Aboul Aziz Diop fait son entrée

YERIMPOST.COM  Madické Niang n’est plus député. C’est acté mais il lui faut bien un remplaçant. Suite à la lettre de démission qui a été réceptionnée par la secrétaire de Moustapha Niasse, le départ de Me Niang va être constaté par la conférence des présidents avant d’être rendu officiel. Abdoul Aziz Diop, secrétaire général de la Fédération nationale des cadres libéraux, sera, dans la foulée, désigné comme le successeur.

Assemblée nationale : Voici la lettre de démission de Madické Niang

Assemblée nationale: le cas Madické Niang posé par le PDS

YERIMPOST.COM  « Suite aux déclarations de ce samedi 9 mars de Me Madické Niang rendant publique sa démission du PDS, nous demandons conformément à l’article 60 de la Constitution et l’article 7 de la loi portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qu’il soit automatiquement déchu de son mandat et remplacé. Comptant sur votre diligence, je vous prie d’agréer, Monsieur le président, l’expression de ma parfaite considération. » Ces lignes signées par Serigne Cheikh Bara Doly Mbacké sont adressées à Moustapha Niasse. Le président du groupe parlementaire Liberté et démocratie a saisi l’Assemblée pour faire appliquer la loi sur son désormais ex-camarade de parti, Me Madické Niang. Ce dernier a, en effet, annoncé qu’il quitte définitivement le Parti démocratique sénégalais. Pour s’éviter une humiliation certaine après avoir bravé « l’interdit » du Pape du Sopi en se posant comme un candidat alternatif du PDS lors de la dernière présidentielle. Au nom de cette dignité qui l’a fait sortir du parti, Me Madické Niang ne devrait-il pas rendre ce mandat acquis sous la bannière du PDS ?

Démissionnaire du PDS, Me Madické Niang perd de facto son siège de député

YERIMPPOST.COM  Passée l’étape de la présidentielle, l’heure est au règlement des comptes pour le candidat malheureux Madické Niang avec le Parti démocratique sénégalais (Pds). Ce dimanche, il a annoncé qu’il quitte définitivement cette formation politique. Une décision à laquelle il fallait s’attendre mais qui n’est pas sans conséquence. En effet, son mandat de député obtenu sous la bannière du PDS est aujourd’hui en jeu. Me Madické Niang va incessamment perdre son poste au profit d’Abdoul Aziz Diop, secrétaire général de la Fédération des cadres libéraux.

Assemblée nationale: Malick Guèye tient tête à Manko et remplace Khalifa Sall

YERIMPOST.COM L’installation de Malick Guèye comme député en remplacement de Khalifa Ababacar Sall, radié de l’Assemblée nationale, n’est pas du goût de certains responsables de la coalition Manko. A en croire Les Echos, il a été demandé au jeune Malick Guèye de renoncer afin de permettre à un khalifiste de siéger. Normal pour certains qui estiment que l’ancien édile de la capitale a largement contribué au sein de cette coalition. Seulement, souligne le journal, le responsable du Grand Parti a catégoriquement refusé de céder sa place. Difficile de renoncer quand on sait tous les avantages que le poste de député apporte.







Assemblée nationale: Khalifa Sall radié de son poste de député

YERIMPOST.COM Khalifa Ababacar Sall n’est plus député depuis ce jeudi 17 janvier. Le bureau de l’Assemblée nationale s’est réunie pour statuer sur une requête du ministre de la Justice demandant à faire appliquer la loi et de procéder à la radiation du député Khalifa Sall. Chose faite sous la présidence de Moustapha Niasse. La mesure a effet immédiat, Khalifa Ababacar Sall a été remplacé par Malick Guèye du Grand Parti, suivant sur la liste proportionnelle de Taxawu Sénégal aux dernières législatives. Ce responsable des jeunesses du parti de Malick Gackou sera installé dans les prochains jours. En attendant, ce qui s’apparente à une descente aux enfers se poursuit pour l’ancien maire de Dakar, nous dit L’As.

Assemblée nationale: Moustapha Niasse est-il en train de péter les plombs ?

YERIMPOST.COM De son perchoir à l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse a l’insulte facile. Plus il vieillit, plus il devient nerveux et allergique aux critiques. Interpellé par le député Serigne Abdou Mbacké Bara Dolly, qui l’a taxé d’anti-modèle pour avoir abandonné son poste afin d’assister au congrès d’investiture du candidat Macky Sall, le 1er décembre dernier, et samedi dernier pour avoir accusé deux heures de retard pour ouvrir la séance, Moustapha Niasse a fait un bond de 2 mètres pour répondre à son collègue: « J’étais là deux heures et demie avant le démarrage de la séance. Le rapport n’était pas prêt ! » « A qui la faute ? », a rétorqué le président du groupe parlementaire Liberté et démocratie.Et Niasse de répondre: « Le rapport, c’est la commission et le ministère qui le préparent. On ne peut pas démarrer sans le rapport. » L’explication était donnée, mais Moustapha Niasse n’en avait toujours pas fini et a poursuivi dans l’invective: « Je vous renvoie à l’article 69 du règlement intérieur. Si vous attaquez quelqu’un qui n’a pas la possibilité de répondre, c’est ce qu’on appelle de la lâcheté! » Le mot de trop est sorti ! Il voulait avoir le dernier mot et clore le débat. Tout ce qu’il a réussi, c’est de s’attirer les foudres de députés de l’opposition qui se sont tous levés pour dénoncer ces propos malvenus.







Assemblée nationale: le député Sadaga aux urgences après un accident sur un ascenseur

YERIMPOST.COM Un ascenseur défaillant à l’Assemblée nationale a conduit un élu aux urgences. L’honorable Abdou Lahad Seck Sadaga, la victime, s’est retrouvé avec un bras et une jambe fracturés. L’ascenseur était, selon certaines informations, en réparation.







Assemblée nationale: Papa Abdoulaye Seck poirote, les députés s’enjaillent au congrès

YERIMPOST.COM Ces images qui vont suivre sont tout simplement désolantes. Le marathon budgétaire du gouvernement pour l’année 2019, en cours depuis maintenant une semaine, a été marqué ce samedi par l’absence des élus. Le ministre de l’Agriculture, qui a effectué le déplacement pour défendre son budget, n’a trouvé presque personne sur place. Seuls quelques députés (de l’opposition) étaient là pour accueillir Papa Abdoulaye Seck. Investiture du candidat de la coalition présidentielle oblige !








Assemblée nationale: les cas Karim Wade et Khalifa Sall soulèvent des polémiques

YERIMPOST.COM Il fallait s’y attendre. Les députés ont soulevé le dossier Karim Wade devant le ministre de la Justice, Ismaëla Madior Fall, qui était devant l’hémicycle pour défendre son budget. Certains parlementaires ont commencé par mettre en cause l’indépendance de la Justice. Ils ont, dans la même dynamique, souhaité le respect des arrêts rendus par la Cour de Justice de la CEDEAO dans l’affaire de la Caisse d’avance de la ville de Dakar et dans le différend entre Karim Wade et l’Etat du Sénégal. D’autres élus ont appelé au respect des constatations du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies, tandis que d’autres ont considéré que ces constations n’ont aucune force contraignante. Il s’est ensuivi une polémique née des répliques salées des députés de la mouvance présidentielle…

À signaler que le budget du ministère de la Justice est à la somme de 41 191 255 944 FCFA, pour 2019, contre 39 416 629 480 FCAF, en 2018, soit une hausse de 1 774 626 464 FCFA.







Assemblée nationale: les nouveaux députés installés…

YERIMPOST.COM Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a procédé à l’installation de Mme Bineta Mbaye Seck et de M. Abdoulaye Sadio comme nouveaux députés. Ils remplacement successivement Mme Khady Ndiaye (Fatick) et Malamine Gomis (Goudomp) rappelés à Dieu récemment.







Assemblée nationale: un nouveau front ouvert contre Moustapha Niasse

YERIMPOST.COM Il est temps que Moustapha Niasse rende compte de sa gestion de l’Assemblée nationale. C’est le cri de guerre des députés de l’opposition qui ont lancé un front contre Niasse.

Cheikh Mbacké Bara Doli, Mamadou Diop Decroix, Toussaint Manga, Cheikh Bamba Dièye, entre autres, ont tracé les grandes lignes du nouveau front qu’ils comptent ouvrir. Et, cette fois-ci, ce sera au sein même de l’Assemblée nationale.

De l’avis du secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl), le président Moustapha Niasse gère cette institution comme si c’était son patrimoine, en violant systématiquement son règlement intérieur, dans le seul but de contenter le président Macky Sall.

Et Toussaint Manga de se demander: «Comment, dans un Etat sérieux, le budget de l’Assemblée nationale reste méconnu ?» Avant d’’ajouter: «Nous passons 60 jours à discuter des budgets des instituions et une seule refuse de se soumettre, c’est l’Assemblée nationale. Personne ne peut dire comment l’argent est dépensé».







Assemblée nationale: Moustapha Niasse se fâche et menace

YERIMPOST.COM Les retards des députés sont devenus une habitude dans l’hémicycle. Le président de cette institution veut y mettre un terme. Vendredi, lors du vote du Code pétrolier, Moustapha Niasse a fait dans la menace. «On peut comprendre un retard de 15 minutes, mais une heure, c’est trop. C’est le bureau qui est fautif, le ministre est là depuis une heure. J’écrirai aux six secrétaires élus à la fin de cette séance pour leur dire que, désormais, ce genre de situation aboutira à des sanctions», a averti la 2e personnalité de l’Etat.







Assemblée nationale: code forestier voté sans débat, pour cause d’absentéisme des députés

YERIMPOST.COM Le projet de loi portant code forestier, inscrit au programme de l’Assemblée nationale pour le 2 novembre, a failli ne pas être voté. En cause, l’absentéisme des élus. Convoquée à 15 heures, la séance n’a pu démarrer qu’à 17 heures parce que non seulement l’hémicycle était quasi vide, mais également des six (6) secrétaires élus, seul 1 était présent. De quoi mettre Moustapha Niasse dans une rage folle. Excédé par la situation, le président de l’Assemblée nationale a déclaré: « Si cela persiste, on aboutira à des sanctions. » *

Le ministre de l’Environnement et ses collaborateurs étaient là à se tourner les pouces en voyant arriver un à un ces représentants du peuple. Au vu du malaise qui s’était déjà installé, le 3e vice-président de l’Assemblée, Abdou Mbow, a proposé un vote sans débat. A l’unanimité, le projet de loi portant code forestier a ainsi été adopté.







Assemblée nationale: le marathon budgétaire est lancé

YERIMPOST.COM Les choses sérieuses démarrent ce mardi à l’Assemblée nationale. Le marathon budgétaire s’ouvre avec le passage du ministre de la Justice. Les autres collègues d’Ismaïla Madior Fall suivront au fil des jours devant la commission des finances avant que leurs projets de budget ne soient débattus et adoptés en plénières.







Assemblée Nationale: La parité l'a emporté, mais à quel prix

YERIMPOST.COM Fatma Diop est la surprise de la majorité parlementaire servie au groupe Liberté et démocratie. C’était ce vendredi 12 octobre à l’Assemblée nationale. Les femmes parlementaires ont, dès l’ouverture de la séance, imposé leur loi, perturbant ainsi plusieurs fois les travaux. Au final, elles ont eu gain de cause puisque le poste de 8ème vice-président du bureau a été arraché des mains de Pape Diop au profit de Fatma Diop, députée libérale de Mbacké. Une manigance de Benno Bokk Yakaar qui pousse les députés de l’opposition à annoncer un recours pour contester ce vote tout sauf démocratique. Avec cet acte, Fatma Diop, consciente du malaise qu’elle a créé; dit qu’elle n’a de compte à rendre à personne. Elle a affirmé devant les journalistes que ce sera tant pis si une rupture intervenait entre le Parti démocratique sénégalais (Pds) et elle.







Assemblée nationale: renouvellement du bureau, parité et mille questions

YERIMPOST.COM C’est la rentrée à l’Assemblée nationale. Ce vendredi, la session s’ouvre au parlement et les députés regagnent l’hémicycle. La parité réclamée par les femmes parlementaires risque encore de ne être respectée. Avec le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, des supputations sur une très probable défenestration de Pape Diop de son fauteuil de 8ème vice-président sont agitées ça et là. Le groupe parlementaire Liberté et démocratie ne veut rien entendre et est décidé à maintenir Pape Diop à ce poste. Selon ces députés de l’opposition, la majorité doit prendre ses responsabilités. Car, si la loi de la parité était bien appliquée, le premier vice-président de l’Assemblée devrait être une femme vu que c’est un homme qui en est le président. Mais c’est Moustapha Cissé Lô qui occupe confortablement ce fauteuil, à défaut d’avoir celui de Moustapha Niasse et gare à celui ou celle qui ose le défier. Parce que c’est El Pistolero et que personne de la mouvance présidentielle ne veut l’affronter, même pas Awa Guèye qui, dans les normes, devrait occuper ce poste.







Assemblée nationale: Madické Niang remplacé

YERIMPOST.COM Après sa démission de la présidence du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, Me Madické Niang devient un député simple. A ce poste, il a été remplacé par son collègue, Serigne Abdou Bara Dolly Mbacké. La décision a été prise par le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Abdoulaye Wade.







Assemblée nationale: le calendrier bouclé avant le 30 juin

YERIMPOST.COM La Loi de finances rectificative (Lfr) sera examinée en commission mardi 26 juin pour être votée vendredi 29 juin. La loi d’orientation budgétaire sera examinée le samedi 30 juin pour ainsi clore le calendrier parlementaire. A moins d’une convocation pour une session extraordinaire, les députés pourront souffler un peu et partir en vacance jusqu’en octobre.



Assemblée nationale: la loi portant modification du Code électoral votée dans le désordre total

YERIMPOST.COM A l’Assemblée nationale, ce lundi 18 juin, les débats ont quelques fois failli tourner au vinaigre. Le projet de loi portant modification du Code électoral a finalement été adopté à 108 voix pour et 14 voix contre. Me Djibril War de la mouvance présidentielle n’a pu se retenir de proférer des menaces à l’encontre de ses collègues de l’opposition. « Nafi diaap député doumako Barké Rassulilah. Koufi Dof doflou dina dox sa kaw! » (« Je le jure au nom du Prophète que je bastonnerai un député ici ! Si quelqu’un fait le fou, je marcherai sur lui ! ») Me War s’est adressé ainsi à la minorité parlementaire. D’autres députés se sont également illustrés de la plus triste des manières, comme ce fut le cas entre autres de Pape Seydou Dianko et d’Abdou Mbacké Bara Doly.



Assemblée nationale: un manque de respect notoire vis-à-vis des populations !!!

Au Sénégal, nous semblons vivre le «wadisme» sans Wade. Que de la désolation car à chaque instant, nous revivons les mêmes bassesses démocratiques. Comme si on ne croit pas en cette rupture tant chantée et jusque-là inaperçue. Comment en cette 13ème législature considérée comme une rupture par rapport à la précédente, que des vices présidents et autres secrétaires élus se signalent en retard bloquant la session? Pourtant nous savons tous qu’ils devaient discuter sur une question brûlante(accord signé avec la Mauritanie sur le pétrole et le gaz). Pour dire que nos élus devant représenter dignement le peuple ne semblent pas être courageux et responsables. On a vraiment de l’indignation de les voir dans cette posture souvent réservée aux paresseux. Donc qu’ils arrêtent ce cinéma car les temps sont précieux.




Aussi, il faut revoir la manière dont nos députés sont élus, que nous considérons comme un recule démocratique, parce que juste figurant dans une liste, ils se retrouvent à l’assemblée nationale sans aucune raison. Ils n’ont même pas les vertus de la bonne gouvernance. Ce qui fait que rares sont les députés qui ont une base politique. D’où le fait qu’ils ne maîtrisent point ce qu’ils font et cela en nous donnant l’impression d’être dans une classe de CE2.

Moustapha Badji, web Journaliste

Assemblée Nationale: les accords signés sur le pétrole et le gaz avec la Mauritanie devant les députés

YERIMPOST.COM L’Accord de coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie, signé le 9 février 2018 à Nouakchott, va être défendu ce vendredi en séance plénière. Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur sera à l’Assemblée nationale.




Le député de l’opposition, Ousmane Sonko, a d’ores et déjà invité tous les Sénégalais à agir contre ce qu’il appelle «la série d’actes de mal gouvernance et de délits économiques du gouvernement sur nos ressources naturelles ».

 

 

Les questions pointues de Mamadou Lamine Diallo à Amadou Bâ et Moustapha Niasse

Dossier Ressources naturelles : Selon la Constitution en vigueur, le Président de l’Assemblée Nationale doit être exclusivement de nationalité sénégalaise comme le Président Macky Sall

Le débat sur l’exclusivité de la nationalité est un débat politique sérieux pour plusieurs raisons C’est la constitution qui demande en son article 28. que tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise. Il s’en suit, si le Conseil constitutionnel a fait son travail de vérification des déclarations sur l’honneur, que le Président de la République en exercice doit être exclusivement de nationalité sénégalaise d’une part. Et d’autre part, il doit en être de même pour celui qui assure la vacance du pouvoir en cas d’empêchement aussi (article 39 de la constitution). Par conséquent, je pense que le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal doit aussi être de nationalité exclusivement sénégalaise.
En outre, ce qui me paraît grave, c’est le cas des binationaux tardifs. Ces soi-disant cadres sénégalais, ministres, directeurs nationaux, directeurs généraux, etc. qui attentent d’avoir des responsabilités publiques pour aller chercher d’autres nationalités. Il est de mon devoir dans le respect de l’esprit patriotique qui figure dans le préambule de la constitution de traquer les binationaux tardifs. Ceux-là vont conduire le pays dans la malédiction des matières premières puis que le Sénégal ne les intéresse pas. C’est la raison pour laquelle j’ai posé la question simple au Premier Ministre légal Boun Dionne et à Amadou Ba, le soi-disant meilleur ministre de l’économie de l’Afrique : Êtes- vous exclusivement de nationalité sénégalaise ? Leurs réponses d’hommes paniqués prouvent que j’avais raison de poser la question.
Cette question n’est ni personnelle, ni subjective, ni à relent ethnique ou régionaliste. Elle relève de la question du capital social à construire au Sénégal. Je répète, l’Afrique est pauvre à cause de la faiblesse du capital social. Sans capital social fort, l’exploitation des ressources minérales conduit à la malédiction des matières premières.

Dossier nouveau Enfin Amadou Ba avoue des difficultés économiques
Lors du débat sur le projet de loi relatif à la fiscalité locale, le mardi 20 mars 2018 à partir de dix heures, acculé par l’Opposition, le soi-disant meilleur de l’économie d’Afrique et du Sénégal de tous les temps a lâché que la fin de l’année 2017 a été difficile du point de vue des recettes à cause dit-il de la remontée des cours du brut. Ils avaient le choix d’augmenter les prix à la pompe et les prix de l’électricité ou réguler les dépenses. Le Président Macky Sall a choisi de réguler les dépenses, une manière élégante de décrire l’accumulation d’arriérés intérieurs. Mieux, il choisit sans doute ceux que l’Etat doit payer ; la gestion de trésorerie au quotidien. M le Ministre, je vous demande de payer les trois cent millions de francs dus au Centre de santé Gaspard Camara à Dakar.
Depuis trois ans, je critique la politique économique de Macky Sall, les investissements tous azimuts mal orientés, à rationalité politicienne, les offres spontanées anarchiques, une action inappropriée sur certains prix , le projet bourses familiales qui ne respecte pas une démarche rationnelle, etc., et en lui rappelant que la conjoncture est favorable, baisse des cours du brut, bonne pluviométrie et intervention massive de la Chine. En vain, Amadou Ba lève à chaque fois le drapeau du FMI en guise de défense. Voilà donc la lettre que j’ai envoyée à la directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde.

Dakar, le 13 Mars 2018




REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple – Un But – Une Foi
——–
ASSEMBLEE NATIONALE
XIIIème Législature

Commission de la Culture et
De la Communication

Le Président

/-)
Madame Christine LAGARDE
Directrice Générale du FMI

Objet : Demande d’enquête au sujet des finances publiques du Sénégal

Madame la Directrice Générale,
Comme vous le savez, dans les pays de l’UEMOA dont le taux de change est fixe et le financement monétaire des déficits publics strictement contrôlé, l’accumulation des arriérés intérieurs par l’Etat et ses démembrements est un indicateur économique critique. C’est la raison pour laquelle la non accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs est l’un des quatre principaux critères de convergence des pays de l’UEMOA.
Lors du vote du budget 2018, contre toute attente, le gouvernement du Sénégal a demandé à l’Assemblée Nationale d’autoriser le Président de la République à contracter des emprunts, à recevoir des dons au nom de l’Etat du Sénégal et à lever des ressources de trésorerie pour un montant global de 1686, 8milliards de FCFA. J’ai demandé au ministre en charge des finances publiques d’expliquer ce montant et notamment un écart de 480 milliards, en vain.
Il est désormais clair que le gouvernement du Sénégal a accumulé des arriérés intérieurs dépassant 15% des recettes fiscales et non fiscales.
Je considère que le FMI ne pouvait pas ignorer l’accumulation d’arriérés intérieurs par le Sénégal. En effet, c’est le FMI qui par exemple a attiré l’attention des Sénégalais sur le déficit de la SN la Poste.
Donc, tout porte à croire que le FMI a fermé les yeux sur l’accumulation des arriérés intérieurs par le gouvernement du Sénégal. C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir diligenter une enquête interne pour situer les responsabilités. Les chefs de mission et représentant du FMI dans la période récente ne pouvaient pas ignorer l’existence de ces arriérés intérieurs.
Dans l’espoir d’une suite diligente à ma demande, je vous demande de croire, Madame la Directrice Générale, à l’expression de ma parfaite considération.

Mamadou Lamine DIALLO
Membre de la Commission de l’Economie Générale, des Finances,
Du Plan et de la Coopération économique



Réforme des institutions : les francs-maçons à la manœuvre

La «fraternité parlementaire» se mobilise sur ce projet cher au chef de l’Etat et contre lequelle bataille le président du Sénat, Gérard Larcher.

Débat d’idées ou guerre de la communication ? En tout cas, la réforme des institutions, qui sera au menu du Conseil des ministres d’ici à la fin du mois, va s’enrichir d’un nouvel acteur : la franc-maçonnerie. Depuis quelques semaines, les francs-maçons du Parlement, quelque 200 à 250 députés et sénateurs, surtout des sénateurs, des collaborateurs parlementaires ou des hauts fonctionnaires, ont décidé de se saisir du sujet.

« Sans arrière-pensée politicienne, de façon transpartisane et toutes obédiences confondues », assure Christophe-André Frassa, le nouveau président de la « Fraternelle parlementaire », élu en octobre dernier. Une exception, toutefois, tous ceux défendant des idées racistes ou antisémites y sont interdits. Après la Nouvelle-Calédonie, le patron la « Frapar », comme la dénomment ses membres, a donc choisi cette question sensible et centrale dans la stratégie d’Emmanuel Macron pour remobiliser un cercle de pensée et d’influence assoupi depuis plusieurs années.

Ce sénateur de 50 ans, élu en 2008 pour représenter les Français de l’étranger, émarge au parti des Républicains, tendance Sarkozy et maintenant Wauquiez. C’est dire que le texte concocté par le gouvernement, il le surveille comme le lait sur le feu. Groupe de travail ad hoc, dîner-débat le 10 avril prochain, avec pour invités quelques ténors du droit constitutionnel…

« Réformer pour réformer, nous n’y sommes pas favorables »

Et, au bout de cette réflexion, des propositions que chaque groupe politique présentera au moment de la discussion parlementaire. « Notre engagement correspond à un moment crucial, où le parlement bashing est permanent et où l’on n’hésite pas à remettre en cause notre légitimité », explique le Christophe-André Frassa. « La réforme des institutions doit être synonyme de la défense de la République, de la séparation effective des pouvoirs, des libertés publiques et des droits parlementaires, des principes pour lesquels les francs-maçons ont payé de leur vie », insiste-il.

Y aura-t-il des « lignes rouges », chères au président Larcher ? « Non, mais les francs-maçons ne veulent pas laisser l’exécutif décider à la place du législatif quant à l’avenir des institutions », martèle le sénateur Frassa. Que pense-t-il, alors, de la diminution du nombre des parlementaires préconisée par Emmanuel Macron ? « Le faire sans renforcer les pouvoirs du Parlement est une aberration », avertit le sénateur.

Et de la réduction du nombre de circonscriptions ? « Avec des circonscriptions qui seraient mécaniquement plus vastes, attention de bien garantir la représentation des territoires », assène-t-il, comme en écho au président du Sénat qui a fait de cet argument son cheval de bataille. « S’il s’agit de réformer pour réformer, nous n’y sommes pas favorables. Ce qui compte c’est l’application d’une telle réforme », prévient encore le patron de la « Fraternelle parlementaire ». Dans quelques mois, les francs-maçons du Parlement se pencheront aussi avec la même vigilance sur les lois de bioéthique.

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