Blog de Cheikh Yerim Seck

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Chapeau bas au “Talleyrand africain” (Par Cheikh Tidiane Gadio)

Nous voilà donc au Sénégal à nouveau confronté à “une mort-catastrophe” comme Babacar Sine avait caractérisé la mort brutale du regretté Cheikh Anta Diop dans son éditorial publié dans le “Soleil”. Toutes les vies humaines sont d’égale dignité mais ne sont pas d’égal impact sur la marche de la société.

La vie et l’oeuvre de Bruno Diatta l’inscrivent dans le panthéon de ce groupe restreint de Sénégalais et Sénégalaises émérites qui seront toujours identifiés avec le Sénégal qu’ils ont aimé, tant et plus et servi jusqu’à leur dernier souflle.




Le Sénégal vient de perdre un de ses meilleurs fils.

Le Maestro-chorégraphe du cérémonial de la République depuis 40 ans, Chef du Protocole d’État le plus connu de notre jeune République, est en effet un virtuose et un Choréographe en chef de la préséance républicaine.

Pendant presque dix ans à la tête de la diplomatie de notre pays, j’ai eu la chance d’une proximité humaine et professionnelle avec Bruno Diatta, proximité et complicité façonnées par des milliers d’heures d’avion, des voyages dans une centaine de pays du monde et par le café savoureux et salutaire pris à 2 heures du matin lors des sessions interminables des organisations panafricaines ou internationales.

Parmi les meilleurs moments de mon passage dans ce grand ministère, compteront toujours pour moi les compliments appuyés de Bruno Diatta, surtout quand le Sénégal, sa raison de vivre et de se lever chaque matin pour aller travailler 14 heures ou 16 heures par jour, marquait des points sur l’échiquier africain ou international.

Je me souviendrai aussi de sa joie quand on lui a rapporté mon discours lors d’une réception offerte aux anciens ambassadeurs. “Cheikh j’ai beaucoup ri quand mon interlocuteur m’a dit que le Ministre d’État Gadio “interdit” aux ambassadeurs d’aller à la retraite, et que le compromis est qu’ils soient juste “en retrait”, toujours prêt à servir, à encore servir et toujours servir. C’est bien dit!”

Bruno a prouvé son adhésion totale à cette vision du service de l’état et de l’amour inconditionnel de la nation. Il n’a jamais pris la retraite. Plus important, il n’a jamais été “en retrait” même s’il avait commencé à positionner la relève. Or donc Bruno est allé plus loin en pratiquant le serment de l’engagement ultime: “on a toute la mort pour dormir et nous reposer!”

Cher grand frère, tu m’avais promis que tu allais écrire tes “mémoires”! As tu pu le faire? De Senghor, à Diouf, Wade et Macky, la République t’a confié ses secrets les plus intimes, les meilleurs comme les pires, sa mémoire et ses saoubresauts, ses dits et ses non-dits. Que les non-dits restent des non-dits mais que les “dits” soient dits pour épargner à notre patrie le surplace et les éternels recommencements.




Un colloque international réunissant la crème de la diplomatie sénégalaise, africaine et internationale devrait se tenir assez vite pour réunir tous les témoignages disponibles sur Bruno et concocter une publication, une sorte de “mélanges” en hommage à celui qui a incarné pendant longtemps ce que notre pays avait de plus beau à offrir au monde sur l’échiquier international: la rigueur, la méthode, le sérieux, le sourire, le charme, “l’élégance et le bon gout sénégalais”.

Talleyand est salué par beaucoup comme le plus grand diplomate des siècles passés. Rien que sa finesse et son adaptabilité qui l’ont fait servir et adouber par le Roi, par ceux qui ont renversé le Roi, par ceux qui ont renversé ceux qui avaient renversé le Roi, par Napaléon, etc. ont prouvé, comme Bruno l’a fait, que c’est “le pays d’abord!, le Sénégal d’abord!”

Bruno sera salué comme le “Talleyrand africain”, qui sans états d’âme, a servi les 4 Présidents des 58 ans d’indépendance du Sénégal.

Son ami, le “Bruno Diatta ivoirien”, le fin diplomate George Ouégnin qui doit être un homme ébranlé par sa disparition, a quelque peu suivi ses traces en servant Houphouet et son plus grand opposant Gbagbo.

Peut-on alors supplier la classe politique sénégalaise, à couteaux tirés sur toutes les questions, aux antipodes des valeurs pronées par Bruno, de reconnaitre enfin que ce sont ces valeurs-là, incarnées par des patriotes-républicains comme Bruno Diatta, qui batissent une République debout et qui concourent à son rayonnement! Les divergences sont nécessaires et indispensables, les convergences “autour de” aussi!

Avec le délitement tragique des valeurs républicaines et des comportements républicains dans notre pays, Bruno devient un contemporain essentiel pour tous ceux qui veulent un Sénégal reconcilié et démocratique, à la recherche constante de consensus forts et de gestion concertée.

Vivement donc des funérailles nationales pour Bruno Diatta! De telles funérailles ne doivent pas être l’apanage exclusif des Chefs d’état mais peuvent aussi parfois honorer les plus grands des plus grands serviteurs de l’état. Un peu à l’image des funérailles récentes du sénateur américain John McCain qui ont ému le monde.

La rencontre Diouf / Wade / Macky autour du cercueil de Bruno Diatta, enrobé du drapeau national, doit être un grand moment d’introspection pour eux–mêmes, pour la nation et peut-être, nous le souhaitons vivement, un déclic pour une nouvelle conversation nationale menant à un début de réconciliation et de déminage du champ politique chauffé à blanc par des perspectives électorales pressantes.




Nos condoléances attristées vont d’abord à notre soeur Thérèse, la discrète Mme Diatta qui a “prété” son mari à la République pendant plusieurs décennies, à leurs enfants, parents et proches, aux Présidents Diouf / Wade / Sall, au peuple sénégalais tout entier, à tous ses amis africains et à la communauté diplomatique internationale.

Grand frère Bruno, désormais “Ambassadeur en retrait”: Respect et Affection. Bon repos! Tu l’as mérité!

Cheikh Tidiane GADIO a été ministre  des Affaires étrangères du Sénégal de 2000 à 2009

 

Les messages provocateurs de Déthié Fall au président Macky Sall

YERIMPOST.COM Présent à l’hémicycle pour l’examen du projet de loi organique portant modification du Code électoral, le député de Rewmi, Déthié Fall, n’a pas loupé le président de la République. Prenant la parole sur les débats d’audience, le parlementaire a interpellé directement le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, venu  défendre ledit projet de loi. « Je voudrais que vous transmettiez deux messages à Macky Sall. Premièrement : dites-lui que l’opposition ne veut pas vous organisiez les élections. Nous voulons une personnalité neutre pour l’organisation des élections à venir, comme il l’avait exigé, en son temps, à Me Abdoulaye Wade. Deuxièmement : dites-lui que l’opposition n’a pas de temps à perdre avec quelqu’un qui ne respecte pas sa parole », a dit-t-il dit au ministre.
Aly Ngouille Ndiaye ne manquera certainement pas de répondre à ces interpellations provocatrices du vice-président du parti Rewmi.



Prière au mur des lamentations: Sidiki Kaba rejette la faute sur…

YERIMPOST.COM A Tamba où il a fêté Aid El Fitr aux côtés des siens, le ministre des Affaires étrangères a choisi ce moment pour répondre aux attaques contre lui après sa visite controversée à Jérusalem et celle effectuée sur le mur des lamentations. « Ce n’était pas une mission personnelle mais une mission au service de la Nation », a d’emblée déclaré le ministre, tout en ajoutant qu’il n’allait pas dévoiler les raisons pour lesquelles cette mission avait été voulue par le président de la République. Autrement dit, c’est le président de la République qui a souhaité cette visite. Le patron de la diplomatie sénégalaise a conclu: « Les missions d’Etat sont des missions qui obéissent à la définition de la politique étrangère du président de la République. Quand nous sommes à Jérusalem ou que nous soyons ailleurs, nous répondons aux missions d’Etat. » Voilà qui est clair.



Un A.S.P au «Moi» outrancier (Mamour Ba, écrivain)

Très souvent, le port de l’uniforme procure le sentiment de supériorité. Qui dit sentiment de supériorité dit sentiment d’infériorité. À quoi reconnaît-on une personne qui a un complexe de supériorité ? Elle a une attitude outrancière, se moque facilement de l’autre, affiche un excès de confiance en lui, utilise très fréquemment l’expression « Moi, je« , ne supporte pas le débat contradictoire, a besoin d’être admirée, et pour cela, n’hésite pas à user de la force pour régner en Maître Absolu dans les édifices publics dont il est chargé de protéger ou d’y faire régner l’ordre.





«Il faut que force reste à la Loi » ou  « Les civils nous prennent pour des cons » a-t-on l’habitude d’entendre dans les rangs de la bouche de certains « hommes de tenue » peu épris de justice, qui  ont  érigé un mur imaginaire entre l’homme légalement investi du pouvoir de faire régner l’ordre public et le peuple souverain, qu’il est pourtant sensé protéger, ainsi que ses biens.  Mais faudrait-il en comprendre tout le sens pour mériter le respect et la considération des citoyens ?

 

Conséquences : Si « Les hommes de tenue » sont devenus des cibles ennemies de nos jours, c’est par leur attitude agressive, leurs abus d’autorité et leur hostilité envers les civils sur lesquels ils tirent parfois à balles réelles sans pouvoir en justifier les causes. C’est le triste constat.

 

L’exemple de ce jeune ASP qui crève la toile est une parfaite illustration. Sans vouloir revenir sur d’autres cas similaires tels que la récente vidéo du policier gifleur qui a fait le tour du monde.

 

Si le « moi est haïssable », c’est que ce monde est peuplé de milliers de « moi » qui veulent chacun « se faire le centre de tout ». Il en résulte que « chaque moi est l’ennemi et voudrait être le tyran de tous les autres ».

 

Quelle est la racine de cette passion « tyrannique » qui excite en chacun des ces hommes en uniforme qui bombent le torse, voulant à tout prix briller  et « asservir les autres » ? Surtout que là, à ce sujet, il s’est agit d’une pauvre handicapée, incapable de se tenir sur ses jambes.

 

Blaise Pascal a montré qu’il est plus aisé de paraître que d’être et également moins coûteux d’être aveuglé que convaincu. Aux exigences ardues de la raison, ce jeune ASP préfère abuser de son autorité et sombrer dans les séductions faciles de l’imagination.

 

Dans nos sociétés, les personnes handicapées sont souvent marginalisées et la discrimination à leur égard revêt différentes formes, depuis le refus des possibilités d’éducation jusqu’à l’exclusion et l’isolement. Pourtant, quelque 650 millions de personnes, environ 10 % de la population mondiale, dont approximativement 80 % vit dans les pays en développement, souffrent de quelque infirmité d’ordre physique, mental ou sensoriel.

C’est la raison pour laquelle, l’ONU reconnaît que la défense des droits de ces personnes mérite une attention toute particulière et elle s’efforce d’améliorer leur situation et leurs conditions de vie.

L’intérêt que l’Organisation porte au bien-être et aux droits des personnes handicapées est ancré dans ses principes fondateurs qui ont pour socle les droits de l’homme.

En matière de promotion et de protection des droits des personnes avec des incapacités, le rôle et l’action de l’ONU continuent de prendre de l’ampleur.

Mais voilà qu’un jeune A.S.P faisant fit de tout cela, n’en finit pas d’émouvoir son monde.

« Tous ceux qui fréquentent régulièrement les services de l’Administration, constateront avec moi, que beaucoup d’agents ASP sont payés à ne rien faire. Ils se tournent les pouces et boivent du thé à longueur de journée dans les bureaux.  Ils y sont, souvent, en nombre pléthorique, et y sont réduits gérer l’accueil, l’orientation, les files d’attente, les entrées et les sorties, là où il n’y a aucun problème de sécurité. Nous avons même vu le maire d’une commune en prendre un, pour un usage privé, en le transformant en chambellan chargé de gérer ses audiences à domicile.




De mon point de vue, il me semble que la mission et les objectifs de l’agence doivent être revus.  Eu égard aux énormes besoins en matière de sécurité dans notre pays, l’ASP doit être réformée et transformée en une institution publique de plein exercice à côté de la police et de la gendarmerie qui n’ont pas à souffrir de jalousie face à l’arrivée d’une sœur jumelle qui les épaule et qui, présentement, est fortement handicapée. Face aux menaces sécuritaires multiformes, l’agence doit être renforcée, ces agents recentrés sur le cœur du métier, à savoir la sécurité, en leur proposant un emploi attractif et durable, ainsi qu’une carrière professionnelle digne de ce nom, dans la fonction publique. Même si cela aura des incidences importantes sur la masse salariale et les finances publiques. Le jeu en vaut la chandelle, la vie humaine n’a pas de prix. Ce qui mettrait fin à l’idée d’en faire un tremplin vers d’autres métiers, lesquels sont au nombre de 72, selon les dernières déclarations du Directeur général de l’agence. Et pourtant, il existe beaucoup de domaines où les ASP peuvent être plus utiles et efficaces pour juguler les menaces sécuritaires. Jugez-en ».

Je partage l’avis du brillant Mouhamadoul Mokhtar Kane, président de l’APROCOM (Association des Professionnels de la Communication des Entreprises et des Organisations)

Il y’a un grand défi à relever pour ce corps des Agents de Sécurité de Proximité, sur lequel nous avions bon espoir. Ils apprendront sûrement de cette grave bavure qui vient de ternir leur image à l’échelle mondiale et dont ils se remettront difficilement. L’heure est à la sérénité et à plus de retenue.

Réaction vigoureuse de PASTEF au ralliement de Yankhoba Sagna à l’APR

Il a suffit qu’une presse de ce matin rapporte un supposé ralliement à la mouvance présidentielle de monsieur Yankouba Sagna, président du mouvement « BURABBÉ » et maire de la commune de Sindian, pour que certains y aillent de leur commentaires passionnés.
Cette nouvelle est présentée comme une « défection de taille » dans les rangs de notre parti, PASTEF-Les-Patriotes.

Sans pouvoir confirmer ou infirmer l’information, nous tenons à apporter les précisions ci-après :
1- monsieur Yankouba Sagna n’est et n’a jamais été membre de PASTEF ;
2- à un mois des élections législatives, il était venu, avec son mouvement politique, exprimer son souhait de prendre part à la coalition « NDAWI ASKAN », dont le Président Ousmane Sonko était la tête de liste.
3- Admis sur la liste nationale de cette coalition, à coté de plusieurs autres organisations politiques et citoyennes, il bâtit campagne de manière engagée et loyale et participa au scrutin.
4- Après ces élections, chaque entité reprit son indépendance d’action, aucun lien organique n’existant entre elles ;
5- Monsieur Yankouba Sagna n’est donc pas membre, encore moins maire de PASTEF qui n’était pas encore légalement reconnu et n’avait pas pris part aux élections locales de 2014.
6- si l’information est avérée, nous reconnaissons au frère Yankouba Sagna et son mouvement le libre droit de définir leur stratégie politique d’autant que, depuis les législatives, il n’y a plus eu de contact officiel entre nos entités.
En tout état de cause, cet épisode est un indicateur supplémentaire du désarroi éprouvé par le régime déchu de Macky Sall, l’homme aux promesses trahies, face à l’irrésistible percée de PASTEF.
Il est presque amusant de constater, au vu de toute l’attention accordée aux élites politiques du Sud ces derniers temps par le pouvoir, que la Casamance représente apparemment un enjeu de taille. PASTEF travaillera à remporter toute la Casamance naturelle, mais PASTEF est plus grand que la Casamance: il est national voire « international ».

Le Sénégal accroché au Luxembourg

Si la France est un outsider à la victoire finale au Mondial qui débute dans douze jours, alors le Sénégal en est un aussi.

Car faire 0-0 face au Luxembourg est une prouesse que les Bleus ont eux aussi réalisée, en septembre dernier à Toulouse en éliminatoires. Le sélectionneur sénégalais Aliou Cissé avait aligné une équipe remaniée, mais plutôt pimpante, bien que privée de Sadio Mané, légitimement mis au repos après sa saison folle ponctuée par une finale de Ligue des champions il y a cinq jours avec Liverpool face au Real Madrid.







Mané, qui a rejoint sa sélection cette semaine, a constaté depuis les tribunes que sans lui, le secteur offensif sénégalais était nettement moins sexy. Pour tout dire, sur la pelouse du stade Josy-Barthel, si Kalidou Koulibaly et ses partenaires ont dominé (13 tirs à 2, 72% de possession), l’action marquante s’est déroulée à dix minutes de la fin, aux alentours de la ligne médiane, quand l’attaquant de Stoke Biram Diouf a assommé Dirk Carlson dans un duel aérien. Le défenseur luxembourgeois s’est alors relevé péniblement, avec un bandeau massif autour de la tête et en titubant, pour mieux céder sa place à une personne valide.

Ressources allouées aux étudiants: les questions de Malick Fall au ministère des Finances

YERIMPOST.COM Le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) a fait une révélation à nos confrères d’Enquête concernant les bourses. D’emblée, Malick Fall fait noter qu’il ne croit pas à la version servie par le ministère des Finances selon laquelle le virement du Trésor pour le paiement des bourses a été effectué depuis 15 jours auparavant. A cela, le professeur en biologie animale ajoute qu’il a personnellement demandé au ministre de fournir les preuves que 52 milliards du budget sont destinés aux bourses. Une requête tombée dans l’oreille d’un sourd. Le syndicaliste a confié au journal une interrogation sérieuse: « Même s’il y avait 100 000 boursiers à raison de 30 000 chacun, cela ferait 43 milliards. D’où est-ce que le ministre tire ces chiffres de 52 milliards alors ? ». Une question à laquelle Malick Fall cherche réponse. Il propose qu’un audit soit mené afin d’éclairer la lanterne des populations.



Du jeudi noir au mardi noir : à quand la fin du massacre ?

Qui de notre génération ne se rappelle pas la journée sanglante du 22 janvier 1987, « jeudi noir » inscrit dans l’histoire du mouvement estudiantin qui avait fini d’enterrer les franchises universitaires, chose sacrée à laquelle nos prédécesseurs et nous-mêmes tenions comme à la prunelle de nos yeux ?
En effet, c’était la première fois, à part peut-être mai 1968, que les forces de l’ordre que nous avions fini d’appeler « forces du désordre » envahissaient le campus social de l’Université Cheikh A. DIOP de Dakar pour massacrer des étudiants dont le seul tort était de revendiquer le paiement des bourses, qui à l’époque devait être payées le 13 de chaque mois. Las d’attendre, après un retard de dix jours, nous étions décidés, comme ce fut le cas des étudiants de l’UGB, d’investir les restaurants universitaires pour opérer à un « ngénté tubaab » qui consistait à manger sans bourse déliée.




Le retard de paiement de la bourse, faudrait-il le rappeler, n’est pas une chose banale, loin s’en faut. L’étudiant y compte pour régler ses besoins les plus vitaux : acheter ses tickets de restaurant, ses matériels pédagogiques, payer son transport… Alors tout retard pourrait être lourd de conséquences fâcheuses.
Ce jour-là, les violences étaient inouïes car ces forces étaient même montées dans les pavillons pour défoncer les portes des chambres et mater leurs locataires au point que rapidement des rumeurs avaient circulé pour annoncer la mort de deux étudiants, rumeurs qui, heureusement, n’étaient pas avérées.
La crise qui s’en était suivie fut très longue et on avait de très peu frôlé l’année blanche.
Depuis lors c’est un éternel recommencement, comme dans Le Mythe de Sisyphe, et on ne peine encore à trouver une solution durable à ce problème avec l’accroissement du nombre d’universités et d’étudiants.
Le comble est arrivé le 31 janvier 2011 avec l’assassinat de Balla GAYE, suivi de celui de Bassirou TINE le 14 août 2014.
La vase est devenue trop pleine avec les événements qu’on vient de vivre à l’UGB qui ont encore une fois abouti à la mort de l’étudiant Mouhamed Fallou SENE.
Alors trop c’est trop et on doit cesser de crier haro sur le baudet en incriminant de manière fort abusive et facile les étudiants qui- loin de moi toute idée de vouloir les dédouaner-, s’ils avaient reçu leurs bourses à temps, n’auraient pas besoin de tenir ces manifestations qui ont occasionné le drame et si on sait aussi que les masses sont toujours folles.
La notion d’imputabilité qui permet de situer clairement les responsabilités doit avoir un sens dans notre administration, défaillante à bien des égards pour ce cas précis.
Le Président de la République n’avait-il pas fait, dans une logique d’apaisement du climat social, la promesse aux professeurs d’universités et aux étudiants reçus après la mort de Bassirou Tine qu’il n’y aurait plus de retard dans le paiement des bourses ?
Depuis quatre années est-ce qu’une évaluation a été faite pour voir les avancées réalisées à ce niveau et les difficultés pour les corriger, le cas échéant ?
Même si la question des bourses est transversale à plusieurs ministères- celui des Finances et de l’Enseignement supérieur-, il convient de situer clairement les responsabilités des uns et des autres afin de faire en sorte que plus pareil cas ne se reproduise dans un pays où l’étudiant, comme aimait bien le rappeler Moustapha Diakhaté, l’ancien Président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar, lors de nos chaudes assemblées générales au campus social de l’UCAD, est une « épargne pour ses parents » issus souvent de milieux très modestes et qui placent en eux de grands espoirs pour des lendemains meilleurs. Certains de nos camarades partageaient déjà leur maigre bourse avec leurs parents.
Alors sacrifier un pilier aussi important dans la famille relèverait un peu de l’absurde au sens « camuséen » du terme.
Devant ce défaut de rationalité qui devrait appeler à la démission des responsables qui vont se renvoyer chacun la balle, l’Etat devrait recourir à la sanction administrative ou disciplinaire pour ces fautes dont la gravité ne fait l’objet d’aucun doute.
Si l’erreur politique se paie cash chez nous, l’ex DAGE de la Présidence de la République ne nous démentira pas, lui qui a été immédiatement limogé pour des propos qui n’avaient rien de quoi fouetter un chat- n’a-t-il pas émis un simple avis sur la participation des militaires et paramilitaires à la vie politique ?- il n’en est pas de même pour les fautes administratives souvent impunies et dont l’impact négatif est sans commune mesure sur les citoyens.
Alors vive la sanction, positive ou négative selon les cas, et à tous les niveaux de la hiérarchie !

Fait à Dakar le 16 mai 2018
El Hadji Abdou WADE dit Mara.

Mines: Toro Gold annonce le décollage de la filière aurifère au Sénégal

L’entrée en production de la compagnie minière britannique Toro Gold au Sénégal illustre la bonne santé du secteur dans le pays, qui aspire à en faire l’un des leviers de son développement.

Émotion le mois dernier à la direction sénégalaise des mines. Neuf ans après l’inauguration du premier site d’extraction industriel d’or du pays, Sabodala, Toro Gold a commencé le 6 mars, puis le 5 avril, ses expéditions de métal précieux depuis la mine de Mako. Les cargaisons – respectivement 224,5 kg (7 216,16 onces d’or fin) et plus de 387,5 kg – ont été envoyées à Genève pour être raffinées par la société MKS.




Situé dans le sud-est du Sénégal, zone qui concentre les plus importants gisements aurifères du pays, le projet a requis un investissement de 158 millions de dollars (132 millions d’euros) apportés par Resource Capital Funds, Tembo Capital et Quantum Global.

Royalties, emplois locaux et formation
Les promoteurs du projet se sont illustrés dans leur capacité à intégrer les objectifs du gouvernement dans la mesure où ils ne remettent pas en cause la viabilité de la mine. Ainsi, ils ont accepté de payer une royaltie de 5 % en accord avec le nouveau code minier – à condition que l’or dépasse les 1 100 dollars –, alors qu’ils pouvaient exiger de ne payer que 3 % conformément à l’ancienne législation dont ils dépendent. Au moment de la mise sous presse du journal, le cours de l’once atteignait 1 346,70 dollars.

Ils ont aussi favorisé l’emploi de main-d’œuvre locale. Pour réaliser le puits à ciel ouvert de Mako, Toro a eu recours à 90 % à des ouvriers sénégalais, « les 10 % restants étaient des expatriés ouest-africains, Ivoiriens, Maliens, Ghanéens… », a expliqué Martin Horgan, PDG du groupe minier interrogé par Jeune Afrique au Cap en février.

La mine de Toro Gold devrait produire environ 4 tonnes d’or en 2018
« Nous avons aussi insisté pour que nos sous-traitants bénéficient d’un programme boursier de formation continue au lycée technique de Kédougou, à 40 kilomètres de la mine », a également indiqué le dirigeant de Toro Gold. Au pic de la phase de la construction, Toro employait environ 1 200 personnes, contre quelque 550 personnes aujourd’hui en préproduction commerciale.

En plus des salariés, Toro Gold vient aussi de recruter le géologue sénégalais Hamidou Oumar Sow comme directeur général adjoint de Petowal Mining Co, la société opératrice de la mine de Mako, dans laquelle l’État détient une participation de 10 %.

Plan Sénégal Émergent : 18t/an
La mine de Toro Gold devrait produire environ 4 tonnes d’or en 2018, qui viendront s’ajouter aux quelque 7 t attendues, principalement de Sabodala. Le management de Toro cherche actuellement à signer des accords avec les propriétaires de permis de recherche autour du site pour prolonger sa durée de vie, aujourd’hui de huit ans.




Pour ses dirigeants, la relation entre Toro Gold et l’État pourrait servir de modèle au développement du secteur aurifère. Le Plan Sénégal Émergent (PSE), la feuille de route du président et ingénieur géologue Macky Sall, a fixé un objectif de production ambitieux : 18 t par an pour le pays. Mais on en est loin, et la ministre des Mines, Aïssatou Sophie Gladima, l’a d’ailleurs récemment reporté de 2020 à 2023.

Pour y parvenir, les autorités sénégalaises espèrent pouvoir compter sur le projet Massawa (3 millions d’onces par an escomptées), sur lequel Randgold Resources travaille depuis longtemps. Une décision d’investissement définitive est attendue cette année. Elles guettent aussi les avancées dans la zone du canadien Iamgold sur le projet Boto, et de l’australien Bassari Resources, à qui Coris Bank International vient d’accorder 13 millions de dollars pour démarrer la construction de sa nouvelle mine de Makabingui.

Source: JeuneAfrique

La démocratie sénégalaise: Du mythe à la réalité et de la réalité au mythe ?

Par essence, la démocratie, terme du grec ancien « democratia » provenant de la combinaison de « dêmos » (ensemble des citoyens) et « kratos » (pouvoir) est un régime politique dont le principe repose sur celui du gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

Appliquée à l’échelle d’une République,  elle permet à tous les citoyens de disposer du droit, mais aussi du devoir,  de participer, de près ou de loin, aux décisions qui les concernent.

La volonté des citoyens s’exprime par la médiation de représentants désignés lors d’élections au suffrage universel.

D’où la question primordiale du choix qui revient au peuple souverain.




Ses principes fondamentaux sont entre autres : la liberté des individus, la règle de la majorité, l’existence d’une constitution et d’une juridiction, la séparation des pouvoirs, la consultation régulière du peuple par élection ou référendum.

Elle demeure toutefois un idéal qu’on cherche à atteindre du fait de la nature composite des éléments qui la structurent mais aussi et surtout de l’exigence de s’adapter au contexte spatio-temporel des citoyens dont elle est appelée à  prendre en charge leurs préoccupations.

Dans une Afrique longtemps minée par des dérives monarchiques, le Sénégal fait office aux yeux d’un grand nombre d’observateurs « d’exception démocratique », loin des révisions constitutionnelles, des coups d’état ou des conférences nationales qui ont installé la démocratie dans bien des pays africains.

L’étude de la vie politique sénégalaise révèle une immense richesse des activités partisanes mais également de nombreux bouleversements.

En effet, depuis deux siècles, le Sénégal est passé de l’état de colonie française au statut de pays indépendant, du parti unique de fait au pluralisme intégral, d’un total monopole de l’Etat sur les médias à la libéralisation de ce secteur, du règne sans partage du parti socialiste pendant 40 ans à la réalisation d’une première alternance le 19 mars 2000 et d’une deuxième le 25 mars 2012.

Dans le cadre rituel de l’évolution politique et constitutionnelle les élections constituent un rituel qui s’accomplit depuis 1848.

Cependant, force est de reconnaitre aujourd’hui que la démocratie sénégalaise semble marquer le pas et risque même d’être dépassé, s’elle ne l’est pas déjà, par certains africains comme le Ghana, le Bénin, le Cap Vert, le Mali ou même le Libéria qui, il y’a peu, étaient à des années lumières du Sénégal.

Il est alors devenu un impératif catégorique de nous interroger pour trouver les véritables raisons de ces reculs ou du moins ce « surplace » démocratique.

La première est à trouver dans le fort taux d’analphabétisme de notre pays qui tourne autour de 54, 6 %.

Un peuple ignorant, dans sa grande majorité, peut-il participer à la vie politique et démocratique du pays ?  Que nenni et l’assertion de Condorcet dans son œuvre intitulée Cinq Mémoires sur l’instruction publique, 1792 : « Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre […] mais même sous la constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave. » l’illustre parfaitement.

Ces citoyens entièrement à part ne participent pas au développement économique du pays et sont victimes des injustices et des inégalités sociales que la démocratie était censée résoudre.

Cette situation est malheureusement exploitée par certains partis politiques  qui ont de plus en plus mauvaise presse et accusés de manipuler les citoyens, à la quête de pitance pendant les échéances électorales et obligés de privilégier le vote « alimentaire » à la place de choix programmatiques, même si on a noté ces dernières années une certaine prise de conscience pour contrecarrer l’achat des consciences.




Développement et démocratie sont donc  loin d’être antinomiques, mais la question est de savoir qui doit avoir le primat sur l’autre.

Jeffrey Sachs affirme dans son ouvrage « La fin de la pauvreté » que « la démocratie est une condition préalable au développement économique. » Cette thèse est-elle valable dans nos pays sous- développés ?

Nous pensons qu’un développement endogène serait plus à même d’installer une vraie démocratie.

L’autre facteur limitant se trouve dans la séparation des pouvoirs, principe fondamental de toute démocratie.

Qu’en est-il dans notre pays ?

C’est une lapalissade que de dire au Sénégal le pouvoir législatif n’est qu’un instrument à la solde de l’exécutif qui lui soumet des projets de loi qu’il votre sans discernement, sans jamais faire des propositions de lois qui, le cas échéant, sont dictées par l’exécutif.

Ce même pouvoir exécutif est souvent critiqué de s’immiscer dans des affaires judiciaires, ce qui pose encore avec acuité le problème de l’indépendance de la justice.

L’autre épine dans le pied de la démocratie de notre pays est l’absence de dialogue et de concertation entre la majorité et l’opposition car même si la démocratie repose sur la loi de la majorité, celle-ci doit aussi tenir compte des droits des minorités.

Tout ceci repose in fine la problématique de la  conquête et de l’exercice du pouvoir dans nos états qui s’inscrit toujours dans des enjeux de luttes parfois féroces dans lesquelles l’homme politique ne doit pas trop s’encombrer de scrupules moraux, d’où les nombreux « wax waxètt » constatés ça et là .

L’accent est mis sur les rapports de force – le vote de la loi sur le parrainage est là pour le confirmer-où le désir commun est de l’emporter sur l’autre quels que soient les moyens utilisés(la fin justifiant les moyens), ce qui rappelle à bien des égards Machiavel qui a bien su interpréter la légende du centaure (Mi-homme, mi- cheval) en ayant bien su user de la bête et de l’homme.

Le président Macky SALL ne l’a-t-il pas bien compris en s’autoproclamant « le lion qui dort » ?

Ah oui il faut être un lion, mais bien éveillé, pour faire face aux loups aux dents acérées, mais la  force seule est impuissante et contre- productive (elle suscite l’esprit de rébellion, situation à laquelle on assiste présentement à l’APR), sans la ruse du renard permettant de contourner les pièges ou de savoir en jouer.

Alors au renard de réveiller le « lion qui dort » pour une meilleure gestion de la situation administrative et politique du Sénégal.

Machiavélique !

 

Fait à Dakar le 11 mai 2018

 El hadji Abdou WADE dit Mara.

 

 

Mort d’un Sénégalais au Congo Brazzaville: la version de la police ne convainc pas…

YERIMPOST.COM Demba Ba ne croit pas à la version de la police congolaise sur le meurtre de son frère Thierno Mansour Nalla Ba. Dans un entretien accordé au journal Enquête, il a battu en brèche le récit de la police congolaise qu’il accuse de cette mort. «Personnellement, je soupçonne la police dans cette dans cette affaire», a-t-il confié.

Le défunt avait été porté disparu depuis le mercredi précédent. C’est après d’intenses recherches que son corps a été retrouvé dans une morgue.



Sucre: une cargaison de 11 300 tonnes au Port angoisse la CSS

YERIMPOST.COM Une cargaison de 11 300 tonnes de sucre, qui a fini de perturber le sommeil des travailleurs de la Compagnie sucrière sénégalais (CSS), est accostée au Port de Dakar. Au moment où le chef de l’Etat, recevant les cahiers de doléances des travailleurs, assurait que le gouvernement avait interdit toute importation de la poudre blanche. Amary Diouf, un des responsables de la coalition syndicale section CSS, s’est confié au journal Enquête: « Il y’a un bateau de 11 300 tonnes qui tangue dans les eaux profondes du Port autonome de Dakar. » Selon le journal, un riche industriel serait le propriétaire de la marchandise. Et le syndicaliste d’interpeller le ministère du Commerce qui, selon lui, est le seul à avoir la prérogative de fournir les déclarations d’importation de produits alimentaires (Dipa) qui continuent de circuler. Si rien n’est fait, cette marchandise sera écoulée sur le marché au moment où 80 000 tonnes de sucre de la CSS sont en souffrance entre Dakar et Richard Toll.



Audio: Les franc-maçons au Sénégal ? La vidéo de dénonciation de l’ONG Jamra





Contribution: La lutte au Sénégal, cette nécessaire réforme du CNG

Ces dernières semaines, les ténors de la lutte avec frappe se font entendre tant dans l’arène qu’à l’extérieur de celle-ci et cognent fort sur leur autorité de tutelle, le Comité National de Gestion, tantôt accusée de sévérité extrême, tantôt de mépris, en raison des retenues importantes sur les cachets des lutteurs pour manquements divers au règlement institué par le CNG. Etat des lieux et quelques pistes de réflexion




  1. Des acteurs impliqués par une nécessaire démocratisation du CNG

Ce qui frappe d’emblée dans l’organisation de la lutte, sport le plus populaire et de loin au pays de la téranga, c’est qu’au lieu et place d’une fédération à l’instar des autres sports, l’état du Sénégal a mis en place, par  arrêté ministériel n° 2020 du 20 mars 1994, un comité de gestion dont le mandat des membres le composant est renouvelé par le ministre des sports.  La conséquence immédiate est que les principaux acteurs sont exclus des prises de décision les concernant et qu’ils n’ont aucune possibilité d’influer sur les règlements et décisions pris par le CNG. Il s’ensuit irrémédiablement un sentiment d’incompréhension, le CNG pensant œuvrer pour le bien de la discipline et les lutteurs se sentant floués par les sanctions infligées.   Il s’impose d’inclure les lutteurs, mais aussi les entraineurs et les présidents d’écurie dans les prises de décision. Cela passera nécessairement par de nouveaux textes qui ne pourront faire l’économie de prévoir des élections pour la désignation des membres exécutifs et la limitation de leur mandat (l’actuel président étant en place depuis plus de 20 ans) ;

 

  1. UN nécessaire développement de la lutte olympique

La lutte sénégalaise, spécificité bien sénégalaise ne franchit pas nos frontières et pour cause, au –delà de celles-ci, c’est le règne de la lutte olympique (libre ou gréco-romaine) où nous n’avons jamais été performants, que ce soit aux championnats du monde ou aux jeux olympiques. Le réservoir humain et le talent sont pourtant présents, mais il manque l’essentiel : une volonté de former, de promouvoir la discipline. Il faut désespérer que la lutte avec frappe ait vampirisé la lutte au Sénégal, nous aurions pu être au rendez-vous des nations sportives avec cette jeunesse combative.

 

  1. La lutte un outil pédagogique

A l’instar du Docteur Cheikh Tidiane WANE, qui développe dans sa thèse intitulée « la lutte sénégalaise : contribution au développement des compétences en éducation physique et sportive », il est à noter que la lutte n’est pas utilisée comme outil pédagogique alors qu’elle pourrait être enseignée, comme le judo au Japon, le taekwondo en Corée du Sud, d’autant qu’elle ne nécessite pas des infrastructures au vu des centaines de kilomètres de plage existant dans le pays.

 

A l’heure de l’érection de l’arène nationale, il faut accompagner cet effort de l’Etat par des textes novateurs et une pratique qui doit embrasser tous les segments de la lutte et non plus seulement la lutte avec frappe.

 

Pape DIOUF

 

Réflexion: Prévenir le terrorisme au Sénégal

NB:  Cet article a été publié pour la première fois en Janvier 2016, suite a l’arrestation de l’Imam Alioune Badara Ndao dont le proces est prevu aujourd’hui.


La dernière semaine du mois d’octobre 2015 a été marquée par une vague d’arrestations d’imams et de citoyens ordinaires soupçonnés d’apologie du terrorisme dans différentes régions du Sénégal. Le Sénégal qui jusque-là n’a jamais été inquiété par le terrorisme, vient officiellement de rejoindre la longue liste des pays qui vivent en permanence sous la hantise du terrorisme.

Ces événements ont cependant non seulement changé les habitudes de la population sénégalaise, mais aussi ont profondément changé la perception de la menace qu’avait le gouvernement. En 2012, les autorités sénégalaises avaient affirmé qu’il n’y avait pas de cellule terroriste dans le pays. Le discours a évolué depuis 2013 et les événements récents montrent que le danger est bien réel.

Un destin singulier en Afrique de l’Ouest 

Le Sénégal a un destin particulier en Afrique de l’Ouest pour être l’un des rares pays dans la sous-région à  ne jamais connaitre un coup d’Etat un ou d’une quelconque instabilité majeure depuis son accession à  l’indépendance en 1960.
Contrairement à  de nombreux pays de la sous-région comme le Nigeria et la Côte d’Ivoire qui ont connu des affrontements interreligieux entre musulmans et chrétiens. Le Sénégal par-delà , a réussi à  renforcer sa cohésion sociale. Les musulmans qui représentent 94% et les chrétiens 5% de la population vivent dans une parfaite symbiose et harmonie. Et cette cohabitation pacifique fait souvent référence à  l’échelle sous régionale voire internationale.

En outre, le Sénégal a réussi à  maintenir sa souveraineté au moment où de nombreux pays de la région sombraient dans le chaos suite à  l’embrasement du conflit dans le Mano River dans les années 90.

Pourtant cette trajectoire exceptionnelle du Sénégal dans une région éternellement instable a de nombreuses explications.

Cette prouesse s’explique tout d’abord par le fait que le Sénégal bénéficie d’une armée bien formée. En dépit de ses moyens limités, l’armée a toujours cherché à  assurer la souveraineté sénégalaise. De plus, cette grande muette sénégalaise est connue pour être républicaine. Ses dirigeants se sont toujours abstenus à  s’immiscer dans les affaires politiques du pays.

Cette longue période de stabilité s’explique également en raison de l’Islam soufi, régulé par les confréries, pratiqué par la majorité de la population. Contrairement au wahhabisme qui favorise le fondamentalisme et l’intolérance envers les autres religions, le soufisme encourage la coexistence pacifique, le respect mutuel et le dialogue interreligieux.

Le Sénégal est connu comme un des pays de soufisme dans lequel de nombreux bastions religieux tels que le Mouridisme, la Tidianiyya (qu’elle soit orthodoxe ou représentée par la Fayda Ibrahimiyya), la Qadiriya, le Layenne cohabitent dans l’harmonie. Les dirigeants de ces forteresses religieuses respectives accordent une grande importance à  la paix et la stabilité du pays. Ils enseignent et prodiguent des conseils à  leurs disciples qui leur vouent un amour incommensurable.

Mais le Sénégal n’est pas à  l’abri du terrorisme … 

Malgré cette apparente stabilité, le Sénégal n’est pas à  l’abri du terrorisme. Si pendant longtemps certaines autorités sénégalaises ont toujours nié la vulnérabilité du pays, aujourd’hui, il n’est plus permis de douter que Dakar est dans le collimateur des djihadiste. Les récents événements dans le pays donnent du crédit à  cette hypothèse. Le nombre de sénégalais officiellement recrutés dans les rangs de l’Etat islamique en Syrie ou en Libye est estimé à  5. Jamais dans l’histoire du Sénégal l’on a enregistré un aussi grand nombre de combattants sénégalais dans les rangs des groupes terroristes.

La dernière de la vague de départ des jeunes Djihadistes sénégalais remontait au 17 novembre 2015 quand Sadio Gassama, un jeune étudiant à  l’Université de Dakar, a annoncé sur sa page Facebook qu’il avait rejoint l’Etat islamique en Libye afin d’y ‘accomplir le «djihadisme médicale ». Ces départs indiquent clairement que les relais de certains groupes djihadistes sont bien implantés au Sénégal et que le processus d’endoctrinement de nombreux jeunes sénégalais semble avoir commencé il y’a longtemps.

En outre, dans sa logique d’expansion de ses activités à  travers le monde, l’Etat islamique encourage ses combattants à  retourner dans leurs pays respectifs après avoir reçu une bonne formation de guerre asymétrique et de maniement des engins d’explosifs, afin de poursuivre le Jihad. Le retour de ces jeunes sénégalais au bercail pourrait constituer une réelle menace pour la sécurité nationale.

L’arrestation de l’imam Alioune Badara Ndao de Kaolack et de Makhtar Diokhané au Niger n’a pas fini de révéler tous ses secrets. Selon les premières investigations, Makhtar Diokhané est un représentant de la secte Boko Haram au Sénégal. Le raid sur sa maison à  Kaolack et la mise sous écoute de ses conversations téléphoniques ont en outre révélé que Makhtar Diokhane qui était un ancien disciple de l’Imam Alioune Ndao était en contact avec certains membres du groupe terroriste Boko Haram appelé aujourd’hui l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest. Ces enquêtes ont également révélé que certains Sénégalais ont déjà  rejoint cette nébuleuse dans le septentrion Nigérian.

Le Sénégal est devenu une destination populaire pour de nombreux Occidentaux qui apprécient sa stabilité légendaire. Beaucoup d’étrangers, en particulier Francais se sont installés au Sénégal notamment dans les villes côtières comme Dakar, Saly, Mbour ou Saint Louis. De même, de nombreuses entreprises étrangères et les organisations internationales sont basées au Sénégal, le pays de la «Téranga», qui signifie hospitalité en wolof.

Dans leur mission de s’en prendre aux Occidentaux ou de s’attaquer à  leurs intérêts, il est clair que le Sénégal reste une cible privilégiée et que toute faille pourrait être exploitée par les terroristes en représailles de l’intervention Serval dirigée par les Français au Mali et dans laquelle le Sénégal est activement impliqué. En outre, avec le contexte de sécurité régionale actuel caractérisé par la résurgence des attaques terroristes au Mali, une situation sécuritaire précaire en Guinée-Bissau et l’expansion croissante de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest, il est évident que le Sénégal ne peut pas être un îlot de paix dans un océan d’instabilité.

Quelques recommandations 

Le terrorisme est un fléau mondial qui n’épargne aucun pays. Le Sénégal vient de connaitre sa première alerte réelle. Il est donc important d’encadrer cette étape cruciale, car elle marque une transition d’un pays « apparemment oublié » par des terroristes pour celui qui est sous la menace. Certes, le gouvernement sénégalais a fait des efforts allant dans ce sens. Le budget de la défense a été augmenté de façon significative. Aussi, le Sénégal a été engagé dans des coopérations multilatérales et bilatérales afin d’enrayer la menace terroriste. C’est d’ailleurs dans cette optique que le Sénégal, avec l’aide financière de la France, a lancé l’opération « Karangé » qui signifie protection en wolof, dans le cadre du plan d’action contre le terrorisme.

Cependant, il est important de garder à  l’esprit que l’histoire contemporaine a montré que de nombreux pays sont devenus aujourd’hui la cible privilégiée de djihadistes parce que n’ayant pas pu apporter une réponse adéquate aux premières heures de la lutte contre le terrorisme.

La résurgence de Boko Haram en 2009 est le résultat d’une approche excessivement centrée sur l’ennemi, dont son leader charismatique Muhamed Yusuf a été tué de manière extrajudiciaire.

La lutte contre le terrorisme dans un pays ne doit pas être calquée sur la lutte contre le terrorisme d’un autre pays. Chaque pays a sa propre situation socio-économique, donc la réponse devrait être faite en conséquence. Au Sénégal, les mesures les plus urgentes à  prendre ne devraient pas être l’interdiction de la burqa. La mauvaise communication qui a accompagné ces mesures a créé un sentiment de « burqaphobie » dans le pays. Il a été relayé par de nombreux médias locaux que deux femmes portant la burqa étaient déjà  été tabassée dans les rues de Dakar. Le gouvernement sénégalais devrait aborder cette question spécifique afin d’éviter que justice populaire ne degenere. Une indécision ne ferait que créer l’anarchie, ce qui pourrait en outre conduire à  des affrontements inter communautaires.

Pourtant, la vraie potentielle menace au Sénégal n’est pas les femmes avec la burqa mais plutôt les enfants mendiants aussi appelés talibés au Sénégal. Ces enfants défavorisés, sans protection parentale et gouvernemental constituent aujourd’hui une véritable menace pour la sécurité. Leur nombre ne cesse d’accroitre chaque année. Ils ont été estimés à  environ 300, 000 dispersés tout autour du territoire sénégalais. Pour la seule région de Dakar, ils sont estimés autour de 54 837.

En situation de crise, les enfants sont les plus vulnérables. Ils sont souvent instrumentalisés. Dans certains cas, ils sont utilisés comme esclaves sexuels et d’autres comme enfants soldats. Comme au Nigeria, où les jeunes filles sont inconsciemment utilisées par Boko Haram pour mener des attaques à  la bombe avec leurs ceintures d’explosifs, les djihadistes pourraient facilement instrumentaliser ces pauvres enfants pour mener des attentats à  Dakar ou dans toutes les régions du Sénégal pour mieux avoir un impact comme ils aiment le faire.

La mendicité de ces enfants a été interdite à  plusieurs reprises, mais après chaque pression de chefs religieux, le gouvernement fait marche arrière de peur d’être sanctionné pendant les élections. Au Sénégal, les chefs religieux sont connus pour être puissants, respectés et très influents. Cependant, j’estime que lorsque la sécurité nationale est menacée, les questions politiques devraient être reléguées au second plan.

Le gouvernement devrait également s’assurer de la bonne réglementation et un contrôle strict des services de transferts d’argent qui n’ont cessé de proliférer ces 3 dernières années dans le pays. Les services de transfert d’argent locaux pourraient être utilisés comme un canal important pour financer le terrorisme ou pour blanchiment d’argent.
Pour prévenir efficacement le terrorisme, le gouvernement sénégalais devrait opter pour une approche centrée sur la population, c’est à  dire en impliquant à  plus grande échelle la population et la société civile dans la collecte d’informations.

Une bonne prévention du terrorisme au Sénégal nécessite un équilibre entre les mesures politiques, sociales et sécuritaires. Et le Sénégal ne réussira cette phase critique que si l’énorme somme d’argent dépensée dans l’achat d’armement soit également allouée pour éliminer la pauvreté. Le Sénégal a également besoin de mettre en œuvre une justice pénale efficace.

Dr Mouhamadou KANE est titulaire d’un doctorat en Relations Internationales à l’Universite de Jilin. Il est enseigant chercheur a Guilin University of Technology (Chine).Dr KANE a egalement travaillé comme Chercheur et Analyste a l’Institute for Security Studies ( ISS) en Afrique du Sud.  

Email: pispaneka@gmail.com

De la république au foyer, du bureau au lit

 

Depuis hier,28/04/2018, une information faisait le tour du Web et annonçait que la première dame aurait invité le G6 pour trouver une issue heureuse à la crise du système éducatif . Vivement pour tous ceux qui n’avaient pour souci que la reprise des enseignements apprentissages.

Le président aurait alors, par téléphone, pris part à ces dites négociations.

Bonjour chéri……

Président : Ça va.. Je sens que tu veux quelque chose.

Mme :Oui, en effet chéri… ..

Président : Comment pourrai je te… …..

Le passage ci-dessus pourrait bien être l’en-tête du document qui scellerait l’issue de cette rencontre au sommet de la république ménagère.

La république du Sénégal n’aurait alors existé que dans notre imaginaire. Nous aurions conséquemment perdu beaucoup de temps à nous opposer et à négocier avec une république qui, en réalité, n’était que fantomatique. Une, représentée physiquement et provisoirement par un couple qui nous aurait vendu des vertus, un signifiant ,qu’aucun échantillon n’aurait pu servir de signifié.

Que de débats !

Que d’arguments et que de chiffres fallacieux que des intellectuels, agents et ministres « caméléons et singes du maitre »ont brandi pour jeter la poudre aux yeux d’un peuple désemparé ! La république fantomatique aurait alors fait le temps de l’invective, du dédit dans un rêve d’idéaux qui, au fait, n’étaient que des leurres. La république ménagère aurait pris alors le relais à la fin de ce long rêve pour rendre effectif ce que la république fantomatique trouvait tout simplement impossible. Qui, alors connaît mieux les possibilités d’un mari gentleman que sa femme. ? Elle peut alors faire signer des accords…. ……..

Le ministre Mbagnick Ndiaye n’avait il pas alors raison de rendre à César ce qui appartenait à la César ?

B J’Ndiaye, dans un analyse pertinente à mon goût, ne trouvait pas mal que l’ immixtion de l’épouse sur les décisions de son mari soit supposée. Cependant, qu’elle soit officialisée tel un acte constitutionnel est préjudiciable à une république. Pour une république démocratique, en effet, elle est préjudiciable. Mais pour une république ménagère, nous sommes dans le naturel.

Les vaillants du G 6 ne se seraient ils pas rendus à l’évidence que la république  , que cette république, aussi fort qu’ont puisse le clamer, n’est en réalité qu’un foyer ou mari , femme, enfants, parents et amis sont les seuls citoyens à jouir d’un pouvoir effectif  ?

Une république ménagère qui n’aurait alors pour devise naturelle que :

Merci monsieur – Merci Chérie-Merci Madame

Ousmane Sy

 

 

Fin de la grève dans l’enseignement: C’est le Sénégal qui gagne au final 

Encore une fois on est passé par tous nos états afin de voir une solution dans la crise qui a secoué l’enseignement moyen-secondaire.
Il fallait le faire des deux côtés et surtout laisser tomber les égos car au final on parle tous le même langage qui n’est nul d’autre que le Sénégal.
Accepter que le gouvernement a été aussi à la hauteur et n’a jamais fermé ses portes pour un dialogue et y tirer des leçons pour les prochaines années à venir.
On a entendu beaucoup de mauvaises langues dans ce conflit qui, pour la plupart étaient animées de mauvaise foi dans le seul but de mettre en mal les deux parties dans les négociations.
Accepter aussi que le G6, principal syndicat des enseignants a fait des concessions là où le front social est en pleine ébullition, donc l’heure est à la politesse et à la courtoisie.
Faut aussi comprendre que diriger un pays c’est prévoir et des fois on n’a pas les résultats escomptés et cela nous fait passer souvent pour le méchant alors que dans une démocratie qui peut le plus peut alors le moins.
On n’a jamais douté d’une issue favorable dans cette crise mais n’empêche qu’il faut y tirer des conclusions qui nous disent que seul le dialogue peut nous réunir et le contraire nous éloigner.
A quelques mois de la Présidentielle, c’est l’heure préférée pour certaines revendications d’être mises à jours mais de grâce à une seule condition, respecter les citoyens (élèves, patients etc.), et faites passer l’intérêt général à celui de crypto-personnel.
Non ceci n’est pas une pic mais juste un petit rappel pour vous dire que des deux côtés, des efforts énormes ont été consentis alors respectez vos paroles et engagements afin de faire de l’éducation un pilier du Plan Sénégal Emergent.
Arrêtons la politique et encore mieux la polémique, l’éducation est la base d’une société modèle, l’éducation est le socle de tout savoir et il faut préserver nos acquis avant de s’engouffrer dans les abysses et de regretter tout ce temps perdu.
Il faut pérenniser ce secteur aussi et continuer d’améliorer les conditions des enseignants mais aussi des élèves qu’on entend peu se plaindre alors qu’il y’a à dire sur certaines conditions de travail.
Alors ne soyons pas égoïste, ce sont nos enfants pour la plupart, nos neveux, nos nièces qui en pâtiront si les institutions de l’éducation sont biaisées.
On respectera toujours le droit à la grève mais de votre côté respectez aussi le droit à l’éducation et il n’y a que comme ça que vous trouverez plus de sympathie chez les populations.
L’heure est à l’unisson et j’espère qu’in consensus pourra être trouvé une bonne fois et nous éviter encore de nouvelles polémiques pour ne dire rebelote à l’année prochaine.

Adama Diaw (Diaw Fara)

Coordonnateur de la BAREM 2019
( BANLIEUE EN ACTION POUR LA REELECRION DE MACKY EN 2019.)

Mail. diawfara85@gmail.com

Vidéo- L’homme le plus dangereux au monde

Que vient faire le président du Cap-Vert à Dakar ?

YERIMPOST.COM Réponse dans ce communiqué de la présidence de la République

 

RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL

Un Peuple – Un But – Une Foi

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

PÔLE COMMUNICATION

Dakar, le 25 avril 2018

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Chef de l’Etat Cabo Verdien effectue une visite officielle au Sénégal du 25 au 29 avril 2018.




S.E.M JORGE CARLOS DE ALMEIDA FONSECA, Président de la République de Cabo Verde arrive au Sénégal ce mercredi 25 avril 2018, en début de soirée. Il sera accueilli à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor par le Président de la République, S.E.M Macky Sall.

Cette visite témoigne des excellentes relations d’amitié cordiale et de coopération multiforme entre le Sénégal et le Cabo Verde.

Le jeudi 26 avril à 12 heures, le Président Fonseca sera reçu au Palais par le Président Macky Sall pour un entretien en tête-à-tête, qui sera suivi d’une cérémonie de signature d’accords entre les gouvernements sénégalais et Cabo verdien. Un point de presse se tiendra à la fin de la cérémonie de signature d’accords.

Dans l’après midi du jeudi 26 avril 2018, le Président Fonseca se rendra à l’Assemblée Nationale pour une adresse aux députés.

Le Vendredi 27 avril 2018 à 10h, il est attendu à L’Université Cheikh Anta Diop. Et, dans l’après-midi, il visitera l’Île de Gorée.

Une rencontre avec la Communauté cabo-verdienne établie à Thiès est prévue dans la matinée du samedi 28 avril 2018. Et dans l’après midi, Monsieur le Président de la République de Cabo Verde rencontrera la Communauté cabo-verdienne résidant à Dakar, au Cercle de la Rade.

 

Le Président du Cabo Verde quittera Dakar le dimanche 29 avril 2018 dans la matinée.

 

Un astronome fixe le début du Ramadan au 17 mai prochain

Le docteur Abdoulaye Gaye, expert en Astronomie a fixé, mercredi, le démarrage du ramadan au jeudi 17 mai prochain.
Le généticien et spécialiste en administration de la recherche a, lors d’un entretien téléphonique avec l’APS, indiqué que l’Aïd-el-fitr ou la korité sera célébrée cette année le vendredi 15 juin.

L’astronome a, pour étayer ces propos, expliqué que « la conjonction, moment où la lune s’intercale entre le soleil et la terre, aura lieu le mardi 15 mai à 11 heures 48 minutes avec 0% de luminosité ».

« Cela rend impossible la visibilité du croissant lunaire où que l’on soit, dans la partie habitée du globe. La lune ne pourra être vue que le mercredi 16 mai » a précisé le scientifique.

Abdoulaye Gaye a fait remarquer que « les événements concernant le soleil et la lune sont mentionnées de façon très précise dans le Coran, à la sourate 55 verset 5 ».

Source: APS



Dieu sera au Sénégal en 2019 ! (Amadou Lamine Sall)

Amadou Lamine Sall

poète

Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

Nous sommes des croyants. Que personne ne nous en veuille. Musulmans ou chrétiens, nous croyons en Dieu et  en Sa miséricorde. Nous croyons à Sa capacité de changer un destin, même si nous devons être les premiers à  nous occuper de notre vie, à l’organiser, à la protéger, à assumer nos erreurs et nos fautes. L’enseignement de toutes les religions part et aboutit à l’amour et non au mal. Il  nous arrive de faire face à des leçons de vie dont l’exceptionnalité nous charme, nous interroge, nous intrigue et nous donne à penser ou à croire que quelque chose d’autre gouverne le monde. C’est nourri de cette foi, de cette force qui apaise et fait enjamber les montagnes, que nous interrogeons aujourd’hui le présent de notre pays et que nous interpellons la classe politique et le peuple Sénégalais. Personne ne fera ce pays à notre place. Même Dieu. Avant Lui, il est de notre mission d’abord de le construire. Si nos cœurs sont sans taches, nos vœux dénués de pensées négatives  et  nos buts  de sentiments de vengeance, il est possible que nous puissions atteindre ce dépassement généreux de nous parler, de nous écouter , de trouver ensemble, sans péril, le chemin d’un consensus qui rassemble et qui donne confiance en l’avenir.




Le Sénégal d’aujourd’hui est résumé, à tort ou à raison, par mon ami l’Ambassadeur de Tombouctou, ainsi qu’il suit: il y avait l’esprit et le masque. L’esprit a quitté le masque. Il ne reste plus que le masque.

Pour ma part, il y a Dieu et il y a nous. A chacun sa partition. Mon ami l’Ambassadeur de Tombouctou revient pour m’en donner la plus belle des leçons : vous sélectionnez vos graines, vous les mettez en lieu sûr pour les conserver. Et vous attendez le temps des semences. Ce temps arrive mais il ne pleut pas encore. Vous finissez par aller dans votre champ afin de mettre vos graines sous terre. Votre mission est accomplie. Reste celle de Dieu, de la Providence, car c’est Dieu qui donne la pluie selon la ligne de notre foi, c’est Lui qui fait germer la graine et c’est Lui qui fait mûrir votre champ. Il est Le Maître des cycles. Et quand vous savez observer, vous constatez que le bourgeon qui sort de terre est si douillet, si fragile, qu’un doigt de bébé pourrait l’écraser. Et pourtant, ce bourgeon si laineux a surgi de terre sans  peine. D’où lui est venu cette force qui l’a fait traverser une couche de terre? Ce n’est rien d’autre que la partie de la mission qui incombe à Dieu, à la nature, dit-on. Et quand votre graine pousse et grandit, d’autres herbes surgissent toujours aux alentours. La pousse de votre graine est à vous mais vous n’avez pas semé l’herbe folle qui pousse autour. Elle est là pour d’autres « êtres » que Dieu a crées et qu’il faut nourrir, comme vos bêtes de labour ou de pâturages.

 

Telles sont les merveilles de la vie. Telles apparaissent les  rôles dévolus à Dieu et ceux qui nous sont propres. Notre responsabilité propre et non celle de Dieu, est de mettre sous terre notre graine. Si vous ne semez pas, vous ne récoltez pas. Si vous ne jouez pas, on ne vous appellera pas pour vous dire que vous avez gagné à la loterie. De même, c’est à nous de bâtir notre pays ou de ne pas le bâtir. Par ailleurs, n’en voulons pas à la jeunesse. Lui en vouloir c’est en vouloir à la marche du monde. Elle chemine avec son temps. Oui, autrefois, si vous chassiez les oiseaux de votre champ, les oiseaux s’envolaient. De nos jours, si vous chassez les oiseaux de votre champ, c’est le champ qui s’envole avec les oiseaux. Le monde a subi des mutations et toutes les jeunesses du monde aussi.

 

Pour que le prophète Mohamed  ait pu nous montrer la voie royale, il a fallu que le Coran naisse ! De même Jésus et le nouveau testament. Ceci pour dire que notre pays doit se trouver un Nouveau Livre Citoyen et Républicain, trouver une nouvelle voie fondatrice d’un État nouveau, réinventer la responsabilité publique, la responsabilité sociétale d’un peuple, afin que « la politique » ne soit plus montrée du doigt comme un système partisan, corrupteur, carnivore, qui impose sa loi à tout et à tous, mais un système qui unit. Pour qu’un nouveau Sénégal surgisse, il faut une fin de l’histoire. Il faut que les Sénégalais d’aujourd’hui ouvrent une nouvelle page de leur histoire. Qu’ils mettent fin à la gouvernance close de la politique. Le système du parrainage des candidats aux prochaines élections présidentielles de 2019 et qui secoue tant notre pays, s’il est bien conduit et consensuel, pourrait nous ouvrir demain les portes d’une nouvelle gouvernance. Ce sont les mauvais systèmes politiques qui nous montrent le chemin des bons systèmes républicains. Voilà pourquoi, ensemble, au-delà du seul pouvoir et de la seule opposition politiques, nous devrions associer dans les grandes décisions institutionnelles de notre pays la société civile, les sociétés religieuses, les collectivités locales, les associations de femmes et de jeunes, les universités, le barreau. En somme, ratisser large pour avoir non seulement le meilleur consensus mais les meilleures propositions pour les meilleurs mécanismes de régulation et de prévention et dans la durée et dans la qualité et la performance. Ne pas s’enfermer entre politiciens. Les Sénégalais ont leur mot à dire. L’Assemblée nationale reste le terminus. C’est de cette manière qu’il faudrait concevoir nos lois, nos révisions constitutionnelles. C’est de cette manière que notre Code de la famille est née et il  est là pour  longtemps.

 

Le parrainage, pour revenir à lui, devrait laisser dans l’histoire le nom d’un Président qui a changé la donne pour que tous soient égaux devant le suffrage universel, mais à condition qu’un consensus large et fort le valide pour le solidifier et l’installer dans la postérité. En un mot, ne pas donner raison à ceux qui pourchassent la suspicion. Par ailleurs, c’est à l’opposition de ne pas laisser à une seule hirondelle de faire le printemps, car le parrainage est un printemps et ce printemps nous le voulons. Il nous fera du bien, en donnant sa chance à chaque Sénégalaise, chaque Sénégalais. Il nous sortira de l’étau et de l’éternité au pouvoir des seuls tenants de partis politiques. Puisse l’opposition prendre sa place dans l’appel au dialogue au nom du bien-être institutionnel de notre République et laisser le peuple Sénégalais prendre acte de la contribution de chacun. Le système démocratique qui posera cet acte, aura vaincu le « mauvais infini ». L’opposition doit inscrire son nom dans cette marche de l’histoire politique du Sénégal. L’on nous a appris que la politique est comme le football : on ne fait pas la passe à l’adversaire. Mais ici, il ne s’agit pas d’adversaire, il s’agit d’écrire autrement une nouvelle page de l’histoire de notre démocratie. Il s’agit de poser constitutionnellement les jalons d’une alternance démocratique où tous les Sénégalais ont leur place. Instituons alors, ensemble, ce parrainage dans la confiance et le consensus et que l’histoire de notre pays puisse un jour s’écrire autrement. Reste à trouver, toujours ensemble, les mécanismes qui soulageraient le Trésor public et le moyen d’assurer le vote à chaque citoyen qui aurait satisfait aux exigences requises. Mon ami l’Ambassadeur de Tombouctou a, quant à lui trouvé la solution: que chaque candidat finance lui-même et ses affiches de campagne et son propre bulletin mettant ainsi les caisses de l’État au repos! Les Sénégalais s’occuperont du reste, dans l’urne ! Être président a un coût qu’il faut assumer, tranche le plénipotentiaire !

 

Ne reculons pas. Avançons et surtout ensemble. C’est de la crédibilité de notre démocratie, de notre capacité à aller à la rencontre de la chair même de notre pays, dont il s’agit et de la place que ce pays a acquis désormais au cœur des plus apaisées démocraties du monde. Ne ruinons pas nos acquis démocratiques. Si l’opposition a un fossé à franchir, rêvons que le président de la République lui tende la main et réciproquement, sans que ni l’un ni l’autre ne perde son honneur, ne fourvoie à sa mission, ne renonce à ses idéaux, ne cède ses droits. Le pouvoir comme l’opposition doivent se retrouver là où le peuple sénégalais les convoque: le développement, la formation de notre jeunesse, la sauvegarde de notre dignité et de notre identité nationale.

 

Aucun Président ne peut prétendre tout réussir, tout régir. Aucune opposition ne peut prétendre tout contester, tout réinventer. Aucune force de l’opposition ne peut pousser le pouvoir au suicide ou à l’humiliation en tenant à le faire céder sur ses choix de développement. C’est son droit, sa légitimité. Il gouverne. Mal ou bien, c’est lui qui gouverne. Aucun pouvoir ne peut réprimer, marchander l’élan légitime d’une opposition vers le pouvoir. Cependant, c’est ce à quoi aspire et désire le peuple Sénégalais qui doit rassembler les deux camps et leur imposer une obéissance commune du jeu démocratique dans l’élégance, le devoir du respect mutuel, la responsabilité sous l’œil vigilant de l’Histoire.

La démocratie peut-être une tragédie ou tout court une grande plaisanterie, une honteuse farce, quand elle emprunte son visage à la défaite de toute morale, au triomphe de la ruse et du gain. Notre pays n’a pas ce destin, ne veut pas de ce destin et n’aura pas ce destin.

 

Dans ce pays, pour peu l’on croirait que Dieu a pris de longues vacances, loin de nous. Et le Diable jamais. Lui, il serait resté. Sans Dieu, sans éthique, sans valeur, sans humilité, comment « mettre notre âme à l’abri »? Quelque chose nous gifle et nous serions prêts à tendre l’autre joue. Quand on veut tout laisser à Dieu, le Diable finit par prendre la plus grosse part. Ce pays n’est pas une auberge de suicidés et de morts. Mais le malheur peut arriver. Il arrive partout où la justice doute ou se couche ou demeure injustement fusillée, ou le pouvoir flamboie, ou l’opposition arme ses soufflets au moindre feu, ou le peuple arbitre dans le silence. Cette justice d’aujourd’hui prise entre deux feux, dans un enfer de mitraillettes, sans savoir ni où se réfugier ni comment sauver son honneur, personne ne viendra la sauver, si ce n’est elle-même ! Elle tient entre ses mains finalement apparues fragiles, le verdict de sa propre histoire. Mais ne l’oublions pas : la justice, même celle de Dieu, est toujours une épreuve !

 

Citons les, sans peur: Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Macky Sall. Quatre hommes politiques, quatre Sénégal, quatre temps du monde, quatre héritages. L’histoire est écrite pour les trois premiers. Elle est en train de s’écrire pour le 4ème Président. L’encre n’a pas encore séché. Il serait temps, disent nombre de Sénégalais, qu’après le 5ème ou au plus tard  le 6ème Président du Sénégal, qu’une femme ou qu’un homme, à équidistance des clans et des partis politiques traditionnels, gouverne à son tour notre pays. La vérité, par ailleurs, est qu’il y a bien longtemps que nous aurions dû aider un président de la République à cesser d’être l’otage de la politique marchande et des loups qui rôdent autour des palais. Il s’agissait, très tôt, d’instituer un mandat présidentiel unique de 7 à 8 ans. Cela aurait permis, dit-on, à l’élu suprême de gouverner sans être l’esclave de quelque groupe que ce soit et sans corde au cou Cela aurait aidé le président de la République, quel qu’il soit, à être libre, à n’être l’otage de personne. A la vérité, un Président est fragile. Comme tout humain, il a besoin des autres. Le schéma actuel a largement démontré combien un second mandat à briguer met en danger notre démocratie, notre économie, met un Chef de l’État en grande vigilance face à une coalition, une majorité présidentielle à rassurer, à protéger, car son destin est celui de sa majorité. Rien de plus normal. Pour survivre, il faut être ensemble. C’est la loi de la jungle mais nous ne voulons pas tenir, par respect, l’espace politique comme une jungle. Nul ne peut en vouloir à un quelconque homme politique de tout mettre en œuvre pour gagner son combat électoral, dès lors qu’il lui est permis de se présenter au suffrage universel. On me rétorquera oui, mais dans la transparence. Nous répondons oui, bien sûr dans la transparence, car nous sommes naïvement de ceux qui croient qu’une abeille ne peut accoucher que du miel. Pour dire que nous sommes dans une présomption de dignité morale et de respect des urnes. Le président de la République, pour le nommer, est constitutionnellement habilité à se présenter et se présentera. Seul le peuple Sénégalais décidera de l’issue des élections et il protégera sans faiblesse et son vote et son choix. Nous croyons que tous ceux qui se  présenteront en 2019 devant les Sénégalais, accepteront le verdict du peuple. Nul ne pourrait, non plus, en vouloir demain à un Dieu qui a trop à faire ailleurs que de venir s’occuper de ce que les Sénégalais peuvent décider sans Lui. N’ayons pas peur. Faisons-nous confiance. Veillons ensemble. Soyons grands et dans la victoire et dans la défaite.

 

L’heure n’est pas grave, mais le dialogue s’impose. Le président de la République, le premier, parce que tel est le poids noble de sa charge, malgré une opposition batailleuse, bien installée dans son rôle et décidée de ne pas en bouger, doit s’élever, se dépasser, se libérer de l’étau quoique légitime de son camp politique et de ses partisans, pour donner un gage à celui qui est le seul maître, le seul souverain et le seul à trancher pour tous : le peuple Sénégalais. Pour cela, son appel au dialogue doit être constant, généreux, sans répit, sans contrainte. Si personne n’y répond, les Sénégalais apprécieront, prendront acte. Mais toujours s’élever, communiquer, prendre le peuple à témoin. Notre pays mérite de poursuivre sa marche vers le progrès, la liberté. Nous sommes un grand peuple. Ce peuple a mûri. Il sait attendre. Il sait arbitrer. Il n’est pas pressé mais peut se réveiller pressé, quand on viole son honneur, quand on humilie son histoire. Le peuple sénégalais sait tout. Il sait trier le vrai du faux. Il sait se taire mais il tranche toujours. Penser ou travailler pour le tromper est chimérique. Il faut lui faire confiance et le laisser faire. Il sait mesurer le poids moral des gages. Quand on lui prête sans taux usurier, il rembourse plus que ce qu’on lui a prêté. Cela s’appelle rendre justice. Je ne souhaite à quiconque de l’affronter, lui faire subir l’injustice et le déshonneur. On le paie cash et deux fois. Et puis, on ne définit pas pour lui ce que sont la justice et le déshonneur. Il possède son propre dictionnaire.

 

Dieu sera présent au Sénégal en 2019, pour dire que ce pays ne brûlera pas. Ne brûleront que ceux qui ont déjà allumé dans leur cœur les flammes de la haine et de la division. Le Sénégal est plus grand que lui-même. Les Sénégalais sont sereins et prodigieux. Nous n’avons cessé de répéter que tant qu’il existera dans ce pays un bout de minaret, l’ombre d’une croix, nous nous réveillerons toujours avec le soleil. Ici, dans mon pays, tant qu’il y a le ciel, il y a toujours la certitude qu’un oiseau y passe. Nous sommes armés pour survivre à toutes les peurs. Ce pays est d’or. A chaque épreuve, éclairons-nous aux feux ardents longtemps allumés avant nous par des êtres exceptionnels, des apôtres du refus, du bien et de la foi. Ce n’est pas vrai que leurs prières ont séché, que nos fétiches sont morts, que notre sol est souillé et stérile. Les fronts de nos mères restent des diadèmes. Ceux qui sont souillés sont ceux qui sont vaincus sans combattre et qui ont remplacé Dieu et la dignité par l’argent, l’avidité, la cupidité, la servilité.

 

Que le respect, la mesure, la paix, soient notre première mosquée, notre première église. Il est plus courageux de faire la paix que de faire la guerre, dit l’adage. N’oublions pas non plus « qu’il n y a pas de liberté sans droits de l’homme. Pas de droits de l’homme sans la paix. Pas de paix sans justice ». L’État, c’est nous tous ! Que l’on cesse enfin de se combattre en proclamant: « je ne mens pas, c’est la vérité qui se trompe ». Apprenons à additionner et non à soustraire. Ce qui doit arriver, arrivera, malgré l’argent des uns, malgré la bave des autres. La fortune ou le mépris n’a jamais garanti l’exercice du pouvoir. L’insulte et l’adversité irrespectueuse n’ont jamais garanti la conquête du pouvoir. Le verdict n’est ni dans les coalitions, ni dans les moyens financiers des uns ni dans les diatribes des autres. Le verdict est dans l’expression du suffrage des seuls Sénégalais, à condition que ces derniers soient dignes de leur pays, de leur histoire.

 

Nous sommes des millions à aimer, à chérir notre pays le Sénégal et avec nous des peuples et des pays de par le monde qui nous vouent respect et affection. Et parce que nous l’aimons notre pays, pouvoir comme opposition compris, et que son avenir nous préoccupe, que nous devons nous unir, mettre nos forces non au service d’un seul camp, mais au service de tous. Confortons notre démocratie. Aidons les autres qui nous regardent à mieux nous aimer. Soyons dignes de ce que ce grand petit pays nous a jusqu’ici laissés en héritage!  Que personne ne nous fasse croire que nous sommes devenus le produit du néant. Ne tournons pas le dos à notre vrai miroir. Regardons-le en face !

 

 

Oui au Parrainage: Saluer la grandeur de la jeunesse sénégalaise !

Non il n’y aura plus de 23 Juin et oui le peuple senegalais a atteint une autre forme de maturité politique pour ne dire de vision des vraies réalités.

Ce jeudi 19 Avril nous aura appris que nul ne peut imposer aux gens à aller vers un combat personnalisé d’intérêts crypto-personnels.

En 2011, j’étais de ceux qui s’étaient invités aux portes de l’assemblée nationale mais pour une action contre le monopole du pouvoir et non pour une simple envie de vandaliser des biens publics.

Un projet de loi qui a suscité moules tractations et oui et on a assisté à une campagne de désinformation mais d’une grandeur nature ainsi, rendant flou certaines intentions.

Il faut faire de la politique quand on est dans l’opposition mais quand il s’agit de cette classe politique, alors non je m’indigne et me demande même après un tel fiasco, comment peut-on encore les qualifier d’une opposition significative.




Mais il faut vite passer outre et donner aux futurs générations les garanties d’avoir de bonnes institutions afin de continuer à gouverner dans la transparence et la légalité juridique aussi.

Je l’avais dit qu’il y’avais point débat sur ce parrainage mais force est de reconnaitre qu’on a en face de nous une nouvelle opposition virtuelle car active sur les réseaux sociaux mais aphones et inertes dans le champ politique.

Remercier la jeunesse qui a enfin compris que le combat se passe dans les urnes, qu’être citoyen senegalais est un prestige et qu’avoir comme Président de la République, Macky Sall, est encore plus un sacerdoce à porter.

Féliciter les députés et encourager les dépités du peuples, quand on parle trop alors on se heurte à sa propre cupidité.

Le Sénégal a tout à y gagner dans ce parrainage car ne pas pouvoir réunir 52 milles signatures au minimum et espérer être un locataire du palais me paraît insensé voir utopique.

Il fallait le faire car en face on a des gens imprégnés de mauvaise foi, il fallait faire taire cette portion de l’opposition qui n’arrive même plus à mobiliser autour d’elle.

Alors oui ceci reste un cas isolé mais nous ne devons pas baisser les bras au contraire il faut aller chercher ces citoyens déçus et qui doutent des réalisations du PSE, la politique est une éternel remise en question et nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers.

Merci pour cette belle journée et on espère que le peuple en grandira et apportera sa pierre à l’édifice dans ce qu’on est en train de bâtir pour le Sénégal dans les années à venir.

Adama Diaw (Diaw Fara)

Coordonnateur de la BAREM 2019

Mail. diawfara85@gmail.com 

Manif: Thiès vibre au rythme de Dakar

YERIMPOST.COM Thiès se rebelle. Après l’annonce de l’arrestation d’Idrissa Seck, les thièssois sont sortis dans la rue pour exiger la libération immédiate du président du Conseil départemental de leur localité.



Parrainage: Ça chauffe au centre-ville, les manifestants gagnent du terrain

YERIMPOST.COM Les manifestants contre la loi sur le parrainage commencent à gagner du terrain. Ils avaient du mal à dépasser le marché Sandaga quadrillé depuis les premières heures de la matinée. Actuellement, ils ont investi toutes les ruelles qui mènent vers le marché, allumant des feux çà et là. Les forces de l’ordre, qui font des rondes, sont parfois obligées de se débarrasser des barrières artificielles que les manifestants ont fini d’ériger. Des arrestations tous azimuts sont notées. Abdoul Mbaye, qui voulait braver les policiers et leurs lacrymogènes, a été sauvé par ses gardes du corps.




Quand le Sénégal vire du modèle au contre-modèle: Chronique d’une démocratie qui se déconstruit

YERIMPOST.COM « Tripatouillage constitutionnel », « manoeuvre pour écarter de potentiels adversaires », « changement des règles du jeu électoral », « révision constitutionnelle forcée »… Tels sont les termes par lesquels la presse internationale désigne ce qui se passe au Sénégal. Ces mots, on avait l’habitude de les entendre dans le traitement de l’actualité de pays comme le Togo, la RDC ou le Congo.

En l’espace de quelques mois, le vernis qui enveloppait le modèle démocratique sénégalais a craquelé. Notre pays est passé de la rubrique des démocraties-modèle à celle des républiques bananières. Arrestations d’opposants, interdictions de manifestations pacifiques, tripatouillages constitutionnels… Amnesty International a eu raison de constater un recul des libertés au Sénégal, n’en déplaise au Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a maladroitement répliqué en taxant cette organisation de défense des droits de l’homme d’officine au service des homosexuels.




La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est sans nul doute ce projet de révision constitutionnelle imposé par Macky Sall à moins d’un an de la présidentielle de février 2019 pour modifier les conditions d’éligibilité à ce scrutin. Pareille réforme viole les règles fixées en la matière par la Cedeao. Dans le monde où nous vivons, faut-il le rappeler, toute modification des règles du jeu électoral, surtout à quelques mois d’une élection, est juridiquement disqualifiée et politiquement mal perçue.

A cela, il faut ajouter l’effet de cumul, dans un contexte où le Sénégal est épisodiquement cité dans des événements peu glorieux. L’emprisonnement de Karim Wade a causé un sérieux dommage à l’image de notre pays, surtout du fait de cette décision de l’Onu qui a qualifié sa détention d’arbitraire. Les conditions dignes d’un scénario de série B dans lesquelles le fils de l’ex-président Abdoulaye Wade a été exfiltré vers le Qatar, le jour de sa libération, à bord d’un jet privé, n’ont pas été pour honorer notre pays.

L’embastillement qui s’est ensuivi du maire de Dakar, Khalifa Sall, est apparu aux yeux d’une bonne partie de l’opinion nationale et internationale moins comme un exercice de lutte contre la corruption que comme une opération de liquidation d’un adversaire politique potentiellement dangereux. Sa condamnation à une peine lourde par une justice aux ordres suscite la même perception que ce système de parrainage institué au forceps: ils découlent tous les deux de la volonté du président-candidat d’écarter tous les potentiels rivaux qui lui inspirent quelque crainte.

Et, comme pour aggraver son cas après le traumatisme causé par la condamnation du très réseauté maire de Dakar, le pouvoir de Macky Sall a emprisonné son lieutenant Barthélémy Dias pour délit d’opinion.

Cruelle ironie du sort, toutes ces dérives contre les libertés interviennent sous Macky Sall, né après l’indépendance, arrivé au pouvoir à la faveur d’une alternance qui a conforté la place de démocratie majeure du Sénégal en Afrique. C’est sous son magistère que notre pays passe du statut de modèle à celui de contre-modèle voire de risée du monde. Notre démocratie, qui inspirait tant de complexes aux Africains, se tropicalise, s’africanise… Signe des temps, la prochaine présidentielle verra la non-participation de deux supers favoris (Khalifa Sall et Karim Wade) et d’autres candidats qui seront recalés par le biais du filtre du système de parrainage.

La volonté de Macky Sall de rempiler à tout prix coûte cher au crédit international de notre pays. Ismaila Madior Fall, son ministre de la Justice, professeur de droit, ancienne vigie de la République, est passé maître dans l’art des réformes déconsolidantes. La situation actuelle de notre pays impose la nécessité d’une société civile forte, vigilante, gardienne intraitable des acquis. Car les acquis ne sont guère irréversibles. Le pire n’est jamais trop loin. Et les démocraties, comme les civilisations, sont mortelles.

Cheikh Yérim Seck




L’opposition plus que jamais déterminée à aller au combat

YERIMPOST.COM L’opposition ne lâche rien. Elle compte manifester et appelle le peuple à la rejoindre, jeudi 19 avril, pour barrer la route au vote de la loi sur le parrainage. Face à la presse, les députés du groupe « Liberté et démocratie » et les non-inscrits ont sonné l’alerte. Ils ont invité les populations à faire face à la majorité de Macky Sall. « Ce n’est pas le combat des hommes politiques. C’est un combat citoyen. C’est pourquoi nous appelons le peuple, surtout les jeunes, à bloquer cette loi sur le parrainage », a déclaré Aïda Mbodj.



Parrainage: L’église invite solennellement le pouvoir à surseoir au projet

YERIMPOST.COM C’est au cours d’une rencontre avec la presse que Monseigneur Benjamin Ndiaye, archevêque de Dakar, au nom des évêques du pays, a solennellement  appelé à la raison l’opposition et le pouvoir en ce qui concerne leurs positions  sur le parrainage. Il a invité le pouvoir à surseoir à ce projet de loi et à l’opposition à renoncer provisoirement à sa manifestation dans l’intérêt de la préservation de la paix dans le pays.




(Vidéo) – Urgent: La bagarre fait rage au consulat général du Sénégal à Paris





Vidéo- Macky Sall traité de « dictateur » au consulat du Sénégal à Paris





Ce cadeau de Macky Sall au khalife des layènes

YERIMPOST.COM Chose promise, chose faite ! Lors de sa visite chez le khalife général des layènes, en prélude du 138e Appel de Seydina Limamou Laye, Macky Sall avait promis l’octroi de 45 hectares à Seydina Baye Abdoulaye Thiaw Laye. Il a joint l’acte à la parole. Le directeur national des Domaines, Mamadou Mamour Diallo, qui a rendu une visite de courtoisie au khalife général des layènes, a déclaré que le président l’a instruit de diligenter la procédure d’octroi de ces 45 hectares à la communauté.



Suite au communiqué de Wade, un sympathisant de Samuel Ameth Sarr répond à Babacar Gaye

Mon opinion sur le communiqué du Pds signé par le démissionnaire Babacar GAYE
Il a fallu que le président Samuel SARR déclare sa candidature pour que les éléments résiduels du Pds perdent leur sérénité. Qu’est-ce que Samuel SARR a dit de grave pour que cela mérite un communiqué de presse ? Jamais, nous n’avons entendu notre candidat à la présidentielle de 2019 réclamer l’héritage de Me Abdoulaye Wade même s’il en a le droit. Mais il a toujours déclaré je cite : «Il est malsain de réclamer l’héritage d’une personne encore en vie ». Qu’ALLAH le tout puissant prête longue vie à Me Abdoulaye WADE. Ensuite, c’est aux Sénégalais plus particulièrement à ses frères libéraux à qui le président Samuel SARR a tendu la main car il estime qu’il peut unir les libéraux du Sénégal pour la conquête du pouvoir en 2019. Qui a fait partir Me Ousmane NGOM, Jean Paul Dias, Mme Aminata TALL, Macky SALL, Idrissa SECK, Alioune SOW, Modou DIAGNE FADA, Souleymane Ndéné Ndiaye, Habib SY etc… du Pds ? Le président Samuel SARR n’est pas le responsable de l’implosion du Pds et de la dispersion de ses forces. Nous avons bien lu le communiqué laconique du Pds resté muet sur les questions suivantes : 1-





Pourquoi le Pds n’a pas publié un communiqué pour démentir Idrissa SECK qui a déclaré que : «Karim WADE l’a appelé pour le rapprocher à son père». Nous savons que plusieurs hauts responsables du Pds membres du Comité Directeur ont fustigé ce comportement solitaire et fractionniste de Karim WADE mais personne parmi eux, n’a eu le courage de le dénoncer. 2-Pourquoi Karim WADE, aujourd’hui conscient de sa position politique inconfortable tente de s’accrocher sur les pieds d’Idrissa SECK en nouant le dialogue avec lui sans en informer le Parti ? Personne n’a osé réagir. Ils ont tous préféré continuer à avaler les couleuvres. 3-Pourquoi Karim WADE qui essaie de se réconcilier avec Idrissa SECK qui avait pourtant refusé de soutenir la liste dirigée par Me Abdoulaye WADE lors des élections législatives du 30 Juillet 2017, cache aux Sénégalais et aux libéraux, la vérité sur son exil au Qatar préférant continuer ses manipulations via Whatsapp ? 4-Pourquoi il a fallu que Samuel SARR s’engage dans la bataille pour que les sbires de Karim WADE essaient de se dresser sur son chemin ? Notre adversaire c’est Macky Sall. 5-Pourquoi le Pds n’avait pas fait de communiquer pour démentir Idrissa SECK qui avait déclaré publiquement je cite : «La libération de Karim WADE est un deal international ? » Nous demandons au président Samuel SARR de se concentrer sur son projet pour le Sénégal car ces tirailleurs pusillanimes ne méritent pas qu’il se rabaisse à leur niveau. Vive la Nouvelle République

Cheikh WAGUE
Sympathisant du Président Samuel SARR

Parrainage: Macky se radicalise au Togo

YERIMPOST.COM En marge de la Session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, le président de la République, qui rencontrait ses militants sénégalais établis au Togo, a encore une fois défendu le parrainage. « Nous sommes prêts en tant qu’Exécutif… L’opposition veut bloquer l’élection… Mais on appliquera la loi de la démocratie! », a déclaré le président Macky Sall.



Contribution: Le clan Faye-Sall au coeur des scandales politiques et économiques du Sénégal

« Les tyrans ont une grande connaissance des hommes. Ce ne sont pas des idiots. Ils savent exactement comment on manipule les peuples. Ils avancent jusqu’au bout, jusqu’au moment où la situation leur échappe » Emil CIORAN




Inexorablement, Macky Sall poursuit son projet d’asservissement des sénégalais, de confiscation des libertés, et de dépeçage de l’économie sénégalaise. Sans coup férir. Envers et Contre Tout. Après avoir érigé la mauvaise gouvernance en véritable mode de fonctionnement, vidé le code des marchés publics de sa substance afin d’organiser la captation des deniers publics par des réseaux affairistes (qui gravitent autour du pouvoir) et réservé des pans entiers de l’économie à son clan, l’un des plus grands coups portés contre le Sénégal est le choix de Macky Sall de placer son frère Aliou Sall à la tête de la Caisse des Dépôts et consignations. Cet acte de népotisme ouvertement assumé traduit le mépris total de Macky Sall à l’endroit des sénégalais et constitue une violation manifeste des règles de bienséance qui régissent le fonctionnement d’un régime démocratique. La nomination du frère du Président, Aliou Sall comme Directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations en 2017 (un an avant le scrutin présidentiel), est d’une extrême gravité puisque que cet Etablissement Public à caractère spécial est chargé de recueillir l’ensemble des cautions déposées par des candidats à une élection présidentielle et de délivrer le précieux sésame (attestation signée par Aliou Sall himself) sans lequel aucune candidature aux présidentielles ne peut être validée.




L’immixtion directe et officielle du frère du Président dans le processus électoral, révèle une interférence jusque-là, jamais connue dans l’histoire politique du Sénégal, et doit être combattue avec la plus grande vigueur par tous les démocrates. Il s’y ajoute que de par sa position à la tête de la CDC, Aliou Sall dispose d’un trésor de guerre inestimable (des centaines de milliards de F CFA) qu’il ne se privera nullement d’injecter dans le scrutin présidentiel pour appuyer son frère, Macky Sall, Président de la République (CF article 14 de la Loi n° 2006-03 du 4 février 2006 portant création de la Caisse des Dépôts et Consignations qui permet au Directeur de la CDC de faire appel aux comptables du trésor ou de l’Administration pour effectuer des opérations de recettes et de dépenses…..). Une sérieuse entorse au principe d’égalité entre candidats. L’existence d’une situation inouïe de conflits d’intérêts, prouve le mélange des genres par les 2 frères SALL, unis par des intérêts convergents (Macky Sall œuvrant pour sa réélection en 2019, et Aliou Sall agissant pour préserver sa mainmise sur l’économie du pays). A la veille d’un scrutin présidentiel capital pour le devenir des sénégalais, Aliou Sall doit être démis de ses fonctions de Directeur de la CDC, dans les meilleurs délais, et céder sa place à une personnalité de la société civile, offrant toutes les garanties d’indépendance et de neutralité vis-à-vis du pouvoir exécutif. La mise en place d’un scrutin libre, sincère et démocratique en 2019, exige qu’Aliou Sall soit mis à l’écart de la Caisse des Dépôts et Consignations. Libre à Macky Sall, s’il le souhaite de nommer son frère comme Conseiller (encore que le pouvoir de nomination prévu par l’article 20 de la Constitution n’est pas une prime au laxisme) ! Dans le cas d’espèce, ce dont il s’agit, c’est de priver le frère du Président de tout pouvoir institutionnel lui permettant d’agir ou d’intervenir, de quelque façon que ce soit dans les joutes présidentielles. Nous dénions vigoureusement à Aliou Sall cet attribut.

Dans le clan FAYE-SALL, le beau-frère du Président, Mansour Faye n’est pas en reste. Tout le monde se souvient que lors des élections locales de 2014, le résultat du scrutin a été inversé à Saint Louis (grâce à un impressionnant déploiement des forces de l’ordre avant la proclamation des résultats) pour permettre à un des piliers du clan, de devenir le Maire de Saint Louis. Celui qui cumule les casquettes de Maire et Ministre de l’Hydraulique est davantage célébré pour son incompétence notoire et son exploit de ramener le Sénégal à l’âge de la pierre (persistance des pénuries d’eau à Dakar et sa périphérie). Quant à la fondation « Servir le Sénégal » déclarée d’utilité publique ; son fonctionnement pour le moins opaque interpelle tous les sénégalais. D’où tire t’elle ses subventions et quelles en sont les contreparties ? Qui en sont les bénéficiaires ? Qui contrôle les activités de cette fondation ? Mystère et boule de gomme. La galaxie FAYE-SALL c’est une kyrielle de flagorneurs, de courtisans, et de distributeurs de billets automatiques, au service exclusif de la défense des intérêts du clan.

En 2012, les sénégalais se mobilisaient pour contrecarrer une dévolution monarchique du pouvoir (du père au fils). En 2018, les sénégalais ont affaire à la galaxie FAYE-SALL, un clan dont la boulimie est sans limite, et qui, telle une pieuvre, étale ses tentacules partout, avec une mainmise totale sur tous les leviers administratifs, politiques et économiques du Sénégal.

Ne nous y trompons pas : le projet de loi sur le parrainage citoyen et le projet de révision de l’article L57 du code électoral (ajout de la mention “ELECTEUR”) ne sont que la face visible d’une stratégie globale pour le forcing électoral qui se prépare en Février 2019.  S’agissant des multiples entraves mis en place par le régime pour le bon déroulement du scrutin présidentiel à venir, l’un des plus grands dangers réside dans l’édition des bulletins de vote des candidats. En effet, la tentation est grande d’éditer des bulletins suffisants pour le candidat Macky Sall et de produire, volontairement, en nombre limité les bulletins des adversaires du Président, prétendants à la magistrature suprême.




Cette technique vieille comme le monde, est utilisée par certains régimes impopulaires, adeptes de fraudes, lors de scrutins présidentiels. Elle permet mécaniquement, le jour J (jour du vote) au Président sortant de se retrouver avec un nombre global de voix supérieur à celui de ses concurrents, en toute « légalité », du fait d’un dysfonctionnement volontaire parfaitement planifié dans les centres de vote. A ce niveau, le bulletin unique adopté par de nombreux pays africains (Côte d’Ivoire, Kenya, Libéria, Congo Brazzaville) et plébiscité par tous les démocrates y compris, l’ex-Ministre, Aminata Touré, membre de l’APR (à moins d’un revirement à 180 degrés), constitue par excellence l’outil permettant de parer à ce type de fraude (le principe d’égalité est garanti, puisque tous figurent dans le même bulletin). Il y a lieu de se demander pourquoi le bulletin unique qui permet de réduire en pièce l’achat de conscience, de réaliser un gain de temps, et des économies substantielles pour le budget national n’a pas les faveurs du régime qui clame sous tous les cieux une transparence, dont elle ne veut jamais.

En réalité, le « parrainage citoyen » entre dans le cadre d’une stratégie globale de conservation du pouvoir, murie, planifiée et dont l’exécution est en train de se dérouler sous nos yeux. De la rétention illégale des cartes d’électeurs de millions de sénégalais à la nomination d’Aliou Sall à la tête de la CDC, en passant par le parrainage citoyen, Macky Sall et ses conseillers comptent une nouvelle fois se défaire de la vigilance des sénégalais, et rééditer le coup parfait. Par surprise. La forte opposition au parrainage contrecarre le plan d’un passage en douceur, mais ne modifie pas l’axe nodal du projet de Macky Sall qui peut se résumer en ces termes « Que vous le vouliez ou non, j’ai décidé de rempiler en 2019 ». D’où sa détermination vaille que vaille à faire adopter ses 2 projets de lois.

Compte tenu de la fébrilité du régime, il est fort à parier, que Dakar sera en quasi état de siège la veille du 19 avril 2018, Macky Sall ayant prévu d’instaurer une nouvelle épreuve de force contre le peuple.

Curieux paradoxe pour un régime auréolé de 65% en 2012, qui entonne partout, un bilan élogieux, mais qui, pour faire voter 2 projets de lois décriés à l’Assemblée Nationale en 2018, est désormais contraint d’appeler à la rescousse, les forces de « l’Ordre » ! La preuve que Macky Sall a perdu la main et la confiance des sénégalais.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

 

Visite aux layènes: Idy suit au pas Macky

YERIMPOST.COM Le président de la République était chez le khalife général des Layènes la veille, le lendemain (hier, vendredi 13 avril), Idrissa Seck lui emboîtait le pas. Accompagné par une importante délégation, le patron de Rewmi a rendu visite au khalife, en prélude du 138e Appel de Seydina Limamou Al Mahdi. Un déplacement fortement apprécié par la communauté. A Yoff où il s’est dirigé ensuite pour voir l’Imam de la localité, Imam Makhtar Laye, Idrissa Seck a reçu un accueil chaleureux, laissant ainsi à l’Imam l’opportunité de magnifier cette marque de considération.



Lettre ouverte des Sénégalais de Toronto à la CENA et au ministère de l’Intérieur

Lettre Ouverte à  la CENA et au Ministère de l’Intérieur
« Exclusion des Sénégalais de Toronto  du processus d’inscription sur les listes électorales »

CC : Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Presse Nationale, Ambassade du Sénégal

 

C’est en dernier ressort que nous venons par ce canal vous informer de la décision prise (on ne sait comment ?), d’exclure les citoyens Sénégalais basés dans la ville de Toronto (Canada) du processus d’inscription sur les listes électorales.
Nous venons en effet d’apprendre de la part des autorités consulaires de l’ambassade du Sénégal à Ottawa, que Toronto n’est pas retenu pour recevoir la commission nationale d’inscription, et que seules les villes d’Ottawa, Montréal et Québec sont programmées.  Ceci est une première. En effet, depuis 1998, Toronto a toujours reçu les commissions, pour permettre aux citoyens basés dans cette ville (avec une population estimée a plus de 700 compatriotes selon les chiffres de l‘ASO – Association des Sénégalais de l’Ontario).
Jusqu’à présent, aucune justification n’a été fournie,  quand aux critères et motifs exacts ayant motivé une telle décision de ne pas faire venir la commission à Toronto, ce qui risque de priver nos compatriotes de la possibilité de s’inscrire sur le fichier électoral, et/ou faire une demande de carte d’identité nationale biométrique.





De façon subsidiaire, nous déplorons fortement le manque de courtoisie et de professionnalisme notoire, de certains diplomates de l’ambassade à Ottawa, en charge de cette question. Pourtant leur raison d’être devrait être de se mettre au service de la communauté.

Nous interpellons donc, directement, et ouvertement,  l’opinion publique nationale et internationale en général, mais plus important encore, la CENA (Commission Electorale Nationale Autonome), le MINT (Ministère de l’Intérieur) et le MAESE (Ministère des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur), sur ce dénis flagrant d’un droit constitutionnel,  en voulant priver nos compatriotes de toute possibilité de s’inscrire sur les listes.

La proposition de l’ambassade consistant à demander aux citoyens de Toronto de venir s’inscrire à Ottawa, (distant 
 de 450 km, soit presque mille kilomètres pour un aller/retour), est non seulement complètement inacceptable, mais aussi pas du tout pratique, vue la taille de la communauté Sénégalaise de Toronto, et la distance qui sépare les deux villes.

Nous osons espérer que les autorités ici interpellées, prendront toutes les mesures idoines pour corriger dans les plus brefs délais, c’est-à-dire avant la date officielle de clôture des inscriptions, afin que la commission se rende à Toronto, pour permettre à nos compatriotes de l’Ontario (Toronto et villes environnantes) de s’acquitter de leur devoir citoyen.

Toute démarche contraire, ne ferait que réconforter d’avantage les convictions de bon nombre de nos compatriotes qui  pensent déjà    tort ou à raison), que tout un mécanisme est mis en place, pour empêcher certaines catégories de citoyens de pouvoir voter aux prochaines élections présidentielles de 2019.  




La victoire d’une coalition de partis issue de l’opposition au Canada lors des dernières élections législatives (comme ce fut le cas d’ailleurs aux deux tours des élections de 2012), ne peut constituer une raison suffisante de rendre difficile, voir impossible, la possibilité pour les citoyens basés au Canada en général et à  Toronto en particulier, de jouir  d’un droit, garanti par la constitution de notre pays.

Dans l’attente d’une suite favorable à notre demande, veuillez agréer, l’expression de nos sentiments patriotiques.

Toronto, Le 13 Avril, 2018
Un groupe de citoyen-nes Sénégalais-e-s  établis à Toronto (Canada)

19 Avril 2018: l’appel du FPDR France au peuple

Le 19 avril 2018 constitue un tournant historique dans la trajectoire du Sénégal. Face au coup d’état institutionnel rampant planifié par l’apprenti dictateur Macky SALL et ses affidés, le peuple sénégalais doit faire face et reprendre son destin en main. Dans le moment exceptionnellement grave que traverse notre pays, le FPDR France sonne la mobilisation de tous les segments de la nation, et appelle à un vaste rassemblement patriotique de toutes les couches de la société pour la défense de la démocratie sénégalaise, en péril. L’heure n’est plus aux tergiversations : il faut stopper net les dérives d’un régime en totale déperdition et dont le meneur en Chef, Macky SALL a décidé d’assujettir les sénégalais pour assouvir sa folle ambition de rempiler à la magistrature suprême, contre la volonté de l’immense majorité des sénégalais. Parce que l’enjeu porte sur la préservation de nos acquis démocratiques, le FPDR France estime incontournable une convergence des luttes : étudiants, déflatés, chômeurs, enseignants, paysans, artisans, Chefs d’entreprises, magistrats, greffiers, mouvements de société civile, sentinelles de la République et patriotes de tous bords sont appelés à investir massivement la place SOWETO, rebaptisée place du peuple. Pour le FPDR France, le statu quo n’est plus tenable. FIPPU JOTNA. Trop, c’est trop.




Aujourd’hui plus que jamais, Il s’agit de restaurer l’Etat de Droit et de sauver la démocratie sénégalaise. Le FPDR France demande solennellement à toute l’opposition de s’inscrire dans une dynamique unitaire, de se mettre en ordre de bataille, et d’être en première ligne dans le combat pour la reconquête des droits du peuple. Le FPDR France demande aux forces républicaines de faire preuve d’une extrême retenue, de ne pas s’engager dans une aventure qui pourrait les compromettre, de respecter les droits constitutionnels et inaliénables des sénégalais, et de ne point obéir à tout ordre illégal émanant d’un pouvoir illégitime. Le FPDR France met en garde contre tout dérapage qui porterait atteinte à la vie d’un seul citoyen sénégalais, et dont le régime de Macky SALL porterait l’unique et entière responsabilité.

Le FPDR France porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’il saisira la COUR PENALE INTERNATIONALE, en cas de dérapage incontrôlé des forces républicaines dont la mission n’a jamais été de combattre le peuple.

Tous à la place SOWETO le 19 avril 2018 pour abréger les souffrances des sénégalaise mettre fin aux dérives d’un homme qui a décidé de défier son peuple.

Fait à Paris le 13 avril 2018

Sidy Fall, coordonnateur du FPDR France

E-Mail : msufrance@hotmail.com

 

 

Classement Fifa: le Sénégal perd une place au niveau mondial

YERIMPOST.COM Le Sénégal a quitté la 27e place au classement Fifa pour se retrouver à la 28e au niveau mondial. En Afrique, il n’y a pas eu de grands changements par rapport à la dernière livraison du classement. Le Sénégal reste toujours à la deuxième place, derrière la Tunisie.




Tivaouane: la réponse sèche des enseignants au khalife

YERIMPOST.COM Si, dans certains départements, les enseignants sont divisés sur la suite à donner à leur mouvement d’humeur après les propositions du chef de l’Etat et l’invite du khalife général des tidianes, ce n’est pas le cas dans le département de Tivaouane. Les enseignants affiliés au groupe des six syndicats les plus représentatifs de Tivaouane ont décidé lors de leur assemblée générale de poursuivre la lutte, nous renseigne L’As dans sa livraison du jour. Ils sont même allés jusqu’à faire des propositions sur les indemnités de logement: à défaut de l’alignement, une augmentation à hauteur de 40. 000 F CFa. Ce qui est loin des 25 000 F Cfa proposés par Macky Sall.




Le parrainage au service du « JE » démocratique.

Au vu du contexte politique sénégalais, avec la floraison des partis politiques, dont la plupart n’ont aucune représentativité, l’objectivité ne peut être contre le projet de loi sur le parrainage des candidats aux élections présidentielles de 2019. En effet, il est important de dire que le but du parrainage n’est pas de faussé le jeu démocratique, mais plutôt de le renforcer.
Cependant, au regret de constater que le projet de loi telle que présenté par le Ministre de la Justice du Sénégal, Mr Ismail Madior Fall sert les objectifs d’un homme et non de la démocratie.
Ainsi tout l’espoir d’un peuple qui s’est battu, pas pour un homme mais, pour sa patrie en 2011, se retrouve encore une fois trahit par un groupe de personnes.
Ces personnes qui nous avaient promis de revitaliser notre économie et notre démocratie au sortir des sombres années du régime du Président Wade (Plus vers la fin de son second mandat) nous ont déçues, et continuent à nous décevoir de jour en jour. On a élu un Président qui est né post indépendance dans l’espoir de sortir du néo colonialisme, il nous a ramené à l’esclavage (les diverses concessions accordées aux entreprises françaises en sont la preuve) et il nous y maintient (sa volonté de ne pas sortir du franc CFA en est une illustration parfaite).




Certes sur le plan économique on me parlera du PUDC (Programme d’urgence de développement communautaire), du PUMA (Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et territoires frontaliers), du PUD (Pôles Urbains de Diamniadio) ; qui sont des choses à encourager, mais certainement aussi ils citeront la CMU (Couverture Maladie Universelle) et l’augmentation des bourses allouées aux populations démunies qui est la preuve même de l’échec du gouvernement à solutionner le problème de la pauvreté. On me parlera du TER et d’autres grand travaux, je leur mettrai en opposition le coût, le mode financement et l’opportunité de ces derniers. La gestion de nos ressources minières, la gestion du foncier, le chômage des jeunes, et bien d’autres exemples illustrent les lacunes de ce régime, reste à savoir si cette gabegie est de l’incompétence ou de la mauvaise foi.

L’expression minimaliste de la démocratie peut se résumer en ces termes « le peuple est souverain et on ne peut pas biaiser les votes d’une élection au Sénégal, la preuve on a vécue deux(2) alternance». En outre, je ne saurai mesurer la vitalité d’une démocratie par le nombre pléthorique de parti politique qu’il y a sur la scène nationale.
Comme je le disais plus haut dans mes propos, on ne saurait être contre le parrainage au vu des dernières législatives avec une proposition de 47 listes. On voit des partis politiques qui ont plus de dix (10) ans d’existences et qui n’ont jamais participé à des élections, des partis qui n’ont pas de siège fonctionnel, des partis sans idée ni projet de société et une certaine franche des politiciens (en particulier les politiciens de profession) qui nous font croire qu’il est impossible de gagner une élection sans coalition (tout notre respect et considération à l’endroit du Pastef et du PUR pour les dernières législatives).
Ce sont ces mêmes arnaqueurs qui polluent la sphère politique et dégoutent les sénégalais de la gestion de la cité. L’Etat dans son rôle de régulateur doit assainir le champ politique, de concert avec toutes les entités de la nation. Malheureusement, ce régime y trouve un prétexte pour sélectionner les participants aux prochaines présidentielles et recueillir des informations pour mieux combattre les opposants au Candidat Macky Sall.

L’un des principes du vote aux élections de 2019 est qu’il est secret, si chaque citoyenne ne peut parrainer qu’un candidat alors on peut dire que le vote n’est plus si secret. Cela revient à faire un sondage afin de savoir les intentions de vote des citoyens.
En plus de cela, le parrainage devrait consister à accepter ou ne pas accepter de donner à un candidat la possibilité de vous exposer son projet de société et ensuite la décision de vote du citoyen se fera lors de l’élection. Alors, si un citoyen ne peut parrainer qu’un seul et unique candidat cela reviendrait à lui exiger de vous communiquer son intention de vote avant même d’avoir écouté la proposition des candidats. Des lors ce projet de parrainage devient une collecte d’information sur les intentions de vote des citoyens, dans le but de mieux canaliser les véritables adversaires du candidat Macky Sall lors des prochaines élections présidentielles pour éviter le scénario de 2012 l’élection d’un challenger qu’aucun analyste politique ne voyait sortir gagnant de ces joutes électoraux.




En conclusion, le constat reste très regrettable du fait que rien à réellement changer. On retrouve les mêmes magouilles politiques pour les intérêts d’une personne ou de groupe de personnes depuis 1958. Nos dirigeants restent toujours dans cette logique de « qu’est-ce que le pays peut faire pour moi ». Ils ne pensent jamais à construire réellement leur pays. Permettre au Sénégal de faire des avancées réelles sur le plan démocratique, sur le plan économique et surtout l’amélioration des conditions de vie des populations. Ce ne seront jamais les Français qui vont construire le Sénégal, ni les Asiatiques, ce sont les sénégalais eux-mêmes qui devront le faire. Ces dirigeant se targuent d’être l’« ELITE » du pays, ils se doivent d’assumer ce statut et de se conduire comme telle, donner des signaux forts à l’endroit des populations, pour l’amélioration de leurs conditions de vie.

Ce projet de loi sur le parrainage, avec un large consensus devrait être un moyen efficient de réguler le champ politique ; malheureusement tel n’est pas le cas. Elle est faite au profit des craintes largement affichés par le candidat Macky Sall lors des prochaines présidentielles et devient ainsi encore une fois, un camouflet historique.
Quand est-ce que le tout puissant nous gratifiera nous sénégalais, de dirigeants qui penseront plus à ce qu’ils doivent faire pour leur pays et non à ce que leur pays pourrait faire pour leurs ambitions ?

 

MAMADOU M. KOUATE

 

 

 

 

Audience tous azimuts au palais: Macky Sall prépare son équipe de riposte

YERIMPOST.COM Le système de parrainage fait polémique. Macky Sall est attaqué de toutes parts par ses détracteurs qui l’accusent de vouloir faire un forcing. Mais le chef de l’Etat veut gagner la bataille de l’opinion. C’est ce qui justifie les audiences tous azimuts au palais accordées à ses hommes de confiance. Selon le L’As, Macky Sall est en train de remobiliser sa « task force » pour des répliques à la hauteur des attaques.




NON au parrainage ! (Par Ngouda Fall Kane)

La démocratie est intégrale ou n’est pas . Elle peut être encadrée mais pas limitée . Ce qui devrait être au contraire limitatif c’est les fonds secrets sur lesquels ont puisé et continuent de puiser les différents présidents sans se soucier de l’état de la trésorie publique .
ARRÊTEZ ce parrainage qui ne répond à aucune obligation démocratique sinon à une volonté de choisir ses propres adversaires pour se maintenir au pouvoir .
La seule reforme constitutionnelle aujourd’hui urgente et nécessaire est celle qui consiste à obliger le Président de la République à faire une déclaration de patrimoine à la fin de son mandat :au nom de la  reddition des comptes et de la transparence .
ARRÊTEZ ce parrainage théorisé  par ce petit juriste maquilleur rejeté par ses collègues et par toute l’intelligentsia sénégalaise, qui n’a aucun sens de l’État par ce qu’il ne le connait pas , et qui vous détourne de l’évolution de l’histoire .
ARRÊTEZ ce parrainage sinon l’histoire retiendra de vous Mr le Président Sall avec le harcèlement des opposants ,  les insultes , les injures , les menaces de vos partisans le Président le plus médiocre mais aussi le plus dangereux de l’histoire de notre pays .




ARRÊTEZ ce parrainage , l’urgence est ailleurs :
– Corriger votre vision politique qui se résume à « Abdou Diouf + Tanor Dieng + Moustapha Niasse + Amath Dansoko – Abdoulaye Wade ; redressez votre vision économique qui ne va pas au-delà de ( CCAD + TER de 57km + ILA TOUBA + Les Immeubles Improductifs de Diamniadio )»
L’urgence c’est aussi d’annuler cette farce politico- financière qui est de construire un palais de 100 milliards de FCFA à Diamniadio avec une entreprise française alors que les sénégalais ont faim , ne se soignent pas , ne sont pas en sécurité ( meurtre des enfants , viols , meurtre des sénégalais à l’extérieur etc.)
L’urgence c’est de lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent issu de la vente de drogue et du détournement des deniers publics.
L’urgence c’est d’arrêter la criminalisation de l’administration découlant de sa politisation .
L’urgence c’est de mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut .
ARRÊTEZ le parrainage Mr le Président de la République laissez les sénégalais s’exprimer librement pour le choix de leur futur président c’est cela qu’on attend de vous et c’est cela la démocratie , un pouvoir on ne l’impose pas . Que la République soit DEBOUT POUR UN SENEGAL MEILLEURE !!
                              

 

Ngouda Fall Kane

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