Blog de Cheikh Yerim Seck

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Vidéo- Ce que Oumar Sarr et Cie reprochent véritablement à Karim Wade

Vacances en France: Ce que des Sénégalais reprochent au couple présidentiel

YERIMPOST.COM Interrogés, certains Sénégalais déclarent qu’ils ne sont pas du tout contre les vacances du couple présidentiel. Toutefois, le lieu choisi par Macky et Marième ne les enchante guère. Pour eux, en lieu et place d’un séjour en France, ils auraient été mieux inspirés de promouvoir certaines destinations locales (Dindifélo, Îles du Saloum, Cap-Skirring…) afin de contribuer à la relance du tourisme national.

Décès de Tanor Dieng: Ce que Me Madické Niang retient de l’homme

Un grand homme d’État, d’une carrure exceptionnelle, un patriote d’une rare dévotion pour son pays, voilà ce que le Sénégal vient de perdre avec la disparition d’Ousmane Tanor Dieng.

D’Ousmane Tanor Dieng, je garde le souvenir d’une personnalité politique à cheval sur les principes républicains de l’État, principes qui auront fondé toute son action politique, quelle que soit sa position au sein du pouvoir ou de l’opposition. Il aura tout donné à son pays et reçu de lui les distinctions et les honneurs les plus élevés. Un homme d’une rare loyauté envers sa patrie s’en est allé.

J’ai pu moi-même découvrir ces vertus en le pratiquant personnellement. Ensemble, nous avons dénoué beaucoup de crises, et concilié, à plusieurs reprises, des positions qui pouvaient, si elles ne trouvaient pas de compromis, déteindre dangereusement sur la stabilité et la paix dans notre pays.

De Tanor, je retiendrai aussi une armoire à secret, une tombe des secrets étatiques et pas des moindres. Ayant intégré très tôt l’administration puis le gouvernement, il a été un moment de sa vie au cœur de l’État. Mais, en homme d’Etat accompli, il a toujours su garder dans son tréfonds ces socles de la République. Au nom du devoir de réserve, il les aura gardés jusqu’au bout, sans faillir et jamais un seul d’entre eux n’a pu échapper à son mutisme légendaire.

D’Ousmane Tanor Dieng, j’ai toujours été impressionné par la stature d’homme d’Etat.
Je présente mes condoléances les plus attristées à l’ensemble de la famille éplorée, à sa femme et à tous ses enfants, à ses camarades du Parti Socialiste ainsi qu’à toute la Nation Sénégalaise.

Que le Tout Puissant dans son infinie miséricorde l’accueille dans son paradis céleste.
Adieu cher ami

Madické Niang

Ce que vous ne saviez pas sur Aminata Assome Diatta, ministre du Commerce et des PME

Originaire de la Casamance, Madame Assome Aminata Diatta dispose d’une maîtrise en droit des Affaires et d’un diplôme d’études spécialisées « Hautes études en gestion de la politique économique » du Programme GPE Abidjan.
Juriste d’Affaires, Economiste-Gestionnaire de la Politique Economique. Titulaire du Brevet du cycle A de l’Ecole Nationale d’Administration du Sénégal, section « Enquêtes économiques » et du DESS « Hautes Etudes en gestion de la Politique Economique ».
PROFESSION : Commissaire aux Enquêtes Economiques. Elle a ainsi occupé la fonction de directrice du commerce extérieur en février 2015. Poste qu’elle a occupé jusqu’à sa nomination hier au poste de ministre du commerce et des PM
Madame Assome Aminata Diatta dispose d’une maîtrise en droit des Affaires et d’un diplôme d’études spécialisées « Hautes études en gestion de la politique économique » du Programme GPE Abidjan.
Depuis son entrée dans la fonction publique, madame Assome Aminata Diatta occupe des postes de plus en plus élevés dans la hiérarchie administrative :

Juriste d’Affaires, Gestionnaire de la Politique Economique.
Titulaire du Brevet du cycle A de l’Ecole Nationale d’Administration du Sénégal et du DESS « Hautes Etudes en gestion de la Politique Economique ».
PROFESSION : Commissaire aux Enquêtes Economiques

Madame Assome Aminata Diatta dispose d’une maîtrise en droit des Affaires (UCAD) et d’un diplôme d’études spécialisées en gestion de la politique économique à l’Université de Cocody (Côte d’Ivoire).
Elle a occupé les postes suivants :
• Depuis le 24 février 2015 : Directrice du Commerce extérieur au sein du Ministère chargé du Commerce de la République du Sénégal ;
• De juillet 2014 à Février 2015, Conseillère technique de Monsieur le Premier Ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, chargé du Commerce et de l’Entrepreneuriat ;
• De Novembre 2013 à juillet 2014, Conseillère technique de Madame le Premier Ministre Aminata Touré, chargé du Commerce et de l’Entrepreneuriat ;
• Du 23 décembre 2010 au 8 juillet 2012 : Chef du service du commerce de la région de Fatick ;
• 30 janvier 2008 – 23 décembre 2010: Chef du service du commerce de la région de Thiès ;
• 26 juillet 2006 au 30 Janvier 2008 : adjointe au Chef du service du commerce de la région de Tambacounda.
Dans le cadre de l’exécution de ses missions quotidiennes, madame Assome Aminata Diatta a reçu :
– en 2018, une lettre de félicitations de Monsieur Alioune Sarr, Ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation et des PME pour le travail accompli à la direction du Commerce extérieur ;
– en 2010, une lettre de félicitations du Directeur du commerce intérieur pour les résultats obtenus dans la mise en œuvre de la politique commerciale de l’Etat dans la Région de Thiès.
Elle dispose de bonnes connaissances dans l’utilisation des logiciels Word, Excel, Powerpoint, internet, Eviews, STATA, SPSS.
En plus du français qui est sa langue officielle, Madame Assome Aminata Diatta parle moyennement l’anglais.

Ce que je crois…

Ce que je crois…

 

Salam ! Le texte est peut être long et décousu, mais je vous prie de le lire jusqu’au bout.

 

Les élections présidentielles du 24 février 2019 sont maintenant derrière nous. Annoncées comme des élections de tous les dangers, Le peuple sénégalais en a décidé autrement, en en faisant à l’arrivée des élections calmes, libres et transparentes. Il a reconduit à plus de 58% le président sortant pour un dernier mandat de 5 ans. Le peuple sénégalais est sorti massivement voter (66% de taux de participation) le jour J, a voté dans l’ordre et la discipline, est tranquillement retourné vaquer

 

  • ses occupations, et est resté sourd, au lendemain de la proclamation des résultats, à tous les appels à peine déguisés visant à installer le pays dans un chaos postélectoral. Ce peuple que nous aimons tous, a donné une belle leçon de maturité et de responsabilité à une classe politique à la fois déroutante et en manque de sérénité. « GACCE NGALAAMA PEUPLE SENEGALAIS»

 

Ceci dit, il est important de jeter un regard sur la vie politique, sur la société et les institutions sénégalaises de ces dernières années, mais aussi de tirer les enseignements et les leçons de ce scrutin. Le moins qu’on puisse dire c’est que le Sénégal est un grand malade, malade de sa classe politique (pouvoir et opposition confondus), malade de sa société civile, et de ses intellectuels.

 

La classe politique :

 

Ha ! La classe politique ! Voila une classe en mal de repères. Elle ne se détermine pas par rapport à des idéaux, à des principes, à des valeurs fondatrices, à des projets de société, à l’avenir et au devenir du Sénégal. Les lignes de démarcation politiques, idéologiques, programmatiques, elle ne connaît pas. Au contraire : elle ne se distingue, ne se définit, ne se détermine, ne se jauge qu’à travers son rapport à l’exercice du pouvoir. Résultat : tous les moyens sont bons pour conserver, ou accéder au pouvoir, et en tirer les prébendes. On retrouve dans chaque camp les mêmes acteurs : des socialistes, des libéraux, des communistes qu’ils soient armés de la pensée Mao Tse Toung ou simplement léninistes, des trotskystes, des religieux, et j’en passe. Voila pourquoi, on assiste incrédules, à tous ces scénaris de mauvais goût qu’elle joue avec constance, à travers un langage incendiaire. Après chaque scrutin, et prenant le pays en otage, elle se lance dans une campagne électorale sans fin ; le pouvoir essayant de réduire l’opposition à sa plus simple expression et l’opposition de rendre le pays ingouvernable. Le pouvoir n’hésite pas à « instrumentaliser » les institutions, alors que l’opposition les avilit et les jette en pâture à la vindicte populaire. Pouvait –il en être autrement si on fait de la politique un métier. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les partis politiques sont des associations privées, constituées à partir d’intérêts partisans et sectaires qui ambitionnent de solliciter le suffrage des citoyens pour, soit disant, gérer l’état pour le compte des sénégalais. L’ensemble des membres des 300 partis politiques ne dépasse guère 500 000 militants. Mais ce sont eux qui ont la prétention de parler au nom des 15 000 000 millions de sénégalais que nous sommes. Et de quelle manière ! Sur fond de luttes de positionnement, à l’arrogance du Pouvoir, l’Opposition répond par une incurie déconcertante. Et tels des saltimbanques, opposition et pouvoir se livrent un combat à mort pour le contrôle de l’état, à coup d’intrigues, de combines, et de reniements offrant au peuple désabusé un spectacle irréel. Il n’est pas étonnant qu’elle ait enfanté des pistoléros à la bouche pleine de fiel, crachant à tout vent et sans retenue des insanités et qui pensent que la virulence des mots est le remède à la profondeur des maux. Qui aimerait malgré leur réussite sociale, que ses enfants aient comme modèle de tels personnages. Elle est là la faillite de la classe politique.

 

Le Pouvoir :

 

A l’instar des 58% des électeurs, je trouve le bilan du Président Macky SALL globalement positif, si on compare le niveau où il a trouvé le Sénégal et le niveau où il l’a amené : Taux de croissance de moins de 3% à plus de 7% – Taux d’inflation maitrisé à moins de 3% – Taux d’accès à l’eau potable, à l’assainissement, à l’électricité, à l’éducation, à la santé en hausse par rapport à 2012 – Mise en œuvre du PSE avec comme objectif : faire du Sénégal un pays émergent à l’horizon 2035 – Lancement de grands travaux structurants (Prolongement de l’autoroute à péage jusqu’à l’AIBD, Autoroute ILA TOUBA, Projet TER, Ponts sur la Gambie et le Saloum (Pont de Foundioune), Prolongement de la VDN jusqu’à Tivaoune Peulh avec un viaduc sur un tronçon, etc.) – Le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) – Couverture de Maladie Universelle (CMU) – Bourses familiales-Le code minier, etc.. Loin d’être exhaustif, voilà quelques réalisations du Président SALL. On peut être d’accord ou pas, le PSE a au moins le mérite d’exister. Pour la première fois au Sénégal, un président décline sa vision à travers un plan avec une échéance, rompant ainsi avec le pilotage à vue, sans lendemain. NON, Messieurs de l’opposition, le Président sortant était bien attendu dans ces domaines qui impactent le quotidien des sénégalais. Par contre OUI, Messieurs de l’opposition, il était également attendu dans d’autres domaines où il a failli. Son manquement le plus criard et c’est le premier, est sans conteste, le non respect de l’engagement que le candidat Macky Sall avait pris aux élections de 2012, et que le président a réaffirmé sur tous les tons et sous tous les toits : faire un mandat de 5 ans à la place du mandat de 7 ans. L’argument selon lequel la constitution ne le permet pas est tout simplement inacceptable pour deux raisons : d’abord j’estime qu’un candidat et encore plus un Président de la République ne doit ignorer aucune disposition de la loi fondamentale et ensuite si tel était le cas, il avait la possibilité de démissionner et faire des élections anticipées pour un second mandat. Malheureusement des calculs politiciens l’ont poussé à se dédire, alors que le respect de cette parole donnée lui permettait seul, et en dehors de tout bilan, une réélection sans coup férir. Le deuxième manquement est la nomination par décret de son frère à une fonction administrative, alors qu’il s’était engagé s’il est élu à ne pas le faire, en dehors de toute fonction élective. Pour ces deux cas : il n’était pas obligé de le dire et il l’a dit. Et à partir du moment où il l’a dit, il était obligé de le faire et il ne l’a pas fait. Grave erreur : le peuple a besoin, plus que de la satisfaction de ses besoins quotidiens, de référents, de dirigeants qui portent ses valeurs, au premier rang desquels le Président de la République. Manifestement le peuple ne vous en a pas tenu rigueur en vous reconduisant, mais le prochain dédit vous sera fatal. Le troisième manquement, c’est la tentative de museler l’opposition, en l’empêchant de façon quasi permanente de manifester, alors que c’est un droit constitutionnel. Convoquer le manque de forces de l’ordre est un faux argument, si on sait qu’on finit toujours par les trouver pour mater une manifestation non autorisée. L’autorisation est la règle si les conditions sont remplies et l’interdiction l’exception. D’ailleurs, le rôle d’un état ce n’est pas de casser l’opposition, mais c’est de créer toutes les conditions, mettre en place tous les instruments pour l’expression plurielle de toutes les compétences et sensibilités politiques, administratives, économiques, sociales, culturelles, syndicales. Voltaire ne disait-il pas en direction d’un adversaire: « je ne suis pas d’ accord avec ce qu’il a dit, mais je donnerai ma vie pour qu’il le dise ». Puisse cela nous inspirer. Le quatrième manquement, c’est le manque de concertation, sur les questions d’intérêt national avec tous les acteurs de la nation. Oui, il y’a eu déficit de concertation sur le parrainage et le fichier électoral. Je dis déficit car je sais par ailleurs qu’au début, l’opposition avait entamé des discussions avec le pouvoir sur le parrainage et sur le fichier électoral. Par la suite l’opposition n’a pas jugé nécessaire de continuer pour des raisons qui lui sont propres. Soit ! Mais il revenait à l’état, malgré le refus de

 

l’opposition, de tenir compte des griefs exprimés, de trouver des plages de convergence pour aboutir

 

  • des consensus forts. Par exemple sur le parrainage, personnellement je suis d’accord sur le principe, car le Sénégal ne peut pas se payer le luxe d’aligner à la présidentielle plus de 10 candidats (et encore je suis très large). Pour autant, cela ne justifie ni le niveau du nombre de parrains, ni le concept de doublons. Un parrain est un citoyen qui souhaite voir plusieurs candidats compétir. On peut parrainer quelqu’un sans voter pour lui. On doit donc lui permettre de parrainer plusieurs candidats et pour éviter de tomber dans l’autre extrême, limiter son choix à 3. Quant au fichier électoral, il ne doit plus avoir débat autour de ce support : il doit être unique, accessible à tout moment et partagé par tous les sénégalais.

 

L’Opposition :

 

L’opposition est l’un des acteurs les plus importants de la vie politique du Sénégal. A son actif, les innombrables conquêtes et avancées démocratiques acquises de haute lutte, tant il est vrai que rien ne se donne sur un plateau d’argent. Son mérite, c’est de n’avoir pas répondu à l’appel des sirènes et de croiser le fer contre le pouvoir. Et rien dans ce pays ne doit être fait et construit sans elle. Elle est partie prenante de premier ordre de la vie politique. Et plus que les gens au pouvoir, elle se doit d’être dépositaire des valeurs fondatrices de ce pays. Mais elle a un pêché mignon : c’est son approche manichéenne de la vie politique : l’opposition c’est le « bien », le pouvoir c’est le « mal » ; c’est le camp de la « vertu » contre le camp de la « tortuosité », celui des « anges » contre celui du

 

  • diable ». Pour elle c’est dans son sein qu’on trouve les patriotes, les nationalistes, les démocrates, les honnêtes, les compétents, bref les dignes fils de ce pays, alors que chez le pouvoir il n’y a que des vendus, des traitres, des corrompus, des anti nationaux, des incompétents, des despotes. Et par la magie de leur prisme, dès que quelqu’un ayant exercé de hautes responsabilités d’état quitte le pouvoir (pour quelque raison que ce soit) pour atterrir dans l’opposition il acquiert de fait le statut de grand patriote, de démocrate (le « mal » il a été, le « bien » il est devenu), alors que si l’un des leurs se retrouve dans les prairies du pouvoir, il y atterrit avec un bonnet d’âne. Elle s’est taillée un corset de patriotisme, d’hommes d’état et de valeurs qui la rend intouchable et qui doit lui garantir l’impunité la plus totale. Elle se croit le nombril du monde. Pour elle, elle est la vérité et seule habilitée à parler au nom du peuple. Tout doit s’analyser à partir de son propre regard. Elle est suffisante, manque terriblement d’humilité et foudroie tous ceux qui ne pensent pas comme elle. En un mot, elle est nihiliste, narcissique, envieuse, inélégante, et vindicative. Elle n’arrive pas à accepter qu’elle est minoritaire. Elle est prête à mettre le pays à feu et à sang parce que la majorité ne se range pas sur ses positions, n’adopte pas son point de vue. Quel paradoxe démocratique ! C’est cette idée qu’elle a d’elle-même qui la pousse à jeter l’opprobre sur l’ensemble des institutions de ce pays. C’est si vrai que dès que le parti au pouvoir se retrouve dans l’opposition, il se saisit du sabre pour pourfendre les institutions que pourtant il défendait quand il était au pouvoir. C’est cette équation que me pose la classe politique. Comment voulez alors que le peuple au nom duquel vous prétendez parler et agir se reconnaisse à travers ces institutions que vous n’arrêtez pas de piétiner ? Le cas le plus affligeant est sans conteste, celui de la justice. Voila un corps qu’on accuse à tord ou à raison, d’être aux ordres du pouvoir et qu’on traîne constamment dans la boue. L’opposition accuse la justice de ne pas être indépendante. D’ailleurs ce n’est même pas exactement cela mais plutôt un yo-yo de l’opposition. Un coup la justice est indépendante et digne de confiance parce que l’arrêt rendu leur est favorable, un autre coup elle est aux ordres parce qu’elle ne se reconnaît pas dans la décision. Et le drame, c’est qu’on réduit le travail de la justice à quelques cas isolés qui concernent certaines personnes de renom. On oublie que c’est une institution du pays, qui fonctionne et que

 

 

tous les jours que Dieu fait, la justice est rendue au nom du peuple sénégalais à des milliers de justiciables sans que cela n’offusque personne. Et il suffit d’aller dans les tribunaux pour s’en convaincre. Et il n’y a aucune vague tant que c’est à l’encontre d’un justiciable lambda. Mais dès qu’il s’agit d’un politique il faut que le ciel et la terre se rejoignent, comme si ils sont au dessus des lois. Sur l’indépendance de la justice, j’ai un petit problème. Le juge ne s’embarrasse pas de savoir si la partie civile a des motivations politiques, ou si l’accusé est un opposant. Il juge sur pièces. Est-ce que les faits incriminés et les preuves apportées sont suffisants et avérés ? Et sur cette base il lit le droit au nom du peuple sénégalais. Si oui, il y’a condamnation, mais s’il y’a le moindre doute, généralement c’est un non-lieu. Combien de fois, nous avons entendu « libéré au bénéfice du doute ». Pour moi, la justice ne serait pas indépendante si, sur injonction du pouvoir, elle prononce un non-lieu malgré la culpabilité établie, ou une condamnation malgré l’absence de preuves avérées et suffisantes, d’un accusé. Dès lors il faudrait qu’on arrête, de proférer des grossièretés qui portent atteinte à l’honneur d’agents de l’état qui ne font que leur travail, dès que la décision qui est rendue, ne va pas dans le sens qu’on aurait souhaité. Il faudrait également qu’on me dise, au nom de quoi, un leader de l’opposition a plus de mérite, est plus patriote, plus démocrate, plus compétent, plus avisé, plus fréquentable, plus républicain qu’un leader ou un député de la majorité présidentielle, qu’un fonctionnaire, ou qu’un simple citoyen. Personne n’a le monopole du patriotisme et encore moins de la vérité.

 

La société civile :

 

J’entends par société civile toutes les organisations des droits de l’homme, les ONG, les associations corporatistes et consuméristes, les intellectuels, la presse et tous les citoyens sans aucune coloration politique. La société civile est un indicateur du dynamisme d’une démocratie. C’est le contre pouvoir par excellence face à la boulimie de la classe politique qui veut tout régenter. Elle doit être perçue comme un arbitre avisé, un juge impartial, au dessus de la mêlée politique où s’entrechoquent des intérêts partisans. Elle doit être équidistante de la classe politique. Car contrairement à cette dernière, la société civile ne vise pas le pouvoir. Cette posture lui assigne une mission : faire du Sénégal, le seul objet de ses préoccupations, le seul sens de son combat, avec comme seul viatique : être au service du peuple. Oui, à l’instar de l’opposition, la société civile a été au cœur des grandes batailles pour la démocratie et la citoyenneté. Elle a levé haut l’étendard de la liberté, du civisme, de l’engagement désintéressé. Elle a été actrice et comptable de toutes les victoires obtenues, de toutes les avancées enregistrées dans la longue lutte du peuple sénégalais pour l’approfondissement de la démocratie. Mais comme l’opposition, la société civile a également son pêché mignon : sa complaisance vis-à-vis de l’opposition comme si elle peinait d’exister en dehors de cette dernière. Oui, autant la société civile est prompte à donner des coups de boutoirs au Pouvoir, autant elle semble avoir les mains liées lorsqu’il s’agit de l’opposition. Elle n’arrive pas à marquer son identité, sa différence et se retrouve presque toujours dans une complicité presque charnelle et coupable avec l’opposition. Oui, je reconnais qu’il est toujours plus facile, plus dans l’air du temps, plus in de s’attaquer au Pouvoir qui est orphelin, qu’à l’opposition qui rend coup pour coup. Résultat : elle est plus préoccupée à ne pas heurter l’opposition, à la caresser dans le sens des poils, qu’à relever ses manquements et autres errements. Cet alignement quasi systématique sur les positions de l’opposition a fini par rendre la société civile inaudible et peu crédible. Deux cas pour illustrer cette perte d’identité.

 

  • Cas Khalifa SALL : ce ne devrait pas être un cas dans toute république qui se respecte, tellement il est simple. Khalifa Sall est un homme politique. Il nous a vendu le concept de gestion vertueuse, de la

 

 

bonne gouvernance, l’image d’un homme d’état très clean vis-à-vis de la chose publique. Il s’est permis des indélicatesses sur des deniers publiques dont il avait la charge, a fait du faux et usé du faux pour se justifier car il sait qu’il n’en avait pas le droit, quelques soient par ailleurs les tentatives de nous faire croire le contraire. Il a été tout justement traduit en justice pour rendre des comptes, reconnu coupable des faits incriminés et condamné. Au lieu de condamner de la manière la plus claire le détournement et se féliciter de sa traduction en justice, la société civile s’est crue obligée de réclamer à l’instar de l’opposition, sa libération parce qu’il n’a rien fait vu que tous ses prédécesseurs sont coutumiers des mêmes faits sans être inquiétés, et que son interpellation est tout simplement politique compte tenu de ses ambitions. Soit ! Mais nous sommes dans une arène politique. Dans cette arène, tout acte posé est politique. Khalifa Sall ne s’est pas permis de pomper un million par jour (30 000 000 FCFA/mois) pour vivre au quotidien. Il l’a fait pour se constituer un trésor de guerre pour les échéances à venir et/ou entretenir une clientèle politique afin de bénéficier d’un retour d’ascenseur. Acte peut-il être plus politique. De même sa mise en examen est hautement politique. Ne soyons pas naïfs : Peut-on s’attendre de la part d’acteurs politiques, qu’ils fassent autre chose que celle qu’ils savent le mieux faire : la politique. Il y’a lieu de se poser quelques questions très simples. Est-ce que le fait d’être Maire de Dakar (i.e. le premier citoyen de la ville), est ce que le fait d’être un homme politique, est ce que le fait d’avoir des ambitions présidentielles, efface du coup tout

 

délit dûment constaté? D’un autre coté, est ce que le pouvoir, parce que qu’il a en face de lui un adversaire politique, un maire, doit renoncer à toute reddition des comptes pour un délit avéré ? Oui la société civile s’est trompée de combat. Le seul combat qui l’incombait, c’était, après avoir applaudi à l’arrestation de Khalifa, d’exiger que tous ceux qui ont fauté comme lui et de quelques bords qu’ils se trouvent, rendent des comptes. Se lancer dans des investigations fouillées, débusquer, traquer tous qui ceux qui ont confondu les caisses de l’état à leurs poches, se mobiliser pour qu’ils rendent compte, telle devrait être la posture de la société civile vis-à-vis du peuple sénégalais. Et vis-à-vis de l’accusé, veiller à ce que les droits de la défense soient respectés, pour un jugement juste et équitable. Que l’opposition exige « urbi et orbi » la libération d’un des leurs, c’est de bonne guerre et ça se comprend, car elle est partisane. Que la société civile le fasse sans aucun discernement, ça fait tâche. Et les conséquences sont graves. On est entrain de façonner l’opinion publique pour banaliser les détournements de deniers publics, rendre intouchables des adversaires politiques, et les mettre au dessus des lois, parce que simplement ils ont affiché leurs ambitions politiques. On a même convoqué la jurisprudence comme si il pouvait en avoir dans le cas de détournement de deniers publics. Non ! il n’y’a jamais eu de fonds politiques pour les mairies, fut-elle la mairie de Dakar, sinon KS n’aurait pas eu recours aux fausses factures. OUI! Khalifa SALL a fauté, il a été jugé et reconnu coupable. Il faut qu’il paye. Il ne faudrait surtout pas que la classe politique comme à son habitude par de sombres combines politiciennes et par un tour de passe passe, nous serve l’amnistie ou la grâce présidentielle pour soustraire les coupables de leur obligation : rembourser ce qu’ils ont pris au peuple sénégalais. Le cas de Khalifa et de Karim Wade sont de la même veine. Je ne souhaite pas qu’ils restent en prison. Mais toute libération doit être assortie au règlement des sommes détournées. Les politiciens ne doivent pas être perçus comme des privilégiés qui ne purgent jamais leurs peines. Le Président de la République est interpelé.

 

  • Cas des élections présidentielles de février 2019. La société civile, les observateurs nationaux comme internationaux ont été unanimes pour reconnaître que les élections se sont passées dans le calme et la transparence. Et pourtant, l’opposition est montée au créneau pour dénoncer avec virulence, les résultats sortis des urnes. Sans faire de recours, elle a estimé sur la base des PV en sa possession qu’un deuxième tour était inévitable, allant même jusqu’à publier ses propres résultats.

 

 

Ce pétard mouillé n’a pas fait long feu car elle avait conscience qu’elle n’avait pas les moyens de persévérer dans cette forfaiture. Pourtant la société civile (presse et certaines organisations), qui s’était déployée pour s’assurer de la régularité, de la sincérité et de la transparence des élections, connaissait les fortes tendances sur la base des PV remontés à partir des bureaux de vote. Mais elle a laissé faire préférant s’aplatir devant une opposition inélégante, qui n’avait rien de consistant hormis quelques épiphénomènes qu’elle tente vainement de monter en épingle pour faire mousser la colère populaire. Si le peuple avait suivi les appels de l’opposition le pays allait être à feu et à sang devant les regards complaisants de la société civile. De même lors de la soirée électorale du 24 février on a assisté en direct à deux sorties sur des plateaux de télé. L’une avec deux candidats qui dénonçaient la publication des résultats provisoires par certains organes de presse (Rfm, Rfi, France 24, 2Stv) qu’ils estimaient orientée, clamant avec force l’inévitabilité d’un second tour sur la base des PV qu’ils détenaient et invitant à casser du journaliste. L’autre avec le directoire de campagne du candidat sortant donnant sur la base de leurs PV, leur leader gagnant à plus de 57%. Ces deux sorties sont condamnables. Elles ont toutes les deux donné des résultats provisoires, l’une se gardant d’afficher un taux, l’autre le faisant maladroitement. Alors que le camp de la majorité a été découpé, recevant une volée de bois vert de la part de l’opinion, l’opposition a encore bénéficié de l’indulgence de la société civile, considérant sa sortie anodine. Elle oublie au passage que la sortie du camp de la majorité (je ne la défends pas, j’analyse) est une réponse politique à une sortie politique qui vise à imposer dans l’imaginaire populaire un second tour. Elle oublie que la sortie des deux candidats est pernicieuse (je ne les charge pas, je constate), car d’une part, elle entend apprendre à des professionnels de l’information comment faire leur travail, et d’autre part elle jette à la vindicte populaire des journalistes dont le seul tort est d’informer. D’ailleurs, je reste convaincu que si les tendances étaient en leur faveur, la presse se retrouverait avec une couronne en or massif. Pour finir avec la société civile, il y’a les chroniqueurs, professionnels du parti-pris, talentueux dans la surenchère, puant la mauvaise foi, qui tentent vainement de blanchir des gens éclaboussés par des faits (affaires Bakka & Makka et de la Mairie de Dakar), ou de noircir d’autres sur la base de simples présomptions avec comme seule soupape de sécurité : « Di wakh té yallah rek a takh ». Quelle vanité ! Ils réussissent malgré une certaine éloquence, le tour de force de se rendre pathétiques.

 

Quels enseignements et leçons, tirer des élections présidentielles de février 2019.

 

  1. Le Peuple sénégalais est un peuple mature, imbu des valeurs démocratiques. Il a pris conscience de la portée de sa voix et du poids de sa carte. Il est sorti voter en masse dans le calme, la discipline et la bonne humeur. Il est resté de marbre pour défendre son choix.

 

  1. Le Président sortant a été réélu avec une majorité confortable, mais s’en tenir à ce constat, serait faire preuve de myopie. Le peuple lui a assigné un sacerdoce : celui d’incarner en tant que premier citoyen de ce pays, les valeurs dont il est porteur. Oui, le Président a rendez-vous avec son peuple et par delà le peuple, il a rendez-vous avec l’histoire. Il n’a plus droit à l’erreur. Et le premier acte attendu, c’est qu’il démissionne de la présidence de son parti, car c’est une évolution inéluctable dans la longue marche de nos pays. Il le fait, il entre dans l’histoire comme étant le premier chef d’état à l’avoir fait, ouvrant ainsi une ère nouvelle. Autrement son successeur le fera et sera comptable de toutes les retombées d’une telle décision.

 

  1. Le candidat sortant n’a pas été reconduit pour être le président d’une partie des sénégalais fut-elle la majorité mais bien le président de tous les sénégalais sans exclusion aucune. Il lui revient de ce fait d’effacer toutes les fractures politiques, économiques, sociales, culturelles et religieuses pour faire du Sénégal un havre de paix et de concorde, et tendre toutes les forces vives vers l’émergence qu’il





appelle de tous ses vœux.

 

  1. Il lui revient d’ôter de la tête de la plupart des sénégalais cette perception tenace qu’on convie au banquet gouvernemental des partisans pour le partage du gâteau. Et l’acte fort à poser, c’est la réduction entre 20 à 25 ministres de l’attelage gouvernemental sur la base des seuls critères de mérite et de la compétence, la suppression de toute cette flopée de ministres conseillers, la mise en place d’une administration forte, professionnelle, et républicaine, la restauration de la confiance aux institutions de la république.

 

  1. Le scrutin a mis à nu une opposition manquant outrageusement d’élégance. Quand le PR Abdou DIOUF appelait son adversaire pour le féliciter, ce n’est pas l’opposition qui a été élégant ; quand le PR Abdoulaye WADE, félicitait le vainqueur ce n’est toujours pas l’opposition. En fait, de tous temps l’opposition a été mauvais perdant, se lançant systématiquement dans des contestations sans lendemain, au lieu de féliciter le vainqueur. Plus grave, nous avons vu des responsables politiques de l’opposition user du faux en direct sur des plateaux de télé (cas du vote des enfants), convoquer des résultats provisoires qu’ils détiendraient , différents de ceux donnés par la commission national de recensement des votes et qu’ils se gardent bien de mettre à la disposition de qui de droit, de pousser le peuple sénégalais à descendre dans la rue pour exiger un second tour qui est une demande sociale, bref nous avons vu une opposition trainant lourdement son « spleen ».

 

  1. L’opposition gagnerait à se départir de clichés surannés, de formules stéréotypées, de camisoles de force, pour une analyse pointue d’une situation qui part de réalités concrètes. Sinon comment expliquer qu’en partant des municipales de 2017, elle en tire la conclusion que le pouvoir est minoritaire en 2019 sans tenir compte du type d’élection, et de toutes les évolutions, de toutes les recompositions, de tous les reniements qui se déroulent sous nos yeux. La vérité d’hier n’est pas forcément celle d’aujourd’hui.

 

  1. La société civile ne doit avoir que le peuple, le citoyen sénégalais au centre de ses préoccupations. Elle doit dénoncer avec la même pertinence, la même vigueur, et sans frilosité coupable, toutes les dérives, tous les manquements de quelque bord qu’ils soient de la classe politique, car en définitive, seul le Sénégal est grand.

 

Tout ce que vous avez lu, n’est peut être pas la vérité ; mais c’est ma vérité, c’est-à-dire un simple point de vue que j’ai tenu à partager avec vous. Peut être aussi que le texte est déséquilibré et il y’en plus eu pour l’opposition et la société civile. C’est à mon corps défendant car je n’aurai pas fait mieux que l’opposition et la société civile quand il s’agit de critiquer le pouvoir. Mais l’essentiel est ailleurs. J’ai voulu simplement inviter le pouvoir à plus de prospective, de hauteur et de grandeur, l’opposition à plus d’introspection, d’anticipation et d’élégance, la société civile à plus d’équilibre, d’équité et de courage et le peuple sénégalais à encore plus de maturité et de responsabilité. Merci d’avoir pris le temps de me lire.

 

Many WANE

 

Hacienda – Dakar

Présidentielle 2019. Ce que l’on reproche à Macky (Dr Ahmed Khalifa Niasse)

Devenu virtuose de la chose politique et, ce, depuis son passage au stratégique Ministère de l’intérieur, il s’est tracé un chemin pour accéder au Palais. En alternant l’utilisation du pouvoir et la contestation de celui-ci.
Cette bonne ingénierie doublée certainement d’ingéniosité permet à l’homme de devenir maître à la place du maître.
Directeur de Campagne de Wade en 2007. il a acquis une certaine expérience quant aux techniques du vote.
Ayant gagné successivement une Présidentielle et des Législatives en 2012, des Locales en 2014, un Référendum en 2016 et des Législatives en 2017, il en a tiré la conclusion suivante
# Il existe une hémorragie électorale en sa défaveur dans la région de Diourbel dont le centre de gravité se trouve à Touba Mosquée.
# À Thies il y avait une hémorragie aussi. Mais de nature et de cause différentes. D’où la peur d’une métastase de la chose. Comme cela se passe en médecine dans le cas d’une leucémie.
# À Dakar la chose n’était pas meilleure.
À sa place certains auraient réagi en passant par le duo menace- corruption pour finir par se rendre à l’évidence lors de la lamentation des perdants. Tout en qualifiant les gens de traîtres.
D’autres s’adonneraient aux produits mystiques provenant des cases obscures de je ne sais où. Avant de se rendre compte de la véracité de l’adage Wolof :# Yallah Yallah bay sa tool# Évoquer le ciel tout en prenant les voies champêtres.
Or c’est cette méthode laborieuse que l’ingénieur des entrailles de la terre a prise pour sortir un # métal jaune #. Et dont les femmes raffolent pour en faire des parures à l’instar des gagnantes de 2019.
En quoi faisant ?
Dans la géologie de la politique c’est le déplacement d’une petite pierre qui finit par créer un grand tremblement de terre..
Lui s’est évertué à éviter les éboulements.
En d’autres termes il est allé créer au Fouta un nouvel électorat dimensionné sur celui de Diourbel en tant que région. Et avec la différence de taille que ce nouvel électorat lui donne des scores # Soviétiques #
Cette opération n’est pas différente de la perfusion de produits sanguins chez les hémorragiques.
L’opération en question s’est accompagnée d’une activité visant à soigner toutes les plaies ouvertes ( Thies, Grand Yoff, Guediawaye….) pour diminuer l’effet hémorragique.
Et l’effort a payé.
Le malade est guéri, il a repris ses forces. Et il est revenu sur le ring pour triompher glorieusement.
Et comme dans tous les combats historiques depuis Mathusalem le désastre chez l’ennemi est mesurable par la taille de l’étonnement.
Macky aurait été défait s’il s’était laissé agir par l’événement. Mais comme aimait à le dire Leopold Sedar Senghor # Il a agi sur l’événement. #
Cela veut dire ce qu’un leader paresseux comme l’animal du même nom n’a pas fait devant un Koliyabe né combattant. Et devenu par la même un grand combattant.
Non, les courbettes de façade devant la gent maraboutique n’ont plus l’effet d’une baguette magique.
Les baguettes sont toujours de ce monde. Mais les baguettes magiques, quant à elles, appartiennent à un autre monde qui n’est pas celui de la réalité.
Un rêve politique s’est brisé sur le mur de la réalité.
Revenons à St Thomas d’Aquin qui dit qu’il ne croit qu’en ce qu’il touche.

Dr Ahmed Khalifa Niasse

Vidéo- Ce que Senghor a dit à Ndiassane, chez Bachir Kounta, avant de démissionner









Ce que je pense de la nomination de Mamadou Sy Tounkara par Macky Sall

YERIMPOST.COM Le brouhaha déclenché par la nomination de Mamadou Sy Tounkara comme conseiller spécial du président de la République n’est pas encore retombé que je mêle ma voix à la clameur publique. Je ne serai peut-être pas audible, mais l’envie de sortir ce qu’il y a dans mes tripes me brûle.

D’abord, je regrette, moi qui ambitionne d’être un intellectuel attaché à un débat politique de qualité, qu’une identité remarquable comme le professeur Tounkara soit ôtée des plateaux de télévision pour être anesthésiée sous les ors, lambris et dorures du pouvoir.

Ce professeur de métier, reconverti en présentateur de télévision est à la fois une plume acerbe, une voix impertinente, un administré exigeant, un critique atavique… bref un citoyen cultivé. Au cours de ces dernières années, il a réussi à s’imposer comme l’un des censeurs du pouvoir, à force de lettres ouvertes, de contributions, de coups de gueule et de critiques en forme de sermons. Mais aussi à force de corriger le président de la République, ses ministres et ses directeurs généraux en orthographe, en grammaire et en syntaxe.

C’est ce Tounkara qui va manquer au public à la faveur de sa phagocytose par le pouvoir. D’où les nombreuses réactions l’accusant d’avoir trahi sa ligne et abandonné cette cause de salubrité publique pour sa promotion personnelle. On peut comprendre cette posture, même si aucun esprit censé ne peut l’approuver.

Il ne relève en effet d’aucune vérité biblique qu’un lanceur d’alerte, un influenceur, un polémiste… ne peut pas franchir le Rubicon pour passer de la contestation à l’action. Mamadou Sy Tounkara, dépositaire d’une compétence avérée qui confère une pertinence à ses sorties, doit pouvoir « servir son pays », pour reprendre l’expression usuelle.

Macky Sall, qui l’a nommé conseiller spécial, s’était d’ailleurs engagé, au cours de sa campagne électorale victorieuse de 2012, à aller chercher les compétences, partout où elles peuvent se trouver, pour les agréger dans l’intérêt du pays. L’argument selon lequel Tounkara ne devait pas être nommé parce qu’il ne milite pas dans le bord politique du président, ou parce que les postes doivent être réservés aux partisans de ce dernier, est tout bonnement fallacieux. Les états d’âme d’apéristes frustrés ne font pas une politique.

Si l’on peut regretter que la nomination de Mamadou Sy Tounkara dégarnisse un peu plus la masse critique du pays, ce ne sera pas plus mal s’il donne à son nouveau patron des conseils utiles à améliorer les choses. Après tout, on ne critique pas pour critiquer. On critique pour pousser à mieux faire…

Et puis, après tout, la vie n’est pas faite que de pensée, de critiques, de contemplation… « La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne pas se regarder vivre », a dit, à juste raison, Nicolas Chamfort.








Cheikh Yérim Seck

Ce que Africa WorldWide retient des 7 ans de Macky… (Partie 1)

Cet article sur la Gouvernance socio-économique, est le premier d’un triptyque- (1) Gouvernance socio-économique- (2) Gouvernance politique et institutionnelle- (3) Diplomatie et Relations internationales, qui fonde un angle d’attaque et d’évaluation-évolution des 7 ans de mandat du Président Macky Sall.
A cet effet et sous ce rapport, l’amélioration des revenus de ceux d’en-bas et la réduction de l’inéquité territoriale, (nous les preferons à la Lutte contre la pauvrete) , a été le marqueur le plus présent dans la politique économique et sociale sur ces 7 dernières années. Dans un pays en transition et en mutation, comme le nôtre, le Social est emminément Economie (la nouvelle Economie,l’économie des services à la personne), et l’Economie (réelle) est  »Social » (l’économie populaire urbaine et l’économie auto-entretenue).
Que l’Economie et le Social sont indissociables et intimement lies parcequ’ils se nourissent et se completent harmonieusement. Le déphasage entre Economie et Social , est toujors à la longue, destructeur du pacte social sans lequel la notion de démocratie n’est qu’un décor formel. Que cela, il fallait le comprendre dés le début, avant de formuler et de mettre en oeuvre une Politique publique majeure à forte intensité économico-sociale, le PSE, qui comme toute oeuvre humaine, comporte certes des ratés qu’il importe d’analyser, et sans doute beaucoup de réussites qu’il importe de partager, et d’élargir.
Dans un contexte international assez perturbé (ralentissement de l’économie mondiale et retrécissement de l’apport de la Diaspora) et dans une situation nationale de mutation et de transition dans la plupart des pays africains (choc des économies, choc démographique), la politique économico-sociale sur ces 7 dernieres années, peut se lire en termes d’analyses et d’insertion des  »oubliés » dans le champs des forces socio-économiques, aussi bien dans le plan de l’Agriculture (agriculture, élevage et pêche) que dans le plan de la Santé, de l’Education/Formation que sur le plan des Infrastructures (eau, électricite, routes).
Ce qu’autorise la politique économico-sociale sur ces 7 dernières années, c’est une possible reprise de notre destin en main, grâce aux moyens d’informations, aux systèmes d’organisation et aux technologies de première urgence, peu couteuses mais suffisamment efficaces, qui nous permettent d’accroitre la productivité des efforts et la réduction de la pénibilité des tâches. Dans le monde rural comme dans le monde urbain et péri-urbain.
Fondamentalement, la politique économico-sociale en maturation depuis 7 ans, inverse les polarité du dogmatisme économique du  »développement standard » qui veut que le reclassement économico-social est d’abord (I) une linéarité au sens de succession d’étapes obligées; (II) le postulat selon lequel la contrainte fondamentale du développement réside dans le capital financier.
Globalement, c’est à partir de là que l’on peut-pour les cinq prochaines années, par exemple- envisager de poursuivre sur certaines lignes d’actions et d’insister sur quelques priorités, et sur l’essentiel: la réduction des inégalités de revenus et l’iniquité territoriale. C’est le moment, aussi, de cerner de plus prés les stratégies possibles et les moyens nécessaires pour les mettre en oeuvre. Car, sur le plan économico-social, nous n’avons pas tout à fait échoué et nous n’avons pas encore tout à fait reussi. Nous sommes en route. Pour parler comme le philosophe danois, Karl Jaspers. Tout dépendra alors de la direction, du rythme et du tempo tant que le rythme restera la cadence du tempo et la mélodie qui en découle.








Sire SY, Président du Think Tank Africa WorldWide Group
NB: le prochain papier de  »Ce que Africa WorldWide retient des 7 ans de Macky », portera sur la Gouvernance politico-institutionnelle.

Exclusif! Ce que le président Ouattara a entrepris en direction de Hadjibou et de Goudiaby Atepa

YERIMPOST.COM Hier, la presse a relayé en masse une indiscrétion tirée de Confidentiel Afrique selon laquelle le président ivoirien a tenté, dans l’intérêt de Macky Sall, candidat à sa propre succession, de convaincre l’ex-Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré, de renoncer à sa candidature. Cette information opportunément fuitée a poussé Yerimpost à tenter d’y voir plus clair…

Après une investigation dans les allées du pouvoir d’Abidjan, votre blog préféré est en mesure d’écrire que tout est parti de l’initiative d’Alassane Ouattara, collègue de Macky Sall avec qui il partage l’appartenance à l’Internationale libérale. Le numéro un ivoirien, sans doute soucieux de la victoire de son « jeune-frère, collègue et ami », a cru utile d’essayer de convaincre deux des adversaires de ce dernier de différer leurs ambitions présidentielles jusqu’en 2024 afin de ne pas compliquer l’obtention d’un second mandat par Macky Sall en 2019.

Ouattara connaît bien Cheikh Hadjibou Soumaré, ex-président de la commission de l’Uemoa avec qui il a eu à travailler, et Pierre Goudiaby Atépa, qui officia comme architecte pour la Bceao dont il fut le gouverneur…

Il a pris l’initiative de leur parler dans le souci de bien faire. Sans visiblement réussir à les rallier à sa position. Il aura essayé… Et a dû en toucher un mot à Macky Sall qui a subi la démarche. L’a-t-il inspirée ? Rien n’est moins sûr. Car, avouons-le, Hadjibou et Atépa ne doivent pas être trop troublants pour le sommeil du locataire du Palais de l’Avenue-Léopold-Sédar-Senghor. Ils ne sont pas, disons, ses adversaires les plus redoutables…

Mais, tant qu’à faire…







Ce que Macky Sall doit faire de Mamadou Lamine Diallo

YERIMPOST.COM Je n’ai jamais rencontré Mamadou Lamine Diallo en tête-à-tête. Il nous est arrivé de nous croiser à des cérémonies et, à l’occasion, d’échanger les civilités d’usage. Il est l’un des rares leaders de l’opposition sénégalaise que je n’ai pas pratiqués et que je ne connais donc pas à titre personnel.

Mais, sur la scène publique, il est l’une des figures de la vie politique que je suis le plus. Aucune de ses interviews ni la moindre de ses déclarations publiques ne m’échappent. Je regarde et écoute avec intérêt toutes ses sorties dans les médias. Pour une raison simple, le leader de Tekki est à tous égards une identité remarquable dans le microcosme politique sénégalais. Doté d’un niveau intellectuel conséquent, l’homme est tranchant à l’oral comme à l’écrit, élégant dans le propos et consistant dans le contenu…

J’ai pu pénétrer ses idées à travers ses analyses hebdomadaires sous le titre « Questekki ». Hormis quelques raccourcis inspirés par l’adversité politique qui anime l’opposant vis-à-vis du tenant du pouvoir, les analyses de Mamadou Lamine Diallo sont structurées et gorgées de sens. En dépit des dénégations, ses prévisions sur l’économie sénégalaise se révèlent souvent être justes. Et ses informations, tirées de sources proches des institutions de financement, finissent la plupart du temps par se confirmer.

Un homme de ce talent a sa place dans la galaxie de Macky Sall qui, n’en déplaise à ses détracteurs, y compris au président de Tekki, est soucieux de bonne gouvernance. Le leadership incontestablement sobre et moderne du locataire du Palais a besoin d’hommes et de femmes de cette pointure.

Mamadou Lamine Diallo ferait un bon ministre de l’Economie, cette attribution devant être détachée des Finances avec lesquelles elle se dissocie nettement. Tous les Etats avancés font d’ailleurs deux départements autonomes de ces deux domaines.

A défaut, Mamadou Lamine Diallo a tout pour être nommé conseiller économique du président de la République.

Si une adversité politique insensée empêche une collaboration entre les deux hommes, Macky Sall doit prendre cet intellectuel comme opposant-référent à l’effet de prêter attention à ce qu’il dit et d’en tenir compte dans l’élaboration de ses décisions. Dans ce cadre, le chef de l’Etat pourrait le consulter en cas de besoin, comme il est de coutume dans les démocraties avancées où le tenant du pouvoir se concerte avec ses opposants lorsque l’intérêt du pays le commande.

Si nous voulons bâtir une société de l’intelligence, les talents s’utilisent, ils ne se brident ni se tuent, quel que soit leur bord politique. Macky Sall l’a compris, qui avait promis, au cours de sa campagne électorale victorieuse de 2012, d’aller chercher les doués partout où ils puissent se trouver pour les mettre au service du Sénégal.

S’il a pu composer avec des personnes qui le combattaient, le président Sall peut a fortiori transcender leurs malentendus pour travailler avec Mamadou Lamine Diallo qui fut l’un de ses fervents souteneurs à l’occasion du deuxième tour de la présidentielle de 2012 qu’il a remporté contre Abdoulaye Wade. Le sieur Diallo doit toutefois être réaliste, pour ne pas ne pas priver le Sénégal de son expertise au nom d’une ambition présidentielle dont il n’a pas le poids électoral.

Cheikh Yérim Seck







Vidéo- Gamou 2018: Ce que pense Serigne Moustapha Sy de la mystique…
















Vidéo- Ce que Serigne Moustapha Sy a dit à son envoyé chez Serigne Mountakha à propos des élections

Serigne Moustapha Sy est le président d’honneur du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur). A ce titre, il a engagé son parti à l’élection présidentielle de 2019. Ce qu’ il a fait savoir au khalife général des Mourides. « Tu lui diras que mon parti ira à l’élection présidentielle », a-t-il dit à Serigne Cheikhouna Mbacké Abdoulawadoud qui était son envoyé au près du khalife.

















Ce que prépare le Parti socialiste pour son candidat Macky Sall

YERIMPOST.COM En attendant que la grande coalition Benno Bokk Yaakaar n’investisse son candidat le 1er décembre, le parti que dirige Ousmane Tanor Dieng va sortir le grand jeu. Un meeting d’investiture pour officialiser son soutien à la candidature du président sortant pour la prochaine présidentielle est prévu à la date du 26 novembre prochain. A cet effet, le secrétariat exécutif national s’est réuni ce mercredi, le bureau politique est convoqué samedi. Une première dans l’histoire de ce parti qui, depuis sa création, a toujours misé sur un candidat issu de ses rangs dans un scrutin aussi crucial qu’une présidentielle.







Ce que Malick Gakou pense du PSE…

YERIMPOST.COM L’aveu du ministre de l’Economie et des Finances sur la situation économique du pays prouve que le Plan Sénégal émergent (PSE), tant vanté par le régime, est un échec. C’est le point de vue de Malick Gakou. Le leader du Grand parti (Gp), qui présentait aux Sénégalais son dossier de candidature à la présidentielle de 2019, est largement revenu sur la situation économique du pays. « N’est-ce pas ce gouvernement qui nous chante une croissance fulgurante qui vient d’admettre l’échec cuisant et le désastre budgétaire causé par les effets néfastes du PSE sur notre société ? », a-t-il déclaré. Et Gakou d’ajouter: « Oui ! Le PSE est une calamité économique pour le Sénégal et le gouvernement du président a le mérite, in fine, de le reconnaître comme pour sonner le glas de ce régime aux antipodes de la sauvegarde des intérêts de notre pays. »

Ce que pense Alioune Tine de l’affaire Cheikh Diop

YERIMPOST.COM La tentative d’immolation qui a causé la mort de Cheikh Diop ne devrait pas être rangée aux oubliettes. C’est le directeur régional d’Amnesty International qui le pense. Alioune Tine, interrogé par nos confrères de Dakaractu, interpelle l’État pour que les responsabilités soient situées et une enquête, ouverte. «On doit savoir la détresse qui l’a poussé à vouloir s’immoler et qu’on tire les conséquences de droit et les conséquences pour le futur pour que ça ne se répète plus», a-t-il préconisé.







Serigne Mbacké Ndiaye: « Ce que j’ai fait pour Karim Wade, même son père ne l’a pas fait ! »

YERIMPOST.COM Sa lecture de la situation que traverse le Parti démocratique sénégalais (Pds) est toute simple: le Pds de 88, où des gens étaient prêts à mourir pour Me Wade, n’est pas le Pds d’aujourd’hui où personne ne lève le plus petit doigt pour quelqu’un d’autre. Serigne Mbacké Ndiaye décrit ainsi ce qu’il a tenté en vain d’éviter en appelant aux retrouvailles de la grande famille libérale, au lendemain de la débâcle de 2012. L’ancien ministre d’Abdoulaye Wade soutient avoir fait pour Karim Wade ce que personne, pas même son père, n’a fait pour lui. Cette page du Pds et de la famille Wade définitivement tournée, Serigne Mbacké Ndiaye dit se consacrer exclusivement à la réélection de son candidat Macky Sall…

Vidéo- Sorry Kaba: « Si j’étais le président Macky Sall, ce que j’accorderais à l’opposition »









CE QUE JE PENSE de Me Mame Adama Gueye

Comme beaucoup de concitoyens, J’ai appris avec une grande surprise la décision de l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de revenir sur sa décision de se présenter aux élections présidentielles.
Connaissant l’homme de principe que j’ai pratiqué, c’est une décision mûre et concertée.
La décision bien que diversement appréciée demeure à mon point de vue légitime et pertinente. De Mame Adama comme on l’appelle affectueusement, la justice et le droit sont plus qu’un viatique. Ils sont les charpentes d’un idéal républicain. J’ai effectivement toujours cru que l’homme politique et Avocat à la cours bénéficie d’une capitale sympathie chez les sénégalais qui voit en lui un homme de droit arborant fièrement les principes d’éthique lié à son métier et sur son combat constant face aux dérives de Dame justice.
Reconnu au Sénégal et à l’international comme acteur incontournable de la lutte contre la corruption et la concussion, la crédibilité de Me Mame Adama Gueye, ne fait l’ombre d’aucun doute.

Et Maintenant. .
Cher Mame Adama, je vous réitère mes propos d’un vendredi soir à Plateau dans votre somptueux cabinet ou vous m’aviez reçu. J’ai toujours cru comme beaucoup de sénégalais que vous êtes de ceux qui incarnent une probité sans précédent. Cependant nombreux peine difficilement à accéder à la profondeur de votre humanité. Dotée d’un charisme épiphanique, doublé d’une autorité naturelle, il vous incombe de cultiver le rapprochement entre vos instances politiques et le Sénégal des profondeurs. J’ai noté beaucoup d’avancées sur ce plan comparées aux années précédentes. Nullement besoin de rappeler l’effet que cela fait de cultiver ce rapprochement.








Enfin…
Ce point de vue personnel peut bien fausser les règles de bienséance. Il m’a semblé opportun de rappeler aux concitoyens les qualités humaines irréprochables d’un orfèvre du droit qui paraît être un ovni de la politique politicienne.
Je vous encourage vivement à poursuivre la lutte et à oeuvrer pour l’intérêt des concitoyens pour la revalorisation de leurs conditions de vie.

Ton Ami de toujours..

Assane NIANG

Vidéo- Ousmane Sonko répond à ses détracteurs: « Ce que Wade m’a dit ce matin… »









Vidéo- Barthélémy Dias: « Ce que j’ai enduré en prison… »









Messieurs dames du Forum Civil, ne faîtes pas ce que vous fustigez tous les jours !!!

YERIMPOST.COM Par l’intéressant facteur personnel de Mouhamadou Mbodj, intellectuel raffiné au bagout certain, le Forum Civil s’est imposé dans la société civile sénégalaise, à la faveur des années 2000, comme une sentinelle de la transparence et de la bonne gouvernance.

Mbodj n’est plus… Ses successeurs s’entre-déchirent aujourd’hui pour hériter de cette antenne sénégalaise de Transparency International. Deux tendances s’en disputent le leaderhip: une dirigée par le très acerbe et ultra-médiatisé Birahim Seck, et une autre incarnée par l’avocat Me Moussa Félix Sow, qui défendit l’Etat du Sénégal dans nombre de dossiers sensibles, réputé donc plus commode.

Dans cette guerre de tranchées, le Forum Civil offre le visage d’une lutte triviale pour le pouvoir, d’une vulgaire guerre pour des privilèges, avec ses coups tordus, ses croche-pieds dans les médias, ses communiqués et contre-communiqués à tous égards ressemblants à ceux des politiciens ordinaires…




Dernier coup d’éclat en date, ce communiqué du 13 septembre de la section thiessoise de l’organisation qui se démarque de l’AG d’une des tendances prévue à… Thiès.

Le pire, c’est qu’il n’échappe pas à aucun observateur averti que le Forum Civil est déchiré par les calculs de ses responsables à la veille de l’échéance électorale cruciale de février 2019. Il est traversé par les micmacs politiciens et autres complots pour lesquels il étripe les quidams politiques à longueur d’année.

Comme tout le monde, ces messieurs et dames passés maîtres dans l’art de donner des leçons de probité et de désintéressement se battent pour des postes auxquels sont attachés des privilèges. Diriger le Forum civil c’est, entre autres retombées, être membre es-qualité du Conseil économique, social et environnemental avec les juteux avantages y attachés. C’est aussi une position privilégiée pour bénéficier des prébendes issues de ce que l’économiste Amady Aly Dieng appelait « le voyagisme missionniste », « la séminarite aiguë » et « le per-diemisme ».

Le militantisme rétribué est certes aussi partagé que le bon sens. Le Forum Civil ne doit pas pour autant nous donner à voir les maux qu’il fustige à longueur de colonnes et d’ondes des médias. Cette force symbolique de la démocratie sénégalaise doit se ressaisir et retrouver une exemplarité à la hauteur de son positionnement sur la scène publique.




Cheikh Yérim Seck

Ce que Tanor Dieng pense de sa succession à la tête du PS

YERIMPOST.COM La direction du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng y est, et compte y rester. Au moins pour quelque temps. En clair, à la fin de son mandat, Ousmane Tanor Dieng sera candidat à sa propre succession au poste de secrétaire général dudit parti. C’est lui-même qui l’a révélé à l’émission le Grand Jury à la Rfm.

Toutefois, le président du HCCT (Haut conseil des collectivités territoriales) exclut toute ambition présidentielle. «Il est temps de laisser la place à la jeune génération. Mais je n’ai pas de candidat, parce que je n’ai pas le droit d’en avoir».


Ce que je retiens de la sortie de Robert Bourgi !

Maitre Robert Bourgi est un homme très influent mais aussi très reseauté. Les mystères de la politique française et africaines lui sont connues. Le Sénégal en l’occurence, est son pays de naissance et d’adoption. A 73 ans, son point de vue est à égale distance des acteurs politiques par le regard neutre et objectif qu’il porte sur les faits. Maitre Bourgi nous confirme que le leadership du président Macky Sall n’est plus à démontrer sur l’international, parce que la place du Sénégal dans le concert des nations est sans commune mesure par rapport à sa superficie. Point n’est besoin pour s’en convaincre que lui qui préside aux destinées du pays soit respecté par ses pairs dans le monde entier. Pas étonnant que ses politiques publiques majeures autant que ses options de gouvernance soient inscrits sous le sceau de l’ouverture et de la performance. Macky a déjà gagné. C’est ce que Maitre Bourgi nous dit. Il ne nous dit pas que Macky lui convient. Il nous dit que Macky convient au Sénégal. Le rapide survol des candidats en lice lui permet de faire un tri sur du connu. Il a travaillé avec Diouf collaboré avec Wade et Idrissa et rencontré Macky et Karim plusieurs fois. Ce franco sénégalais nous donne un visage humain de Macky sall et nous prévient de toute errance dans des candidatures que porteraient des lobbys étrangers. En atteste pour Maitre Bourgi celle de Monsieur Idrissa Seck qui s’égare dans son intelligence en pensant qu’il peut gagner les présidentielles qui pointent à l’horizon, en passant par des intermédiaires ou lobbies extérieurs au point de parler de MAAKA BAAKA pour un homme qui se dit pieux. D’après Bourgi la façon dont Monsieur Idrissa Seck veut aborder les présidentielles ne correspond pas à la réalité du monde d’aujourd’hui. Il est dans une dynamique archaïque parce que basant une grande partie de sa stratégie politique sur l’extérieur faisant abstraction du fait que ce sont les voix des sénégalais qui compteront en 2019. Ce n’est pas la France qui élit un candidat. Monsieur Idrissa Seck sera battu en 2019 par le candidat Macky sall nous dit Maitre Bourgi. Karim Wade selon lui serait le fils de son père Wade sans être sénégalais en atteste la fait qu’il ne soit pas en mesure de manier la langue nationale ou plus exactement le Wolof. Donc un frein à sa candidature qui est selon Bourgi utopique. Objectivement Maitre Bourgi plaide pour la pacification parce que le deuxième mandat de Macky est une adhésion du peuple sénégalais. L’ingérence de la France Afrique est révolue. Très réservé sur le procès en cours il n’en a pas moins appréhendé tout le sens le dernier mot revenant à la justice. De tous Khalifa Sall aurait eu le meilleur profil point de vue que nous ne partageons pas. Il est clair que ce dernier est célèbre par le procès qui porte son nom mais pas par son aura auprès des sénégalais. Il semble que Bourgi a opté comme la majorité des sénégalais : Macky gagnant au premier tours.




Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Ce que les khalifes de Ndiassane, de Thiénéba et de la famille Ndiéguéne ont dit aux leaders de l’opposition

YERIMPOST.COM Au cours de cette journée du 1er juillet 2018, les leaders de l’opposition réunis au sein du Front patriotique pour la défense de la République ont rendu visite aux khalifes de Ndiassane, de Thiénaba et de la famille Ndiéguéne de Thiès. L’objectif de Mamadou Decroix et cie au cours de cette tournée est claire: sensibiliser les chefs religieux sur les velléités de fraude du pouvoir à l’occasion de la présidentielle de février 2019, demander à ces autorités d’intercéder afin d’éviter des affrontements dans le pays…

En choeur, les trois khalifes ont déclaré partager les préoccupations de leurs hôtes à propos de la transparence du scrutin à venir, proclamé que Macky Sall doit accepter d’ouvrir un dialogue avec ses opposants mais que ces derniers doivent y aller lorsqu’il les y invite.

En clair, les guides religieux rencontrés ont réaffirmé leur volonté de jouer leur rôle de garants de la paix sociale, tout en clamant observer de près ce qui va se passer.



Ce que le sélectionneur de la Colombie pense du match contre le Sénégal

YERIMPOST.COM Contre le Sénégal, demain jeudi, à Samara, les Colombiens s’attendent à un match difficile. Selon le sélectionneur argentin de l’équipe colombienne, le Sénégal est une équipe crédible. « Nous devons être très forts pour battre le Sénégal. Nous espérons pouvoir casser la force de cette équipe qui possède des joueurs rapides et forts. C’est une équipe défensive, mais qui a gagné en confiance et en crédibilité après ses bons résultats », a déclaré Jose Pekerman.




Ugb: Ce que les étudiants souhaitent après la reprise des cours

YERIMPOST.COM Les cours ont bel et bien repris à l’Université Gaston Berger de Saint Louis (Ugb). Le long mouvement d’humeur des étudiants, suite à la mort de leur camarade Mouhammadou Fallou Sène, a causé beaucoup de perturbations sur le calendrier universitaire. Mais les étudiants souhaitent des cours de rattrapage pour combler le temps perdu. Selon eux, une « session unique » ne fera pas l’affaire.

Seulement, cette doléance n’est pas encore à l’ordre du jour au niveau des instances suprêmes de l’Université.



Affaire Prodac: Ce que réservent les jeunes de Rewmi à Mame Mbaye Niang

YERIMPOST.COM Le scandale de Prodac fait sortir les jeunes de Rewmi de leurs gonds. Ils comptent pousser le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, jusqu’à ses derniers retranchements. Face à la presse, les poulains d’Idrissa Seck qualifient l’affaire Prodac de «carnage financier». Selon eux, toute la procédure de passation du marché entre le ministère de la Jeunesse et l’entreprise Green 2000 a été biaisée dans le seul souci de détourner de l’argent. C’est pourquoi Mory Guèye et ses camarades demandent au procureur de la République de s’auto-saisir. À défaut, ils se disent prêts à lancer une pétition pour que des poursuites judiciaires soient enclenchées contre Mame Mbaye Niang.

Le scandale du Prodac porte sur un marché de 29.600.536.000 TTTC FCFA attribué sans appel d’offres à la société israélienne GREEN 2000. « Sur la consistance des travaux, il a été fait mention de la mise en place de 4 cœurs de DAC de 130 ha et non de DAC complets : cette nuance incompréhensible sur le libellé des clauses contractuelles est une stratégie utilisée pour surfacturer l’offre financières du projet », ont-ils asséné.



Vidéo- Idrissa Seck: « Ce que j’avais dit à Wade et que Macky n’a pas fait. »

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