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Cheikh Yérim Seck

Aminata Tall, prototype de l’homo politicus senegalensis traditionnel

YERIMPOST.COM Je lis, à travers le journal Source A, dans sa parution de ce jeudi 16 mai, que Aminata Tall, qui a trôné ces six dernières années sur le Conseil économique, social et environnemental (Cese), du nom de cette institution aussi budgétivore qu’inutile, a géré cette structure dans une bamboula digne d’une République bananière. Non contente d’y avoir recruté ses neveux, tantes, oncles, amis et tutti quanti, elle y disposait d’un parc automobile riche de… huit voitures de fonction.

Rien de surprenant ! Aminata Tall est de cette école, de cette génération de politiciens dont l’échec cuisant a plongé le Sénégal dans une régression chronique 60 ans après notre indépendance. Suivant le code génétique de cette génération, faire la politique, c’est se caser dans la durée pour vivre ad vitam aeternam aux crochets de l’Etat. Cette race de politiciens est experte dans l’art du positionnement personnel pour jouir de prébendes et faire profiter famille, amis et alliés de privilèges, surtout indus.

Aminata Tall était ministre sous Abdou Diouf, ministre sous Abdoulaye Wade, présidente du Cese sous Macky Sall. Alors qu’une lourde divergence autour de la gestion du fonds de la décentralisation les avait éloignés sous Abdoulaye Wade, elle a réussi, à la veille de l’élection de Macky, à se rapprocher de lui pour devenir l’un des premiers servis au banquet de la deuxième alternance démocratique survenue en 2012.

C’est un euphémisme: Aminata Tall sait durer… Comme ces politiciens de métier et de carrière vissés sur les strapontins de la République qui s’engraissent avec leurs familles et leurs amis au détriment de goorgoorlous exsangues qui ne voient même plus le diable pour lui tirer la queue, pour reprendre le trait d’humour noir d’un observateur ulcéré par le quotidien des damnés de la débrouille ordinaire.

Cette façon de consommer la politique donne sa force au discours d’Ousmane Sonko qui trouve un écho auprès d’une jeunesse révoltée par ce saccage du Sénégal et animée d’une phobie aiguë des prébendiers de l’Etat et autres braqueurs de la démocratie. Dans leur viseur, tous les politiciens de l’époque et de l’espèce d’Aminata Tall.

Ils ont fort raison, au regard de l’état de ce pays au bout de 60 ans de népotisme caricatural, de « partagisme » imbécile et de politique-business. Le Sénégal a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes qui brûlent d’une passion de l’intérêt général. Tous les prototypes de l’homo politicus traditionnel doivent disparaître.

Cheikh Yérim Seck

Le jeûne est un miracle scientifique

YERIMPOST.COM En ce début du mois béni de Ramadan, votre blog préféré vous faire lire ce texte documenté du site Islamweb qui démontre que le jeûne est un miracle scientifique…

 

Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété « (Coran: 2/183). Allah, exalté soit-Il, nous informe dans ce noble verset qu’Il a prescrit le jeûne et l’a institué pour toutes les générations. Les livres d’Histoire nous informent que les Perses, les Romains, les Indiens, les Grecs, les Babyloniens et les anciens Egyptiens pratiquaient le jeûne et le considéraient comme une œuvre pie. Les chrétiens et les juifs le pratiquaient et le pratiquent encore, mais sous d’autres formes inventées qui les ont fait dévier du véritable sens du jeûne.
Allah, exalté soit-Il, fait fonctionner tous les êtres vivants selon un système équilibré pour qu’ils obtiennent leur nourriture selon leurs besoins. L’être humain fait exception à cette règle. On constate ainsi que l’appétit de l’animal dépend de son véritable besoin ou de ce pour quoi il est assujetti. Il peut arriver qu’il s’abstienne de manger pendant une longue période comme dans le cas de l’hibernation chez certains animaux. Il peut arriver aussi qu’un animal prenne des repas à des intervalles très espacés, comme dans le cas de certains serpents, ou qu’il s’abstienne de manger en périodes de maladie, de blessures ou de fractures, comme c’est le cas des chevaux, des chiens, des chats et autres, ou lorsqu’il envisage de faire un voyage, d’émigrer ou de se reproduire, comme c’est le cas des saumons et de certains oiseaux et mammifères.
Mais Allah, exalté soit-Il, a donné à l’homme le choix et le libre arbitre, et c’est pour cette raison que son désir de nourriture peut ne pas correspondre à ses véritables besoins et que l’on peut le voir avaler plus que nécessaire, surtout lorsque différents genres d’aliments lui sont disponibles. « L’être humain à notre époque, a dit un savant, ne mange pas parce qu’il a faim, mais plutôt pour satisfaire son désir de nourriture, ce qui fait que l’excédent de ces aliments s’accumule dans son corps. Ceci cause un déséquilibre dans sa composition en éléments divers, les poisons s’accumulent dans ses tissus, donnant ainsi lieu à des dysfonctionnements et à des maladies ».
Les dangers et les nuisances qui résultent d’un excès de nourriture en dehors d’horaires réguliers ou de règles sont réels et indiscutables. Un scientifique a dit à ce propos : « Il va sans dire que le fait de manger de manière ininterrompue représente un lourd fardeau pour le métabolisme du corps. Le fait de renoncer à cette habitude réduit largement la sécrétion des hormones du système digestif et de l’insuline, ce qui préserve la vie de l’être humain et lui permet de mener une vie meilleure et plus longue. Les expériences scientifiques ont prouvé que les souris de laboratoire qui mangent un jour sur deux vivent 63 semaines de plus que leurs semblables à qui on permet de manger quand bon leur semble. Par ailleurs, ces souris étaient plus actives durant les dernières semaines de leur vie. »

Avec le début de l’époque de la renaissance scientifique en Europe, les savants se mirent à demander aux gens de ne pas trop manger ni abuser des plaisirs de la table, et ils proposèrent alors de pratiquer le jeûne pour remédier à ce problème. Un de ces savants dit en s’adressant à son peuple : « Ô pauvre Italie, ne vois-tu pas que la gourmandise mène à la mort de tes citoyens plus qu’une épidémie ou une guerre dévastatrice. Ces festins honteux (avec ces images de banquets et de gloutons) qui sont très répandus de nos jours sont aussi dangereux que les guerres les plus violentes. Voilà pourquoi nous ne devons pas manger plus que ce qui est indispensable pour faire fonctionner notre corps convenablement. Tout excédent de nourriture nous procure un plaisir momentané, mais nous devons en fin de compte en subir les conséquences à savoir la maladie, voire la mort dans certains cas ».
Tout cela n’est-il pas un témoignage en faveur du miracle scientifique contenu dans le hadith où le Messager (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit :
« Jamais le fils d’Adam n’a rempli de récipient pire que son ventre. Il suffirait pourtant au fils d’Adam de prendre quelques bouchées pour subvenir à ses besoins. Et même s’il lui en fallait absolument davantage, qu’il réserve donc le tiers de son estomac à sa nourriture, le deuxième tiers à sa boisson et le dernier tiers à sa respiration. » (Tirmidhî, Ibn Mâdjah et al-Hâkim).
Ils témoignent, avec leurs paroles et leurs recherches, en faveur du hadith du Messager (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) alors qu’ils ne le connaissent pas et que leurs dogmes vont diamétralement à l’encontre du credo islamique.
Parmi les moyens les plus modernes pour remédier à l’obésité de nos jours est de fixer un ballon dans l’estomac de telle sorte qu’il en occupe le tiers pour limiter la quantité de nourriture et de boisson, tout en laissant ainsi vide le tiers de l’estomac. Les résultats de cette thérapie de l’obésité sont remarquables. Allah, exalté soit-Il, dit, en toute vérité, en parlant de Son Messager (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) (sens du verset) ainsi : » et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée. « (Coran : 53/ 3-4).

Voilà pourquoi Allah, exalté soit-Il, a prescrit le jeûne : pour purifier l’âme de l’être humain et pour corriger son comportement ainsi que pour le protéger contre les maux et les fléaux qui peuvent l’atteindre dans son âme comme dans son corps suite à la consommation exagérée et continuelle de nourriture ; Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « mais il est mieux pour vous de jeûner ; si vous saviez ! » (Coran : 2 /184), c’est-à-dire : si vous saviez les mérites et les avantages du jeûne, avantages qui se sont manifestés à notre époque pour ceux pour qui le jeûne est obligatoire et ceux qui, tout en en étant dispensés, peuvent le supporter.

© 2019, IslamWeb

Les musulmans du Sénégal doivent boycotter l’Institution Sainte Jeanne d’Arc

YERIMPOST.COM L’Institution Sainte Jeanne d’Arc, présente au Sénégal dans l’enseignement privé catholique, a soulevé une vive protestation suite à l’annonce de sa décision d’imposer, à partir de la rentrée de septembre 2019, le port de l’uniforme habituel et la tête non couverte pour les garçons comme pour les filles.

L’ONG Jamra, gardienne symbolique de nos valeurs religieuses, a publié un communiqué documenté pour « alerter l’Etat sur le radicalisme de Sainte Jeanne d’Arc ». D’autres organisations et personnalités ont également élevé la voix contre une décision culturellement vexatoire et religieusement outrageante.

Sous le prétexte fallacieux de défense de la laïcité ou de l’uniformisation des sexes, cette institution catholique a posé un acte éminemment militant. Militant contre notamment l’Islam qui impose le port du voile aux filles et aux femmes.

Pareille attitude est d’autant plus scandaleuse qu’à coup sûr, les « soeurs » officiant dans l’institution vont continuer à porter leurs voiles en forme de bonnet de pharaon. Il ne suffira pas pour justifier cette discrimination d’invoquer l’argument selon lequel Jeanne d’Arc est une institution d’enseignement privé catholique. Elle s’est choisi pour vocation de dispenser un enseignement général payant à des élèves majoritairement musulmans dans le contexte du Sénégal. Donc de former des jeunes issus de familles, de cultures, de religions à respecter !

Le nouveau règlement est une attaque brutale contre ces élèves, contre leurs parents, et contre leur croyance. La laïcité n’est pas contre les religions, elle est pour le respect de toutes les religions. Aucune tolérance ni aucun compromis d’aucune sorte ne doit anesthésier le peuple et l’Etat du Sénégal face à une telle mesure ! Les musulmans de ce pays sont certes tolérants, mais il faut arrêter de heurter leurs convictions.

Si Sainte Jeanne d’Arc ne retire pas cette décision scandaleuse, l’attitude minimale des adeptes de l’Islam consistera à retirer leurs enfants de cette institution. Après tout, celle-ci n’est pas une organisation caritative. C’est une prestataire de services payants.

Ne serait-ce pour le symbole, et par égard pour l’Islam, cette grande religion révélée devenue la plus pratiquée et la plus dynamique du monde, les musulmans du Sénégal doivent boycotter l’Institution Sainte Jeanne d’Arc.

Cheikh Yérim Seck

Vidéo- Cheikh Yérim Seck appelle Sonko à prouver ses dires à propos des 94 milliards

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REPLAY – Face2Face – Invité: Cheikh Yérim Seck – 21 Avril 2019

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L’insolence sidérante de Philippe Bohn à l’égard d’Aliou Sall et de Souleymane Ndéné Ndiaye

YERIMPOST.COM Mais pour qui se prend Philippe Bohn ? Sur quelle terre conquise se croit-il ? Sur quelle terra nullis pense-t-il se trouver ? Il est vrai qu’il n’y a pas encore 60 ans, le Sénégal était une colonie, un territoire sous domination dans lequel des colons blancs dictaient la loi, imposaient le travail forcé et prélevaient l’impôt per capita…

Si ce passé récent à l’échelle de l’histoire multi-séculaire des nations a pu laisser des séquelles, il ne justifie nullement l’irrespect caricatural du Français Philippe Bohn, bombardé à la tête d’Air Sénégal SA, pour les autorités du Sénégal qui, faut-il le rappeler, est devenu indépendant.

Placer un étranger à la tête du pavillon sénégalais pose déjà un problème d’orgueil national, au regard de la foultitude de compétences sénégalaises dans le domaine du transport aérien. Comme si cette pathologie ne suffisait pas, les problèmes de comportement de M. Bohn l’aggravent chaque jour davantage par des fautes symboliques.

Par incompétence ou par désinvolture, voire par vénalité, le patron de la nouvelle compagnie aérienne n’a pas pris à temps les dispositions utiles pour obtenir les autorisations afférentes à la circulation de l’Airbus A 330 Néo chèrement acquis par l’Etat du Sénégal et fièrement réceptionné par Macky Sall, le 31 janvier 2019.

Résultat des courses, ce fleuron de notre flotte ne vole par sous pavillon sénégalais, mais… sous licence de Hifly, une petite compagne aérienne portugaise basée à l’aéroport de Béja, à Lisbonne, disposant d’une modeste flotte de 8 appareils, et « spécialisée dans l’affrètement d’avions dans le monde entier sur des contrats à moyen à long terme pour les compagnies aériennes, les voyagistes, les gouvernements, les entreprises et les particuliers. »

La location de la licence Hifly coûte évidemment une fortune. Lorsque Aliou Sall, directeur de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), actionnaire unique d’Air Sénégal SA, a voulu -légitimement- voir clair dans le contrat qui lie cette compagnie à Hifly, Philippe Bohn le lui a remis, mais, tenez-vous bien, après avoir flouté tous les chiffres et clauses financières contenus dans le document. En France, Bohn ne se serait jamais permis cette conduite plus insolente que l’insolence ! Comme quoi les chiffres doivent rester une affaire entre Blancs, et ne doivent pas être portés à la connaissance des autorités de la colonie Sénégal !

Philippe Bohn est allé plus loin dans l’irrespect. A l’insu du conseil d’administration, et de son président, Souleymane Ndéné Ndiaye, il a déplacé le siège de la compagnie du centre-ville aux Almadies, dans des locaux qu’il a aménagés à coups de centaines de millions et qu’il a loués à plus de 10 millions mensuels. Lorsque l’ancien Premier ministre a convoqué une réunion du conseil d’administration afin de lui signifier son licenciement pour cette faute lourde, Bohn ne s’est pas présenté…

Difficile de faire plus fort dans l’insulte aux autorités sénégalaises, aux Sénégalais, au Sénégal…

Cheikh Yérim Seck

Vidéo: Cheikh Yérim SECK liste les attentes pour le second mandat de Macky SALL

L’AFP annonce la mort clinique de Benno Bokk Yaakaar

YERIMPOST.COM Ce dimanche 10 mars, le directeur de cabinet de Moustapha Niasse, par ailleurs chargé des élections au sein de l’Alliance des forces de progrès (AFP), a fait une déclaration malheureuse, symptomatique de l’état de déliquescence dans lequel se trouve l’alliance politique victorieuse de la présidentielle du 24 février 2019.

Alors que Macky Sall, le candidat élu porté par Benno Bokk Yaakaar (BBY), n’a pas encore prêté serment, Bouna Mohamed Seck a lâché: « L’AFP, créée pour conquérir le pouvoir, aura un candidat issu de ses rangs en 2024. » Pareille tirade, qui rompt d’avec toute logique d’alliance, sonne comme le constat d’une vérité implacable. Créée entre les deux tours de la présidentielle de 2012, Benno Bokk Yaakaar, qui se vantait d’être l’alliance à la plus longue longévité de l’histoire politique du Sénégal, a bouclé son cycle de vie.

A la faveur du second mandat de Macky Sall, qui ne peut pas en briguer un troisième, ses alliés ne se donnent même pas la peine de le laisser démarrer son mandat pour étaler leur ambition de lui succéder. Cette attitude est un aveu terrible. Elle met en évidence l’essence purement électoraliste, politicienne, de BBY. Si celle-ci procédait d’une vision partagée du Sénégal, d’un accord sur un programme commun de gouvernance du pays, elle serait aujourd’hui plus préoccupée à accompagner Macky Sall pour réaliser ses promesses qu’à se laisser aller à des tactiques politiciennes.

L’AFP n’est d’ailleurs pas seule dans cette dynamique tacticienne. L’autre allié, le Parti socialiste (PS), n’a, quant à lui, pas attendu la proclamation officielle des résultats de la présidentielle par le Conseil constitutionnel pour réclamer publiquement plus de postes ministériels dans le futur gouvernement de Macky Sall. L’heure est à l’émergence des egos et aux manoeuvres pour se tailler de bonnes portions au cours du « partage du gâteau »!

Le très politique Macky Sall comprend mieux que quiconque que Benno Bokk Yaakaar a perdu toute âme rassembleuse pour se muer en un épouvantail au service de calculs particuliers. Le pronostic vital de cette alliance qui ne l’est plus que de nom est engagé. Si ses membres vont tenter de la maintenir artificiellement en vie pour les subsides du pouvoir, elle peut atteindre la fin avant le terme du quinquennat…

En tout état de cause, BBY ne sera plus jamais une machine à gagner les élections au Sénégal. Depuis la réélection de Macky Sall, ses jours sont comptés. La sortie fort prématurée de l’AFP indique que l’alliance a dépassé le stade de la maladie grave pour atteindre celui de la mort clinique.

Cheikh Yérim Seck

M. le président, ne cédez pas au chantage indécent de ces soi-disant alliés

YERIMPOST.COM M. le président, ce 24 février 2019, le peuple sénégalais a voté dans la sérénité. Le taux inédit de participation et la majorité qui vous a été accordée dès le premier tour traduisent une satisfaction face à votre bilan à la tête du pays au cours du premier septennat, mais également une volonté de vous voir continuer à inscrire notre pays dans la modernité économique et démocratique.

Mais, alors même que les résultats officiels n’avaient pas encore été proclamés par le Conseil constitutionnel, le Parti socialiste, prétendument votre allié, a rué dans les brancards pour réclamer plus de postes dans votre prochain gouvernement. Pareille attitude traduit un manque de respect pour nos institutions, un mépris pour les préoccupations de notre peuple et un chantage exercé contre vous à des fins d’extorsion de strapontins et de privilèges. Vous ne devez pas y céder. Le message électoral du 24 février est beaucoup trop sérieux. L’enjeu de l’heure est beaucoup plus transcendant. Le bal des charognards autour de la dépouille du Sénégal est devenu insupportable aux yeux d’une opinion publique de plus en plus exigeante.

Face au défi que votre réélection vous pose, vous ne devez vous laisser ni intimider ni prendre de vitesse. L’élection présidentielle dont nous sortons est, comme disait De Gaulle, la rencontre d’un homme avec son peuple. Ce n’est pas un scrutin de liste. C’est vous qui avez été élu sur la base de votre coefficient personnel, à partir de ce que vous avez déjà fait et au regard de l’espoir que vous suscitez.




Ces soi-disant alliés, qui ne sont en réalité alliés qu’à leurs intérêts propres, au point de chahuter la gravité du moment, n’ont jamais eu les faveurs du suffrage universel, en dépit de moult tentatives. En désespoir de cause, ils se sont rangés derrière vous. Ils sont autant de wagons accrochés à la locomotive Macky Sall pour pouvoir arriver à la station du pouvoir. Ce sont eux qui existent par vous, et non l’inverse. Après sept ans où vous leur avez donné plus qu’aux membres de votre propre parti, vous ne leur devez plus rien.

Et puis, M. le président, la solennité du moment vous invite à une réflexion sur ce que vous devez aux Sénégalais et sur la place que vous comptez occuper dans l’Histoire. Vous pouvez décider de rester un homme politique voire un politicien seulement soucieux de pouvoir, donc capable de tous les compromis voire compromissions pour en jouir avec tranquillité. Vous pouvez également choisir de placer votre second mandat au service d’une seule priorité: faire les ruptures indispensables au progrès de ce pays. Cela passe par le refus de tout « partage du gâteau », par la nomination des Sénégalais les plus compétents, et par l’application de solutions rigoureuses aux problèmes du pays.




M. le président, vous ne devez pas faire moins bien que Paul Kagamé du Rwanda, Jakaya Kikwete de la Tanzanie et Abiy Ahmed de l’Ethiopie. Ces leaders qui forcent aujourd’hui le respect n’ont pas plus de patriotisme ni plus de compétence ni plus d’atouts pour réussir que vous. Le recul de notre pays, si stable et si riche en ressources humaines, est un scandale auquel vous devez mettre fin. Vos soi-disant alliés ont leurs calculs, ayez les vôtres. Brûlez d’un souci de patriotisme et d’un désir de postérité. Ce faisant, vous allez dépasser l’histoire pour entrer dans la légende.

Cheikh Yérim Seck

Vidéo- Cheikh Yérim Seck explique les raisons du triomphe de Macky Sall

Débouté à la Cedeao, Karim Wade a confondu combat politique et communication droit-de-lhommiste

YERIMPOST.COM Ce 4 mars, la Cour de justice de la Cedeao a rejeté le recours qui lui avait été soumis par Karim Wade contre sa non-inscription sur les listes électorales du Sénégal. En d’autres termes, la juridiction sous-régionale a décidé que les droits du candidat inabouti du Parti démocratique sénégalais (Pds) n’ont pas été violés. Que sa non-inscription sur les listes, fruit de sa condamnation pénale, ne viole pas « son droit fondamental de participer librement à la direction des affaires publiques de son pays. »

Pareille décision a provoqué l’ire de ses avocats qui s’en sont pris à cette cour de justice qu’ils ont tant chérie de par le passé pour avoir déclaré que la CREI n’avait pas respecté les normes d’un procès équitable dans le cadre de la poursuite contre leur client. Ces avocats promettent d’ailleurs de recourir au Comité des droits de l’homme de l’Onu…

Vous avez bien lu: alors que Macky Sall a été réélu et que le Sénégal a tourné la page de l’élection, Karim Wade va continuer à faire dans l’agitation juridictionnelle à l’international pour n’avoir pas été autorisé à y participer ! Comme si, dans une ultime manoeuvre de diversion, il s’abrite derrière ce juridisme stérile pour occulter le faux bond fait à ses militants auxquels il avait assuré qu’il viendrait au Sénégal pour imposer sa participation à la présidentielle.

Après avoir menacé d’un retour fracassant, Wade-fils s’est en effet ravisé après avoir appris, disent certains, que des travaux de rafraîchissement étaient entrepris au niveau de la cellule de la prison de Rebeuss qui était apprêtée pour l’accueillir. Il a donc clairement fui le combat, au grand désarroi des karimistes et autres sympathisants qui l’attendaient. Or, seul un rapport de force, au Sénégal, contre le pouvoir, dans la séquence pré-électorale, pouvait lui offrir une chance de voir Macky Sall fléchir…

Toute autre fausse bataille juridictionnelle hors du Sénégal, qui n’aura de toute manière aucun impact sur l’ordre juridique interne, n’est que fuite en avant.

Karim Wade a été mis en prison, gracié à sa demande, exilé, extirpé des listes, exclu de la candidature… par un pouvoir qui s’est succédé à lui-même le 24 février. N’ayant pas eu le courage de venir mener le combat politique sur le terrain, il doit moins faire parler de lui depuis les palais qataris où il coule un exil doré.

En voulant faire dans le dilatoire, celui qui a confondu combat politique et agitation juridictionnelle à l’international a aggravé son cas. La Cour de justice de la Cedeao a acté la légalité de sa non-inscription sur les listes électorales. En clair, il est d’ores et déjà – légalement- exclu des élections locales de 2019, législatives de 2022 et présidentielle de 2019. Sauf si Macky Sall, dans sa magnanimité légendaire (!), sans que plus rien ne puisse l’y contraindre depuis sa réélection, veut bien user de sa majorité parlementaire pour lui accorder l’amnistie !

La politique est cruelle pour les fuyards et autres poltrons. La bataille pour le pouvoir ne se livre pas par procuration, ni par tribunaux internationaux interposés, encore moins par les artifices d’une communication droit-de-lhommiste…

Cheikh Yérim Seck

Idrissa Seck vit un rêve… Comment sera le réveil ?

YERIMPOST.COM A la faveur d’un parfait alignement des planètes, Idrissa Seck, sur qui nul ne misait un penny il y a à peine quelques semaines, est devenu la révélation de cette campagne électorale. Une photo de lui en boubou blanc immaculé barre la une du dernier numéro de Jeune Afrique, l’hebdomadaire africain basé à Paris. Le prestigieux journal français Le Monde lui a consacré un article, écrivant que le soutien à lui apporté par le maire révoqué de Dakar, le très populaire Khalifa Sall emprisonné depuis vingt-trois mois pour malversations financières, est susceptible de faire basculer la présidentielle du 24 février 2019.

Alors qu’il était devenu un prétendant lambda au trône de Macky Sall, celui que ses compatriotes surnomment « Idy » est revenu aux premières loges suite au rejet par le Conseil constitutionnel des candidatures de 22 des 27 déposants. L’essentiel de ces recalés (dont des personnalités de premier plan comme Khalifa Sall, Malick Gakou, Pape Diop, Cheikh Hadjibou Soumaré, Abdoul Mbaye, Bougane Guéye Dany, Mamadou Lamine Diallo, Amsatou Sow Sidibé…) a fait front commun pour soutenir le candidat de la coalition Idy 2019. Cette mobilisation exceptionnelle a, tout d’un coup, davantage crédibilisé Idrissa Seck et élargi la base populaire de sa candidature.

Le fait est historique: c’est la première fois qu’un compétiteur à une élection présidentielle au Sénégal bénéficie, dès le premier tour, du soutien de 14 candidats, de 80 partis politiques, de plus de 40 maires pour la plupart non membres de son parti… Il est également porté par des personnalités qui, à l’instar de Mamadou Diop Decroix, secrétaire général d’AJ-Pads, n’étaient pas candidats mais jouissent d’une influence certaine sur l’échiquier politique.

Signe de la montée vertigineuse du champion d’Idy 2019, il a totalement submergé, en l’espace de quelques jours, « le candidat des réseaux sociaux », Ousmane Sonko, pour s’imposer comme le challenger du président en exercice, Macky Sall. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le viseur des porte-flingue du pouvoir s’est subitement déplacé de Sonko à Seck. La légitimité populaire a rejoint la légitimité historique.

Vieux crocodile du marigot politique sénégalais, directeur du cabinet présidentiel puis Premier ministre sous Abdoulaye Wade, patron politique et supérieur hiérarchique sous Wade de Macky Sall, Idrissa Seck tient une revanche sur ce dernier qui, contre toute logique de préséance, l’a coiffé au poteau en 2012 pour s’emparer du trône et devenir le quatrième président du Sénégal.

Ce duel frontal est parti pour être le dernier mais aussi le plus crucial entre les deux hommes. Candidat en exercice, bénéficiaire de la prime du sortant, titulaire d’un bon bilan, surtout en milieu rural, Macky Sall n’est pas un adversaire facile. D’autant que la détention de l’appareil d’Etat constitue un avantage comparatif souvent décisif dans le contexte d’un pays africain.

Mais Idrissa Seck, manifestement requinqué, est entrain de faire une campagne modeste, mesurée, efficace… bref, de mener une opération d’image qui gomme peu à peu les défauts qui lui ont toujours collé à la peau… Une élection présidentielle étant par nature un référendum, il va capitaliser sur ces mécontents de tout acabit des années Macky.

Dans la nuit du 10 au 11 février, arrivé à Madina Yéro Foulah après minuit, il a trouvé une foule nombreuse qui lui a arraché cette phrase: « Je suis à présent convaincu que nous allons gagner. » Le candidat de la coalition Idy 2019 est sur un nuage. Il surfe sur une vague de popularité. Ses marches orange font foule. Il s’est imposé comme l’alternative à Macky Sall. Et se prend à rêver du sacre suprême. Le réveil, au soir du 24 février 2019, sera-t-il brutal ou souriant ? Seul Dieu qui, dans la théologie musulmane, donne le pouvoir, sait si cet homme robuste de 60 ans, fils d’un petit commerçant et d’une parolière, va monter sur le trône de la République.

Cheikh Yérim Seck

Me Wade, vous ne devez pas mettre le feu à ce pays pour les beaux yeux de votre fils

YERIMPOST.COM Notre « Gorgui » à nous, le patriarche national, Abdoulaye Wade, du haut de ses 93 hivernages, nous a promis un retour au Sénégal ce 07 février 2019, après plusieurs mois où il a séjourné à Doha, aux côtés de son chouchou, Karim Wade.

Que va-t-il nous amener comme « seurithieu » (« cadeau d’arrivée », en wolof) ? De son propre aveu, dans une déclaration prononcée le 05 février, sous les lustres de sa luxueuse résidence de Versailles, dans la banlieue chic de Paris, il nous apporte une contestation du processus électoral en cours et une belligérance contre le pouvoir. Wade a annoncé sa volonté d’user de sa capacité de nuisance pour empêcher l’élection présidentielle prévue le 24 février prochain de se tenir.

Pourquoi ? Parce que son fils, Karim Wade, candidat déclaré de son parti, le Parti démocratique sénégalais (Pds), a été éliminé du scrutin pour cause de condamnation pénale. Ce crime de lèse-majesté (de lèse-prince, plus précisément) insupporte celui qui dirigea le Sénégal de 2000 à 2012 au point qu’il ait décidé, plus que nonagénaire, de replonger dans le très rude terrain de la contestation politique.

Le symbole est dévastateur: candidat déclaré et recalé, Karim Wade, en dépit de promesses répétées de retour à ses souteneurs, a fini par « sous-traiter » le combat à son père, jetant un Abdoulaye Wade émoussé dans la bataille pour garder son confort douillet d’invité princier à Doha. « L’aurait-il fait s’il était de culture typiquement sénégalaise ? », se demandent, de façon récurrente, les Sénégalais.

C’est à la limite son problème si Wade père consent à être l’agneau du sacrifice. Après tout, les passionnés de tragédies antiques mettent beaucoup tout sur le compte de l’amour filial.

Ce qui est problématique, par contre, c’est que le père nous promette le bruit et la fureur parce que son fils ne peut pas être roi. C’est que Wade-père laisse Wade-fils au chaud, sous les ors, lambris et dorures des palais de Doha, pour venir souffler le feu sur les enfants des Sénégalais qui vivent dans notre pays.

Beaucoup de choses se sont passées au cours de ces derniers mois, dont des coupures d’eau et des conflits estudiantins, sans interpeller outre mesure Abdoulaye Wade. Il s’est éloigné du Sénégal après la libération de son fils, et n’y est revenu qu’à l’occasion des élections législatives de juillet 2017. Lorsqu’il a échoué à renverser la majorité parlementaire, c’est-à-dire à frayer la voie du palais au « candidat du Pds », il est reparti… Pour ne revenir qu’après la disqualification dudit candidat par le Conseil constitutionnel…

Ce rapport au Sénégal, qui se décline à travers le seul objectif de porter Karim Wade à sa tête, est plus scandaleux que le scandale. Madické Niang l’a appris à ses dépens. Avocat, averti de la grave hypothèque qui pesait sur la candidature du fils, ce fidèle parmi les fidèles de la famille a eu l’outrecuidance de se poser en alternative pour pouvoir canaliser l’électorat du Pds. Mal lui en a pris: il a essuyé et continue d’essuyer les foudres du père. Le calcul de Wade est aussi froid et cynique: tant qu’à faire, il vaut mieux une non-candidature qu’un candidat pour occuper le trône de son parti dont seul son fils peut et doit hériter.

Le retour au bercail de Wade, ce 07 février, n’a donc rien de transcendant. Il s’inscrit dans une stratégie de reconquête familiale d’un pouvoir perdu par les urnes. Une stratégie si personnelle ne doit pas conduire les enfants d’autrui, qui font office de chair à canon alors que l’enfant de Gorgui est en sécurité, à casser et à brûler. Abdoulaye Wade, qui a dépassé l’âge canonique où même Dieu est indulgent avec lui, peut se targuer d’avoir fait creuser à Touba sa tombe où il est prêt à aller reposer. Nos compatriotes, eux, à majorité jeunes, souhaitent vivre.

Le Sénégal ne doit pas être brûlé, aucun Sénégalais ne doit être blessé, encore moins tué, pour une cause si triviale. Nul, pas même Abdoulaye Wade, n’a le droit de mettre le feu à ce pays pour les beaux yeux de son fils…

Cheikh Yérim Seck

Vidéo- Cheikh Yérim Seck, même Macky Sall doit voter pour Sonko (Seydou Bocoum)

Avec Gakou, Khalifa, Hadjibou, Pape Diop et d’autres, Idy est devenu un candidat XXL

YERIMPOST.COM Dans la soirée d’hier, 30 janvier 2019, Malick Gakou, candidat recalé de la Grande coalition de l’espoir/Suxxali Senegaal, a rendu publique une déclaration dans laquelle il indique avoir reçu mandat de ladite coalition pour soutenir Idrissa Seck à l’occasion de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Homme de réseaux, trait d’union de l’opposition, maître d’oeuvre de la coalition Mankoo Taxawou Senegaal en 2017, Gakou travaillait tous ces derniers jours, depuis le rejet définitif de sa candidature par le Conseil constitutionnel, à construire un large rassemblement autour du champion de la coalition Idy 2019. En un temps record, il a réussi à convaincre y compris les plus sceptiques.

Au moment où ces lignes sont écrites, l’ex-président de l’Assemblée nationale puis du Sénat, Pape Diop, l’ancien Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré, et lui-même, Malick Gakou, forment l’ossature d’Idy 2019. Ils vont être rejoints dans les jours à venir par Khalifa Ababacar Sall, détenu à la prison de Rebeuss, recalé par le Conseil constitutionnel, qui a confié à ses proches son intention de soutenir celui qui lui laissa la tête de liste de la coalition Mankoo Taxawou Senegaal qu’ils partagèrent lors des élections législatives du 30 juillet 2017.

En dehors de ce noyau dur, presque tous les autres candidats éconduits par le juge des élections (à l’exception de quelques-uns comme Aïssata Tall Sall et Aïda Mbodj qui ont ou vont rejoindre Macky Sall) ont déjà ou sont en cours de donner leur accord pour soutenir Idrissa Seck.

Vieux crocodile du marigot politique sénégalais, directeur du cabinet du président de la République puis Premier ministre sous Abdoulaye Wade, « Idy », comme le surnomment les Sénégalais, se retrouve donc, à la faveur d’un parfait alignement des planètes, dans la position de challenger du président en exercice, candidat à sa propre succession. Ce n’est que logique politique ! De tous les quatre candidats de l’opposition à cette échéance cruciale de février prochain, Idrissa Seck est en effet celui qui est revêtu de la plus forte légitimité historique.

Patron politique de Macky Sall au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds, la formation de Wade dont ils sont tous deux issus), et son supérieur hiérarchique jusqu’en avril 2004, Idy a subi une longue traversée du désert depuis sa défenestration de la primature. Soutien de Macky lors du 2e tour de la présidentielle de 2012 remporté par celui-ci, il a pris ses distances, un an plus tard, avec le nouveau président élu pour basculer dans une opposition radicale. Idrissa Seck est, au regard de leur histoire commune, l’adversaire légitime de Macky Sall à l’occasion de cette présidentielle.

D’autant qu’Abdoulaye Wade, leader d’un Pds sans candidat, dont l’électorat est donc à prendre, va sinon se résoudre à l’adouber, du moins observer une neutralité bienveillante à son égard. Aucune autre posture de Wade ne se comprendrait, lui qui est en conflit ouvert avec Madické Niang (lequel a osé une candidature dissidente au sein du Pds, défiant le mot d’ordre « Karim Wade candidat ou rien ») et qui a des liens forts avec Pape Diop et Cheikh Hadjibou Soumaré, deux soutiens engagés d’Idy.

S’il tire les leçons de ses erreurs passées de communication, mène une campagne électorale humble et audible par les électeurs, Idrissa Seck va être un sérieux prétendant au trône de Macky Sall. A 60 ans, cet homme robuste à la tête de félin est une bête politique arrivée à pleine maturité. Un candidat XXL…





Cheikh Yérim Seck

Pape Alé, relis bien les articles de Yerimpost te concernant (Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM Pape Alé, j’ai été surpris par ta réaction aux deux articles de Yerimpost relatant ton actualité avec la 2stv et son patron, Elhadji Ndiaye.

Le premier est une « enquête » de Khadim Mbaye, un confrère qui a recueilli la version de Elhadji Ndiaye et la tienne, et que nous avons publiée à la rubrique « Réflexion ».

Le second article est une reprise pure et simple d’un texte de Libération que le journaliste de Yerimpost a pris le soin de citer.

Dans un cas comme dans l’autre, Yerimpost, agrégateur de réflexions et d’informations venant de la presse et de tous les autres observateurs, n’est pas l’origine directe des articles te concernant.

Voici les précisions que j’ai tenu à te faire. Sois rassuré que s’il s’était agi pour Yerimpost de commettre un article propre sur toi, tu aurais été contacté. D’autant que, comme tu le sais, j’ai ton numéro de téléphone sur lequel il nous arrive toi et moi de nous parler.

Je ne reviendrai pas sur les commentaires désobligeants, estimant que, comme cela peut arriver à nous tous, ton propos a dépassé ta pensée.

Confraternellement…

Cheikh Yérim Seck







Cheikh Yerim Seck sur l’affaire des 94 milliards: « Sonko doit s’expliquer, il ne peut se dérober… »

Cheikh Yerim Seck: « Je suis d’accord avec Macky Sall sur l’idée du parrainage… »

Révélations sur ce qui se trame au sein de l’opposition

YERIMPOST.COM Les procès-verbaux du Conseil constitutionnel, qui excluent de facto 19 candidats à la candidature sur 27, ont causé un véritable traumatisme au sein de l’opposition. Nombre de personnalités (Pape Diop, Abdoul Mbaye, Bougane Guéye Dany…) ont été littéralement sonnées par le rejet de leur candidature. Il a fallu l’habileté du très politique Mamadou Diop Decroix pour convertir ce choc en force de mobilisation.

Pourtant membre d’une coalition dont le candidat, Karim Wade, n’a pas -encore- été recalé, Decroix a stimulé le regroupement de tous pour rejeter le parrainage et planifier des actions. Toute l’opposition s’est donc retrouvée autour de l’idée de la journée d’action du 8 janvier pour riposter aux décisions du Conseil constitutionnel et décrier le processus électoral dans son ensemble.

L’opposition ne s’en est pas limitée là. Yerimpost est en mesure d’écrire que, durant les rencontres bilatérales et globales de ces derniers jours, tous les adversaires de Macky Sall, que leurs candidatures aient été rejetées ou reçues, ont convenu de développer une synergie afin que tous les votes qu’ils escomptaient restent dans l’escarcelle de l’opposition.

Dans un premier temps, ils vont tous combattre contre les procès-verbaux sortis des officines du Conseil constitutionnel. Et, à partir du 20 janvier, date officielle de la proclamation de la liste définitive des candidats, tous les leaders de l’opposition ont adopté le principe de former des coalitions autour de ceux d’entre eux qui seront sur les starting blocks de la présidentielle.

L’objectif est de créer un effet de masse pour crédibiliser les candidatures de l’opposition et rallier le maximum d’électeurs à leur cause. Pareille stratégie résistera-t-elle aux calculs de ceux d’entre eux restés sensibles aux sirènes du pouvoir ? Le Parti démocratique sénégalais (Pds, ex-formation au pouvoir) sortira-t-il comme un bloc de l’invalidation programmée de la candidature de Karim Wade ? Rien ne garantit que certains des caciques du parti d’Abdoulaye Wade ne vont pas rejoindre Macky Sall une fois actée la non-candidature de Wade fils…








Cheikh Yérim Seck

Ce que je pense de la nomination de Mamadou Sy Tounkara par Macky Sall

YERIMPOST.COM Le brouhaha déclenché par la nomination de Mamadou Sy Tounkara comme conseiller spécial du président de la République n’est pas encore retombé que je mêle ma voix à la clameur publique. Je ne serai peut-être pas audible, mais l’envie de sortir ce qu’il y a dans mes tripes me brûle.

D’abord, je regrette, moi qui ambitionne d’être un intellectuel attaché à un débat politique de qualité, qu’une identité remarquable comme le professeur Tounkara soit ôtée des plateaux de télévision pour être anesthésiée sous les ors, lambris et dorures du pouvoir.

Ce professeur de métier, reconverti en présentateur de télévision est à la fois une plume acerbe, une voix impertinente, un administré exigeant, un critique atavique… bref un citoyen cultivé. Au cours de ces dernières années, il a réussi à s’imposer comme l’un des censeurs du pouvoir, à force de lettres ouvertes, de contributions, de coups de gueule et de critiques en forme de sermons. Mais aussi à force de corriger le président de la République, ses ministres et ses directeurs généraux en orthographe, en grammaire et en syntaxe.

C’est ce Tounkara qui va manquer au public à la faveur de sa phagocytose par le pouvoir. D’où les nombreuses réactions l’accusant d’avoir trahi sa ligne et abandonné cette cause de salubrité publique pour sa promotion personnelle. On peut comprendre cette posture, même si aucun esprit censé ne peut l’approuver.

Il ne relève en effet d’aucune vérité biblique qu’un lanceur d’alerte, un influenceur, un polémiste… ne peut pas franchir le Rubicon pour passer de la contestation à l’action. Mamadou Sy Tounkara, dépositaire d’une compétence avérée qui confère une pertinence à ses sorties, doit pouvoir « servir son pays », pour reprendre l’expression usuelle.

Macky Sall, qui l’a nommé conseiller spécial, s’était d’ailleurs engagé, au cours de sa campagne électorale victorieuse de 2012, à aller chercher les compétences, partout où elles peuvent se trouver, pour les agréger dans l’intérêt du pays. L’argument selon lequel Tounkara ne devait pas être nommé parce qu’il ne milite pas dans le bord politique du président, ou parce que les postes doivent être réservés aux partisans de ce dernier, est tout bonnement fallacieux. Les états d’âme d’apéristes frustrés ne font pas une politique.

Si l’on peut regretter que la nomination de Mamadou Sy Tounkara dégarnisse un peu plus la masse critique du pays, ce ne sera pas plus mal s’il donne à son nouveau patron des conseils utiles à améliorer les choses. Après tout, on ne critique pas pour critiquer. On critique pour pousser à mieux faire…

Et puis, après tout, la vie n’est pas faite que de pensée, de critiques, de contemplation… « La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne pas se regarder vivre », a dit, à juste raison, Nicolas Chamfort.








Cheikh Yérim Seck

Quand Cheikh Yérim Seck recevra-t-il le Grand Prix du chef de l’Etat pour le journalisme ?

Au Sénégal, les grands journalistes dits d’investigation sont souvent confrontés à un climat de défiance. S’ils ne sont pas tout simplement séduits puis attirés dans les grâces du pouvoir central en échange de leur plume, ils sont victimes d’une certaine opinion qui leur reproche leur proximité avec ces mêmes dirigeants politiques.
En ce qui concerne Cheikh Yérim Seck, ce n’est pas seulement à cause de son style sophistiqué ou de sa technique de communication qu’il est devenu un leader d’opinion, mais aussi à son génie d’entreprendre et d’innover, à sa grande lucidité quand il s’agit d’aborder un sujet d’actualité ou d’analyser la situation politique du moment.
L’homme qu’on ne présente plus a bâti sa célébrité à Jeune Afrique comme journaliste de 2001 à 2010. Il rentrera ensuite dans le cercle très restreint des grands décideurs où il a su imposer sa marque notamment auprès de chefs d’état africains et du monde pour trouver la bonne information. Dans sa quête d’ouverture, il voyage beaucoup pour rencontrer des hommes influents ou des décideurs du continent. D’éminentes personnalités politiques ou hommes d’affaires sont inscrits dans son carnet d’adresse. Paris, Conakry, Abidjan, Ndjamena, Lomé restent des métropoles qu’il connait parfaitement.
Autrement dit, ce journalisme bourré de talent, juriste de formation, ne manque pas d’ambition quand il décide de rentrer au Sénégal pour fonder une presse en ligne et booster de façon incroyable le paysage médiatique. Pour ceux qui ne connaissent pas son brillant parcours, du magazine panafricain de Paris où son aventure de journaliste a débuté, l’homme s’était illustré sur les plateaux de télé et de radio. On se rappelle ses analyses dans l’émission Afrique Presse, émission coproduite par Rfi et TV5Monde. Dans cette émission, chaque semaine, les journalistes de la presse africaine et internationale décryptent l’actualité du continent. Un débat animé par les journalistes Denise Epoté Durand (TV5Monde) et Assane Diop (RFI) en compagnie de confrères ou consœurs invités. Le débat tourne autour de trois sujets d’actualité, choisis parmi les thèmes les plus forts de la semaine. Sur ce plateau, Cheikh Yérim Seck a laissé sa marque. A J.A et sur les antennes de RFI/TV5, les médias sénégalais le découvrent. C’est ainsi qu’il sera invité à débattre sur les chaines sénégalaises : Walf-TV, RFM, RTS, TFM, Africa7, etc. Cheikh Yerim, en véritable vedette a été l’un des rares journalistes sénégalais qui a gagné l’estime de Wade qui lui accorda plusieurs entretiens.
Alors, comment Cheikh Yérim pourrait-il refuser ses services éclairés à un Chef d’état sénégalais ? Voilà la question que je voudrai poser ici à tous ceux qui pensent à tort que Cheikh Yérim roule pour Macky Sall ? Si c’est le cas, qu’est-ce qui le lui empêcherait si le président le sollicitait ?
Ses démêlées avec la justice n’ont ni terni son image, ni altéré ses critiques contre le pouvoir. Il est resté égal à lui-même avec le sens de la mesure et du bon dosage pour chaque sujet. Yérim, comme on le sait, a souvent fait des critiques acerbes contre certains hommes politiques, tout en se montrant complaisant avec d’autres. C’est sans doute ce qui lui valut d’être traité de prétentieux ou de donneur de leçons.
Seulement disait l’autre : Quand il vous caresse dans le sens du poil, ce n’est pas innocent, quand il vous tire dessus, il y a anguille sous roche. Alors, vous êtes homme politique d’envergure, un homme d’affaire redoutable, à vous de choisir votre sort sous sa plume, de définir l’angle sous lequel vous désirez que Cheikh vous attaque ».

Quelles que soient les circonstances, Yérim campe sur ses positions avant-gardistes, déroule ses stratégies, révèle son côté volage au cours des débats et sa confiance en lui-même. Dès qu’il s’agit de donner son avis sur des sujets d’actualité, il y va sans langue de boa. N’avait-il pas prédit dès le début de cette affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar que, quel qu’en soit l’issue, Khalifa Sall sera lourdement condamné par la justice, alors que beaucoup n’y croyaient pas encore ? Pour ne citer que celui-là.
Yerimpot, ne le perdons pas de vue, ouvre une nouvelle ère dans la presse en ligne. Pour cette seule raison, Cheikh mérite le grand prix du chef de l’Etat pour le journaliste. Son journal suivra certes la ligne éditoriale qu’on lui connait mais ne se perdra pas dans ses obligations avec les hommes politiques qui veulent tout contrôler. Je souhaite en ce début d’année que ce joyau offert à notre pays continue de rayonner encore. Nous pouvons tous compter sur cet outil précieux qui restera l’un des facteurs puissants qui va transformer de plus en plus les médias actuels au Sénégal et l’opinion en général.
Cheikh qui est entrain d’écrire les plus belles pages de sa vie peut être fier. En tout cas, nous le sommes de lui. Désormais, il va falloir compter avec lui sur le champ médiatique sénégalais où il s’impose en signant des articles captivants et crédibles à la fois.
Cheikh Yérim déborde d’imagination. L’obsession qu’il a de son noble métier lui donnera t-il un jour l’idée de mieux s’impliquer dans la formation des jeunes d’Afrique qui ont envie de devenir comme lui, de grands journalistes.
Une Ecole de Journalisme virtuel ou sur terre implantée à Dakar ? Qui sait !!! En tout cas, Cheikh ira toujours au-delà de ce qu’on croit possible.
Vive Yerimpost. Bonne et heureuse année 2019.

Mamour BA auteur : La femme du diable publié chez Harmattan.
E/mail : niorodurip123@yahoo.fr

(Vidéo) Cheikh Oumar Anne tranchant et sans langue de bois

Premier carton rouge de la campagne électorale à Pape Diop !

YERIMPOST.COM Votre blog préféré décerne le premier carton rouge de cette campagne électorale à Pape Diop, leader de Bokk Gis Gis, candidat à la candidature. Motif ? Des propos malveillants à l’endroit du président de la République ! Au cours de sa cérémonie d’investiture, celui qui fut maire de Dakar et président de l’Assemblée nationale a décrit l’attitude de Macky Sall vis-à-vis de ses opposants comme étant celle d’un « homosexuel » !

Crime de lèse-majesté et dérapage grave de la part d’une personnalité de si haut rang qui occupa de très hautes fonctions au sein de l’Etat ! Les propos en cause sont indignes du Sénégal, un pays de civilités où les rapports sont traditionnellement fondés sur la courtoisie et le respect mutuel !

Cette campagne électorale ne fait pas exception aux règles de convivialité et de cohabitation pacifique qui ont toujours régi notre société. Carton rouge à Pape Diop pour ce premier dérapage verbal de la présidentielle de 2019!

Cheikh Yérim Seck







Groupe consultatif: Les vraies raisons d’un succès

YERIMPOST.COM La réunion du Groupe consultatif, qui s’est tenue à Paris les 17 et 18 décembre 2018, a abouti à des résultats bien au-dessus des attentes de l’Etat du Sénégal. Alors qu’il escomptait 2850 milliards de francs cfa des bailleurs de fonds internationaux, notre pays en a obtenu 7356.

Ce résultat est le reflet de la grande qualité de la signature du Sénégal sur les places financières internationales. Il récompense les efforts entrepris par les autorités de notre pays ayant généré un taux de croissance flirtant avec les 7%, un taux d’endettement contenu à 47% du PIB et un taux d’inflation maintenu en-deça de 2%.

Les milliers de milliards de francs cfa misés sur notre pays indiquent la confiance placée par la communauté financière internationale dans le leadership économique de Macky Sall. Mais aussi dans sa réélection à la présidentielle de février 2019. Car, même le plus piètre des gestionnaires ne mise pas un penny sur un chef d’Etat sur le départ. Ce n’est pas pour rien que le Groupe consultatif organisé en 2011, à quelques mois de l’élection qui a emporté Abdoulaye Wade, s’est soldé par un fiasco total.

Les résultats de ce Groupe consultatif sont donc le reflet d’une confiance dans la qualité mais aussi dans la continuité du leadership du président Sall. Mais pas seulement.

La pluie de milliards sur notre pays est également le fruit d’une diplomatie financière menée à pas de charge, au cours des deux mois précédant la réunion, par Amadou Bâ, le très réseauté ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. L’argentier de notre pays n’a pas ménagé ses efforts pour aller à la rencontre des plus grands décideurs financiers de la planète afin de les convaincre de continuer à soutenir les performances réalisées par notre économie.

Etre un bon ministre des Finances, dans le contexte d’aujourd’hui, c’est disposer d’un carnet d’adresses étoffé de grands noms de la finance mondiale.

Signe de la densité du réseau d’Amadou Bâ, son homologue français, Bruno Le Maire, pris dans de nombreux engagements ce lundi 17 décembre, a bousculé son agenda pour être présent à la réunion du Groupe consultatif et porter un plaidoyer en faveur du Sénégal.

De mémoire d’observateur, c’est la première fois qu’un officiel français de ce rang assiste à une réunion de Groupe consultatif autour de notre pays… Il n’y a aucun hasard dans le succès de cette rencontre. Le résultat est toujours au bout de l’effort…

Cheikh Yérim Seck







Cyberpolitique et démocratie virtuelle (Par Cheikh Yérim Seck)

Internet a changé les rapports sociaux, les méthodes de travail et les canaux par lesquels les hommes se parlent et se comprennent. Il change également chaque jour davantage l’art de faire de la politique.

Le 15 avril, le premier débat opposant Gordon Brown, David Cameron et Nick Clegg, les trois candidats à la primature britannique, a été organisé suivant la formule du « débat politique augmenté ». Ce tout nouveau concept amène des spectateurs à s’impliquer en temps réel dans les discussions via des réseaux sociaux comme Twitter et Facebook. ITV, la chaîne de télévision qui a diffusé la confrontation entre les trois concurrents, a mis en place une plate-forme web permettant à chaque internaute de suivre en direct le débat sur son ordinateur, de le commenter en interagissant avec les autres internautes, et de disposer d’outils synthétiques et d’analyse des réactions en temps réel…

Conçu à la base comme un véhicule de l’information, internet est devenu l’instrument d’une participation citoyenne à la vie démocratique. Avec lui, écrit Alexandre Emch, expert en e-communication, « les électeurs se sentent mieux écoutés, mieux compris, et ont, pour la première fois, la possibilité de donner leur opinion sur des forums et à travers des groupes communautaires thématiques. En effet, grâce à des supports innovants comme les communautés de type Facebook, la WebTV ou les podcasts, vecteurs d’une communication dynamique, les hommes politiques ont vu leur visibilité croître, ces médias leur permettant de véhiculer leurs idées et programmes plus facilement et d’entrer en relation one-to-one avec chacun de leurs électeurs ».

Le Net est devenu l’outil par lequel les plus jeunes s’initient à la politique. Également la porte d’entrée pour tous ceux qui s’intéressent à la vie publique de leur pays et que les partis rebutent. Barack Obama est l’un des premiers hommes politiques à l’avoir compris, qui a amassé plusieurs millions de dollars en faisant contribuer les internautes à sa campagne victorieuse de 2008 et conquis via la Toile la majorité des suffrages des plus jeunes.

Adhésions en ligne, quêtes de fonds, systèmes d’alerte par SMS, propagandes via les réseaux sociaux, fédérations virtuelles, communautés de blogs, WebTV… le terrain de la lutte pour le pouvoir se déplace peu à peu des lieux publics qui abritaient les manifestations populaires aux écrans des ordinateurs. Le discours d’Obama sur la race, long de 63 minutes, vidéo la plus regardée de la dernière campagne électorale américaine, a été vu par 6 millions de personnes sur Youtube, la plus importante plate-forme de partage de films au monde, riche de 1 milliard d’unités.

Internet ne fait pas qu’aider à faire élire. Il contribue à amplifier les causes de la société civile et des sans-voix.

En dépit de la « fracture numérique », l’Afrique n’est pas en marge de ce mouvement universel. Ses militants altermondialistes, écologistes, droits-de-l’hommistes… s’indignent et dénoncent sur leurs sites respectifs et sur les réseaux sociaux. Ses chefs d’État et ceux qui cherchent à leur ravir la place tissent leur toile sur Facebook, Hi-5, Netlog… En attendant que l’ordinateur, l’électricité et la connexion au réseau deviennent accessibles au bachelier de Siguiri ou à l’ouvrier de ­Bobo-Dioulasso…









Cheikh Yérim Seck

Moustapha Niasse en deuil

YERIMPOST.COM Nous venons d’apprendre la triste nouvelle. Le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, a perdu sa mère. Abyssata Thiam a été rappelée à Dieu ce lundi en fin d’après-midi, à Istanbul, en Turquie, à l’âge de 104 ans. Son corps sera à Dakar ce mercredi. Elle sera enterrée à Keur Madiabel







Lu sur Cheikh Yérim Seck à travers le web

YERIMPOST.COM Cheikh Yérim Seck ne laisse pas indifférent. Chacune de ses sorties médiatiques suscite réactions et commentaires. Son récent passage à Faram Facce, sur la Tfm, a soulevé quelques écrits. Nous vous offrons à lire deux de ces articles…

 

Il parait très connivent, très tendre avec l’oeuvre du chef de l’Etat « le Sénégal au cœur ». Ce qui n’est pas vraiment dans ces habitudes. Le journaliste Cheikh Yerim fait la ronde des médias pour faire le travail de la cellule de communication de la Présidence : faire la promo du livre. Ce qui me pose à demander s’il n’est pas l’
écrivain fantôme.
Un « nègre » littéraire, prête-plume ou écrivain fantôme est l’auteur sous-traitant anonyme d’un texte signé par une autre personne. Certes, c’est un terme raciste. D’ailleurs on est en train de discuter d’un éventuel remplacement de l’expression «nègre littéraire» par «prête-plume». Et pour servir de prétexte au livre de Macky Sall, « Sénégal au cœur », je soupçonne Cheikh Yerim d’en être « le nègre ». Depuis la publication, il assure le service « après-vente » dans les plateaux télé » assurant le » riti » pour reprendre Sayyidina Abu Bakr As-Siddiq. Il est passé à deux émissions de grande audience. Il s’agit de « Tout est là » sur la 2STv et « Faram Faccé » de la Tfm. Outre l’appréciation qu’il en a fait lors de son lacement, le journaliste justifie bien cet ouvrage. Aucun sens de la critique qu’on le lui connaissait. Il est de bon usage en tant que journaliste, on prononce des jugements sur les livres qui paraissent, on tranche entre les bons et les mauvais. Rien de tel dans les interventions de Cheikh Yerim. Ce qui me fait demander s’il n’est pas « la plume » du chef de l’Etat. En tout cas, il est passé d’analyste politique à un mec chargé de gérer la promo d’un livre. Ce qui devait être le travail de la Présidence ou la maison d’édition.

Cheikh Abdou Khadre Seck, le journal impertinent

 

Respects à Cheikh Yérim! Vos détracteurs ont juste peur…

L’homme devenu journaliste talentueux à Jeune Afrique après entretien pour parler d’un de ses livres. Le Monsieur s’est battu d’arrach e-pied pour accéder là où les journalistes de formation ont toujours rêvé et n’ont jamais vu. Il a fait rêver des générations et des générations en Afrique et même dans le monde grâce à sa belle plume. Il a eu le Respect de tous ses lecteurs dont les Présidents occupent la première place et n’ont pas manqué de lui témoigner ça.
Dakar actu qu’il a créé est le site le plus crédible au Sénégal. Yerimpost est venu tacler ceux qui ne faisait que copier coller ou nous dire ce qu’on connaissait déjà. Il creuse et donne toujours la bonne info avec tous les détails.
Moi aussi je serai taxer de quoi?
Vérifiez et dites moi si ce n’est pas VRAI.
Quand on attaque un self made man comme CYS, je ne peux pas rester bouche-cousue.
Dans un débat télévisé où il était récemment invité à parler du livre du Président Macky SALL, il a permis au Sénégalais analphabète de comprendre le contenu du livre en rapportant fidèlement les paroles du Pr. Il a aussi donné son point de vue sur la relation entre Pr et première Dame. Lui, qui a eu à discuter avec le Président en privé peut nous éclaircir beaucoup de chose au delà du livre. J’ai constaté avec amertume que beaucoup de suivistes en commentaire ont attaqué L’HOMME par le biais de piètres sites en le taxant de je ne sais quoi. On arrête pas la mer avec ses bras. Sortez du sensationnel et créez des entreprises si vous voulez marquer vos empreintes dans ce pays. Ses détracteurs ne seront jamais ceux qui ont une lecture lucide de la politique du pays depuis son accession à l’indépendance. Ils ne seront pas les lecteurs de jeune Afrique à l’époque.
Je ne pense pas vos sentiments et positions personnels pour tel ou tel candidat feront raconter à Cheikh Yerim des choses fausses pour vous faire plaisir.
NEVER GIVE UP CYS!
CONTINUEZ À NOUS FAIRE DES ANALYSES!
PMD

(Vidéo) Macky Sall répond à Cheikh Yerim Seck à propos de la mystérieuse Sandrine









Malick Gakou explique le sens du geste qui lui a valu d’être arrêté

« On a dit que le dépôt des listes, c’est le 11 décembre à partir de minuit, rappelle Gakou. Je viens au Conseil constitutionnel, je trouve que Mimi Touré a ou vert une liste où l’on s’inscrit pour déposer les dossiers. J’ai récupéré la liste et l’ai déchirée. C’est illégal ! »








Malick Gackou

Après son édito sur Macky Sall et Mamadou Lamine Diallo, mes questions à Cheikh Yérim Seck (Pierre Joseph Diatta)

A l’aperçu de votre tribune de ce jeudi 22 novembre 2019 sur le portail yérimpost avec votre sceau « sans langue de bois » et qui a pour titre : Ce que Macky SALL doit faire de Mamadou lamine DIALLO, je me suis empressé de cliquer dessus pour prendre connaissance du contenu d’autant que le titre ne l’illustre pas assez bien.
L’intérêt que vous portez à M. Mamadou Lamine DIALLO au point de le suivre de très près est relatif comme vous l’avez soulignez à la qualité de son discours et à la pertinence de ses arguments. Il tient cette pertinence de ses sources qui sont très fiables et aussi de ses aptitudes intellectuelles ; qualité de ses analyses, maitrise de son sujet, la qualité de sa plume. De la même manière que vous suivez des personnes de sa trempe, d’autres personnes dont moi-même vous suivons et lisons votre moindre poste.
Celui de ce jeudi 22 novembre 2018 à susciter beaucoup de questions dont j’aimerais vous posez.
Vous dites que Macky, n’en déplaise à ses opposants, est soucieux de la bonne gouvernance.
Quels sont vos arguments pour soutenir votre assertion ?
Très récemment dans l’émission « Faram Facce » de la TFM du 25 juillet 2018, un plateau que vous avez partagez avec Monsieur Babacar Justin Ndiaye, vous aviez déploré avec la dernière énergie le fait qu’une société étrangère distribue l’eau aux sénégalais. Vous décriez la SDE et aujourd’hui celui que vous dites à qui veut l’entendre être soucieux de la bonne gouvernance ou son gouvernement à attribuer la distribution à une autre société français SUEZ pour une durée de 15 ans. Cette entreprise française se charge dorénavant de la production et de la distribution de l’eau potable à la population urbaine et périurbaine du Sénégal soit environ la moitié des 15 millions de Sénégal.
C’est quoi selon vous une adversité politique insensée entre le leader de Tekki et Macky SALL?
A ce que je sache une adversité politique n’est jamais insensée dans une démocratie ou chaque acteur joue pleinement son rôle. L’artiste Anne Bradstreet [artiste, écrivain, poète (1612-1672)] prosait que « s’il n’y avait pas d’hiver, le printemps ne serait pas si agréable : si nous ne goutions pas à l’adversité, la réussite ne serait pas tant appréciée ». Par conséquent même si l’ambition de tout parti politique est d’accéder à la magistrature suprême, son rôle dans une démocratie est plus conséquent dans la mesure où l’opposition constitue un contre-pouvoir qui joue un rôle de contrôle d’alerte et de proposition. Nous connaissons beaucoup de partis qui n’ont jamais eu le poids électoral pour gagner des élections présidentielles et qui pourtant n’ont jamais renoncé à la conquête des suffrages et ont participé à l’essor économique, politique et social de leur pays respectif.
Macky a-t-il compris que les talents s’utilisent quelques soit la bannière politique ?
L’a-t-il démontré par des actes posés?
Le constat est que avec le régime de Macky SALL aucun dialogue ou concertation n’est tenu entre les différents acteurs et ce en dépit des tensions notées et qui se sont exacerbées ces deux dernières années dans tous les secteurs : éducation, santé, économie et j’en passe. La preuve pour la crise scolaire de l’année dernière la concertation qui a en réalité dénoué la crise s’est fait dans une chambre conjugale entre un époux et son épouse avant de finir autour d’une table de déjeunée entre celle-ci et les syndicats d’enseignants.
Compose-t-il présentement avec des personnes qui l’on combattu ou a-t-il signé avec ces dernières des pactes et ou protocoles de non-agression?
La plus part des personnes listées pour répondre à la CREI sont présentement avec lui, nous font elles bénéficier de leur expertise ou ont-elles pactisé afin de garder les butins et de le soutenir et ou afin de disposer encore de nos ressources ?
Vous dites, le sieur DIALLO doit être réaliste pour ne pas priver le Sénégal de son expertise, au lieu de courir derrière une ambition présidentielle irréalisable.
Cheikh Anta DIOP n’était-il pas réaliste quand il s’était engagé en politique ?
Qui de lui et de Senghor a empêché le Sénégal de profiter des connaissances et ou de l’expertise de l’autre?
Je partage avec vous l’idée selon laquelle ceux qui sont au pouvoir doivent traiter les opposants avec égard et doivent essayer de faire bénéficier le pays de l’expertise de ses derniers.
Je suis aussi persuadé que si Macky avait tenu ses promesses de campagne électorale en 2012 qui lui ont valu le soutien des populations et de toute la classe politique d’alors, et ou du moins s’il avait considéré la disposition du statut du chef de l’opposition introduite dans la constitution après le référendum constitutionnel du 20 mars 2017, si et seulement si il alliait les intentions et ou paroles aux actes, la complémentarité des talents et ou génies ne serait pas compromise par une quelconque adversité politique.








Pierre Joseph DIATTA
pierrejo1383@hotmail.fr

Affaire Cheikh Diop: la justice sénégalaise, infernale machine à broyer du citoyen

YERIMPOST.COM La Justice est l’un des rares corps de l’Etat à porter le nom d’une vertu. C’est un pilier essentiel de la République, de la démocratie, de la vie tout court… La Justice est cette institution qui permet la vie en société par la protection des personnes et des biens de chacun. Lorsqu’un élément du corps social porte atteinte à autrui ou à l’ordre public, elle le sanctionne pour rétablir l’harmonie sociale. Cette sanction a vocation à punir la faute commise, mais aussi et surtout à reclasser socialement le fautif.

Au Sénégal, la justice, animée d’une culture du tout-répressif, malmène, casse, détruit… Tous ceux qui y ont eu la malchance de se retrouver dans les crocs de notre système judiciaire, y compris pour des infractions liées à l’exercice de libertés démocratiques, s’en tirent oblitérés à jamais, exclus de l’insertion sociale, s’ils ne sortent pas tout bonnement de prison sur une civière à destination du cimetière…

Ceux qui n’ont pas fait l’expérience de la détention ne peuvent pas se rendre compte de l’ampleur de la mortalité en milieu carcéral, de la dangerosité des conditions sanitaires, de la prégnance des actes de torture… Quiconque en doute n’a qu’à interroger certains détenus célèbres comme Karim Wade ou Assane Diouf. Leurs cas ne sont toutefois que la partie émergée de l’iceberg sous lequel croulent des milliers de pauvres et anonymes prisonniers entassés comme des sardines dans des cellules surpeuplées, nourris avec quelques poignées de main de « diagan », peu ou pas soignés…

Le cas de Cheikh Diop, dont le bras a été amputé pour cause de mauvaise prise en charge médicale, est symptomatique de l’enfer de nos prisons. Cet émigré jeté dans la jungle de Rebeuss en est sorti totalement décimé. Quand il a voulu réclamer réparation du lourd préjudice qu’il a subi, la même justice qui l’avait embastillé l’a éconduit. Plongé dans le désespoir et l’abandon, il a commis l’acte fatal qui l’a emporté… Son geste peut se comprendre, même s’il est difficile à approuver compte tenu de la charge négative du suicide dans un univers culturel musulman.

L’affaire Cheikh Diop n’est pas un fait divers à ranger aux oubliettes au gré du turnover de l’actualité. Elle invite à une réflexion et à une réforme de notre justice et de ses prisons. Parmi les urgences, il y a le bannissement du tout-prison et la formation à la culture des droits de l’homme de notre administration pénitentiaire.








Tant que le Sénégal fera l’économie de cette mutation civilisationnelle, la justice restera cette machine infernale à broyer du citoyen.

Cheikh Yérim Seck

 

Me Mame Adama Guèye, porte-étendard de l’opposition: la cruauté du symbole, la faiblesse du combat…

YERIMPOST.COM Me Mame Adama Guèye est devenu, par la force des choses, le porte-étendard d’une opposition plongée dans une profonde torpeur. Le leader de Sénégal Bou Bess, poids plume électoral, vissé autour de la barre des 1% à toutes les élections auxquelles il a pris part, est celui qui, aujourd’hui, parle et fait au nom de tous ceux qui sont censés offrir une alternative crédible au régime du président Macky Sall. Le symbole est cruel.

Le symbole est d’autant plus cruel que Me Mame  Adama Guèye lui-même n’a pas commencé par un volontariat au service de la cause de tous. Il a voulu et a déclaré son intention d’être candidat à la présidentielle de février 2019. S’étant sans nul doute heurté au filtre épais du parrainage, il a changé de fusil d’épaule et s’est proposé de « sacrifier sa candidature », consacrer son énergie à combattre pour « la sécurisation du processus électoral ».

La légitimité populaire étant le seul baromètre dans une démocratie, comment une personnalité qui n’a pu collecter 55 000 signatures pour valider sa propre candidature peut-elle s’arroger le rôle de faire et dire au nom d’une force censée réunir la majorité d’un fichier électoral riche de plus de 6 millions d’inscrits ?

L’image récurrente de cet avocat de métier, se photographiant un à un avec les candidats en lice, pour leur porter la bonne parole, est plus dévastatrice que la dévastation. Elle est le reflet de la faiblesse d’une opposition inerte à quelques mois d’une échéance cruciale. Et d’une atonie de ses leaders qui, au lieu de se faire filmer avec Me Guèye à Dakar, devaient aujourd’hui se trouver dans les profondeurs du pays pour convaincre les Sénégalais de voter pour eux.

Pire, le combat proclamé par Me Mame Adama Guèye est d’une faiblesse caricaturale. Le Sénégal n’est pas le Congo pour qu’on y porte une « sécurisation du processus électoral » qui ne parle qu’à une nomenklatura perdue dans ses calculs. Ce qui, par contre, parle aux Sénégalais, et qui devait être au coeur du débat aujourd’hui, c’est le coût de la vie, l’état de l’éducation, la situation de la santé, le chômage des jeunes, la condition féminine, la gouvernance économique et tutti quanti.

Au lieu de se laisser divertir par des gesticulations stériles, l’opposition doit se rendre compte qu’il est plus que temps pour elle de s’attaquer aux failles de la gestion de Macky Sall pour espérer l’emporter.








Me Mame Adama Guèye est fort sympathique et certainement sincère dans ses combats, en tant que membre de la société civile, pour une meilleure gouvernance du pays. Sa personne et son slogan de l’heure sont, toutefois, trop en-deça de l’ambition et du combat que doit porter l’opposition à quatre mois de l’échéance cruciale de février 2019.

Cheikh Yérim Seck

« Je vous confie à Serigne Touba »: Décryptage d’une phrase bourrée de sens

YERIMPOST.COM « Je vous confie à Serigne Touba »: telle est la réponse du khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, au chef de l’Etat, Macky Sall, qui sollicitait de lui des prières pour obtenir un second mandat à la tête du Sénégal. La phrase, retentissante, a suscité moult commentaires dans l’opinion, mais aussi dans les médias. Ces six mots, qui barrent la une de la plupart des journaux de ce matin du 26 octobre, sont interprétés de manières contrastées.








Si le quotidien national Le Soleil, média public pur et dur, voix assumée du régime, décrit la réponse du khalife général comme le gage d’un soutien franc de Touba à la candidature de Macky Sall à sa propre succession, un organe privé comme Exclusif y lit le signe d’une neutralité du guide ayant usé d’une formule-bateau pour ne pas avoir à directement prendre partie dans la compétition électorale de février 2019.

Au-delà des positions partisanes, que lire dans ces vocables ?

D’abord, l’analyse de la réponse commence par celle de l’interpellation. Dans la religion musulmane, un fidèle ne peut pas opposer un refus à son prochain qui sollicite auprès de lui des prières. Et c’est là que réside le génie politique de l’interpellation de Macky Sall. Conscient de la difficulté qu’éprouvent bien des chefs confrériques à afficher un soutien partisan, a fortiori à donner une consigne de vote, le candidat à sa propre succession est passé par le registre de la sollicitation de prières. Une requête qu’aucun musulman ne saurait rejeter…

Ce faisant, il a invité le khalife dans le débat électoral, lui arrachant des mots qui parlent fort aux oreilles des disciples mourides. Car, contrairement aux interprétations fines du microcosme politico-médiatique dakarois, la réponse de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké à Macky Sall est on ne peut plus bénéfique pour ce dernier.

Dans le fond, c’est loin d’être anodin pour les mourides, animés d’une forte fibre confrérique, d’entendre leur guide prier pour le succès d’un candidat en invoquant Serigne Touba, cette référence suprême pour laquelle ces disciples pourraient donner leurs patrimoines, leur sang, leurs vies…








Au surplus, la phrase du khalife n’est pas pure formalité protocolaire. Elle est intervenue après l’énumération de tous les projets réalisés au profit de Touba et du mouridisme par l’actuel locataire du Palais.

Comme pour boucler la boucle, le très politique Macky Sall a ouvert gratuitement Ila Touba, l’autoroute reliant Dakar à la ville sainte, à la circulation des pèlerins à l’occasion de ce Magal du 29 octobre 2018. L’écho des mots du khalife s’en trouvera amplifié si les mourides expérimentent le trajet Dakar-Touba en 1h sans arrêt…

Cheikh Yérim Seck

 

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