Blog de Cheikh Yerim Seck

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Cissé Kane NDAO

Critique de la folie des hommes (Cissé Kane Ndao)

Mon professeur de français de seconde, M. Sadio nous avait dit, quand il nous enseignait l’œuvre au programme Candide de Voltaire, que fanatique était égal à fou, mais que fou était différent de fanatique.
Comment peut-on abattre des personnes, des êtres humains sous le seul prétexte qu’ils sont de confession musulmane, et que donc quelle que soit la couleur de leur peau, ils sont de race inférieure ?
Il nous faut sur tous les continents poser un regard sur ce que l’Humanité est devenue, et ce qu’ont engendré nos civilisations dites majeures.
De Syrie où Daesh assassinait sans discernement au Yémen où nous assistons à un véritable génocide au nom d’un conflit interconfessionnel jusqu’à la dernière tuerie inqualifiable survenue en Nouvelle Zélande, le monde semble comme tétanisé par la fulgurance de l’éruption de rage et de violence qui a abouti en ces lieux à une négation totale de la vie humaine, l’homme y étant ravalé au rang de simple objet de défoulement dont le crime rituel est censé confirmer l’application d’un manifeste qui n’a pour objet que la violence, et pour unique finalité la propagation d’une haine exacerbée, portée à son plus haut degré de sauvagerie bestiale, pour susciter un conflit civilisationnel devant déboucher sur un nouvel ordre mondial appelé terreur.
La sacralité de la vie humaine est chahutée. Les règles vulgarisées par nos religions sont subverties, la liberté des uns leur a monté si haut dans la tête qu’ils en viennent désormais à considérer celle des autres comme une agression contre leur espace vital.
Nous sommes des sociétés en dégénérescence totale.
L’homme n’a plus ni tabous, ni interdits.
Les choses les plus invraisemblables se passent de nos jours, et ce qui n’était accepté ni par la religion ni par la morale est protégé désormais par la Loi.
Ne soyons dès lors pas surpris de constater ce que nous sommes devenus.
Et ça ne fait que commencer.
Simplement, que nul ne dise qu’il n’a pas été prévenu.

Alioune Tine, wate sessé !!!

Affirmer péremptoirement que le Premier Ministre a donné des résultats fantaisistes en se cachant derrière un manteau de droit de l’hommiste, c’est renier l’impartialité qui devrait caractériser la démarche de toute organisation de la société civile, et choisir de prendre position contre un camp en faveur de l’autre dans cette élection.
L’opposition a été bien représentée dans tous les bureaux de vote.
Leurs mandataires leur ont remonté les PV conformes en tous points aux résultats annoncés par la presse dans son ensemble.
Cette opposition a délibéremment décidé de renier sa défaite, et d’exiger un second tour s’abord, avant de déterminer certainement qui des deux challengers qui ne se quittent plus, certainement parce que chacun de leur camp se méfie de l’autre, avant de déterminer donc,disais-je qui des deux ferait face à Macky SALL.
Dans cette histoire saugrenue, une réalité objective, les chiffres, fait l’objet d’une interprétation polémique qui ressemble à une tempête dans un verre d’eau.
L’opposition a le droit de les contester et de proclamer unilatéralement qu’un deuxième tour est immuable.
Tout le monde devrait s’y plier.
Sa parole est d’évangile. Que nenni !
Mahammed Boun Abdallah DIONNE directeur de campagne chargé du programme de son candidat n’a quant à lui aucunement le droit de s’adresser à l’opinion publique, et de déclarer au nom de sa coalition, sur la foi des fameux PV pourtant détenus par tous les protagonistes, que son candidat a remporté la Présidentielle !
N’insultons pas l’intelligence des sénégalais.
Le Sénégal a passé l’époque où les défenseurs de droits de l’homme jouaient au martyr pour défendre les droits inaliénables du peuple sénégalais.
Les habits de juge qu’ils veulent usurper en ces circonstances sont trop grands pour eux.
Et d’ailleurs, à qui revient la prérogative de proclamer officiellement les résultats ?

 

Cissé Kane NDAO
Président ADER
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Du leadership par l’imposture

« L’imposteur est aujourd’hui dans nos sociétés comme un poisson dans l’eau : faire prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins, se fier à l’apparence et à la réputation plutôt qu’au travail et à la probité. L’imposteur vit à crédit, au crédit de l’Autre.
Notre société de la norme, même travestie sous un hédonisme de masse et fardée de publicité tapageuse, fabrique des imposteurs. L’imposteur est un authentique martyr de notre environnement social, maître de l’opinion, éponge vivante des valeurs de son temps, fétichiste des modes et des formes  » Roland Gori dixit.
Méfions-nous du pouvoir de séduction de ces pervers alors, narcissiques au point de revendiquer haut ce qu’il eût été convenu que l’opinion dise ou témoigne d’eux.
Ils sont nombreux ceux qui le matin ne pensent pas seulement à la fonction presidentielle, ils en rêvent si fort et sont tellement habités par cette passion d’être le premier d’entre nous, de conduire à notre destinée qu’ils finissent par se croire uniques, comme prédestinés.
Certains se disent nés pour être Président, d’autres affirment être l’archetype le plus achevé du nouveau sénégalais, d’autant plus que leur nom renvoie à royauté, prince, autorité !
Cela fait naître en eux une haine sourde envers celui qui dans la réalité hélas bien concrète est bien le President, car il leur apparaît comme un usurpateur illégitime.
De cette fureur sourdra dès lors un discours renvoyant au meurtre : on parle de les fusiller, dans un élan de  massacre qui condamne en même temps tous ceux qui les auront portés à cette haute station imméritée, donc le peuple dans son immense majorité qui aura choisi démocratiquement de les élire.
Méfions-nous tout autant de leurs grandes capacités d’influence et de leurs talents de psychopates servis par des  complices pouvoiristes qui rêvent de prendre, à travers eux, leur revanche sociale.
Ces pervers fantoches héros proclamés d’une révolution systémiques sont en effet  des chevaux de Troie de forces qui servent leur passion oeucuménique avec zèle et fanatisme, à l’image des Goebbels et autres terreurs du même acabit qui remplirent admirablement ce rôle envers Hitler.
Ils proclament un désir de changement enrobé de justice,  et d’un renouveau de l’État de droit en faisant appel en même temps à la fibre nationaliste de leurs compatriotes, d’où leurs vociférations anti françaises et la proclamation urbi et orbi de leur rejet unilatéral du franc CFA, parfaits bouc-émissaires pour justifier notre retard économique !
Ils n’en sont que plus dangereux encore : la révolution qu’ils appellent de leurs voeux et qui brûle en eux n’est pas en effet d’ordre idéologique seulement, elle est une révolution civilisationnelle censée imposer un nouvel ordre social à la tête duquel ils trôneront, pour servir la cause de leurs maîtres à penser, leurs mentors lugubres tapis dans l’ombre, le sabre entre leurs dents bavant de rage dégoulinante sur leurs barbichettes puant de haine devant ce qu’ils qualifient de syncrétisme et donc d’impiété en nous, et se contempler au sommet de leur gloire personnelle, satisfaits d’avoir réalisé le destin que leur délire avait incrusté dans leurs têtes maladivement tourmentées.
Allez simplement demander à ceux qui furent séduits par le nazisme, et portèrent démocratiquement Hitler au pouvoir !








Cissé Kane NDAO
Conseiller technique du Premier Ministre
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Sénégal, l’heure du choix a sonné !

« Le travail et l’ėthique sont les seuls outils du dėveloppement durable » a dit le Juge Kéba Mbaye.
OUI !
Ils fondent le leadership et le drapent d’une exemplarité qui en fonde la légitimité.
Au Sénégal où les us enseignent que « quiconque dévoile son but n’atteindra jamais son objectif », il y aurait une incompatibilité entre politique et vérité. Il faut quelquefois avoir un esprit retors et un comportement avenant, sibyllin, faire dans la langue de bois et dérouter ses adversaires en semant des leurres sur ses traces et même quelquefois précher le faux pour leur faire avouer le vrai.
Dans ce lambi goolo où chaque acteur guette la chute ou le moindre faux pas de son acolyte pour s’en gausser tout en feignant une solidarité émue, ne nous étonnons pas qu’à force de pratiquer le chacun pour soi et Dieu pour chacun, le mépris de l’opinion publique finisse par se muer en un dépit fort dédaigneux dont la principale manifestation est sa désertion des combats prétendument menés pour leur mieux-être, surtout qu’elle a vécu des trahisons qui l’auront laissée pantoise, dévastée, oubliée dans son coin pendant que les vainqueurs du jour déroulent leur propre agenda.
Le Sénégal est à la croisée des chemins.
Heureusement que le peuple mature a appris à extraire la bonne graine de l’ivraie et citoyennement, à faire le choix de la raison.
Nulle chance alors pour ceux qui prédisent le chaos de voir leur sombre dessein advenir.
Ces oiseaux de mauvaise augure n’auront cependant pas perdu leur temps : ils auront au moins chauffé leurs cordes vocales, et vécu une satisfaction fugace, celle d’attirer le regard de courroux et de voir la moue de mépris des sénégalais qui savent ce qu’ils font, si lucidement que les elections auront quelquefois réservé des déculottées historiques à des nains qui se prirent pour des ténors lors de joutes électorales passées.
Le Sénégal choisira donc sereinement son président, le 24 février.
Que ceux qui chantaient durant tout ce temps et qui sont pris au dépourvu par la sanction du parrainage danser maintenant, au son des animations des candidats qu’ils choisiront de soutenir !

Cissé Kane NDAO
President A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Citoyenneté numérique responsable pour préserver la Liberté d’Expression en ligne en période électorale

Quels sont les enjeux?

Depuis quelques années l’on assiste à l’avènement d’une transformation sociale et politique au Sénégal portée notamment par un engagement des citoyens en particulier des jeunes à participer à la vie démocratique et inverser la trajectoire politique de ce pays.

Cet engagement citoyen survint dans un environnement de transformation de la société sénégalaise liée à l’utilisation de plus en plus accrue de l’internet et surtout des réseaux sociaux avec la volonté d’apporter des nouvelles visions et des idées à la sphère politique. C’est la citoyenneté à l’ère du numérique c’est-à-dire la capacité à participer à la société en ligne.

Bien qu’il existe un engouement des citoyens autour du numérique au Sénégal, il y a encore de nombreux défis à relever. L’accès inégal des citoyens, l’inaccessibilité des populations de certaines parties du pays, notamment les zones rurales mais surtout la non appropriation sont des freins à l’avènement d’un espace public numérique où l’engagement citoyen peut apporter de la clarté et de la qualité au débat démocratique.

En effet, l’usage des réseaux sociaux en particulier Facebook ou encore WhatsApp ne va pas sans quelques dérives comme la propagation de rumeurs ou de désinformation sous couvert d’anonymat ou de fausses identités. Ainsi, de nombreux défis restent liés à l’utilisation des réseaux sociaux surtout Facebook qui est de loin le premier réseau social utilisé par les sénégalais.

Aussi, la construction d’un espace public en ligne ouvert, pluriel et participatif surtout en période électorale doit nécessairement s’accompagner d’une sensibilisation des citoyens aux enjeux de la société numérique et de la participation citoyenne.

C’est dans ce contexte que l’ASUTIC compte organiser un atelier de réflexion et de partage sur la gestion de contenus sur les réseaux sociaux pour une citoyenneté numérique responsable.
Cet atelier abordera la problématique de la citoyenneté en ligne en perspectives de la prochaine élection présidentielle afin d’identifier les actions que les acteurs­­ institutionnels, la société civile, la presse, les bloggeurs activistes et les­ grandes­ entreprises­ telles­ que Facebook peuvent mener pour assurer une bonne compréhension et une meilleure connaissance des outils disponibles afin que les citoyens parviennent à utiliser de façon responsable les réseaux sociaux et particulièrement Facebook.







Fait à Dakar, le 21 / 01 / 2019
Le Président Ndiaga Gueye
Courriel­: infos@asutic.org

Ousmane Sonko-Atlas et le deal des 94 milliards

Souteneurs de Sonko-Atlas-Mercalex,
En politique il n’y pas de saints. La conquête du pouvoir est un chemin sinueux où beaucoup de gens consumés par leur obsession de parvenir au sommet, poussés par une horde de fanatisés aussi enragés que revanchards perdent leurs âmes.
Tahibou sarr « aurait failli » encaisser les chèques déjà signés par Mamour Diallo.
Donc il ne les a pas encaissés. Heureusement alors, serait-on tenté de dire si cela correspondait à la réalité. Car c’est la parole de Sonko contre son accusé.
Mais Sonko-Atlas-Mercalex qui a crié au voleur s’est aussitôt engouffré dans cette brèche pour tenter de passer un marché avec les héritiers, fort de sa connaissance du dossier du fait de son passage aux Domaines, et de sa capacité de délation médiatique après avoir crié sur tous les toits que Mamour Diallo avait détourné 94 milliards, le montant estimé du terrain dont les héritiers étaient pourtant toujours en possession. Personne n’avait donc encaissé 94 milliards quand il lançait ses accusations devant toute l’opinion publique sénégalaise, c’est à dire au moment où lui-même en personne rencontrait les héritiers et tentait de les convaincre de lui confier leur dossier, sur lequel il espérait, encore une fois, se taper une commssion de 12 milliards, formidable trésor de guerre qui lui aurait permis de financer sa campagne électorale et de concrétiser son ambition.
Qu’est ce qui a été volé ? Où est le voleur ? Qui est le menteur? À qui a failli profiter tout ce battage médiatique autour de ce terrain pour lequel les héritiers n’auront finalement perçu qu’un peu moins de trois milliards ?
Souteneurs et talibés et fans club du gourou Sonko, cessez vraiment de le prendre pour un saint. Vous en avez cependant le droit. Mais souffrez qu’on dise ce que l’on pense de ses faits et actes.
Surtout que lui-même ne ménage personne, à travers une généralisation aussi arbitraire que démagogique.
La liberté d’expression est une réalité intangible chez nous.
Ni injures ni attaques ne nous y feront renoncer.
Si vous n’êtes pas satisfaits de notre point de vue ne nous lisez tout simplement pas.








Cissé Kane NDAO
Conseiller technique du Premier Ministre
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Relations personnelles et priorité nationale

Horace répondant à Curiace : « Albe vous a nommé. Je ne vous connais plus ! »
La Président de la République est la plus haute institution de ce pays. Qui l’incarne est censé n’avoir ni famille ni amis.
C’est une affaire sérieuse qui exige que quiconque y postule soit ausculté dans tous les sens.
Quelque soient nos rapports d’estime réciproque et de fraternelle reconnaissance, faisons donc la part des choses.
Pas de complaisance. Pas de soutiens partisans. Il s’agit du sort du Sénégal. Choisir encore une fois notre Président de la République.
Ousmane Sonko est candidat au même titre que les autres.
Je suis un citoyen sénégalais. Dernièrement il disait que chacun était libre de critiquer son livre-vision.
Tant mieux.
Aujourd’hui, il s’agit pour lui de démontrer que les accusations qu’il a portées sur d’anciens collégues de travail sont fondées et que le retour de flamme dont il est victime est faux.
C’est lui qui est candidat à la Présidentielle.
Qu’il lave son honneur. Et les vaches seront bien gardées.
Les autres sur qui il porte ses propos ne m’intéressent pas. Ils ne sont pas candidats.
Tant qu’il persistera une pointe de doute objectif sur lui, par rapport à ses déclarations à travers lesquelles il s’est présenté comme un monsieur propre de la vie politique, ses serments seront vidés de leur sens.
Nos rapports personnels, qui soit dit en passant ne sont pas de proximité car je ne l’ai pas revu depuis son passage au tribunal pour me marquer son soutien pour lequel je lui témoignerai toujours ma reconnaissance fraternelle, nos rapports personnels disais-je donc ne doivent jamais influer sur nos jugements au point d’occulter ou de nous faire éviter les questions qui fachent dès lors qu’il s’agit de notre destin commun, le sort de Sénegal en l’occurence , du moment qu’il s’agit d’en élire celui qui va présider aux destinées de son peuple.
Je poserai toutes les questions et souléverai toutes les récriminations qui me semblent pertinentes jusqu’à ce que j’obtienne les réponses qui conforteront mon choix.
Et celui de tous les sénégalais intéressés par la même préoccupation.
Je ne renierai jamais mes propos d’hier. Et je suis dans la même position aujourd’hui : qui veut diriger ce pays doit y postuler sans agenda caché, ni d’autres ambitions que servir le peuple sénégalais, et non se servir.








Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Ousmane Sonko: De l’art de la manipulation et de l’évitement en politique

Après avoir dénoncé une théorie du complot en plein délire paranoïaque, après les élucubrations délirantes et les forfanteries, après les accusations généralisantes ey les condamnations fatwatiques, après les affabulations et le mythe de la perfection achevée de l’archétype de l’homo senegalensis, viennent les premiers écorchures dans le vernis de pacotille de notre Tartarin national, par la grâce de son propre aveu.
La reine des preuves.
Quand l’on n’a rien à cacher, l’on se défend soi-même devant l’opinion auprès de qui l’on a eu le toupet de tenir le procès de ses concitoyens.en les dénonçant pour des faits qui vous rattrapent, malgré la précaution antérieure d’une plainte déposée à leur encontre, comme si cela decait suffir à vous laver de tout soupçon futur.
Vaine précaution !
Nous voulons des candidats propres comme des crocs de chien.
À la probité immaculée.
Si quiconque se sent calomnié ou attaqué sans preuves, qu’il lave son honneur comme il a appelé ceux sur qui il a jeté la première pierre à le faire.
Sinon qu’il continue d’adopter la stratégie de la dérobade et de l’évitement, et d’envoyer ses chairs à canons insulter l’intelligence des sénégalais.
Au moins, personne parmi ses fanatiques soutiens n’osera plus houspiller les cibles de ses attaques pour leur indifférence faces aux accisations de leur mentor, sans qu’on lui oppose la fuite en avant de leur shebab en chef, barbichette en avant !

Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Hommage à Jacques Baudin (Cissé Kane Ndao)

Me Jacques Baudin !
Homme politique formé à l’école de Senghor, ancien magistrat « défroqué », Me Baudin avait l’élégance et le style qui allaient avec ses hautes fonctions ministérielles.
Représentant le Sénégal au niveau international, Me Baudin aura marqué son passage au Ministère des Affaires étrangères tant par sa compétence que par son élégance et son raffinement, un vrai art de vivre cosmopoliste par lequel il avait le don de mettre à l’aise ses interlocuteurs, avant de les entretenir de notre histoire, et de ses racines bien sénégalaises, qu’il revendiquait haut et fort.
Maire de la ville de Diourbel, il aura au cours de ses mandats successifs donné le meilleur de lui-même pour changer sa commune, et promouvoir de potentiels successeurs de son action politique à la tête du parti socialiste, dont il aura porté haut le flambeau au plus fort de leur traversée du désert.
Un mohican est tombé. Un monument de la République, acteur privilégié de notre histoire politique, un abîme de secrets dont les mémoires auraient éclairé la route des jeunes impétueux qui aspirent à renforcer la grandeur et le prestige du Sénégal, et qui ont, pour ce, besoin de repères.
Que Serigne Saliou, son illustre homonyme dont il décida de porter le nom au moment de se convertir à l’Islam l’accueille auprès de lui, au Paradis firdawsi.
Amen.








Cissé Kane NDAO
Conseiller technique du Premier Ministre
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Buzz médiatique et élections au Sénégal

Le Sénégal a une longue tradition préélectorale marquée par l’apparition, à la veille de presque chaque élection d’un phénomène médiatique ou médiatisé revendiquant le statut de principal challenger du régime en place.

Dans peu de cas cependant, ces challengers ont réussi à renverser les tendances pour finalement s’imposer dès le premier essai.

Senghor sortira victorieux de son combat politique contre Lamine Gueye, un Lamine Gueye vieillissant handicapé par l’usure du pouvoir et dépassé par l’évolution socio politique du Sénégal, dans un contexte de changement marqué par l’extension du droit de vote aux citoyens lambda, que Senghor réussira à rallier à sa cause.

À l’issue du congrès sans débat du PS qui consacrera l’intronisation unilatérale de Tanor, Djibo Ka démissionnera et créera dans la foulée l’URD. Soutenu par un Talla Sylla volontaire et généreux, il frappera le premier coup décisif contre Abdou Diouf en obtenant huit députés à l’Assemblée nationale, avant que Moustapha Niasse et son choix de l’espoir ne porte l’estocade en 2000, en quittant à son tour l’épave socialiste en perdition.








Abdoulaye Wade ramassera la mise avec le soutien de la gauche réunifiée et l’apport déterminant d’un Niasse en position de faiseur de roi qui en sera récompensé d’un poste d’éphémère premier ministre.

En 2007 la star médiatique s’appellera Idrissa Seck. Victime du complot du siècle, trahi selon l’opinion par un Me Wade qu’il aura conduit jusqu’au pouvoir, bête de communication achevée, il drainera les foules partout sur son passage, au point de semer le doute même dans l’esprit du premier cercle de soutien de Gorgui !

Au finish, Me Wade passera haut la main au premier tour, Idrissa Seck se classant deuxième avec 15 % des voix.

Mais comme Djibo Ka, son départ sèmera les germes du déclin de Me Wade dont la coalition perdra les locales de 2009, avant qu’il ne coule en 2012…devant Macky Sall, celui-là même qui fut le directeur de sa campagne victorieuse en 2007, et qui tombera à son tour en disgrâce, dernière victime de l’ogre Me Wade, décidément dévoreur de ses fils d’emprunt ou d’adoption, pour les beaux yeux de son fils légitime Karim Wade.

Tout changement politique mageur survenu au Sénégal, marqué notamment par une alternance a eu lieu en deux temps : un affaiblissement remarquable à l’Assemblée nationale ou une perte de majorité aux locales marqués par l’affirmation de leaders la plupart du temps auréolés de la gloire de héros victimes d’injustice, ce qui explique le ralliement massif de l’opinion publique à leur cause, et la chute du régime chancelant en place, dès la présidentielle suivante.

Notons que dans tous les cas précités, les acteurs qui ont émergé et sont parvenus au sommet du pouvoir sont des hommes politiques à l’expérience éprouvée, à la tête de véritables coalitions structurées et disposant de moyens à la hauteur de leurs ambitions.








À quelques mois de l’élection présidentielle, j’ai beau scruter l’ouest, je ne vois rien de nouveau qui laisse présager un quelconque changement…

J’entends juste, de l’autre côté de l’Atlantique parler d’une promesse de sortie du F CFA du Sénégal, et d’une souveraineté « nationale » africaine !

De l’urgence de se rappeler Ndiaga Mbaye

Quand le Sénégal bruit des pas de courses des manifestants des sirènes de police et de la déflagration terrible des grenades, quand la contestation gronde et que le pouvoir tente d’imposer sa pensée unilatérale, quand le peuple n’est plus que frustration et fureur, quand la colère couve dans tous les coeurs.et que l’adrénaline exacerbe haine ressentiment et témérité, quand tout le Sénégal est tenu en haleine et qu’aucune lueur d’espoir ne semble percer les nuages de danger qui s’amoncellent sur nos têtes hébétées, on ressuscite Dabakh.

Abdou Aziz Sy Dabakh.

Et son discours. Vibrant et opératoire. Et la tension retombe. Et la sérénité gagne l’opinion.

Tout autant, nous devrions ressusciter Ndiaga Mbaye.

Et remettre ses chansons au goût du jour.

Quand la campagne approche à grands pas et que la compétition électorale entrouvre ses portes, quand ceux qui sont à la recherche du buzz surfent sur un mirage de célébrité qui les porte si haut qu’ils ont l’impression de toiser le ciel, quand dans cette cacophonie et cette surenchère verbale il faut toujours inventer, créer, mentir, flagorner et que leurs affidés leur disent de faire comme Goebbels pour séduire une opinion prétendument crédule et acquise à leur cause, quand finalement la seule façon d’exister en politique et l’unique stratégie en conséquence qui vaille est la médisance, les coups bas, les complots, les combines et les combinazzione, quand pour conclure être opposant ou challenger signifient détenteur de toutes les sciences infuses parce que l’on est subitement adoubé par une frange de la population acquise à sa cause au point d’en perdre lucidité et l’esprit critique propres à tout intellectuel éclairé, il devient urgent, nécessaire et impérieux de se rappeler Ndiaga Mbaye et de l’écouter en conséquence :  » Ya wara wakh ya niou saf, boumou.la.takha wakh lo khamoul  » !!!







Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

Diplômé de Sciences PO

Executive MBA Management Public Territorial

Master 2 Professionnel Gestion de projet, Gestion axée sur les résultats, Pilotage du changement

Entendons-nous sur la seule cause du Sénégal

Nous ne contestons pas la perfectibilité de notre démocratie, mais le destin d’un peuple est si important qu’il faut d’abord veiller à sa stabilité politique et sociale, quitte à renoncer momentanément à certains combats idividuels

Ce qui me plaît au Sénégal, c’est que ma génération a la même conception d’un État de droit, avec ses principes intangibles que sont la reddition des comptes, la libre expression démocratique, et un processus électoral exempt de tout contentieux.

Nous avons dans notre écrasante majorité, nous la jeunesse, le même point de vue sur l’obligation d’une relance économique de notre pays par la promotion de nos capitaines d’industrie et la valorisation de nos ressources à forte valeur ajoutée, en posant les actes favorisant la mise en place d’un secteur économique fort porté par des ressources financière et humaines nationales, seuls fondements d’une souveraineté économique capable d’accompagner l’affirmation diplomatique de notre pays sur l’échiquier diplomatique international.








Nous partageons le même sentiment qu’il est indispensable de revoir les accords monétaires sur le franc CFA pour reconquérir notre souveraineté financière sans laquelle aucun développement endogène base d’une croissance économique porteuse d’une émergence véritable ne peut survenir.

Nous avons la même conviction que l’extraversion de la valorisation de nos ressources minières et minéralières sans la mise en place de fortes chaines de valeur, ni de processus de transferts de technologie est préjudiciable à notre pays, en même temps qu’elle nous rend potentiellement coupables de trahison par rapport à notre responsabilité générationnelle.

Nous avons le même sentiment qu’une réforme des institutions est indiquée, pour réconcilier le peuple avec le système judiciaire, et repenser notre modèle éducatif.

Nous avons la certitude que notre société est en crise, et qu’il nous faut réinventer l’archétype du nouveau citoyen sénégalais modèle capable d’appréhender les enjeux liés aux défis du développement et de la nouvelle citoyenneté ancrée dans ses valeurs, et ouverte vers le monde de plus en plus concurrentiel et violent.

Qu’est ce qui nous oppose alors ?

Le seul fait de partir de ces constats objectifs pour porter un combat censé les prendre en charge sous le couvert de la démocratie, alors que cet engagement est inspiré par une idéologie charriant une vision du monde qui remet en cause fondamentalement notre stabilité sociale, en s’attaquant aux fondements mêmes de notre nation parce que vulgarisant une théorie civilisationnelle qui méprise nos valeurs et prône une révolution socioreligieuse aux conséquences funestes comme cela est advenu partout où elle a réussi à s’implanter, en utilisant des chevaux de Troie, candides quelquefois.

Nous ne refusons pas les débats d’idées, nous ne contestons pas la perfectibilité de notre modèle démocratique, mais le destin de tout un peuple est si important qu’il faut d’abord veiller à sa stabilité politique et sociale en même temps, quitte à renoncer lucidement et momentanément à certains combats qui engagent notre propre destinée individuelle, pour soutenir la cause du Sénégal, sachant que nul individu aussi puissant fut-il n’échappera à la reddition des comptes, dont il faut éviter qu’elle devienne un règlement de comptes pour lequel bien de candidats prétendument patriotes sont prêts à brûler le pays !








Alors, pouvons-nous changer le Sénégal par la réhabilitation de notre modèle social ?

Nous pouvons atteindre cet objectif sans passer par la case révolution systémico-idéologique sous tendue par une vision salafiste ou totalitaire promouvant un nouveau modèle social enrobé de grandes idées mobilisatrices auxquelles ses promoteurs eux-mêmes ne croient, ni n’adhèrent point. Au contraire.

Le Sénégal n’a pas besoin de gourous pour se réinventer et changer dans la continuité de la maturité politique qu’on lui connait, portée par une citoyenneté basée sur de fortes valeurs sociales de paix, de solidarité et des qualités humaines indéniables qui ne doivent qu’être réhabilitées et vulgarisées davantage pour nous mettre sur de bons rails !

Se souvenir de Serigne Saliou en ce Maouloud (Cissé Kane Ndao)

SERIGNE SALIOU MBACKÉ
La seule constante !
Celui par qui les bienfaits coulent et que les grâces s’obtiennent
Celui par qui la miséricorde advient et que les vœux s’exaucent
Incarnation de l’amour d’Allah SWT pour ses créatures
Parachèvement et sceau de Khadim Rassoul
Réincarnation vivante de son agrément par Dieu
Protecteur, source d’élévation
Celui par qui notre allégeance a été acceptée
Et notre compagnonnage avec Khadim Rassoul validé
Khalif il fut en effet
Et d’où que provenait le serment
Vers lui convergeaient les âmes chanceuses
Embrassant la voie Mouride
Le dernier fils que dis-je
Bamba en vrai, au firmament de sa gloire actée par Allah SWT
Il s’en est allé loin de nos yeux
Mais bien proche de nos âmes
Heureux celui qui ressent amour et attachement pour lui
Il est la source qui abreuve et l’eau qui purifie
Il est la richesse qui anoblit et la piété qui élève
Serigne Saliou Mbacké
Poses ton regard sur nous
Couvres nous de ton affection
Intercèdes en notre faveur
Éloignes la gêne, le mauvais œil l’envie et la méchanceté de nous
Protèges nous de nos ennemis
Préserves nous des tentations
Chasses loin de nous Satan et ses suppôts
Procures nous santé paix et richesses pour servir Khadimou Rassoul
AMEN !








Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Entendons-nous sur la seule cause du Sénégal

Ce qui me plaît au Sénégal, c’est que ma génération a la même conception d’un État de droit, avec ses principes intangibles que sont la reddition des comptes la libre expression démocratique, et un processus électoral exempt de tout contentieux.

Nous avons dans notre écrasante majorité, nous la jeunesse, le même point de vue sur l’obligation d’une relance économique de notre  pays par la promotion de nos capitaines d’industrie et la valorisation de nos ressources à forte valeur ajoutée, en posant les actes favorisant la mise en place d’un secteur économique fort porté par des ressources financière et humaines nationales, seuls fondements d’une souveraineté économique capable d’accompagner l’affirmation diplomatique de notre pays sur l’échiquier diplomatique international.

Nous partageons le même sentiment qu’il est indispensable de revoir les accords monétaires sur le franc CFA pour reconquérir notre souveraineté financière sans laquelle aucun développement endogène base d’une croissance économique porteuse d’une émergence véritable ne peut survenir.

Nous avons la même conviction que l’extraversion de la valorisation de nos ressources minières et minéralières sans la mise en place de fortes chaines de valeur, ni de processus de transferts de technologie est préjudiciable à notre pays, en même temps qu’elle nous rend potentiellement coupables de trahison par rapport à notre responsabilité générationnelle.

Nous avons le même sentiment qu’une réforme des institutions est indiquée, pour réconcilier le peuple avec le système judiciaire, et repenser notre modèle éducatif.

Nous avons la certitude que notre société est en crise, et qu’il nous faut réinventer l’archétype du nouveau citoyen sénégalais modèle capable d’appréhender les enjeux liés aux défis du développement et de la nouvelle citoyenneté ancrée dans ses valeurs, et ouverte vers le monde de plus en plus concurrentiel et violent.

Qu’est ce qui nous oppose alors ?

Le seul fait de partir de ces constats objectifs pour porter un combat censé les prendre en charge sous le couvert de la démocratie, alors que cet engagement est inspiré par une idéologie charriant une vision du monde qui remet en cause fondamentalement notre stabilité sociale, en s’attaquant aux fondements mêmes de notre nation parce que vulgarisant une théorie civilisationnelle qui méprise nos valeurs et prône une révolution socioreligieuse aux conséquences funestes comme cela est advenu  partout où elle a réussi à s’implanter, en utilisant des chevaux de Troie, candides quelquefois.

Nous ne refusons pas les débats d’idées, nous ne contestons pas la perfectibilité de notre modèle démocratique, mais le destin de tout un peuple est si important qu’il faut d’abord veiller à sa stabilité politique d’abord et sociale en même temps, quitte à renoncer lucidement et momentanément à certains combats qui engagent notre propre destinée individuelle, pour soutenir la cause du Sénégal, sachant que nul individu aussi puissant fut-il n’échappera à la reddition des comptes, dont il faut éviter qu’elle devienne un règlement de comptes pour lequel bien de candidats prétendument patriotes sont prêts à brûler le pays !

Alors, pouvons-nous changer le Sénégal par la réhabilitation de notre modèle social ?

Nous pouvons atteindre cet objectif sans passer par la case révolution systémico-idéologique sous tendue par une vision salafiste ou totalitaire promouvant un nouveau modèle social enrobé de grandes idées mobilisatrices auxquelles ses promoteurs eux-mêmes ne croient, ni n’adhèrent point. Au contraire.

Le Sénégal n’a pas besoin de gourous pour se réinventer et changer dans la continuité de la maturité politique qu’on lui connait, portée par une citoyenneté basée sur de fortes valeurs sociales de paix, de solidarité et des qualités humaines indéniables qui ne doivent qu’être réhabilitées et vulgarisées davantage pour nous mettre sur de bons rails !

Cissé Kane NDAO

Président A.DE. R

 

 

Serigne Mbacké Sokhna Lô, notre illustre espoir (Cissé Kane Ndao)

Il avait l’agrément de Dieu.
Il avait la bénédiction de Serigne Touba.
Il avait le visa de Cheikh Mouhamadou Moustapha son marabout.
Il avait le laissez-passer de Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké son père.
Il connaissait l’homme et aimait son prochain comme lui-même.
Serigne Mbacké Sokhna Lo !
Son nom retentissait dans le cœur des hommes et vibrait dans leurs âmes ; de quelque bord que ce soit, ils venaient chercher aide, appui et bénédiction sous son ombre paisible.
Son style et son élégance racée exprimaient une bonté et une pureté qui n’avaient d’égale que sa magnanimité.
Sa générosité sans frontières en faisait l’obligé de tous ses contemporains
Jamais homme ne s’éleva si haut dans l’estime de ses semblables.
Il fut un phare pour toute la Ummah, et un modèle achevé du talibé entièrement consumé par la recherche de l’agrément de Serigne Touba.
Me vient à l’esprit cette histoire qui m’a ravi quand je l’ai entendue pour la première fois.
Un homme proche de Serigne Mbacké Sokhna Lo avait un heureux événement à célébrer. Il avait en effet accueilli un enfant dans son foyer et comptait sur la générosité du guide religieux pour l’honorer à la hauteur de son ravissement.
Quand il s’en ouvrit à Serigne Mbacké Sokhna Lo, il lui répondit qu’il l’avait entendu.
Simplement.
Il ne prononça plus un mot, jusqu’à ce qu’il demanda congé.
Serigne Mbacké pria pour lui et lui remit un exemplaire du Saint Coran.
L’homme s’en alla. Plus que préoccupé. Il était accablé. Car son espoir ultime vu l’urgence de sa situation semblait s’être envolé.








Il rentra chez lui, rangea son Coran et remit son destin entre les mains du Seigneur.
Le lendemain matin, après la prière matinale il se rappela le Coran et entreprit d’en lire quelques versets.
Quand il ouvrit la première page, il y trouva étalé un billet de 10 000 francs neuf. À la deuxième page, il tomba sur un autre billet, ainsi qu’aux troisième et quatrième pages !
L’homme remua le livre saint. Des flots de billets de 10 000 francs en coulèrent !
Il n’en revenait pas.
Serigne Mbacké Sokhna Lo avait rangé sur chaque page un billet de 10 000 francs, de la première à la dernière page !
Voilà la générosité du Saint Homme. Il savait honorer, faire plaisir, donner sans obséquiosité et ravir les créatures de Dieu qui accouraient vers lui avec l’espoir de trouver une solution à leurs tourments.
Ils étaient exaucés et repartaient confortés dans leurs espoirs, mais surpris aussi.
Serigne Mbacké Sokhna Lo ne payait pas de mine quand il était à Taïf. Beaucoup de gens qui l’y rencontraient étaient surpris par son accoutrement d’une simplicité déconcertante, contrairement à la magnificence de ses toilettes quand il paraissait en public.
Nombre de personnes qui appelaient à Taïf pour parler à un membre de sa famille l’ont eu au téléphone sans le reconnaitre.
Quand il décrochait et que son interlocuteur demandait qui était au bout du fil, il répondait que c’était Mohamed, son prénom que beaucoup de gens ne connaissaient pas ! Il écoutait leurs commissions et les rapportait à qui de droit. Sans façon.
Un jour, juste après la prière de l’aube, il vit derrière la fenêtre du salon attenant à sa chambre une dame sous l’arbre.
Il sortit et lui demanda qu’est-ce qu’elle faisait en cet endroit de si bon matin.
La dame lui repondit qu’elle venait voir Serigne Mbacké Sokhna Lo.
 » Vous le reconnaitriez si vous le voyiez », dit-il à la bonne femme.
« Non, lui rétorqua-t-elle, j’ai entendu qu’il avait une machine qui fabriquait de l’argent et j’ai tel et tel problèmes. Il est mon ultime recours ».
Sans dire un mot, Serigne Mbacké entra dans sa chambre et en sortit avec une énorme liasse d’argent qu’il remit à la chanceuse dame !
Voilà notre prince, l’étoile scintillante de la couronne de Serigne Touba qui repose à Taïf la Sainte que nous allons visiter le jour du Gamou !








Cissé Kane NDAO
Président A.DE.R

Ambition, légitimité et légalité politiques

Ils rêvent que la démocratie indirecte prenne le pas sur la démocratie représentative.
Cause pour laquelle ils tentent de décrédibiliser le processus électoral et manipulent l’opinion, en instaurant un faux débat sur la légitimité politique des élus qui incarnent légalement l’État.
Dès lors, les réseaux sociaux deviennent des espaces de liberté transformés en outils de subversion, pour destabiliser les acteurs politiques qui portent la voix du peuple, et sont fondés par là à exercer sans limites les prérogatives que leur confère la loi !
La méthode ? Une généralisation arbitraire dans la condamnation sans retenue de toute l’élite politico-économico-sociale, vilipendée insolemment, dénoncée comme responsable du retard économique de notre pays et coupable des pires crimes et exactions liberticides qui mettraient en péril l’État de droit.
Cela est le fait de soi disants leaders à la main immaculée, blancs comme neige et innocents de tout.
Quand on n’a jamais été responsabilisé, quand on n’a jamais exercé une haute fonction politique de niveau national, quand on n’a jamais donné la preuve de ses compétences, il est facile de revendiquer une probité et un patriotisme dont le seul haut fait d’armes a été une radiation sans gloire, pour violation des obligations liées au devoir de tout haut fonctionnaire au service de son pays !
Que je sache, toutes les alternances survenues ne sont pas tombées du ciel, elles sont le fait de processus électoraux qui ont fini de confirmer la viabilité de notre systéme politique, et la garantie de la souveraineté populaire qui confère à tout acteur politique le plein exercice de son mandat avec tous les privilèges et tout le pouvoir qui y sont rattachés.
Faire table rase de nos acquis démocratiques, injurier nos élites politiques et n’avoir d’autres mots pour les désigner que celui de gigolo en appelant à les fusiller, c’est porter le discours d’une idéologie étrangère à notre culture, à nos moeurs, à nos us et coutumes.
Pourquoi ?
On a beau brûler d’ambition pour son pays, il n’y a aucun combat que le peuple sénegalais sera enclin à sanctionner positivement qui insulte notre histoire, foule au pied nos sacrifices et renie à nos pères fondateurs leur statut de bâtisseurs de notre Nation, une et indivisible.








Cissé Kane NDAO
Conseiller technique du Premier Ministre
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Politique programme et opinion publique

Je suis fier des élites intellectuelles de mon pays.
Quand aux élites politiques, je fais confiance pour leur désignation leur promotion et leur légitimitation à la souveraineté et à la sagesse du peuple sénégalais.
La capacité de discernement du peuple sénégalaos n’est plus à démontrer. Tout autant que son refus de l’injustice et sa forte propension à prendre ses responsabilités, dès lors qu’il juge que ses libertés fondamentales ou ses droits citoyens sont menacés ou violés ou foulés au pied.
L’opinion publique est lucide et d’ailleurs la capacité de jugement de chaque sénégalais est exacerbée et affinée et renforcée par la réalité intrinséque dans laquelle baigne notre pays.
Elle ne peut pas être manipulée, notre opinion publique. Elle ne peut non plus être subvertie. L’autre disait qu' »être grand, c’est soutenir de grandes querelles ».








Au Sénégal, le peuple ne se mêle souvent pas de querelles, elle agit pour la cause qu’elle défend, en votant, citoyennement, pour ceux qui la portent et l’incarnent.
Nous autres qui nous pensons suffisamment pénétrés de vertus et de patriotisme et qui nous croyons porteurs d’une vision capable de changer notre pays et de transformer durablement et qualitativement notre vécu, avons la responsabilité historique au vue de notre rapport à l’Histoire et de notre position face à notre avenir d’endosser le manteau de l’Exemplarité.
Exemplarité en terme de probité, morale et intellectuelle. Exemplarité en terme d’honnêteté. Exemplarité en terme de citoyenneté.
Être acteur politique suppose certes la recherche du pouvoir pour servir, et uniquement pour cet objectif, mais il suppose avant tout de privilégier le sort de notre pays et de ne jamais oublier qu’il nous survivra, et que pour rien au monde l’accomplissement de notre ambition personnelle ne devra survenir en menaçant la paix ou la stabilité politique et sociale du Sénégal.
Nos élites intellectuelles ont largement les compétences pour conduire notre barque vers les rivages apaisants du développement économique porté par des institutions politiques fortes garantissant l’État de droit.
Notre peuple est suffisamment mature pour déterminer qui sont les acteurs politiques capables de concrétiser leurs aspirations et leurs rêves.
Le terrain politique est dégagé.
Pratiquons-le. Sans animosité. Sans injures. Sans haine. Sans condescendance.
Dans le respect mutuel. Dans la courtoisie.
Nous aiderions alors l’opinion publique à déterminer le meilleur choix qui vaille pour tout le monde. Lucidement.
Dans tous les pays où l’adversité politique s’est exacerbée au point de basculer dans des querelles de chiffoniers, le populisme a fait son lit et s’est couché sur le drap des acquis démocratiques, en se torchant au passage avec les promesses mirobolantes qui lui auront servi à capitaliser sur le ressentiment généralisé des populations traduisant la plupart du temps un ras-le bol contre les acteurs politiques de tous bords.
Évitons cette généralisation qui pousse au choix par dépit.
En gardant à l’esprit que le bruit et la cacophonie, les mensonges, les injures, les manipulations, ainsi que leurs conséquences desservent toujours ceux qui en sont les initiateurs, d’autant plus que leur effet boomerang est inéluctable.
Le Sénégal a besoin de paix et de sérénité.
Evitons certains débats stériles, surtout que nous avons vu où cela a mené trop de pays.
L’exploitation des matières premières n’a jamais impulsé le développement économique d’un pays.
Au contraire, tous les pays qui ont compté sur cela ont périclité économiquement, et la destructuration de leur économie a entrainé un effrondrment de l’État qui a abouti à un désastre social dont la pire des conséquences a été la guerre civile.
Le dernier exemple en date est le Venezuela.
Nous n’avons pas encore vu un baril de pétrole que déjà les couteaux sortent de leurs fourreaux et que chaque camp serre la machoire et s’apprête à mener comme le combat de sa vie contre l’autre camp.
Le peuple sénégalais nous regarde. Il nous observe.
Il attend des propositions franches et réalistes pour l’amélioration de ses conditions d’existence, en plus de ce qui a déjà été fait.








Tout de suite et maintenant.
Dans nos pays sous développés tout est urgence, absolument.
Parlons des problèmes qui leur parlent, pour leur proposer les solutions qui rencontrent leur adhésion et qu’ils sont prêts à adouber.
Ne perdons pas de vue l’essentiel, le Sénégal.
Les querelles de personnes n’intéressent que les apprentis politiciens aux egos mal placés !

Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement
Tel : 00221 77504 9298

Du suicide et de l’honneur

Senghor a dit quelque part que « le suicide est la dernière exigence de l’Honneur ».
Que reste t’il de dignité et d’amour propre à l’homme qui n’a jamais tendu la main, qui a choisi de vivre loin des siens pour les nourir et les entretenir et qui, du jour au lendemain, par un de ces traquenards dont seul le destin détient le secret, perd et sa main et son travail et tout, après un malheureux séjour carcéral qui fait basculer sa vie ?








Il y a des tragiques de situation qui vous happent vous saisssent et vous emportent dans un torrent de rage impuissante d’où germe une furieuse colère qui vous éloigne loin de votre lucidité habituelle. Vous courez derrière les événements comme pour les rattraper et vous vous persuadez avec l’énergie du désespoir-comme celle d’un homme souffrant d’addiction au jeu-que vous allez vous refaire, accepter la situation, gérer le changement soudain dans lequel vous venez de basculer pour réoganiser votre vie et continuer de préserver votre honneur.
Hélàs, vous ne le savez pas, vous avez été happé par le fatum, vous parcourez les bureaux pour réclamer justice et réparation.
Mais cette justice des hommes qui vous a condamné et précipité dans les dédales de l’enfer de votre vie est plus rapide quand elle punit que s’il s’agit de réparer un tort, et de rendre à un homme sa dignité bafouée.
Vous en découvrez l’autre versant hideux qui s’appelle bureaucratie, procédures et démarches.
Finalement, vous êtes excédé.
Vous êtes d’autant plus excédé et scandalisé et frustré et malheureux que vous lisez dans les yeux de vos proches, de vos enfants, de votre épouse non plus un soutien inconditionnel, mais une lassitude teintée de pitié qui exacerbe votre désespoir et finit par vous submerger de dégoût de tous ces gens, de ces pratiques qui vous refusent votre droit et votre indemnisation, et finalement vous vous voyez indubitablement au bout du rouleau.
Avec cette question :  » La vie, votre vie, vaut -elle la peine d’être vécue « ?
Comme un défi ultime qui sonne comme une vengeance, vous avez choisi de partir en montrant à tout le monde combien chacun est coupable d’avoir laissé notre systéme vous broyer au point de vous ôter votre honneur.
Votre mort est une tâche. Une énorme tâche au fronton de notre Nation.
Indélébile !
Reposes en paix, frère.








Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Cheikh Béthio Thioune, l’exceptionnel ! (Cissé Kane Ndao)

Khadim Rassoul a dit que son prestige immaculé sera chaque jour encore plus au firmament que la veille.
Serigne Béthio Thioune a marqué à jamais son époque.
L’unique Cheikh contemporain est véritablement le symbole achevé que Serigne Saliou est l’Absolu, et qu’il est son miracle, que dis-je, son émanation !
Chaque Magal en est un signe renouvelé, par la manifestation du faste et de la magnificence de sa foi, à travers une exaltation de son
Seigneur dans une action de grâce qui confirme chaque jour encore plus que Serigne Béthio Thioune est vraiment un phénomène dont la quintessence véritable échappe à tout profane.
DIEUREDIEUF SERIGNE SALIOU.








Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Du débat politique et de la responsabilité de notre génération

Restons en au débat d’idées. Il y a des sujets propres à notre génération. Du moins, ils nous interpellent et nous parlent plus qu’à certains caciques qui se croient au sommet de notre hiérarchie sociale, car ils sont des parvenus qui y sont parvenus par un malheureux concours de circonstances, servis par un mauvais casting qui aurait dû les contenir au rang de fous du roi, ou à celui de l’huberlulu que l’on contient à la porte des salons feutrés ou des lieux convenus où l’on débat de préoccupations nationales et de problématiques de la plus haute importance pour me Sénégal et l’Afrique et le monde, et où donc les ignares ne siègent pas.
Un humoriste américain parlant de Mickael Jackson disait que l’Amérique était le seul pays au monde où un pauvre garçon noir pouvait se transformer en une vieille femme blanche riche.
Hé bien, le Sénegal aussi est le seul pays au monde ou un nagrou ignare inculte impertinent et inconvenant pouvait devenir une sommité politique nationale.







Notre génération est excédée par les comportements de ces apparatchiks forts en gueule et en trafic d’influence qui ne doivent leur existence opulente qu’à leurs attitudes grotesques d’injurieurs insolents craints en haut lieu pour leur gueule bavante de rage affamée de prébendes.
Nous ne voulons plus des politiciens de métier qui n’ont ni compétences ni éducation ni instruction.
Ils polluent l’espace politico-social.
Leur longue carrière et leur résilience ne sont pas dues aux qualités reconnues à un Kissinger ou à un Talleyrand.
Nous voulons un débat civilisé. Nous voulons un débat sérieux.
Notre génération refuse l’injure comme argument. Nous refusons tout autant les arguments ad hominem.
Le sort du Sénégal dépend de notre capacité à appréhender les urgences qui se présentent à nous, et que nous ne pouvons occulter à moins de renoncer lachement à faire face à notre propre histoire, et à construire en conséquence le Sénégal de demain pour les générations après nous.
Le débat de caniveau, ne s’y complaisent que ceux qui sont nés dans la fange, et veulent s’élever par une vénéneuse alchimie verbale qui cache mal une indigence intellectuelle que leurs attitudes et leurs propos trahissent lamentablement.
Ne défendons pas le diable. Ne tentons pas de justifier l’intolérable.
Nous prônons l’alternance générationnelle. Nous sommes pour un État de droit. Avec des institutions politiques fortes qui consacrent les droits fondamentaux garantissant l’égalité des chances, propices à une émulation intellectuelle créatrice, promouvant la libre entreprise pour lancer l’essor économique de notre pays.
En ce moment charnière de notre Histoire, le débat devrait porter sur les grandes idées que nous partageons ou pas, pour confronter nos visions découlant d’ idéologies diverses qui légitiment les orientations politiques que nous donnons à nos carrières politiques respectives, et qui nourissent en conséquence les offres politiques que nous proposons à la nation et que l’opinion publique est libre d’approuver ou pas.
Nous nous désolidarisons de tout comportement aux antipodes de nos valeurs, us et coutumes, de quelque côté qu’il se manifeste.







Macky Sall a bien raison, quand il disait au parterre d’élus venus écouter sa parole que leurs comportements repréhensibles antidémocratiques et asociaux déteignaient sur lui.
Que Dieu le préserve de ses amis dans ce cas.
Surtout qu’il est préférable d’avoir un ennemi malin, plutôt qu’ un ami sot.
Que notre génération reste sereine.
Et refuse aux démagogues et autres clowns à l’insolence déplacée d’usurper leur parole et de parler en son nom.

Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
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Opposition pseudo-patriotique: Décryptage

Sur les réseaux sociaux, en parcourant les profils des enragés qui crient s’époumonent de colère éructent leur haine et injurient tous ceux qui disent ce qu’ils pensent des écrits et positions de leur shebab en chef, l’on remarque rapidement trois choses.
Les plus radicaux d’entre eux ne doivent leur témérité momentanée qu’au fait qu’ils vivent loin du pays.
Et se défoulent comme le singe suspendu à la liane au dessus du lac qui frappe effrontément la tête du caïman, ou jette espiéglement de la cime de l’arbre touffu des fruits verts sur la tête du lion en bas.
Quand aux seconds, il s’agit comme je le dis tout le temps de fanatisés conditionnés pour tomber en transes quand leur mentor sort et parle, et fondre de colère et de haine sur tous ceux qui ont le toupet de porter un avis sur la position de leur gourou.
Ils me font rigoler.
Et bientôt ils auront matière à moudre au moulin de leur vent de haine. Je suis en train en effet de finir le petit livre rouge sénégalisé de leur khalif, leur manifeste d’allégence au salafisme qui décline clairement leur vision, c’est à dire qui explicite entre les lignes comment ils comptent faire de notre pays un bastion de l’obscurantisme.
Les troisièmes composants de ces défenseurs sans lucidité ni limites ni mesures ne revendiquent leur conversion à la cause de leur leader que par une appartenance d’origine qui met à nu un repli identitaire nourissant un engagement irrédentiste dont le but est connu de tous.
Peut être rêvent-ils à une tripartition future de notre pays pour réaliser leur désir inassouvi d’une indépendance totale, ou d’une large autonomie au détriment de l’unité nationale.
Heureusement qu’ils sont une portion congrue.
Et, jusqu’à preuve du contraire il n’y a aucun kilomètre du territoire national considéré comme un fief qui en ferait une zone de non droit interdit aux leaders politiques qui ne pensent pas comme eux, ou mieux, les combattent et réduiront leurs actes à néant.
Et c’est là que l’on voit que les forces obscures qui tirent les ficelles de ces marionettes sont puissantes.
Quelle plus belle subversion en effet que d’enrober de sentiments patriotiques leur engagement prétendument citoyen, alors que l’objectif inavoué est de liquider notre modèle social, et de mettre fin à l’unité nationale !








Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
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Tel : 00221 77504 9298

Trois mots de « Solutions » sur le rapport à la religion (Cissé Kane Ndao)

Athéisme-Syncrétisme-Insitutionnalisation des rapports de l’État avec les chapelles religieuses, au premier rang desquelles les confréries.
Qui est dupe ?
Qui va définir ces rapports ?
Et d’ailleurs ce seront quels types de rapports?
Qui va déterminer le champ d’action de la religion et les limites en conséquence de son influence ?
Démagogie quand tu nous tiens.
On ne peut pas enrober sa volonté de mettre au pas les confréries, sous le couvert d’une pseudo volonté d’une institutionnalisation de leurs rapports à l’État comme si la religion qu’elles servent a besoin de la reconnaisance de l’État, ou de son autorisation pour toutes les actions qu’elle engage.
Le sombre dessein de ce politicien est simple et trans parait à travers ces mots et expressions.
L’État, laïc et en conséquence donc athée est sacrilége pour lui, et ses mentors. Le salafiste, appelant de ses voeux un régime islamiste y mettra fin, suivant en cela la fatwa de ses mandants qui tirent les ficelles dans l’ombre.



Pour eviter que l’on se penche sur leurs véritables intentions, il lance un leurre : l’État sera syncrétique.
Je le vois d’ici dire intérieurement soubanallah.
Car les salafistes nous haïssent et nous méprisent autant qu’ils détestent nos confréries dont ils nous accusent d’idolâtrer les guides spirituels.
D’où dans la suite du long dévelopement du passage de Solutions sur leurs futurs rapports avec le pouvoir spirituel, l’idée présentée comme l’expression d’une position équidistante entre les différents cultes d’une nstitutionnalisation des rapports entre l’État et nos chapelles religieuses !
Stratégie cynique d’un réformateur social brûlant d’une passion incontrôlable de domination politique pour imposer un nouvel ordre social aux antipodes de notre culture de notre civilisation et de nos valeurs religieuses, d’inspiration sunnite.
C’est que les salafistes sont forts. Ils ont réussi le conditionnement de leur poulain totalement fanatisé et gonflé d’adrénaline, entièrement consummé par sa mission quasi jihadesque : prendre le Sénégal et le leur livrer.
Ceux qui sont séduits suivent aveuglément.
Car on leur sert le discours qu’ils souhaitent entendre.
Sans comprendre le sombre dessein qui nourrit l’engagement enrobé de patriotisme démagogiquement revendiqué par leur héros du moment !
Mais nous veillons.
Car nous savons.




Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
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Trois mots de "Solutions" sur le rapport à la religion (Cissé Kane Ndao)

Athéisme-Syncrétisme-Insitutionnalisation des rapports de l’État avec les chapelles religieuses, au premier rang desquelles les confréries.
Qui est dupe ?
Qui va définir ces rapports ?
Et d’ailleurs ce seront quels types de rapports?
Qui va déterminer le champ d’action de la religion et les limites en conséquence de son influence ?
Démagogie quand tu nous tiens.
On ne peut pas enrober sa volonté de mettre au pas les confréries, sous le couvert d’une pseudo volonté d’une institutionnalisation de leurs rapports à l’État comme si la religion qu’elles servent a besoin de la reconnaisance de l’État, ou de son autorisation pour toutes les actions qu’elle engage.
Le sombre dessein de ce politicien est simple et trans parait à travers ces mots et expressions.
L’État, laïc et en conséquence donc athée est sacrilége pour lui, et ses mentors. Le salafiste, appelant de ses voeux un régime islamiste y mettra fin, suivant en cela la fatwa de ses mandants qui tirent les ficelles dans l’ombre.



Pour eviter que l’on se penche sur leurs véritables intentions, il lance un leurre : l’État sera syncrétique.
Je le vois d’ici dire intérieurement soubanallah.
Car les salafistes nous haïssent et nous méprisent autant qu’ils détestent nos confréries dont ils nous accusent d’idolâtrer les guides spirituels.
D’où dans la suite du long dévelopement du passage de Solutions sur leurs futurs rapports avec le pouvoir spirituel, l’idée présentée comme l’expression d’une position équidistante entre les différents cultes d’une nstitutionnalisation des rapports entre l’État et nos chapelles religieuses !
Stratégie cynique d’un réformateur social brûlant d’une passion incontrôlable de domination politique pour imposer un nouvel ordre social aux antipodes de notre culture de notre civilisation et de nos valeurs religieuses, d’inspiration sunnite.
C’est que les salafistes sont forts. Ils ont réussi le conditionnement de leur poulain totalement fanatisé et gonflé d’adrénaline, entièrement consummé par sa mission quasi jihadesque : prendre le Sénégal et le leur livrer.
Ceux qui sont séduits suivent aveuglément.
Car on leur sert le discours qu’ils souhaitent entendre.
Sans comprendre le sombre dessein qui nourrit l’engagement enrobé de patriotisme démagogiquement revendiqué par leur héros du moment !
Mais nous veillons.
Car nous savons.




Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
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Ibrahima Sall analyse sans concession "Solutions" de Sonko

« Le protoype le plus abouti et parfait du sénégalais nouveau « , rien que ça !
Ses idées sont des fatwas et ne supportent pas en conséquence la contradiction.
J’attends la volée de bois vert et des pas mures qui s’abattront bientôt sur le pauvre grand économiste Ibrahima SALL, ex ministre du plan, un des plus brillants de sa génération, ce qui ne l’empêche pas de rester modeste, malgré tout.



Il ne se prend pas pour le meilleur d’entre nous en effet, et n’a pas d’ego si insolemment surdimensionné qu’il regrette la mort de Bruno Diatta, en s’imaginant dans les habits d’un Président qui aurait été satisfait de l’avoir comme collaborateur.
Voeux pieux.
Heureusement pour le Sénégal.
L’époque des philosophes de l’Antiquité, abîmes de science et de sagesse est révolue et enterrée.
Il n’a d’ailleurs ni l’une des qualités, ni l’autre.
Se piquer d’une vision pour le Sénégal inspirée de ses élucubrations peut séduire certes ses admirateurs hystériques convaincus par ses prêches qui se pâment de bêtise devant lui, mais son programme soumis à l’analyse rigoureuse des experts en la matière ne résiste pas à la dure réalité concrète du vécu de notre pays.
Voilà où conduit l’inspiration quand le délire fait prendre le bruit des mouches qui volent pour un bruissement qui inspire et souffle des idées qui paraissent géniales, car l’on manque de lucidité et de clairvoyance.




Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
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Ibrahima Sall analyse sans concession « Solutions » de Sonko

« Le protoype le plus abouti et parfait du sénégalais nouveau « , rien que ça !
Ses idées sont des fatwas et ne supportent pas en conséquence la contradiction.
J’attends la volée de bois vert et des pas mures qui s’abattront bientôt sur le pauvre grand économiste Ibrahima SALL, ex ministre du plan, un des plus brillants de sa génération, ce qui ne l’empêche pas de rester modeste, malgré tout.



Il ne se prend pas pour le meilleur d’entre nous en effet, et n’a pas d’ego si insolemment surdimensionné qu’il regrette la mort de Bruno Diatta, en s’imaginant dans les habits d’un Président qui aurait été satisfait de l’avoir comme collaborateur.
Voeux pieux.
Heureusement pour le Sénégal.
L’époque des philosophes de l’Antiquité, abîmes de science et de sagesse est révolue et enterrée.
Il n’a d’ailleurs ni l’une des qualités, ni l’autre.
Se piquer d’une vision pour le Sénégal inspirée de ses élucubrations peut séduire certes ses admirateurs hystériques convaincus par ses prêches qui se pâment de bêtise devant lui, mais son programme soumis à l’analyse rigoureuse des experts en la matière ne résiste pas à la dure réalité concrète du vécu de notre pays.
Voilà où conduit l’inspiration quand le délire fait prendre le bruit des mouches qui volent pour un bruissement qui inspire et souffle des idées qui paraissent géniales, car l’on manque de lucidité et de clairvoyance.




Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et Pilotage du changement

Du fanatisme et du culte de la personnalité dans notre landerneau politique

Nous avons tous vécu les travers et abus où nous ont conduit le culte de la personnalité et la presque déification de nos hommes politiques par des militants fanatisés qui crient et perdent la raison dès que le nom de leur leader bien aimé est prononcé dans un débat avec une opinion qui semble critique sur lui.

De seule constante devant laquelle tout le monde s’éteint, Me Wade pour ne citer que lui en était devenu un objet de culte dont il fallait traduire en actes concrets selon la formule consacrée la vision.
Nous savons tous où cela nous a conduits.




Où sont aujourd’hui ceux qui déclaraient péremptoirement qu’ils éternuaient dès que Me Wade toussait, qu’ils prenaient froid dès qu’il semblait enrhumé et qu’ils étaient prêts à nettoyer les grilles du Palais s’il le leur demandait ?

Mon prof de seconde parlant du fanatisme nous avait dit que fanatique égal fou mais fou différent de fanatique.

Au Sénégal notre génération n’a pas besoin de fans club.

Nous n’avons que faire de fous furieux et autres groupies qui se pâment de bêtise devant tous les discours qu’ils entendent parce qu’ils les trouvent censés du moment qu’ils sont prononcés par l’objet de leur passion.

Nous voulons un nouveau type de citoyen. Pour ce, acceptons d’abord de revoir nos comportements. Soyons matures. Et responsables.

Parlons des faits. Et jugeons des avis des uns et des autres sur la base d’échanges responsables dans des espaces de convivialité qui préservent le plus important entre nous : le respect et l’estime.
Je suis libre quant à moi de donner à ma carrière politique l’orientation qui me semble la plus avisée pour atteindre mes objectifs.

Sans vendre mon âme. Ou négocier le prix de mon honneur.

Je ne dois rien à personne encore une fois.

Au plus fort de mes procès contre Abdoulaye Sylla, quand j’étais harcelé de toutes parts après plusieurs tentatives de corruption où j’aurais pu marchander mon silence et signer la paix des braves si seulement c’est cela qui m’intéressait, j’étais seul. À arpenter jusqu’à 5 heures du matin quelquefois les couloirs de TGI de Dakar, et c’est d’ailleurs en ces circonstances que je me suis rendu compte des conditions difficiles dans lesquelles les braves magistrats de ce pays rendaient la justice.

Donc que ceux qui croient que j’ai renoncé à mes convictions ou négocié financièrement un quelconque ralliement rabattent leurs caquets.

Et cessent de nous pomper l’air avec leurs miaulements de chattes effarouchées devant l’objet de leurs désirs.

En toute liberté j’ai décidé encore une fois de mettre mon expertise au service de mon pays.

Et de soutenir lucidement la candidature de Macky Sall.

Que je n’ai jamais rencontré.

Parce que le temps de la justice est différent de celui de la politique. Et le sort du Sénégal doit être préservé de toutes formes de déstabilisation qui pourraient découler d’une volonté exacerbée de vouloir uniquement chasser Pierre pour installer Paul quoi que cela en coûte !
Ceux qui sont obnubilés par le pouvoir et le veulent tout de suite sont libres de choisir leur voie.
Seulement qu’ils évitent de perdre le sens de la mesure et de succomber aux chants des sirènes qui leur font croire que le Sénégal est à leurs pieds.




Nous sommes en real politique.

Le principe partagé par toute notre génération engagée en politique doit être l’honnêteté.

Pas la fuite en avant.

Ou le louvoiement.

Cela ressemble à une peur de s’assumer.

On ne peut pas être tout à la fois au Sénégal !

Notre dénominateur commun à nous autres musulmans sénégalais est d’avoir l’Islam en partage.
Cela n’empêche que nos contradictions internes sont si à fleur de peau que quiconque veut diriger ce pays devra expliciter ses rapports avec toutes les composantes religieuses qui le composent.
Macky Sall a subi et géré la violente polémique née de sa déclaration selon laquelle les marabouts étaient des citoyens ordinaires.

Pourquoi alors un autre qui voudrait fuir ce débat ne serait amené à expliciter sa position ?
Nous autres étudiants de l’Ucad dans les années avant 2000 nous rappelons la sanglante bataille rangée dans la mosquée du campus, entre des étudiants d’une confrérie qui y tenaient une séance de « wassifa » et les orthodoxes déterminés à les exclure de la mosquée.
Il est normal que quiconque désire présider aux destinées de notre pays assume donc son appartenance. Et explicite son rapport aux autres. Sans fuir le débat.

Comme s’il avait quelque chose à cacher.

Aux Usa pour être président il faut être aussi blanc qu’un croc de chien.
Chez nous, en perspective de l’alternance générationnelle que nous appelons de nos vœux, il est fondamental de tout mettre sur la table pour éviter toute mauvaise surprise.

Aucun sujet dans ce cas ne saurait être tabou.

Toute dérobade ne saurait être acceptée.

C’est cela la règle fondamentale du jeu démocratique.

Ceux qui crient à la stigmatisation et font dans les attaques ad hominem n’y changeront rien.

 

Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

La tentation de la dictature de la pensée unique

Notre génération doit éviter la dictature de la pensée unique. Combattons-la même.

Elle prend racine quelquefois dans un populisme de bon aloi, et semble sur l’instant légitimée par l’adhésion d’une partie de la populace. Du moins c’est ce que croient les apprentis dictateurs obnubilés par leurs rêves de grandeur, si convaincus de vivre des moments historiques dont ils sont les acteurs principaux qu’ils se laissent griser par leur popularité du moment.




En période de crise ou de précampagne électorale comme c’est le contexte dans notre pays, l’imagination est fertile.

Pour peu que ces grands théoriciens d’une alternative supposée porteuse d’espoir arrivent à obtenir une exposition médiatique aussi symbolique soit-elle, elle leur sert de tribune de propagande pour vendre leur point de vue le plus souvent présenté comme l’unique panacée capable, comme une formule magique, de sortir notre pays du marasme ambiant qui à leurs yeux revêt la forme d’un cataclysme socio-politique qu’il faut nettoyer au Karcher !

Méfions-nous de ces gens.

La pensée d’une seule personne ne peut constituer l’unique panacée applicable à tous les maux, travers et autres contraintes auxquels notre pays est confronté. Et d’ailleurs, toute démarche politique qui formule une vision du monde et décline un plan d’actions destinée au peuple devrait être le fruit d’une réflexion collective, dans le cadre d’un parti par exemple structuré, amendée et complétée en toute démocratie par chacune des parties prenantes qui militent dans cette formation politique.

Une vision sociétale, portée par un seul homme qui se croit investi de la mission divine ou autre de changer le monde est utopiste.

Nous avons connu Hitler et son Mein Kampf !

Quand il est arrivé au pouvoir, nous avons tous vu où cela a conduit le monde.

Et que l’on ne nous rétorque pas que les plus grands de ce monde qui ont accédé aux plus hautes fonctions à la tête de leurs pays l’ont fait.  François Hollande ou Nicolas Sarkozy pour ne citer que ceux-là sont à la tête de véritables appareils, entourés d’une foultitude de conseillers et spécialistes de toutes les questions de société qui travaillent pour eux et mettent en forme leurs idées de départ, pour leur donner justement une portée scientifique.

Leur point de vue-présenté comme tel car ils apposent leur signature au bas de la page de ces textes ou les prononcent officiellement comme discours– n’a donc rien de subjectif. D’autant plus que dans le fond, il est inspiré de leur appartenance politique qui charrie une vision de société dont ils portent la défense et la promotion, en tant que leader de la Gauche ou de la Droite.

Avec en plus des convictions fortes, et assumées. Sans hésitation ni tergiversations. Obama a fourni son certificat de baptême quand il a déclaré sa candidature à l’investiture.

Louvoyer n’est jamais bon quand on est interpelé sur ses convictions religieuses en effet. Tous les leaders du landernau politique chez nous ont clairement décliné sans ambages leur appartenance religieuse ou confrérique. D’ailleurs, la transhumance confrérique d’un certain Idrissa Seck lui aurait valu quelques misères qu’on lui aurait faites, par dépit semble-t-il !

Cela cache mal un souci de ne pas se faire juger ou catégoriser qui renseigne à suffisance sur la considération justement que l’on a envers ceux que l’on refuse de frustrer, parce que l’on est conscient de leur nombre, donnée intangible à prendre en compte pour tout politicien, mais on est contre leurs pratiques, condamnées par la communauté à laquelle on appartient !

La seule alternative qui s’offre à soi est alors la fuite en avant. Et l’on tombe dans les travers du NI-NI, dangereux pur un leader politique porteur d’une vision nouvelle qui trébuche dès son entrée en scène !

Les confréries ont toujours été un problème pour certains politiciens au Sénégal. Senghor était catholique. C’est différent.

Le débat sur le rapport à la religion et les considérations intra religieuses rattraperont tout candidat qui soit. D’ailleurs la rupture dans la conception que l’on se fait de notre rapport à Dieu à travers la pratique de l’Islam est si flagrante que nous sommes le seul pays qui chaque année se paye le luxe d’avoir deux korités. Et deux tabaskis.

Certains y auront laissé une partie de leur crédibilité, en même temps qu’ils auront démontré qu’ils n’ont pas encore la recette pour assumer leur leadership et leur appartenance religieuse en parfaite symbiose avec les convictions de leurs concitoyens, et leurs attentes dans ce domaine qui conditionne absolument le reste.



Cela démontre qu’à l’époque du leadership éclaté, il est chimérique et bien vaniteux de se croire génial au point de se revendiquer seul détenteur des solutions aux problèmes de ses concitoyens.

La tyrannie de la pensée unique commence par-là !

Et c’est un aveu flagrant, que dis-je la manifestation éclatante des envies de dictature qui hantent les rêves de ces nouveaux théoriciens de révolutions du troisième millénaire au Sénégal, sans doute touchés par la grâce subite d’une vision qui les a élevés au rang de rédempteur de notre pays !

Heureusement que cette époque est révolue et enterrée, sauf pour ceux qui ont choisi de s’inscrire dans le passé, et de ressusciter l’époque des leaders providentiels. Car ils entretiennent le fantasme secret d’en être un certainement !

Ne nous trompons pas d’époque.

 

Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

Plaidoyer pour la réhabilitation de la lecture

IL FAUT LIRE CHERS AMIS !

 

J’ai beaucoup lu.

Effectivement.

Si lu qu’au bout du compte je me suis retrouvé vieux et perclus des yeux, à force de parcourir le monde, les cultures, de découvrir la vie des autres et de pénétrer leur intimité.

J’ai souri avec la complicité des personnages dans leurs méditations profondes, à l’instar d’un Okonkwo amoureux pensant à sa relation d’amour avec son épouse, Ekwefi avant leur mariage et leurs multiples aventures.

Il en vint au constat bien ironique que « la femme qui ment a le visage tranquille ».

Lire est plus passionnant que la télé.

C’est une activité cérébrale qui nourrit tous les sens, l’imagination, elle créé tout, le goût les couleurs les sons et j’en passe.

Balzac décrit une maison, notre esprit la construit et notre regard la visite de suite, il parle de ses odeurs, nous les sentons aussitôt.

Vautrin le sympathique personnage est démasqué, nous en perdons notre souffle.

Que dire de Rastignac, dont le défi lancé à Paris est le même que nous lançons à la vie encore aujourd’hui ?

Nos élans d’amour juvénile ont palpité avec le personnage principal de La Confession d’un enfant du siècle, Octave, qui découvrit la trahison de sa bienaimée et en arriva à la conclusion que « l’homme est un apprenti, la douleur est son maitre et [que] nul ne se connait tant qu’il n’a pas souffert ».

Je fus aussi dévasté que le pauvre Magamou, qui s’obligea de retrouver sa plaie pour retrouver son statut social, abattu par le regard de la société qui lui refusa une existence sans sa maladie.

La lecture forme et renforce notre rapport à autrui et nous entraine dans un dédale de civilisations de coutumes et d’us qui éclaire notre vie, et nous en arrivons à déterminer par la connaissance de notre univers notre place sur cette terre.

Lisons, allons à l’aventure avec les livres, accompagnons les mots, regardons les s’aimer, se toucher, faire l’amour et créer pour notre plaisir un monde bouleversant.

Je ne parlerai pas des classiques ici de la littérature française ou des littératures francophones, dont celle africaine.

Je ne peux pas les citer tous.

Mais on ne peut ne pas être marqué par Rouge est le sang des noirs, enrager avec le Pauvre Christ de Bombah , et s’ouvrir à la passion fulgurante de l’amour passionné avec Rama Kam.

Nos héros m’ont marqué par leur grandeur d’âme et leur sens du renoncement courageux pour l’intérêt de l’Afrique.

Nos illustres écrivains ont joué leur rôle, ils sont morts au front, dans la guérite du « poste de peur en ce vaste monde qui fout le camp », qu’ils ont occupé avec courage lucidité et détermination, pour que ne se perdit à jamais le torrent du liquide séminal qui devra enfanter l’Afrique nouvelle, dont l’aube d’un jour nouveau se lève sans fard, belle, accorte et pleine de promesses grosses de la rosée nourricière de notre sang, du sang des anciens et des martyrs qui l’ont ensemencé pour qu’elle se lève, toise le monde et marche fièrement, portée par cet espoir qui vit toujours en nous, « comme une citadelle » !

Lisons chers amis.

Redécouvrons Hampaté Ba.

Relisons Dostoïevski avec l’Idiot. Le chapitre l’ascète surtout.

J’ai dit par ailleurs que quand on ratait son éducation on se rattrapait par son instruction.

Je suis quant à moi devenu un homme, les livres à la main.

Et un citoyen du monde.

« Ouvert à tous les vents, poreux à tous les souffles ».

Absolument !

 

Cissé Kane NDAO

Président A.DE. R

 

La saga des Wade: Abdoulaye et Karim

L’histoire de Me Wade et Karim a décidément des relents tragi-comiques !

Karim Wade est candidat à un retour toujours annoncé et, à chaque fois, reporté.

Me Wade semble pourtant convaincu que son fils reviendra au pays, accueilli comme il le fut, lui, un certain jour de 1999.

Ce retour de l’enfant prodigue aux bras de son papa sera le premier pas vers la reconquête de la maison du père sans doute, qui consacrerait à n’en pas douter sa réhabilitation dans la foulée.

Me Wade-Don Diegue n’a effectivement jamais digéré sa défaite cuisante contre Macky-Don Gormas qu’il n’a jamais pris pour une lumière en fait.




Ce soufflet lui est resté au travers de la gorge.

À Doha auprès de Karim-Rodrigue son fils qu’il prépare pour s’offrir une vengeance qui le dope en énergie, il ne peut imaginer ou envisager un autre scenario que la candidature de son fils.

Mais la question qu’il devrait poser à son Rodrigue de Karim devrait être s’il a du cœur.

Et s’il est vraiment prêt non pas à courir, mais à voler jusqu’au Sénégal pour le venger ?

That’s the question !

Nous sommes devant un drame d’une succession manquée. La disgrâce d’Idrissa Seck et sa mise à mort rondement menée par un Me fringant lui avait sans doute fait croire qu’il en serait de même pour un Macky Sall auquel il n’a jamais prêté d’ambition présidentielle, surtout qu’il avait fini de se convaincre qu’il n’avait ni la vista ni le courage d’un Idrissa Sek bien plus coriace !

Pour la première fois de sa vie sans doute, son flair politique l’a floué.

Était-ce dû à l’âge, ou avait-il mal présumé du degré de la mainmise de Macky Sall sur l’appareil ?

La seule leçon à retenir de cette histoire est que Dieu donne le Pouvoir à qui il veut, comme il le lui retire aussi comme il veut.

La rage et la soif de revanche sont de puissantes sources de motivation qui donnent un sens à notre vie et nous maintiennent alertes, entièrement consumés par cette passion.

Simplement, quelquefois la plus grande sagesse qui soit est d’accepter le destin, et se dire qu’on ne peut pas vivre la vie des autres.

Me Wade a planté au Sénégal le drapeau du libéralisme et formé l’essentiel des élites politiques qui aspirent à diriger ce pays.

Tous revendiquent son héritage.

Il est clair que sa prophétie est en passe de se réaliser.

Dès lors, il lui revient d’accepter d’assumer son destin de père de la modernité du Sénégal.

Et de couver tout le monde de son manteau paternel, car il est désormais un patrimoine national !

Cissé Kane Ndao




JE NE SUIS PAS UN MILLIARDAIRE DU PALAIS

MISE AU POINT
Mes amis mes parents militantes et sympathisants
Ma photo s ‘est malencontreusement glissée parmi celle des vrais milliardaires dont parle cet article.
Je tiens à vous signaler que je reste fauché comme un rat d’ église.
Pour tous ceux qui me voient déambuler dans la rue et qyi seraient tentés de m’enlever pour se faire des sous, je vous signale tout de suite qu’il y a une triste méprise : on me confond avec Abdoulaye Sylla !
Et si vous le croisez dites lui qu’il me doit des indemnités de représentation !


Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement



De mon soutien inconditionnel à la candidature de Macky Sall (Réponse de Cissé Kane Ndao à ses pourfendeurs)

A Monsieur Massamba Ndiaye, et ceux qui pensent comme lui

Il nous faut comprendre une bonne fois pour toutes que nous ne faisons pas de la politique avec de bons sentiments.

La politique est une question d’opportunité, de bons sens, de patience, de lucidité et de raison.

Toute situation mérite d’être étudiée avec objectivité sans céder aux sentiments ou aux élans irrédentistes d’une certaine élite virtuelle qui croit détenir la clé de la solution aux problèmes des sénégalais, s’érige en donneur de leçons et devient en conséquence objecteur de consciences et maitre à penser jugeant de la pertinence ou non des choix de la classe politique digne de son attention.




Je ne suis pas au service de ces gens. Je les connais d’ailleurs très bien.

Je me rappelle encore avec un sourire dépité la levée de boucliers médiatiques que souleva ma convocation devant les tribunaux lors de la première affaire qui m’opposa à Abdoulaye Sylla. Les soutiens affichés sur Facebook, les promesses de m’accompagner jusqu’au tribunal furent innombrables. Je suis arrivé au tribunal certain de trouver une foule prête à mourir avec moi, car nous avions la même conviction.

Je fus seul au tribunal. Jusqu’à 5 heures du matin. Ousmane Sonko fut l’unique leader de l’opposition qui tiendra promesse et viendra me marquer sa solidarité fraternelle.

Les convictions de papier, l’opposition facebookienne n’ont jamais contribué à améliorer les conditions de vie de nos populations ou renforcer l’Etat de droit.

Mon attachement fondamental aux principes éthiques et déontologiques qui ont jalonné ma vie politique est immaculé.

J’ai serré la main du Premier Ministre pour lui marquer mon accord d’aider le régime à relever les défis urgents qui ont capté mon attention et nourri mon engagement patriotique sans aucune condition, sans aucun marchandage.

Parce que je ne sers qu’une cause. Celle du Sénégal. Et pour elle, je boirai le calice jusqu’à la lie.

Je ne renonce à rien. Je ne renie rien.

En politique encore une fois, quel est l’objectif ? Conquérir le pouvoir.

Il n’y a pas un chemin droit et rectiligne jusqu’à l’atteinte de cet objectif.

Je l’ai dit par ailleurs : après 2024, notre génération fera face à son histoire, et sera au rendez-vous avec son destin.

J’y serai. Inch Allah.

Et pour être sûr de bien y figurer je préfère être du bon côté de l’Histoire. Celui de la stabilité politique et sociale. Celui de la paix. Celui d’un cheminement vers le renforcement de l’Etat de droit, du processus démocratique et de la marche vers le développement.

Le bilan du Président Macky Sall est suffisamment éloquent, pour ne pas avoir besoin de prêche pour en convaincre quiconque. Je m’épargnerai d’ailleurs cet exercice, il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !

J’ai choisi de soutenir le Président Macky Sall car son second mandat consacrera la fin de carrière de tous ces dinosaures revanchards et autres politiciens professionnels avides de pouvoir et qui n’ont d’autres programmes que leur obsession de revanche personnelle pour leur accomplissement individuel, et une détermination enragée de nous imposer un règlement de comptes contre un régime qu’ils rejettent tout en bloc, comme un bébé avec l’eau du bain.

Je ne suis pas nihiliste.

Je préfère un quinquennat de Macky Sall qui permettra à ma génération de gagner l’expérience et la sagesse nécessaires à l’exercice du pouvoir avant d’aller à sa conquête, à une promesse d’aventure sur dix ans sans vision claire, ni projet sociétal.

Mon soutien à Macky Sall est inconditionnel.  Je n’ai rien demandé. Rien exigé.

Je suis pleinement engagé à le faire car ma conviction profonde est que lui donner l’opportunité d’avoir un second mandat est ce qu’il y a de mieux, face à une opposition divisée, incapable de se réunir autour de l’essentiel, portée par un seul mot d’ordre : faire la fête à Macky Sall, et à son régime.

Et le Sénégal dans tout cela ?




Je préfère et ma génération avec moi, hériter en 2024 d’un pays en paix, plutôt que de tenter l’aventure d’une alternance qui ne nous promet que chasse aux sorcières, sanctions, vengeance revanche et j’en passe.

Nous sommes des acteurs politiques. Nous avons nos ambitions politiques.

Et nous savons clairement quelle stratégie nous permettra de parvenir à la réalisation de notre objectif.

Aujourd’hui, concernant le rendez-vous électoral de 2019, cela passe par un soutien sans failles à la candidature du Président Macky Sall.

Nous l’élirons. Dès le premier tour.

Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

Nous réélirons le président Macky Sall pour un second mandat (Cissé Kane Ndao)

 Je me suis engagé pleinement lors des dernières législatives de 2017, pour assurer une majorité parlementaire au régime en place, et consacrer par-là sa stabilité politique, gage d’une démocratie apaisée pour notre pays.

Nous n’avons pas le droit en effet, et je le pense sincèrement, quel que soit la légitimité du combat que nous menons, de rompre notre fragile équilibre somme toute précaire, au nom de joutes et autres combats politiques dont la finalité ne peut dépasser la promotion individuelle de personnalités politiques censées être les seules détentrices de solutions aux multiples maux dont souffrirait le peuple sénégalais.




Aujourd’hui je déclare solennellement mon soutien au Président Macky Sall, pour un second mandat.

Les raisons de cet engagement sont nombreuses, et variées.

Tout d’abord, il nous faut reconnaitre que son mandat finissant aura permis à notre pays d’engranger de nombreux succès au plan économique et social. Quelque soient par ailleurs les avis contradictoires des uns et des autres, le lancement de l’ambitieux pôle de développement économique de Diamniadio adossé à l’érection d’une nouvelle ville résolument tournée vers la modernité est à célébrer pour notre pays. Avec ce programme, la spéculation foncière et la démographie galopante qui ont accéléré la croissance macro céphalique de Dakar connaitront un coup d’arrêt dont tout le bénéfice sera senti très bientôt par les populations de la capitale, en termes de qualité de vie, de baisse de loyers et autres accès plus facilités aux services essentiels.

La Région de Thiès de par sa position stratégique tirera désormais le développement du Sénégal : sa proximité géographique avec les autres régions périphériques facilite en plus une mobilité à même de réduire fortement l’inflation en besoin de logements, et les autoroutes du développement ainsi que l’extension du rail permettront un gain de temps qui va davantage valoriser le patrimoine foncier de ses régions frontalières, et booster leur croissance économique en plus.

J’ose ainsi imaginer qu’avec le port de Ndayane, la mise en place du port sec de Kaolack et le dragage de son port fluvial vont permettre au Saloum de retrouver son rôle de pionnier du développement agricole et commercial, au carrefour de plusieurs routes transfrontalières.

L’essor économique de notre pays entamé par les projets grandioses du Chef de l’Etat est donc lancé.

Les conditions de son impulsion et les coûts exorbitants de certains programmes et projets sont certes sources de polémiques. Il n’est jamais dans un tel cadre trop tard pour procéder à une évaluation sommative de leurs réalisations, étant entendu que la polémique est plus nourrie par cela, que par la question de la pertinence de la vision du Président Macky Sall. Il serait en effet inconvenant pour certains groupes politiques de l’opposition d’en contester l’objectivité, vu qu’ils ont crié partout que la paternité de leur imagination revenait à Me Wade ! L’Etat étant une continuité, nous ne pouvons qu’en saluer la concrétisation.

La question de l’exploitation de nos ressources énergétiques entre dans la même veine. Il n’y a rien au Sénégal qui se fait présentement qui échappera à la reddition des comptes. Dès lors que les dispositions sont prises et que l’objectif de leur valorisation par une exploitation concertée avec les pays frontaliers est entérinée, il s’agit d’en accompagner le processus, en veillant à sauvegarder au mieux les intérêts immédiats de notre pays, et de préserver l’héritage des générations futures auxquelles nous devrons rendre compte.

De toute façon, les ressources pétrolières minières et gazières constituent un enjeu hautement géostratégique surveillé par toutes les puissances politiques mondiales, et il n’y a aucune possibilité de se soustraire aujourd’hui ou demain à toute instruction liée à leur exploitation et à leur valorisation, si cela se fait au préjudice de nos intérêts primordiaux.

J’en veux à titre d’exemple le sort réservé au Groupe Lafarge, dont la complicité avec Daech en Syrie lui vaut aujourd’hui une descente aux enfers immuable.

Donner un second mandat au Président Macky Sall, c’est lui permettre de parachever sa vision et de nettoyer lui-même ses écuries d’Augias.

Il aura par là l’occasion de rectifier ce qui n’a pas marché, de prendre en compte les alertes et les contestations objectives formulées par  l’opposition républicaine,  la société civile et les autres acteurs sociaux, et d’instaurer comme il le souhaite une culture renforcée de la reddition des comptes, ainsi qu’ une nouvelle dynamique de promotion par la compétence et l’éthique, ce qui épargnera à son successeur une reddition des comptes qui pourrait ressembler à un règlement des comptes,  à laquelle nous risquerions d’avoir droit dès 2019, si le candidat Macky Sall ne rempilait pas.

D’autres parts, l’obtention d’un second mandat du Président Macky Sall consacrera la fin de la carrière de plusieurs ambitieux pouvoiristes de notre scène politique. Rien ni personne n’a réussi à leur faire comprendre la fin d’une époque révolue, celle de vivre par et pour la politique.

Il est fondamental en effet que nous rompions avec certaines pratiques politiques chez nous que nous devrons enterrer avec ces politiciens. La promotion par la parole, sans autre compétence qu’un pouvoir de laudation ou une capacité exceptionnelle en chantage par le sentiment   doit être révolue au Sénégal. Nous n’avons plus le droit de promouvoir des démagogues ou des aventuriers en recherche de reconnaissance, si nous voulons maintenir notre pays sur la voie de l’émergence et accélérer le rattrapage de notre retard sur nos concurrents directs au plan économique.

Le Sénégal a besoin d’une élite politique compétente, citoyenne, patriote et consciente des enjeux géostratégiques liés au développement économique et social des nations.

De plus, le parrainage à mon sens induira un regroupement des leaders qui devront prendre leurs responsabilités, autour des idéaux politiques communs charriant une vision sociétale partagée sur la base de laquelle sera échafaudé un programme économique, politique et social de gouvernance qui servira de feuille de route pour toute action politique. Dans ce cadre, le leadership cessera d’être incarné comme cela se faisait dans le passé par un seul homme jugé providentiel, pour se muer en leadership éclaté.

Les personnalités politiques qui croiront à la même idéologie se regrouperont en effet, et chacune apportera sa pierre à l’édifice et parmi elles, de manière collégiale, il sera choisi un leader sur la base de critères bien définis, sans aucune forme de subjectivisme. Nous en avons un exemple concret, avec la coalition Benno Bok Yakaar qui a résisté à tous les remous pour plébisciter un candidat unique, le Président Macky Sall en l’occurrence.

La politique sera donc réhabilitée, et servir le peuple retrouvera son sens premier.

Nous avons besoin de conforter notre pays dans la stabilité politique et sociale qui a bâti sa réputation et fortifié sa démocratie. C’est pourquoi nous n’occultons pas que l’Etat de droit rime avec reddition des comptes, cause pour laquelle les grands principes qui soutiennent les combats politiques pour la plupart doivent être maintenus et renforcés.




Mais nous n’oublions pas que les grands défis de notre démocratie sont systémiques. Il s’agit moins d’une affaire d’homme que de système en effet. Et le seul débat qui vaille porte plus sur ce point que celui sur lequel voudrait insister la majorité de nos hommes politiques, qui veulent personnifier leur combat pour la conquête du pouvoir pour transformer les échéances électorales imminentes en un rendez-vous aux allures de referendum pour ou contre Macky Sall !

 

Cissé Kane NDAO

Président A.DE. R

 

Haro sur les marchands d’illusions et les carpets baggers sénégalais

Talent-Intelligence-Compétences, c’est le visage du Nouveau Type de Sénégalais que nous souhaitons bâtir. Voilà le triptyque dont nous devons nous servir si nous voulons servir le Sénégal.
Qu’est-ce que le patriotisme responsable et la citoyenneté active, quand ce qui nous intéresse est de parachever notre accomplissement individuel, en appelant le peuple à un combat populiste que l’on enrobe d’un engagement politique prétendument désintéressé, alors que notre véritable et unique dessein est d’être khalif à la place du Khalif, et se servir ?



Cessons d’abuser le peuple en parlant à son nom, et en revendiquant la légitimité d’agir pour changer sa vie.
Si tel était le cas, certains ne seraient pas prêts à brûler notre cher Sénégal pour occuper la place du chef, sachant que le peuple pour le bonheur duquel ils sont prêts à déstabiliser ce pays en paierait un lourd tribut.
Ce fils, notre pays le Sénégal, je préfère quant à moi adopter la position de cette mère éplorée dont l’enfant fut enlevé par une femme qui prétendait mordicus être sa maman.
Devant le sage roi David qui proposa à elles deux que l’enfant fut coupé en deux et que chacune en reçoive une partie, la véritable mère préféra qu’il fut donné à l’usurpatrice, pour sauver la vie de son enfant.
Le sort du Sénégal dépasse notre vie. Marchons avec le peuple, avec raison et avec lucidité, n’allons pas plus vite que lui sur le chemin de la maturité démocratique, faisons lui confiance, car il sait assurément quand vient le temps du changement comment prendre en mains son destin, sans l’aide d’un sauveur ou d’un justicier de la 25ème heure ou d’un messie détenteur d’une solution miracle.
Cessons de nous tromper sur la maturité et la sagesse des sénégalais.
Ils sont en avance sur nous !



Cissé Kane NDAO
Président A.dé.r

Diplômé de Sciences PO

Executive MBA Management Public Territorial

Master 2 Professionnel Gestion de projet, Gestion axée sur les résultats, Pilotage du changement

Triste scène politique sénégalaise

« L’absurde, c’est quand la raison lucide constate ses limites ».
Au Sénégal nous avons bu jusqu’à la lie le calice de la chienlit politique qui se débat dans un débat fétide de caniveau où les mots volent au bas de la ceinture.
Arguments ad hominem dénonciations délations médisances flagorneries deals combinazzione ignominieux traquenards politiciens complots ourdis perfidement sur fonds de polémiques sans autres objets que de salir la réputation des uns et des autres de hâter leur disgrâce ou de provoquer leur descente aux enfers  sont le lot quotidien d’insanités débiles de forfaitures et de félonies servies à l’opinion publique sénégalaise.
Son silence assourdissant renseigne à suffisance sur son profond ressentiment. Et sa dévastation morale infinie.
Elle apprécie. Elle juge. Et elle sanctionnera.
Très bientôt.




Faut-il en rire ou en pleurer ?
Ce qui me sidère est que ces comportements sont contagieux.
Notre génération qui très bientôt devra prendre ses responsabilités pour conduire aux destinées de ce pays est malheureusement contaminée par ce virus dont la capacité d’infestation en fait une épidémie dont le spectre est décuplé par l’ambition démesurée des uns et des autres non pas de réussir, mais de parvenir rapidement à des positions de privilèges, pour faire valoir leurs cupides et éhontées capacités de prévarication.
Dommage.
De la citoyenneté responsable et de l’engagement patriotique, il n’est plus question.
Personne ne se demande plus maintenant qu’est-ce qu’elle peut faire pour son pays.
Et dès lors que chacun se préoccupe d’extraire son propre sort de notre destin commun, ne soyons pas étonnés que notre société soit si extravertie, et que les relations humaines deviennent un jeu de dupes.
Le Sénégal n’est pas loin d’une dégénérescence totale si nous continuons dans cette voie.
Nul ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu.




Lorsque la Chine s’éveillera…

La Chine, « Ce géant aux pieds d’argile… », titrait-on dans nos manuels d’histoire de collège suivi de la fameuse boutade « Quand la Chine s’éveillera »…
Eh bien, elle s’est réveillée la Chine.
Elle a déployé ses ailes gigantesques, portée par la vista et le patriotisme de ses leaders politiques, nourrie de l’énergie de ses capitaines d’industrie, alimentée par l’abnégation et la compétence de ses masses laborieuses.
Le déficit public américain tire la croissance mondiale.
La Chine est le premier créancier des USA.
Les exportations chinoises aux USA font 505 milliards de dollars en plus. C’est donc dire que la Chine est désormais le maître du jeu.
Le poids de la Chine dans le monde a effectivement cessé depuis longtemps d’être seulement démographique.
Son droit de véto et son statut de puissance militaire affirmée en fait un des pôles d’influence de la marche du monde, avec une diplomatie aussi silencieuse qu’efficace.
La diplomatie commerciale de la Chine a elle aussi fini par constituer une alternative sérieuse pour les pays africains pressés entre les institutions de Bretton woods et leurs historiques partenaires coloniaux dont ils étaient jusqu’alors la chasse gardée.
Le très puissant Président chinois arrive au Sénégal dans ce contexte: une bonne nouvelle qui illumine le quotidien assoiffé des sénégalais perdus dans la grisaille d’une économie réelle qui n’est pas suffisamment irriguée par des financements internes capables de porter une consommation au point mort !
Dalal diaam votre Excellence Xi Jin Ping !!!




Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

Diplômé de Sciences PO

Executive MBA Management Public Territorial

Master 2 Professionnel Gestion de projet, Gestion axée sur les résultats, Pilotage du changement

MANDELA, CE HEROS DE L’HUMANITE !

Voici un homme dans toute la splendeur de son humanité qui aura vécu assurément un destin hors du commun.

Homme de rupture, d’une modernité anachronique pour quelqu’un qui aura passé vingt-sept ans de sa vie dans une prison, mais qui en sortira avec une compréhension des enjeux de son monde qui fera de lui un héros, un modèle, un mythe désormais.

Mandela est un héros. Oui.

Dans tous les sens du terme.

Au plus profond de la tragédie sanglante de la lutte pour l’émancipation du peuple noir Sud-Africain, il échappera au destin macabre des martyrs d’un peuple noir d’Afrique du Sud submergé par la colère, la douleur et le ressentiment, tout autant qu’il ne mêlera jamais son nom à l’action de milices irrédentistes cultivant la haine contre le peuple blanc et répondant par le meurtre et la violence aux assauts répétés des forces du désordre commandé par le régime discriminatoire de son pays.




Mandela, cet homme au destin exceptionnel aura vécu une vie riche d’enseignements, qui le conduira à son accomplissement en tant qu’homme total, cultivant de manière exacerbée les hautes qualités intellectuelles et morales sans lesquelles nul homme ne peut revendiquer le statut qui aura été le sien.

De l’amour, Mandela en aura donné. De l’amour il connaitra les joies les félicités les tourments les trahisons.

Et pourtant, il s’extirpera avec une lucidité déconcertante de situations qui en auront perdu plus d’un. Il ne condamnera pas. Il comprendra et pardonnera, et aura assez de hauteur et de respect pour sa famille pour protéger ses enfants, et sauvegarder sa dignité d’homme.

Mandela fut ainsi un gentleman toute sa vie.

Il saura retrouver l’amour et le cultiver avec un ravissement et une galanterie exemplaires que beaucoup de personnes n’auraient sans doute pas attendu d’une personnalité de son envergure, emportée par l’Histoire et marquant à chacun de ses pas la marche de l’Humanité toute entière qu’il inspirera jusqu’à ses derniers jours.

Artistes, grands de ce monde, tout le gotha mondial a fréquenté Mandela. Tous les continents lui ont rendu hommage. Chacun a voulu l’approcher, le toucher pour être pénétré de cette force mentale et de cette grandeur d’âme dont Dieu ne gratifie hélas que quelques rares élus.

Du respect, l’homme Mandela en a toujours imposé.

Et pas seulement à sa sortie de prison. Dès les premiers pas de son engagement d’abord dans la lutte contre l’apartheid. Durant les années de braise où le conflit s’exacerba et que les massacres de noirs furent la seule forme d’expression du régime ségrégationniste d’alors. Ses adversaires qui l’ont maintes fois arrêté avant de l’emprisonner pour 27 longues années assassinèrent Steve Biko, et des milliers de leaders de la communauté noire. Mandela en toutes circonstances en imposa tellement par sa forte personnalité son courage et sa détermination que jamais personne n’osa attenter à son intégrité physique et aller jusqu’à la solution finale pour le faire taire définitivement.

Mandela symbolise non seulement la lutte contre l’apartheid, mais il a réussi à porter le combat contre le triste sort de l’homme noir et par-delà celui de toute l’humanité contre toute forme de discrimination, de ségrégation et d’atteinte à la dignité de l’homme quel que soit sa race, ses croyances et ses convictions personnelles.

Mandela est un homme au destin de prophète. Il a fait l’unanimité partout. Même ses adversaires politiques qui le libérèrent se sont inclinés devant lui, et rendu hommage à sa haute stature d’homme de paix.

Dès sa sortie de prison, il a entrepris avec tact de réunir le peuple noir d’Afrique du Sud, de réorganiser l’ANC et de mettre en branle une machine politique à même de remporter les élections.

Il a consacré son temps et de son énergie à instaurer une dynamique d’apaisement favorable à la réconciliation du peuple noir, en combattant avec une férocité et une détermination sans failles toutes velléités de vengeance ou de revanche sur l’histoire qu’auraient été tentés de fomenter ses principaux lieutenants ou les autres forces vives du peuple noir d’Afrique du Sud.

Son plébiscite comme premier Président noir d’Afrique du Sud fut la formidable opportunité qui lui fut offerte pour réussir à porter sur les fonds baptismaux la nation arc en ciel qu’il a toujours nourri au fond de lui, et sur l’autel de la commission paix et réconciliation, il construisit une nouvelle Afrique du Sud, consciente de ses forces et suffisamment mature pour réussir les changements obligatoires afin de rester un leader sur le continent et désormais un modèle pour le monde entier.

Il a ensuite enseigné une valeur insuffisamment appliquée en Afrique, le renoncement.

Après un mandat, il a en effet quitté le pouvoir pour se consacrer à la cause universelle de la condition humaine, par un sacerdoce au service des plus démunis, des plus pauvres, pour plus de justice dans le monde, plus de solidarité plus d’amour et pour la paix.

Mandela est un des plus grands leaders de ce monde.




Il a appris à connaitre la vie et a déterminé le sens qu’il comptait donner à la sienne dans l’un des milieux pourtant les moins aptes à forger l’âme et à former l’individu, la prison.

Lieu de solitude, la prison est un rendez-vous au quotidien avec soi, et dans l’intimité de sa conscience, par un dialogue ininterrompu entre ses valeurs et lui, Mandela a trouvé la voie, sa voie.

Celle par laquelle on choisit le pardon à la place de la vengeance, celle par laquelle on choisit l’amour à la place de la haine, celle par laquelle on choisit de servir la cause de la nation à la place de celle de sa communauté, celle par laquelle le pouvoir cesse d’être un instrument de jouissance personnelle, familiale ou clanique, la voie par laquelle la miséricorde cesse d’être seulement divine et devient un serment d’amour et de respect qui cimente le destin d’une nation dans la paix.

Bienheureux Mandela !

Réhabiliter notre histoire pour construire notre futur

Langston Hugues, poète de la Negro renaissance américaine célébrant avec faste la couleur de sa peau et revendiquant courageusement son histoire déclarait dans le manifeste marquant la naissance de leur mouvement : « Nous savons que nous sommes beaux. Et laids aussi ».

Il n’y a aucun peuple parmi ceux civilisés qui ait renié son histoire et fermé les yeux sur son passé qui a réussi à se projeter vers l’avant, et se développer.




Les autodafés ne sont pas des inventions de l’histoire. Le massacre de la Saint Barthélémy n’est pas une légende. Le peuple d’Angleterre connut des rois sanguinaires qui commirent les pires atrocités. Jean Sans terre fit emprisonner Richard Cœur de Lion sur le chemin du retour des Croisades, pour usurper ignominieusement son trône. Les pires exactions et exécutions sanguinaires furent perpétrées en Europe, au nom de la religion ou au service de la royauté, dont les représentants furent longtemps considérés comme un dieu sur terre, jusqu’aux révolutions d’Angleterre qui enfanta la monarchie constitutionnelle et française dont le point d’orgue fut l’exécution du roi Louis XVI.

Aux USA, la fin de l’esclavage conduisit à la guerre de sécession et à l’assassinat de Lincoln.

Plus proche de nous, La Nuit des longs couteaux qui consacra la prise de pouvoir d’Hitler et le basculement de l’Allemagne dans le fascisme est encore vivace dans les souvenirs de la longue marche des nations occidentales vers la liberté.

Ces nations ont accepté leur histoire pour assumer lucidement leurs passés, elles ont regardé frontalement et avec objectivité les pages les plus sombres de leur évolution vers la civilisation qui fait leur force aujourd’hui, ils en ont tiré les leçons et ont voté des lois pour punir toute velléité de rebasculement vers ces tragédies humaines, et édifié des monuments pour honorer la mémoire des victimes, et les héros qui y ont mis courageusement fin.

Au Sénégal, notre Histoire nous a échappé.

Nos archives sont détenues par la France ancienne puissance coloniale qui garde notre mémoire loin de chez nous, et refuse obstinément de nous remettre nos vestiges et symboles civilisationnels sans lesquels aucun peuple ne peut se réapproprier son passé comprendre son présent et se projeter dans un futur voulu imaginé et construit par ses propres soins.

Ajoutons à cela la fausse pudeur dont on couvre des pans entiers de notre histoire car nous en aurions honte et mauvaise conscience, et la volonté inavouée de passer sous silence les hauts faits religieux et politiques qui l’ont marqué d’une trace pourtant indélébile, et nous comprendrons pourquoi nous sommes aussi extravertis et superficiels.

Un chercheur universitaire fait des recherches sur la vie et la mort par exemple d’un Lat Dior. Un griot chantre de la tradition orale ou un responsable des archives lui dira telle chose s’est passée ayant abouti à sa mort, par la complicité active de quelqu’un dont il est impossible de dire le nom, car ses descendants sont toujours vivants.

Cheikh Ahmadou Bamba était épié par des espions qui rendaient compte au colon et il était combattu par des marabouts à sa solde dont les rapports circonstanciés et les récriminations contre lui sont soigneusement consignés dans des dossiers qu’il ne faut surtout pas citer car leurs descendants sont là aussi !

Nous bridons volontairement notre histoire et refusons délibérément par-là de l’assumer, et donc de nous assumer.

À ce rythme il y a de quoi se demander de quelle Histoire du peuple sénégalais allons-nous finalement parler ?

Qu’est-ce qui nourrira notre mémoire collective et cimentera notre Nation pour la rendre Une ?

Ce n’est certainement pas cette histoire racontée selon le point de vue du colon qui présente nos rois comme des ivrognes lubriques corrompus et veules que l’on tue au bout d’une longue poursuite d’un coup de sabre dans le dos et de nos guides religieux qui auraient passé leur temps à dormir et se reposer durant tout leur exil gabonais !

Il nous sera impossible de nous développer et de construire notre futur sur de solides valeurs qui nous ancreront authentiquement dans la voie que nous nous serions choisi pour nous développer, si nous continuons à refuser de voir notre histoire en face, pour l’accepter et vivre avec elle, selon qu’elle soit belle ou laide !

Les japonais sont dans le top 4 des pays développés. Ils sont résolument ancrés dans leurs us et coutumes.

Le Rwanda a connu l’un des pires génocides de l’histoire, ils ont créé un mémorial, se sont regardé dans les yeux pour se dire leurs vérités et se sont comme une seule nation projeté vers un futur qu’ils construisent désormais selon leur propre vision.




Ils ont rompu avec le français comme langue officielle, adopté l’anglais, et restent ferrés à glace sur leurs convictions.

Pendant ce temps nous autres pauvres sénégalais continuer de refuser à regarder notre histoire en face et de nous l’approprier comme si nous avions peur d’affronter notre passé.

Et nous sommes en conséquence contents que la France emprisonne notre mémoire et nous coupe d’une partie de notre histoire sans laquelle nous ne pouvons souverainement construire un idéal de nation capable de nous porter vers l’émergence.

C’est un crime.

Surtout que nous avons renoncé à notre passé et ne voulons en connaitre que ce que les nouveaux griots maitres-chanteurs modernes nous disent !

Pauvre Sénégal !

Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

Diplômé de Sciences PO

Executive MBA Management Public Territorial

Master 2 Professionnel Gestion de projet, Gestion axée sur les résultats, Pilotage du changement

Poème dédié aux LIONS DU SÉNÉGAL !

Regardez nos Lions à l’allure fière

Ils ont bondi hors de leur tanière

Et déjà ils font trembler les filets

De leurs adversaires désemparés

Oui ! Aucune défense adverse

Ne peut résister à cette averse !

Dignes descendants de nos prestigieux rois

Partout où ils passent c’est l’émoi :

Des côtes de l’Asie au pays de Charlemagne

Qui donc ne connait désormais le Sénégal qui gagne ?

Allez ! Portez haut le flambeau

De nos prestigieux héros

Rugissez donc Lions, Rois des pelouses et de Russie

Où vous représentez l’Afrique, comptez sur le Sénégal uni

Qui vous accompagne sur le chemin de l’histoire

Sentez sa force vous porter vers la gloire

Chantant et dansant avec vous, le monde entier

Se mire dans votre talent avec un sourire extasié

Et célèbre avec nous, et avec l’Afrique blanche et noire

La fête du football union des nations où la seule victoire

Qui marque l’Histoire est la célébration de la paix retrouvée

Vous, Lions, vous êtes dans le sport le symbole de la fraternité !

Vive le Sénégal ! Vive l’Afrique !




Cissé Kane NDAO

Réflexion: L’homme sénégalais a renié son passé

Aucun historien n’ose penser écrire sur nos valeurs ancestrales de nos jours. Les évoquer et les célébrer, c’est tabou maintenant.

Aucun historien n’ose en professer la réhabilitation, ni les vulgariser, ni militer pour un retour aux sources basé sur la restauration de ces valeurs.

L’homme sénégalais renie son passé et se projette dans l’avenir par le superficiel, la flagornerie, l’impertinence et la palabre stérile.




Nous ne retenons de notre passé que le griotisme à la Karim d’Ousmane Socé, largement revendiqué par une classe de paresseux adeptes de farniente et du parler faux, hyènes encourageant les pires licences, justifiant toutes les fortunes volées, célébrant toutes les forfaitures et élevant au rang de héros des anti modèles honnis.

Tout cela pour tel le corbeau de la fable vivre en rémora sur le dos des requins voraces dont ils exaltent une généalogie souvent usurpée.

Notre héros national a sombré dans le tréfonds de l’oubli, jusqu’à son mausolée envahi par les herbes sauvages.

Le plus grand danger qui plonge irrémédiablement une nation que dis-je un peuple dans la dégérescence est l’intellectuel défroqué qui a trahi sa mission pour des privilèges matériels et se livre à un larbinisme reptilique et une prostitution éhontée.

Quand les piliers de la société renoncent au diom, fouleu,fayda, ngor et livrent leurs âmes au diable, que voulez-vous que cela donne?




La damnation qui frappe nos élites intellectuelles tentées par le révisionnisme historique produira à terme, si leur sombre dessein s’accomplit, un peuple maudit.

Même Dieu est devenu un business lucratif où les soi-disant guides portent les habits immaculés de Tartuffes cupides et lubriques et négocient sous leurs airs de faux dévots leur prix à l’aune des fanatiques exploitables et corvéables dont ils encaissent le prix de vote.

Où va mon pays ?

Je suis dévasté !

Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

 

Lettre à la jeunesse de mon pays

« Tout homme ou institution qui essaiera de me voler ma dignité perdra, » disait Nelson Mandela.
Il avait raison. L’Histoire l’a confirmé. De la trempe des grands hommes de Dieu à la foi inébranlable, il a combattu toute sa vie durant la discrimination, et toute forme d’avilissement de l’homme.
Il faut en effet en toutes circonstances refuser que sa dignité soit bafouée. Elle est le socle de toutes valeurs qui doivent être chez nous comme les principes intangibles des frontières de nos pays.
Elle doit valoir tous les sacrifices.


Dussions-nous en payer la sauvegarde au prix de notre vie. Oui ! La devise même de l’armée de notre pays affirme qu’« on nous tue, et [qu’]on ne nous déshonore pas. » Il s’agit de regarder dans ce cas-là la mort en face, et la préférer à l’ignominie.
Nous ne devons pas la craindre, la mort. Epicure le grand philosophe disait qu’il ne craignait pas la mort ; et il justifiait sa position en demandant pourquoi il devait craindre quelque chose qui n’est pas tant qu’il était, et qui est si seulement il n’était plus. A sa suite, Senghor rappelait que « le suicide était la dernière exigence de l’honneur. »
Il faut que nous nous rebiffions. Que nous ayons un but dans notre vie, et que ce but vaille tous les combats, et tous les sacrifices. Comme ce fut le cas de Nelson Mandela.
C’est en cela que nous assumerons notre destin, avec lucidité, avec détermination, avec courage.
Qu’est-ce que le courage, dans ce cadre ?
« Le courage, (…) c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », aurait répondu Jean Jaurès, à la suite de Jean Jacques Rousseau qui affirmait qu’« il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat ».
Jeunesse de mon pays, sachons que notre avenir devra s’écrire avec nos propres mains. Le monde dans lequel nous désirons vivre sera construit de nos propres mains, la société que nous souhaitons pour nos enfants sera édifiée par notre propre génération.



Dès lors, engageons-nous.
Il est temps, quelque soient les contraintes que nous devrions surmonter : « tout obstacle renforce la détermination. Celui qui s’est fixé un but n’en change pas ».
La devise de notre pays est inscrite en lettres d’or au fronton de notre République : un peuple-un but et une foi !
Apprenons de notre passé, inspirons-nous de notre présent, et en tant qu’hommes du monde, « ouverts à tous les vents, poreux à tous les souffles », taillons-nous la place que nous voulons occuper.
Il n’y a pas de secrets pour y parvenir. Il faut apprendre, et entreprendre.
« L’ignorance mène à la peur », disait Averroès. Vainquons dès lors cette peur, allons à l’assaut du savoir !
C’est comme cela que nous en viendrons à n’« avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. »
Il ne sert à rien de revendiquer un leadership que nous ne pourrions jamais assumer, et en être réduits à conduire notre pays vers un destin à la Tamango de Mérimée.
Changeons nos comportements. Soyons des hommes d’honneur, réhabilitons nos us et coutumes qui magnifiaient la sacralité de l’engagement chez nos anciens.
« Le bonheur, c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles » disait Indira Gandhi.
Soyons des hommes de valeur, et nous changerons notre vie, et transformerons le monde.
« Si tu rencontres un homme de valeur, cherche à lui ressembler » enseignait Confucius. « Si tu rencontres un homme médiocre, cherche ses défauts en toi-même, » conseillait-il.
C’est comme cela que nous acquerrons l’exemplarité.
Et M. W.B. Briton de nous rappeler que « La valeur d’un homme ne se mesure pas à son argent, son statut ou ses possessions. La valeur d’un homme réside dans sa personnalité, sa sagesse, sa créativité, son courage, son indépendance et sa maturité ».
Pensons-y !
C’est comme cela que nous revendiquerons légitimement l’héritage des Kéba Mbaye, Lat Dior, et autres ténors de la jeunesse estudiantine des années de braise comme Blondin Diop.
Nous avons le devoir de faire plus et mieux que nos anciens. Car nous sommes dans un monde chaque jour plus compétitif aux enjeux vitaux qui commandent d’avoir le courage et le savoir et les qualités morales qui feront de nous des hommes d’Etat résolument ancrés dans leur terroir, mais ouverts aux apports fécondants de l’extérieur, en toute responsabilité et clairvoyance.
C’est en cela que nous pourrons revendiquer, sans avoir le sentiment de l’usurper, notre sénégalité !
Et c’est comme cela que nous mettrons fin à tous les comportements saugrenus que nous décrions, au premier rang desquels celui des politiciens de métier dont la seule compétence est d’abêtir les masses populaires, et de les transformer en bétail électoral.
« Si vous désirez la sympathie des masses, vous devez leur dire les choses les plus stupides et les plus crues » théorisait Adolf Hitler.


Cette époque est révolue. Elle est dépassée. Tout comme celle qu’évoquait Clémenceau, quand il constatait, amer, qu’« en politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables ! »
L’imposture politique est finie. Au moins, ayons-en la conviction, en décrétant sa fin.
« L’imposture est l’hypocrisie de la conviction. L’hypocrisie n’a pas la puissance de la conviction, comme le mensonge n’a jamais la puissance de la vérité, » affirmait Lamartine. Il ne croyait pas si bien dire, au vu de la tortuosité, de l’inconstance et de la versalité des politiciens.
Nous devons réhabiliter notre haute et historique conscience morale d’où germe la satisfaction du devoir accompli qui donne la paix du cœur, et une tranquillité d’esprit à nulle autre pareille. C’est comme cela que nous serons des patriotes, citoyens modèles engagés pour le développement de notre pays, dignes héritiers de nos ancêtres dont notre hymne implore qu’on nous rende l’honneur, leur honneur, « splendide comme ébène, et fort comme le muscle » !
Rien ne vaut une conscience tranquille aurait dit Victor Hugo, qui la préfère à « une destinée prospère. J’aime mieux un bon sommeil qu’un bon lit », lançait-il.
Vive le Sénégal !

Réflexion: Du respect de nos institutions

Les instituions de notre pays sont l’émanation de notre volonté de vivre ensemble. Elles sont les fondations de notre société, avant d’être les piliers de l’Etat.

Le régime qui est aux commandes de nos institutions y a été installé par la volonté populaire, car c’est la majorité d’entre nous, à travers un scrutin libre transparent et démocratique qui l’a porté au sommet de notre pays.




La compétition politique, seul moyen de conquête du pouvoir donc, est la voie par laquelle quiconque veut présider aux destinées de notre pays, ou diriger une institution devra passer, pour être vêtu du manteau du suffrage universel, qui sacralise dès lors celui les incarne, et les lieux où elles ont élu domicile.

La première institution de notre pays est le Président de la République.

Il est le Chef de l’Etat. A ce titre, tout citoyen et tout démocrate épris de respect pour soi-même et qui juge que ce respect est réciproque doit avoir la convenance et la politesse ainsi que la courtoise de lui témoigner en toutes circonstances respect et considération, car, qu’en serait-il de lui-même si demain il se retrouvait à cette posture et se voyait outrager par ses adversaires politiques ?

Certes, nous pouvons toujours dire qu’il est aussi chef de parti et que souvent ceux qui le critiquent le font de manière indifférenciée, mais l’opposition la plus ferme et la plus radicale n’exclut certainement pas le gentleman agreement qui voudrait que nous en restions aux faits, étant entendu que les arguments factuels devraient dominer dans tout discours politique dont l’objet est la conquête du pouvoir et la sauvegarde de l’intérêt de la République.

En profanant irrévérencieusement les lieux de solennité où la République tient palabres aussi, nous en violons la sacralité et nous nous ravalons par la même occasion au pied de l’échelle sociale, en manquant à notre premier devoir de citoyen.

Au Palais présidentiel, les jeunes étudiants qui ont tenté d’en escalader les grilles ont porté atteinte à toute la Nation sénégalaise.




De même, que nos honorables députés retiennent que l’Assemblée nationale est un haut lieu de solennité où les questions essentielles qui concernent le sort de notre pays sont débattues. Pouvons-nous alors continuer à accepter que des querelles de chiffonniers s’y déroulent, et que l’insolence la plus abjecte y permette l’expression impertinente d’une radicalisation aveugle qui fait agir sans discernement certains de nos représentants pressés d’en découdre contre je ne sais qui, ou obsédés par l’envie de revêtir le manteau de Zorro ferraillant contre le régime qui est censé plumer le peuple , totalement surexcités par les caméras et si obsédés par leur téméraire fougue qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils s’infantilisent et heurtent la bonne conscience de chaque patriote?

Revenons sur terre. Posons la balle à terre.

Et faisons attention à ne pas piétiner nos institutions. Dans tous les pays où les symboles de la souveraineté nationale ont été chahutés, cela a constitué la première étape vers l’installation de l’anomie, annonciatrice d’un régime de la loi du plus fort où la majorité de la population sans défense a péri, mangée par le lion de la cruauté !

De même, il convient de ne pas brûler nos institutions sociales, les poumons par lesquels respire notre société, les véritables poutres qui maintiennent notre pays dans une stabilité sociale durable et guident notre vie de tous les jours.

Ne dévalorisons pas nos guides religieux.

Ce sont les médiateurs sociaux et les refuges de nos concitoyens dont ils sont le recours ultime quand ils ont la conviction de souffrir d’une injustice, ou d’être victimes d’un abus.

Quel que soit notre avis personnel par rapport à ce que certains parmi nous peuvent considérer comme des abus et autres écarts de langage qui trahissent une partialité réelle ou supposée, donnons-leur la considération qui sied. Nous devons renforcer leur légitimité.

Un pays sans repères, sans aucune éducation civique qui inculque le respect des institutions et la vénération de l’héritage des anciens à ses citoyens est en danger !

 

Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

Diplômé de Sciences PO

Executive MBA Management Public Territorial

Master 2 Professionnel Gestion de projet, Gestion axée sur les résultats, Pilotage du changement
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