Blog de Cheikh Yerim Seck

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Hallucinante et grossière accusation d’Ousmane Sonko contre Mamour Diallo !!!

YERIMPOST.COM Face à la presse, ce mardi 16 octobre 2018, Ousmane Sonko a accusé le directeur des Domaines, Mamour Diallo, d’avoir détourné… 94 milliards de francs Cfa dans le cadre d’une affaire foncière. Non sans ajouter: «Il n’est pas à son coup d’essai car il a été épinglé par d’autres rapports, notamment par l’IGE et la Cour des comptes. J’ai saisi tous les organes de contrôle, mais il n’y a que l’Ofnac qui a réagi. Or, cela est un crime économique.»

Pareille accusation est hallucinante. Sur quelle base le leader de Pastef a-t-il fait son évaluation pour arrêter la somme prétendument détournée au chiffre rond de 94 milliards ? Quel rapport a établi que l’actuel directeur des domaines a détourné cette somme ? Aucun. Evidemment.

Mieux, même au cas où des malversations sont imputées à Mamour Diallo par des organes de contrôle, peut-on le déclarer coupable alors qu’aucune juridiction n’en a ainsi jugé ? Ousmane Sonko se rend-t-il compte qu’il commet une diffamation en accusant un fonctionnaire de faits établis par aucun tribunal ?

Si Sonko fait référence au titre Bertin, pourquoi n’attaque-t-il par Abdoulaye Wade qui, alors à la tête de l’Etat, a pris tous les actes et décisions afférents à ce gros titre foncier ? Est-ce parce qu’il est plus commode de viser un chef de bureau des domaines de Rufisque, minuscule exécutant dans ce dossier ?

Pour finir, au nom de quels principes Sonko s’arroge-t-il le droit de distribuer des bons et mauvais points, des brevets de respectabilité et d’indignité aux uns et aux autres ? Peut-il fonder toute sa stratégie de conquête du pouvoir sur la calomnie et le déballage ?

L’accusation hallucinante proférée contre Mamour Diallo peut aussi s’expliquer par du cynisme tout court. Embourbé dans une controverse après des propos sur les politiciens, Sonko a pu soulever cette polémique contre le directeur des domaines pour faire oublier celle qui le vise lui-même. C’est ce qu’on appelle un contre-feu en communication politique.








Si tel est le cas, comme il paraît fort probable, c’est à désespérer des nouveaux venus qui étaient censés moraliser les moeurs politiques.

Me Madické Niang répond à la diatribe de Wade contre sa candidature

Suite au communiqué fait à Dakar le 04 octobre 2018 et signé par le Frère Secrétaire Général National du PDS, relatif à ma candidature à l’élection présidentielle de 2019, je me dois de faire à l’opinion publique la genèse de cette candidature et de prendre les décisions que mon honneur m’impose face à cette situation regrettable à tout point de vue.

Je voudrais rappeler que c’est le Président Wade lui-même qui, la première fois, a suscité en moi cette ambition de me mettre en première ligne au service des Sénégalais, lors de la Oumra que nous avons effectuée en 2012, suite à la perte du pouvoir, en me disant en substance que, dans son entourage, j’étais la personne la mieux indiquée pour reconquérir le pouvoir.




Il s’y ajoute qu’à l’issue des dernières législatives, je me rappelle ces paroles poignantes qui m’ont été adressées par le Président WADE : « Madické, tu m’as démontré que tu es l’unique personne sur qui je peux compter totalement, je n’oublierai jamais ce que tu as fait pour moi. Ton engagement sans limite dans ces élections législatives m’amène à dire que je t’expose trop alors que tu as une famille à préserver. »
J’avais alors répondu que : « il en sera toujours ainsi, je ne lésinerai jamais sur mes moyens physiques comme matériels pour combattre et faire partir Macky SALL. C’est le sens que je donne à mon combat à vos côtés en dehors de l’amitié qui nous lie»

Que me valent alors subitement ces accusations graves, gratuites et infondées contre ma personne alors que j’avais toujours été considéré comme l’ami, le frère et le militant le plus fidèle ? Qu’est ce qui a pu changer si subitement entre-temps ? Ai-je eu tort d’avoir posé la question de la candidature alternative alors que beaucoup de Sénégalais, surtout les frères de parti, ont considéré que ma proximité avec Wade devait me permettre de jouer ce rôle ? Je laisse aux Sénégalais le soin de répondre à ces questions.

Je rappelle que j’ai fait l’objet de toutes formes d’intimidation et d’humiliation de la part du pouvoir sans vaciller un seul instant.

Je tiens aussi à dire aux Sénégalais que je n’ai aucun dossier judiciaire en instance devant aucune juridiction.

Je prends à témoin les Sénégalais pour leur dire que : si Macky SALL pouvait faire pression sur moi, je ne serais pas resté avec le Président WADE alors que beaucoup de ses proches l’avaient quitté ; si Macky SALL avait les moyens de pression sur moi, je n’aurais jamais pu défendre Karim WADE avec autant de détermination et d’opiniâtreté durant ces six dernières années ; si Macky SALL avait des moyens de faire pression sur moi, je n’aurais pas pu me mettre en face de lui pour faire gagner largement le PDS à Touba. C’est important de relever que, lors de ces élections législatives de juin 2017, mon arrestation avait été ordonnée, car beaucoup de responsables du pouvoir avaient pensé, qu’en me neutralisant, ils auraient pu empêcher la victoire du PDS ; si Macky SALL avait des moyens de pression sur moi, je n’aurais pas pu exercer à l’Assemblée Nationale avec tant d’engagement, mes fonctions de Président du groupe parlementaire. Combien de Sénégalais ont apprécié ma détermination, mon sens des responsabilités et, surtout, le dur combat pour empêcher que des lois scélérates soient votées.

Cependant, la seule pression forte que j’ai subie depuis deux ans vient de mes frères de parti mais aussi de Sénégalais de tous bords, pour me pousser à poser la question de la candidature alternative alors que j’avais, par amitié, volontairement tu toute ambition pendant toutes ces années.

Au surplus, concernant les accusations de « collusion » avec Macky SALL dont je suis l’objet, je défie quiconque de pouvoir en apporter le moindre indice, encore moins la plus petite preuve. Je laisse aux Sénégalais le soin d’en juger sur la base de mes actions concrètes au profit du PDS et pour le bien de la nation pendant les sept années de calamité de ce régime.

Au regard des faits, pour moi, le véritable « suicide » politique serait, pour le PDS, de ne pas avoir de candidat à l’élection présidentielle de 2019.

S’agissant de ma candidature, le Président Wade a dû oublier que je lui ai écrit pour lui préciser qu’elle ne saurait entrer en compétition avec celle de Karim WADE. En effet, elle ne pourrait prospérer que si, et seulement si, le Conseil Constitutionnel rejette la candidature de Karim WADE.
Où est donc le mobile qui peut servir Macky SALL en affaiblissant le suffrage du candidat investi par le Parti alors qu’une fois de plus, ma candidature est une candidature alternative et non de substitution.




Concernant mes responsabilités à l’Assemblée Nationale, je dis d’ores et déjà, sans ambages, que jamais je n’engagerai un bras de fer avec le Président Wade sur quoi que ce soit. Ainsi, avant que le parti ne se saisisse de la question, j’ai décidé, pour le mettre à l’aise, de remettre en jeu immédiatement mes fonctions de Président du groupe parlementaire car mon honneur ne me permet pas de m’accrocher à des responsabilités que le Président WADE m’a confiées.

Je ne le remercierai jamais assez pour, d’abord, l’honneur qu’il me fait de me considérer comme frère et ami mais aussi, pour m’avoir confié d’importantes responsabilités. Toutefois, je souligne que j’ai la conscience tranquille pour avoir donné le meilleur de moi-même à Abdoulaye WADE, à sa famille et au PDS.

En tout état de cause, il restera toujours ma référence politique, mon ami et mon frère.
Contrairement aux accusations qui sont portées contre moi, j’ai voulu redonner espoir à tous les militants désemparés face à l’éventualité d’une élection présidentielle sans un candidat du PDS. Combien de membres de l’opposition radicale se sont ouverts à moi sur l’absence éventuelle d’un candidat du PDS en 2019, estimant qu’elle permettrait à Macky SALL de gagner facilement.

Ainsi, j’invite tous ceux qui, dans le Parti comme en dehors, sont convaincus de la nécessité d’une candidature alternative, à me rejoindre pour mener ce combat.

Enfin, je m’en remets au Tout Puissant tout en ayant la conviction forte que la vérité finit toujours par triompher.

Maître Madické NIANG

La cause du courroux d’African Petroleum contre l’Etat du Sénégal

YERIMPOST.COM Le bloc Sénégal offshore sud profond (Sosp) est encore au coeur d’une polémique. Au moment où il fait l’objet d’une procédure d’arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), l’Etat du Sénégal a lancé un avis d’appel d’offres pour l’octroi de la licence. Une décision qui a créée une onde de choc à African Petroleum poussant son Pdg, Jens Pace, à sortir un communiqué dénonçant l’attitude de l’Etat du Sénégal alors que le litige est en cours d’arbitrage. African Petroleum, qui dit détenir 90% des parts de ce bloc, n’entend cependant pas céder. Actionnaire dans African Petroleum jusque dans un passé très récent, le milliardaire roumain Frank Timis a, selon les informations de Libération, cédé ses parts dans la société.







La cause du courroux d'African Petroleum contre l'Etat du Sénégal

YERIMPOST.COM Le bloc Sénégal offshore sud profond (Sosp) est encore au coeur d’une polémique. Au moment où il fait l’objet d’une procédure d’arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), l’Etat du Sénégal a lancé un avis d’appel d’offres pour l’octroi de la licence. Une décision qui a créée une onde de choc à African Petroleum poussant son Pdg, Jens Pace, à sortir un communiqué dénonçant l’attitude de l’Etat du Sénégal alors que le litige est en cours d’arbitrage. African Petroleum, qui dit détenir 90% des parts de ce bloc, n’entend cependant pas céder. Actionnaire dans African Petroleum jusque dans un passé très récent, le milliardaire roumain Frank Timis a, selon les informations de Libération, cédé ses parts dans la société.







Texte vigoureux d’Abdoulaye Wade contre la candidature de Me Madické Niang

Maître Madické Niang vient de franchir le Rubicon en faisant une déclaration publique annonçant sa candidature à l’élection du Président de la République. Lorsqu’il est venu me voir récemment avec un compatriote, je lui avais pourtant dit que je me devais de le conseiller pour le protéger de toute mésaventure. Je lui ai exprimé fraternellement mon opposition totale à son projet qui m’apparaissait suicidaire car, la seule chose qui pourrait le sauver, s’il se présente, ce n’est même pas de faire un bon score mais de gagner, ce qui suppose qu’au premier tour et au second , il se place devant Karim Wade, Pape Diop, Khalifa Sall, Mackcy Sall, Mamadou Lamine Diallo, Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko etc., bref devant tout le monde. S’il ne gagne pas, sa candidature de ‘’substitution’’ n’aura été, en fait, qu’une candidature de diversion destinée à aider Macky Sall en détournant certaines voix acquises au PDS et à Karim Wade. Objectivement, c’est une candidature de collusion, une candidature téléguidée par Macky Sall qui cherche désespérément, et par tous moyens, un second mandat que les sénégalais ne sont pas prêts à lui accorder. Il faut croire que les pressions qu’exerce Macky Sall sur Madické Niang sont irrépressibles au point que notre ami accepte le suicide politique. Je n’ai pas manqué de lui demander ce qu’il ferait s’il ne gagnait pas puisqu’il n’avait pas d’autre alternative. Il m’a répondu calmement : « J’abandonnerai la politique » !

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) informe aussi bien l’opinion publique nationale qu’internationale, et rappelle qu’un congrès régulièrement tenu le 21 mars 2015 avait pris la décision de proposer et de soutenir la candidature de Karim Wade à la prochaine élection présidentielle. Madické Niang avait participé pleinement à ces assises, occupant même une position de pointe. Le Congrès, connaissant la position intransigeante de Macky Sall, avait décidé que si, par ses manigances et intrigues, il empêchait notre candidat de se présenter, il n’y aurait pas d’élection présidentielle au Sénégal.




Dans ces conditions, aucune autre candidature de quelque bord qu’elle provienne, ne saurait ni être soutenue, ni engager le PDS. Au demeurant toute candidature en dehors du parti ou tout soutien apporté à un candidat autre que celui régulièrement désigné par les instances du parti constitue un cas d’indiscipline majeure et d’incompatibilité flagrante entraînant la perte de qualité de membre par démission de fait, en application des articles 4 et 5 de ses statuts.

Bien que la jurisprudence ne soit jamais démentie sur le traitement à infliger aux députés qui quittent délibérément le parti ou en sont exclus, le Secrétaire Général National du PDS va demander au Parti de laisser à Madické Niang son poste de député, comme il l’avait fait pour Iba der Thiam parce qu’il était une personnalité, mais qu’on lui retire la présidence du Groupe parlementaire.

À la suite des élections législatives marquées par un indescriptible chaos du fait des fraudes massives, et à la suite des manipulations de la Constitution et du fichier électoral, le PDS avait pris la décision irrévocable d’écarter toute candidature alternative ou de substitution.

Ni le PDS, ni son Secrétaire général national ne cautionne une candidature solitaire au moment même où les Sénégalais font preuve de détermination pour sauver notre modèle de démocratie que des mains inexpertes et sans vertu sont en train de transformer en système autoritaire et violent.




Me Abdoulaye Wade
Secrétaire Général National

Texte vigoureux d'Abdoulaye Wade contre la candidature de Me Madické Niang

Maître Madické Niang vient de franchir le Rubicon en faisant une déclaration publique annonçant sa candidature à l’élection du Président de la République. Lorsqu’il est venu me voir récemment avec un compatriote, je lui avais pourtant dit que je me devais de le conseiller pour le protéger de toute mésaventure. Je lui ai exprimé fraternellement mon opposition totale à son projet qui m’apparaissait suicidaire car, la seule chose qui pourrait le sauver, s’il se présente, ce n’est même pas de faire un bon score mais de gagner, ce qui suppose qu’au premier tour et au second , il se place devant Karim Wade, Pape Diop, Khalifa Sall, Mackcy Sall, Mamadou Lamine Diallo, Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko etc., bref devant tout le monde. S’il ne gagne pas, sa candidature de ‘’substitution’’ n’aura été, en fait, qu’une candidature de diversion destinée à aider Macky Sall en détournant certaines voix acquises au PDS et à Karim Wade. Objectivement, c’est une candidature de collusion, une candidature téléguidée par Macky Sall qui cherche désespérément, et par tous moyens, un second mandat que les sénégalais ne sont pas prêts à lui accorder. Il faut croire que les pressions qu’exerce Macky Sall sur Madické Niang sont irrépressibles au point que notre ami accepte le suicide politique. Je n’ai pas manqué de lui demander ce qu’il ferait s’il ne gagnait pas puisqu’il n’avait pas d’autre alternative. Il m’a répondu calmement : « J’abandonnerai la politique » !
Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) informe aussi bien l’opinion publique nationale qu’internationale, et rappelle qu’un congrès régulièrement tenu le 21 mars 2015 avait pris la décision de proposer et de soutenir la candidature de Karim Wade à la prochaine élection présidentielle. Madické Niang avait participé pleinement à ces assises, occupant même une position de pointe. Le Congrès, connaissant la position intransigeante de Macky Sall, avait décidé que si, par ses manigances et intrigues, il empêchait notre candidat de se présenter, il n’y aurait pas d’élection présidentielle au Sénégal.




Dans ces conditions, aucune autre candidature de quelque bord qu’elle provienne, ne saurait ni être soutenue, ni engager le PDS. Au demeurant toute candidature en dehors du parti ou tout soutien apporté à un candidat autre que celui régulièrement désigné par les instances du parti constitue un cas d’indiscipline majeure et d’incompatibilité flagrante entraînant la perte de qualité de membre par démission de fait, en application des articles 4 et 5 de ses statuts.
Bien que la jurisprudence ne soit jamais démentie sur le traitement à infliger aux députés qui quittent délibérément le parti ou en sont exclus, le Secrétaire Général National du PDS va demander au Parti de laisser à Madické Niang son poste de député, comme il l’avait fait pour Iba der Thiam parce qu’il était une personnalité, mais qu’on lui retire la présidence du Groupe parlementaire.
À la suite des élections législatives marquées par un indescriptible chaos du fait des fraudes massives, et à la suite des manipulations de la Constitution et du fichier électoral, le PDS avait pris la décision irrévocable d’écarter toute candidature alternative ou de substitution.
Ni le PDS, ni son Secrétaire général national ne cautionne une candidature solitaire au moment même où les Sénégalais font preuve de détermination pour sauver notre modèle de démocratie que des mains inexpertes et sans vertu sont en train de transformer en système autoritaire et violent.




Me Abdoulaye Wade
Secrétaire Général National

Affaire Oumar Watt contre militaires français: le point sur l’enquête

YERIMPOST.COM L’affaire des cinq (5) militaires français continue de défrayer la chronique. Dans sa livraison du jour, le quotidien Libération donne plus de détails sur cette bataille rangée qui s’est soldée par un blessé dans un état très grave. Oumar Watt, du nom de ce jeune homme qui est depuis le 16 septembre dans le coma, lutte pour rester en vie. Pour amoindrir leur responsabilité, les éléments français ont évoqué un vol de téléphone portable tandis que le groupe de Sénégalais soutient que les militaires français, ivres comme des Polonais, n’arrêtaient pas de tarabuster les filles qui les accompagnaient. A en croire le journal, il y a bel et bien eu vol de téléphone portable, mais ce serait un individu qui a profité de la bagarre pour subtiliser l’appareil. La brigade prévôtale habilitée à mener ce genre de dossier va incessamment livrer son rapport d’enquête.







Ces attaques directes de Me El Hadji Amadou Sall contre Macky Sall

YERIMPOST.COM Me El Hadji Amadou Sall a remis ça. L’avocat, qui ne rate jamais l’occasion de tirer sur le régime de Macky Sall, est revenu à charge. Invité à l’émission « Objection », à la radio Sud Fm, l’ancien ministre de la Justice de Me Wade a accusé directement le chef de l’Etat d’être responsable du rejet de l’inscription de Karim Wade des listes électorales. Une pilule que les « Libéraux » ne comptent pas avaler. Macky Sall « marchera sur des cadavres » si le fils de Wade, candidat du Pds, est définitivement disqualifié de la prochaine présidentielle. Me Sall d’ajouter : « Macky Sall est à la manœuvre d’une justice aux ordres. Karim Wade n’a pas un problème avec la Justice mais il en a avec Macky Sall ».



Vidéo- « Touba n’a rien contre le président Macky Sall » (Thierno Lo en tournée)

Doc: Préavis de grève contre les pratiques inhumaines de Dangote Cement

Karim Wade manifeste sa colère contre Me Madické Niang

YERIMPOST.COM Karim Wade a réagi à la lettre de Me Madické Niang. C’est Libération qui l’apprend. Le fils de l’ancien chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, se serait exprimé de manière très amère. L’ancien ministre d’État est entré dans une colère noire lorsqu’il a pris connaissance de la teneur de la lettre de Madické Niang. Le journal rapporte que Karim « a hurlé à la trahison, traitant Madické Niang de tous les noms d’oiseaux». «Il est même allé jusqu’à mettre en cause la longue relation amicale qui existe entre Me Madické Niang et le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye», lit-on dans le journal.



Recours au Conseil constitutionnel contre la participation de Macky Sall au parrainage

Monsieur Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi,                      Rufisque, le 03 septembre 2018

le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature

à l’élection présidentielle de 2019

Adresse : Citée Filaos – Villa 14 Bis – Rufisque

Tel : 77 550 90 82 – 70 745 88 47

 

 

A

Monsieur le Président du Conseil constitutionnel

 

Objet : recours contre la participation du Président de la République au parrainage

 

Monsieur le Président,

 

Je viens, en ma qualité de candidat à la candidature à l’élection présidentielle de 2019, vous saisir, par la présente, pour statuer sur le cas du chef de l’Etat Macky SALL, son Excellence Monsieur Macky SALL, par rapport à l’application de la loi sur le parrainage.





En tant que Président de la République, Gardien de la Constitution, il est déjà candidat à cette élection. Par conséquent, il ne peut pas être concerné par cette disposition dont l’objectif est de filtrer les candidatures qui s’élèvent à près d’une centaine, d’où la pertinence de cette loi.

 

En 2012, il a été choisi pour gouverner le pays jusqu’en 2019. Durant cette période, il doit rester obligatoirement le Président de la République de tous les sénégalais. Mais, en allant recueillir les signatures de soixante-cinq mille sénégalais, pour être candidat à cette élection à laquelle il est de fait, le candidat sortant, il rompt volontairement le contrat qui le lie avec le peuple, ce que la Constitution ne lui permet pas.

 

D’ailleurs, si sa candidature est invalidée, par exemple, seulement à cause de cette loi sur le parrainage, ses droits seraient ainsi bafoués, puisqu’il ne pourrait plus organiser cette présidentielle, pour obtenir un second mandat ou féliciter son vainqueur, au cas où il la perdrait.

 

Pour toutes ces raisons, entre autres, je viens vous adresser ce présent recours, pour le respect des droits du Président de la République et ceux du peuple sénégalais. En clair, la loi sur le parrainage ne doit concerner que nous autres candidats qui aspirent à lui succéder et il serait très injuste de vouloir enrôler le chef suprême de la Magistrature dans cette chasse aux signatures.

 

Espérant une suite favorable à ma requête, veuillez agréer, Monsieur le Président, à l’expression de ma parfaite considération.





 

L’Intéressé      

 

 

Tirade contre Idrissa Seck: Rewmi répond à l’Alliance des Programmes à Retardement (APR)

« Qui arrêtera Idrissa Seck ce goulu du pouvoir personnel ? » Je ne parlerai pas de l’acharnement dont le président du PARTI REWMI est souvent victime, car cela devient une habitude au sein de l’APR.

Par contre, il me semble important de vous rappeler ce qu’est la politique par essence :

« L’activité politique, concerne l’émergence de problèmes collectifs, la révélation des demandes adressées aux autorités publiques, l’élaboration de projets de solutions, le conflit entre ces projets et son mode de règlement. »Jacques Gerstlé : page 11, la communication politique, Edition PUF 1993.

Partant de cette définition, en 2012 une situation politique et socio-économique très dramatique s’était présentée au senegalais, votre parti avait vendu un projet mort-né le Yonnu Yokkuté parmi d’autres (benno ak tanors, Idy 2012, benno bokk yakar  assises nationales etc…), ainsi, à travers un mode de règlement démocratique que constitue les élections les sénégalais ont choisi le projet de Macky Sall, puis l’APR deux ans plus tard  l’a échangé avec  un nouveau projet le PSE.




Aujourd’hui c’est comme si nous revenons sept années après, au même point de départ,

  • En 2012, le problème de l’immigration clandestine faisait débat en 2018, ce même problème refait débat.
  • En 2012, le problème des grèves nous avait fait frôler l’année blanche, en 2018 on vient de connaitre des années universitaires invalidées.
  • En 2012, nous étions confrontés à un débat électoral sur l’inconstitutionnalité de la participation d’un acteur politique (maitre Wade), en 2018, ce même climat de méfiance revient avec le parrainage et la participation ou non d’acteurs politiques (Khalifa et karim).
  • En 2012 nous étions confrontés aux problèmes de délestages, en 2018 c’est pire encore car nous sommes confrontés aux problèmes de coupures d’eaux qui est un élément vital pour l’être humain.
  • En 2012 le problème de l’immixtion de la famille du précèdent président faisait débat en 2018, ce débat persiste toujours avec la famille Faye-Sall.
  • En 2012, nous étions confrontés à des litiges fonciers le drame de Fanaye et de Bambilor, en 2018 même son de cloche de diamnadio à Ndiass etc….

Et pourtant vous nous chantez à chaque fois et partout le même refrain « allant de  TER à DER, en passant par la Couverture maladie Universelle pour rouler sur la piste chaotique  des Bourses de sécurité Familiale, tournant à gauche pour prendre la voie du PUDC, puis à droite pour emprunter le chemin de PUMA enfin arborant le dernier  virage de la croissance à 7%  vous revenez au point départ c’est-à-dire, à la même situation qu’en 2012 ».

« Étrange destin que celui d’un grand pays, se trouvant en quelques sortes, dans l’obligation de retarder de sept ans la pendule de l’histoire, comme si rien ne s’était passé depuis 2012 » pour actualiser ces mots du Président Chirac qui date de 1981.

Mr Idrissa Seck a raison de vous tenir responsables de tout, car il n’y a aucun impact réel dans vos projets, pour exemple en 2013, le Recensement Général de la Population RGPHAE avait révélé que 59.7% des chômeurs sont entre 18 et 35 ans et en 2017 l’Enquête National sur l’emploi au Sénégal  (ENES/ANSD) a révélé que les jeunes de 18 à 35 ans occupent désormais 63% des chômeurs.

Une jeunesse désorientée est une bombe sociale, pour preuve, nous sommes tous témoins d’une insécurité galopante, d’un banditisme grandissant et enfin de l’immigration clandestine, et si on se réfère à l’enquête sur la population carcérale 56.9% des prisonniers sont jeunes et âgés de 13 à 35ans.ce qui confirme que la jeunesse est en détresse.

Voilà le Saupoudrage auquel le président Idrissa Seck fait référence, car vivant sous l’opulence de l’émergence, les aperistes sont en décalage de la réalité.

Ce qui est plus désolant et pathétique dans le fonctionnement de votre régime, c’est, cette absence de courage d’assumer vos fonctions de gouvernants, quand on prend un engagement de servir la Nation, on accepte d’être responsable de tout, on accepte d’être héritier légale et légitime du passif et de l’actif aussi bon ou mauvais qu’ils soient,

Lorsque le Sénégal a été choisi, comme membre du conseil de sécurité des Nation unies, vous avez crié partout que c’est grâce à Macky Sall,  alors que l’élection comme membre non permanent au conseil de sécurité, est un tour cyclique ou l’Afrique doit changer deux sièges sur les trois qu’elle dispose tous les 2 ans, il est donc normal, que notre continent étant constitué de près de cinquante pays, que le Sénégal soit élu chaque 25 années prés. Pour preuve, le Sénégal a été membre entre 1968-1969 avec l’Algérie et l’Ethiopie, vingt années plus tard entre 1988-1989 toujours en compagnie de l’Algérie et de l’Ethiopie, mais avec l’indépendance de l’ensemble du continent Africain à partir de 1991 (Afrique australe et les pays lusophones) atteignant 54 pays il fallait attendre 25 années au lieu de 20 avant d’être réélu.

Aussi lorsque la conjoncture internationale a favorisé la diminution du prix du pétrole baisse jusqu’à moins de 30 dollars ce qui a permis une stabilité dans la production d’électricité au Sénégal, les membres de l’APR ont  crié partout que c’est grâce à la politique énergétique de Macky Sall, par contre lorsque la commercialisation de l’arachide a échouée cette année, ce n’est pas la responsabilité de Macky Sall, au contraire l’APR a invoqué cette fois ci, la conjoncture internationale parlant de la baisse du prix de l’arachide au niveau mondial et de la surproduction en Chine.




Malhonnêteté ou fuite de responsabilité ?

Il faudra dans tous les cas assumer votre carence sur ce drame de l’immigration qui commence à prendre une ampleur très inquiétante.

 

Magatte DIAW

Responsable Rewmi Thiès – Ouest

 

PASTEF riposte aux menaces de responsables de l’APR contre Ousmane Sonko

COMMUNIQUE PASTEF
COORDINATIONS DEPARTEMENTALES
DAKAR – PIKINE – GUEDIAWAYE – RUFISQUE

Depuis quelques jours, suite à la panique générale causée par les sorties du président Ousmane SONKO, dénonçant, entre autres, la souffrance des Sénégalais, la restriction des libertés démocratiques, les velléités de confiscation des suffrages en perspective de la Présidentielle 2019, de hauts responsables de l’Alliance Pour la République (APR) ont proféré des menaces claires ou voilées  contre le leader des PATRIOTES.

Les Coordonnateurs départementaux de PASTEF prennent le peuple sénégalais  à témoin et tiennent les auteurs de ces menaces pour responsables de tout ce qui pourrait arriver au Président Ousmane SONKO.

Les Coordonnateurs soussignés tiennent à redire à Macky Sall et à ses camarades de parti que les tentatives de bâillonnement ne passeront pas. Et que, plus jamais, les PATRIOTES restent déterminés à combattre l’injustice et la prévarication qui ont atteint les sommets depuis 2012.

Les coordonnateurs départementaux de PASTEF (région de Dakar) réitèrent leur engagement aux côtés du Président Ousmane Sonko pour le triomphe des idéaux de PASTEF et le félicite pour son indéfectible attachement  à la défense des intérêts du Sénégal et et du peuple Sénégalais.



Fait à Dakar, le 20 Août 2018

 

 

Les femmes du Pastef (JIGUENU PASTEF) répondent aux menaces de Mimi Touré contre Sonko

Face à l’exacerbation de la dictature en cours au Sénégal, les femmes de PASTEF ne sont pas surprises par les menaces claires de Mme Mimi Touré proférées contre le président Ousmane SONKO.

Les femmes patriotes invitent Mme Mimi Touré, en sa qualité d’ envoyée spéciale, à se rendre au chevet des femmes de Dakar et de sa banlieue pour constater les nuits blanches qu’elles passent à attendre désespérément de l’eau qui coule du robinet et  pour mesurer les kilomètres qu’elles parcourent à la recherche du liquide précieux.




Les femmes patriotes se désolent de voir Mme Touré réduite à un « répondeur automatique » au moment où, en sa qualité d’envoyée spéciale du Président Macky Sall, elle aurait dû se rendre au chevet des populations du FOUTA frappées par la famine afin de sensibiliser le gouvernement.

Les femmes patriotes appellent Mme Touré, en tant que femme, mère et épouse à œuvrer pour un espace politique et un jeu démocratique pacifiés où prévalent la sérénité et la libre contradiction à laquelle le président Ousmane SONKO convie le gouvernement du Président Macky Sall depuis bientôt quatre (04) ans sans succès.

Les femmes de PATRIOTES  mettent en garde Mimi Touré et lui rappellent  que l’interlocuteur du Président Ousmane SONKO est bien le Président de la République Macky Sall. Si donc Mme Touré pense trouver en Président SONKO un ressort pour rebondir et rentrer dans les bonnes grâces de Macky Sall, qui se désole d’être mal défendu, alors c’est peine perdue.

Mais, que Mme Touré se le tienne pour dit, si elle ne retrouvait pas la tenue et la retenue attendues d’elle, alors qu’elle sache qu’elle trouvera en face la réplique nécessaire  pour lui rappeler que cette pratique de la politique faite d’intimidation, de menaces et d’injures est révolue.




Fait à Dakar, le 18 Aout 2018

 

Cour Suprême: Viviane Wade perd définitivement contre Nsia

YERIMPOST.COM Ce mercredi 16 août, la Cour suprême a statué sur le dossier qui oppose l’ex-Première dame du Sénégal, Viviane Wade, à la société d’assurance Nsia. La haute juridiction a tout bonnement rejeté le pourvoi de l’épouse de Me Abdoulaye Wade confirmant, par là même, la décision de la Cour d’appel qui avait condamné Mme Wade à payer 200 millions de francs à Nsia.

Les faits remontent à 2011, lorsqu’un incendie est parti du domicile des Wade sis à Saly, en continuant jusque dans les maisons environnantes dont l’hôtel Lamantin Beach. L’assureur qui avait envoyé un expert avait finalement conclu que le feu avait été provoqué par un tiers. Le gardien de la villa des Wade avouait alors avoir voulu aller plus vite dans son travail en mettant le feu à la mauvaise herbe. Après un procès en première instance qu’elle avait remporté, Nsia avait fait appel de la décision et avait eu gain de cause. Hier encore, l’assureur a été conforté dans son bras de fer.



Révélation-choc de Samuel Sarr: un projet d’assassinat avorté contre Karim Wade

YERIMPOST.COM La révélation va faire l’effet d’une bombe ! Et qui connait l’homme sait que c’est un gros morceau difficile à attaquer. Ces révélations auxquelles les ex du Pds se livrent actuellement risquent de faire voler le libéralisme en mille morceaux sous nos cieux. La dernière sortie de l’ancien Premier ministre, à travers un communiqué de sa cellule de communication pour jeter l’opprobre sur Samuel Sarr, n’est pas du goût de ce dernier. En guise de réponse, « Samuel » a révélé un projet d’assassinat avorté contre la personne de Karim Wade. En effet, la cellule de communication du leader du Libéralisme social sénégalais (Lss) a révélé qu’en 2011, précisément le 27 juin, au moment où Karim Wade, alors ministre de l’Energie, visitait les centrales de la Senelec, un guet-apens avait été organisé pour le tuer. L’idée était de faire porter le meurtre à l’opposition. Ce sont les services de renseignement qui ont déjoué le plan diabolique. Les comploteurs étaient au sein même du gouvernement d’Abdoulaye Wade, c’étaient ceux qui voulaient isoler le Pape du Sopi afin de mieux le neutraliser. Souleymane Ndéné est implicitement indexé.




Marche du Collectif contre les violences policières: le véhicule qui a failli mettre le feux aux poudres

YERIMPOST.COM Ce vendredi 10 août, le Collectif pour la justice et contre les violences policières a tenu sa marche. De la place de l’Obélisque jusqu’au rond-point de la Rts, les manifestants étaient encadrés par les forces de l’ordre sans encombre. Sauf que la camionnette de la police qui avait fauché deux jeunes hommes au mois d’avril dernier sur les allées du Centenaire, dont l’un avait perdu la vie, était dans la manifestation. Une présence qui a indisposé la famille du jeune Abdoulaye Timéra qui a demandé le départ de la camionnette. « Cette voiture qui a tué mon frère ne doit pas être là pour nous encadrer. Mon frère est mort ici devant la clinique Niang à cause de ce véhicule ! Ce même véhicule revient pour nous encadrer, ce n’est pas normal, c’est irrespectueux de leur part! », a tonné Daouda Timéra, frère du défunt. Afin d’éviter que la situation déjà électrique ne dégénère, les responsables de la Police ont fait déplacer la voiture et la marche a continué jusqu’à l’heure indiquée pour la fin.




Apéristes, qu’avez-vous contre Macky ?

Quand j’ai entendu le Maire de Thies dire que les ennemies du Président Macky Sall sont à chercher dans Benno Bokk Yaakar et dans l’APR, je me suis dit tout de suite qu’il a parfaitement raison.
Il a raison quand on considère l’ankylose profonde qui frappe ces deux structures qui, comme tétanisées, se morfondent dans l’attentisme.
Le malaise est grandissant chez les militants et une grande partie du peuple par contagion commence à se convaincre que ce sera impossible de faire passer le candidat Macky au premier tour.
Aucun responsable politique n’anime la base. Aucun !
Tous fonctionnent comme si ce mandat était le dernier pour le Président Macky. Personne ne l’aide et on le laisse seul face à ses détracteurs. Tous se comportent comme s’ils n’avaient rien à perdre si le pouvoir changeait de main.



Je tiens à tous leur rappeler qu’ils ont tout à perdre car si une alternance arrivait à se produire en 2019, ils seront nombreux à voir leur gestion passer au crible. Le sénégalais aime exiger que celui qui paradait avant, soit le premier à payer. L’on se rappelle que la traque des biens mal acquis était présentée en 2012 comme une demande sociale. « Baayi leen ci xel ».
Les responsables politiques autour du candidat Macky ne mouillent pas le maillot. Chacun cherche à avoir une audience avec lui et c’est cela qui mobilise tous leurs efforts. Une fois que l’accord est donné pour ce face à face, commence alors un fort lobbying pour être sur la liste des privilégiés qui devront voir le Président. Même au dernier moment des noms peuvent être biffés et remplacés par d’autres qui ne sont même pas militants. Tous y vont en se demandant combien ils vont recevoir pour le transport et à la sortie, bonjour les dégâts.
Quel est le jeune militant ou responsable politique qui capte notre attention dans les médias ? Que ce soit à la télévision ou à la radio, rien que des débats de personne ou des attaques au bas de la ceinture. Rien dans les réalisations du Président.
Rien pour expliquer le PSE, le PUDC, le PUMA…. Rien de rien !
Ils sont tous dans une guerre de positionnement qui ne dit pas son nom. Chacun y va avec ses propres initiatives comme s’il était seul dans ce parti. Les jeunes ne sont pas formés ; les femmes sont laissées à elles mêmes à moins qu’on ait besoin de les rassembler pour du saupoudrage ; les vieux « mom », ils ont fini d’être oubliés.
Tous ces responsables oublient qu’ils sont le prolongement du Président Macky Sall. Leur image dépeint fortement sur la sienne. Dès qu’ils font des fautes, l’on ne pense qu’à lui. Ils doivent soigner leur mise, leur posture et leurs paroles. Quand ils parlent c’est le Président qui prend le micro. Chaque fois qu’ils coupent le contact avec la base c’est comme si c’est le Président lui-même qui l’avait fait. Ils sont, ces responsables, le prolongement de toute l’action du Président mais malheureusement la grande majorité ne le sait pas.
Dans la mouvance, on s’attaque entre ministres, Directeurs, Maires…tout le monde y passe oubliant que pour gagner des élections il faut savoir enclencher une dynamique et rester dans les rangs. Il faut à chacun respecter une discipline même si on peut des fois la ressentir comme une contrainte. L’intérêt général doit primer sur celui de petites personnes.
Pour un parti politique réussir à conserver le pouvoir est plus glorieux que d’y accéder.




Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Baisse du prix du péage: le Ccuap met l’Etat en garde contre le danger d’un recul

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué du Collectif

 

Le Collectif Citoyen des Usagers de l’Autoroute à Péage (CCUAP) a pris, depuis plusieurs mois, d’importantes initiatives pour dénoncer les abus multiformes et multidimensionnels qui entourent la conception, la construction, la gestion et l’exploitation de l’Autoroute à péage. Le Collectif a exigé, entre autres, la remise à plat du contrat inique et opaque qui lie l’Etat du Sénégal et l’Entreprise #EIFFAGE ainsi que la baisse drastique du prix du péage.



Suite à ces exigences et demandes citoyennes impérieuses, le Président de la République du Sénégal, Monsieur Macky SALL, a demandé au #Gouvernement, à l’occasion de la réunion du #Conseil_des_Ministres du 11 Juin 2018, « d’accélérer la finalisation, avant fin juin 2018, du processus de #renégociation des tarifs de péage ». Dans le même sillage, il a rappelé au Gouvernement « la nécessité de mettre en place un dispositif cohérent et performant de régulation et de suivi – évaluation de l’exploitation des autoroutes à péage avec l’ouverture prochaine des autoroutes ILA TOUBA ; AIBD – THIES et AIBD- SINDIA- MBOUR ».
Faisant suite à la décision du Chef de l’Etat, le Ministre en charge des transports, Monsieur Abdoulaye Daouda Diallo, a réaffirmé, le 3 et le 27 juillet dernier (à l’occasion de l’inauguration du nouveau de la Direction des Transports routiers), que la baisse serait effective au plus tard en fin juillet et que le Président de la République devrait lui-même en faire l’annonce.
Faisant preuve d’un esprit civique et citoyen certains, le Collectif a donné crédit aux propos du Président de la République et du Ministre des Transport, croyant qu’ils s’interdiraient de violer aussi facilement leur parole, répétée à maintes reprises, consistant à faire baisser le prix du péage autoroutier à la date butoir du 31 juillet 2018.
Après avoir attendu en vain une action de leur part, le collectif n’a d’autre choix que de prendre l’opinion publique nationale et internationale à témoin, pour constater ensemble l’incapacité, sinon le manque de volonté politique, voire la faiblesse de l’Etat face à l’entreprise EIFFAGE. Le mutisme du Chef de l’Etat depuis le 31 Juillet, suite à une décision qu’il a prise lui-même en Conseil des Ministres, est une attitude manifestement troublante qui traduit, aux yeux du collectif, un manque d’égard vis-à-vis des citoyens et un manque de compassion pour les milliers d’usagers obligés d’emprunter l’autoroute tous les jours.
Il est de notoriété publique que le coût du péage de l’autoroute Dakar-AIBD est l’un des prix chers au monde, sans qu’aucun modèle économique, encore moins le niveau de vie des populations sénégalaises ou même la qualité de l’ouvrage ne puissent justifier une telle cherté. Toutes les comparaisons techniques effectuées à ce jour par le collectif, aussi bien en Afrique qu’ailleurs, sur les coûts des infrastructures similaires, ont montré que l’autoroute Dakar-AIBD est de loin l’un des plus chers. A titre d’exemple, il suffit de payer 23 dirhams, soit environ 1300 FCFA, pour parcourir les 87 Km de l’autoroute Casablanca-Rabat, qui au demeurant a plus d’échangeurs, d’aires de repos, de postes de péages et de passerelles piétonnières. Il faut plus du double pour parcourir les 50 Km qui séparent Dakar à AIBD. Cela est inacceptable.
Le Collectif informe donc les autorités qu’il se réserve le droit de mener toutes actions nécessaires pour exiger le respect des droits économiques et sociaux des Sénégalais. Ces droits garantis par la constitution sont aujourd’hui manifestement violés par les pratiques prédatrices de l’entreprise EIFFAGE, avec la complicité du président Macky Sall.



Le Collectif l’interpelle encore une fois pour qu’il assume sa responsabilité de Chef, garant de l’intérêt général et protecteur du patrimoine public.
Si le gouvernement du Sénégal, par faiblesse coupable, échouait à protéger les intérêts du peuple sénégalais dans son face-à-face avec l’entreprise prédatrice EIFFAGE, il verrait son autorité morale s’effondrer durablement et aucun discours ne saurait gommer sa faillite.

Fait à Dakar le 03 Aout 2018

Croisade contre le cancer du sein: Jamra se joint à… Guigui

Une dame de cœur, cette Ramatoulaye Clémentine Sarr, alias « GUIGUI« ! Chanteuse de talent et Ambassadrice de la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus, elle nous a fait l’honneur de coopter JAMRA parmi ses Parrains de la 3e édition du « Festival Jotna Show« , aux côtés d’autres partenaires qui œuvrent dans le Social, comme les Ministères de la Santé, celui de la Culture et la Mairie de Grand-Yoff.

Lors de cette journée de consultation médicale gratuite, qui s’est tenue au Centre Talibou Dabo de Grand-Yoff, ce dimanche 22 juillet 2018, axée sur le dépistage précoce du cancer du sein et du col de l’utérus, cette artiste au grand cœur a pu faire consulter gracieusement 1400 femmes, dont quatorze (14) étaient déjà atteintes du cancer du col de l’utérus et vingt-trois (23) autres femmes souffrant du cancer du sein dont trois (3) dans un état grave. Les prestations médicales dédiées aux enfants ont permis aux pédiatres du Centre Talibou Dabo de consulter pas moins de 600 gamins!

Au terme de cette journée-marathon de solidarité et d’entraide, un partenariat social a été noué entre GUIGUI et JAMRA, pour conjuguer leurs efforts humanitaires respectifs, afin que lors de la prochaine édition un volet particulier soit consacré à l’amélioration du statut social de ces « Amazones du volontariat » que sont les « Badianu Gox » et les Relais communautaires. Félicitations, Sokhna Ramatoulaye Clémentine Sarr (Guigui) pour ces nobles actions au profit des familles démunis! Que Dieu te garde!




Dakar, le 29 Juillet 2018,

Les Bureaux exécutifs

de JAMRA & Mbañ Gacce

M. Alpha Condé, cessez cette aigreur contre le Sénégal

L’inélégance et la discourtoisie éhontée du Pdt Alpha CONDE,
Sidéré, stomaqué, attriste.
Sachez Monsieur Alpha condé que le Sénégal d’aujourd’hui n’est pas honoré par aucune visite officielle ou officieuse d’un Président, d’un Roi, d’un empéreur ou d’un dictateur fut-il chinois, Turc, francais, americain, russe ou arabes de l’orient etc j’en passe. Mais, précisons nos frontières sont entièrement ouvertes au partenaires et à tous les investisseurs. Sachez que toutes ses Autorités qui se bousculent pour visiter la très grande république sénégalaise définie comme étant une zone d’influence naturelle par excellence en raison de sa position géographique géo-stratégique et sa stabilité politique enviable, enviée et legendaire. Quelles que soient, par ailleurs, l’incompétence, l’incapacité et le leadership claudicant du regime et du systême politique actuel symbolisé par le manque criard de vision chirurgicale, par l’absence déconcertante de pragmatisme et par les incohérences struturelles et organisationnelles saisissantes, palpables et visibles à l’oeil nu dans la gestion et la planification des politiques publiques. Cependant, Il n’en demeure pas moins que le sénégal reste une destination de choix très priviliègié des plus grands dirigeants, investisseurs et influenceurs de la politique internationale.


De surcroit, il convient de rappeler à ce vieux grabataire et démagogue que les Etats nos pas d’amis, ils n’ont que leurs intérêts. Ceci me conduit à faire comprendre à ce vieux racunier que si le Président chinois s’est présenté au sénégal, c’est uniquement pour demander à l’actuel locataire du palais de l’avenue Roume sa part du gâteau dans le « Tong tong » international des ressources naturelles, pétrolières et gazières appartenant exclusivement aux sénégalais organisé par la dynastie Faye-Sall. Toutefois, cette haine viscérale contre notre pays n’a pas sa raison d’être, ce peuple pacifique, d’une hospitalité légendaire et contagieuse ne mérite pas tes élucubrations bassement répugnants et injustifiables, tes crises de colères mortelles, tes prises de positions impertinentes, tes racunes tenaces et vivaces, inexplicables voire à la limite déraisonnables et indignes d’un être humain doué de sens et de raison à fortiori d’un Président d’une République fut-elle bananière et d’un Président en exercice sortant de l’union africaine. Ainsi, à la croisée des chemins et des destinées, le sénégal demeurera, une grande démoncratie, une république laïque, une vitrine qu’on citera en exemple, fortement et fondamentalement ancrée dans les principes sacro-saints de la multiplicité des opinions et de la pluralité des pensées, de la liberté d’entreprendre quelles que soient les velleités et l’envie des tenants actuels du pouvoir de vouloir violer et torpiller ses acquis démoncratiques irreversibles. Ce pays dans lequel vit en parfaite harmonie dans le dialogue et dans la concorde nationale toutes les étnies, les confessions, les races, les langues, les cultures et les croyances furent-elles contradictoires quelquefois dans leur essences. Hélas, la guinée conakry est trés riche en ressources naturelles. De plus, c’est un pays doté d’une très bonne pluviométrie donc bien servie et gatée par dame nature. Cependant, les richesses sus-mentionnées extraites du sous-sol guinée sont vendus honteusement aux profitards et grands escros étrangers qui viennent l’exploiter au detriment des autochtones. Je suis amèrement dépité de la pensée à la fois négative et très subjective du Professeur A. Condé, parce que encore une fois vous avez raté l’occasion de vous taire. Quand la parole est d’argent, le silence est d’or et j’en rajoute volontairement « serti de diamant » admirez les guillemets. Veuillez, svp sortir par la grande porte en renoncant a un troisieme mandat juridiquement anti-constitutionel, politiquement inacceptable et destablisateur, socialement insoutenable, historiquement immorale et économiquement destructeur.
Fier d’être panafricain,
Fier d’être sénégalais,
Vive l’Afrique,
Vive le sénégal,



Qu’Allah dans sa grande et infinie miséricorde, bénisse et protège le sénégal et l’Afrique.
Monsieur Dame DIOP,
Expert en Sûreté et Sécurité Aériennes,
Juriste specialisé en Droit des affaires et en Droit aérien.

Me Ousseynou Fall revient à la charge contre les magistrats

YERIMPOST.COM La réforme de la justice s’impose aujourd’hui plus que jamais sous nos cieux. Cet avis de l’avocat Me Ousseynou Fall est motivé par les nombreuses critiques de gens qui ne croient plus en cette justice. A l’en croire, le malaise dérange même certains magistrats vertueux, valeureux et honnêtes, à l’image de Souleymane Téliko qu’il cite comme étant un juge très courageux. Me Ousseynou Fall, qui s’est entretenu avec nos confrères de VoxPopuli, a proposé de « faire les états généraux de la justice comme on le fait dans certains secteurs… Lorsqu’on voit certains travers, on se dit que dans certains dossiers, on voit vraiment qu’il y a une main invisible… »



Affaire Imam Alioune Ndao: Arrêtons les jugements excessifs et politiciens contre notre justice: elle veille aussi sur nos vies !

Que diront nos opposants à la suite de la libération de l’imam Ndao qui a pourtant été chargé par le procureur qui avait requis 30 ans de prison ferme ? Que diront tous ceux qui ont gratuitement accusé la France de tirer les ficelles pour l’emprisonnement de l’ imam Ndao ? Que diront tous ceux qui ont accusé le Président Macky Sall de vouloir mettre l’imam en prison pour lever des fonds pour la lutte contre le terrorisme ? Que de regrets ! Demandons- nous maintenant si la sécurité de chaque sénégalais ne valait pas la peine que toutes les précautions soient prises pour nous épargner des bains de sang que nous voyons ailleurs. Qui serait tenu responsable s’il advenait des attentats terroristes revendiqués par AKMI ou toute autre organisation terroriste au Sénégal comme ça a été le cas au Mali et au Burkina récemment ? Bien sûr que le Président Macky Sall serait.tenu comme responsable d’attaques terroristes perpétrées par.des compatriotes pour des raisons dogmatiques et pécuniaires sur leur propre sol. Naturellement, ceux qui accusent l’Etat d’être responsable des accidents de la route n’ épargneraient surtout pas celui-ci en cas d’attentats sur notre territoire. Que vaut la vie de l’imam Alioune NDAO et cie par.rapport à notre sécurité individuelle et collective? Absolument rien ! Il est heureux que notre pays ait été jusqu’ici épargné grâce à la vigilance et à la pertinence de la politique sécuritaire. On ne doit pas jouer avec le feu face à des situations qui peuvent être préjudiciables à notre existence. Toutes les vies sont sacrées et importantes et toute personne supposée impliquer ou en connivence avec ces tueurs à perte, doit être traquée et le mot n’est pas fort , jusqu’à ce qu’il soit prouvé le contraire. A commencer par moi ! La précaution est notre seul moyen de défense efficace face des seigneurs de la guerre qui ont mis à genoux la première puissance militaire du monde, on se le rappelle en 2001. Ne prêtons pas le flanc et laissons la justice faire son travail sans faiblesse . Et c’est pourquoi, je tiens à féliciter SEM Macky Sall pour ce combat contre le terrorisme qui met nos vies au dessus de tout.
Respectons.notre justice à travers qui , notre cher pays est débarrassé chaque jour d’assassins et de criminels financiers qui nous pourrissent notre présent et notre futur.
Ma justice, je crois en toi ! Je te respecte.




Cheikh NDIAYE
Conseiller Technique / Présidence de la République
Responsable politique Apr Grand yoff

Contentieux contre le Sénégal: Les exigences de Timis devant le Cirdi

YERIMPOST.COM Frank Timis a vraiment les yeux plus gros que le ventre. Dans sa plainte déposée devant le Centre international pour le règlement des différends lié aux investissements (Cirdi) pour arbitrage contre l’Etat du Sénégal, l’homme d’affaires demande réparation. Le quotidien Libération explique que la société African petroleum limited Sénégal exige primo la confirmation de son droit sur les deux blocs Sénégal sud offshore et Rufisque offshore profond. Ensuite, la société réclame des dommages et intérêts dont il se réserve le droit de fixer le montant. L’Etat du Sénégal a réceptionné la plainte et entend bien dévoiler ses arguments contre le Roumain.


Grossesse en milieu scolaire, un CRIME contre la femme (Par Adama SADIO ADO)

Je n’ai jamais cru en la parité, car elle suppose de fait un coup de pouce à nos sœurs par rapport aux garçons ce dont elles n’ont point besoin. La société sénégalaise est en train de réparer en douceur la sous représentativité des femmes dans les sphères de décision. L’émancipation de la femme sénégalaise est bien en marche. L’explication est double :

  1. La tendance croissante et constante du taux de scolarisation des filles ;
  2. Les filles élèves sont en général meilleures que les garçons.

Malheureusement, le phénomène de la grossesse en milieu scolaire demeure un obstacle majeur à l’éducation des filles et, par conséquent, à l’affirmation de la femme sénégalaise. Malgré les mesures administratives du ministre Kalidou Diallo, ce phénomène persiste du fait d’une absence de sanctions et d’un règlement traditionnel (« nëp nëpël » et « sutura »). Une injustice inacceptable contre la fille et son enfant: un avenir bousillé, risque de paupérisation accentuée et de vulnérabilité face à ces hommes sans foi prêts à exploiter la misère sociale d’une femme.

Les professeurs supposés auteurs de ces grossesses sont coupables de délits de viol, de pédophilie et ont abusé de leur autorité pédagogique sur leurs élèves. C’est un CRIME contre la femme. Ce CRIME ne doit pas être traité comme un FAIT DIVERS.




– Les associations des femmes dont celle des femmes juristes (AJS) doivent se constituer partie civile et amener l’État à sanctionner ces criminels et les extirper de l’école;

– Les syndicats d’enseignants doivent lutter farouchement contre ce phénomène pour l’HONNEUR et la DIGNITÉ de cette très noble corporation;

-Les parents d’élèves ne doivent plus accepter le réglementent en dehors des juridictions;

-Les associations des étudiants ressortissants de ces localités doivent jouer un rôle de veille et d’alerte en sensibilisant nos sœurs, mais surtout à traduire devant les tribunaux tout criminel ayant abusé de son statut d’enseignant pour abuser d’une de leurs sœurs.

Pour une école saine et une affirmation de la femme, ce phénomène doit être criminalisé et les coupables extirpés de l’école sénégalaise.

Adama SADIO ADO

adosadio@yahoo.fr

 

Ce que le sélectionneur de la Colombie pense du match contre le Sénégal

YERIMPOST.COM Contre le Sénégal, demain jeudi, à Samara, les Colombiens s’attendent à un match difficile. Selon le sélectionneur argentin de l’équipe colombienne, le Sénégal est une équipe crédible. « Nous devons être très forts pour battre le Sénégal. Nous espérons pouvoir casser la force de cette équipe qui possède des joueurs rapides et forts. C’est une équipe défensive, mais qui a gagné en confiance et en crédibilité après ses bons résultats », a déclaré Jose Pekerman.




Attaque violente de Me Moussa Sarr contre le Général Seck

YERIMPOST.COM Avocat de l’Imam Alioune Badara Ndao, du nom de ce religieux soupçonné de terrorisme, Moussa Sarr mérite bien qu’on l’appelle Maître. Il est sur tous les fronts lorsqu’il s’agit de défendre ses clients. Ce n’est pas le général Mansou Seck qui nous démentira. Ce mardi 26 juin, le quotidien l’Observateur publiait l’analyse faite par l’ancien Cemga dans l’affaire de l’Imam et cie et dans laquelle le général à la retraite déclarait être sûr que l’Imam et ses comparses préparaient quelque chose contre le Sénégal. Une sortie jugée malheureuse par Me Sarr qui a poursuivi: « Il a raté une occasion historique de se taire en respectant son devoir de réserve. Surtout, lorsqu’il s’agit d’un dossier dont il ne maîtrise ni les faits, ni les contours juridiques. Ces propos sont indignes de son rang et créditent davantage, s’il en était besoin, la thèse du complot… Certainement qu’il doit confondre pilotage à vue et dossier judiciaire. »



Le Cirdi saisi contre le Sénégal par Africa Petroleum

YERIMPOST.COM Africa Petroleum ne lâche toujours pas prise parce qu’elle s’estime lésée. Senegal Offshore Sud Profond et Rufisque Offshore Profond, pour lesquels la société avait signé des contrats de partage de production avec le gouvernement avant annulation, seront sur la table du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi). L’organe a été saisi par Africa Petroleum qui été écartée par l’Etat du Sénégal sous prétexte qu’il ne comptait envoyer dans ses eaux que de grandes compagnies. A l’époque, les deux licences d’Africa Petroleum avaient été retirées pour être attribuées à Total.



A Washington, Africa Petroleum s’engage dans une procédure arbitrale contre le gouvernement sénégalais

Lundi, la société pétrolière Africa Petroleum Corporation (APC), a déclaré qu’elle vient de déposer un recours en arbitrage contre le gouvernement sénégalais dans l’affaire de l’annulation de ses contrats de partage de production Sénégal Offshore Sud Profond (SOSP) et Rufisque Offshore Profond (ROP). Ceci, devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) basé à Washington.

Les deux licences ont été transférées par le gouvernement sénégalais à Total en mai 2017. A l’époque, Dakar a souligné qu’il ne comptait attirer dans ses eaux que des grandes compagnies du secteur, pour cela il modifierait les politiques en amont, relatifs aux contrats de partage de production.

Par ailleurs, APC dit prendre note des informations selon lesquelles Total a réalisé une importante acquisition sismique sur le bloc ROP et envisage de forer un puits en 2019. Néanmoins, la société affirme qu’elle continuera à exercer ses droits sur le bloc.

APC détenait 90% d’intérêts dans les deux blocs sénégalais.




https://www.agenceecofin.com/compagnies/2506-58031-a-washington-africa-petroleum-s-engage-dans-une-procedure-arbitrale-contre-le-gouvernement-senegalais

Farba Ngom lance une grave accusation contre Alioune Badara Cissé

YERIMPOST.COM De ces épithètes adressées à Moustapha Cissé Lô, Farba Ngom en a profité pour faire des révélations toutes aussi graves sur Alioune Badara Cissé, le médiateur de la République et ex-numéro 2 de l’Alliance pour la République que d’aucuns estiment être lésé par le chef de l’Etat alors qu’il était aux premières heures de la bataille qui a mené le président Macky Sall au pouvoir. « Faux ! », dit le député-maire de Agnam qui déclare qu’ABC a été le premier à trahir la confiance de Macky Sall et ce, à la veille même du second tour de la présidentielle de 2012. Selon Farba Ngom, Alioune Badara Cissé a été reçu nuitamment au palais par Me Abdoulaye Wade sans que Macky Sall n’en ait été informé.



J-1 avant le match contre la Pologne, les supporters sénégalais se préparent !

Corruption: La Ligue sénégalaise contre le tabac demande des comptes au Dr Abdoul Aziz Kassé et au Dr Adja Marietou Diop

La LISTAB demande des comptes au Docteur Abdoul Aziz Kassé

et au Docteur Adja Marietou Diop ,

 

et attire l’attention de toute la société civile et les partenaires sur le cas de Bara Diop.





La Ligue Sénégalaise Contre le Tabac LISTAB a tenu le samedi 27 janvier 2018 à l’hôtel Ngor Diarama, sa deuxième Assemblée Générale Ordinaire Constituante qui a abouti à l’élection d’un Conseil d’administration et d’un nouveau bureau.

 

Mais au sortir de cette Assemblée Générale Ordinaire Constituante, des Associations membres de la LISTAB ont attiré l’attention sur des irrégularités, des vices de formes et des vices de procédures multiples qui remettent totalement en cause toutes les décisions prises lors de l’AG.

Parmi les violations relevées et notées, nous pouvons citer :

 

  1. Le non-respect des critères d’adhésion au Conseil d’administration de la LISTAB et de la composition des membres conformément aux Statuts. En effet, il est clairement dit à l’Article 12, …. Que le CA est composé des membres des associations affiliées et des membres cooptés par l’Assemblée Générale…. Dès lors, il ne peutêtre composé que d’un représentant par association alors que certaines associations y sont représentées par 2 membres comme HOGGY, CACSUP, ASPAT et Afrique Sans Tabac. Dès lors, au lieu d’avoir un CA composé de 15 associations membres conformément aux Statuts, nous nous retrouvons avec un CA composé que de 10 associations 
  2. La violation la plus gravissime lors de cette Assemblée Générale est la non désignation des deux Commissaires aux comptes qui devaient obligatoirement être présents pour certifieret valider le rapport financier présenté par la Trésorière Docteur Adja Marietou Diop, conformément à l’Article 16 de nos Statuts. (Rien que cette violation majeure est un motif majeur d’invalidation de l’assemblée générale du 27 janvier 2018).

 

Au regard de ces deux éléments qui sont des manquements et des violations flagrants des textes et des fondements juridiques et légaux de notre organisation, des associations membres de la LISTAB ont engagé une pétition accompagnée de leurs signatures et cachets réclamant la tenue d’une Assemblée Générale Extraordinaire conformément aux statuts et règlements dans les 15 ou 20 jours à venir.

Les arguments constatés et relevés sont d’ordre statutaires, et les violations notées sont d’une telle flagrance que seul un esprit retors à la limite de l’honnêteté va chercher à avaliser ou à couvrir, ce que les associations signataires n’acceptent pas.  

Nous avons attiré l’attention de tous les partenaires pour leur dire que les instances issues de cette Assemblée générale ordinaire du samedi 27 janvier 2018 sont :

 

Illégalesillégitimesinvalides et caduques et ne sauraient en aucun cas ni représenter, ni poser des actes, encore moins engager la responsabilité, agir au nom de la société civile qui lutte contre le tabac au Sénégal, ou pour le compte de la LISTAB.

 

Les associations membres signataires de la pétition ont tenté par tous les moyens de trouver une solution au problème, mais nous avions en face de nous des gens de mauvaise foi qui veulent coûte que coûte s’accrocher et s’agripper à des instances illégales.





C’est ainsi qu’une Assemblée générale extraordinaire a été convoquée le samedi 14 avril 2018, soit deux mois plus tard après l’AG ordinaire du 27 janvier 2018, et a élu un nouveau Conseil d’Administration et un Nouveau bureau conformément à nos statuts et règlements.

C’est dans ces conditions qu’un réduit, un groupuscule de deux individus composés du Docteur Adja Marietou Diop ancienne trésorière de la LISTAB, et d’un complice qui dit s’appeler Bara Diop (Ex Conseiller technique) qui a représenté le Ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des téléservices de l’Etat au CNLT ) qui prétendent représenter la LISTAB, ont cru devoir après l’organisation de notre Assemblée Générale Extraordinaire disent-ils prendre des sanctions à notre encontre, alors que statutairement selon nos textes, ils n’existent plus.

 

Par conséquent : Les instances issues de l’Assemblée Générale Extraordinaire du Samedi 14 Avril 2018 qui sont les seules légitimes et statutairement légales ont unanimement décidé que :

Docteur Adja Marietou Diop l’ancienne trésorière de la Ligue Sénégalaise Contre le Tabac LISTAB est sommée de s’expliquer pour les faits et agissements suivants.

  • Pour usurpation de titre et de fonction ;
  • Pour faux, et usage de faux .
  • Pour présentation d’un faux rapport financier compilé de trois trésoriers dont elle ignore totalement les conditions d’exécutions de décaissement et de dépenses ;
  • Pour non justification de sommes reçues provenant des partenaires et des bailleurs ;
  • Pour faux montage d’un rapport financier ;
  • Pour fausse déclaration administrative en toute connaissance de cause auprès de l’autorité administrative pour obtenir un acte administratif ;
  • Pour diffamation, calomnie et diffusion de fausses nouvelles dans l’intention de nuire.

 

Bara DIOP est sommé de s’expliquer pour les faits et agissements suivants.

  • Pour usurpation de titre et de fonction.
  • Pour faux, et usage de faux .
  • Pour fausse déclaration administrative en toute connaissance de cause auprès de l’autorité administrative pour obtenir un acte administratif ;
  • Pour diffamation, calomnie et diffusion de fausses nouvelles dans l’intention de nuire.

 

Nous allons vous éclairer sur ce Bara Diop, qui jusqu’au jour de notre décision en réunion de comité ad hoc d’aller en assemblée générale ne faisait partie officiellement d’aucune association.

Dieu n’aime pas les traitres.

 

C’est lors d’un atelier tenu à Saly, que nous sommes retrouvés le soir après les travaux pour discuter des conditions d’aller vers la tenue d’une assemblée générale ou toutes les associations devraient être représentées, et c’est au cours des discutions auxquelles il ne participait pas qu’il nous a été suggéré d’intégrer ce Bara Diop dans les prochaines instances de la LISTAB parce qu’il n’était membre d’aucune association.

C’est Djibril Wélé et moi-même Amadou Moustapha Gaye qui avons fait le plaidoyer auprès des associations pour que ce Bara Diop soit accepté au sein de la LISTAB, et nous avons eu d’énormes difficultés pour le faire admettre, car la majorité des membres des associations ne voulait pas de sa présence dans la LISTAB, car il était totalement inconnu dans la lutte antitabac au Sénégal.

Que tous ceux qui passent leur vie à trahir, à mentir et à ruser méditent cette citation :

« Le mensonge et la tromperie ont une date de péremption, et à la fin tout refait surface. Et en même temps, la confiance meurt …pour toujours »

Docteur Adja Marietou Diop ouvre la « Boîte de Pandore »

 

Le Docteur Adja Marietou Diop au lieu de répondre sur les faits qui lui sont reprochés concernant les manquements et les violations , fait de la diversion en diffusant des FAKES NEWS , des fausses nouvelles , et verse grave dans des accusations , la diffamation et la calomnie à notre encontre en affirmant sans sourciller que nous étions entretenu financièrement par Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB (Nous avions décidé de ne pas mêler Kassé à ce débat , mais c’est cette écervelée de Docteur Adja Marietou Diop qui a cité son nom en premier) ,et nous espérons au moins qu’elle a des preuves de ce qu’elle avance , car ça c’est elle qui ose le dire mais Abdoul Aziz Kassé lui ne le dira jamais ..

Ce que nous demandons au Docteur Adja Marietou Diop est qu’elle nous fasse le point sur les divers fonds qui sont passés entre ses mains, et qu’elle n’a pas à ce jour justifiés, au lieu de cela elle divague dans des accusations puériles, débiles, mensongères et carrément irrationnelles.

 

. Le Docteur Abdoul Aziz Kassé a lui aussi ouvert une autre « Boîte de Pandore »

 

Nous avions décidé de ne pas mêler Docteur Abdoul Aziz Kassé aux débats, mais c’est lui-même qui s’y est invité, et il aurait mieux fait de se taire. Nous avons tous vu ses propos et ses accusations mensongères contre nous dans la presse (nous avons toutes les copies et les enregistrements), pour le moment nous ne lui répondrons pas, nous savons ce qu’il cherche, et on ne lui donnera pas cette occasion, il veut nous entrainer dans le terrain des accusations mutuelles pour nous distraire, mais il perd son temps, on ne le suivra pas. Il peut dire ce qu’il veut, il peut nous insulter, il peut nous accuser de tout ce qu’il veut comme il a l’habitude de faire avec tout le monde.

Ce que nous demandons simplement au Docteur Abdoul Aziz Kassé c’est de nous dire, et de nous faire le point sur les centaines de millions que la LISTAB a reçus de divers bailleurs et de partenaires (et dont il a été le seul ordonnateur de dépenses de 2011 à 2018)

La LISTAB a reçu de nombreux financements étrangers et même sénégalais que seul Docteur Abdoul Aziz Kassé a géré avec trois ou quatre personnes dont le Docteur Adja Marietou Diop qui fut trésorière de la LISTAB, avant d’être chassée elle-même par le Docteur Abdoul Aziz Kassé qui a emmené ses propres gestionnaires et ses trésoriers.

Et c’est ce même Docteur Abdoul Aziz Kassé qui avait arraché le poste de trésorière LISTAB au Docteur Adja Marietou Diop, au profit des membres de sa propre association, contrôlant ainsi sous sa seule coupe tous les financements que la LISTAB a reçus de 2011 à 2018 qui se positionne aujourd’hui dans les médias pour prendre la défense du Docteur Adja Marietou Diop, il y’a assurément quelque chose de vraiment suspect entre ces deux-là.

Aucun membre d’aucune association, en dehors de la propre association du Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB ne peut dire les conditions de gestion de ces financements, (dont a été le seul ordonnateur de dépenses de 2011 à 2018)

A l’exception d’un seul financement, celui que nous avons une fois confié au CRES (Consortium pour la Recherche Economique et Sociale) qui est membre de la LISTAB, et nous affirmons que cet organisme a géré en toute transparence les fonds qui étaient mis à sa disposition jusqu’au dernier franc, et à la clôture du projet le CRES a fourni tous les documents financiers, jusqu’au dernier rapport.

C’est cela que nous demandons aujourd’hui au Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB. (Sans entrer dans les détails)

Et que Kassé ne vienne surtout pas nous dire que c’est parce que la LISTAB ne disposait de récépissé que les fonds étaient logés dans son association, s’il le faisait nous reviendront vous dire ce qui s’est réellement passé.

Nous faisions confiance au Docteur Abdoul Aziz Kassé, et nous n’aurions jamais imaginé qu’un jour nous pourrions être confrontés à un tel scénario, nous regrettons tous amèrement.

Docteur Abdoul Aziz Kassé s’acharne

sur le Programme National Contre le Tabac PNLT.

 

Docteur Abdoul Aziz Kassé s’acharne sur le Programme National Contre le Tabac PNLT, vous l’entendez dans les médias vociférer, menacer et discréditer le PNLT qu’il accuse de collaborer avec les hôteliers, même si nous sommes opposés à la consommation de tabac dans les hôtels ou dans tous les lieux recevant du public , rien n’empêche le PNLT de recevoir ou de discuter avec les hôteliers qui sont quand même il faut dire des opérateurs économiques très importants pour le Sénégal, et puis franchement on ne peut quand même pas mettre sur le même pied d’égalité  l’industrie hôtelière du Sénégal et l’industrie du tabac.

 

Contrairement à ce que raconte Kassé qui ne fait que pérorer, Il faut reconnaitre que le Programme National Contre le Tabac PNLT à déployé beaucoup d’efforts, même s’il faut reconnaitre qu’il y’a beaucoup de défis encore à relever.





 

. Nous demandons au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale tutelle de tous les financements qui entrent au Sénégal dans le domaine de la santé de se pencher sur les financements que la LISTAB a reçus de divers bailleurs et partenaires (et dont le Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB a été le seul ordonnateur de dépenses de 2011 à 2018)

 

. Nous invitions aussi les bailleurs et partenaires financiers de la LISTAB de faire un audit de tous les fonds qu’ils ont alloués à la LISTAB de 2011 à 2018, dont certains sont des ressources déduites des contribuables américains, donc des fonds des Etats-Unis d’Amérique (et dont le Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB a été le seul ordonnateur dépenses de 2011 à 2018)

 

. Nous exigeons aussi l’audit de l’association Prévenir du Docteur Abdoul Aziz Kassé par laquelle tous les fonds ont transité.

 

Ce que le Docteur Abdoul Aziz Kassé raconte sur nous est l’arbre qui cache la forêt, il fait semblant d’ignorer que Djibril Welé et moi Amadou Moustapha Gaye sommes les témoins vivants de toute l’histoire de la LISTAB, de sa naissance jusqu’à aujourd’hui.

 

Maintenant s’il y a quelqu’un qui mérite de répondre devant les tribunaux c’est bien le Docteur Abdoul Aziz Kassé Ancien Président de la LISTAB et Docteur Adja Marietou Diop ancienne trésorière de la LISTAB.

 

Nous ne verserons pas dans les invectives, les insultes, ou les accusations fantaisistes comme Kassé le fait

 

Mais nous invitons les médias et La presse à faire preuve de discernement, et de vigilance, et de se méfier, en vérifiant les FAKES NEWS, les fausses nouvelles que font circuler ces individus, le Docteur Abdoul Aziz Kassé (Ancien Président de la LISTAB) , le Docteur Adja Marietou Diop (ancienne trésorière de la LISTAB) et Bara Diop (Ex Conseiller technique au Ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des téléservices de l’Etat )

 

Nous userons de toutes les procédures administratives et judiciaires pour mettre hors d’état de nuire le Docteur Adja Marietou Diop qui se présente comme PCA et Bara Diop qui se présente comme Secrétaire Exécutif qui usurpent des titres et des fonctions dont ils n’ont pas les charges, encore moins les qualités.

 

Ils savent pertinemment qu’ils ne représentent même plus leur propre ombre au sein de cette organisation.

 

Nous aurions pu les exclure mais…

 

La LISTAB aurez pu exclure le Docteur Abdoul Aziz Kassé, le Docteur Adja Marietou Diop et surtout Bara Diop qui est entré par effraction dans la lutte antitabac , et dont personne ne souhaite la présence dans la communauté des acteurs , mais le Conseil d’administration de la LISTAB après consultation de tous ses membres a décidé de prolonger la réflexion pour mieux cerner les motivations et les contours de ces individus qui cherchent à saper les fondements du combat que nous menons contre le tabac depuis des années.

 

La LISTAB se réserve le droit de prendre des sanctions et des mesures à la dimension des fautes qu’ils commettront.

 

Et en cas de récidives avérées ou de persistance des fautes aux manquements reprochés à Docteur Adja Marietou Diop ancienne trésorière de la LISTAB et à Bara Diop (Ex Conseiller technique au Ministère de la Promotion des investissements, des Partenariats et du développement des téléservices de l’Etat) des sanctions à la mesure et à la dimension de leur forfaiture leur seront intégralement appliquées.

 

 

Amadou Moustapha GAYE

Président de la Ligue Sénégalaise Contre le Tabac LISTAB.

 

 

 

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bamba Fall se recentre sur Khalifa Sall et durcit le ton contre le pouvoir

YERIMPOST.COM Bamba Fall semble s’être ressaisi. Après des critiques de toutes parts sur son amitié subite avec le camp présidentiel, le maire de la Médina réapparaît plus soudé que jamais à Khalifa Sall. C’est ainsi qu’il a été aperçu, ce vendredi 8 juin, à une cérémonie de récital de Coran dédiée au maire de Dakar emprisonné dans le cadre de l’affaire dite de la caisse d’avance. Approché par nos confrères de VoxPopuli, Bamba Fall s’est exprimé sur l’accélération décriée du dossier de Khalifa Sall devant la Cour d’Appel. Selon lui, tout est fait à dessein. « Le dépôt des candidatures à la présidentielle va bientôt démarrer. Pour éliminer Khalifa Sall de la course, ils veulent accélérer son dossier afin qu’il soit condamné définitivement… Il y a des directeurs de sociétés, membres de l’Apr, qui ont été épinglés par des audits, ils vaquent tranquillement à leurs occupations. Pourquoi dans ce pays il n’y a que deux dossiers judiciaires ? Celui de Khalifa Sall et l’affaire Imam Ndao ? Et les autres dossiers ? »
A la question de savoir si, en cas de condamnation, Khalifa Sall bénéficiait d’une grâce présidentielle, Bamba Fall a apporté une réponse catégorique: « Khalifa Sall n’a pas besoin d’une grâce ! Il n’a rien fait… En cas de grâce, il n’aura plus la possibilité de briguer le suffrage des Sénégalais et il va même perdre la mairie… Le jeu de ces gens-là est un jeu de yoyo que tout le monde a compris. »


Pont, desserts et aliénation contre sang, sueur et dignité

IL est vrai qu’il est difficile d’avoir une lecture commune de l’histoire car chacun y va selon ses intérêts et selon sa formation. Ainsi donc, nous pouvons comprendre le président se contenter de desserts et A B Diagne s’emporter en exhibant les ponts, écoles et autres réalisations pour chanter le colonisateur et le colon.
En tant qu’enseignant, il serait plaisant et très instructif de rappeler, qu’entre temps, les entrées et les approches pédagogiques ont changé. L’enfant ne reçoit plus l’histoire mais il la conçoit.




Pour l’enseignement de l’histoire, la conscience du présent permet une conception savante du passé. Ainsi, on ne peut enseigner ces réalisations en occultant les vertus du travail ainsi que les conditions. Pour un enseignant, le cours débutera par une enquête sur les vertus cardinales du travail. Les apprenants trouveront chez leurs parents ces vertus qui se mesurent en termes de paie, de dignité et d’abnégation. Ce travail libère.

Ce sera à partir de cette conscience du travail que l’enfant remontera l’histoire et étudiera ses ouvrages sans jamais oublier la condition de l’homme qui est finalité de route chose. Ainsi, il découvre que contrairement à son père, l’ouvrier était assujetti au travail forcé. IL découvre aussi que des milliers de noirs ont sué et péri sous ces ouvrages présentés comme des cadeaux du ciel. Jamais un apprenant ne se réjoui de cette humiliation. Pourtant, ce dernier n’a que 12 ans. Douze ans pour ressentir un crime que des adultes s’évertuent a transformer en providence.
On pourrait aussi se demander quelles étaient les finalités de ces ouvrages ? Des ouvrages destinés à mieux piller, sucer et asservir l’indigène qu’était le colonisé.




L’élève Gaulois qui a appris sous la répétition peut chanter son maitre Gaulois mais, l’enfant sénégalais qui a conçu lui-même le temps vit son deuil historique.
Le premier vomit fidèlement ce qu’il avait ingurgité pendant que le second écrit fièrement son histoire.

 

Ousmane SY
Enseignant

AIBD: La société chargée des chariots écartée pour escroquerie contre les passagers

YERIMPOST.COM Xavier Mary ne tolère aucun écart à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). La société chargée des chariots l’a appris à ses dépens. Le directeur général de l’Aibd a tout bonnement annulé le contrat après non-respect du cahier de charges. Selon Xavier Mary, la société faisait payer aux passagers le chariot à 500 francs Cfa alors que cela devrait être gratuit. « ça ne doit rien coûter au passager ! », s’exclame-t-il. Non sans préciser : « Le passager qui introduit une pièce pour récupérer un chariot, en déposant le chariot, il doit reprendre son argent comme cela se fait dans tous les aéroports du monde. Et, pour faciliter le dépôt des chariots, des points de récupération devraient être installés dans les parkings. Ce qui n’a pas été fait par la société en question. »



Hausse des prix du fer et du ciment: L’Etat ouvre une enquête contre les spéculations abusives

YERIMPOST.COM L’Etat réagit enfin face à la flambée notée sur les prix du fer et du ciment. L’ouverture d’une enquête est annoncée par le ministre du Commerce pour établir le bien-fondé ou non de cette hausse décidée par les industriels du secteur.

Selon Aliou Sarr, le gouvernement ne peut pas accepter une spéculation abusive sur des produits jugés essentiels à la consommation des citoyens. Les résultats de l’enquête seront soumis au Premier ministre et au chef de l’Etat afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Urgent: Mbour accepte de jouer contre Us Ouakam. Les raisons ?

YERIMPOST.COM Le Stade de Mbour lâche du lest. Le club de la petite-côte est revenu sur sa décision et accepte de (re) jouer contre l’Us Ouakam. Après les événements douloureux du 15 juillet 2017, qui avaient occasionné 8 morts du côté des supporters mbourois, lors de la finale de la Coupe du Sénégal, le club avait décidé de ne plus rencontrer l’Us Ouakam. Un an après, Stade de Mbour fait marche arrière. La raison est toute simple. Selon son président, Saliou Sambe, «le club est sous la menace de deux forfaits». Ce qui entraînerait, de facto, une descente en division régionale, selon les textes de la Fédération sénégalaise de football (Fsf). Une telle déconvenue serait nuisible pour le club, selon Saliou Sambe.



Lutte contre le cancer: Macky tape sur le Tabac

YERIMPOST.COM Le président Macky Sall ne fait pas dans la demi-mesure dans la lutte contre le cancer. Il a invité son Gouvernement en conseil des ministres à hâter, d’une part, le processus de modernisation des centres et équipements de dépistage du Cancer installés dans les structures sanitaires et, d’autre part, à améliorer significativement la prise en charge des malades avec l’accessibilité des traitements et médicaments. Macky Sall cogne dans le dur en a exhortant son gouvernement à mettre en application l’ensemble des dispositions de la loi anti-tabac votée en 2014.




Le chef de l’Etat dans ce combat contre le cancer vient de recevoir un appui de taille. La Corée du Sud vient de mettre 48 milliards de francs CFA à la disposition du Sénégal pour la construction et l’équipement du Centre national d’Oncologie.

Le MEER National, qui réunit les étudiants apéristes, manifeste contre le pouvoir !!!

YERIMPOST.COM Ci-dessous sa déclaration…

Chers camarades ;
Nous avons décidé aujourd’hui de nous adresser directement au Président Macky Sall, Président de l’Alliance Pour la République (A.P.R) par presse interposée avant la marche pacifique du vendredi 25 mai 2018 parce que nous voilà aujourd’hui ;
 5 ans sans audience avec notre Président,
 5 ans sans coordinateur,
 5 ans sans subvention,
 5 ans sans bourse de formation,
 5 ans sans considération,
 5 ans d’abandon,
Cette situation léthargique du MEER National a eu logiquement pour conséquence la fragilité de notre parti dans les différentes universités du Sénégal. L’histoire, maitresse infaillible l’a démontrée à travers les différentes crises qui ont secoué le milieu universitaire. En effet, de la crise de l’introduction de la réforme majeure du sous-secteur de l’Enseignement supérieur en 2013 en passant par la crise engendrée par la venue du Pr Macky Sall à l’UCAD pour les besoins de l’inauguration des 1044 lits à l’actuelle crise qui secoue actuellement les universités, le pouvoir a toujours été très mal à l’aise dans la gestion de ces épisodes douloureux. La question qui se pose voir même s’impose pourquoi cet état de fait ? Pourquoi ce statu quo ?
La réponse est unique !




C’est parce que le parti n’a pas de rempart dans les universités !
C’est parce que le MEER National qui est sensé être l’outil de massification et de contribution à la pacification des universités a été écarté, fragilisé voire même marginalisé par le parti.
Aujourd’hui, le fait que des responsables à qui récemment la gestion de la question du MEER National a été confiée lors du Secrétariat Exécutif National sans y apporter une solution prouve légitimement que nous, membres du MEER National n’avons plus aucun autre interlocuteur que le Président Macky Sall, seul capable de trancher la question.
Ceci est donc notre ultime appel à l’endroit du Président car nous nous dirigeons vers des échéances électorales dans lesquelles nous avons un rôle essentiel à jouer aussi bien dans les universités qu’à la base.
Nous nous inclinons devant la mémoire des camarades disparus pour la défense des intérêts des étudiants ! Nous exhortons que le processus de justice en cours se termine pour que les responsabilités soient situées.
VIVE LE MEER NATIONAL ! RENDEZ-VOUS LE VENDREDI 25 MAI 2018 POUR LA MARCHE !!!
Pôle de la communication du MEER National

Le Comité de l’Onu contre la torture publie un rapport critique sur le Sénégal

YERIMPOST.COM Suite au décès de Fallou Sène, le Comité des Nations-unies contre la torture a publié un rapport critique sur les bavures policières et autres violations des droits humains au Sénégal. Le voici ci-dessous…




Comité contre la torture
Observations finales concernant le quatrième rapport
périodique du Sénégal*
1. Le Comité contre la torture a examiné le quatrième rapport périodique du Sénégal
(CAT/C/SEN/4) à ses 1619e et 1622e séances (voir CAT/C/SR.1619 et 1622), les 25 et 26
avril 2018, et a adopté les observations finales ci-après à sa 1647e
séance, le 15 mai 2018.

A. Introduction
2. Le Comité prend note du quatrième rapport périodique du Sénégal préparé
conformément à la procédure facultative pour l’établissement des rapports, qui permet de
mieux cibler le dialogue entre l’État partie et le Comité.
3. Le Comité se félicite d’avoir pu engager un dialogue constructif avec la délégation de
l’État partie et accueille avec satisfaction les réponses apportées aux questions et aux
préoccupations soulevées pendant l’examen du rapport.
B. Aspects positifs
4. Le Comité accueille avec satisfaction les mesures législatives mises en place par l’État
partie pour donner effet à la Convention, notamment:
a) La Loi n° 2016-30 de 2016 modifiant la loi n° 65-61 du 21 juillet 1965 portant
sur le Code de procédure pénale, qui renforce, entre autres, les garanties juridiques
fondamentales et institue la tenue permanente des audiences des chambres criminelles;
b) La Loi organique n°2017-10 de 2017 portant sur le statut des magistrats, dont
l’objectif est de renforcer l’indépendance des magistrats, entre autres;
c) La Loi organique n°2017-11 de 2017 portant sur l’organisation et le
fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, qui introduit, entre autres, un droit
de recours en matière disciplinaire et exige le vote de la majorité des membres dans les
décisions de révocation ou mise à la retraite;
d) La Loi organique n° 2017-09 de 2017 abrogeant et remplaçant la loi organique
n°2008-35 de 2008 sur la Cour suprême, qui organise une procédure d’indemnisation des
victimes de détention de longue durée.
5. Le Comité salue également les autres efforts que déploie l’État partie pour donner
effet à la Convention, notamment:
a) La circulaire n° 179/MJ/DACG/MN de 2018, qui précise les modalités
d’exercice du droit à l’assistance de l’avocat;
* Adoptées par le Comité à sa soixante-troisième session (23 avril-18 mai 2018).
VERSION NON EDITEE




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b) la création des chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions
sénégalaises, dans le cadre du suivi de la décision 181/2001 Guengueng et al., pour juger
Hissène Habré, condamné en 2016 pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture
commis au Tchad de 1982 à 1990;
c) l’ordonnance de 2016 de retrait d’urgence des enfants des rues, augmentant les
peines pour les personnes qui les exploitent;
d) La mise en place d’un registre informatisé dans les centres pénitentiaires;
e) La stratégie nationale de protection de l’enfant de 2013.
C. Principaux sujets de préoccupation et recommandations
Questions en suspens concernant la procédure de suivi
6. Le Comité prend note avec satisfaction des informations fournies par l’État partie au
titre de la procédure de suivi (CAT/C/SEN/CO/3/Add.1) et comme suite à la lettre datée du
25 novembre 2013 adressée par le Rapporteur du Comité chargé du suivi des observations
finales, mais regrette que les recommandations retenues aux fins du suivi dans les
observations finales précédentes aux paragraphes 10 (a) (garanties juridiques
fondamentales), et 11(a) (enquêtes et poursuites d’actes de torture) n’aient pas encore été
mises en œuvre (voir par. 10(a)(b)(c) et 20 (a) ci-dessous).
Définition de la torture et des peines appropriées
7. Rappelant sa précédente recommandation (voir CAT/C/SEN/CO/3, par. 8), le Comité
demeure préoccupé que ni l’article 295-1 du Code pénal qui définit le crime de torture, ni les
modifications envisagées dans le projet de Code pénal, ne font encore mention de la
possibilité que la torture soit infligée à une tierce personne. Le Comité est aussi préoccupé
que l’article 295-1 prévoit une peine minimale pour des actes de torture de cinq ans
d’emprisonnement, ce qui permet au juge de diminuer la peine à deux ans et de l’assortir d’un
sursis. Le Comité constate notamment avec préoccupation que plusieurs peines prononcées
pour des actes de torture sont très légères. Il note, cependant, que l’État partie s’est engagé à
remédier aux lacunes constatées dans la définition de la torture (art. 1 et 4).
8. Le Comité renouvelle sa précédente recommandation (CAT/C/SEN/CO/3, par.
8) et enjoint l’État partie de modifier l’article 295-1 du Code pénal de façon à inclure
dans la définition de torture les actes visant à obtenir des renseignements, à punir, à
intimider ou à faire pression sur une tierce personne. Le crime de torture devrait aussi
être passible de peines appropriées qui prennent en considération leur gravité,
conformément au paragraphe 2 de l’article 4 de la Convention.
Garanties juridiques fondamentales
9. Tout en prenant note des modifications apportées par la loi n°2016-30 et par la
circulaire n° 179 sur les garanties fondamentales (voir paragraphes 4(a) et 5(a) ci-dessus), le
Comité demeure préoccupé du fait que: (i) la durée de 48 heures de la garde à vue,
renouvelable une fois sur autorisation, peut être prolongée jusqu’à 8 jours pour les infractions
contre la sûreté de l’Etat;(ii) dans les affaires de terrorisme, elle peut être étendue jusqu’à un
maximum de 12 jours sur autorisation;(iii) les enfants en conflit avec la loi sont soumis aux
mêmes délais de garde à vue; (iv) le droit du détenu d’informer ses proches n’est pas reconnu
dans la loi; et (v) la durée de l’entretien du détenu avec l’avocat est limitée à 30 minutes. Le
Comité constate avec préoccupation que le nombre très limité d’avocats inscrits au barreau,
ainsi que leur concentration dans la capitale, empêchent en pratique le droit à l’assistance
d’un conseil dès l’interpellation, bien qu’il note les mesures envisagées par l’Etat partie pour
régionaliser le barreau et annualiser son examen d’accès. En ce qui concerne l’accès des
détenus à un examen médical, le Comité regrette l’absence d’un système exigeant cet examen
pendant la garde à vue et au moment de l’admission dans un centre de détention, afin
d’identifier, entre autres, des signes de torture ou de mauvais traitements. Il regrette aussi
l’intention de l’Etat partie de légaliser la pratique dite de «retour de parquet» ou ordre de
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remise à disposition, qui permet de maintenir une personne en détention au-delà des délais
légaux (art. 2).
10. L’État partie devrait prendre les mesures nécessaires, y compris législatives, afin
de:
a) s’assurer que la durée maximale de la garde à vue, indépendamment du
motif, n’excède pas 48 heures, ou 24 heures pour les enfants, renouvelable une fois dans
des circonstances exceptionnelles dûment justifiées par des éléments tangibles, et qu’à
la fin de la garde à vue la personne détenue soit présentée physiquement devant un juge
indépendant et impartial;
b) garantir que tous les détenus bénéficient des garanties juridiques
fondamentales dès le début de leur privation de liberté, notamment le droit (i) d’être
informés dans une langue qu’ils comprennent des motifs de l’arrestation (ii) d’informer
leurs proches de leur mise en détention, (iii) de bénéficier d’un accès confidentiel et sans
délai à un avocat indépendant ou à l’aide juridictionnelle et ce pour toute la durée
nécessaire à une défense efficace et (iv) de demander et d’obtenir un examen médical
sans condition, effectué par du personnel médical qualifié sans délai dès leur arrivée
dans un centre de détention, et l’accès à un médecin indépendant sur demande;
c) veiller à ce que le personnel médical signale tout signe de torture ou de
mauvais traitement à une autorité d’enquête indépendante, en toute confiance et sans
s’exposer à des représailles. L’État partie devrait rassembler des données statistiques
sur le nombre de cas identifiés grâce à ce mécanisme ainsi que des renseignements
détaillés sur les résultats des enquêtes concernant ces cas;
d) veiller à ce que l’examen d’entrée au barreau soit organisé régulièrement,
afin d’augmenter le nombre d’avocats disponibles, encourager les avocats à s’installer
dans les régions et allouer les ressources nécessaires afin de faciliter l’accès de toutes les
personnes démunies à l’aide juridictionnelle;
e) mettre fin à la pratique dite du « retour de parquet » ou ordre de remise
à disposition, et fournir des moyens supplémentaires à l’appareil judiciaire en vue de
réduire le délai de renvoi des gardés à vue devant les tribunaux;
f) vérifier de manière systématique que les agents de l’État respectent, dans
la pratique, les garanties juridiques et la stricte tenue de registres, en sanctionnant tout
manquement.
Infractions commises dans le cadre du conflit en Casamance
11. Le Comité regrette que l’Etat partie continue à justifier les lois d’amnistie en relation
avec toutes les infractions commises dans le cadre du conflit armé non international en
Casamance par le besoin de restaurer la paix. Il note aussi avec préoccupation la position de
l’Etat partie selon laquelle il n’y a aucun cas de disparition forcé en Casamance, malgré les
plaintes de familles de détenus. Le Comité est préoccupé par des informations indiquant que
15 personnes auraient été tuées dans la forêt de Bofa Bayotte en janvier 2018, et que l’armée
sénégalaise aurait détenu 24 personnes. A l’égard de ces informations, le Comité regrette que
l’État partie n’ait pas répondu aux demandes de renseignements sur la situation juridique des
personnes détenues et sur la question de savoir si des enquêtes étaient en cours (art. 2, 12, 14
et 16).
12. L’Etat partie devrait:
a) supprimer toute amnistie pour des actes de torture ou mauvais
traitements commis par chacune des parties au conflit, ainsi que pour d’autres
infractions, commises en Casamance dans le cadre du conflit armé non international,
afin de pouvoir mener des enquêtes et que les responsables soient punis;
b) prendre des dispositions pour renforcer les mesures de protection des
civils en Casamance en conformité avec ses obligations internationales, et exercer un
contrôle rigoureux sur les forces de sécurité;
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c) mettre tout en œuvre pour rechercher les personnes signalées comme
disparues, en particulier celles qui le seraient après avoir été arrêtées par les forces de
l’ordre, et pour veiller à ce que toute personne qui ait subi un préjudice résultant
directement d’une disparition forcée ou de la détention d’un proche ait accès à toutes
les informations disponibles qui pourraient être utiles pour déterminer où se trouve la
personne disparue ou détenue;
d) veiller à ce que toutes les allégations récentes d’homicides en Casamance
fassent l’objet d’enquêtes impartiales, y compris d’une enquête indépendante médicolégale
et d’autopsies s’il en faut, afin que les responsables soient punis;
e) fournir une réparation à toutes les victimes et leurs ayants droit, et la
réadaptation la plus complète possible.
Conditions de détention
13. Tout en prenant note de l’augmentation des places et des projets de construction et de
réhabilitation des établissements pénitentiaires, le Comité demeure préoccupé par
l’accroissement constant de la population carcérale se traduisant par une surpopulation
chronique. Le Comité note aussi avec préoccupation que les organes chargés de mettre en
œuvre des mesures d’aménagement des peines ne sont pas fonctionnels et que le taux
d’application de ces mesures est très faible, aggravant le problème de la surpopulation
carcérale. Il est aussi préoccupé du fait que le projet de loi relatif à la justice juvénile, qui
prévoit des mesures de substitution à la détention et à la peine, n’est pas encore adopté. Le
Comité s’inquiète des informations faisant état des conditions d’hébergement et des conditions
sanitaires déplorables dans les centres de détention, de l’insuffisance des effectifs du personnel
et de l’alimentation inadéquate, ainsi que du fait que la séparation entre mineurs et adultes ne
soit pas effective, particulièrement dans les prisons de femmes et dans les commissariats de
police. Il relève aussi que le service de santé pénitentiaire dépend du ministère de la Justice
et s’inquiète des informations dénonçant l’insuffisance du personnel médical et les soins
médicaux limités, particulièrement pour des détenus souffrant de troubles psychiques. En ce
qui concerne les personnes accusées de terrorisme, le Comité est préoccupé par des
informations indiquant qu’elles se voient soumises à des conditions de détention
particulièrement sévères, y compris leur isolement, et même le déni d’accès aux soins. Le
Comité note finalement que les femmes détenues subissent des obstacles dans l’accès aux
formations et aux activités (art. 2, 11 et 16).
14. Le Comité engage l’État partie à intensifier ses efforts en vue de mettre les
conditions de détention en conformité avec l’Ensemble de règles minima des Nations
Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson Mandela), notamment à:
a) atténuer la surpopulation carcérale, en recourant davantage aux mesures
d’aménagement des peines prévues dans la législation pénale, particulièrement dans les
cas des enfants en conflit avec la loi, et en accélérant la procédure de nomination des
membres des organes chargés de les mettre en œuvre;
b) accélérer l’adoption de la loi relative à la justice juvénile et veiller à ce que
les enfants ne soient pas détenus avec des adultes dans les prisons et commissariats de
police et à ce que les conditions de détention soient conformes à leur condition de
mineur;
c) continuer de mettre en œuvre des plans visant à développer
l’infrastructure des prisons et à améliorer les conditions de détention, en s’assurant que
les détenus aient un espace raisonnable dans les cellules et disposent de lits, matelas et
couchages, en augmentant les effectifs du personnel pénitentiaire et en veillant à ce que
les conditions d’hygiène et de salubrité et la prise en charge alimentaire soient
adéquates;
d) organiser le service de santé en relation étroite avec l’administration
générale de santé publique, sur le principe de l’accès aux soins pour tous les détenus de
même qualité que ceux disponibles dans la société sénégalaise, accroître les effectifs du
personnel médical et assurer une prise en charge psychique adéquate;
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e) faire en sorte que les conditions de détention des personnes accusées de
terrorisme ne constituent pas un traitement cruel, inhumain ou dégradant et garantir
l’accès aux soins de santé dans tous les cas;
f) veiller à ce que l’isolement ne soit utilisé qu’en dernier recours, pour la
durée la plus courte possible et dans des conditions strictes de surveillance et de
contrôle judiciaire;
g) faciliter l’accès des détenus, particulièrement des femmes, aux activités
récréatives et culturelles, ainsi qu’à la formation professionnelle et à l’enseignement,
afin de soutenir leur réadaptation dans la communauté ;
(h) veiller, jusqu’à ce que le nombre de médecins dans les services de santé
pénitentiaires soit suffisant, à ce que les infirmiers procèdent à des examens médicaux
initiaux lors de l’admission des détenus et soient formés aux fin d’identifier, documenter
et signaler tout signe de torture ou de mauvais traitement au plus tôt ;
(i) veiller à ce que les organisations de la société civile soient autorisées à
effectuer des visites répétées et inopinées dans tous les lieux de privation de liberté.
Usage excessif de la détention provisoire
15. Le Comité est préoccupé par le nombre élevé de personnes en détention provisoire,
qui représenterait environ 45% de la population carcérale et 72% des femmes en détention.
Il note avec préoccupation qu’il n’y a pas de réglementation précise sur les circonstances
exceptionnelles justifiant la détention provisoire et que le Code de procédure pénale impose
des mandats de dépôts obligatoires pour certaines infractions, conduisant à un usage abusif
de cette mesure. Tout en appréciant les mesures prises pour lutter contre les longues
détentions (voir paragraphe 4(a) ci-dessus), le Comité demeure préoccupé par des
informations indiquant que dans de nombreux cas en matière criminelle, la durée de détention
provisoire excède la peine susceptible de pouvoir être prononcée, bien qu’il prend note des
mesures envisagées pour fixer le délai de la détention provisoire en matière criminelle (art.
11 et 16).
16. L’État partie devrait:
a) réviser la réglementation relative à la détention provisoire afin de préciser
les circonstances qui peuvent la justifier, et afin qu’elle ne soit imposée qu’à titre
exceptionnel et pour des périodes limitées, en fonction du critère de nécessité et au
regard des circonstances individuelles;
b) adopter les mesures nécessaires, notamment en matière de formation des
juges, pour promouvoir le recours aux mesures de substitution à la détention provisoire,
conformément aux standards internationaux.
Décès et allégations de mauvais traitements en détention
17. Même si les décès survenus en détention ont diminué pendant la période considérée,
le Comité demeure préoccupé par des informations sur des décès survenus dans des
circonstances suspectes qui n’ont toujours pas été élucidées, comme les cas d’Ibrahim Mbow,
décédé en 2016 lors d’une mutinerie à la prison de Rebeuss, ou les décès suite à des actes
présumés de torture, comme les cas d’Amadou Ka et Elimane Touré. Il est aussi préoccupé
par des allégations faisant état de mauvais traitements administrés en prison sous diverses
formes, allant des douches froides forcées à des coups de matraque sur les genoux ou les
tibias. Le Comité exprime aussi sa préoccupation concernant les fouilles corporelles
intégrales que subissent les détenus en groupe à leur arrivée en prison, bien qu’il note les
mesures envisagées par l’Etat partie pour supprimer cette pratique (art. 2, 11, 12, 13 et 16).
18. L’État partie devrait prendre les mesures nécessaires pour:
a) veiller à ce que tous les cas de décès survenus en détention, ainsi que les
actes allégués de violence et mauvais traitements, fassent rapidement l’objet
d’enquêtes approfondies et impartiales, y compris d’un examen médico-légal
indépendant conforme au Protocole du Minnesota dans les cas de décès, à ce que les
personnes responsables soient traduites en justice et, si elles sont déclarées coupables, à
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ce qu’elles soient dûment sanctionnées et à ce que les victimes ou leurs ayants droit
obtiennent une réparation adéquate;
b) prioriser l’installation d’appareils de détection pour remplacer les
fouilles personnelles, qui ne doivent être effectuées que si elles sont absolument
nécessaires, et dans ce cas, en privé et par un personnel qualifié du même sexe que le
détenu.
Impunité des actes de torture et des mauvais traitements
19. Le Comité prend note avec préoccupation des informations selon lesquelles les
plaintes pour actes de torture donnent rarement lieu à une enquête et, dans les cas où des
membres des forces de l’ordre sont mis en cause, ces enquêtes n’aboutissent pas à la
traduction en justice des responsables présumés ou à leur condamnation à des peines
proportionnelles à la gravité de leurs actes. Compte tenu de ces allégations, le Comité trouve
inquiétant que l’État partie n’ait pas fourni de données statistiques sur le nombre de plaintes
pour actes de torture et sur les enquêtes et les poursuites auxquelles celles-ci ont donné lieu,
les condamnations prononcées et les sanctions pénales ou disciplinaires qui leur ont été
infligées. En examinant les renseignements fournis par l’État partie à titre illustratif, le
Comité constate avec préoccupation que quelques peines prononcées contre les agents de
l’État n’étaient pas proportionnées à la gravité des faits, comme dans les affaires judiciaires
No. 224/12 et No. 322/13, et qu’une grande partie des enquêtes étaient toujours en cours
(art. 2, 12, 13 et 16).
20. L’État partie devrait:
a) veiller à ce que toutes les allégations de torture et de mauvais traitements
donnent rapidement lieu à une enquête impartiale menée par une instance
indépendante, à ce qu’il n’y ait pas de lien institutionnel ou hiérarchique entre les
enquêteurs et les auteurs présumés des faits et à ce que les suspects soient dûment
traduits en justice et, s’ils sont reconnus coupables, à ce qu’ils soient condamnés à des
peines à la mesure de la gravité de leurs actes;
b) veiller à ce que les autorités ouvrent une enquête chaque fois qu’il existe
des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis ou que des mauvais
traitements ont été infligés;
c) veiller à ce que les auteurs présumés d’actes de torture et de mauvais
traitements soient immédiatement suspendus pendant la durée de l’enquête, en
particulier s’il existe un risque qu’ils soient en mesure de commettre de nouveau les
actes dont ils sont soupçonnés, d’exercer des représailles contre la victime présumée
ou de faire obstruction à l’enquête;
d) compiler des données statistiques sur les plaintes déposées, les enquêtes
menées, les poursuites intentées et les condamnations prononcées dans les affaires de
torture et de mauvais traitements.
Indépendance du pouvoir judiciaire
21. Tout en prenant acte de l’adoption des lois relatives au statut des magistrats et au
Conseil Supérieur de la Magistrature (voir paragraphe 4(b) et (c) ci-dessus), le Comité reste
préoccupé par le fait que le Président de la République continue à présider le Conseil
Supérieur de la Magistrature et que le Ministre de la justice en est son vice-président, ce qui
porte atteinte à l’indépendance de l’appareil judiciaire. Le Comité note aussi avec
préoccupation que les magistrats sont susceptibles d’être mutés, par recours à l’intérim ou
aux nécessites de service, pour avoir statué dans un sens donné. A cet égard, le Comité a reçu
des allégations de manque d’indépendance dans des procès à forte résonnance politique dans
le contexte actuel. Il est aussi préoccupé par les atteintes qui sont portées au pouvoir
d’appréciation des procureurs, placés sous l’autorité du Garde de Sceaux, atteintes qui
pourraient les empêcher d’enquêter en toute impartialité dans les affaires concernant des
violations des dispositions de la Convention par des agents de l’Etat. Le Comité est préoccupé
par le fait que des interférences politiques puissent saper les garanties propres à l’état de droit
nécessaires pour la protection efficace contre la torture (art. 2 et 13).
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22. L’État partie devrait réformer les lois relatives au Conseil Supérieur de la
Magistrature et portant sur le statut des magistrats afin que le Président de la
République et le Ministre de la justice ne soient plus membres du Conseil et afin de
prendre toutes autres mesures nécessaires pour garantir l’indépendance judiciaire, y
compris la nomination de juges sur la base de critères objectifs et transparents et la
garantie de leur inamovibilité. Il devrait aussi supprimer la possibilité pour le Garde de
Sceaux de donner des instructions dans des affaires individuelles.
Irrecevabilité des aveux obtenus sous la torture
23. Le Comité constate avec préoccupation que la législation pénale ne comporte toujours
pas de disposition expresse sur l’irrecevabilité de preuves obtenues par la torture. Le Comité
est notamment préoccupé par la très large discrétion laissée au juge concernant la valeur des
aveux obtenus sous la torture et note avec inquiétude qu’il n’y a pas eu de cas dans lesquels
les tribunaux ont déclaré nuls et non avenus des éléments de preuve obtenus sous la torture
(art. 15).
24. L’État partie devrait prendre les mesures nécessaires, y compris législatives,
pour garantir que les aveux ou déclarations extorqués sous la torture ou sous de
mauvais traitements soient irrecevables. Le Comité l’invite aussi à veiller à ce que:
a) en cas d’allégations d’aveux extorqués sous la torture ou sous de mauvais
traitements, il soit procédé sans délai à une enquête approfondie sur ces allégations et à
un examen médico-légal de la victime présumée;
b) les agents de l’État qui extorquent ainsi des aveux soient traduits en
justice;
c) les magistrats soient formés aux moyens de vérifier la recevabilité des
aveux, et à ce qu’il soit procédé à des sanctions contre ceux qui ne prennent pas les
mesures voulues au cours d’une procédure judiciaire.
Institution nationale des droits de l’homme
25. Le Comité relève avec préoccupation que le Comité sénégalais des droits de l’homme
a perdu en 2012 son statut A au titre des Principes de Paris en raison, notamment, de l’absence
d’un processus transparent et pluraliste de désignation de ses membres et d’un manque
d’indépendance, qui affecterait son fonctionnement et ses ressources. Il prend note,
cependant, de l’engagement de l’Etat partie à adopter une nouvelle loi qui viserait à créer une
commission nationale sénégalaise des droits de l’homme, afin de se conformer aux Principes
de Paris (art. 2).
26. L’État partie devrait prendre les mesures nécessaires, y compris législatives, afin
de:
a) établir un processus clair, transparent et participatif de sélection des
membres de l’institution nationale de droits de l’homme et afin de les nommer à temps
plein;
b) garantir l’autonomie financière et fonctionnelle de l’institution nationale
de droits de l’homme, en lui fournissant les ressources nécessaires pour lui permettre
de s’acquitter efficacement de son mandat et en lui permettant de nommer son propre
personnel conformément aux Principes de Paris.
Mécanisme national de prévention de la torture
27. Le Comité rappelle sa précédente recommandation (voir CAT/C/SEN/CO/3, par. 23
(a)) et demeure préoccupé par des informations indiquant que le budget alloué à
l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (ONLPL) reste insuffisant. Il partage
également l’inquiétude du Sous-Comité pour la prévention de la torture, mentionnée dans
son rapport sur sa visite au Sénégal (CAT/OP/SEN/2, par. 15), concernant l’interprétation
restrictive des pouvoirs de l’ONLPL comme excluant les lieux de détention militaires. Il
s’inquiète aussi (i) de la désignation de l’Observateur sur proposition du Ministère de la
Justice, (ii) du rattachement de l’ONLPL au même Ministère et (iii) du fait que l’ONLPL ne
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puisse pas sélectionner, recruter et rémunérer lui-même son propre personnel, comme l’avait
indiqué le Sous-Comité (art. 2 et 11).
28. L’État partie devrait prendre les mesures nécessaires, y compris législatives, afin
de garantir que:
a) le processus de désignation de l’Observateur soit transparent, inclusif et
participatif, veillant à ne pas nommer des personnes qui occupent une position
susceptible de donner lieu à des conflits d’intérêt (CAT/OP/SEN/2, par. 17);
b) l’ONLPL soit indépendant de l’Exécutif, et qu’il puisse sélectionner,
recruter et rémunérer son propre personnel;
c) l’ONLPL ait les ressources nécessaires pour s’acquitter efficacement de
son mandat;
d) l’ONLPL puisse, accompagné d’experts médicaux et psychiatriques,
mener des visites régulières et des visites inopinées dans tous les lieux de détention, civils
et militaires, y compris des lieux non officiels.
Usage excessif de la force par des agents de l’Etat
29. Le Comité prend note avec préoccupation des informations concordantes sur le
recours à la force de manière excessive et disproportionnée par les forces de l’ordre, y
compris l’utilisation de balles réelles et de gaz lacrymogènes, pour réprimer des
rassemblements et manifestations à but politiques. Le Comité constate aussi avec
préoccupation que plusieurs personnes sont décédées suite à un usage disproportionné de la
force par des agents de l’Etat, comme dans les cas de Yamadou Sagna, Abdoulaye Baldé ou
Mbaye Mboup. Il regrette aussi que l’État partie n’ait pas répondu aux demandes de
renseignements sur la question de savoir si des enquêtes ont été ou vont être menées sur ces
faits (art. 2, 12, 13 et 16).
30. L’État partie devrait:
a) veiller à ce que des enquêtes impartiales et approfondies soient menées
sans délai sur toute allégation d’un usage excessif de la force et d’exécutions
extrajudiciaires par des agents de l’Etat, y compris un examen médico-légal
indépendant conforme au Protocole du Minnesota dans les cas de décès, et faire en sorte
que les responsables soient poursuivis et, s’ils sont reconnus coupables, qu’ils soient
sanctionnés, et que les victimes obtiennent réparation;
b) veiller à ce que les forces de sécurité appliquent des mesures non violentes
avant d’employer la force lors du contrôle de manifestations;
c) redoubler d’efforts pour dispenser à tous les membres des forces de
l’ordre une formation systématique sur l’usage de la force, en particulier à ceux qui
participent au contrôle des manifestations, compte dûment tenu des Principes de base
sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de
l’application des lois (1990).
Traite et abus à l’égard d’enfants
31. Malgré les efforts annoncés de l’Etat partie pour retirer de la rue les enfants talibés,
fréquentant les écoles coraniques (daaras), le Comité demeure préoccupé par des
informations indiquant que l’exploitation des enfants par des maîtres coraniques à des fins
de mendicité forcée est un phénomène qui, loin de décroitre, a augmenté pendant la période
concernée et que ceux-ci continuent d’être soumis à la traite, la mendicité forcée et à des
formes extrêmes d’abus et de négligence par ceux qui en ont la garde (marabouts). Le Comité
est aussi préoccupé par des informations faisant état de la connivence des autorités par rapport
à ce phénomène et de leur inaction pour poursuivre les marabouts abusifs, sauf dans des cas
de décès d’enfants ou d’abus extrêmes. Le Comité note aussi avec préoccupation que les
daaras ne font l’objet d’aucun contrôle officiel et que le projet de loi portant sur le statut des
daaras est toujours en cours d’examen. Le Comité est par ailleurs préoccupé par des
informations dénonçant que les filles sont souvent exposées à des abus sexuels de la part de
leurs enseignants dans les écoles, et cela en totale impunité (art. 11 et 16).
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32. Le Comité renouvelle sa précédente recommandation (CAT/C/SEN/CO/3, par.
15) et enjoint l’État partie à:
a) mener de manière concertée un système de prise en charge des enfants
talibés, afin de les protéger contre l’exploitation et les mauvais traitements, et afin
d’établir un plan de surveillance et de suivi approprié visant à prévenir la récidive;
b) renforcer l’application des lois nationales et à mener des enquêtes
impartiales et approfondies sur les actes de traite, de mauvais traitements et d’abus
sexuels dont sont victimes les enfants dans les daaras et dans d’autres écoles, et à faire
en sorte que les responsables, ainsi que les agents de l’Etat qui n’enquêtent pas sur ces
allégations, soient poursuivis et, s’ils sont reconnus coupables, à ce qu’ils soient
sanctionnés par des peines appropriées;
c) accélérer l’adoption de tout projet de loi visant à encadrer l’enseignent
dans les daaras et affecter les ressources nécessaires pour assurer le bon fonctionnement
du service d’inspection;
d) veiller à ce que toutes les écoles disposent de mécanismes de plaintes
confidentiels et indépendants;
e) mener des campagnes de sensibilisation sur les droits de l’enfant, la traite,
la mendicité forcée et l’abus sexuel des enfants dans les écoles.
Non-refoulement et détention pour des motifs liés à l’immigration
33. Le Comité note avec préoccupation que la loi régissant l’asile (loi n
o68-27) ne
reconnait pas le principe de non-refoulement sur la base du risque d’être soumis à la torture,
et regrette de n’avoir pas reçu d’informations complémentaires concernant la reconnaissance
de ce principe dans le projet de réforme de cette loi, ainsi que dans la législation régissant
l’expulsion des migrants en situation irrégulière. Le Comité est aussi préoccupé par le fait
que les demandes d’asile sont décidées par le même organe en première instance et en appel
et s’inquiète d’informations indiquant que la procédure de décision est très lente. Le Comité
note avec préoccupation que des immigrants en situation irrégulière, y compris des mineurs
non accompagnés, peuvent être placés en détention sans contrôle judiciaire dans des prisons
et postes de police avant d’être expulsés. Il s’inquiète aussi d’informations faisant état
d’arrestations arbitraires de migrants, suite à la collaboration entre les forces de l’ordre
sénégalaises et Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières (art. 3 et 11).
34. L’État partie devrait:
a) garantir que la législation régissant l’asile, ainsi que celle régissant
l’extradition et l’expulsion de migrants sans papiers, reconnaissent explicitement le
principe de non-refoulement;
b) accélérer la procédure de détermination du statut de réfugié et établir un
recours juridictionnel pour faire appel à la décision d’expulsion avec effet suspensif
automatique, devant un tribunal ayant compétence pour examiner le bien-fondé de
l’appel;
c) veiller à ce que la législation relative aux migrations prévoie la détention
uniquement en dernier ressort, lorsque toutes les autres mesures ont été dûment
examinées et épuisées, en respectant les principes de nécessité et de proportionnalité et
pour la durée la plus brève possible. Les enfants non accompagnés ne devraient pas être
détenus;
d) assurer le contrôle juridictionnel effectif de la détention pour des motifs
liés à l’immigration et, lorsque la détention est considérée nécessaire, garantir que les
immigrants en situation irrégulière soient transférés dans un centre de rétention
approprié à leur statut.
Mauvais traitements motivés par la discrimination
35. Tout en notant l’affirmation de la délégation que l’homosexualité n’est pas
explicitement poursuivie au Sénégal, le Comité relève avec préoccupation des informations
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concordantes dénonçant plusieurs arrestations violentes basées sur l’orientation sexuelle
supposée de la personne, accompagnées de poursuites pour des actes « contre nature ». Le
Comité relève aussi avec préoccupation des informations dénonçant l’insuffisante réponse de
l’Etat pour adopter les moyens de protection au profit des personnes albinos (art. 2, 12, 13 et
16).
36. L’État partie devrait:
a) abroger l’article 319(3) du Code pénal, invoqué pour poursuivre des
comportements homosexuels consentant;
b) prendre des mesures efficaces pour prévenir les arrestations et la violence
policière en raison de l’orientation sexuelle, réelle ou supposée, de la victime et pour
protéger les albinos d’attaques rituelles et d’autres pratiques traditionnelles
préjudiciables;
c) faire en sorte que tous les actes de violence fassent l’objet d’une enquête,
que les auteurs soient traduits en justice et que les victimes obtiennent réparation.
Formation
37. Tout en prenant acte des efforts de l’État partie pour mettre en œuvre des programmes
de formation aux droits de l’homme et aux disposition de la Convention, le Comité regrette
le manque d’informations sur les effets de cette formation sur la prévention de la torture et si
elle comprend une formation spécifique à l’utilisation du Manuel pour enquêter efficacement
sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Protocole
d’Istanbul) (art. 10).
38. L’État partie devrait:
a) dispenser régulièrement et systématiquement une formation sur
l’interdiction absolue de la torture et les dispositions de la Convention, ainsi qu’aux
méthodes d’interrogation non coercitive, à toutes les personnes qui interviennent dans
la détention, l’interrogatoire ou le traitement des personnes privées de liberté;
b) veiller à ce que tous les personnels concernés, notamment les membres du
corps médical, soient spécifiquement formés à repérer les cas de torture et de mauvais
traitements et à en recueillir des preuves, conformément au Protocole d’Istanbul;
c) élaborer et appliquer une méthode permettant d’évaluer l’efficacité des
programmes d’enseignement et de formation relatifs à la Convention et au Protocole
d’Istanbul.
Réparation
39. Tout en appréciant l’introduction d’une procédure d’indemnisation des victimes de
détention de durée excessive (voir paragraphe 4(d) ci-dessus), le Comité est préoccupé par
des informations indiquant que l’indemnisation n’est toujours pas effective, et qu’il n’y a
pas non plus de programmes de réadaptation pour les victimes de torture. Compte tenu de ces
informations, le Comité regrette l’absence d’informations sur les mesures de réparation
ordonnées en faveur des victimes de torture ou de détention de durée excessive pendant la
période considérée, ainsi que sur les programmes de réadaptation existants. Le Comité prend
note également de la condamnation d’Hissène Habré à perpétuité mais regrette qu’à ce jour
les victimes de ses crimes n’aient pas obtenu réparation (art. 14).
40. Le Comité appelle l’attention de l’État partie sur l’observation générale n° 3
(2012) relative à l’application de l’article 14 par les États parties et invite en particulier
l’État partie à:
a) veiller à ce que toutes les victimes d’actes de torture et de mauvais
traitements, ainsi que les victimes de détention de durée excessive, aient accès à des
recours utiles et puissent obtenir réparation, y compris dans les cas où l’auteur des actes
de torture n’a pas été identifié;
b) évaluer pleinement les besoins des victimes d’actes de torture et à faire en
sorte que des services spécialisés de réadaptation soient rapidement disponibles, en
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assurant directement les prestations dans ce domaine ou en finançant d’autres services,
y compris les services gérés par les organisations non gouvernementales ;
c) veiller à ce que les victimes des crimes commis par Hissène Habré
obtiennent réparation conformément aux dispositions de la Convention.
Procédure de suivi
41. Le Comité demande à l’État partie de lui fournir, d’ici au 18 mai 2019, des
renseignements sur la suite qu’il aura donnée aux recommandations figurant aux
paragraphes 32, 10 d) et 28. Dans ce contexte, l’État partie est invité à informer le Comité
de ses plans pour mettre en œuvre, au cours de la période couverte par le prochain
rapport, tout ou partie du reste des recommandations faites dans les présentes
observations finales.
Questions diverses
42. Le Comité invite l’État partie à envisager de ratifier les autres instruments des
Nations Unies relatifs aux droits de l’homme auxquels il n’est pas encore partie.
43. L’État partie est invité à diffuser largement les rapports soumis au Comité ainsi
que les présentes observations finales, dans les langues voulues, par le biais des sites Web
officiels, des médias et des organisations non gouvernementales.
44. L’État partie est invité à mettre à jour son document de base commun
(HRI/CORE/SEN/2015), conformément aux instructions relatives au document de base
qui figurent dans les Directives harmonisées concernant l’établissement des rapports
destinés aux organes créés en vertu d’instruments internationaux relatifs aux droits de
l’homme (voir HRI/GEN/2/Rev.6, chap. 1).
45. Le Comité invite l’État partie à présenter son prochain rapport périodique, qui
sera le cinquième, le 18 mai 2022 au plus tard. À cette fin, et compte tenu du fait que
l’État partie a accepté d’établir son rapport selon la procédure simplifiée, le Comité lui
adressera en temps voulu une liste préalable de points à traiter. Les réponses de l’État
partie à cette liste constitueront le cinquième rapport périodique qu’il soumettra en
application de l’article 19 de la Convention.

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