Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

coopération

Exclusivité Yerimpost: Le président chinois au Sénégal le 20 juillet: ce qu’il vient y faire

YERIMPOST.COM Votre blog préféré a appris de source diplomatique sûre que le numéro un chinois, Xi Jinping, arrive à Dakar le 20 juillet pour une visite dans notre pays. Au cours de son séjour, il va visiter les réalisations de la Chine au Sénégal: le Grand Théâtre National, le Musée des civilisations noires, l’Autoroute Ilaa Touba, l’Arène nationale… D’ailleurs, la Chine a décidé, à ses frais, de remettre à neuf les tapis, lumières et sonorisations du Grand Théâtre afin qu’il puisse accueillir dignement Xi.

La visite sera évidemment l’occasion de raffermir la coopération bilatérale entre la Chine et le Sénégal.




Accord de coopération pour le gisement Grande Tortue: Polémique sur le projet de loi n°16/2018

La signature de l’accord de coopération entre la Mauritanie et le Sénégal pour l’exploitation du gisement gazier de Grande Tortue/Ahméyim (GTA) a suscité autant de controverses que de débats et a même fait l’objet d’un désaccord au sein de l’assemblée nationale. La clé de répartition à 50/50 pour chacun des deux pays reste la question centrale. Vu ces nombreuses polémiques et quiproquos, je me permets d’apporter mon point de vue en analysant les enjeux de cet accord et surtout rebondir sur le principe de l’unitisation pour lever toute équivoque.





Le Sénégal sera peut-être le vingtième pays producteur d’hydrocarbure en Afrique, connu sur l’échiquier mondial, s’il parvient à démarrer sa production vers les années 2021. Il est avéré que la découverte de pétrole en 2014 et de gaz à partir de 2015 passionne de plus en plus les sénégalais et provoque souvent des débats houleux et sulfureux dans les médias et parfois même dans les plus grandes instances de décision.

 

Avant de disséminer l’équilibre du partage pour le gaz naturel situé à la frontière des deux pays, il serait bien de rappeler aussi que la Mauritanie et le Sénégal ne partent pas de zéro en termes de coopération. La création en 1972 de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) peut être connue comme un succès. Et pourquoi pas le cas de la découverte de gaz naturel situé à l’interface des deux pays qui englobe à la fois des enjeux géopolitiques et stratégiques de tailles.

 

N’est-il pas nécessaire de rappeler également qu’en voulant définir les limites frontalières, une conférence interministérielle sénégalo-mauritanienne s’était tenue du 7 au 9 janvier 1971 pour prendre une décision consensuelle et responsable. A cette occasion, les deux parties ont convenu de retenir le parallèle 16°04’Nord comme frontière en mer (Kamga, 2006). Cette zone frontalière maritime fait aujourd’hui l’objet d’une importante découverte de gaz naturel, estimée environ à 28 TCF (Trillion Cubit Feet) soit environ 782 871 704 576 de mètre cubes de gaz naturel (Pétrosen 2017).

 

En guise d’illustration, je me permets également de présenter le croquis en dessous pour situer la localisation du gisement gazier de GTA.





En ce qui concerne l’accord de coopération, le principe de 50/50 peut être bien apprécié compte-tenu de la localisation du gisement. Le partage lié à la question de l’unitisation repose principalement sur la disposition du gisement en place. Ce qui me permet de préciser que cette règle de partage repose sur des critères géologiques liés notamment à la position géographique de la ressource et non aux aspects démographiques. A cet effet, sans cet accord de coopération bilatérale, le projet ne saurait bouger d’un yota compte-tenu de l’état de souveraineté des deux pays. Les potentiels dividendes économiques de ce champ sont non négligeables pour le développement des deux pays, d’où l’intérêt de travailler en synergie et surtout de faciliter le travail des promoteurs du projet et le démarrage des activités.

 

En Afrique, les conflits entre Etats sur le gisement transfrontalier ne sont pas rarissimes. L’origine de ces conflits est principalement liée à la définition floue des frontières, aux problèmes de désenclavement, à la mauvaise relation politique ou à la question de l’unitisation. Le Sénégal et la Mauritanie doivent se servir des leçons et les erreurs du passé pour éviter de tomber dans le piège des conflits transfrontaliers d’origine pétro-gazière.

 

En guise d’exemple, nous pouvons citer quelques cas d’illustrations de conflits :

 

  • Cas entre le Soudan et le Soudan du Sud

 

  • Cas entre la Cote d’Ivoire et le Ghana

 

  • Cas entre la RDC et l’Angola

 

  • Cas entre le Gabon et la Guinée Equatoriale (Mbanié)

 

  • Cas entre le Cameroun et le Nigéria

 

  • Cas entre le Sénégal et la Guinée etc.

 

Parmi ces cas d’exemples précités, leur résolution fait appel à des mécanismes de droit international classique pour tout litige international. Certains pays ont réussi à résoudre leur conflit par la discussion en créant des zones de développement conjoint (ZDC) comme celui du Sénégal et de la Guinée par contre d’autres remontent leurs dossiers à la résolution juridique située au niveau de la cour internationale de la haye. Il s’agit ainsi du cas du Nigeria et du Cameroun dans la péninsule de Bakassi.





Dans le but d’anticiper sur les potentiels conflits, les deux pays peuvent également adopter des stratégies de dialogue consensuel afin de prendre des mesures responsables pour exploiter et gérer durablement leurs ressources naturelles marines. L’accord signé peut être bien salué dans la mesure ou ça contribuerait à éviter les conflits ou à renforcer la bonne relation diplomatique des deux pays qui gardaient une relation bilatérale compliquée sur les accords de pêche ainsi que sur la mobilité pour le contrôle de papier à la frontière continentale et à la circulation des sénégalais sans carte de séjour à l’intérieur de la Mauritanie. Cet accord de partenariat sur le gaz naturel peut être une lueur d’espoir pour le secteur de la pêche et les sénégalais résidant en Mauritanie.

 

Actuellement, les accords de pêche trainent en longueur au grand plaisir des communautés de pêche artisanale de Saint-Louis. Ces conditions défavorables peuvent encore déclencher des difficultés dans les prochaines années. Cependant, il est bien de rappeler que lorsque les relations politiques entre les Etats sont mauvaises, les questions d’ordre conflictogènes deviennent favorables sur le terrain transfrontalier.

 

Les deux pays sont entrain de traverser un moment fort opportun pour bien vivre l’intégration africaine de manière solidaire et conviviale. En définitive, les ressources naturelles transfrontalières doivent faire l’objet de raffermissement de lien politique, géopolitique et diplomatique des deux pays dans le but de faire de ces ressources une opportunité de développement et non de conflits pour le bénéfice de leur population.

 

Abdou GUEYE

Spécialiste en Hydrocarbure

Membre à Enda Energie

Email : abdourahmangueye@gmail.com

Que venait faire le procureur du Qatar au Sénégal mi-mars ?

YERIMPOST.COM Le Procureur général du Qatar, Docteur Ali Bin Fetais al-Marri, celui-là même qui était venu chercher Karim Wade en prison et l’a embarqué à destination de Doha, a discrètement séjourné à Dakar. Durant son séjour du 12 au 15 mars dernier, il a été reçu par le président de la République, renseigne le journal Libération.  Les sources du journal notent qu’il a été beaucoup question de lutte contre la corruption lors des audiences avec les autorités sénégalaises. D’ailleurs, Macky Sall lui-même s’est félicité des efforts du Qatar en la matière, mais aussi, en général, dans le domaine de l’Etat de droit.




L’axe Dakar-Banjul s’enrichit de six nouveaux accords

Le Sénégal et la Gambie ont conclu mardi à Banjul six nouveaux accords de coopération portant sur la justice, le transport routier, la santé, le sport, la culture et l’enseignement supérieur.

Ces nouveaux accords ont été signés par les ministères sectoriels sénégalais et gambiens, sous la supervision des deux chefs d’Etat Macky Sall et Adama Barrow, dans le cadre de la première session du Conseil présidentiel sénégalao-gambien.

Il s’agit notamment d’une convention dans le domaine de l’assistance judiciaire en faveur des personnes vivant dans les deux pays, un accord devant permettre le transfèrement des personnes condamnées dans l’un ou l’autre pays.




D’autres accords de coopération concernent le transport routier, la santé et les productions animales, sans compter ceux relatifs à la coopération culturelle et au domaine des sports.
Un mémorandum d’entente dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche, de la science et technologie a été aussi paraphé par les deux parties.
La signature de ces nouveaux accords s’est déroulée lors de la cérémonie officielle d’ouverture de la première session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien co-présidé par les présidents Sall et Barrow.
Le ministre des Affaires étrangères, Maître Sidiki Kaba, a conduit la délégation ministérielle sénégalaise comprenant entre autres ministres Augustin Tine (Forces armées), Aly Ngouille Ndiaye (Intérieur et Sécurité publique), Ismaïla Madior Fall (Justice).
Il y a aussi Mary Teuw Niane (Enseignement supérieur), Abdoulaye Daouda Diallo (Infrastructures), Mame Thierno Dieng (Environnement et Développement durable), Aminata Mbengue Ndiaye (Elevage), Abdou Latif Coulibaly (Culture) et Birima Mangara (Budget).

Source: APS



Intégralité du discours du chef de l’Etat en Gambie

Excellence, Monsieur le Président Adama BARROW, cher Frère,
Mesdames, Messieurs les Chefs d’Institutions de la République sœur de Gambie,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames, Messieurs,

Monsieur le Président, un an après ma visite en Gambie et la vôtre au Sénégal, nous voici réunis pour la première session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, conformément aux engagements convenus.

Nous traduisons ainsi notre ferme et commune volonté d’impulser un souffle nouveau aux relations entre nos pays, en agissant ensemble pour construire, à tous les niveaux, une collaboration dynamique, positive et confiante entre nos deux pays frères.

C’est pourquoi nous sommes heureux de nous retrouver en terre familière de Gambie, pour entretenir et conforter nos liens de bon voisinage, d’amitié et de parenté.
Je vous exprime ma gratitude pour l’accueil chaleureux et fraternel et les excellentes conditions dont nous bénéficions ma délégation et moi.
L’image contient peut-être : 1 personne, barbe et chapeau




We feel like home. Nous sommes une même famille unie par des liens beaucoup plus forts que le fait colonial qui nous a séparés en deux Etats.

Nous avons la responsabilité de préserver cet héritage familial pour léguer à nos enfants et aux générations futures un espace sénégambien stable et apaisé, et dont toutes les composantes vivent en harmonie.

Cela passe nécessairement par une lutte déterminée et coordonnée contre toutes les formes de criminalité et de trafic illicite, y compris l’exploitation illégale de nos ressources naturelles.

Le trafic illicite n’est pas seulement une violation formelle de la loi. Il est aussi et surtout une source d’instabilité pour la société et l’Etat. C’est pourquoi nous ne devons ménager aucun effort pour faire de la lutte contre ce fléau une priorité de premier ordre notamment dans le cadre de l’Accord sur la gestion des ressources transfrontalières dans le domaine de la foresterie.

L’image contient peut-être : 6 personnes, personnes assises et foule
De même, nos deux pays pourraient davantage coopérer de façon plus pragmatique dans les secteurs de la pêche, de l’élevage, de l’agriculture, des mines et de l’énergie, en éliminant les lourdeurs administratives pour aboutir à des résultats rapides et durables.

Je me réjouis à cet égard des progrès enregistrés dans la construction du pont sur le fleuve Gambie. Je dois vous remercier, Monsieur le Président, pour votre engagement personnel dans la réalisation de cette infrastructure. Je félicite aussi toutes nos équipes qui y travaillent.

Nous devons maintenir le rythme, parce que ce pont n’est pas seulement une infrastructure de transport ordinaire. C’est aussi un facteur de progrès économique, un trait d’union indispensable entre les peuples et un puissant facteur d’intégration sous régional.

Quand nous mettrons pleinement ensemble nos forces, nos idées et nos intelligences, la Sénégambie deviendra non seulement une famille plus intégrée, mais aussi un marché beaucoup plus attractif pour nos opérateurs nationaux et pour l’investissement privé étranger.

Dans cette nouvelle Sénégambie, chaque Gambien doit se sentir chez lui au Sénégal et chaque Sénégalais chez lui en Gambie.

Pour ce faire, nous devons poursuivre nos efforts pour améliorer les conditions de séjour et d’établissement de nos concitoyens dans l’un et l’autre de nos pays.

Nous devons lutter plus fermement contre toutes les tracasseries administratives, les barrières non-tarifaires et les pratiques anormales le long des corridors et aux frontières.
Ces entraves, en plus de violer les textes de la CEDEAO, heurtent sérieusement le sentiment de citoyenneté sénégambienne chez nos populations.
L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes assises, table et intérieur
Je demande solennellement à nos forces de défense et de sécurité de veiller à ne créer aucune entrave indue à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace sénégambien.

A cet égard, je me félicite de la tenue, le jeudi 1er mars 2018 à Karang, de la première journée sénégalo gambienne sur la libre circulation des personnes et des biens.
J’invite nos deux Gouvernements à examiner sans tarder les voies et moyens de mise en œuvre des recommandations de la Déclaration de Karang,compris celles relatives à l’élimination des Pratiques anormales sur le corridor Dakar-Banjul et l’installation de Centres d’information frontaliers, avec le soutien du Secrétariat permanent sénégalo-gambien.




Enfin, Monsieur le Président, je voudrais réitérer à la République sœur de Gambie mes félicitations et mes encouragements pour les efforts que vous menez dans la consolidation de sa démocratie, de sa stabilité et de son développement économique et social.
Dans l’histoire des peuples, cette tâche a toujours été une œuvre de longue haleine qui exige le courage, la détermination et la persévérance dans l’effort.
C’est un chemin difficile mais incontournable pour atteindre l’objectif de prospérité dans la paix, la stabilité et la liberté.

Nous sommes ici pour continuer ensemble notre marche commune vers cet objectif commun, qui est à la fois notre dessein et notre destin communs.
Je vous remercie.

° Top
YerimPost

GRATUIT
VOIR