Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

corruption

Détournement de deniers publics: le procureur délivre une ordonnance de prise de corps contre l’ex-comptable du Cices

YERIMPOST.COM L’affaire a été mise en délibéré pour le 27 juin prochain. En attendant cette date, un mandat d’arrêt a été délivré contre le sieur Diouf, ancien comptable du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices). Le dossier a été vidé ce 11 juin par le tribunal correctionnel de Dakar, en l’absence du prévenu. Entre 2000 et 2002, il est reproché à l’ex-comptable du Cices un détournement de deniers publics de 27 millions de nos francs. L’agent judiciaire de l’Etat réclame 30 millions pour toutes causes de préjudice confondues. Quant au procureur, il a requis une peine de prison de 2 ans ferme et une amende de 2 millions.

URGENT: La réplique de Franck Timis

Ces allégations sont entièrement fausses. Aucun acte répréhensible n’a été commis dans le cadre des concessions pétrolières et gazières Saint-Louis Offshore Profond et Caya Offshore Profond.
En réalité, la concession – qui a été attribuée par le président Wade – était un investissement hautement risqué et spéculatif, assorti d’obligations d’investissement substantielles et coûteuses. Au moment où les concessions ont été attribuées, aucun hydrocarbure n’avait été découvert et il était fort probable qu’ils ne le seraient jamais. Au cours des 40 dernières années, de nombreuses multinationales du secteur du pétrole et du gaz ont eu la possibilité d’explorer et de développer pleinement la concession, mais ne l’ont pas prise, sans doute en raison des risques importants que cela impliquait. En 2014, on ne savait toujours pas si la concession donnerait des gisements de pétrole ou de gaz viables.
Suite à l’important capital de pionniers, à la motivation et à l’expérience de M. Timis et à ses relations crédibles avec d’autres développeurs pétroliers et gaziers, la concession a le potentiel de générer des milliards de dollars de recettes pour la population sénégalaise et de être approvisionné dans toute l’Afrique de l’Ouest, au bénéfice de millions de personnes supplementaires
Statement on behalf of Frank Timis and Timis Corporation
Ta.     een released in response to an investigation by BBC Panorama and Africa Eye.
« These allegations are entirely false. There has been no wrongdoing whatsoever in relation to the Saint-Louis Offshore Profond and Caya Offshore Profond oil and gas concessions.
The reality is that the Concession – which was awarded by President Wade – was a highly risky and speculative investment that came with substantial and costly investment obligations. At the time the Concessions were awarded, no hydrocarbons had been discovered and there was a significant possibility that they never would be. Over the previous 40 years, numerous multinational oil and gas companies had the opportunity to fully explore and develop the concession but didn’t take it, no doubt because of the substantial risks involved. As at 2014, it was still not known whether the Concession would yield any viable oil or gas fields.
Following the substantial pioneer capital, drive and experience of Mr Timis, and his credible relationships with other oil and gas developers, the Concession now has the potential to generate many billions of dollars revenue for the people of Senegal and provide gas to generate power which can be supplied across the whole of West Africa, to the benefit of many millions more people.

Reportage de la BBC sur le pétrole sénégalais: Révélations sur une enquête à charge

YERIMPOST.COM J’ai eu vent, depuis au moins 6 mois, d’une investigation de la BBC sur le pétrole sénégalais, et plus particulièrement sur les rôles respectifs de Franck Timis, boss de Timis Corporation, et de son ex-collaborateur au Sénégal, Aliou Sall. Aiguillonné par la curiosité du journaliste, j’ai mené une enquête sur l’enquête et découvert que la BBC n’a pas pris l’initiative de l’investigation. Elle a été « mise sur la piste » par un délateur, un ancien collaborateur licencié par Franck Timis qui a volé des documents de Timis Corporation dans le dessein de régler son compte à son ex-employeur.

Lorsque, forte de cette documentation frauduleusement soustraite, dans le mépris des règles de confidentialité en vigueur dans toute entité publique ou privée, la BBC a touché, par mail, d’un questionnaire, Franck Timis et Aliou Sall. Optant pour une solide stratégie de défense, ce dernier a commis un cabinet d’avocats londonien réputé, Schillings International LLP, dont les réponses aux questions ont eu un effet immédiat: pousser la BBC à revoir ses notes et à reporter la date de diffusion du documentaire qui avait été fixée au tout début d’avril 2019.

La correspondance de Schillings, un argumentaire de 17 pages estampillé « Privé et Confidentiel » dont Yerimpost a obtenu copie, a ébranlé les certitudes du média anglais, imposé le cut pur et simple de parties entières du documentaire et prouvé qu’Aliou Sall a agi intuiti personae, dans le cadre d’une collaboration de travail avec une entreprise privée, antérieurement à l’accession au pouvoir de son frère, Macky Sall, en mars 2012.

La BBC a fini par sauver ce qui pouvait l’être de son « enquête », en remplissant certains creux par des interviews d’adversaires politiques de Macky Sall: le très remonté ex-Premier ministre de ce dernier, Abdoul Mbaye, et le très critique économiste-politicien, Mamadou Lamine Diallo. Les interviews dans le documentaire de ces deux seules personnalités, à l’exclusion de toute personne du pouvoir qui aurait pu émettre un autre son de cloche, illustre le choix éditorial fait par BBC de mener un travail purement à charge. Ce qui en relativise la crédibilité.

La BBC est allée plus loin, accusant Aliou Sall d’être le propriétaire d’une société bénéficiaire d’un transfert de 250 000 dollars en provenance de Timis Corporation. La formulation d’une aussi grave allégation au conditionnel ne peut pas rester sans conséquence. Yerimpost est en mesure de révéler d’ores et déjà que la firme londonienne Schillings et un réputé cabinet dakarois ont été instruits par Aliou Sall de mener une attaque à l’artillerie lourde contre la BBC devant les juridictions anglaises et sénégalaises.

A charge pour le groupe de presse britannique aux trois initiales de prouver qu’il n’a pas agi avec légèreté, sous l’emprise de ce cliché néocolonial qui pousse souvent des médias occidentaux simplistes et condescendants à accuser les régimes africains de corruption sur fond de népotisme et de tribalisme. Dans cette bataille judiciaire qui s’annonce âpre, ce qui s’est passé avant l’élection de Macky Sall, et qui a été passé sous silence par la BBC, va jouer un rôle important pour l’éclatement de la vérité…

Cheikh Yérim Seck

Si Papa Massata Diack ne va pas à la justice française, celle-ci vient à Papa Massata Diack

YERIMPOST.COM Jusqu’ici, il a refusé de déférer à la convocation de la justice française, mais c’est sans compter avec la détermination de cette dernière à faire la lumière sur ce dossier.  Le doyen du pôle financier du tribunal de Paris, Renaud Van Ruymbeke, a envoyé une commission rogatoire au Sénégal aux fins d’enquête sur les biens, mais aussi d’une mise en examen de Papa Massata Diack. Après un premier refus du Sénégal en 2016 de « livrer » un de ses fils, cette fois la liaison Paris-Dakar semble être sur la même longueur d’onde. D’autant que le président de la République, Macky Sall, avait donné son feu vert pour faire éclater la vérité, nous dit Libération.

Fin de mandat, OFNAC réveille-toi !

C’est la fin de l’année ! Oui l’année politique, fin de mandat, année civile et même fiscale des politiques-politiciens où en pays civilisé les comptes sont faits et les quitus distribués pour bons et /ou mauvais comportements. Au sens propre, récemment ce fut un matraquage sur toute la ligne : Pas un seul un jour où ne lisait-on dans des insertions, la direction des impôts, sabres et faucilles brandis pour des rappels à une mise à jour ,à une régularisation et mise aux normes et à se rapprocher des services fiscaux au risque d’astreintes très… contraignantes. C’est vrai qu’ici, sous les tropiques, le citoyen fiscal se cherche et ne pas payer ses impôts est encore banalisé et ne fait pas encore courir de gros risques. Là-bas sous les latitudes tempérées, pour un petit euro de non déclaré, l’assimilation à un crime est vite franchie et bien des hommes et des femmes surtout politiques ont vu leur carrières brisées et classées si ce n’est la prison. Ici encore du chemin à faire en dépit du rappel à l’ordre…fiscal sans cesse ratatiné, l’on rechigne et traîne les pieds et même s’ingénie à contourner ou à faire évader : Les niches sont nombreuses aussi bien au national qu’au local, les seuls qui payent sont les « badolos » ne pouvant échapper et les fauchés de fonctionnaires plafonnés par le prince (aucun ne sera augmenté :rires) et d’agents de l’Etat qui triment 24/24 et 7/7, le « juti /duty » tous les jours , le sabre coupant à la source. Cette pièce périodique à honorer et à verser dans l’obole nationale est à surveiller de près ,de la sueur de tout le monde, une contribution exigible permettant aussi de suivre la traçabilité des fortunes subites et inopinées ,émergeant comme des champignons. Et comme l’argent appelle l’argent et face à la boulimie en CFA de nos administrateurs et dirigeants , très voraces ,plongeant les deux mains, des garde-fous sont érigés pour éviter les basculements renversants de… RIEN à… TOUT, de lambda à élite …financière. Quiconque donc voulant briguer ou à qui est confié …devra passer ce « sirat » avec des check-points à l’entrée comme à la sortie : Déclaration de patrimoine et l’OFNAC reçoit les livres…comptables. Que de réticences jusqu’à nos jours ! certains avec la bénédiction du prince refusent ce passage au crible et déjà c’est la fin de l’année civile pour eux , la fin du mandat donc et le passage obligé au tamis pour l’inventaire des colonnes. Cela devait remuer et l’effervescence ressentie chez Nafi que dis-je chez …la nouvelle (j’oublie même le nom) tellement cela somnole depuis sa prise de fonction mais… que nenni ! Les vacances et la vacance continuent donnant raison à l’impression d’une coquille vide créée pour amuser la galerie et décorer l’architecture institutionnelle. Les seuls rapports publiés avec un grand retard ont
déclenché l’ire des mis en cause forçant l’office à recadrer le rapport /sondage en perception. Profil ne pouvait être plus bas alors que le job est là avec ces récalcitrants en amont et les attendus en aval pour l’estimation des écarts à l’entrée et à la sortie déjà que le Macky 2 a démarré à la Fast Track . Et d’ailleurs combien sont-ils à quitter tout au long du mandat du fait du décret du prince et dont les comptes ne sont pas encore dressés pour donner corps et âme à l’OFNAC de Mme …(le nom encore ?!). L’hibernation continue et avec… la sinécure avec des sursalaires et autres indemnités et per diem qui mériteraient une auto saisine même de ce grand machin pour paraphraser l’autre en parlant de cette grande machine mondiale. En ce début de règne (mandat 2), l’occasion est bonne pour faire taire ou
se taire madame nafi…que dis-je Mme… ? (nom toujours oublié !)
IBOU SENE KAOLACK

Patrick Ho, le « complice de Gadio », lourdement condamné

YERIMPOST.COM  La sentence est tombée ce mardi 26 mars pour Patrick Ho. L’ancien collaborateur de Cheikh Tidiane Gadio a été condamné à 3 ans de prison ferme pour corruption par la justice américaine. L’ancien patron de la diplomatie sénégalaise, qui était impliqué dans cette affaire, avait accepté de « dealer » avec la  justice pour témoigner à charge contre l’homme d’affaires hongkongais.



Accusé d’avoir reçu des pots-de-vin, Oumar Guèye répond à Jeune Afrique

YERIMPOST.COM  Dans ses projecteurs de la semaine du 24 au 30 mars, le magazine Jeune Afrique a consacré un dossier à celui qui se voyait comme successeur de Paul Biya, Edgar Alain Mébé Ngo’o. L’ancien ministre de la Défense du Cameroun, aujourd’hui soupçonné dans plusieurs affaires douteuses, notamment de détournement de fonds publics qui lui valent son incarcération, a intéressé nos confrères, suite à une commission rogatoire de la justice espagnole.

Au nom de l’Etat camerounais, Mébé Ngo’o avait signé un contrat avec une société espagnole dénommée Defex pour la fourniture de véhicules blindés et d’équipements de sécurité maritime. Laquelle société est également soupçonnée d’avoir versé des pots-de-vin à des personnalités via d’autres sociétés qu’elle avait engagées pour du consulting ou services qui ont été créés par l’homme d’affaires français Philippe Bourcier, un fugitif. Les investigations des magistrats espagnols ont également dévoilé les bénéficiaires de virements. Quinze personnalités parmi lesquelles Oumar Guèye, ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime du Sénégal, qui aurait reçu 9973,02 euros. A quel titre ? Pourquoi son nom se retrouve dans une affaire camerounaise ?

Oumar Guèye, qui a fait une sortie en fin de journée de ce lundi 26 mars, parle de diffamation. Il soutient n’avoir jamais mis les pieds au Cameroun et n’a jamais été en relation avec des autorités de ce pays frère, dans le cadre des différents postes ministériels qu’il a eu à occuper durant le septennat de Macky Sall. A quelques jours de la formation d’un nouveau gouvernement sous Macky 2, l’inamovible Oumar Guèye se serait bien passé d’un tel coup de projecteur qui ne vient pas des moindres…



Corruption: le patron du PSG Khélaïfi explique le paiement de 3,5 millions de dollars à Massata Diack

La série noire se poursuit pour le président du Paris Saint-Germain Nasser al-Khelaïfi. Après les révélations des Football Leaks sur le dopage financier du club de la capitale ou son système de fichage ethnique, et l’élimination prématurée en huitièmes de finale de la Ligue des champions, le patron du PSG est rattrapé par une affaire de corruption.

Entendu mercredi 20 mars par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke en présence d’un procureur du Parquet national financier (PNF), Nasser al-Khelaïfi, qui cumule aussi les fonctions de ministre (sans portefeuille) du gouvernement qatari, de président du fonds d’État QSI et de la chaîne de télé BeIn, a été placé sous le statut de « témoin assisté » dans le cadre de l’information judiciaire ouverte par le PNF pour « corruption »et « blanchiment aggravé », au sujet notamment de l’attribution des championnats du monde d’athlétisme au Qatar.

Le statut de « témoin assisté » est intermédiaire entre celui de simple témoin et de mis en examen. Il peut évoluer au cours de la procédure, comme ce fut le cas avec le « selfie armé » d’Alexandre Benalla.

Les soupçons reposent sur deux virements, révélés par Le Monde, d’un montant total de 3,5 millions de dollars, effectués en octobre et novembre 2011 par la société Oryx Qatar Sport Investments (Oryx QSI) au profit de la société Pamodzi Sports Consulting du chef d’entreprise sénégalais Papa Massata Diack. Ce dernier n’est autre que le fils de Lamine Diack, président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) de 1999 à 2015, fédération dont Papa Massata Diack, surnommé PMD, avait obtenu la gestion des droits marketing.

Soupçonné de corruption dans plusieurs affaires en lien avec l’IAAF, mais aussi dans des procédures d’attribution des Jeux olympiques, Papa Massata Diack fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en 2017 par la justice française, qui mène une vaste enquête judiciaire au sujet de Diack père et fils. Installé à Dakar, PMD n’a jamais répondu aux convocations des magistrats.

Selon nos informations, Oryx QSI est totalement distincte du fonds souverain Qatar Sports Investments (QSI), présidé par Nasser al-Khelaïfi, qui possède notamment le PSG et la chaîne de télévision BeIn Sports.

Il s’agit d’une société immatriculée au Qatar et détenue à 50-50 par Nasser al-Khelaïfi et son frère Khalid. C’est donc avec de l’argent issu d’une société personnelle du patron du PSG, lui appartenant pour moitié, que Papa Massata Diack a été rémunéré, juste avant le vote du 11 novembre 2011 qui a attribué les mondiaux d’athlétisme 2017. Le Qatar a perdu au détriment de Londres, mais a obtenu par la suite l’organisation de l’édition 2019.

Contacté par Mediapart, l’avocat de Nasser al-Khelaïfi, Francis Szpiner, s’est refusé à tout commentaire. Le conseil de Papa Massata Diack, Jean-Yves Garaud, n’a pas donné suite à notre demande d’entretien.

Face au juge Van Ruymbeke, Nasser al-Khelaïfi a assuré qu’il ignorait tout de ce paiement, dont il aurait appris l’existence « il y a quelques jours » seulement. Il affirme que s’il possède bien la moitié des parts de la société, son frère Khalid en est le directeur général et « la seule personne ayant le pouvoir de signature » « Je n’ai pas la signature et je ne peux pas engager la moindre dépense. »

« Ce business a été créé par mon frère en qui j’ai toute confiance. Il s’occupe de mon business et de celui de ma famille », a-t-il précisé. Nasser al-Khelaïfi explique que son frère est, tout comme lui, « un joueur de tennis » mais aussi « un coach », et qu’il « connaît lui aussi Son Altesse l’émir ».

Selon Nasser al-Khelaïfi, Oryx QSI a été créée en mai 2011 par son frère pour effectuer des prestations de « restauration traiteur » lors d’« événements sportifs » ou autres. Sauf qu’Oryx QSI s’est engagée à acheter auprès de la société de Papa Massata Diack les droits télévisés et marketing des mondiaux 2017 d’athlétisme, en vue de les revendre… à BeIn Sports, la chaîne qatarie présidée par Nasser al-Khelaïfi.

La transaction est décrite dans un protocole d’accord « strictement confidentiel » entre Oryx QSI, représentée par Khalid al-Khelaïfi, et la société sénégalaise de Papa Massata Diack, Pamodzi Sports Consulting. Nasser al-Khelaïfi a spontanément remis ce document au juge Van Ruymbeke, mais dans une version non datée et non signée.

Le contrat comporte plusieurs bizarreries. Oryx QSI s’engage à acheter les droits télé pour 32,6 millions de dollars, mais uniquement « à condition que les championnats du monde IAAF 2017 soient attribués à Doha, Qatar, par le conseil de l’IAAF du 11 novembre 2011 ».

Sauf qu’un premier versement « non remboursable » de 3,5 millions de dollars à Pamodzi est prévu dès la signature du contrat. « Tous les paiements effectués avant la décision du conseil font partie de la campagne pour la candidature et ne sont pas remboursables », peut-on lire dans la clause 6.3. Le paiement par la société de Nasser al-Khelaïfi et de son frère est donc désigné noir sur blanc comme étant lié à la campagne du Qatar pour obtenir les mondiaux.

Un mail et un numéro de compte compromettants

La chronologie de l’opération, résumée dans un procès-verbal du Parquet national financier, est tout aussi troublante. En 2011, Doha veut organiser les mondiaux d’athlétisme 2017 et les Jeux olympiques 2020.

Mais vu le climat brûlant du pays, il est impossible d’organiser ces compétitions l’été comme d’habitude. Pour avoir une chance de l’emporter, le Qatar doit obtenir l’accord de principe de l’IAAF et des principales fédérations internationales pour modifier le calendrier.

Le 4 août 2011, le Qatar obtient l’accord du président de l’IAAF, Lamine Diack, pour organiser ces deux compétitions en septembre et en octobre. Le 5 septembre, Doha annonce officiellement sa candidature aux mondiaux d’athlétisme. Le 4 octobre, une délégation IAAF visite les sites potentiels de la compétition à Doha.

Deux jours plus tard, le 6 octobre, le fils de Lamine, Papa Massata Diack, écrit un courriel, révélé par The Guardian, à un Qatari qu’il appelle « cheikh Khalid », pour lui envoyer un document « qu’Oryx QSI avait demandé », et qui prouve qu’il est bien le « consultant marketing de l’IAAF » pour commercialiser les droits télé des mondiaux.

Selon The Guardian, Papa Massata Diack réclame dans le même courriel 5 millions de dollars, dont une partie en cash : « Vous trouverez ci-joint les coordonnées bancaires pour le transfert de 4,5 millions de dollars qui doit être effectué comme convenu. Le solde de 440 000 doit rester à Doha en cash, j’irai le chercher la prochaine fois que je viendrai. »

Le « cheikh Khalid » à qui écrit Papa Massata Diack est-il Khalid al-Khelaïfi, le frère de Nasser et directeur général d’Oryx QSI ? « Non, ce n’est pas mon frère. Le titre cheikh est réservé aux membres de la famille royale », a répondu Nasser al-Khelaïfi au juge Van Ruymbeke.

Reste que selon The Guardian, le mail fait explicitement référence à Oryx QSI. De plus, selon nos informations, le numéro du compte mentionné dans le courriel est exactement le même que celui qui figure dans le contrat d’achat des droits télé par Oryx QSI : il s’agit du compte sénégalais de Pamodzi Sport Consulting, la société de Papa Massata Diack.

Une semaine plus tard, le 13 octobre, Oryx QSI effectue un premier virement de 3 millions de dollars à Pamodzi. Un second versement de 500 000 dollars intervient le 7 novembre, quatre jours avant le vote d’attribution des mondiaux.

Lors de son audition, Nasser al-Khelaïfi a peiné à fournir des explications claires sur ce contrat. Pourquoi Oryx QSI, créée selon lui pour effectuer des prestations de « restauration traiteur », a-t-elle finalement acheté des droits télé en vue de les revendre à BeIn Sports (qui s’appelait à l’époque Al Jazeera Sports), dont il est le président ? « Je ne savais rien de ce contrat, ayant à l’époque des fonctions à Al Jazeera Sports », a-t-il répondu.

Selon lui, son frère a été assisté dans la négociation avec Papa Massata Diack par Yousef al-Obaidly, qui était à l’époque directeur commercial de BeIn Sports. « Il a aidé mon frère dans les négociations de ce contrat du fait de ses compétences en matière de droits télévisés et marketing. » Il dit « ignorer » pourquoi al-Obaidly, qui est l’un de ses principaux collaborateurs et préside aujourd’hui BeIn Sports France, a aidé son frère : « [Ils] se connaissent depuis longtemps, je n’avais pas besoin de les mettre en relation. »

Nasser al-Khelaïfi ajoute qu’il était uniquement informé du fait que PMD était l’agent de la fédération international d’athlétisme pour négocier les droits télé. « À l’époque, Yousef [al-Obaidly] m’avait dit que l’IAAF l’avait informé officiellement d’en parler directement à la société de Papa Massata Diack, Pamodzi. »

Pour le reste, le patron du PSG et de BeIn assure qu’il connaissait à peine PMD, et qu’il ignorait même qu’il était le fils du président de l’IAAF. Nasser al-Khelaïfi dit ne l’avoir côtoyé que « brièvement, dans le cadre de mondanités » et n’avoir « jamais discuté d’affaires avec lui ». Il ajoute n’avoir jamais été impliqué, ni de près ni de loin, dans la candidature du Qatar aux mondiaux d’athlétisme.

Un dernier détail chiffonne le juge Van Ruymbeke. Comment Oryx QSI, créée « avec un capital de seulement 200.000 (monnaie non précisée) […], a-t-elle pu payer les 3,5 millions de dollars en pure perte et comment pouvait-elle s’engager sur plus de 32 millions de dollars ? » « Je ne sais pas », a répondu Nasser al-Khelaïfi. Il ajoute ignorer aussi la nature de l’activité actuelle de la société, dont il détient 50 % : « J’en justifierai plus tard. »

Nasser al-Khelaïfi fait par ailleurs l’objet d’une autre enquête menée par le parquet fédéral suisse pour des soupçons de « corruption privée » dans le cadre de l’attribution des droits médias des Coupes du monde de football 2026 et 2030.

Source: Médiapart

Mairie de Mbacké: Dénoncé, Abdou Mbacké Ndao « fouillé » par l’Ofnac

YERIMPOST.COM Cela sent le roussi pour Abdou Mbacké Ndao, maire de Mbacké. Suite à une dénonciation, trois enquêteurs de l’Office national de lutte contre la corruption et la fraude (OFNAC) fouillent dans les tiroirs de la mairie. Depuis lundi dernier, ces agents de Seynabou Ndiaye Diakhaté passent au peigne fin les dossiers du patrimoine roulant, de la réserve foncière, des finances, bref de la gestion du maire. L’Ofnac s’active à Mbacké suite à une plainte déposée par le sieur Babou, 3e adjoint de la mairie dans la précédente équipe municipale. Les enquêteurs ont de la matière puisque, dans sa plainte, Youssoupha Babou a listé de nombreuses irrégularités constatées.

Corruption à l’IAAF: Papa Massata Diack « balancé » par son associé à Singapour

YERIMPOST.COM A Singapour, le dossier de corruption à l’Association internationale des fédérations athlétisme (IAAF) a connu un rebondissement. Ce mercredi 16 janvier, Tan Tong Han, associé de Papa Massata Diack dans la société Black Tidings, a été placé sous mandat de dépôt pour faux témoignage. Il aurait menti pour protéger son associé et ami sur une somme de 547 819 dollars qui a transité du compte bancaire de la société Pamodzi vers Black Tidings en 2014. A l’enquête préliminaire, Tan Tong Han avait déclaré aux enquêteurs que cet argent constituait le paiement d’une prestation. De plus, la rondelette somme de 524 064 dollars US avait été transférée du compte de Black Tidings vers le compte de l’athlète russe Liliya Shobukhova. Han disait qu’un homme du nom de John Pierre Bonor avait usurpé l’identité de Papa Massata Diack pour effectuer cette transaction. Des déclarations qui, plus tard dans l’enquête, se sont révélées fausses puisque Han a avoué que le sieur Bonor n’a jamais existé. De plus, il est établi que Shobukhova, qui avait été suspendu pour dopage, avait tenté d’étouffer l’affaire en versant une forte somme d’argent. Après avoir menacé Papa Massata Diack et son associé de tout déballer, l’argent lui a été restitué via le compte bancaire de Black Tidings qui n’était en réalité qu’une société-écran dont l’adresse s’est révélée être un bâtiment désaffecté. Black Tidings a été dissoute depuis 2014, au lendemain de l’éclatement de ce scandale de corruption de haut vol, nous dit Libération.

Exclusif! Ces documents qui prouvent que Tullow Oil a versé de l’argent à Sir Sonko Ousmane

YERIMPOST.COM Ces documents confidentiels dont Yerimpost a obtenu copie sont tirés de rapports d’activités à usage interne de Tullow Oil. Il y est mentionné sans ambages, dans un anglais limpide et non équivoque, que Sir Sonko Ousmane, « homme politique sénégalais jeune », « émergent » et prometteur, a reçu un soutien de 195 000 dollars US dans le cadre de « sa communication sur la transparence dans le domaine des ressources naturelles ».

« L’opposant sérieux de l’actuel président » a vu son cas étudié et accepté en juin 2018 au cours d’une réunion du staff du groupe pétrolier en Afrique du Sud. Instruction a été ensuite donnée au bureau du Ghana de débloquer le montant. Oxfam a été choisie pour maquiller en oeuvre « démocratique » ce qui apparaît comme une pure opération de corruption.

En contrepartie de quoi Ousmane Sonko a-t-il reçu ces plus de 100 millions de nos francs ? D’une promesse de ramener Tullow, éconduite par Abdoulaye Wade puis par Macky Sall, dans l’exploration et l’exploitation pétrolières au Sénégal ? En tout état de cause, les compagnies au profit desquelles les bienfaiteurs de Sonko ont été évincés ont essuyé, au cours de ces derniers mois, le feu nourri du leader de Pastef, chantre de l’éthique, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption, de la transparence dans la gestion des ressources pétrolières… Pure coïncidence que tout cela ! Cruelle ironie du sort !

Cheikh Yérim Seck









Corruption: Sonko aurait reçu 100 millions de FCFA d’une firme pétrolière étrangère

YERIMPOST.COM Ousmane Sonko est accusé par une journaliste anglaise d’avoir reçu 100 millions de FCFA, pour sa campagne de communication sur la transparence dans les ressources pétrolières, d’une firme qui a avait été recalée par Me Abdoulaye Wade de la course pour l’acquisition du puits de pétrole Rufisque Offshore. Cette grave accusation a été relayée par une bonne partie de la presse locale.
Mais, pour le moment, le concerné ne sent pas l’utilité d’apporter sa part de vérité sur cette affaire qui est partie pour faire un long débat dans les prochains jours.







Scandale au ministère de la Santé: le comptable du Projet de renforcement du système de santé certifié escroc

YERIMPOST.COM Détournement de deniers publics, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux… Les chefs d’accusation s’accumulent contre le sieur Ousmane Diop, qui était, jusque dans un passé récent, comptable du Projet pour le Renforcement du système de santé (Rss) du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Les services du ministère ayant flairé des malversations, ont saisi la Division des investigations criminelles (Dic) qui a fini par interpeller M. Diop. Selon Libération, des résultats de leurs enquêtes, les hommes de tenue ont conclu à un détournement de 74 millions perpétré par Ousmane Diop qui a bénéficié de l’aide d’au moins 2 personnes.

L’histoire démarre en 2016 lorsque, dans le cadre de sa politique de Renforcement du système de santé, le ministère de la Santé bénéficie du soutien du Fonds mondial à hauteur de 2,8 milliards de francs cfa. Désigné comptable du programme, Ousmane Diop a trouvé l’ingénieuse idée de créer une société dénommée « Ipressa Léonie Dieng ». Un nom mûrement réfléchi selon le journal qui signale que, lorsque Ousmane Diop recevait du Dage du ministère des chèques à l’ordre de… l’Ipres, il y ajoutait « sa Léonie Dieng » et le tour était joué. Dans son plan crapuleux, il a impliqué un chauffeur du ministère à qui il demandait d’aller encaisser les chèques falsifiés. Le chauffeur, qui a été placé en garde-à-vue, a nié toute implication et soutenu ne s’être pas douté de la fraude. Il a été blanchi par le principal mis en cause. Ousmane Diop, qui a visiblement les yeux plus gros que le ventre, a également puisé des fonds qui étaient destinés à d’autres dépenses avec l’entremise d’une société, Tropical Cash, dont le propriétaire est son ami. Ce dernier est d’ailleurs activement recherché.







Ces dossiers de l’Ofnac qui doivent pousser le procureur à s’auto-saisir

YERIMPOST.COM Parmi les 36 dossiers instruits par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) dans son rapport de 2016, il y en a certains qui préoccupent plus les populations. Dans ces dossiers que Yerimpost a épluchés, l’enjeu financier est énorme. D’où l’urgence pour le Procureur de s’auto-saisir pour éclairer la lanterne des Sénégalais. Ci-dessous un extrait de ces dossiers :

-Dossiers d’enquêtes sur l’affaire société Vivo Energy Senegal Holding Limited et Société Shell Sénégal

L’Ofnac a été saisi de faits présumés de transfert financier illicite, de fraude fiscale et de blanchiment de capitaux, d’une valeur de quarante milliards (40 000 000 000) de francs CFA au détriment du peuple sénégalais. Dans le rapport, l’Ofnac signale que l’enquête suit son cours…








– Dossiers d’enquête sur des pratiques de pêche frauduleuse d’entreprises chinoise et de sociétés mixtes sénégalaises

Par lettre de dénonciation en date du 25 juin 2015, le responsable de GREEN PEACE AFRICA à Dakar a saisi l’OFNAC pour dénoncer des pratiques de pêche frauduleuse commises par des sociétés chinoises et des sociétés mixtes sénégalaise. Cette dénonciation a été accompagnée d’un rapport détaillé sur ces pratiques de fraude intitulé : «Arnaque sur les côtes africaines, la face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée». Dossier à creuser…

-Dossier d’enquête sur l’affaire PETROTIM Senegal, PETROTIM Limited, Timis Corporation et KOSMOS Energy

Par correspondance en date 26 décembre 2016, l’Ofnac a été saisi d’une lettre de dénonciation relative à des faits supposés de fraude et de corruption concernant le transfert et la vente d’actions entre des sociétés étrangères évoluant dans le domaine des hydrocarbures.

Le dénonciateur évoque dans sa saisine le non-respect des procédures d’attribution des licences d’exploration et de partage des blocs pétroliers ainsi que le non-paiement des droits et taxes résultant de la vente d’actions entre la société pétrolière détentrice d’une licence d’exploration et d’exploitation pétrolières, et deux autres sociétés pétrolières étrangères. Dans le rapport, l’Ofnac précise à nouveau que l’enquête est en cours. Affaire à élucider…







A quoi sert l’Ofnac ?

Après les rapports sans appels de l’OFNAC de Nafi Ngom Keita, rendus public, le dernier rapport caché de Seynabou Ndiaye Diakhatè confirme que nous sommes en face d’un régime de délinquants financiers.
Tous des voleurs, aucun ne manque à l’appel à commencer par la dynastie Faye-Sall qui est l’instigatrice de ce pillage organisé de nos deniers publiques.
Ceux qui criaient au voleur après leur sacre de 2012 rivalisent avec la bande d’Aly Baba et les 40 voleurs.
Les rapports de dénonciations ne suffisent plus à stopper leur massacre sur nos deniers publique qui s’articule autour de gré à gré, de surfacturation, de pots de vin, de marchés fictifs, de détournement de l’argent du trésor et de dessous de tables à la signature en « vendangeant  » nos ressources minières.
Leur seul capital sympathie se trouve au niveau des Transhumants immoraux en quête de pitance dans le seul but de capter les produits du vol des deniers publiques.







Tout cela doit nous emmener à dire, lorsque l’on fait la conjugaison des transhumants et des tenants du reniement étatique, que le moment de tourner leur page est venu et au plus tard ce 24 février 2019.
Au tribunal de l’histoire et du peuple, ils seront tous coupables de haute trahison

Dr Seck Mamadou
cadre libéral Paris

Détournement de deniers publics: Tanor Mbaye placé sous mandat de dépôt

YERIMPOST.COM Il se servait de l’argent récolté des loyers des cantines de la Grande Mosquée pour s’en mettre plein les poches. Lui, c’est Tanor Mbaye, expert judiciaire qui a été inculpé ce mardi et placé sous mandat de dépôt. Il est poursuivi pour détournement de deniers publics par le Doyen des juges. Il faut dire que la somme réclamée n’est pas minime, puisqu’on parle de 150 millions de francs.







Rapport 2016 Ofnac: les bons et mauvais élèves révélés

YERIMPOST.COM Enfin, sommes-nous tentés de dire ! Le rapport 2016 de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) est disponible pour le public. Dans le document, il est fait mention de la réticence de certains de nos compatriotes à faire leur déclaration de patrimoine. A la date du 31 décembre 2016, sur 800 personnes assujetties, seules 453 s’y sont pliées. Les bon élèves, souligne le rapport, dans cette exercice, sont l’Assemblée nationale, le Gouvernement du Sénégal, le Conseil économique sociale et environnemental (Cese) avec un taux de 100%. Les ministères de l’Elevage et de l’Intégration se sont également acquittés de leurs déclarations de patrimoine contrairement à leurs homologues de la Fonction publique et du Travail où aucune déclaration n’a été enregistrée. Dans les collectivités locales, seuls huit (8) maires ont fait leur déclaration de patrimoine.







Rapport 2016 Ofnac: les chiffres des plaintes et dénonciations

YERIMPOST.COM Au courant de l’année 2016, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a été saisi de 435 plaintes et dénonciations. Les chiffres sont bien entendu tirés du rapports 2016 de l’institution. Sur ce nombre qui est considérablement en baisse par rapport à 2015 où 618 plaintes ont été déposées, 142 concernent la fraude et la corruption. Seynabou Ndiaye Diakhaté et ses collègues détaillent: 62 cas d’enrichissement illicite, 57 de détournement de deniers publics, 2 cas d’accusation de blanchiment de capitaux, 3 cas de vol. Dans la région de Kédougou, aucune plainte ni dénonciation n’a été faite. A noter que l’intégralité du rapport est disponible sur le site officiel de l’Ofnac.







Birahim Seck, Forum Civil, aborde l’évasion fiscale et le blanchiment de capitaux au Sénégal

Birahim Seck, coordonnateur général du Forum Civil, est formel. Selon lui, beaucoup de sociétés privées échappent au contrôle fiscal au Sénégal. Birahim Seck présidait, hier, une session de renforcement de capacités des journalistes sur la lutte contre le blanchiment de capitaux.

Au moment où le Sénégal trône à la 8e place des pays ayant plus d’argent dans les paradis fiscaux, Birahim Seck tire la sonnette d’alarme à propos de sociétés sénégalaises qui échapperaient par ailleurs au contrôle fiscal.

Le blanchiment de capitaux n’épargne aucune contrée. Au Sénégal, le mal est bel et bien présent et touche toutes les sphères de la vie. Et, malgré la mise en place d’organes de contrôle, notamment la Cellule nationale de traitement de l’information financière (Centif), épaulée par le Groupe d’action intergouvernemental contre le blanchiment de capitaux en Afrique de l’ouest (Giaba), cette plaie infecte davantage le tissu social. Freinant, du coup, le développement du pays.

Pis, au moment où des entreprises se saignent pour payer des impôts, d’autres gérées par des gouvernants ou des proches du gouvernement échappent au contrôle fiscal. Une réalité déplorable qui creuse le fossé social.








Birahim Seck, Coordonnateur du Forum Civil: « Beaucoup de sociétés privées échappent au contrôle fiscal. Où on a des gouvernants qui disposent de sociétés qui gagnent des marchés de l’Etat. Et bénéficient financièrement des retombées économiques de leurs entreprises. C’est un conflit d’intérêt, parce qu’n’eu été leur position, ils n’allaient en bénéficier, rapporte l’Observateur. Pour Birahim Seck, les conséquences de ces insuffisances se manifestent dans les infrastructures dégradées, la corruption à grande échelle, mais aussi et surtout, l’accroissement de la pauvreté et des conflits.

(Avec Senegal7)

Qu’y a-t-il dans le rapport 2016 de l’Ofnac que les citoyens ne doivent pas savoir

YERIMPOST.COM Rétention complète du rapport 2016 de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). Sur le site officiel dudit service, que nenni, excepté le discours prononcé par la patronne de l’institution à l’occasion de la remise du document au chef de l’Etat. Une semaine déjà que le fameux rapport a été rendu au président Macky Sall et aucune information pour la gouverne des Sénégalais. Qu’y a-t-il dans ce document que les citoyens ne doivent pas savoir ?







Scandale Iaaf: Sébastian Coe demande à Macky Sall de faciliter l’extradition de Pape Massata

YERIMPOST.COM Pape Massata Diack devra redoubler d’efforts pour surveiller ses arrières. Profitant du séjour du président de la République en Argentine, le patron de l’Iaaf, Sébastian Coe a câblé le président Macky Sall afin qu’il intervienne dans l’extradition de l’ancien consultant en marketing de l’Iaaf. « A ce jour, le Sénégal est le seul pays à avoir refusé de participer à l’enquête et nous aimerions voir ce changement s’opérer… » a déclaré Sébastian Coe à l’issue de la cérémonie d’approbation de Dakar ville hôte des Jeux olympiques de la jeunesse en 2022. Le fils de Lamine Diack qui refuse de répondre aux convocations de la justice française, reste cloîtré au Sénégal alors que son père est depuis 2015 soupçonné et interdit de quitter le sol français.

Scandale Iaaf: Sébastian Coe demande à Macky Sall de faciliter l'extradition de Pape Massata

YERIMPOST.COM Pape Massata Diack devra redoubler d’efforts pour surveiller ses arrières. Profitant du séjour du président de la République en Argentine, le patron de l’Iaaf, Sébastian Coe a câblé le président Macky Sall afin qu’il intervienne dans l’extradition de l’ancien consultant en marketing de l’Iaaf. « A ce jour, le Sénégal est le seul pays à avoir refusé de participer à l’enquête et nous aimerions voir ce changement s’opérer… » a déclaré Sébastian Coe à l’issue de la cérémonie d’approbation de Dakar ville hôte des Jeux olympiques de la jeunesse en 2022. Le fils de Lamine Diack qui refuse de répondre aux convocations de la justice française, reste cloîtré au Sénégal alors que son père est depuis 2015 soupçonné et interdit de quitter le sol français.

Vidéo- La position du Forum civil sur le rapport de l’Ofnac









Vidéo- La position du Forum civil sur le rapport de l'Ofnac









Ofnac: le rapport 2016 remis au chef de l’Etat

YERIMPOST.COM Nommée en 2016 à la tête de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté aura mis 2 ans pour rendre un rapport. C’est seulement hier, vendredi 5 octobre, que l’Ofnac a présenté au chef de l’Etat le rapport 2016 qui était pourtant déjà bouclé par la précédente équipe dirigée par Nafi Ngom Keïta. En attendant que le document soit mis à la disposition du public, il faut espérer que des extraits n’ont été volontairement retirés par complaisance.







Ofnac: le rapport 2016 remis au chef de l'Etat

YERIMPOST.COM Nommée en 2016 à la tête de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté aura mis 2 ans pour rendre un rapport. C’est seulement hier, vendredi 5 octobre, que l’Ofnac a présenté au chef de l’Etat le rapport 2016 qui était pourtant déjà bouclé par la précédente équipe dirigée par Nafi Ngom Keïta. En attendant que le document soit mis à la disposition du public, il faut espérer que des extraits n’ont été volontairement retirés par complaisance.







Rebondissement dans le dossier de Lamine Diack

YERIMPOST.COM Les choses bougent du côté de l’ancien président de l’Iaaf. Les magistrats français ont pris une nouvelle décision concernant Lamine Diack. L’ancien chef de l’athlétisme mondial sera placé par les juges du pôle financier de Paris sous le statut de témoin. Ils soupçonnent Lamine Diack et son fils Papa Massata d’avoir perçu des fonds via la société Black Tidings pour influencer le vote concernant l’organisation des JO.







Dubaï Papers: des hommes d’affaires et politiques sénégalais pris la main dans le sac

YERIMPOST.COM Le nouveau scandale mondial révélé en exclusivité par le Nouvel Obs n’est pas pour épargner certains de nos compatriotes. Panama papers, Swissleaks, Paradise papers et maintenant Dubaï papers. La fraude fiscale et le blanchiment à grande échelle s’étendent jusqu’aux Emirats. Déjà cités dans plusieurs dossiers du business offshore, des hommes d’affaires et politiques sénégalais n’ont pas pour autant reculé lorsqu’il s’est agi de Dubaï papers. Une fuite de documents qui fournira au fur et à mesure des détails d’une délinquance financière de haut vol. Nous y reviendrons…







Scandale à l’ASECNA: des malversations et détournements à hauteur de 364 millions

YERIMPOST.COM Deux plaintes devant le procureur de la République de Dakar ont été déposées par Mouhamed Moussa, directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). 150 millions de francs ont été détournés à ERNAM (Ecole régionale de navigation aérienne et du management) et le reste, soit 240 millions de francs, s’est volatilisé à l’ASECNA. De janvier 2016 à juin 2017, une délinquance financière s’est opérée au sein des deux institutions. Une mission de la direction des ressources financières a permis de dénicher cette vaste escroquerie.




Procès pour corruption: Gadio désormais témoin

YERIMPOST.COM Un peu plus de détails sur la libération de Cheikh Tidiane Gadio. La justice américaine a décidé, en milieu de la semaine dernière, d’abandonner toutes les poursuites contre l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise suite à un accord. En échange de sa liberté, Gadio a accepté de témoigner contre l’homme d’affaires hongkongais Patrick Ho qui était, jusque-là, dans cette affaire, son présumé complice. Le procès pour corruption, blanchiment d’argent international et complicité se tiendra en novembre prochain. Cheikh Tidiane Gadio apportera son témoignage.



Corruption IAAF: Lamine Diack mouillé dans un nouveau scandale

YERIMPOST.COM Mis en examen dans un scandale de corruption pour couvrir des athlètes russes, Lamine Diack ne semble pas voir de si tôt le bout du tunnel. Une nouvelle affaire vient, tel un couperet, s’abattre sur l’ancien patron de l’Iaaf. Cette fois, Lamine Diack est soupçonné d’abus de confiance. Selon Jeune Afrique, il a été mis en examen depuis le 26 juin dernier pour avoir facilité à son fils Papa Massata Diack de toucher des recettes de sponsoring et de droits télévisés qui étaient destinées à l’Association internationale des fédérations d’athlétisme. L’Agence France-presse (AFP), qui a parcouru le procès -verbal de son interrogatoire, a révélé les noms des sociétés qui sont « passées à la caisse » telles que Samsung, la société chinoise Sinopec, Abu Dhabi Cooperation, la chaîne de télévision CCTV et la banque d’Etat russe VTB.



ASECNA: un scandale de détournement pourrit l’atmosphère

YERIMPOST.COM Pour le compte de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), le cabinet d’avocats Me François Sarr et Associés a saisi le procureur d’une plainte contre X. Ce dernier a ordonné l’ouverture d’une information judiciaire, nous dit Libération. La cause, l’établissement public international est actuellement secoué par un scandale de détournement sur fond de faux et usage de faux. La direction générale de l’Asecna veut que lumière soit faite sur cette affaire qui en en train de polluer l’atmosphère.



Révélations: Comment l’arbitre sénégalais et ses pairs ont été pris la main dans le sac ?

YERIMPOST.COM En 2017, lors d’un tournoi de l’Uemoa, l’arbitre international sénégalais Daouda Guèye se faisait filmer en train de se faire remettre un billet de 500 dollars par un faux agent de joueur en faveur de son équipe. Depuis, il a été suspendu provisoirement le temps que l’enquête à son encontre soit bouclée. Ce cas n’est pas isolé, puisque d’autres vidéos ont été remises à la Confédération africaine de football (Caf) et qui concernent des officiels du foot africain. Libération, qui est revenue sur ce scandale qui n’a pas fini de révéler tous ses secrets, a signalé qu’en réalité, ce sont des journalistes de l’agence Tiger Eye qui sont à l’origine de ces révélations. En Côte d’Ivoire où quatre (4) arbitres sont tombés en même temps, au Togo, au Congo, au Niger, à Madagascar , au Ghana, en Gambie et en Sierra Léone, le scandale fait jaser.


Bonne nouvelle pour Lamine Diack: ses présumés complices le blanchissent

YERIMPOST.COM Lamine Diack a été totalement blanchi par son principal « accusateur ». Sergio Cabral, ancien gouverneur de Rio de Janeiro, qui était face à la Cour fédérale de son pays, a démenti les propos qui lui sont imputés dans le rapport d’audition des enquêteurs. Déjà, il dit n’avoir rencontré l’ancien ministre des Sports sénégalais qu’une seule fois. Ensuite, face à la Cour, il déclare: « La seule fois où j’ai rencontré Lamine Diack, c’était lors d’une réunion et il y avait plusieurs participants, donc sans aucune intimité… Je n’ai jamais rencontré son fils. Cette affirmation selon laquelle les Africains se sont réunis pour vendre leurs voix pour l’organisation des Jeux olympiques de Rio 2016 est un préjugé raciste… ».

Egalement entendus, Carlos Arthur Nuzman, ancien président du Comité olympique brésilien, et Leonardo Gryner, ancien directeur des opérations de Rio 2016, ont été aussi formels: ils n’ont ni assisté ni participé à l’achat de votes.



Corruption dans la justice: Et si Bamba Dièye était l’interprète des magistrats sénégalais ?

– Souleymane Téliko, président de l’Union des magistrats du Sénégal : « Il y a des entraves à l’effectivité de l’indépendance de la justice ».
– Cheikh Bamba Dièye, leader du Fsd / Bj : « Les juges sont au service de Macky Sall… »
Ne disent-ils pas la même chose en des termes différents, puisque la synonymie parfaite n’existe pas ?
Je ne comprends pas l’attitude de Téliko qui aurait saisi la justice alors que M. Dièye n’a fait que répercuter sa pensée. S’il y a « entraves à l’effectivité de l’indépendance de la justice », il faut se demander d’abord par quels moyens celles-ci s’exercent. Or en l’espèce, ainsi que le souligne l’opposant sénégalais, on peut présumer que la corruption soit érigée en mode opératoire.
L’usage du pluriel aurait posé problème. Allah lui-même utilise la première personne du pluriel quand il nous parle dans le Coran. Pour autant, seul un fou le croirait non singulier. Pour le reste, dites-nous si maintenant le Sénégal est un régime de « parti unique » et de « pensée unique » et on vous rétorquera que ce pays ne s’accommodera jamais de la dictature. Cette dictature peut ramper, elle peut marcher sur ses genoux, mais elle ne sera jamais debout ! A t-il constaté




Saliou badiane

A la suite de son passage à Grand Jury, Birahime Seck répond à Mame Mbaye Niang

YERIMPOST.COM Ci-dessous son texte tiré de sa page Facebook…

  1. Monsieur le Ministre Mame Mbaye Kan Niang, vous avez gravement fauté.
  2. Monsieur le Ministre Mame Mbaye Kan Niang, votre ordre de service illégal de quatre lignes n°0000151/MEJCC/SG/CAB/SP, signé le 24 mars 2016 a déclenché le carnage financier.
  3. Monsieur le ministre Mame Mbaye Kan Niang, vous êtes bien cosignataire de la Convention de financement avec Locafriqiue de Khadim Ba.
  4. Monsieur le ministre Mame Mbaye Kan Niang, vous êtes bien signataire aussi du contrat technique en date du 20 Aout 2015.
  5. Monsieur le Ministre Mame Mbaye Kan Niang, revoie l’article 2 du contrat que vous avez signé, il est bien mentionné que : « LOCAFRIQUE s’engage à payer, pour l’exécution des Ouvrages, le montant de Vingt-neuf milliards six cent millions cinq cent trente-six mille (29 600 536 000) francs CFA TTC. Ce montant n’est pas sujet à augmentation ».
  6. Monsieur le Ministre Mame Mbaye Kan Niang, pour un seul DAC (pas encore fini) sur 4 dac, plus de 14 milliards sont décaissés, presque la moitié de l’enveloppe prévisionnelle.
  7. Monsieur le Ministre Mame Mbaye Kan Niang, même en vous accordant l’autorisation de contracter une entente directe illégale, l’ARMP vous dit ce qui suit : « l’autorité contractante (MEJCC) n’a pas fourni les arguments prouvant que seule l’entreprise ciblée (Green 2000) est en mesure de répondre à ses besoins » voir : décision n°198-15/ARMP/CRD du 15 juillet 2015.




Affaire de l’arène nationale: Thiate attend que le procureur s’auto-saisisse

YERIMPOST.COM La polémique sur les 32 milliards de l’arène nationale ne fait que commencer. À en croire Thiate, du mouvement Y en a marre, des députés sont en train de travailler pour que cette affaire soit tirée au clair. En attendant, le « y en a marriste » demande à Serigne Bassirou Guèye de prendre ses responsabilités. « Qu’est-ce le procureur de la République attend pour s’auto-saisir sur ce dossier ?», se demande-t-il. Selon lui, cette histoire prouve que « ceux qui nous dirigent sont des voleurs ».


Vidéo- Omar Faye pousse Mame Mbaye Niang jusqu’à ses derniers retranchements








Ahmed Khalifa Niasse dénonce la maire de Kaolack, son mari, le préfet, le gouverneur, l’Urbanisme… pour prédation foncière

Trafic illicite de terrain à Kaolack : Un gang démantelé

 

Depuis 2013 il y a un gang dont les racines se trouvent au Service du Cadastre,  aux Domaines, à la Mairie de Kaolack, au Service Régional de l’Urbanisme et à l’Administration Territoriale (Préfecture, Gouvernance).

Le premier fait a été la violation des limites du TF n°6003 bis  de Kaolack par les services du Cadastre qui l’ont désigné comme étant une partie du TF n°912 appartenant à l’Etat et à son démembrement, la Mairie de Kaolack.

Lorsque le Service du Cadastre délivre les plans de situation de deux titres fonciers et les confond il se rend suspect ipso facto.

Deuxièmement, il évoque la nécessité de créer une ZAC sur 15 hectares appartenant à un privé.

Au même moment la Mairie de Kaolack attribue 62 hectares, soit 620000 m2 à titre gracieux à des individus dont les 40, soit 400000m2 à deux personnes dont l’une n’est autre que le mari de la ministre Maire de la ville. La Mairie, elle-même, y effectue un lotissement clandestin en délivrant des permis d’occuper sur un titre foncier privé. Violant, ainsi, une autorisation de lotissement au bénéfice du propriétaire consacré par un arrêté signé par le ministre de l’Urbanisme.

L’exécution de la tâche était confiée en sous-main au gang dirigé par Djibril Djilabodji condamné deux fois par le Tribunal Régional de Kaolack siégeant en matière pénale.

Après un travail d’enquête du Juge d’Instruction qui a duré cinq ans il a ordonné le rapport d’expertise d’un Géomètre Agréé.

Cette condamnation s’est vue frappée d’un Appel.

La Cour d’Appel, à son tour, par Arrêt n°104 du 24 décembre 2013, a confirmé la condamnation,   l’expulsion et la démolition de toutes les constructions s’y trouvant.

Toutefois le gang de Djilabodji, encouragé par les autorités soupçonnées d’être commanditaires, continue d’aliéner des parcelles du titre foncier en question. La dernière en date s’est passée le 22 juin. En violation de la décision de la Cour d’Appel et des différents avertissements de la DSCOS.

C’est alors que la DSCOS, à la suite d’une enquête méticuleuse et professionnelle, a arrêté le chef de gang Djibril Djilabodji et consorts. Devant le Procureur de Kaolack ce sursitaire récidiviste  s’est vu mettre sous mandat de dépôt.

Les décisions de justice se verront appliquées à toutes les complicités et , ce,  à tous les délinquants de l’Administration Régionale. Commanditaires des faits réprimés par la loi.

Ces vols suivis de ventes illicites sur ces terrains ont empêché l’investissement de dizaines de milliards au profit de Kaolack. Etant entendu qu’à chaque fois que les investisseurs perdent ce sont les voleurs qui gagnent.

Dans la chaîne en question le nom du Président de la République a été souvent cité mais il est temps que l’on sache qu’il n’y est pour rien.

Lorsque l’Etat lui-même se soumet à la loi il ne peut qu’y soumettre ses citoyens, y compris ceux qui se cachent dans les sphères régionales de l’Administration.

Inculpé pour malversations, Bara Sady en guest star au Port

YERIMPOST.COM Le plan stratégique du Port 2019-2023 initié par le directeur général Aboubacar Sedikh Bèye a été très largement couvert par la presse. Mais ce qu’elle a omis de relater, c’est cette présence encombrante de l’ancien directeur général du Port autonome de Dakar, Bara Sady. Il était l’invité d’honneur de la cérémonie de l’entreprise publique dans le cadre de la gestion de laquelle il a été inculpé pour malversations. Placé sous mandat de dépôt et coffré avant de bénéficier d’une liberté provisoire en attendant que le deuxième cabinet statue sur son cas, Bara Sady s’est affiché au Port Autonome de Dakar affiche Bara Sady. Une contradiction qui frise l’indécence soulevée par le quotidien Libération.



Complots, corruption, matchs truqués, arbitres achetés, racisme… la Fifa pire que la CPI !

Les Africains doivent-ils unanimement quitter la Fifa ou créer leur Fifa ? Cette question a tout son sens car, depuis que les équipes africaines ont commencé à participer au Mondial, elles ne sont jamais allées au-delà des quarts de finales : le terminus africain. Et pourtant, l’Afrique a de grandes équipes et de grands joueurs…

On se rappelle, les pays africains avaient, lors d’une réunion de l’Union Africaine au Mozambique, décidé de quitter la Cour Pénale Internationale (CPI), qui est une juridiction créée uniquement pour juger les leaders africains. Et dans son intelligence, la Communauté internationale avait choisi la Gambienne Fatu Bensouda comme Procureur de la CPI, une manière malicieuse de faire accepter la pilule de la CPI aux Africains. C’est la même intelligence qui a abouti à la nomination de la Sénégalaise Fatma Samoura comme Secrétaire général de la Fifa. C’est justement pour que les pays africains ne comprennent pas le jeu des grands décideurs dans cette compétition sportive mondiale.




Les Africains doivent comprendre et bien comprendre que ce Nouvel Ordre Mondial (NOM) n’exclut pas le football et les médias. Une seule fois, l’Afrique a organisé la Coupe du Monde, le Maroc avait présenté sa candidature, mais il a été éliminé au profit de l’Amérique, qui a pourtant plusieurs fois abrité la compétition. En vérité, les pays africains ne sont acceptés dans cette compétition sportive que pour compléter les poules. Mais, quels que soient leur talent, la qualité de leurs joueurs, ils ne dépassent jamais l’étape des quarts. Qu’on ne dise pas que c’est la règle du football. La FIFA semble avoir des règles et des objectifs commerciaux et stratégiques qui excluent d’office les équipes africaines.

La Fifa, tout comme l’Onu, sont des organisations des Etats forts. Si l’Organisation des Nations-Unies a eu le courage, depuis sa création, de copter 05 pays qui ont le privilège d’un véto, au vu etau su du monde tout entier, la Fifa semble aussi fonctionner avec son G5, composé de pays européens et américains. Tout le monde sait que ce sont les 05 membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies disposant du droit de véto qui régentent le monde. Ils ont la Bombe A et ils sont les «Maîtres» du Monde. La Fifa fonctionne selon le même modèle que l’Onu, la CPI, et n’offre aucune chance aux pauvres africains.

Devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), devant l’Onu, à la CPI ce sont toujours les pays africains qui sont traités comme des «sous-Etats». La Coupe du Monde est devenue une compétition des pays forts, contre les africains faibles, invités à y participer pour le décor. Ce n’est que récemment que l’Afrique a eu droit à 05 participants au mondial.

Ceux qui suivent la Coupe du Monde, depuis le départ, ont remarqué la protection des arbitres en faveur des grands joueurs comme Ronaldo, Messi et Neymar. Les maîtres du terrain ferment leurs yeux devant toutes les fautes commises par ces stars du ballon rond. L’objectif de la Fifa, c’est de tout faire pour que ces stars aillent loin dans la compétition, afin de doper les recettes et encourager les sponsors. Cette approche commerciale et mercantiliste de la Fifa est en train de décrédibiliser la compétition mondiale. Qu’on ne nous dise pas que l’Afrique n’a pas de talent. Ce football qui a enfanté des stars comme Georges Weah, Jules François Bocandé, Samuel Eto’o, El Hadji Diouf, Didier Drogba n’a rien à envier aux «bébés de la Fifa», chouchous des sponsors qui dictent leur loi de la Fédération internationale.

Le football draine des enjeux politiques, géopolitiques et géostratégiques. Il est politique et économique. C’est un enjeu de pouvoir. Toutes ces stars du ballon sont plus populaires, plus influentes que leurs propres dirigeants politiques, dans leurs pays respectifs. Lors de la présentation de Neymar aux supporters parisiens, au Parc des Princes, plusieurs milliers de téléspectateurs, des sponsors, des journalistes, des chaînes de télévision ont été mobilisés. Ce jour-là, on avait l’impression d’être dans une cérémonie d’investiture d’un chef d’Etat ou d’intronisation d’un Roi. Rien que la présence de Neymar sur le terrain et l’intérêt que les sponsors portent sur lui peuvent avoir un impact sur la compétition.

Ce sont des lobbyistes, des groupes d’influence, de grandes entreprises comme Coca-Cola, Mc Donald, Adidas et le brasseur belge AB Inbev, Nike etc., qui imposent leur volonté au reste du monde. Les pays africains n’ont aucune forme d’influence sur la marche de la Fifa, et la contribution de l’économie africaine, des entreprises africaines dans les recettes de la Fifa ne représentent même pas 1% de son budget.

Hier, jeudi 28 juin 2018, le Sénégal a été éliminé parce qu’il aurait plus de cartons jaunes que le Japon. C’est cette formule qui a été trouvée pour anesthésier les Africains et calmer leur colère. Mais l’on devrait demander aux délégués du match Colombie/Sénégal, pourquoi le penalty sifflé en faveur de Sadio Mané n’a pas été accordé, après que l’arbitre l’ait sifflé avant de se rétracter, lorsqu’il a regardé la vidéo logée dans un couloir du terrain, où se cachent les véritables décideurs des matchs en cours. Les vidéos dans les stades et les micros sans fil portés par les arbitres sont des armes fatales contre les équipes. Dans la mesure les arbitres ne sont plus maitres du terrain, ils sont sous influence d’autres personnes cachées dans les régies.

Avec ces nouveaux outils introduits dans le football, le nombre d’arbitres dépasse les 03 visibles sur le terrain et leurs assistants. Une véritable pagaille ! Ce penalty refusé aux Sénégalais allait changer la physionomie du match. Au cours de la cette même rencontre, un joueur colombien a touché la balle de la main, dans sa surface de réparation, mais l’arbitre était devenu subitement aveugle. Les deux cartons jaunes qui ont écarté le Sénégal de la compétition ont été distribués hier seulement. D’autres équipes ont subi cette même injustice, notamment le Maroc face au Portugal.

Le football est un art, s’il est pratiqué selon ses règles, sans partialité de la part de l’arbitre, mais aussi en dehors de toute pression politique ou économique. Malheureusement, ce sont les sponsors qui dirigent le football mondial et les Africains, qui vivent dans les pays les moins avancés, ne pourront jamais aller au-delà de leur terminus préétabli. Un match de football se perd ou se gagne sur un petit détail. Et les arbitres, bien préparés pour cela, s’arrangent toujours pour trouver le détail fatal pour chasser un à un les Africains de la compétition.

Il n’y a aucune surprise. Et il n’y en aura pas. Les Africains ne seront jamais respectés, ni par la Fifa, ni au Conseil des Sécurité des Nations-Unis, ni par une autre organisation internationale. Même à l’occasion des sommets du G20 ou du G7, les Africains y participent en tant que simples invités. Or, la Fifa n’est rien d’autre que l’organe qui gère le volet sportif de la Communauté internationale. Les Africains subissent cette injustice depuis toujours. Sur le plan judiciaire, c’est la CPI qui a été inventée, financée par la Communauté internationale pour juger les dirigeants africains qui n’ont pas fait pire que Georges Bush, Nicolas Sarkozy ou Tony Blair, avec leur cortège de morts en Libye, en Irak, en Syrie…

Aujourd’hui, les chefs d’Etats africains sont interpelés face à cette situation. Ils avaient pris leur courage à deux mains pour dénoncer le fonctionnement de la CPI, dressée contre les Africains. Ils doivent saisir la Fifa pour attirer son attention sur les sabotages orchestrés, à l’occasion des Coupes du monde, contre les équipes africaines. S’il faut boycotter la compétition pendant quelques années, cela vaudrait le coup, car l’injustice n’a que trop duré.

Certes, il y a l’économie du sport. Mais, si la compétition est organisée selon les exigences des sponsors, le football devient autre chose que du sport. Car, jamais les Africains ne pourront influencer positivement le budget de la Fifa. Il faut regarder la situation économique des pays qualifiés en Coupe du monde, cette année. Le Sénégal tente difficilement de sortir des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), l’économie nigériane n’est pas encore stable, surtout avec l’instabilité qui règne au Nord du pays, née des agissements de Boko Haram ; la Tunisie, depuis le Printemps Arabe, se cherche sur le plan politique ; l’Egypte connaît les mêmes difficultés, même si le Maroc garde le cap dans une Afrique du Nord fortement touchée par les flux migratoires, le terrorisme et la crise politique en Libye. Aucun de ces pays ne dispose d’une société nationale financièrement apte à concurrencer les grandes entreprises comme Mc Donald.

La Fifa est donc devenue une CPI bis, qui fonctionne selon la santé financière des sponsors. Il faut la refonder, car les Africains n’ont pas leur place dans son mode de fonctionnement. C’est une organisation souvent secouée par des cas de corruption et de complot. En plus, le football n’est plus un simple sport, comme avant, c’est devenu un enjeu de pouvoir et de puissance financière, dirigé par des gens sous le contrôle des grandes entreprises et des lobbies.




Sur la période 2011-2014, les revenus (officiels) de l’organisation se sont ainsi élevés 2.700 milliards de FCFA, soit le PIB annuel du Liberia et du Burundi réunis. Alors, est-ce que la Fifa va accepter de se détourner de cette manne financière en laissant le Libéria ou le Burundi accéder à un certain niveau de la compétition ? C’est parce que ces pays n’apportent rien à la Fédération. Le football n’est plus du sport tout court, c’est du business. Alors, les sportifs africains et leurs dirigeants souvent très naïfs, peuvent voir ailleurs.

Pour rappel, la Coupe du monde 2014 organisée au Brésil a assuré 2.500 milliards de FCFA de recettes. Concernant les droits TV, lors de cette mondiale, les médias désirant diffuser le Mondial brésilien ont ainsi déboursé 1.500 milliards de FCFA. Quelle est la télévision africaine capable de concurrencer les télévisions européennes ou américaines pour l’achat des droits de retransmission ? Les sponsors ont mis près de 550 milliards de FCFA, lors du Mondial 2014 au Brésil. Quelle est la société africaine financièrement solide pour investir dans le sponsoring du mondial ? Voilà pourquoi les Africains ne comptent pas dans cette compétition. Et ils seront toujours déçus en croyant que la Coupe du Monde est une rencontre sportive. Que non ! C’est un sommet économique, à l’image de Davos…

Mamadou Mouth BANE

Journaliste Directeur de publication de

DAKARTIMES

° Top
YerimPost

GRATUIT
VOIR