Blog de Cheikh Yerim Seck

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de 2019

Que faire après la présidentielle de 2019 ?

 

L’élection présidentielle du 24 février 2019 a fini de livrer ses derniers secrets. Le président sortant, Macky SALL,  est réélu avec 58,26% des suffrages, si on se réfère aux résultats définitifs du Conseil constitutionnel.

Depuis lors, la classe politique, notamment les leaders de l’Opposition, se sont retranchés dans une posture où le silence semble se mêler à un certain dégoût, et ce, en dépit de l’appel au dialogue lancé par le président nouvellement élu.

Les raisons à cela peuvent être diverses. Nous en retiendrons la principale : l’élection du président sortant dès le premier tour alors qu’elle s’attendait inéluctablement à un second tour.

Ce passage au premier tour  a été facilité par les dysfonctionnements voire les nombreuses irrégularités qui ont jalonné le processus électoral.

Malgré tout le Sénégal est resté indemne de cette compétition électorale dont l’issue était très redoutée par nos concitoyens.

On pourrait, dans une sorte d’analyse prospective de la situation politique, s’interroger légitimement, à la manière de Lénine, qui, dans son livre « Que faire ? », proposa l’arme essentielle pour battre le révisionnisme qui niait le caractère scientifique de l’analyse marxiste.

La présidentielle passée, que convient-Il de faire pour la classe politique dans son ensemble ?

Le Président de la République, dans l’exercice de ce mandat que certains trouvent «légalisé » et non légitime, devra décoder au mieux le message que les Sénégalais et les Sénégalaises ont voulu  lui envoyer à l’occasion de cette élection présidentielle qui, comme le disait le Général De Gaulle, consacre «la rencontre d’un homme avec son peuple. »

C’est lui  et lui seul qui a été élu par le peuple.

Par voie de conséquence, il doit se départir de toutes les logiques politiciennes avec le jeu des compromis pouvant aller jusqu’à la compromission pour ne s’orienter que vers la résolution des problèmes du pays en faisant appel à la meilleure expertise nationale.

La logique d’un Sénégal conçu comme un « gâteau » à partager doit être banni à jamais par un président qui quittera le pouvoir relativement jeune et qui aura besoin d’une autre carrière politique ou internationale qu’il doit préparer dès à présent.

Entré par la grande porte, le président Macky SALL voudra certainement finir en beauté en mettant le Sénégal sur les rampes de l’émergence et en consolidant les acquis démocratiques laissés par ses prédécesseurs.

En visionnaire, il devra prendre de grandes initiatives et opérer les ruptures qu’il faut dans le cadre de la séparation des pouvoirs.

L’opposition, la seule victorieuse de cette présidentielle, devrait  rapidement rompre son silence pour faire face aux «impératifs catégoriques » du quotidien, pour parler comme Emmanuel Kant, en vue de préparer les échéances à venir.

Le président Idrissa SECK, malgré toutes les campagnes de dénigrement et de diabolisation dont il a été victime , a pu, comme le sphinx renaître de ses cendres et  se voir créditer de 20,51% des suffrages des Sénégalais.

Il devient incontestablement le nouveau chef de l’opposition sénégalaise.

A-t-il le droit de jeter le manche après la cognée ?

Nous pensons qu’il ne doit pas regarder derrière le rétroviseur mais faire cap sur 2024 pour se donner le maximum de chances d’être élu président de la République.

2024, c’est déjà demain. Par conséquent, il faut régler au plus vite le devenir de la coalition Idy 2019 , dont la survie serait salutaire pour les législatives, les locales prochaines et pourquoi pas la présidentielle de 2024 dans cette recomposition politique qui s’annonce avec la perte de vitesse de grands partis tels que le PS, l’AFP ou le PDS, la montée en puissance d’une troisième voie incarnée par Ousmane Sonko et enfin les difficultés pour la majorité de maintenir sa coalition avec la guerre qui s’annonce très âpre pour la succession du président Macky Sall.

Renouer le dialogue politique avec la majorité pour vider tous les contentieux liés au processus électoral semble être, à notre avis, la priorité des priorités.

Une bonne méthode et une bonne organisation doublée d’une bonne assise financière qui ont fait défaut aux candidats de l’opposition à la présidentielle échue seraient des atouts non négligeables pour la conquête du pouvoir.

El Hadji ABDOU WADE dit Mara.

Ce qu’il faut retenir de l’élection présidentielle de 2019 (Elhadji Ibrahima Faye)

Présidentielle de 2019: la Cedeao veut l’annulation du processus

La Cour de Justice de la CEDEAO n’attend que la régularisation de la requête du candidat à la candidature pour la présidentielle de 2019, Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, contre l’Etat du Sénégal, pour violation des Droits de l’Homme, pour demander l’annulation du processus de cette élection. L’intéressé a été saisi hier par le Greffier de cette juridiction qui a donné cette information de taille à Maître Assane Dioma N’DIAYE. En fait, ladite requête devait être envoyée en dix exemplaires et signée par un avocat. Choses qui seront effectuées en début de semaine, s’il plait à Dieu, pour éviter que les sénégalais n’élisent un Président de la République, sur la base d’une loi sur le parrainage qui est inconstitutionnelle, avec l’enrôlement illégal du candidat sortant. Cependant, Ansoumana DIONE regrette énormément le manque d’assistance dont il fait l’objet, malgré la noblesse et la pertinence de sa démarche, visant à sauver notre Constitution, totalement déchirée par cette loi. C’est pourquoi, il lance un appel pressent aux patriotes sénégalais dont le chef de l’Etat Macky SALL à qui il sollicite une audience, dans les plus brefs délais, pour la sauvegarde de notre démocratie.

Rufisque, le 02 février 2019,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019 

Révélations sur la présidentielle de 2019 (Par Ansoumana Dione)

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour la présidentielle de 2019, reste formel. Pour lui, cette élection ne doit point se tenir ce 24 février. Car, la loi sur le parrainage dont l’application partielle a abouti à cinq candidats, viole notre Constitution. C’est pourquoi, il n’a pas cherché des parrains, préférant saisir le Conseil Constitutionnel d’un recours pour son abrogation. Aujourd’hui, tout le monde reconnait son inconstitutionnalité. Donc, pourquoi vouloir y apporter des correctives, seulement après la tenue de cette présidentielle ? A supposer que cette loi était un aliment mortel, devrait-on le consommer sous prétexte que c’est déjà servi ? Soyons raisonnables ! Cette loi sur le parrainage risque de faire pleurer tout le pays, si elle n’est pas abrogée. En tout cas, moi, Ansoumana DIONE, je n’irai pas voté le 24 févrierprochain. Aller aux urnes sur la base de cette loi, c’est violer la Constitution. C’est pourquoi, les électeurs doivent s’abstenir de voter. Par exemple, un croyant qui vole de l’argent pour accomplir un pèlerinage à la Mecque, au Vatican ou ailleurs, non seulement son acte ne sera pas exhaussé mais Dieu lui réservera des sanctions. Alors, que les cinq faux candidats se le tiennent pour dit : le vainqueur de cette éventuelle élection, ne gouvernera point et notre pays risque d’organiser une nouvelle présidentielle, pour permettre au vrai Président de la République d’être élu légalement sur la base, peut-être, d’un parrainage auquel ne participera pas un Président sortant.







Sénégal: la présidentielle de 2019 et la bataille d’Abuja, au Nigeria

Parmi tous les candidats à la présidentielle de 2019, il n’y a qu’Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, qui garde toutes ses chances de victoire. Jusqu’ici, il tient à l’abrogation de la loi sur le parrainage, à travers son recours déposé en vain au Conseil Constitutionnel, pour motif d’inconstitutionnalité, depuis le 15 octobre 2018. Mais, que les candidats qui seront retenus, se le tiennent pour dit : Ansoumana DIONE les conduira à la Cour de Justice de la CEDEAO, pour la bataille d’Abuja. Et, il sera accompagné de son Avocat, Maître Assane Dioma N’DIAYE, de la Ligue Sénégalaise des Droits Humains. Alors, que personne ne soit surpris de voir cette juridiction Ouest-Africaine, empêcher la tenue de cette élection présidentielle, prévue le 24 février prochain. D’ailleurs, Ansoumana DIONE animera une conférence de presse dans les prochains jours, en présence de son Avocat, pour mieux informer les sénégalais sur sa démarche. Pour rappel, il conteste la participation du Président Macky SALL au parrainage, ce dernier étant déjà candidat à sa propre succession. Attention, cette étape d’Abuja au Nigeria, sera facile à remporter pour celui qui se considère comme étant le successeur du Président Macky SALL à la Magistrature Suprême. A suivre.

Rufisque, le 10 janvier 2019,
Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019 –

Vers l’élection présidentielle de 2019 (Par Aly Baba Faye)

J’ai lu la liste des 27 aspirants à la candidature pour l’élection présidentielle. Notre Kouthia national n’y figure pas et pourtant son nom serait parmi les 10 noms les plus crédibles.

Plus de la moitié des figurants sur la listes sont dans une dynamique de positionnement tactique. En effet, ils (ou elles) savent que leurs candidatures ne seront pas validées mais néanmoins ils (ou elles) espèrent obtenir ce qu’il convient d’appeler une « utilité marginale » qui consisterait à obtenir un pouvoir de négociation, une dote politique (et pas forcément électorale) mais qui confère un certain pouvoir de négociation avec les vrais candidats et leurs respectives coalitions.

La dynamique de rassemblement nécessitant une arithmétique, ces tacticiens veulent se la jouer en terme essentiellement spéculatifs.

De ce point de vue le parrainage n’aura pas empêché le vieux trucage politicien du « ralliement » par auto-stop électoral. En attendant d’en savoir sur la validation des candidatures officielles par le Conseil Constitutionnel, nous pouvons imaginer que certains candidats n’auront même pas 2% des suffrages mais ils misent sur la possibilité d’ouvrir des négociations dans la perspective d’un probable 2ème tour.

Donc jusqu’ici nous sommes autorisés à penser que le parrainage, pour important qu’il soit, n’aura rejoint que partiellement l’objectif de déforestation du paysage politico-électorale. Le reste relèvera de la qualité du leadership que les vrais candidats seront prêts à assumer pour marginaliser les professionnels de la spéculation politicienne.

En somme, attendons la liste officielle des candidats pour nous prononcer sur les scénarios et les enjeux politiques.

Mais dès à présent nous pouvons dire qu’au de là des candidatures ce qui constitue l’enjeu majeur de la prochaine présidentielle c’est le fichier électoral.

En particulier le nombre des inscrits qui constituent le corps électoral, sa composition socio-démographique et sa distribution territoriale.

Naturellement, il y’a aussi la donne de la campagne à venir qui nous permettra, au de là des candidats, d’apprécier ultérieurement les programmes, leurs forces d’attraction.

En conclusion de cette brève réflexion nous pouvons, en toute évidence, relever deux éléments de tendance que sont le réchauffement du climat politique traversé par des tensions qui nous exposent à des risques de tout genre pour la stabilité politique de notre système démocratique d’une part et de l’autre l’imprévisibilité des résultats du scrutin.

Nous aurons certainement une élection qui se jouera sur des petits détails puisque derrière l’angle il y’a l’éventualité d’un « effet basculement » (switching) qui déterminera le sort de ce rendez-vous électoral. Pour le moment il ne nous reste qu’à souhaiter que tous les électeurs puissent s’inscrire et aller voter dans la discipline et que le fair play démocratique puisse prévaloir.








Aly Baba Faye -Rome (Italie)

Présidentielle de 2019: Attention aux démagogues !

« L’opposition cherche la crise du régime ! » Le pouvoir l’en accuse, l’opposition s’en défend.

Le pouvoir dit que tout va pour le mieux, l’opposition affirme le contraire. Qui a raison ? L’un des deux ment, c’est l’évidence. Aujourd’hui celui-ci, demain celui-là. Et le peuple sur les gradins assiste à l’empoignade dont on le persuade que dépend son avenir.

Cris et chuchotements, éclairs d’imprécations ! L’espace sénégalais en est zébré. C’est bientôt la campagne électorale. Effrayer le peuple pour obtenir ses suffrages, le séduire pour capter sa confiance, voilà à quoi, sans per ni reproche, s’emploient les hommes politiques. Demain on rase gratis ! Et les cous se renversent offerts au rasoir. Votez pour X, c’est la garantie de l’émergence ! Votez pour Y, c’est l’assurance de l’indépendance nationale ! Les politiciens s’égosilleront et les affiches couvriront les murs.

Bientôt soixante ans que des hommes et des femmes votent dans ce pays, on ne cesse de leur promettre la lune et c’est chaque fois, sous son masque narquois, le grand cimetière des illusions perdues.

Si certains sénégalais donnent la majorité sortante pour battue, ce n’est pas tant à cause de son bilan qui est bien défendable, c’est parce que son charme incarné par de proches collaborateurs est parfois éventé.

Les peuples sont incorrigibles. On les trompe dix fois, cent fois, ils marchent encore. Pourquoi ? Parce que la démagogie se nourrit de leurs aspirations. Et c’est en quoi elle est une gueuse : elle spécule sur le meilleur de l’homme, la liberté, le travail, l’éducation, et tire des traites sur son bonheur pour mieux asseoir l’ambition de quelques-uns.

Ils ne sont pas tous démagogues, mais c’est assez de quelques-uns pour gâter la pâte et pousser les meilleurs à la surenchère. Votez pour moi, vous aurez du travail et du pain ! Comment ne pas y croire, quand on manque de pain et de travail. La mémoire est courte quand il s’agit de faire place à l’espérance. Demain on rase gratis et le Sénégal va changer de base. Le Sénégal a changé, c’est vrai, et des progrès ont été accomplis. Il suffit d’une miette pour faire croire que demain le pain de la justice sortira tout cuit du four électoral.

La démagogie est-elle liée à la politique comme une fatalité ? L’histoire le montre. On ne gouverne pas innocemment. Tout pouvoir est une violence et le mensonge en est une. Viol des corps, viol des âmes, tous les coups sont pratiqués sinon permis. Et l’humanité n’a pas attendu Machiavel pour admettre que la fin justifie les moyens.

Même la morale fléchit devant les exploits du malin et tourne en vertus les entreprises de la ruse. Le plus beau mensonge de l’histoire du monde c’est le cheval de Troie. Un mensonge-monument, qui berne les Troyens et cause leur ruine. Malheur aux bernés et vive Ulysse ! Héros à la langue double, pipeur de dés, qui finit, à force de mentir, par ne plus savoir qui il est ! « Je ne suis personne ! » lance-t-il à Cyclope, c’est-à-dire un masque de rien du tout.

Mentir c’est cacher. Que cachent-ils donc ? Soit leur méchanceté, soit leur faiblesse.

Malignité, ignorance, ambition, tous les prétextes sont bons au mensonge politique. On ment dans le présent : pour le travestir ; dans le futur, pour l’orienter à sa guise, dans le passé, pour le justifier, car c’est encore avec des mensonges qu’on écrit l’histoire.

Maintenant faut-il s’indigner d’une pratique qui existe depuis que le monde est monde ? Le mensonge se perpétue comme un phénomène qui a son statut social. Tissu de l’histoire et composant du jeu politique, il est l’objet des discours politiques. Ce discours, c’est la rhétorique, l’art de persuader, donc de manipuler l’opinion. Cela s’apprend dans les écoles où l’on couronne les élèves qui auront le mieux persuadé, donc le mieux séduit. Platon dénonçait la rhétorique, comme une tricherie, comparable à la cosmétique, disait-il, l’art du soin qui cache la réalité des corps. Donnez-moi un levier, je vous soulève le monde ! Les Archimède de la politique disent : donnez-moi une tribune et je vous soulève le peuple.

Il faut relire dans Jules César de Shakespeare les discours successifs de Brutus et d’Antoine devant la plèbe romaine. L’un et l’autre ont la main sur le cœur et le cadavre de César à leurs pieds. « Je l’aimais, dit Brutus. Mais si je l’ai tué, c’est parce que j’aimais Rome plus encore que lui, donc vous-mêmes qui m’écoutez et que j’ai voulu délivrer de son ambition ! » Et l’assistance cria : « Vive Brutus ! » Après quoi vient Antoine. « Moi aussi j’aimais César, dit-il, et je l’aimais parce qu’il voulait votre bien. César ambitieux, peut-être, mais ambitieux pour vous et vos enfants dont il était le rempart et maintenant le voilà mort ! » Alors l’assistance crie : « Vengeance, assassin, à mort Brutus ! »

C’est le plus bel exemple d’une volte-face populaire provoquée par un discours politique. Des milliers d’années nous séparent de ces Romains. Sommes-nous aujourd’hui moins versatiles ? En Février 1944, tout Paris acclame Pétain au balcon de l’hôtel de ville. En Août de la même année, tout Paris acclame De Gaulle au même balcon, ce qui faisait dire à un humoriste qu’en six mois la population de la capitale avait doublé.

Lorsque la démagogie agit sur nos passions, elle est sûre de nous trouver. A la baguette du discours politique, nous marchons comme un seul homme.

Pour éviter cela, prenez tous du recul et soutenez le candidat que vous aurez choisi en âme et conscience. Chacun est libre et totalement libre de soutenir son rêve de changement ou de continuité. Que cela se fasse dans le respect de la différence et l’acceptation du choix de l’autre.

Une seule voix comptera mais seule ne fera pas les élections. Ce sera tout un peuple qui votera, même ceux-là qui choisiront de s’abstenir. Le mot est lâché, ils auront fait un choix.

Au décompte final, que seul le Sénégal en sorte victorieuse et que la construction de notre pays puisse continuer.

Que vive la Paix au Sénégal !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

Election présidentielle de 2019: les prémices d’un scrutin violent

L’ouverture officielle des dépôts des dossiers de parrainage des candidats à la présidentielle de 2019, a été marquée par de vives altercations entre membre de l’opposition, forces de l’ordre et mandataires du régime en place, au siège du conseil constitutionnel. Ainsi, à deux mois du scrutin, la scène politique sénégalaise semble prendre un rythme irréversible de tensions qui inquiètent plus d’un. Le décor n’augure rien de rassurant ! Au regard des enjeux et du contexte décisif, les images plongent dans une sorte de violence électorale qui se profile à l’horizon.

Mandataires de candidats et militants ont tous envahis le siège du conseil constitutionnel durant la nuit du 10 au mardi 11 Décembre pour les dépôts des dossiers de parrainage de leurs candidats à la présidentielle de 2019.

Débuts heurtés du contentieux

Mais cette séance a vite viré aux troubles marqués par des scènes d’empoignades, d’invectives puis l’arrestation du candidat Malick Gackou par les forces de l’ordre.  L’enjeu pour les candidats réside sur le fait d’effectuer son dépôt en premier. Car, vue les paramètres du système de parrainage établi, l’ordre de passage au dépôt est déterminant pour la validation des signatures collectées par tout candidat. Environ 52000 signatures,  dans au – moins la moitié des 14 régions du pays, exigées pour chaque candidat. Autrement dit, bénéficié de la confiance des 0,8 des électeurs inscrits au fichier électoral. Un processus risqué au regard des défaillances du système de collecte mis en place. D’ailleurs le conseil constitutionnel est déjà accusé de favoritisme par l’opposition  sur la question des dépôts de listes de parrainage. Ça augure des lendemains électoraux tendus.

La bombe à retardement

Pour entrevoir le spectre de tensions et de violences qui se profilent sur cette élection présidentielle du 24 Février 2019, faut planter le décor politique actuel du pays et l’arrimer aux enjeux. C’est en chien de faïence que se regardent pouvoir et opposition. Les ponts sont coupés, le dialogue est au point mort. La candidature de la principale force de l’opposition, le parti démocratique sénégalais (PDS) est dans une situation de confusion totale. Karim Wade en maille avec la justice est menacé d’emprisonnement par le gouvernement, dés son arrivée sur sol sénégalais. Poursuivi par la cour de répression de l’enrichissement illicite(CREI) pour avoir détourné 138 milliards, il est sonné de les rembourser. La validation de sa candidature n’est guerre probable. Ce qui risque de plonger cette présidentielle dans une situation extrêmement tendue. Le cas Khalifa Sall, candidat à l’élection présidentielle et ancien maire de Dakar, constitue une autre bombe à retardement.  Poursuivi pour détournement de fond et condamné à 5 ans de prison, sa participation à ce scrutin présidentiel dépend entièrement du dernier  verdict  en appel de la cour suprême attendu ce 20 Décembre 2019. Tous les ingrédients sont réunis pour gazer au lacrymogènes cette élection présidentielle.

 

Pathé Balyro, étudiant en journalisme

En perspective de la présidentielle de 2019, Khalifa Sall adresse un courrier émouvant à Cheikh Bamba Dièye

YERIMPOST.COM «Dans cette épreuve que je traverse depuis plus de vingt mois, j’ai apprécié la constance de ton soutien, tes prises de positions courageuses et l’engagement des responsables de ton parti pour le triomphe des valeurs de la République et de l’Etat de droit», a écrit Khalifa Sall qui a magnifié «le soutien sans faille» que ne cesse de lui apporter Cheikh Bamba Dièye.

Selon le journal Les Echos qui a pris connaissance de cette correspondance, Khalifa Sall tente ainsi de convaincre l’ex-maire de Saint-Louis de le rejoindre afin de soutenir sa candidature. «Je vais me présenter à l’élection présidentielle du 24 février 2019 et souhaite porter une candidature de large rassemblement, fondée sur les valeurs de liberté, de justice sociale et de solidarité. (…) C’est pour cette raison que je te propose de rejoindre ma candidature pour réaliser, avec toutes les forces vives de la Nation, les transformations structurelles que notre pays ne peut différer sans risque de se perdre.»







Un pas de plus de Khalifa Sall vers la candidature à la présidentielle de 2019









Analyse spatiale des résultats des élections législatives de 2017: quels enseignements pour la présidentielle de 2019 ? 

Au Sénégal, les élections législative et présidentielle présentent deux caractéristiques fondamentales communes qui permettent de les rapprocher valablement pour établir des parallélismes entre elles ou imaginer des configurations électorales possibles dans l’une en fonction de l’autre.

Toutes deux ont en effet un caractère national,

et dans les deux cas, l’élection a lieu au suffrage universel direct

Elections législatives de 2017 : si les résultats globaux publiés par le Conseil constitutionnel semblent confirmer les tendances des votes passés (élections et référendum), l’analyse des suffrages valablement exprimés à l’échelle départementale permet de mettre en exergue des configurations qui, si elles persistent ou s’amplifient, pourraient peser lourdement sur la prochaine élection présidentielle.

L’objectif de cette analyse est donc d’inviter les lecteurs, les acteurs politiques surtout, à mieux s’approprier les résultats des élections législatives de 2017 et en tirer des leçons utiles pour les prochaines joutes électorales.








Rappel des chiffres clés des élections législatives de 2017

Nombre d’inscrits : 6 219 446 (dont 267 356 localisés à l’étranger)

Nombre de votants : 3 337 494

Nombre de bulletins nuls : 27 059

Suffrages exprimés : 3 310 435

Taux de participation : 53,66%

Présentation du découpage départemental

 

 

Deux idées reçues sur le vote au Sénégal : vraies ou fausses ?

 

 

 

Qui a voté pour qui ?

Les analyses qui suivent mettent l’accent sur les partis ou coalitions de partis ayant obtenu 1% des votants au moins (étranger exclu). Au nombre de 7, ils ont mobilisés 86,7% de l’électorat national.

Le principal constat est que la répartition du vote suit, quel (le) que soit le parti ou la coalition de partis considéré (e), celle des grands axes démographiques qui concentrent l’essentiel des inscrits.

On remarque également une forte autocorrélation spatiale du vote avec des comportements électoraux très similaires entre départements contigus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les départements qui élisent. Part du nombre de votants (%)

 

 

 

La participation : un enjeu de taille souvent négligée

 

Le vote nul









Le vote à l’étranger

Il a été largement remporté par la coalition Benno Bokk Yakaar avec 42,5% des votants. Elle a été suivie par la coalition gagnante qui a mobilisé 23,2% des votants.

En définitive …

Malgré un taux de participation globalement satisfaisant, les élections législatives de 2017 ont été entachées par trois faits :

La personnalisation de l’élection qui compromet le vote utile, et rend difficile les pronostics électoraux,

La persistance du « syndrome de panurge » ou « suivisme électoral » souvent très favorable au parti ou à la coalition de partis au pouvoir,

La bipolarisation, d’ailleurs avortée, du vote qui ne garantit pas des résultats électoraux qui reflètent la diversité des opinions exprimées.

 

Samuel Sarr, candidat à l’élection présidentielle de 2019, met en garde Macky Sall contre toute tentative de fraude

YERIMPOST.COM Ci-dessous le texte de son parti…

Samuel Sarr Candidat à l’élection présidentielle de 2019 met en garde Macky Sall contre tout tentative de fraude. Il exige une transparence dans le processus électoral et un audit du fichier électoral en urgence avant les élections.








Samuel Sarr dévoile l’existence de 3 fichiers à la Direction de l’Automatisation du Fichier et l’existence de centaines de milliers de cartes d’électeurs encore au ministère de l’intérieur. Une fraude organisée est prévue dans la ville sainte de Touba.

Il est inacceptable de constater que malgré la sortie du rapport sur l’audit du fichier, les autorités n’ont pris aucune mesure avec les acteurs politiques pour l’application des 25 recommandations mentionnées à la page 82 du rapport établi par les experts de l’Union européenne. Vous n’êtes pas sans savoir que malgré les 50 milliards de FCFA (ce chiffre serait de 90 milliards cfa aujourdhui) dépensés pour la confection des cartes d’électeurs, (marché pourtant réalisable avec 25 milliards), plusieurs sénégalais n’ont pas encore reçu leur carte.
Ce 24 Février 2019, se tiendra au Sénégal, l’une des élections présidentielles les plus déterminantes pour l’histoire politique de notre pays. Nous souhaitons qu’elle se tienne dans la paix. Mais il incombe au Gouvernement de Macky SALL de créer les conditions de la tenue de cette élection dans l’entente, la tranquillité et la cohésion sociale pour confirmer notre maturité démocratique, à l’instar de ses prédécesseurs les Présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade.









Pour cela, il faudra qu’il :

1-Nomme une personnalité indépendante comme Ministre chargé des élections
2-Applique les 25 Recommandations mentionnées dans le rapport d’audit par les Experts de l’Union
3-Donne le bon fichier électoral, (car nous avons la conviction qu’il existe 3 fichiers) aux Experts de l’Union européenne afin qu’ils puissent reprendre immédiatement l’audit en présence des acteurs politiques car nous estimons que les experts n’ont pas travaillé sur le bon fichier.
4-Déclassifie le rapport de l’Union européenne et les documents confidentiels de IRIS et SYNAPSYS.
5- De contrôler le processus de parrainage (en amont et en aval) et que le dépôt des listes des parrains (uniquement le nombre requis par candidat) se fasse au conseil constitutionnel en présence des acteurs politiques et la CENA, sans l’intervention du ministère de l’intérieur.

Si le candidat de l’Apr, Macky SALL s’obstinait à vouloir saborder le scrutin pour passer au premier tour en violant la volonté populaire, il sera pris pour responsable de tout ce qui arrivera dans ce pays.

Résolution de Yoonu Askan Wi sur les élections de 2019

Se fondant sur les orientations et décisions arrêtées et mises en œuvre  depuis le 1er congrès de Yoonu Askan wi et régulièrement mises à jour par les différentes sessions du Conseil Général, -Actualisant et prolongeant les élaborations systématisées dans les documents présentés lors de la 13ème session du Conseil Général de Novembre 2017 dans la perspective du 2ème congrès, notamment : « Situation globale, contexte et nouveaux chantiers »,  « Parcours autocritique de Yoonu Askan Wi, dix ans après », actualisés par les documents de la 14ème session, notamment « Analyse résumée de la conjoncture et implications tactiques »,

-Considérant la volonté affichée et assumée du pouvoir de Macky Sall, en tant que représentant des intérêts de la bourgeoisie politico-bureaucratique et comprador, d’organiser, non pas des élections en bonne et due forme mais plutôt un chaos sans précédent destiné à paver la voie à un putsch électoral des plus cyniques, dans le but évident de s’octroyer une vraie fausse victoire dès le 1er tour, pour un hypothétique second mandat aux appétits encore plus aiguisés par l’odeur du pétrole et du gaz ainsi que par la peur de devoir rendre compte de sa gestion autocratique et prédatrice du pays,

-Considérant les luttes, les mouvements sociaux et de masse qui s’amplifient en milieu urbain comme rural, en cherchant leurs voies dans une situation générale d’incertitudes et de complexité,

-Considérant la faillite et la capitulation des partis classiques de gauche (PIT, LD, AJ, RTAS…) tout comme de « la social-démocratie » institutionnalisée (PS, AFP…) et leur embourbement dans les marécages de l’Etat- Parti APR- BBY, sans identité ni perspectives propres,

-Considérant l’opposition libérale milliardaire incarnée par les Karim Wade, Idrissa Seck et consorts, engagés, par delà ses divisions, dans la bataille tous azimuts pour la reconquête du paradis perdu, malgré sa perte de crédit et d’influence du fait des boulets de sa gestion désastreuse du pays jonchée d’actes multiples de gouvernance antidémocratique, de prédation, de malversation et autres crimes impunis,

-Considérant l’inopportunité et la non viabilité d’une candidature issue des rangs propres de Yoonu Askan Wi ou des parties prenantes du  projet de fusion en cours, ce au regard des particularités et vicissitudes de  nos trajectoires respectives ainsi que de nos limites organisationnelles actuelles,

-Considérant la relève montante patriotique, anti-impérialiste, antilibérale et panafricaniste, incarnée par des organisations et leaders comme le FRAPP, PASTEF, Ousmane SONKO, entre autres, bénéficiant d’un écho favorable auprès de l’opinion, des jeunes en particulier, et ayant fait la preuve de sa détermination à défendre courageusement les intérêts du peuple et de la nation,

 

-Considérant d’une part, la multiplicité de candidatures souvent de diversion ou de positionnement individuel, d’autre part l’opportunité présente de réussir  le passage de témoin arrivé à maturité entre générations encore debout de la gauche historique révolutionnaire et relève militante montante apte à assurer l’indispensable renouvellement de la politique dans le discours comme dans les actes, loin de toute attente d’un messie ou d’un quelconque homme providentiel surgissant de la cuisse de Jupiter pour régler les problèmes du Sénégal à la place du peuple sénégalais mobilisé et prenant son destin en mains dans l’optique de l’autonomie populaire,

 

-Considérant les vrais enjeux et défis, pour aujourd’hui et demain, qui ont noms rupture  avec le système présidentialiste des alternances dans la continuité néocoloniale, alternative populaire pour  l’indépendance nationale effective, la souveraineté du peuple sur les ressources et destinées de notre pays et de notre continent, développement endogène au service des larges masses des villes et des campagnes,

-Considérant l’exigence de lisibilité et de cohérence de notre conduite politique et électorale en rapport notamment avec notre participation aux législatives de juillet 2017 dans le cadre de la Coalition Ndawi Askan Wi, l’évaluation critique, les perspectives et les leçons qui en ont été tirées dans ses aspects positifs comme négatifs,

Le Secrétariat Permanent de Yoonu Askan Wi, conformément aux orientations et mesures dégagées par le Conseil Général réuni les 1er et 2 septembre 2018 à Dakar, a reçu mandat de ladite instance pour finaliser, publier et mettre en œuvre les décisions ci-après :

1) contribuer au maintien et au renforcement du Front de Résistance Nationale  en tant que cadre d’unité d’actions pour les batailles nécessaires à mener sur le champ démocratique et social, la défense des libertés publiques et la transparence des élections, y compris la surveillance du scrutin, tout en veillant à affirmer en même temps et progressivement, dans la lutte et le corps à corps, la visibilité et l’identité du projet alternatif ainsi que des hommes et des femmes qui l’incarnent,

2) œuvrer avec lucidité et maturité au rassemblement patriotique pour l’alternative de rupture, la souveraineté, la refondation de l’Etat et de la société, rassemblement autour de la volonté de matérialisation effective des Conclusions des Assises nationales et Recommandations de la CNRI, révisées et actualisées dans le sens indiqué par le document :  «Axes programmatiques pour une alternative de rupture citoyenne et souveraine », systématisé par le Noyau RND-T TEMM-YAW + LDD et TEKKI, soumis à l’Initiative Politique et Citoyenne FIPPU et  co-validé par l’initiative ‘’Mobilisation pour une Alternative Souveraine- Senegaal bu Moom Boppam dëgg’’  (MAS), tout en prêtant attention aux hésitations et à  l’instabilité caractéristiques de la petite bourgeoisie intellectuelle qui prédomine dans les rangs de l’opposition patriotique sénégalaise,

3) sensibiliser les partenaires potentiels sur le souci de limiter les candidatures crédibles à deux ou trois pôles, ne serait-ce que pour des raisons de faisabilité et de viabilité liées au parrainage piégé version Macky Sall,

4) engager tout le parti, du sommet à la base et en concertation étroite avec les partenaires parties prenantes du projet de fusion pour, de préférence, constituer une  équipe de coalition soudée autour de la   candidature de Ousmane Sonko, fondée sur des convergences claires, ou à défaut pour appeler, sur des bases autonomes et indépendantes préservant sa liberté d’appréciation et de critique,  à voter Sonko pour autant qu’il garde fondamentalement le cap du combat pour l’alternative populaire anti-néocoloniale,  anti-impérialiste et antilibérale,

5) s’organiser en conséquence en vue d’engager, malgré le caractère scélérat, antidémocratique et de pur calcul électoraliste de la révision opérée par Macky Sall,   la bataille pour le parrainage du candidat SONKO, en prenant en charge au passage les réglages politiques et dispositions pratiques nécessaires,

6) se mobiliser et appeler tout le peuple à se mobiliser dans l’optique de lutte suivante: ou la mobilisation populaire et citoyenne impose l’organisation d’élections régulières et transparentes, ou la confiscation autocratique du suffrage universel par le pouvoir de Macky Sall installe la crise, stimule inexorablement la révolte populaire et citoyenne en vue du renversement de la dictature, frayant la voie, dans un bloc soudé avant, pendant et après les élections, à l’alternative de rupture pour la refondation de l’Etat et de la société,

7) œuvrer avec détermination et persévérance  pour que le camp des patriotes véritables impose un second tour déterminant à la présidentielle de 2019, parvienne à conquérir  une présence significative dans les communes et au parlement et donnes le signal d’un nouveau départ du combat pour la libération nationale et l’émancipation sociale effectives, afin de peser de façon décisive sur les choix du pays en 2019 et au delà de l’horizon 2019.

 

Fait à Dakar le 15 septembre 2018

                                                                

Pour le Conseil Général :

    Le Secrétariat Permanent

Présidentielle de 2019: Quand Dieu parle aux Sénégalais.

Le cinquième président de la République du Sénégal ne sera pas un homme politique. La révélation est faite par Ansoumana DIONE, Président de Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la présidentielle de 2019. Selon lui, Dieu a déjà parlé aux sénégalais, à travers les cinq doigts de l’être humain. En clair, lorsque vous tendez une de vos mains, la gauche, par exemple, vous trouverez que quatre doigts se touchent, laissant totalement de côté, un seul qui se trouve d’ailleurs dans une autre direction. Alors, voici la signification de ces cinq doigts : le plus petit représente l’actuel chef de l’Etat Macky SALL qui a succédé à son père, le suivant, en second, Abdoulaye WADE. En troisième position, vient Abdou DIOUF, le plus long, ayant hérité son pouvoir de Senghor, en quatrième position. Le cinquième est celui qui sera élu en 2019, Macky SALL étant né pour exercer un seul et unique mandat de sept ans, comme l’indiquent le mois et son année de naissance : décembre, le dernier mois de l’année, comme Macky SALL fermera ce cycle politique et 1961 = 1+9+6+1 = 17 = 1 mandat de 7 ans.




Rufisque, le 06 septembre 2018,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à l’élection présidentielle de 2019

Vidéo- Le père de Gorgui Sy Dieng donne sa position sur la présidentielle de 2019





10 bonnes raisons de parrainer la candidature de Macky SALL pour la présidentielle de 2019

1. Je parraine la candidature du Président Macky SALL parce que c’est le candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar qui se distingue des coalitions occasionnelles et éphémères qui se disloquent après des élections.

2. Je parraine la candidature du président Macky SALL parce que c’est le Président de l’émergence qui a mis en œuvre le Plan Sénégal Émergent (PSE) qui est la clé de prospérité du Sénégal.

3. Je parraine la candidature du Président Macky SALL parce que c’est le Président de la justice sociale avec les Bourses de sécurité familiales, la Couverture Maladie Universelle (CMU), les cartes d’égalité des chances, la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans, la gratuité de l’hémodialyse et de la césarienne.

4. Je parraine la candidature du Président Macky SALL parce que c’est le Président des programmes structurants de créations d’opportunités comme le Pudc, le PromoVilles, le Puma, le Pracas, le Prodac.

5. Je parraine la candidature du Président Macky SALL parce que c’est le Président des infrastructures comme l’aéroport Aidb, l’autoroute Ila Touba, la ville neuve de Diamniadio, Dakar Arena, Palais des sports, le Pont Transgambien, le Train Express Régional.




6. Je parraine la candidature du Président Macky SALL parce que c’est le Président de l’énergie avec la réalisation des centrales solaires et éoliennes , c’est le candidat porte bonheur du Sénégal avec la découverte du pétrole et du gaz qui placeront notre pays parmi les premiers producteurs de gaz et de pétrole du monde.

7. Je parraine la candidature du Président Macky SALL parce que c’est le candidat de l’autonomisation des femmes et des jeunes avec la mise en place de la Délégation générale à l’Entreprenariat des Femmes et des jeunes (DER/FJ) dotée d’un fond de 30 milliards

8. Je parraine la candidature du Président Macky SALL parce que c’est le Président des mosquées et des églises avec le lancement du Programme de modernisation et de réhabilitation des cités religieuses dans tous les foyers religieux du Sénégal.

9. Je parraine la candidature du Président Macky SALL parce que c’est le Président des immigrés car pour la première fois dans l’histoire du Sénégal la diaspora est représentée par 15 députés à l’Assemblée Nationale en plus de la mise en place du Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur ( FAISE)

10. Je parraine la candidature du Président Macky SALL pour le réélire au premier tour en 2019 et lui donner un second mandat pour la continuité du Plan Sénégal Emergent (P.S.E) et la stabilité du Sénégal.



Sada DIALLO, Président du Mouvement SICAP DEBOUT

Macky imbattable à la présidentielle de 2019 !!!

A quelques mois de la présidentielle, une certaine opposition clame, qu’elle est majoritaire, basant cette théorie sur les résultats des élections législatives de juillet 2017. Cette même opposition, comme pour essayer de se faire une raison dit à qui veut l’entendre que le président Macky Sall ira inéluctablement vers un deuxième tour à la prochaine élection présidentielle de février 2019. Même si c’est sa certitude à elle, il n’en demeure pas moins que cette théorie fallacieuse de l’opposition n’existe que dans la tête de ceux qui politiquement n’influent sur absolument rien.



Il serait bien de préciser que rares sont les leaders de l’opposition qui contrôlent ne serait-ce qu’une collectivité. Et leur envergure ne dépasse guère les limites de leur territoire communal. Et pourtant certains membres de l’opposition gagneraient plus à être réalistes ou même modestes par rapport à leurs candidatures en évitant de se présenter uniquement pour se faire connaitre par les sénégalaises et sénégalais. Tous dans leurs démarches pensent qu’il suffit de mettre les pieds dans quelques localités du pays pour se décréter majoritaires aux yeux des populations. Il est clair qu’il y’a une pénurie de candidats sérieux pouvant faire mal au sein de l’opposition en 2019. L’opposition devait depuis longtemps revoir sa copie pour avoir une participation respectable à la présidentielle. La bataille de 2019 se prépare sur le terrain politique et non dans les réseaux sociaux ou supports audiovisuels.Et cela va s’en dire que la majorité a fini de s’approprier le terrain politique à travers des séries de mobilisations dans toutes les différentes localités du pays. Non content d’occuper l’espace politique et médiatique la majorité a un bilan élogieux à présenter aux sénégalaises et sénégalais. Elle n’a pas de problème de candidat. Du côté de l’opposition, ils ont accusé un retard que les délais ne peuvent pas combler. En dehors d’Idrissa Seck qui s’est un peu remué dernièrement à travers une tournée nationale vite écourtée par l’ampleur des réalisations du président Macky sall dans le monde rural, faut le dire, les autres candidats prétentieux trainent les pieds en se limitant à faire du théâtre ou cinéma à l’hémicycle ou des lives dans les réseaux sociaux substituant le terrain politique au buzz médiatique . Et ce n’est pas comme ça qu’ils parviendront à créer des difficultés à la majorité. Ils risquent d’avoir au sein de l’opposition de grosses déceptions ou pour certains d’anticiper leurs retraites politiques, au soir de cette présidentielle.
La participation du candidat de BBY, en l’occurrence le président Macky Sall, apporte une nouvelle donne à cette présidentielle. Et cette nouveauté est très à prendre au sérieux si l’on sait que les qualités du candidat Macky seront déterminantes pour beaucoup d’électeurs quand il s’agira de choisir un président de la République.
Les qualités telles que la capacité d’écoute, la pondération, le respect d’autrui, la bonne éducation, le leadership et l’expérience du candidat Macky capteront beaucoup d’électeurs parce qu’ils exprimeront leurs votes en fonction des qualités qu’un candidat incarne.
Il faut dire aussi que d’autres électeurs choisissent leurs candidats en privilégiant l’expérience.
Sous ce rapport, osons le dire le candidat Macky est bien loti et cela le positionne bien pour capter des voix parmi les indécis, et quand bien même dans l’opposition. Le candidat Macky bénéficie, aussi, de l’avantage d’un candidat à sa propre réélection. Cela va s’en dire qu’il maitrise le processus d’une élection présidentielle pour avoir gagné la présidentielle en 2007, en tant que directeur de campagne et, celle de 2012, en tant que candidat. Quelques uns de ses challengers pourraient s’aventurer à se prévaloir de ce parcours mais faut aussi préciser que Macky fut ministre de l’intérieur donc maitrise parfaitement la cartographie électorale. Donc, il est clair qu’il connait la bonne formule qui mène vers la présidence.
Dans cette foire d’empoignade où les challengers s’évertuent à paraitre devant le peuple comme des candidats idéals pour la magistrature suprême il y’a bien un favori qui ne peut être que le candidat Macky.
Effectivement en astreignant tous les candidats déclarés à cette fourchette de critères telle que l’expérience de la gestion de l’Etat, l’intégrité morale, la courtoisie et la fermeté sur les principes, le sens de la mesure, l’âge idéal, il est évident qu’il émergera du lot le candidat Macky au détriment de cette meute de challengers qui pour la plupart sont des hommes du serial à coté d’illustre inconnus New Comers et novices en la matière qui constituent la majorité des ténors de l’opposition.
Osons le dire dans cette bataille pour la présidentielle de 2019, le candidat Macky est imbattable à tout point de vue.




Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Election présidentielle de 2019 et spirale dynamique

Cet article est une contribution aux débats sur la prochaine élection présidentielle prévue en 2019. Il  s’adresse à tous ceux qui sont soucieux du devenir de notre pays. Il donne un avis sur notre compréhension des  contributions de quelques acteurs majeurs qui ont façonné la scène politique sénégalaise depuis l’indépendance. Il tente également d’analyser les futurs possibles.

La grille d’analyse utilisée est la spirale dynamique dont les principes de base sont rappelés plus loin. Comme tout modèle lié aux sciences humaines, il ne peut échapper au principe selon lequel : « aussi belles et élégantes soient elles, les théories qui sous-tendent n’importe quel modèle restent toujours des fictions incapables de décrire toute la réalité. »





Cet article comporte trois parties. La première aborde deux questions majeures liées à l’élection présidentielle de 2019. La deuxième partie est un résumé du modèle de la spirale dynamique. Pour ne pas ennuyer le lecteur, une description plus détaillée est proposée en annexe. Enfin, la dernière partie, nommée « questions de l’heure », est le cœur de cet article. Par le biais de questions/réponses, sont examinés : le thème du code dominant au Sénégal, notre compréhension des contributions de divers acteurs et quelques sujets liés au futur que nous devons construire.

 

I Election présidentielle de 2019 : deux questions majeures

 

L’élection présidentielle de 2019 constituera un moment fort de l’évolution politique de notre pays. Le Sénégal a  enregistré deux alternances démocratiques largement saluées dans le monde. Elles ont suivi le même schéma avec leurs différentes phases d’euphorie, d’espoir, de doute et enfin de  déception. Cette dernière tend à s’amplifier à l’approche de la nouvelle échéance électorale.

 

Question 1 : y aura-t-il une troisième alternance ou un maintien de l’actuel régime du Président Macky Sall ? D’emblée ma réponse est : tout est possible. Cela dépendra du degré de rupture de confiance entre  le président et le peuple, mais aussi d’une offre politique alternative crédible.

 

Question 2 : et si la troisième alternance devenait une réalité, que faire pour éviter la répétition du schéma évoqué plus haut ? Sans une réflexion profonde et un sens de l’anticipation, nous risquons simplement de répéter l’histoire. Certains observateurs pensent qu’il y a dans nos conduites, nos valeurs profondes -pas toujours conscientes-, des éléments puissants qui entament  la volonté de changement émanant du nouveau dirigeant. Est-ce  que cela a un lien avec les nouveaux types de rapports qu’il découvre dans l’exercice du pouvoir ? Est-ce que cela est simplement lié à une abdication de sa part face à l’énorme problème d’intégration des valeurs, comme cela a été évoqué dans les conclusions des assises nationales ? Dans le résumé du rapport final, on peut lire : « D’emblée, il faut relever une crise des valeurs qui résulte d’une intégration insuffisante, instable et conflictuelle de divers systèmes de référence, comprenant des valeurs traditionnelles endogènes, des valeurs religieuses et des valeurs globalisées. » Nous partageons ce constat et essaierons de l’approfondir en utilisant la spirale dynamique.

 

II Généralités  sur la spirale dynamique

 

Ces généralités visent à introduire juste quelques notions sur la spirale dynamique.  Elles nous servirons dans l’analyse de l’évolution politique de notre pays et les enseignements que nous pouvons en tirer.

 

La spirale dynamique peut être définie comme un modèle qui permet de comprendre l’évolution des systèmes de valeurs. Elle constitue une clé intéressante pour comprendre l’évolution des hommes, des organisations et du monde, afin d’agir de façon à accélérer et canaliser les changements idoines sur ces différents systèmes de valeurs.

Les concepts de ce modèle se sont  développés grâce aux travaux du psychologue Clare W. Graves.

Ce dernier  stipule qu’il y a eu 8 niveaux d’existence connus à ce jour. Pour lui, un humain, centré sur un niveau d’existence, a une psychologie propre à ce niveau. « Ses émotions, ses motivations, son sens de l’éthique et des valeurs, sa biochimie, son degré d’activation neurologique, son système d’apprentissage, ses croyances, sa conception de la santé mentale, son éducation, ses préférences en matière de management, d’éducation, d’économie et  de théorie et de pratique politiques sont tous caractéristiques de ce niveau. »

Le niveau d’existence est aussi appelé vmème (vmeme ou value meme), en référence à la notion de mème qui joue, au niveau social, le même rôle que le gène au niveau biologique. Certains le nomment: code, système de valeurs, système de référence, vision du monde, système de pensée etc. Tous ces termes sont réducteurs, quand on se réfère à la définition citée plus haut qui rappelle bien que le niveau d’existence englobe des aspects biologique, psychologique et social. Graves disait que ce modèle est biopsychosocial. Ce modèle a été renommé « Spiral Dynamics » par Don E. Beck, professeur de sociologie, et Christopher C. Cowan un de ses étudiants. Don Beck  a largement contribué à la transition  qui fit passer l’Afrique du Sud de l’Apartheid à la démocratie. Il fut un des conseillers privilégiés de Nelson Mandela.

 

Chaque niveau émerge quand les conditions d’existence le rendent nécessaires sans pour autant faire disparaître les anciens. Les  conditions d’existence X activent les capacités cérébrales Y, permettant ainsi la mise en œuvre d’un niveau d’existence XY. Capacité cérébrale doit être conçue ici comme une aptitude à s’adapter aux conditions d’existence. Elle n’est pas réduite à l’intelligence.

 

Pour désigner le niveau d’existence, nous utilisons le terme « code ». Sont décrits ci-après de façon synthétique ces différents codes. Est mise en annexe une description plus détaillée.

 

-Code AN-Beige : code dominé par la survie, la satisfaction immédiate des besoins physiologiques.

But : Réussir à survivre en satisfaisant les besoins physiologiques.

Thème : Exprimer le soi automatiquement en fonction des impératifs physiologiques et des possibilités de l’environnement.

 

-Code BO-Violet : code dominé par les esprits, la magie, la superstition, le respect des traditions, le droit d’aînesse, le respect des rites etc. La communauté occupe une place importante.

But : réussir à survivre en s’appuyant sur l’appartenance au groupe et le respect des traditions.

Thème: sacrifier le soi aux désirs des anciens et aux coutumes des ancêtres.

Les maîtres-mots de ce code sont : harmonie avec la nature, appartenance, tradition, relation de sang, respect des tabous, des rites, obéissance, respect des anciens, hospitalité, protection, magie, superstition, népotisme (mon clan d’abord, les autres ensuite).

 

-Code CP-Rouge : code dominé par le pouvoir, les vertus aristocratiques (héroïsme, bravoure, sens de l’honneur etc.) Chacun occupe une place très précise dans la société.

But : acquérir une identité personnelle en se connectant à sa puissance.

Thème : exprimer le soi sans culpabilité pour satisfaire immédiatement ses impulsions.

Les maîtres- mots de ce code sont : affirmation de soi, pouvoir, courage, bravoure, confiance en soi, honneur, renom,  force, domination, indépendance, conquête, exigence de respect, évitement de la honte etc.

 

-Code DQ-Bleu : code structuré, dominé par la recherche de sens, de but, d’ordre et de vérité.

But : acquérir une identité sociale en se connectant à un système qui organise en donnant sens, structure et ordre.

Thème : sacrifier le soi maintenant pour obtenir une récompense plus tard.

Les maitres-mots de ce code  sont : qualité, respect des lois et règlements, discipline, stabilité, ordre, conformité, vérité, patience, rang, statut, justice, titre, clarté, ordre, fiabilité, contrôle, pensée polarisée (une seule vérité), évitement de la culpabilité etc.




 

-Code ER-Orange : code valorisant le succès, l’autonomie, la compréhension du monde etc.

But : assurer la satisfaction matérielle en assouvissant ses désirs.

Thème : exprimer le soi de manière calculée, de façon à éviter l’agressivité des autres.

Les maîtres- mots de ce code sont : performance, prestige, responsabilité, succès personnel, compétition, productivité, orientation résultat, challenge, indépendance, acceptation, flexibilité, croissance, richesse, capacité à  mettre le focus, réalisme etc.

 

-Code FS-Vert : code de l’harmonie, promouvant les relations chaleureuses avec tout autre être humain. Tolérance, flexibilité, empathie sont cœur des interactions humaines.

But : assurer la satisfaction émotionnelle en tissant des relations chaleureuses.

Thème : sacrifier le soi maintenant pour obtenir l’harmonie pour soi et pour les autres.

Les maîtres- mots de ce code sont : harmonie, coopération, esprit ouvert, tolérance, consensus, responsabilité, dialogue, intégration, empathie, participation, égalité, équité, adaptation, flexibilité, droits humains, développement personnel, relativisme etc.

 

-Code GT-Jaune : code valorisant l’indépendance, l’autonomie et l’assertivité sans que cela nuise aux intérêts des autres. L’ouverture aux autres et consensus sont des réflexes dans ce monde.

But : Reconstruire l’homme et le monde en misant sur la compétence, la responsabilité et l’autonomie.

Thème : exprimer le soi, mais jamais aux dépens des autres, pour que toute vie puisse continuer de manière naturelle et fonctionnelle.

Les maîtres- mots de ce code sont : réflexion personnelle, vision en perspectives multiples, intégration systémique, connaissance & créativité, réseautage,  ouverture aux autres, apprentissage permanent, intégration des connaissances, vision & autonomie, compétence profonde, etc.

 

-Code HU-Turquoise : code considérant la planète comme un tout indissociable. Sa fragilité nous intime à tous une attitude de compréhension et de protection à l’égard de toute vie.

But : Reconstruire l’homme et le monde en élargissant sa vision holistique.

Thème : sacrifier si nécessaire le soi et celui des autres pour le bien de toute vie présente ou à venir.

Les maîtres- mots de ce code sont : développement durable, responsabilité pour le vivant et pour les générations futures, amélioration des conditions de toutes les vies, responsabilité sociale, acceptation de la complexité globale, conscience spirituelle, etc.

 

III Questions de l’heure

 

-Quels sont les codes présents au Sénégal ?

Au Sénégal, on note une coexistence de codes allant de BO-Violet au DQ-Bleu, mais le code dominant est le BO-CP (coexistence des deux codes BO et CP). Il est omniprésent avec ses aspects positifs et ses côtés négatifs. Est-ce que les exigences du moment ne se résument pas à travailler un bon DQ-Bleu et assurer plus tard une transition vers les valeurs positives de ER-Orange ? Il s’agirait alors de développer une conscience républicaine, le sens de la citoyenneté et du vivre ensemble, le respect de la loi, la promotion de la valeur travail, la lutte contre la corruption, la gabegie, la concussion, le laxisme, le népotisme, l’obscurantisme, tout en œuvrant pour la libération des potentiels, l‘indépendance d’esprit  et l’autonomie. Passer de BO-CP à DQ-ER suppose une transition difficile. Où mettre le curseur entre les valeurs de solidarité et de celles de responsabilisation qui peuvent être antinomiques dans certaines situations. Comment aider sans tomber dans l’assistanat ? Doit-on imposer l’autonomie à quelqu’un qui préfère la dépendance ?

 

L’émergence des valeurs DQ-ER nécessite surtout une éducation à la citoyenneté et aux valeurs républicaines. DQ apporte la rigueur, l’ordre, la ponctualité et la rationalité ; ER contribue par l’esprit d’entreprise, l’innovation, le goût du risque calculé et l’efficacité. L’enseignement et les media doivent jouer un rôle majeur à cet effet. Mais le plus important consiste à l’intégration avec les valeurs positives de CP-BO. Cela demande toute une pédagogie avec du recul, de l’humilité et du respect (au sens où le conçoivent les populations centrées CP-BO). Des valeurs, adaptées dans certains contextes, deviennent des « anti-valeurs » dans d’autres. La réciprocité telle qu’elle était pratiquée dans nos campagnes est complètement dénaturée quand on la translate sans précaution dans nos villes. Lutter contre ces dérapages et toutes les formes de travers issus du monde BO-CP nécessite qu’on associe fortement les influenceurs les plus importants. Dans une société de type BO-CP, ceux-ci sont écoutés et la majorité attend d’eux des orientations.

 

Quelles doivent être les relations entre le régime et les grands influenceurs (têtes de réseau, porteurs de  voix, lobbyistes etc.) ?

Dans une société de type BO, toute démarche qui n’inclut pas ces acteurs peut être vouée à l’échec. Il faut le faire avec rigueur et fermeté, mais aussi avec retenue et respect, car les porteurs de voix représentés par les chefs coutumiers et religieux ont joué un rôle de grande portée dans l’évolution des mœurs politiques, contribuant fortement à la stabilité politique du pays. Il y a un cercle relationnel parfait entre le citoyen lambda, le porteur de voix et le dirigeant. La tendance à la facilité s’insère assez vite dans ce cercle relationnel. Tous les candidats  à la magistrature suprême devraient indiquer de façon très précise comment ils comptent sauvegarder les pratiques républicaines en rendant  ce cercle harmonieux et vertueux. Il faudrait qu’ils expliquent les mécanismes qu’ils comptent introduire à cet effet, étant entendu que :

-les citoyens (dans leur grande majorité) continuerons à faire des requêtes auprès de leur guide ou tête de réseau ;

-les guides (dans leur grande majorité) continueront à demander des interventions pour leurs protégés ;

-les dirigeants (que nous avons vus jusqu’à présent) continueront à demander la bénédiction et le soutien des guides.

Honnêtement, nous ne pensons pas que ce sujet soit facile à traiter. Il faudrait certainement mobiliser les parties prenantes, aidées par nos experts sociologues, psychologues, anthropologues, spécialistes de la communication (y compris les communicateurs traditionnels) pour adresser sérieusement ce sujet.

 

-Quelle est la part de subjectivité, quand je dis qu’il y a de la déception qui s’installe et s’amplifie ? Est-ce un fait ou une opinion ?

Il s’agit bien d’une opinion. Cela ne concerne que mon appréciation subjective. Une autre personne soutenant le régime peut avoir une lecture tout à fait opposée. Seul un sondage, mené par une structure fiable, pourrait nous édifier de façon objective  sur cette question de la déception.

 

-Comment apprécier la contribution des différents leaders politiques qui ont façonné l’espace politique sénégalais de 1960 à nos jours, sous l’angle de la spirale dynamique ?

 

Le propos ici n’est pas d’illustrer de façon rigoureuse les associations de codes aux différents leaders. Je pense que ce premier travail n’est qu’une esquisse qu’il faut compléter et affiner par la contribution d’autres spécialistes de la spirale dynamique et en recueillant plus de données.

 

Ceux qui ont eu à diriger le pays : Senghor, Diouf, Wade, Macky

 

Senghor

-Senghor a joué un rôle important en assurant le passage d’une ancienne colonie à un jeune Etat indépendant. Il a contribué à mettre en place une machine étatique. Sous son règne, ont été lancés les premiers plans de développement économique. En vingt ans du régime senghorien, le Sénégal a enregistré  quelques avancées démocratiques (contributions que nous devons à l’opposition de l’époque, mais également à sa clairvoyance). Il n’y a pas eu de coup d’état ou de guerre civile durant cette période. Beaucoup de personnes  insistent sur son sens de l’organisation et de la méthode et sa légendaire courtoisie. Il a développé le culte de l’intelligence. Il fallait avoir un certain niveau pour travailler à ses côtés.

-De l’avis de certains observateurs, Senghor n’a pas mis en place les programmes idoines qui auraient assuré au pays un décollage économique, à l‘image de la Corée du Sud qui avait le même PIB que le Sénégal  à l’avènement des indépendances. De nombreux acteurs estiment qu’on pouvait faire plus en mettant en orbite ce pays sur la voie de l’émergence économique.

-Pour moi, il était centré DQ –bleu avec son sens de l’organisation et de la méthode, mais il était pris en tenaille entre les exigences de l’ancienne métropole et le monde BO-CP qui l’entourait, il a préféré assurer l’équilibre du système en évitant les vagues liées au passage BO-CP vers DQ-ER.





Abdou Diouf

-Abdou Diouf a assuré la continuité du régime de Senghor. Au début de son règne, il a manifesté  de fortes ambitions en matière de lutte contre les détournements de deniers publiques. Mais celles-ci ont été vite revues à la baisse quelques années plus tard. On se rappelle les initiatives sur la  lutte contre la corruption et l’impunité, mais elles n’ont pas fait long feu. On doit lui reconnaître la clairvoyance d’avoir accepté –sous l’impulsion des luttes de l’opposition également- le multipartisme intégral au moment où le parti-Etat était légion en Afrique. On doit mettre également à son actif une certaine connaissance de la sociologie du peuple sénégalais et des réflexes d’homme d’Etat pondéré, ayant le sens de la mesure.

-Sur le plan économique, lui-même souligne que les programmes d’ajustement structurels du FMI et de la Banque mondiale, la dévaluation du CFA ont rendu la situation sociale assez difficile. Pour le Président Diouf, cela a pu doper l’économie, mais nombreux sont ceux qui pensent que l’émergence économique n’a pas été au rendez-vous. Les efforts consentis par son pouvoir ont pourtant produit des fruits au moment où le peuple a décidé de rompre avec son régime. Les signaux économiques commençaient à basculer au vert.

-De mon point de vue, Abdou Diouf était certainement centré DQ-bleu comme Senghor. Y a-t-il eu une volonté de hisser le code dominant vers un niveau plus élevé. « Non » serait ma réponse immédiate il y a quelques années. Mais après avoir lu la biographie de Abdou Diouf, j’ai un point de vue plus nuancé. Comme Senghor, Abdou Diouf également a déployé énormément d’efforts pour assurer l’évolution et l’équilibre du système BO-CP. Intuitivement, ces dirigeants mettaient en œuvre des principes de la spirale dynamique : respect des valeurs du monde BO-CP, proximité avec les têtes de réseau, bien que d’autres y voient une instrumentalisation. Intuitivement, je me demande si Jean Colin n’était pas le prototype d’une personne centrée ER-Orange.

 

Abdoulaye Wade

-Son arrivée en 2000 à la tête de la magistrature suprême avait suscité un très gros espoir. Incontestablement, il a donné une forte impulsion aux grands chantiers liés aux infrastructures, même si beaucoup d’observateurs pensaient que ses rêves étaient démesurés. Sans état d’âme, il a essayé de sortir du giron français, en multipliant les initiatives de coopération avec les pays du Golfe.  Abdoulaye Wade a de l’audace. Cela est largement reconnu.

-Nombreux sont les observateurs qui estiment qu’Abdoulaye Wade a banalisé tous les attributs de la république, en introduisant le désordre et le mélange de genres (CF les livres de Latif Coulibaly : « Wade, un opposant au pouvoir », « La république abîmée »). On a assisté sous son règne à une personnalisation du pouvoir avec la modification de la constitution de 2001, « laquelle a engendré un bonapartisme personnaliste sans  équivalent historique », pour paraphraser Mamadou Dia. Il a choqué beaucoup de sénégalais avec cette « idée » de dévolution monarchique du pouvoir que l’opposition  décelait dans tous les actes qu’il posait. Et quand il a voulu modifier à nouveau la constitution, il est parvenu à rassembler toute l’opposition contre lui autour du cadre appelé le M23. Le processus de renversement de son pouvoir fut enclenché dès lors.

-Selon moi, Abdoulaye Wade était  centré CP-Rouge, agissant avec des réflexes de monarque.

 

Macky Sall

-Contrairement à Abdoulaye Wade qui avait concentré le pouvoir entre ses mains, Macky a réussi à regrouper autour de lui la vielle opposition. C’est une prouesse de maintenir dans le même régime des anciens caciques du parti socialiste et de l’AFP, des éléments du PDS, d’anciens gauchistes, des démocrates et des éléments de la société civile, y compris de nombreux leaders syndicaux. Macky a poursuivi les chantiers initiés par Wade avec un certain réalisme. Beaucoup d’observateurs apprécient la stabilité dans le domaine de l’énergie, les progrès réalisés sur la filière RIZ, la poursuite des projets du nouveau pôle urbain de Diamniadio, mais d’autres estiment que le pouvoir d’achat ne cesse de se dégrader. Il a plus ou moins pacifié le front syndical.

-C’est surtout avec les dossiers sur le pétrole et le Gaz que la déception s’est installée. Sur l’affaire Khalifa Sall, l’opinion, largement partagée, est qu’il veut éliminer un adversaire politique.

-Sans aucun doute, Macky est dans la même logique qu’Abdoulaye Wade. Il est centré CP-Rouge, agissant dans une société BO-CP. Il peut opérer quelques changements, mais le passage vers DQ-ER n’est pas à l’ordre du jour.

 

Deux figures majeures de l’histoire politique du Sénégal : Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop

 

Mamadou Dia

-Mamadou Dia était une chance pour le Sénégal, mais je crois qu’il était d’un cran trop avancé au- dessus du code BO-CP dominant. Cet Homme était centré DQ-ER  avec une orientation très nette vers des valeurs positives de la République. Armé d’une volonté ferme d’assurer le décollage du pays, il avait aussi un fort engagement pour l’éducation des masses populaires en vue d’enclencher un changement du code dominant BO-CP vers DQ- Bleu. Il était sans concession sur les pratiques « non –républicaines ». Si l’on peut reconnaître à Senghor et Abdou Diouf un code DQ –bleu lié au sens de la méthode, à la maîtrise des affaires liées à l’administration, de l’avis de nombreux observateurs, Mamadou Dia était beaucoup plus en avance dans la  volonté de construction et d’émergence d’une conscience citoyenne, républicaine.

-Des observateurs estiment qu’il n’a pas su faire preuve de pédagogie. Son ancrage patriotique et son sens de l’indépendance ont su réunir contre lui les anciens colons et toutes les forces du monde BO-CP qui sentaient une menace pour leurs intérêts. Cela a abouti au coup d’Etat de décembre 1962, qui l’écarta  définitivement du pouvoir.





Cheikh Anta Diop

-Cheikh Anta était encore plus éloigné du code dominant BO-CP. Savant émérite et reconnu dans le monde, anthropologue, historien, patriote et panafricaniste convaincu, je me demande juste  si ses analyses et mots d’ordre n’étaient pas trop en avance par rapport au code dominant BO-CP. La notion de nation étant encore très abstraite dans ce monde ; l’ordre BO-CP avait beaucoup de mal à envisager le panafricanisme qui exige un niveau de conscience assez élevé. Par sa grande érudition, Cheikh Anta avait certainement une connaissance assez fine du monde B0-CP, mais d’un point de vue pratique, tout laisse croire que Senghor et Abdou Diouf avaient une meilleure perception des conduites en cours dans le monde BO-CP. On peut se demander avec le recul si l’aile patriotique le plus à gauche et les anciens communistes, qui s’insurgeaient contre la bourgeoisie bureaucratique et compradore et les marabouts affairistes, comprenaient réellement les conduites de leurs compatriotes du monde BO-CP.

 

Les dirigeants de la gauche révolutionnaire : Abdoulaye Bathily, Landing Savané, Amath Dansokho

 

Nous devons leur dire merci pour leur contribution à l’élargissement de la démocratie. Ils ont joué leur partition de façon magistrale. Ils ont fait preuve de courage et ont marqué de leur empreinte les luttes les plus ardues depuis l’indépendance. J’ai eu la chair de poule quand j’ai vu en 2012 à la télévision Amath Dansokho participer à un  rassemblement de la place de l’indépendance, béquille à la main, gardant sa sérénité alors que la police était en train de charger la foule.

Devraient –ils tous quitter le navire que conduit Macky Sall, car les faits pour lesquels le peuple s’était soulevé contre Wade sont encore plus d’actualité aujourd’hui? Quand on n’a pas fait le centième de leur sacrifice, l’on doit avoir l’humilité de ne pas se positionner en donneur de leçons. Même vis-à-vis des personnes comme Latif Coulibaly, Souleymane Jules Diop, El Hadji Kassé, j’adopterai la même attitude. Ils ont joué une belle partition en 2012. Nous n’émettons aucun jugement négatif sur leur attitude. Nous constatons simplement pour le moment qu’ils ne manifestent aucune indignation. La nature ayant horreur du vide, s’ils ne le font pas, d’autres sont en train de prendre le relais.

 

Quelques nouveaux dirigeants de l’actuelle opposition : Idrissa Seck, Khalifa Sall, Ousmane Sonko, Abdoul Mbaye, Mansour Sy Jamil

 

Idrissa Seck

Les sénégalais lui reconnaissent certainement des compétences avérées. Nombreux sont ceux qui avaient positivement apprécié les réalisations issues des chantiers de Thies, même s’ils avaient suscité de nombreux débats. Suite à ses dissensions avec Abdoulaye Wade, s’il avait adopté une attitude d’autonomie et de clarté sur sa volonté d’accéder au pouvoir, en mettant une croix sur le PDS, Macky ne serait peut –être pas président de la République en 2012. Mais ses allers-retours vers Abdoulaye Wade n’ont pas été bien appréciés par les Sénégalais. Sous ses airs d’une personnalité sûre d’elle-même, se cache peut-être une personne très dépendante. Ceci est mon humble avis. J’espère bien me tromper. Sans certitude, je pense qu’il est centré CP-Rouge.

 

Ousmane Sonko, Abdoul Mbaye, Mansour Sy Jamil et Khalifa Sall

Ce pôle, constitué par Ousmane Sonko, Abdoul Mbaye, Mansour Sy Jamil et Khalifa Sall, constitue, de mon point de vue, le socle de l’opposition véritable à Macky. De toute cette opposition, Sonko donne l’image de la figure qui peut aller le plus loin. Son engagement patriotique et la méthode qu’il propose sont assez originaux. Il est centré DQ Bleu avec une orientation très nette vers les bonnes pratiques républicaines. En s’appuyant sur l’expérience pragmatique de Abdoul Mbaye, la connaissance du monde BO de Mansour Sy Jamil, le charisme et le poids politique de Khalifa Sall, ce quarté peut constituer une menace pour le régime actuel. Celle-ci sera très grosse si ce pôle arrive à attirer des personnalités qui ont marqué récemment les esprits par leur sens de l’intégrité et leur courage : le magistrat Ibrahima Dème, le capitaine Dieye, Mody Niang, Nafy Ngom Keita  et même Youssou Ndour.

Peut –on faire entièrement confiance à un tel pôle ? Pas totalement, si nous poursuivons notre logique jusqu’au bout, car le jeu des interactions avec le pouvoir va faire émerger de nouvelles attitudes. On peut juste dire intuitivement qu’ils peuvent aller le plus loin possible.

Quelles peuvent être  les difficultés d’un tel front arrivé au pouvoir ?

Difficulté 1 Ceux-là mêmes, qui vont peser de tout leur poids pour aider dans la première phase de conquête du pouvoir, peuvent constituer une grosse entrave dans la phase de gestion du pouvoir.

Difficulté 2 Celui qui emportera le suffrage des sénégalais subira les assauts du monde BO-CP avec les nouveaux types d’interaction qu’il découvre dans l’exercice du pouvoir. Il deviendra un autre homme, six mois, un an, trois ans après.

Il ne faudra pas sous-estimer la capacité du monde BO-CP à assurer sa survie. Comme tout système secoué dans son équilibre, il tentera de résister.

D’aucuns me demanderont le programme autour duquel ce mouvement doit s’organiser. La réponse est assez simple : les conclusions des assises nationales doivent en constituer le cœur.

 

-Quel doit être le programme du futur régime ?

L’essentiel doit tourner autour des conclusions des assises nationales. C’est le lieu de saluer ce travail remarquable réalisé sous la houlette du doyen Amadou Makhtar Mbow. Comment relever maintenant le défi de la mise en œuvre ? Une telle question peut paraître anodine alors qu’elle recèle beaucoup de complexité. Il faudra prendre du temps et faire appel à des experts (ayant du recul vis-à-vis de nos codes dominants) pour comprendre les véritables freins à la mise en œuvre.

 

-Quelles sont les conditions requises pour une troisième alternance ?

1   un peuple en désaccord avec son dirigeant ;

2 une alternative en face crédible capable de se différencier, une bonne compréhension des systèmes de valeur en cours, une organisation méthodique pour être présent dans tous les bureaux de vote, une communication efficace avec des mots d’ordre simples (même le nom du mouvement ne doit pas dépasser deux syllabes) et une exploitation judicieuse des nouveaux canaux digitaux qu’utilisent les milléniaux. Ceux-ci doivent être à l’avant-garde de ce combat.

 

-Est-ce que les outils de communication peuvent jouer un rôle décisif dans la prochaine  élection ?

Nous savons tous qu’Abdou Diouf a été vaincu par un peuple déterminé à tourner la page et qui s’est largement appuyé sur les radios privées et le mobile pour amplifier le mouvement de rupture et assurer une élection transparente. L’opposition à Abdoulaye Wade a ajouté à ces outils classiques les réseaux sociaux avec la plateforme Seneweb en particulier. Je crois que les chroniques de Souleymane Jules Diop et certainement ceux d’autres acteurs du net (bloggeurs, animateurs) ont contribué largement à la victoire de Macky. Ce dernier risque d’être emporté par WhatsApp. Je suis particulièrement impressionné par la nature des contenus qui circulent sur cette plateforme  avec une très grande viralité. Un gros paradigme qui change : avant, il fallait beaucoup d’argent pour organiser des meetings et passer à la télévision afin d’influer sur l’opinion. Maintenant, une petite vidéo peut faire le buzz et marquer durablement les esprits.

 

-Si l’alternance se réalise, quelles sont les conditions requises pour réaliser un vrai changement?

On reproche à nos leaders de trahir leurs promesses et principes de départ. La question de savoir à quand remonte le changement survenu chez un dirigeant n’est pas pertinente, car lui-même n’est pas toujours conscient du moment où s’opère le glissement. Je crois même que les dirigeants arrivent au début avec des ambitions très sincères, visant le développement du pays et l’épanouissement des citoyens. C’est au contact avec le pouvoir, à la facilité avec laquelle ils font et défont les choses et à la nature des nouvelles interactions que s’opèrent les changements. Essayons de faire parler notre imagination. Supposons que je sois à la place de Macky. Durant les six premiers mois de mon mandat, 99% des personnes que je reçois au palais – y compris le peuple des assises– arrivent dans mon bureau avec des requêtes de cas personnels ou de demande de faveurs notamment à propos d’attribution de marché ou d’avantages fiscaux. A un moment, je vais me demander si ce peuple – à travers ces représentants que je reçois- a un sens patriotique. Serai-je capable de rester lucide, de refuser à chaque fois que cela est nécessaire et inscrire mon action dans le sens du respect des principes républicains ? Je crois que la réponse positive est plus facile à dire qu’à faire. Que faire donc pour réaliser un vrai changement ?Il faut se donner une période de 6 mois pour approfondir le diagnostic ; faire appel à une équipe d’experts  qui accompagne cette étude (le modèle de la spirale dynamique peut être intéressant  à cet effet; il a servi de grille d’analyse dans le processus de la transformation de l’Afrique du Sud dans les années 1990)

 

-Si le régime de Macky est maintenu, peut-il œuvrer pour un véritable changement ?

Deux cas d’usage méritent d’être rappelés. Le cas de Ben Ali de Tunisie qui avait suscité de gros espoirs dans les années 1990, grâce à sa volonté hardie d’œuvrer pour le décollage économique de son pays, en l’inscrivant dans un système DQ. Quelques années plus tard, le régime bascula dans une gestion clanique BO-CP au grand dam du peuple tunisien. Le second cas est le régime de Paul Kagamé du Rwanda. Ce dernier est considéré par des observateurs avertis (voir les livres de Pierre Pean) comme le déclencheur du génocide rwandais et le principal allié d’Israél et des USA/UK dans la région des grands lacs. Ce qui est curieux, il incarne aujourd’hui l’image du président modèle qui a inscrit son pays dans un processus d’émergence économique et un ancrage vers DQ-ER. Quelle est la réalité de ce processus ? Si ces faits sont avérés, quels en sont les ressorts ? Kagamé est –il aussi exemplaire qu’on le présente ?

Macky peut-il s’inscrire dans une dynamique de changement véritable s’il est réélu ? Réponse : Tout est possible. Mais la probabilité de maintenir le statu quo est très grande.

 

-Comment adresser la question des biens mal acquis avec l’avènement d’un nouveau régime ?

Cette question est assez complexe. Comment lutter contre les détournements de deniers publics, les malversations et l’impunité sans perdre du temps dans des procès inutiles ? Ne faudrait-il pas faire table rase de la situation précédente et annoncer avec l’aval de toutes les têtes de réseau que dorénavant, tout manquement dans ce domaine fera l’objet d’un traitement de rigueur ? Pour être logique et conséquent, il faudrait que le nouveau dirigeant annonce à son entourage et à ses compagnons qu’il n’aura aucun moyen d’intervenir sur ce type de dossier. L’idéal serait que ces dossiers en provenance de IGE ou OFNAC, remontent directement au président et au parquet.

 

Quel devraient être les grands axes de la feuille de route du futur régime ?

Le premier mot d’ordre est de mettre le pays au travail. Il faut également construire une conscience citoyenne et républicaine en phase avec le code DQ-ER. La lutte contre la corruption, la concussion et le népotisme doit être érigée en réflexe pour tout le monde. Pour être efficace, ce combat doit être mené par l’éducation, l’exemplarité des dirigeants mais aussi par des mesures d’ordre institutionnel. cf « rapport des assises ». La responsabilité doit être partagée à plusieurs niveaux : la famille, le quartier et  la ville.

Ces mesures doivent être accompagnées par des programmes de développement économique et social où l’Etat s’occupe de grands chantiers et crée le cadre adéquat qui permet aux différents acteurs de créer de la richesse. Nous devons libérer tout le potentiel de créativité et d’innovation de nos entrepreneurs, car c’est la création de richesse qui stimule le développement. Aujourd’hui, la mondialisation nous intime l’obligation d’être réaliste. Nous devons renforcer et multiplier les axes de coopération profitables au pays. Dans certains secteurs, nous serons obligés de nouer des partenariats stratégiques. Il faut également miser sur la modernisation des organisations et de l’administration, en s’appuyant sur la dynamique de transformation digitale. L’éducation et la santé doivent être perçues comme des centres de profit à long terme.

 

ithioye@hotmail.fr

 

 

 

 

 





ANNEXE

 

Les descriptions ci-après sont largement inspirées du livre de Fabien & Patricia Chabreuil: « Spirale dynamique ».

 

code AN-Beige 

But : Réussir à survivre en satisfaisant les besoins physiologiques.

Thème : Exprimer le soi automatiquement en fonction des impératifs physiologiques et des possibilités de l’environnement.

Caractéristiques

Ce code est apparu il y a plusieurs centaines de milliers d’années. Certains auteurs parlent de  millions d’années. C’est le monde des chasseurs-cueilleurs qui vivaient en hordes qui se déplacent. Aujourd’hui, on peut considérer que ce code a disparu. Toutes les sociétés ont évolué vers un niveau supérieur.

 

code BO-Violet 

But : réussir à survivre en s’appuyant sur l’appartenance au groupe et le respect des traditions.

Thème: sacrifier le soi aux désirs des anciens et aux coutumes des ancêtres.

Caractéristiques

Ce code est apparu il y a 50 000 ans. Certains auteurs évoquent 200 000 ans. La présence du groupe procure une sécurité psychologique.  Dans sa variante la plus ancienne, ce monde correspond à la gens primitive décrite par Morgan Lewis et reprise par F. Engels dans son célèbre livre : « Origine de la famille, de propriété privée et de l’Etat ».Nous n’aborderons pas toutes les formes d’organisation de cette société avec les différents types de famille qui s’y sont succédés. La notion de propriété privée, de possession occupait une place moindre que dans les codes postérieurs de la spirale. Ce code se caractérise par :

– l’usage de la magie, des totems/tabous et de la superstition;

– l’omniprésence des esprits;

– la division du travail peu perceptible et l’économie tournée vers la consommation ;

– des valeurs phares comme la réciprocité (téranga), l’humilité (le groupe d’abord et moi ensuite; la personne existe par, grâce et à travers le groupe);

« L’on est triste ensemble et joyeux ensemble » résume le fonctionnement de ce monde B0-violet ;

Les maîtres-mots de ce code sont : harmonie avec la nature, appartenance, tradition, relation de sang, respect des tabous, des rites, obéissance, respect des anciens, hospitalité, protection, magie, superstition, népotisme (mon clan d’abord, les autres ensuite).

Aujourd’hui, ce code est très présent dans le monde, particulièrement en Afrique. Au Sénégal, il y côtoie d’autres codes. Certaines caractéristiques se sont atténuées, mais d’autres sont encore visibles surtout dans le monde rural, avec des différences selon les régions. En ville également, ce code reste actif.

 

 code CP-Rouge 

But : acquérir une identité personnelle en se connectant à sa puissance.

Thème : exprimer le soi sans culpabilité pour satisfaire immédiatement ses impulsions.

Caractéristiques

Ce code est apparu il y a 10 000 ans. La division du travail acquiert une autre dimension avec les progrès dans la domestication des animaux et des plantes, entraînant ainsi  de la production marchande. On voit apparaître le troc qui, plus tard, va donner naissance aux premiers types de monnaie. Des dispositifs de régulation sont mis en place pour atténuer les conflits de classe ou de castes. L’esclavage et une de ses déclinaisons plus sophistiquée – le servage- apparu plus tard, sont au cœur du mode de production.

Ce code se caractérise par :

-la tendance à acquérir une identité personnelle chez une minorité; la majorité accepte de se réfugier sous cette aile protectrice, jusqu’à une certaine limite ;

-le besoin de connexion à sa force personnelle ;

-des valeurs aristocratiques comme le sens de l’honneur, le courage, l’héroïsme ;

Les maîtres- mots de ce code sont : affirmation de soi, pouvoir, courage, bravoure, confiance en soi, honneur, renom,  force, domination, indépendance, conquête, exigence de respect, évitement de la honte etc.

Ce code était assez présent dans nos anciens royaumes. Quelques éléments de ce code sont encore très actifs dans nos villes, mais surtout dans nos campagnes.

 

 code DQ-Bleu 

But : acquérir une identité sociale en se connectant à un système qui organise en donnant sens, structure et ordre.

Thème : sacrifier le soi maintenant pour obtenir une récompense plus tard.

Caractéristiques

Ce code est apparu il y a 6000 ans ; il se caractérise essentiellement par le sens du sacrifice et la recherche de la vérité ultime. La division du travail s’intensifie avec l’apparition des grands empires. Le mode de production évolue de l’esclavage au servage.  On voit apparaître quelques grandes cités. A certains endroits, L’Etat se modernise avec ses multiples institutions.

Les maitres-mots de ce code  sont : qualité, respect des lois et règlements, discipline, stabilité, ordre, conformité, vérité, patience, rang, statut, justice, titre, clarté, ordre, fiabilité, contrôle, pensée polarisée (une seule vérité), évitement de la culpabilité etc.

                L’Egypte ancienne constitue la première institution DQ Bleu.

Au Sénégal, DQ bleu est présent, mais ses valeurs positives n’ont pas complètement imprégnées nos conduites   de tous les jours. La discipline et le sens de la conformité sont régulièrement mis à l’écart au profit de valeurs comme la réciprocité et le népotisme qui nous viennent du monde BO Violet.

 

 code ER-Orange 

But : assurer la satisfaction matérielle en assouvissant ses désirs.

Thème : exprimer le soi de manière calculée, de façon à éviter l’agressivité des autres.

Caractéristiques

Ce code apparaît à la renaissance, mais il va  prendre une dimension assez forte avec la révolution industrielle. Ce code incarne les valeurs du capitalisme : l’individualisme, l’autonomie, l’affirmation de soi, l’innovation etc.

Au plan économique, on voit apparaître le machinisme et le libre-échange. Le salariat devient le nouveau mode de production dominant. Le monde devient pour les nouveaux capitaines d’industrie une source inépuisable d’opportunités et de création de richesse.  A côté de la production de masse, surgit également une  consommation de masse et une  éducation de masse. Les média ou canaux de communication prennent également cette dimension « de masse ». En Europe de l’ouest, ce code devient dominant dans les années 1960. Dans ce monde, le travail est survalorisé, le temps  est une variable clé, le calcul égoïste est la norme.

Les maîtres- mots de ce code sont : performance, prestige, responsabilité, succès personnel, compétition, productivité, orientation résultat, challenge, indépendance, acceptation, flexibilité, croissance, richesse, capacité à  mettre le focus, réalisme etc.

On peut noter des niches ER –Orange au Sénégal. De nombreux acteurs économiques sont centrés ER-Orange, en faisant preuve de pragmatisme et de sens du travail. Mais on constate souvent l’absence des valeurs DQ-Bleu (rigueur, esprit républicain, respect des normes etc.) Pour maintenir et protéger leur business, certains adoptent les valeurs négatives BO-CP (gabegie, contournement des lois, népotisme, concussion, clientélisme etc.).

 

 code FS-Vert

But : assurer la satisfaction émotionnelle en tissant des relations chaleureuses.

Thème : sacrifier le soi maintenant pour obtenir l’harmonie pour soi et pour les autres.

Caractéristiques:

Ce code apparaît au début du 20é siècle. Il est encore en cours d’émergence dans la plupart des pays développés, exceptées les démocraties de l’Europe du Nord ; ce sont des Etats multiculturels, protégeant l’environnement et les droits de l’homme, privilégiant le commerce équitable et voulant faire profiter d’un service public efficace à tous les citoyens. Concertation et recherche de compromis sont utilisées comme méthode d’échange. Corruption et népotisme sont largement combattus.

Les maîtres- mots de ce code sont : harmonie, coopération, esprit ouvert, tolérance, consensus, responsabilité, dialogue, intégration, empathie, participation, égalité, équité, adaptation, flexibilité, droits humains, développement personnel, relativisme etc.

 

code A’N’ou GT-Jaune 

But : Reconstruire l’homme et le monde en misant sur la compétence, la responsabilité et l’autonomie.

Thème : exprimer le soi, mais jamais aux dépens des autres, pour que toute vie puisse continuer de manière naturelle et fonctionnelle.

Caractéristiques:

Ce code a pour ambition de reconstruire l’homme en misant sur la compétence, la responsabilité et  l’autonomie. Tout en étant relié aux autres, l’être humain se veut indépendant. Ce code apparaît dans une période marquée par la révolution de l’information dont l’une des caractéristiques majeures est l’accélération digitale. Le digital arrive avec de nouvelles valeurs qui ont comme noms : partage, transparence, humilité, ouverture  et authenticité. Ce code valorise la flexibilité et accepte les paradoxes et le chaos.

Les maîtres- mots de ce code sont : réflexion personnelle, vision en perspectives multiples, intégration systémique, connaissance & créativité, réseautage,  ouverture aux autres, apprentissage permanent, intégration des connaissances, vision & autonomie, compétence profonde, etc.

 

 code B’O’ou HU-Turquoise

But : Reconstruire l’homme et le monde en élargissant sa vision holistique.

Thème : sacrifier si nécessaire le soi et celui des autres pour le bien de toute vie présente ou à venir.

Caractéristiques:

Un des piliers de ce code consiste à reconstruire le monde, en s’appuyant sur une perception élargie et une vision holistique. Restaurer l’harmonie globale deviendra une exigence pour tout le monde.  L’on ne peut procéder à une séparation entre les différents problèmes. La terre entière est devenue une structure communale à l’image de la société communiste de Marx. Cela requiert un niveau d’éducation assez élevé. L’apprentissage ne va plus se limiter à l’acquisition de connaissance. Les méthodologies utilisées vont s’affiner au fur et à mesure. Les maîtres- mots de ce code sont : développement durable, responsabilité pour le vivant et pour les générations futures, amélioration des conditions de toutes les vies, responsabilité sociale, acceptation de la complexité globale, conscience spirituelle, etc.

 

Ce schéma fait la synthèse de la description des codes.

 

 

 

Ci-après quelques principes à propos des codes ou niveaux d’existence :





II.1 Un code englobe ceux de niveaux inférieurs (principe d’holarchie).

 

II.2 Un code décrit surtout comment les gens pensent et non l’objet de ces pensées. Le code doit être compris comme un container qui structure la vision du monde. Les idées, croyances, rituels spécifiques  constitueront le contenu. Ce code ou container structure des valeurs profondes. Le contenu est constitué des valeurs de surface (activités observables: évènements, comportements, rituels etc.) et  des valeurs cachées (idées, croyances, attitudes, routines, conscients ou inconscients, déclarés ou tus). Au sein d’un individu, d’une organisation ou d’une société, plusieurs codes coexistent à un moment donné. La régression ou l’évolution vers d’autres codes est possible, mais elles suivent toujours un ordre précis sans saut de niveau.

 

II.3 Il n’existe pas un bon ou un mauvais code. A l’intérieur d’un code, on peut noter des aspects positifs ou négatifs, selon le contexte. La solution d’aujourd’hui peut être le problème de demain. A priori, un principe fondamental est que chaque code ou vmème a quelque chose à offrir aux autres. Il est pertinent lorsque les conditions d’existence le requièrent. Il devient complètement inadapté lorsque celles-ci évoluent.

 

II.4 Les six premiers codes constituent la première boucle. Les deux derniers codes démarrent une deuxième boucle et ils utilisent des outils de pensée et d’apprentissage plus sophistiqués, à la mesure des nouvelles conditions de vie : théorie des systèmes, théorie du chaos, théorie de la complexité, théorie des réseaux sociaux, anthropologie culturelle etc. La grosse différence entre ces codes de la deuxième boucle et ceux de la première, c’est la disparition des peurs structurelles (compulsions et anxiétés). Il peut y avoir des peurs, mais elles n’ont plus ce pouvoir qui pousse l’individu vers des réactions instantanées. On note également une alternance lors du passage d’un code à un autre. Si l’un opère une expression du soi, le suivant s’inscrit dans un sacrifice du soi. Le passage de la première à la deuxième boucle est considéré comme un saut quantique.

 

II.5 Le passage vers d’autres niveaux supérieurs à GT ou B’O’ –turquoise est possible d’après Graves. Cela constitue une ouverture du modèle et marque une différence entre la théorie de Graves et celle de Maslow ou de Karl Marx. Retenons tout de même que l’analyse économique de la société capitaliste chez Marx est d’une profondeur qu’on ne retrouve pas dans la théorie de Graves. Maslow, également,  a largement contribué à notre compréhension des besoins et motivations humains

 

Présidentielle de 2019: Les dés ne sont-ils pas déjà pipés ?

Le compte à rebours a commencé et les états majors politiques ne dorment plus du sommeil des justes, tellement leurs esprits sont tournés vers la date du 24 février 2019 au soir de laquelle seront connus les résultats de l’élection présidentielle.

La deuxième alternance sera-t-elle alternée ou le Président sortant va-t-il être réélu?

Mystère et boule de gomme ?



Pour le moment rien ne permet de prédire le vainqueur de ces joutes qui seront à coups sûrs très âpres, malgré l’assurance que semblent donner les partisans du Président Macky Sall d’une réélection dès le premier tour.

Ils sont en effet persuadés que la réélection du Président, soit elle passe au premier tour, ce qui loin d’être évident avec la configuration politique actuelle du Sénégal, soit elle casse au deuxième tour, avec la ferme volonté des candidats de faire front contre le président sortant, expériences vécues en 2000 et en 2012.

Ces deux alternances avaient été réalisées dans un contexte empreint de paix sociale et de respect des jeux démocratiques.

C’est loin d’être le cas aujourd’hui où le fil du dialogue entre la majorité et l’opposition la plus représentative est coupé depuis l’adoption de la loi instituant le parrainage qui a fini de polluer l’atmosphère politique lourde de tous les dangers.

Le minimum de consensus sur le processus électoral n’est pas assuré.

Il urge donc de reprendre le fil du dialogue.

La personne du Ministre de l’Intérieur importe peu.

Seulement il doit donner des gages de sécurisation de tout le processus électoral.

D’abord veiller à ce que tous les citoyens inscrits sur les listes électorales reçoivent leurs cartes au plus tard ce 31 août comme il en avait fait la promesse.

Les ratées connues dans la confection et la distribution des cartes devaient précipiter le départ du Directeur de la DAF, Monsieur Ibrahima Diallo, admis

à faire valoir ses droits à une pension de retraite depuis 2015, mais maintenu encore à son poste pour des raisons que la raison ignore.

Il devrait aussi édifier les Sénégalais sur le discriminant jusque-là resté secret pour les principaux acteurs. Un élément aussi important du dispositif électoral ne saurait être entretenu dans ce flou.

En outre le formulaire officiel de collecte des parrains, dont le retard ne s’explique nullement au vu de la diligence qui avait prévalu lors du vote de la loi, doit être mis à la disposition des candidats à la candidature pour leur donner suffisamment le temps de recueillir des parrains avec le maximum de chances de voir leur candidature validée.

Devant une telle situation l’opposition doit faire preuve de suffisamment d’ingéniosité pour ne pas tomber dans le piège qui lui semble être tendu.

Pour ce faire, elle doit batailler ferme pour la fiabilité de ce qui reste du processus électoral, avec comme premier objectif la confection et la distribution de toutes les cartes d’électeurs sans discrimination aucune.

Elle doit également, en concertation avec tous les candidats, trouver une stratégie en réduisant au maximum les candidatures qui pourraient être fédérées autour de cinq pôles forts regroupés autour de projets de sociétés bâtis sur la base d’un désir commun d’aller ensemble.

Une floraison de candidatures ne serait pas pour faciliter les choses : les mêmes personnes parrainant tout le monde et le parrainage multiple étant interdit par la loi.

Le facteur temps va s’ajouter à la complexité de la tâche déjà si ardue.

Ne serait-on pas tenté, comme ce fut le cas aux dernières législatives, de multiplier les candidatures pour corser davantage la quête aux parrains ?

Vouloir élever la barre très haut pour rassembler le maximum de parrains ne participe-t-il pas de ce même stratagème ?

Mais ceux qui le feraient seraient exposés au risque de voir leur candidature invalidée parce que la loi a fixé aussi bien un plancher(nombre maximun) et un seuil



(nombre minimum ) qui lient tout le monde.

En tout état de cause, l’histoire du Sénégal ne s’arrêtera pas au 24 février 2019.

Par voie de conséquence, les politiques de quelque bord qu’ils soient, doivent savoir raison gardée et œuvrer tous ensemble pour l’organisation d’une élection libre et transparente permettant au seul peuple souverain de

choisir l’homme qui va présider aux destinées du pays les cinq années à venir.

Fait à Thiès le 15 août 2018

El Hadji Abdou Wade dit Mara.

(Urgent)- Khalifa Sall déclare sa candidature à la présidentielle de 2019





(Urgent): Thierno Bocoum annonce sa candidature à la Présidentielle de 2019

YERIMPOST.COM Ci-dessous sa déclaration de candidature

Mes chers compatriotes,

Après mûre réflexion, j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle de 2019. Cette décision nous l’avons pesée et soupesée.

Elle s’impose au regard de la nécessité absolue de sortir nos populations de l’étreinte d’un système de gouvernance vicieux et d’une certaine classe politique dirigeante et candidate à la succession, qui promettra toujours mais qui n’a ni la volonté ni le courage d’agir.

Chers compatriotes,

Nous assistons tous les jours à une décadence, à tous les niveaux, de nos familles respectives qui voient leur dignité et leur désir d’avancement relégués au second plan au profit d’intérêts bassement personnels.




Quand nous voyons nos parents battre le macadam pour le réhaussement de leur pension de retraite faute de relève, quand nos mamans peinent à avoir de l’eau pour bouillir le contenu inconsistant de leurs marmites, quand nos sœurs et frères peinent à étudier, à se soigner, à trouver du travail; quand ils échouent dans la Méditerranée et se font vendre sur la route de l’exil; quand nos oncles entrepreneurs peinent à accéder à la commande publique ou peinent à rentrer dans leurs fonds par la faute d’un État mauvais payeur; quand nos cousins agriculteurs ont tous les problèmes pour vendre leurs récoltes afin de subvenir à leurs besoins primaires après plusieurs mois de labeurs, quand la justice ne nous met plus à l’abri de l’injustice, nous devons comprendre qu’il est temps et qu’il nous revient impérativement de mener un combat de famille. Le combat de toutes les familles, le combat d’une société, la société sénégalaise dans son entièreté et sa diversité.

C’est un combat de survie que notre génération doit prendre en charge, en toute responsabilité. Nous devons être au-devant pour balayer les montagnes d’incertitudes mais aussi nous devons bien tendre l’oreille pour que l’expérience et le savoir-faire de nos parents, oncles et tantes puissent servir à notre désir commun.

Mes chers compatriotes,

Dans quelques jours nous vous soumettrons un projet de société inclusif articulé autour du changement de paradigmes dont l’élaboration a vu la participation de sénégalais de l’intérieur et de la diaspora.

Je vous rassure dores et déja sur notre engagement de rester droit dans nos bottes à tous moments et en toutes circonstances.





Il est bien évident que le Sénégal, notre pays, risque d’être sacrifié à jamais si notre génération se mêle à la course effrénée aux privilèges personnels et aux avoirs indus au détriment du mieux-être collectif. Nous avons la responsabilité de penser différemment, d’agir différemment si nous voulons gérer autrement.

Que Dieu bénisse le Sénégal et rende meilleur son destin!

Vive la nation sénégalaise !

Vive l’Afrique!

Ansoumana Dione: « Je serai l’attraction à l’élection présidentielle de 2019. »

Ansoumana DIONE, Président du mouvement politique, Jaamu Askan wi, déclare à quiconque voudrait l’entendre, qu’il sera l’attraction à l’élection présidentielle de 2019. Car, selon lui, le Président Macky SALL est celui qui fermera la longue marche de cette classe politique qui gouverne le Sénégal, depuis les indépendances à nos jours. En clair, l’actuel chef de l’Etat gouverne en même pour l’ensemble des autres leaders de l’opposition sénégalaise dont Monsieur Idrissa SECK, qui avaient tous voté pour son élection en 2012. C’est pourquoi, Ansoumana DIONE leur conseille tous de ne point s’aventurer à se présenter comme candidat à la présidentielle de 2019. Car, d’après même un sondage populaire, on ne peut plus clair, aucun homme politique ne sera élu Président de la République du Sénégal, au soir du 24 février prochain. Et, c’est cette réalité qui fera de moi, Ansoumana DIONE, le candidat le plus célèbre, de par mon parcours dans le domaine du social, notamment, à travers mon combat en faveur des malades mentaux errants, couche la plus vulnérable de notre société. Alors, dans quelques mois seulement, je serai, s’il plait à Dieu, le Président de la République du Sénégal et je mettrai surtout, d’abord, de l’ordre dans ce pays. Attention, concernant l’Opération « Ma caution, d’abord » dont la cérémonie de lancement est prévue au CNFA de Rufisque, le samedi 14 juillet 2018 à partir de 09 heures, des voluontaires ont déjà commencé à verser leur cotisation de 100 francs CFA, pour le paiement de sa caution. Une grande première au Sénégal.




Rufisque, le 02 juillet 2018,
Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à l’élection présidentielle de 20189

Karim Wade et Khalifa Sall éliminés de la course de 2019, Samuel Sarr cible des faucons du Palais

Ils cherchent partout. Ils mettent la main dans tous les coins pour obtenir des éléments compromettants contre l’ancien Ministre d’Etat qui vient d’annoncer sa candidature. Samuel Sarr empêche le pouvoir de dormir. Car sa candidature prend de l’ampleur avec des vagues de soutien à travers le pays et la diaspora, compte non tenu des hauts dignitaires du Pds prêts à l’accompagner. Les faucons du Palais qui souhaitent réélire le président Macky Sall dès le premier tour, voient la candidature de Samuel Sarr comme une menace pour la réélection de l’époux de Marème Faye. Selon nos sources, des études ont prouvé la montée de la cote de popularité de Samuel Sarr sur l’axe Touba, Mbacké, Diourbel, Mbour, Kaolack, Ziguinchor et Dakar. Voilà pourquoi, les faucons du Palais ont approché des autorités gambiennes pour activer un dossier qui date des années 90 lorsque Samuel Sarr aidait la Gambie dans un contrat de fourniture de pétrole au Nigéria. DakarTimes a pu obtenir le dossier entier et vous révèle l’essentiel de cette affaire.




Plusieurs personnes qui fréquentent le Palais ont beaucoup manœuvré pour freiner Samuel Sarr dans son ambition de solliciter le suffrage des sénégalais. Certes, Macky Sall et son épouse ont toujours entretenu d’excellentes relations avec cet ancien Ministre de Me Abdoulaye Wade mais aujourd’hui Samuel veut descendre dans l’arène politique comme le lui ont demandé des responsables du Pds et des sénégalais apolitiques. En dépit de son emprisonnement en 2015, le Ministre Samuel Sarr n’a pas nourri une animosité à l’égard du Président Macky Sall. C’est dans la prison que son marabout de Serigne Cheikh Saliou qui a conseillé de ne plus attaquer le président de la République, qui qu’il soit… Au sein du Pds, plusieurs responsables qui doutent de la candidature de Karim Wade se sont engagés pour soutenir Samuel Sarr parce qu’ils ont décidé de ne jamais voter pour Idrissa Seck même si ME Wade leur donner une consigne de vote en ce sens. Alors Samuel Sarr entend proposer son projet de société aux sénégalais en 2019. Seulement, les faucons du Palais n’entendent guère laisser l’ancien Ministre d’Etat se présenter à la présidentielle de 2019. Que feront-ils donc ? L’amener à l’exil comme Karim Wade ou le mettre en prison sans délit ? Le dossier gambien étant un pétard mouillé…

Première transaction du pétrole brut entre Banjul et Abuja
Arrivé au pouvoir, l’ancien président gambien Yahya Jammeh avait loué les services de Samuel Sarr en raison de ses bonnes relations avec le gouvernement nigérian. Il voulait que ce dernier l’aide dans une transaction afin de faciliter la levée du pétrole depuis le Nigeria. Un ancien responsable gambien était parmi les officiels qui coordonnaient le don de pétrole du Nigeria à la Gambie. L’affaire du pétrole a plus tard fait surface devant les tribunaux britanniques parce que la société Chantrills Corporation qui travaillait avec Samuel Sarr, avait poursuivi le gouvernement gambien pour rupture abusive de contrat. Chantrills a été proposée par les fonctionnaires de la NNPC.
Elle devait aider à la levée du pétrole du Nigeria au nom de la Gambie. Il s’agissait de plus de 20.000 barils de pétrole brut qui étaient censés être levés par jour par l’entreprise et payer une prime de 0,15 cents Usd par baril. Après avoir signé le contrat, ils ont payé en avance ¼ des 250 000 USD sur un compte désigné par le gouvernement de la Gambie. Deux mois après le début du levage, Jammeh confie le contrat à une autre entreprise sans en informer Chantrills. Après plusieurs injonctions à poursuivre le contrat ou à rembourser le paiement anticipé, Jammeh a refusé. L’ancien président gambien a refusé de payer à Samuel et à l’entreprise anglaise Chantrill de Glencore après avoir rompu le contrat sans préavis.
Vu ce comportement du Gouvernement gambien, la compagnie pétrolière britannique (sous-filiale de Glencore) a poursuivi la Gambie. Le produit de l’accord sur le pétrole brut a été transféré sur le compte d’une banque suisse, qui serait détenu par le gouvernement de la Gambie. Par la suite, la Gambie a accepté de rembourser l’avance et les honoraires des avocats. Il a ensuite confié le contrat à un autre groupe avec l’aide d’une société de conseil basée à Abuja, du nom de «Earth Resources Management Agency/LTD. Cette même entreprise avait aussi menacé de poursuivre le gouvernement de Jammeh parce qu’il ne payait pas ses honoraires dans cette nouvelle transaction.




Deuxième transaction du pétrole sur l’accord de 2003

Au début de mai 2003, un autre contrat de pétrole brut impliquant le président Jammeh a été dévoilé. Contrairement au scandale concernant le pétrole brut découvert, celui-ci impliquait un siphonage de plus de 200 millions de dollars américains. Ce scandale impliquait le président Jammeh et les hauts responsables du gouvernement gambien, complotant avec des fonctionnaires du gouvernement nigérian détournant des produits pétroliers destinés à la population du pays (de la Gambie). Environ 180 000 tonnes de produits pétroliers en provenance du Nigéria ont été détournées et vendues à l’étranger, sans jamais atteindre la destination initiale en Gambie. Tout a commencé lorsque le chef de l’Etat gambien, en novembre 2001, par l’intermédiaire d’un envoyé spécial, a approché le président nigérian Olesegun Obasanjo pour lancer un appel pressant en faveur de la levée du pétrole et des fuel-oils nigérians de différentes catégories.
La Gambie avait demandé une fourniture de 20 000 barils de pétrole brut par jour, 10 000 tonnes de gazole, connu sous le nom de gazole automobile ou AGO, 3 000 tonnes d’essence, appelées PMS ou Premium Motor Spirit, et 5 000 tonnes de mazout lourd ou HFO. Un total de 18 000 tonnes était demandé par le président Jammeh. Après les multiples lettres qui lui sont adressées, le président nigérian a fini par accepter d’aider la Gambie. Le groupe pétrolier le «Nigerian National Petroleum Corporation/NNPC», a été autorisé à accéder à la demande gambienne, après que les autorités de Banjul aient nommé un facilitateur nigérian. Ce facilitateur devait collaborer étroitement avec «NNPC» et sa sous-filiale, la «Petroleum and Product Marketing Company/PPMC» pour travailler sur les détails des transactions et la logistique requise.
Une réunion de suivi a été organisée au cours de laquelle le facilitateur, accompagné du haut-commissaire gambien à Lagos, a rencontré le directeur général de la NNPC, M. Jackson Gaius-Obaseki, et le directeur général de PPC, Dan Nzelu. L’ordre du jour de la réunion portait sur de la façon de gérer les détails des transactions. Après l’autorisation finale, l’accord fut signé par M. Nzelu pour le Nigeria et le secrétaire permanent auprès du cabinet du président Jammeh, pour le gouvernement de la Gambie. Mais au lieu de la demande initiale des 18 000 tonnes, un montant de 180 000 tonnes ou 213,43 millions de litres de produits pétroliers raffinés a été approuvé pour être levé en faveur de la Gambie.
Sur ce total, il y a 60 000 tonnes (62,24 millions de litres étaient du gaz automobile ou AGO), 45 000 tonnes (59,98 millions de litres d’essence appelé «Premium Motor Spitit»/PMS, 45 000 tonnes (47,25 millions de litres de mazouts lourds) et 30 000 tonnes de Kérosène à double usage. Les produits devaient être levés aux prix ex-dépôt suivants: Naira: 20,60 Naira par litre pour le «PMS» et le «AGO»; 18.80 Naira par litre pour le mazout lourd ou «HFO»; 8.30 Naira par litre pour DPK. Les prix ne prenaient pas en compte le port et d’autres frais accessoires. Le levage du combustible pour le projet a commencé vers la fin de l’année 2002. Le président Jammeh lui-même et les responsables nigérians de NNPC et de PPMC utilisent même un appel de l’entreprise pour réaliser l’opération. Il est clair que l’inflation du volume autorisé pour le levage n’aurait pas pu être réalisée sans la participation active de certains Nigérians.




Alors lorsque le président Jammeh a quitté le pouvoir, le nouveau régime d’Adama Barrow proche du Président Macky Sall a lancé la reddition des comptes pour mettre la main sur les pilleurs des deniers de l’Etat sous l’ancien régime. Mais après les enquêtes de la Commission gambien il s’est avéré que Samuel Sarr n’est pas mêlé dans cette affaire. Au contraire, il fait partie des victimes de Jammeh. Ces faits qui datent de plus de 10 ans, ne devraient pas servir à grand-chose pour les faucons du Palais qui fouillent toutes les poubelles pour empêcher Samuel Sarr de se présenter.
Par ailleurs, le pouvoir a eu vent des 215 dahiras mourides qui soutiennent la candidature de Samuel. A leurs yeux, l’ancien Ministre de l’Energie menace plus le pouvoir de Macky Sall, qu’Idrissa Seck qui cumule les bévues.
Cheikh GUEYE

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