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Macky excellent dans la modernisation de la pêche !

Le président Macky Sall, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE), s’est engagé à réaliser d’importants investissements pour moderniser le secteur de la pêche. L’objectif cherché est d’accroître sa compétitivité relativement au rôle important de l’économie maritime dans le renforcement de la sécurité alimentaire, la création de richesses et d’emplois.
Dans le cadre de la modernisation des infrastructures et équipements dans le secteur de la pêche, les investissements ont porté sur :
– La subvention d’un montant de 5 000 000 000 de francs CFA accordée aux pêcheurs pour l’acquisition de 1152 moteurs où chaque bénéficiaire à reçu une subvention de 1 000 0000 de francs CFA
– La dotation de véhicules aux services régionaux de la Pêche et de la Surveillance
– La constitution d’un stock de 20 000 gilets de sauvetage et la réduction du prix unitaire de cession à 2 500 francs CFA pour relever le défi de l’accessibilité et renforcer la sécurité en mer des pêcheurs artisans pour réduire les pertes en vies humaines



– La mise en service des navires « Aguène » et « Diambogne» pour renforcer la liaison maritime Dakar –Ziguinchor et la baisse du coût du billet de 12 500 francs CFA à 5 000 francs CFA
– La construction des quais de débarquement des produits de la pêche de Ngaparou, Pointe Sarène, Potou et Bargny
– L’aménagement des aires de transformation à Dakar, Mbao, Potou et Kafountine
– La construction du marché central au poisson de Fatick ;
La construction des sièges des services régionaux de Fatick, Thiès et Sédhiou
– La réhabilitation du débarcadère et de l’aire de transformation des produits halieutiques du Centre de pêche de Goudomp
– La mise aux normes de sécurité et de sûreté des Ports secondaires de Ziguinchor et Ndakhonga
– L’extension du Port de commerce de Ziguinchor et la construction d’un Port de pêche à Boudody
– La construction et modernisation des quais de débarquement de Soumbédioune, Yoff, Ngaparou, et Pointe Sarène
– L’aménagement d’aires de traitement et de transformation des produits de la pêche à Fass Boye et Gooxu Mbathe
– La réalisation de 19 complexes frigorifiques équipés et de 76 camions frigorifiques pour la conservation, la congélation et le stockage des produits halieutique
– La construction du Port d’escale de Ndakhonga – Foundiougne
– Le dragage du fleuve Saloum pour un montant de 2 500 000 000 de francs CFA, ainsi que celui du fleuve Casamance d’un montant 10 Milliards de francs CFA, pour faciliter la navigation de jour comme de nuit
Ces efforts consentis par le gouvernement du président Macky Sall ont donné des résultats forts encourageants pour le secteur de la pêche.
Pour la pêche artisanale il a été enregistré un total de débarquements de 372 548 tonnes de produits pour une valeur commerciale estimée à 119,69 milliards de FCFA. Ces chiffres rendent compte d’une baisse de 3% du volume de débarquement de 2015 en comparaison de 2014, avec, en revanche une hausse de 28% sur les valeurs commerciales. Faut aussi noter que 37142 tonnes de produits ont été transformés, dont 66 % ont été exportés principalement vers les pays de la sous-région ouest-africaine.
Même son de cloche pour la pêche industrielle qui enregistre 49 565 de tonnes de produits débarquées pour une valeur de 41,3 milliards de FCFA dont 39 344 tonnes par des navires sénégalais, 7 703 tonnes par des navires européens et 2 518 tonnes par des navires capverdiens.



En 2015, le secteur de la Pêche a occupé la première place des exportations avec prés de 195,6 milliards de FCFA, soit 20,87% des recettes d’exportation totales et participe à hauteur de 3,2% du PIB.
La pêche artisanale au Sénégal représente 83% des débarquements en 2017 et pourvoit 400.000 emplois sur les 600.000 que compte ce secteur
La pêche artisanale constitue aussi un levier important dans la satisfaction de la demande en produits halieutiques, dans la création d’emplois. Le secteur de la pêche participe à hauteur de 3,2% du produit intérieur brut (PIB) et joue un rôle « clé » dans la nutrition et la sécurité. Il assure près de 70% des apports en protéines d’origine animale.
Au vu de tous ces investissements colossaux et retombées économiques on peut dire sans se tromper que le président Macky sall a modernisé à plus d’un titre le secteur de la pêche.

Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Le secteur de la pêche au Sénégal: quelles alternatives pour la création d’une véritable économie bleue ?

La pêche est un secteur essentiel de l’économie sénégalaise en termes de valeur ajoutée (environ  241,6 milliards de FCFA) générés,  de recettes d’exportations (estimée à 205 milliards de FCFA) et d’emplois créés (109 329 emplois dont environ 90% par le sous-secteur artisanal). Le secteur de la pêche au Sénégal, jadis un des fleurons de l’économie sénégalaise est entrain de crouler sous les décombres d’une mauvaise gestion, résultante d’une stratégie dont tous les acteurs ont une part de responsabilité: « la recherche du profit immédiat et maximal sans aucune précaution de durabilité ».

La gestion des ressources marines et côtières sous le régime du président Macky SALL est victime d’une politique incohérente qui a du mal à concilier gestion durable des ressources halieutiques, création de richesses nationales et sécurité alimentaire :

  • déclin des stocks halieutiques qui sont pour plupart dans une situation de pleine exploitation voire de surexploitation.
  • Des surcapacités de pêche sont notées aussi bien au niveau du sous secteur artisanal que de celui industriel.





Le nombre de pirogues artisanales est passé de moins de 10 mille au début des années 90 à plus de 20 mille aujourd’hui. Les bateaux de pêche sénégalais sont au nombre de 200, alors que moins d’une centaine arrive à être fonctionnelle. La politique mise en place sous le régime du Président Macky SALL n’a pas rompu avec celles mises en œuvre depuis les indépendances alors que le contexte a défavorablement évolué : une approche productiviste qui est aujourd’hui victime de son succès. Il est clair que le secteur de la pêche sénégalaise ne fait l’objet d’aucune maitrise en termes d’effort de pêche pour connaitre réellement l’état des stocks et déterminer les niveaux de capture autorisables afin que des quotas de pêche adéquats soient alloués et respectés pour toutes les pêcheries importantes, seule voie devant mener vers une gestion durable et efficiente des ressources halieutiques.

Le Sénégal est devenu aujourd’hui un pays demandeur de droits d’accès aux ressources halieutiques des pays de la sous-région ouest-africaine, aussi bien pour les pirogues de pêche artisanale que les bateaux de pêche industrielle. Un poisson d’espèces nobles sur deux consommé par le sénégalais n’est pas pêché au Sénégal ! Aucune mesure sérieuse n’est prise pour inverser cette tendance et restaurer les pêcheries au Sénégal.

 

Des subventions et appuis accordés sur le segment captures qui augmentent la pression sur les ressources et qui n’améliorent ni l’approvisionnement du marché national ni  les comptes d’exploitation des unités de pêche, alors que le gouvernement actuel du Sénégal peine à faire de la pêche un secteur de développement et de créations de richesses durables au profit des opérateurs nationaux et de la population sénégalaise, son PSE semble illustrer largement son absence de vision et de stratégies de développement de ce secteur.

Les réformes et les investissements dans le système de gestion du secteur de la pêche au Sénégal sont susceptibles de générer à moyen terme une richesse annuelle minimale estimée à 200 millions d’Euros. L’ordre de grandeur de la rente halieutique potentielle estimée à € 200 millions par an représente environ les montants de l’Aide Publique au Développement bilatéral que perçoit le Sénégal, hors annulation de la dette.

Malgré son importance économique et sociale, la contribution du secteur de la pêche aux recettes budgétaires de l’Etat reste très faible. En 2016, la contribution du secteur de la pêche aux recettes budgétaires de l’État à travers les redevances de licences, les amendes et la contrepartie financière de l’accord de pêche avec l’Union Européenne avait été de 1,68 % .

 

La forte extraversion du secteur de la pêche renforce cette dissipation de la rente avec : la présence de plus accrue des navires étrangers, des sociétés dites mixtes, et l’exclusion de plus en plus visible des opérateurs sénégalais dans les chaines de valeur halieutiques. Il est donc grand temps que le Sénégal change de paradigme dans son approche de développement de la pêche afin de déclencher une spirale vertueuse de transformation grâce à de nouvelles méthodes de gestion, de production, de commercialisation et de consommation des ressources halieutiques. C’est à ce prix seulement que le secteur de la pêche et de l’aquaculture entrerait de plain-pied dans une économie bleue, source, de croissance durable, créatrice d’emplois tout en contribuant à la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, tout en permettant de lutter contre la dissipation de la rente générée par ce secteur. Une politique de pêche cohérente et durable créatrice de richesses et d’emplois au Sénégal passe par la mise en place d’une nouvelle forme de gouvernance participative où les acteurs sont placés au cœur des décisions et des actions à mettre en œuvre.

 

Les récentes découvertes d’hydrocarbures offshore dont leur exploitation pourrait également causer des impacts irréversibles et irréparables sur l’environnement marin et sur la pêche. L’élaboration d’une stratégie sur l’économie bleue du Sénégal, est une opportunité pour mettre en articulation des secteurs d’activités, dans le but de créer des richesses, en respectant les principes de durabilité et en contribuant à l’atteinte des Objectifs du Développement pour le Développement (ODD). L’économie bleue couvre de larges secteurs d’activités, comme la pêche, l’aquaculture, les transports maritimes, la construction navale, l’énergie, et toutes les filières d’exploitation des ressources marines et sous-marines (exemples du pétrole et du gaz offshore).




 

Le REWMI propose 100 mesures regroupées dans cinq axes majeurs pour réformer durablement les seteurs halieutiques au Sénégal:

  • la maîtrise de l’effort de pêche et la régénération des stocks halieutiques ;
  • la recherche de valeur ajoutée combinée à la création d’emplois et la satisfaction du marché national ;
  • le développement de la pêche continentale et de l’aquaculture paysanne ;
  • une gouvernance participative, cohérente et durable ;
  • la coopération régionale et internationale pour assurer un meilleur accès aux ressources et aux marchés

Pape Gora Fall

 

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