Blog de Cheikh Yerim Seck

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Le Cadre unitaire de l’Islam tire les conclusions de la présidentielle

Cultiver la Paix et le Vivre ensemble

DECLARATION DU CADRE UNITAIRE DE L’ISLAM AU SORTIR DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE

L’élection présidentielle du 24 février 2019 a été un grand moment d’introspection de la nation sur son glorieux passé vécu autour d’une légendaire culture de paix et d’harmonie entre ses composantes, et une projection sur ses futurs possibles et l’avenir de ses enfants. Elle rejoint dans l’histoire millénaire du pays de la Téranga les moments cruciaux qui perlent tel un chapelet les étapes de notre progrès dans le concert des nations.
Le rôle multiforme des acteurs religieux dans le récit national et la construction de sens fait qu’à chaque instant, sur tous les aspects relevant de l’intérêt supérieur de notre Nation une et indivisible, nous nous sentons dans l’obligation d’agir au service de ce même idéal. Le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal regroupe sous l’autorité des Khalifes généraux les Comités scientifiques des différentes confréries religieuses du pays notamment la Confrérie Mouridiya, la Tijaniyya, les Layènes, Qâdiriyya mais aussi des organisations islamiques telles que le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS), la Jamaatou Ibadou Rahmane, la Communauté Ahloul Bayt des Chiites, l’Association Islamique pour servir le Soufisme (AIS), etc. Le Cadre Unitaire compte également d’éminents intellectuels, des universitaires et des acteurs de la Société civile qui partagent la commune volonté de voir se perpétuer les principes et ressorts de notre vivre ensemble, la culture de la paix et la coexistence respectueuse entre les différentes communautés religieuses du Sénégal.
Sur la base de cette grande légitimité, le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal félicite le Président de la République pour sa réélection mais également tous les autres acteurs politiques ainsi que la société civile pour la préservation in fine de la paix sociale et la perpétuation de l’exceptionnalité sénégalaise dans la culture démocratique et la solidité du contrat social.
Dans ce moment fort, des figures politiques se sont exposées au Sénégalais, des idées généreuses et des préoccupations urgentes ont été présentées par les candidats mais également par des intellectuels, des autorités morales et religieuses, des spécialistes brillants dans leurs domaines respectifs, et des citoyens anonymes. Des centaines de pages de programmes et une profusion de propositions pour améliorer le bien être des sénégalais se sont projetées sur l’espace public et ambitionnent de dessiner les contours d’un nouveau NOUS, un Sénégal refondé et réunifié autour de ses valeurs en perdition : Un Peuple, Un But, Une Foi. Au sortir de cet exercice douloureux mais nécessaire de renaissance nationale programmé dans notre calendrier républicain, un Président a été élu. Dans cinq ans, le même rituel électoral reviendra, constituant ainsi une respiration salutaire à notre démocratie et notre vivre ensemble.
Le Président Macky Sall sera à la barre du bateau Sénégal et devra être le Président de tous les Sénégalais. Il l’a réaffirmé après l’officialisation de son élection par le Conseil Constitutionnel. La grandeur du Président élu pour un second mandat sera observée et mesurée par les sénégalais et par la postérité à l’aune des marques d’humilité et de générosité avec ses opposants les plus farouches. Sa stature d’homme d’Etat l’oblige à mener dès le mois d’avril 2019 des dialogues politiques et sociaux autour de réformes consensuelles et bénéfiques pour un avenir apaisé et porteur de bien être pour le plus grand nombre. La profondeur et la sincérité de ces processus d’écoute et de concertation doivent être garanties par la médiation de personnalités de la société civile imbues de valeurs morales et reconnues pour leur compétence et leur sens de l’intérêt supérieur de la Nation.
Dans les cinq prochaines années, des politiques d’envergure seront donc menées, des choix cruciaux faits, et des décisions majeures prises. Mais ils engageront la nation toute entière ainsi que les générations futures.
C’est pour cette raison que le Cadre Unitaire appelle le Président de la République à y associer tous les acteurs politiques, sociaux, économiques et culturels, chacune de ces catégories devant aider à définir le futur commun avec une large base sociale lui garantissant sa durabilité. Si l’élection a exprimé l’adversité, l’après élection doit devenir un moment de rémission et de soudage des fissures du tissu social national. Nous invitons le Président de la République à prendre en compte les meilleures propositions des candidats et à les recevoir individuellement pour échanger avec eux sur les priorités du Sénégal. Il pourra ainsi restaurer un minimum de confiance avec eux afin de donner le ton d’un dialogue abouti et fructueux au bénéfice de la nation.
Nous invitons également l’opposition à saisir fermement la main tendue du Président de la République et à accepter son offre de dialogue. Que le dialogue soit sans exclusive et sans faux fuyant, et qu’il génère des consensus larges pour la refondation de notre système éducatif, pour le réarmement moral de notre peuple, notamment ses franges les plus jeunes, pour le parachèvement des réformes institutionnelles et de consolidation de notre démocratie, pour des politiques économiques qui renforceront durablement notre souveraineté multiforme, la résilience de notre pays par rapport aux risques environnementaux et climatiques, la gestion maitrisée et profitable de nos ressources naturelles dont le Pétrole et le gaz, pour la réhabilitation des valeurs morales et religieuses qui ont fondé la nation, notamment en introduisant les enseignements de nos grandes figures religieuses et sociales dans les curricula, etc.
Mû par son attachement indéfectible aux nobles valeurs qui sous-tendent notre vivre-ensemble, le Cadre Unitaire de l’Islam exprime toute sa disponibilité et réitère son inflexible volonté de faciliter, si besoin en est, l’amorce et la poursuite d’un dialogue sincère et constructif pour que soit perpétuée et durablement renforcée l’exception sénégalaise du vivre ensemble.

Le Président
Cheikh Ahmed Tidiane SY Al Amin

Conseil constitutionnel: Les résultats définitifs de la présidentielle officialisés aujourd’hui

YERIMPOST.COM  Le délai de recours ayant expiré ce lundi à minuit sans qu’aucun des quatre candidats malheureux n’ait contesté devant l’institution, le Conseil constitutionnel va proclamer les résultats définitifs de la présidentielle du 24 février ce jour, mardi 5 mars. On s’achemine vers une confirmation des résultats déjà annoncés par la Commission nationale de recensement des votes déclarant Macky Sall vainqueur au premier tour de l’élection. Les Sages du Conseil constitutionnel, qui étaient tenus de respecter le délai de recours de 72 heures aux candidats, sont désormais libres de rendre officiel le verdict des urnes. A la presse de faire le pied de grue devant les locaux de l’institution.

Kara demande le report de la présidentielle

YERIMPOST.COM Les Sénégalais sont appelés aux urnes le 24 février 2019 pour élire leur président. Mais, jusque-là, un dialogue de sourds mine les relations entre le pouvoir et l’opposition. Ce qui inquiète le guide religieux, Serigne Modou Kara. Selon lui, ce manque de consensus constitue un véritable risque pour la démocratie sénégalaise et pour la stabilité du pays.
C’est fort de ce constat que le théoricien de ‘’Bamba Fepp’’ a jugé nécessaire de demander au président Macky Sall de reporter le scrutin afin d’entamer un dialogue avec l’opposition.

En perspective de la présidentielle de 2019, Khalifa Sall adresse un courrier émouvant à Cheikh Bamba Dièye

YERIMPOST.COM «Dans cette épreuve que je traverse depuis plus de vingt mois, j’ai apprécié la constance de ton soutien, tes prises de positions courageuses et l’engagement des responsables de ton parti pour le triomphe des valeurs de la République et de l’Etat de droit», a écrit Khalifa Sall qui a magnifié «le soutien sans faille» que ne cesse de lui apporter Cheikh Bamba Dièye.

Selon le journal Les Echos qui a pris connaissance de cette correspondance, Khalifa Sall tente ainsi de convaincre l’ex-maire de Saint-Louis de le rejoindre afin de soutenir sa candidature. «Je vais me présenter à l’élection présidentielle du 24 février 2019 et souhaite porter une candidature de large rassemblement, fondée sur les valeurs de liberté, de justice sociale et de solidarité. (…) C’est pour cette raison que je te propose de rejoindre ma candidature pour réaliser, avec toutes les forces vives de la Nation, les transformations structurelles que notre pays ne peut différer sans risque de se perdre.»







Pour la transparence de la présidentielle, la société civile se prononce sur l'article 27 du projet de loi portant code des communications électroniques

 

Honorables députés, Amendez l’article 27 pour la transparence de l’élection présidentielle de février 2019
Le Gouvernement du Sénégal, en conseil des ministres du 06 juin 2018, a adopté le Projet de loi portant Code des communications électroniques dont l’article 27 intitulé « Mesures raisonnables de gestion du trafic » met en péril un Internet libre et ouvert au Sénégal.
En effet, ledit projet consacre un accès ouvert à Internet en ses articles 25 et 26, ce conformément aux standards internationaux notamment l’article 19 de la Déclaration universelle des droits humains, l’article 9 de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples[1], à la Constitution du Sénégal et la loi d‘orientation sur la société de l’information­de de janvier 2008­
­Cependant, l’article 27 du même Code insère des exceptions, qui mettent en jeu la neutralité du net sous le couvert de mesures raisonnables de gestion du trafic. Ces dernières peuvent être mises en œuvre par les opérateurs sur la base de considérations techniques et sécuritaires[2] ou l’autorité de régulation (ARTP) peut en donner l’autorisation pour motif économique[3]. De telles prérogatives conférées aux structures dénommées ci-dessus aboutiront à des situations où des contenus, des services ou, plus généralement, des communications peuvent être surveillées, filtrées, ralenties, ou­ bloquées, c’est la censure d’internet. A l’inverse, ils peuvent aussi les favoriser, mettre en avant, ou imposer des contenus de leurs choix, c’est la discrimination, en somme un internet à deux vitesses. Autrement dit l’ARTP et les opérateurs au nom «­de mesures raisonnables de gestion­ du trafic­» pourront­ décider ou orienter la liberté de choix­ des sénégalais quant à l’accessibilité du net.
Cette disposition aura un impact négatif sur le développement de l’économie numérique mais pire encore elle mettra en péril les droits humains et les libertés fondamentales sur internet en particulier la liberté d’expression et d’information des sénégalais.
Ainsi, un cadre légal pour la censure d’Internet est créé à l’approche des élections présidentielles de février 2019. Ce qui pourrait constituer une menace réelle sur la transparence de l’élection présidentielle de février 2019 avec la coupure ou le ralentissement de l’accès à Internet et le blocage des réseaux sociaux, lors du déroulement du scrutin et de la proclamation provisoire des résultats.
Au regard de tout ce qui précède, l’article 27 n’est pas en conformité avec les 16 instruments internationaux et nationaux qui protègent le droit à la liberté d’expression et le droit d’accès à l’information. Pire encore, l’article 27 n’est pas conforme avec l’engagement de l’Etat du Sénégal de respecter la liberté d’expression devant la communauté internationale lors de la vingt-cinquième session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unis sur l’examen périodique universel des droits de l’homme du Sénégal, en décembre 2013.
Nous, 301 organisations de la société civile Sénégalaise et leaders d’opinion, invitons les Honorables députés à amender l’article 27 du projet de loi portant Code des Communications Electroniques en supprimant toutes les clauses, exceptée celle relative à l’application d’une décision de justice. Ainsi, en cas de congestion non prévue ou de menace sur la sécurité du réseau, il appartient au juge des référés en tenant compte des circonstances, de l’opportunité de la décision de la mise en œuvre des mesures raisonnables de gestion du trafic.
En outre, nous­ appelons les Représentants du peuple à protéger dans la Loi un Internet libre et ouvert en faisant les amendements suivants­:

  • Inscrire dans la loi une définition d’Internet basée sur le principe d’un accès libre et ouvert­;
  • Ce principe doit s’appliquer notamment à tous les réseaux Internet autant mobiles que fixes­;
  • Feront l’objet de sanctions les fournisseurs d’accès internet et les opérateurs mobiles qui porteront atteintes à ce principe­;
  • Encadrer l’utilisation des technologies de surveillance des réseaux afin de protéger notamment le secret des correspondances et l’intégrité des communications électroniques.

Les amendements ci-dessus consacreront un véritable accès ouvert à internet, qui constituent à la fois:

  • Une garantie d’une économie numérique sénégalaise stimulant équitablement la compétition, l’innovation et la concurrence­;
  • Une garantie pour la liberté d’expression et d’information des sénégalais, une transparence de l’élection présidentielle de février 2019, consolidant ainsi la démocratie sénégalaise.

[1] A la résolution 32/13 du Conseil des droits de l’homme du 1er juillet 2016 sur la promotion, la protection et l’exercice des droits de l’homme sur l’Internet­; A la décision 25/117 du Conseil des droits de l’homme en date du­ 27­ mars­ 2014,­ relative­ à­ la­ réunion-débat­ sur­ le­ droit­ à­ la­ vie­ privée­ à­ l’ère­ du­ numérique­; A la résolution­ de­ l’Assemblée­ générale­ 68/167­ du­ 18­ décembre­ 2013,­ sur­ le­ droit­ à­ la­ vie­ privée­ à­ l’ère­ du­ numérique ; A la résolution ­de­ l’Assemblée­ générale 68/198­ du­ 20 décembre 2013, sur les technologies de l’information et des communications au service du développement ; A la­ résolution­ 20/8­ du Conseil des droits de l’homme des Nations Unis­ en­ date­ du­ 5­ juillet­ 2012,­ sur­ la­ promotion,­ la­ protection­ et­ l’exercice­ des­ droits­ de­ l’homme­ sur­ l’Internet ; La résolution 12/16 du 2 octobre 2009 du Conseil des droits de l’homme des Nations Unis, sur la liberté d’opinion et d’expression ; A l’article 1er Alinéa h du Protocole A/SP1/12/01 sur la Démocratie et la Bonne gouvernance de la CEDEAO­; Aux Article 4, 6, aux Alinéas 7 et 8 de l’article 27 de la Charte Africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance­; Aux articles 1, 2, 3, 4 de la Déclaration de Principes sur la Liberté d’Expression en Afrique de l’Union Africaine.
[2] En effet, les fournisseurs d’accès­ peuvent mettre en œuvre ces mesures raisonnables de gestion du trafic pour­: se conformer aux lois et règlements ou aux mesures donnant effet à ces lois et règlements, y compris les décisions des juridictions ou des autorités compétentes, préserver l’intégrité et la sûreté des réseaux, des services fournis par l’intermédiaire de ces réseaux et des équipements terminaux des utilisateurs­; prévenir une congestion imminente du réseau et atténuer les effets d’une congestion exceptionnelle ou temporaire, pour autant que les catégories équivalentes de trafic fassent l’objet d’un traitement égal­;
[3] En ce qui concerne l’autorité de régulation, elle peut autoriser ou imposer ces mesures autant qu’elle juge utile pour préserver la concurrence dans le secteur des communications électroniques et pour veiller au traitement équitable des services similaires.
Fait à Dakar, le 11 octobre 2018
Leaders d’opinion signataires:

  • Mandiaye Gaye;
  • Alioune Tine­;
  • Mody Niang­;
  • Pr. Babacar GUEYE;
  • Djibril Gningue.

Les Organisations signataires­:

  • Article 19;
  • LSDH (Ligue Sénégalaise des Droits Humains);
  • RADDHO (Rencontre Africaine pour la Defense des Droits Humains);
  • Forum du Justiciable­;
  • ROADDH (Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains au Togo)
  • Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (CONGAD, 178 ONGs nationales);
  • Urac (Union des Radios Associatives et Communautaires, 103 membres);
  • Forum Social Sénégalais;
  • RADI (Réseau Africain pour le Développement Intégré);
  • APPEL (Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne);
  • RBS (Réseau des Blogueurs du Sénégal);
  • Cjrs (Convention des Jeunes Reporters du Sénégal);
  • ASPRODDEL­;
  • Africtivistes­;
  • AJED (Association des Jeunes pour l’Éducation et le Développement)­;
  • Groupe de Recherches et d’Appui Conseil pour la Démocratie Participative et la Bonne­ Gouvernance (GRADEC);
  • ASUTIC (Association Sénégalaise des Utilisateurs des TIC).

Sénégal ASUTIC

 

Second tour de la présidentielle au Mali: Soumaïla Cissé rejette les résultats

YERIMPOST.COM La présidentielle malienne est terminée. Le pays est dans l’attente des résultats. Mais ces résultats du 2e tour qui opposait le président sortant, Ibrahim Boubacar Kéita, candidat du RPM, et le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, qui s’est présenté sous les couleurs de l’URD, risquent de ne pas faire l’unanimité. Déjà, Soumaïa Cissé ne semble pas être disposé à les accepter, selon le correspondant de la Rfm. Face à la presse, Cissé a dénoncé de nouveau une fraude électorale.

URGENT: Le résultat global du 2e tour de la présidentielle malienne

YERIMPOST.COM Ci-dessous les résultats du 2è tour de la présidentielle malienne
– IBK: 67, 25;
– Soumi: 32, 85.

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