Blog de Cheikh Yerim Seck

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Tête-à-tête: Les confidences lointaines de Wade à Alioune Tine

YERIMPOST.COM Alioune Tine, ancien patron de Amnesty Afrique, a été reçu en audience hier, par l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade. Alioune Tine était venu partager avec lui des documents de la nouvelle structure qu’il dirige, Afrika Jom Center, relatifs à plusieurs questions d’ordre idéologique et politique, notamment la question de la démocratie en Afrique, plus précisément au Sénégal. Une occasion pour Tine de magnifier le rôle joué par Wade dans la démocratie sénégalaise.

Dans ses réponses, Wade a fait des confidences à son hôte sur le rôle joué par des personnalités socialistes prestigieuses comme l’ancien ministre Babacar Bâ et l’ambassadeur et maire de Saint-Louis, André Guillabert, pour réussir à pacifier ses relations heurtées avec Senghor.

Présidentielle: Babacar Gaye du PDS passe outre la consigne de boycott de Wade

Le refus d’un choix est un choix… “…Il n’y a pas une tête lucide entre deux termes d’un choix. Il y a une nature étrange, en détresse de n’être pas les deux. » Cheikh Hamidou Kane Le 31 janvier 2019, une assemblée générale de la Fédération départementale de Kaffrine élargie aux autres fédérations de la région a adopté une résolution de participer à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Convaincue qu’en dépit de la volonté du pouvoir de confisquer le suffrage universel par des manipulations multiformes qui entachent gravement la sincérité du scrutin, la Fédération de Kaffrine estime que les sénégalais doivent participer aux élections par un vote massif afin de noyer les velléités de fraude de Macky Sall. En outre, la Federation de Kaffrine considère que les enjeux des prochaines élections locales constituent une raison supplémentaire de participer à cette élection pour ne pas hypothéquer les chances des leaders locaux qui souhaitent garder ou conquérir leur commune respective. Enfin, elle est persuadée qu’un boycott serait le moyen le plus sûr d’une part, de créer un boulevard à Macky Sall et de l’autre, laisser nos bases à la merci des autres candidats en lice et principalement des sergents recruteurs de BBY. C’est pourquoi, la Fédération de Kaffrine avait souhaité que le Parti, à la suite d’un débat démocratique à travers ses instances régulières et souveraines, soutînt l’un des candidats libéraux en lice: Idrissa Seck ou Madicke Niang. C’était le mandat que je devais défendre et on ne m’a pas donné l’opportunité de m’en acquitter. In fine, une communication faite devant le Comité Directeur réuni le 13 février au Terrou Bi, et complétée par le Secrétaire général National du parti Me Abdoulaye Wade, articulée autour d’une position devenue caduque de la Coalition Mankoo Wattu Senegaal dont tous les membres participent activement à la Présidentielle sauf le Pds, a confirmé la déclaration de Versailles. N’ayant pas été associé à aucun processus de décision relative à la position actuelle du Pds, j’ai décidé de mettre en oeuvre, après de larges concertations avec mes mandants et en toute responsabilité, la résolution issue de nos assises du 31 janvier 2019. L’analyse approfondie de la campagne électorale et du contexte politique, laisse apparaître le triptyque suivant: La Coalition Idy2019 a le momentum. Elle peut battre Macky si le maximum de ceux qui veulent le changement se mobilisent. Elle mérite un soutien ne serait-ce que par réalisme politique. La Coalition Madicke2019, malgré un handicap congénital, a révélé un homme plein de qualités humaines et qui parle le langage du peuple. Qui plus est, je partage avec Madicke, les mêmes convictions politiques et une amitié réciproquement assumée. Par cohérence et par l’éthique, il eût été plus juste que je l’accompagnasse. Par contre, il m’est insupportable de prendre une décision qui, au delà du raisonnable, pourrait contrarier Me Wade, qui heureux comme Sisyphe, mais seul, arpente la montagne depuis 44 ans pour sauver son peuple. Mais rien dans ce bas monde ne pourrait me contraindre à renier nos 40 ans de compagnonnage politique. Je préférerais quitter le champ partisan, privilégier un engagement strictement citoyen au service du #Sénégal et me consacrer davantage à ma famille. Alors, une telle situation ne me laisse pas beaucoup de marges de manoeuvre. Comme Samba Diallo, le héros de Cheikh Hamidou Kane dans “l’Aventure ambiguë”, je suis écartelé même s’il est arrivé l’heure de plus me mentir. En Conclusion, pour garder intacte la cohésion du groupe que constitue notre fédération, la pluralité des choix impose que les uns votent Idrissa Seck et les autres Madicke Niang en fonction de leurs contraintes locales spécifiques. Personnellement, je délivrerai mon choix dans le secret de l’isoloir avec Allah comme unique témoin.

Vive le Pds

Vive la République

Vive le Sénégal

Babacar Gaye

De l’immensité de Wade et de la petitesse du PDS dont il est l’otage (Dr Ahmed Khalifa Niasse)

L’homme que j’ai vu ce mardi 19 février 2019 et que je fréquente depuis cinquante ans a certainement perdu de son entièreté. Toutefois, l’homme est immense. Faisant partie des principaux acteurs de la vie politique, économique et sociale de notre pays. Talonnant Cheikh Anta Diop, Leopold Sedar Senghor, Mamadou Dia et Lamine Gueye qui sont ses devanciers.
L’homme le plus diplômé d’Afrique est aussi celui qui a écrit le plus d’ouvrages spécialisés sur le développement.
Penseur hors gabarit, l’homme est de dimension universelle. Et appartient désormais à la race des »immortel ».
Patient, il a mis trente ans avant d’arpenter les allées du pouvoir.
Toutefois, comme le condor, le chasseur qui cherche à mettre fin à son envol se trouve tout au bas dans la vallée.
Wade est certainement l’otage d’une famille et de l’un des dizaines de partis issus de son école. Et qui se réclament de son enseignement.
Du PDS rénovation de Serigne Diop à l’APR de Macky Sall, en passant par le Rewmi de Idrissa Seck, le Bokk Gis Gis et, même, le FAP que j’ai créé le Premier Août 2000……..
Sur son soutien à Macky Sall cela saute aux yeux. Parce que d’abord, il l’a créé, poussé et favorisé.
Or de la doctrine même de Me Abdoulaye Wade : »Il y a deux manières d’aider quelqu’un. L’une est simplement de le laisser passer ». Ce qui est le cas.
Lui même dit: »Il y a deux manières de se réclamer de quelqu’un. L’une est de le contester. »
Si Macky l’a contesté c’est le cas aussi.
Wade n’est pas du genre à se faire marcher sur les pieds. Il approuve ma position.
Lui même, et à ma demande, a écarté tous ses accompagnateurs, sans exception. Avait-il quelque chose à leur cacher ? C’est aux lecteurs d’en tirer les conclusions.
Comment est ce qu’un comité directeur peut attester d’une séance dont il était écarté ?
Les membres de ma famille n’y étaient pas non plus.
C’est cet accaparement de la personne et de la personnalité de Wade qui fait que cette fois ci il cherche et obtient une échappatoire.
Cela me rappelle une anecdote qui s’est déroulé lors du Sommet de la Conférence Islamique de la Mecque. Alors que nous étions au Palais de Minna à un dîner offert par le Roi Abdallah Wade et moi échangions des anecdotes humoristiques. Nous vîmes alors au loin un membre de sa famille venant vers nous. Il se cacha derrière un pan de mon grand boubou de peur que cela lui soit reproché.
Ce qui vient d’être dit donne une idée de la situation de mon ami, frère aîné. Tout à la fois mon Maître et mon Disciple comme il s’en est réclamé lui-même. N’est ce pas que dans la vidéo mise en ligne à cette occasion il a déclaré sans ambages : »Tu peux m’engager là où je ne voulais pas m’engager. Et me désengager aussi »?
Nous détaillerons le moment venu. Mais en attendant je lui ai dit : »Toi et moi votons Macky »

Dr Ahmed Khalifa Niasse

Les images des péripéties de la visite de Wade à Conakry

Dans l’intimité de l’avion pendant le voyage de Wade

24h avant l’arrivée de Wade, Decroix rallie Idy: le sens d’un geste politique

YERIMPOST.COM On peut tout dénier à Mamadou Diop Decroix, sauf d’être politique voire trop politique. Ce vieux crocodile du marigot politique sénégalais, vétéran de la gauche, adepte d’un militantisme forcené qui lui valut bien des déboires sous Léopold Sédar Senghor, a posé, ce mercredi 6 février 2019, un geste politique fort significatif.

A 24 heures de l’arrivée à Dakar de Me Abdoulaye Wade, avec qui il chemine en politique depuis 2000, le secrétaire général d’Aj-Pads, qui anime de façon ininterrompue tous les fronts de l’opposition depuis l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, en 2012, a fait une option politique qui tranche nettement d’avec celle annoncée par Wade.

Alors que, depuis sa luxueuse résidence de Versailles, dans la banlieue chic de Paris, l’ex-chef de l’Etat a annoncé son intention, une fois au Sénégal, de s’opposer à l’organisation d’une élection à laquelle son fils, Karim Wade, n’est pas candidat, Decroix s’est démarqué de cette ligne de conflit.

Comme pour mieux placer Wade devant le fait accompli, il a choisi de soutenir un candidat à cette élection devenue irréversible. Et, pas n’importe lequel. Mamadou Diop Decroix a jeté son dévolu sur Idrissa Seck, porte-étendard de la coalition Idy 2019. Il a, de ce fait, anticipé le choix le plus logique que Wade pourrait faire. Fils spirituel du pape du « sopi », fruit de la formation politique de Wade, Idy, qui fut son directeur de cabinet puis son Premier ministre, est le substitut naturel à la candidature avortée du Parti démocratique sénégalais (Pds).

C’est ce message que le très politique Decroix a passé à Wade à travers son geste. S’il n’a pas attendu, à 24h près, que ce dernier arrive pour franchir le Rubicon, c’est pour davantage marquer la logique implacable de son geste. Nul doute que le vieil animal politique, auquel on n’apprend nulle grimace, saura déchiffrer le message…

Arrivée de Wade: Malick Gakou prévoit « une osmose dynamique »

DECLARATION

Le Président Abdoulaye WADE arrive au Sénégal ce jeudi 7 Février 2019 à 15 heures.

Le peuple sénégalais tout entier l’attend avec impatience et l’accueillera à la hauteur de l’homme d’Etat historique qu’il incarne pour le Sénégal, l’Afrique et l’humanité.

Dans l’histoire des grands Hommes, le PrésidentWADE demeure une référence exceptionnelle et le symbole vivant d’un engagement africain pour le salut des peuples.

Son œuvre et son combat pour le panafricanismedoublés de sa détermination à sauvegarder la dignité des peuples d’Afrique et du monde ont fait de sa vie combattante, la sève nourricière de l’action de toutes les générations et inspirent encore, avec vivacité, la trajectoire de la marche de notre continent vers le développement.

Aujourd’hui, la flamme qu’il a allumée pour la démocratie et les libertés dans notre pays garde son essence et sa substance à travers le combat des Forces vives de la Nation pour la tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes.

Face aux dangers et périls qui guettent la paix sociale et le devenir de la Nation, les patriotes et démocrates doivent, par une mobilisation sans faille, engager la bataille de la libération du peuple sous le joug des scories du régime du Président Macky SALL.

Le Sénégal doit rester debout pour la sauvegarde de son histoire de grand peuple au destin fabuleux.

Il est des moments de la vie des peuples où l’avenir se conjugue au présent et la venue du Président WADE, que l’histoire retiendra, portera la marque de cette osmose dynamique.

Aussi, je lance un appel solennel aux militants et sympathisants du Grand Parti, aux Forces vives, aux jeunes, aux femmes, aux organisations socio-professionnelles et à toutes les composantes de notre vaillant peuple de se mobiliser pour réserver au Président WADE un accueil chaleureux et triomphal.

C’est l’histoire qui a placé l’homme providentiel qu’il est pour le Sénégal à la dimension d’un Primus inter pares en Afrique et dans le monde, symbole de la place qu’il occupe dans le cœur de chaque Panafricain.

Vive la République !

Vive le Sénégal !

Dr Malick GAKOU

Président du Grand Parti

La date de l’arrivée de Wade à Dakar connue

YERIMPOST.COM Depuis l’annonce de son arrivée, aucune date n’avait été avancée. Mais on peut désormais compter les jours, car le Pape du Sopi a fixé la date de son retour à Dakar. Et ce sera le 6 février, c’est-à-dire mercredi prochain. Cette affirmation est du quotidien Libération qui soutient que le Parti démocratique sénégalais ne va pas tarder à publier un communiqué dans ce sens. En attendant, Me Abdoulaye Wade continue les consultations en direction de la présidentielle. Les candidats recalés à l’instar de Cheikh Hadjibou Soumaré et Pierre Goudiaby Atépa ont été aperçus à Versailles au domicile de l’ancien président. Si rien n’a filtré de ces rencontres, l’arrivée d’Abdoulaye Wade au Sénégal est très attendue.



Macky Sall torpille le legs économique de Wade et étale ses propres performances

YERIMPOST.COM Le président de la République, Macky Sall, a salué, ce 31 décembre, dans son message de nouvel an, les progrès du Sénégal en matière économique.

«Au plan économique, nos performances sont à présent appréciables, avec un taux de croissance de 7,2% en fin 2017 et une moyenne annuelle de 6,6% depuis le lancement du PSE», a-t-il déclaré.
En outre, le taux d’endettement du Sénégal «se situe actuellement à 47,7% de notre PIB et reste largement en-dessous de la norme communautaire de l’UEMOA fixée à 70%».
Macky Sall a rappelé qu’en 2012, au moment de son accession à la magistrature suprême, «notre situation économique était marquée par une croissance faible et erratique de 1,7% et un déficit budgétaire de plus de 6,7% du PIB».
S’y ajoute que la fourniture d’électricité «s’était dégradée à un niveau sans précédent, affectant gravement les ménages et les entreprises, au point de provoquer des émeutes et de compromettre toute possibilité de croissance».
«Devant cette impasse, nous avons lancé, en février 2014, le Plan Sénégal émergent, pour la transformation structurelle de notre économie, la promotion du développement solidaire et inclusif, et le raffermissement de l’Etat de droit, dans la paix et la sécurité», a ajouté le chef de l’Etat.







De Wade à Macky, où en est-on ? Le septennat de Macky Sall !

Nous devons faire un bilan sans complaisance de la gouvernance de Macky. Arrivé au pouvoir avec un score de plus de 65%, le seul President élu avec ce score depuis notre accession à la souveraineté internationale. Il avait toutes les cartes en main pour non seulement réformer en profondeur nos institutions et redonner espoir espoir a toute une population. A l’heure du bilan les avis divergent.
Sur le plan macroéconomique et sectoriel, il est indubitable que des efforts extrêmement importants ont été enregistrés. La croissance économique s’est redressée et s’est consolidée depuis 2014, avec une moyenne de plus de 6%. Du jamais vu depuis l’indépendance. Bref tous les agrégats macroéconomiques ont connu des améliorations nettes. Le déficit a connu une baisse substantielle pour bientôt rentrer dans les clous des critères de convergence de l’UEMOA et de la CEDEAO. Toutes les évaluations du FMI et des agences de notation montrent clairement que le Sénégal est sur de bons rails. Cependant, des questions subsistent notamment sur l’inclusivite de la croissance et le ratio d’être sur PIB jugé élevé par certains économistes et politiques. C’est un débat qui est la depuis l’avènement des PPTE. Sur le plan de la gouvernance il faut le dire, il y’a évidemment des choses à revoir notamment le fonctionnement de notre système judiciaire et les rapports entre les les pouvoirs ( exécutif, législatif et judiciaire ). Reconnaissons que tout n’est pas rose. Sur le plan des réformes, le chemin qui reste à parcourir est encore long. Il nous a promis qu’en cas de victoire le 24 février 2019, qu’il va inscrire son mandat sous le sceau des réformes et de la prise en compte de la question de l’emploi des jeunes.








Il importe de rappeler l’état de nos finances publiques en 2012 suite à l’accession de Macky a la magistrature suprême. Nous étions à une croissance économique de l’ordre d’un pour cent,  insuffisant pour réduire la pauvreté et les inégalités, ni aspirer à l’émergence tant souhaitée par les régimes précédents.
Notre déficit public ( l’un des marqueurs les plus surveillés par les Partenaires Techniques et financiers) avait atteint des records sans précédent au point d’inquiéter les Instituions de bretons Woods notamment le Fonds monétaire international et la banque mondiale ( FMI, BM) mais également des institutions de renom comme l’OCDE et les agences de notation qui avaient fini de dégrader la note su Sénégal et s’inquiéter des perspectives macroéconomiques de notre pays post-Wade.
Les recettes publiques étaient faibles, les dépenses orientées vers des investissements a caractère non productif et moins ciblé. La balance extérieure tournait également en défaveur de notre pays ( les politiques mises  en place a l’époque n’étaient pas orientées pour une production intérieure capable de répondre à une partie de la demande en consommation des sénégalais). Le taux d’investissement le plus important de l’UEMOA était l’un des plus improductifs de la zone Cfa. Une étude a montré que le Sénégal ayant le taux dinvestussemnt le plus important dans la zone UEMOA, obtenait l’un des taux de croissance les plus faibles dans l’union monétaire. Chose paradoxale.
SONKO, ÉTOILE MONTANTE D’UNE NOUVELLE CLASSE POLITIQUE
Il est indéniable que Sonko incarne la nouvelle classe politique sénégalaise et devient de facto la cible numéro un de la mouvance présidentielle. Ses idées ont fini de changer, de modifier le débat national qui jadis était centré les questions purement électoralistes. Aujourd’hui, le débat économique et la question de la gouvernance politique et judiciaire sont remis au goût du jour. Même si, en 2012, la question centrale reposait sur le troisième mandat de wade. Ce qui avait oblige les sénégalais de sortir en masse le 23 juin pour défendre la loi fondamentale. Il faut également rendre à César ce qui est à César. Le Mouvement y’en a marre a largement contribué aux changements intervenus en 2102 et ont fini de démonter aux yeux de la jeunesse africaine qu’il est possible de modifier la donne politique et s’ériger en bouclier pour la défense des intérêts des populations et de la démocratie. La jeunesse Burkinabé en a pris de la graine et a chassé au pouvoir une dictature vieille de plus de trente ans. A la jeunesse africaine de se réveiller et prendre son destin en main.
Cependant, certains de ses choix méritent des examens rigoureux. Il est clair qu’au fur et à mesure qu’il va évoluer,  nécessairement pas mal de certaines de ses convictions ne seront  pas forcément applicables sur les chapeaux de roue. Dans le futur, il faut indéniablement compter sur lui pour la refonte systématique de la classe politique sénégalaise qui a besoin d’un renouveau.
SONKO, BÊTE NOIRE DU FCFA
Le débat sur le FCA est un débat inépuisable. Il occupe, en ce moment, une place de choix dans l’échiquier politique et économique à quelques enclabures de la présidentielle de 2019. A entendre les sons de cloche des économistes et des politiques, on constate clairement que les avis sont divergents et partagés. Chacun a des arguments a prévaloir. Il va s’en dire que c’est une monnaie qui a certes des avantages mais également des inconvénients comme toute monnaie. Il suffit de les contrebalancer pour se faire une opinion juste de la pertinence de garder ou non le FCA. Je ne vais pas toute de suite donner un avis tranchant sur cette question très délicate et qu’il faut subtilement analyser. Je vous invite à lire certains ouvrages ( servitude monétaire, le FCFA l’arme invisible de la France Afrique) et écouter le directeur de la BCEAO, discours de Macron a ouaga,  Macky Sall), vous conviendrez avec moi que c’est une question éminemment technique et profondément sérieuse.
MACKY SALL SUR LE FCA « Il considère que cette dernière «présente des avantages, et nous ne pouvons pas nous lancer dans une aventure juste parce qu’elle a quelques désavantages. C’est un terrain assez périlleux ce qui est important c’est de trouver les voies pouvant nous permettre de fortifier notre zone monétaire. C’est une question de fond que la Banque Centrale puisse accompagner nos différentes nations afin que nos politiques de développement soient beaucoup plus luisantes ». Macky Sall, toujours dans son argumentaire pense que «le franc cfa est stable et ce, quoi que l’on puisse dire. Elle l’est tout autant que notre institution, vue que nous n’avons pas trouvé d’éclaircis par rapport à ce qui pourrait être mieux que le franc cfa, mieux vaut terrer tous désirs de lutte anticoloniale et toutes aspirations politiciennes ».
KAKU NABUPKO un des grands pourfendeurs du CFA déclarait dans le Journal Le Monde que le « FCA asphyxie les économies africaines ».
NDONGO SAMBA SYLLA  » avec son ouvrage «L’arme invisible de la  Françafrique : une histoire du franc CFA». A travers ce livre, les deux auteurs essaient de «démystfirer» la question de cette monnaie des anciennes colonies  africaines. Il s’agit d’une déconstruction que certaines idées des partisans du franc CFA nourrissent. Ainsi, contrairement à l’argument selon lequel le francs CFA est une question technique et qu’il faut la laisser aux techniciens, en l’occurrence aux économistes, Ndongo Samba Sylla, estime que la question du CFA est une question éminemment «politique». Dire que la problématique du franc CFA est une question technique, «c’est nous tromper», dit le chercheur. Aussi, Ndonga Samba Sylla et son coauteur battent en brèche l’idée que le CFA est bon parce qu’il garantit la convertibilité. «La France ne garantit pas le franc CFA parce qu’elle ne donne rien du tout», soutient Ndongo. Et puisqu’elle ne garantit rien, le chercheur propose même que ce soit elle, la France qui sorte de la zone franc et laisse les Etats africains définir leur politique monétaire.
La sortie brusque du Sénégal de la zone CFA a clairement des conséquences désastreuses. Nous évoluons dans une zone monétaire, c’est vrai et que nos économies sont plus ou moins stables,car c’est la banque centrale qui définit la politique monétaire dans ces états, et sa vocation première est de lutter contre l’inflation. A mon avis, elle doit aller plus loin en jouant un rôle déterminant dans la croissance économique. La CDEAO est dans une optique de créer une monnaie communautaire, je pense humblement qu’il faut accélérer ce processus qui sera benedlfique pour toute la zone CEDEAO.
J’ai doctement appris à l’université qu’une économie forte a une monnaie forte. Nous devons plutôt travailler à structurer notre base de production et transformer nos matières premières sur place. C’est inacceptable qu’au 21 ème siècle que l’Afrique reste à la traîne dans l’industrialisation malgré nos potentialités pétrolières, minières et gazières. Il est clair aussi qu’il faut renforcer les échanges commerciaux intrazones. Le paradoxe en Afrique de l’Ouest, nos échanges ne dépassent pas 12 % alors que dans la zone euro c’est plus de 60%. Le Brexit semble donner des sueurs froides à certaines pays . Mais il me semble que la zone euro est plus intégrée que la zone Cfa et les conséquences ne seront pas les mêmes malgré le fait que le royaume uni ne fasse pas partie de la zone euro et Schengen. Mais il faisait partie de la zone de libre échange européenne et qu’il commerce beaucoup avec les pays de la zone euro.
Wade en tant que économiste, intellectuel de renom n’a jamais voulu aborder cette problématique. Il avait posé comme débat le rapatriement des réserves pour le financement de nos économies. Alors sur ce point j’invite Sonko a revoir sa position et évoluer sur cette question. Marine le Pen a évolué sur beaucoup de questions notamment sur la sortie de la zone euro. Il n’est pas encore trop tard. Par contre sur certains aspects on partage évidemment les avis ( industrialisation, fiscalité etcc). Mais le Gouvernement actuel en est conscient et il faut nécessairement accentuer le processus d’industrialisation au Sénégal. Sur certaines problématiques d’intérêt national Sonko doit appeler à un débat national impliquant toutes les couches de la société. Une décision pareille risque de plonger notre pays dans un gouffre. Sur bon nombres de problématiques sociétales et économiques, comme la sortie du Fcfa, doivent passer par un référendum. Nous devons aborder avec beaucoup de lucidité et objectivité, la sortie du Sénégal dans le FCA. La France de Macron a même évolué sur cette question ( discours de ouaga, les pays sont libres de leur sortie du fcfa). Les questions économiques sont tellement sérieuses qu’il va préalablement amorcer un débat scientifique et voir là où se situent nos intérêts. C’est un débat qui va obligatoirement se poursuivre. Il est à noter cinquante années après les indépendance nous continuons à subir les affres de la domination étrangère. L’Afrique doit se regarder les yeux dans les yeux et construire un avenir qui répond aux aspirations de nos populations. La ZLEC est une des solutions car nécessairement il faut développer le commerce intra-africain et rendre l’union africaine financièrement autonome afin de la permette de jouer pleinement son rôle dans tous les domaines. Sur ce registre, admettons que le Prédisent Rewandais Paul Kagame en a fait son cheval de bataille durant sa présidence a la tête de l’Union Africaine.
OPPOSITION EN PERTE DE VITESSE AVEC LA LOI SUR LE PARRAINAGE








L’opposition sénégalaise semble être piégée par le pouvoir. Nous sommes dans des joutes et chaque camp essaye de prendre le dessus sur l’autre. L’appel au dialogue lancé par le pouvoir depuis le début du septennat n’a pas produit les effets escomptés. La rencontre du palais a semblé calmer les ardeurs loin de là. La suite on la connaît. Le PDS, premièr parti de l’opposition n’avait qu’un seul objectif voir KARIM WADE retrouvait sa totale liberté. Ce que Macky a compris en le libérant et en l’eloignant loin du pays de la Teranga. La botte secrète de Macky, la loi sur le parrainage a fini d’assomer l’opposition et obliger certains à revoir leurs ambitions. Le merite de notre opposition c’est d’avoir sorti de son confort et de peser lourdement dans le debat politiqueet économique ces derniers années. Maintenant, il doit investir le Sénégal des profondeurs afin de recueillir les attentes de leurs concitoyens. Sur ce plan, la mouvance présidentielle est en nette avance.
EN DIRECTION DE LA PRESIDENRIELLE DE 2019
Nous sommes à un tournant décisif de notre jeune démocratie. Il est temps de baisser la température et de calmer le jeu. Opposition comme pouvoir doivent s’armer de sérénité. Le Sénégal nous appartient tous. Il est d’appeler au calme et à la retenue. Les élections passent et le Sénégal demeure. Le 24 février n’est qu’une étape dans l’histoire politique du Sénégal. Nous devrons oeuvrer tous pour des élections apaisées! Le pouvoir doit garantir la sécurité des personnes et de leurs biens et l’opposition doit garder son calme et cultiver le débat serein et démocratique. Nous sommes un et indivisibles. Il yaura bien sûr un avant et un après 24 février. Que le bon dieu veille sur notre cher Sénégal a nous tous.
Mahi Deme

Procès Patrick Ho: le nom de Wade cité à l’audience, Cheikh Tidiane Gadio pris en flagrant délit d’extorsion de fonds

YERIMPOST.COM Tel un château de cartes, l’argumentation de Cheikh Tidiane Gadio s’effondre devant le tribunal de Manhattan. Après tout, pourquoi lui donner le bon rôle dans cette affaire de corruption dont il est mêlé jusqu’à la moelle épinière ? Le procès qui se déroule actuellement aux Etats-Unis, dans lequel il a accepté de témoigner contre son ex-collaborateur moyennant sa libération, est en train de se retourner contre lui. Acculé par les avocats de la défense, l’ancien ministre des Affaires étrangères se confond en regrets. Cheikh Tidiane Gadio exerçait-il un chantage sur l’homme d’affaires taïwanais ? Au cours d’une audience, une note a été produite par les avocats de Patrick Ho dans laquelle Gadio l’avertissait que l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, avait reçu d’entreprises chinoises entre 10 et 20 millions de dollars pour rétablir les relations entre les deux pays. Dans cette note, Gadio se lavait à grande eau, niant d’avoir reçu un seul dollar dans ces négociations. En réalité, tout était dans l’imaginaire de Gadio qui avait trouvé ce moyen pour faire pression sur Ho et le CFEC pour lui verser de l’argent avant qu’il ne leur serve d’intermédiaire auprès des autorités tchadiennes. Mis face à ses contradictions, le très respecté Cheikh Tidiane Gadio a non seulement reconnu être l’auteur de cette note, mais il s’est confondu en excuses: « C’est une déclaration terrible ! Je le regrette profondément parce que je n’ai rien qui le prouve. Je ne l’ai pas inventé. C’est ce que j’ai entendu mais je n’ai aucune preuve. »







Ces propos « nauséabonds » de Wade sur Macky

YERIMPOST.COM « Ceux qui connaissent le Fouta et son histoire, ce qui ne semble pas être le cas du président Wade, savent qui je suis et d’où je viens. Ils savent que ma famille a ses racines dans le Toro et dans le Nguénar, ils savent parfaitement que je suis issu d’une lignée de nobles, célèbres et prestigieux guerriers. Cela est un fait et c’est l’histoire. »

Extrait du livre de Macky Sall « LE SÉNÉGAL AU CŒUR »

Dans ces extraits de son livre, Macky Sall parle d’Idrissa Seck, de Wade, de Marième Faye Sall…

« Je ne peux passer sous silence, mes lecteurs et mes amis ne le comprendraient pas, un point relatif à des propos nauséabonds qui en surprirent plus d’un. Des propos que l’on n’attendait pas de celui qui les a tenus, quand on sait qu’il a eu la chance, l’honneur et le privilège d’avoir occupé les plus hautes fonctions dans un pays de mesure, qui a toujours donné une belle image de lui au reste du monde. La politique politicienne est ce qu’elle est et se prête à tous les coups bas, hélas. Lorsqu’en 2015, la justice a traduit Karim Wade devant un tribunal, son père – mon prédécesseur – a perdu toute mesure. Celui qui fut mon mentor, mon guide, cet Abdoulaye Wade qui a tant marqué mon pays, a déclaré : « Macky Sall est un descendant d’esclaves. (…) Ses parents étaient anthropophages (…) Ils mangeaient des bébés et on les a chassés du village (…) Jamais mon fils Karim n’acceptera que Macky Sall soit au-dessus de lui. Dans d’autres situations, je l’aurais vendu en tant qu’esclave ! »

Cette déclaration abjecte et révoltante est difficilement saisissable par quelqu’un qui n’est pas sénégalais ou africain. Or, j’écris aussi ce livre pour un public qui va bien au-delà de mon pays. J’ouvre donc une parenthèse : au Sénégal, notre société oscille entre la modernité et le poids de l’ancien temps. Autrefois, le groupe des esclaves était la caste la plus basse sur l’échelle sociale, dans la société traditionnelle. Etre descendant d’esclaves est encore considéré comme une tare. L’insulte était donc grave, particulièrement dans le Fouta, la région d’origine de mes parents, où les Maccubés (esclaves) restèrent longtemps objets de mépris.

Idrissa Seck

« Idrissa Seck est un homme à tendance autoritaire. Il y a des Premiers ministres plus « ronds », plus consensuels. Idrissa Seck est tranchant, il ne demande pas, il ordonne. Le premier dossier touchant mon domaine, dont il se saisit, concerne les carrières de Thiès. En 2003, alors que je suis en déplacement à Fatick, ville dont je suis le maire depuis 2002, le Premier ministre provoque une réunion autour de l’avenir des carrières de Thiès. (…) Ce vendredi-là, une réunion est donc organisée sur ce sujet. Mon directeur de cabinet me représente. La rencontre est terminée, il me téléphone immédiatement. « Le Premier ministre nous donne jusqu’à ce soir 18 h, pour présenter un projet de décret ordonnant la fermeture des carrières de Thiès ! ». Je suis abasourdi. Thiès est le fief d’Idrissa Seck, mais on ne prend pas une telle décision en un tour de main. Je demande ordre écrit, je veux avoir un document officiel. Vers 18 h, mon collaborateur reçoit le papier et m’en informe. Dès lors, mes instructions à mon directeur de cabinet sont claires : « Rangez le document et stoppez la procédure jusqu’à lundi. » Je compte mettre à profit cette fin de semaine pour passer à Thiès et voir le Premier ministre qui s’y trouve. Son accueil est très cordial. Nous déjeunons ensemble, mais nos points de vue sur la question sont diamétralement opposés ! Je rentre à Dakar et je vais passer le reste de ce week-end à bâtir un solide dossier technique sur cette affaire. Je suis fermement opposé à la fermeture des carrières et j’entends bien me battre.








« Le Conseil des ministres suivant se révèle assez agité. Le Premier ministre a fait de la question de Thiès un élément central de l’ordre du jour. Il développe son point de vue : « Il faut fermer ces carrières, notamment pour des raisons environnementales. » Je prends la parole à mon tour et affirme mon opposition au projet. Les implications en termes de pertes d’emplois seraient catastrophiques. De plus, il faudrait dénoncer tous les contrats qui lient l’État aux sociétés qui exploitent le site. Ce serait un imbroglio juridique et l’assurance de devoir payer des dédommagements importants. Le président Wade écoute les divers arguments, en toute logique, décide de différer la décision, en attendant une étude plus poussée, faite par une commission d’experts qui donnera ses recommandations. Je regarde le visage du Premier ministre, il peine à contenir sa colère. J’estime avoir eu gain de cause, car je n’ai pas de doute sur les conclusions de la future commission. Au pire, j’aurais tracé la voie d’une décision plus réfléchie et mûrement pensée.
Au cours des premiers mois à son poste, Idrissa Seck laisse percer des traits de caractère qui rendent le travail avec lui extrêmement difficile : arrogance, certitude d’avoir raison, autoritarisme… Je crois que, pour gouverner, il ne suffit pas de taper du poing sur la table et dire d’une voix cassante : « C’est comme ça et c’est tout, j’ai décidé ! » dans un pays comme le mien, c’est important.

Les « tueurs » autour du président
« Les hommes d’État sont entourés de collaborateurs plus ou moins brillants. Parmi eux, certains endossent le costume de « tueurs ». Devançant les supposés désirs de leur patron, interprétant à leur guise les fameux « silences » du grand manitou, ils décrochent le téléphone, donnent des ordres, exécutent : « Il faut virer untel, le président ne l’apprécie pas. » Il suffit très souvent de dire « non » pour se rendre compte que ces exécutants n’ont que le pouvoir qu’on leur prête. Combien de fois m’a-t-on abordé en me demandant pourquoi j’avais pris telle ou telle décision ou comment se faisait-il que j’avais écarté telle personne ? Je n’étais même pas au courant ! C’est la politique des couloirs et des chuchotements, celle des petits meurtres entre amis, la petite soupe qui ne sent pas très bon.

« En prenant la succession d’Idrissa Seck, j’hérite de dossiers qui sont au point mort. La lutte entre le président Wade et son Premier ministre a fait une victime de taille : l’action publique. Le président avait été élu sur la base de promesses concrètes, notamment la réalisation de grands chantiers devant la somme de travail nécessaire pour cela. Mais ceux qui payent le plus lourd tribut, ce sont mes proches. Ma femme, qui est spirituelle autant qu’elle est dévouée, téléphonait souvent à mes collaborateurs pour leur demander : « As-tu des nouvelles de mon mari ? » Je n’ai pas beaucoup vu ma femme et mes enfants durant ces trois ans, c’est le revers de la médaille quand on occupe cette fonction.

La disgrâce
« Tout semble aller pour le mieux, alors que se profile l’élection présidentielle de 2007. Je suis nommé directeur de campagne de Wade. Je me suis fixé un objectif : faire réélire le président dès le premier tour. Pour ce faire, une équipe d’étude et de sondage d’opinion est constituée. Avec les enquêtes, nous pouvons affiner notre stratégie en temps réel. Au soir du premier tour, les jeux sont faits : Wade est réélu avec 55,90 % des voix. Quelques signes auraient dû m’alerter sur ma disgrâce à venir. Le contenu de réunions stratégiques qui filtre dans la presse, où je suis dépeint comme une sorte de Machiavel, l’interventionnisme forcené du fils du président, Karim, un soi-disant rapport de police qui affirmait que j’étais incapable d’assurer la victoire au premier tour… Je n’ai pas voulu lire ces augures, persuadé que les faits démonteraient tout cela. Lorsque la réélection fut actée, je pensais avoir échappé au pire, puisque j’avais gagné mon pari.

La fouille de la colère
« Un autre événement aurait dû faire plus fortement résonner en moi la sonnette d’alarme : le 19 juillet 2007, je me rends à une réunion de la direction du Pds au Palais présidentiel. Je viens de démissionner, comme prévu, de mon poste de Premier ministre, mais je suis toujours le numéro deux du parti. À l’entrée, le gendarme demande à me contrôler, je le laisse faire son travail. Mais voilà, c’est long, inutilement long, et insistant. Ma patience légendaire est mise à mal, puis s’émousse lorsque le gendarme me lance :

– « Monsieur, vous devez vous soumettre à la fouille corporelle ! »

– Pardon ?

– « Désolé, nous avons reçu des ordres. »

Je fais aussitôt demi-tour. À peine arrivé chez moi, le téléphone sonne, c’est le président Wade.

– « Je viens d’être informé de l’incident avec la sécurité. C’est réglé, tu peux revenir, nous t’attendons. »

– Désolé, Monsieur le Président, je ne reviens pas. Ce qui s’est passé est scandaleux.

On me rapporte que Wade aurait alors dit : « Macky Sall ne devrait pas bouder pour si peu ! Son comportement est une erreur. »

« Ce qui m’a révolté en 2008, c’était le sentiment d’une profonde injustice. Mon engagement avait été total à l’égard de Wade, et ma fidélité absolue. J’ai travaillé sous les ordres du président comme conseiller, puis ministre, chef du gouvernement, jusqu’à présider l’Assemblée nationale. Je rappelle les faits tels que je les ai vécus. Plusieurs enquêtes de presse évoquent des malversations financières dans la tenue du Sommet de l’Organisation de la conférence islamique à Dakar. La préparation de ce sommet était placée sous la responsabilité de Karim Wade, fils du président. De grosses sommes d’argent avaient été investies dans les travaux et les aménagements nécessaires pour accueillir la réunion. La Commission de l’économie générale du Parlement, présidée par un membre de la majorité présidentielle, veut entendre Karim Wade et Abdoulaye Baldé, respectivement président et directeur exécutif de l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (Anoci). En demandant cette audition, elle est parfaitement dans son rôle. On parle du fils du président, certes, mais nous sommes dans une démocratie où chacun a sa partition à jouer et où nul n’est censé ignorer la loi, ni se mettre au-dessus d’elle. Je suis le président de l’Assemblée nationale, donc je contresigne la lettre officielle qui convoque Wade junior, c’est mon rôle. Si j’avais refusé de signer cette lettre, je me serais mis hors-la-loi, ce qui était impensable. Le président de l’Assemblée ne participe pas à cette commission, c’est celle-ci, comme toutes les autres, qui organise son programme de sessions comme elle l’entend. Lorsque la conférence des présidents se réunit, on examine le calendrier parlementaire. C’est là où chaque membre de la commission peut demander d’entendre qui il veut, à propos de tel ou tel sujet. Or, personne n’avait émis d’objection, bien au contraire, à l’audition des dirigeants de l’Anoci. Les députés membres de la commission l’ont dit et répété avant, pendant et après cette affaire : leur démarche n’avait rien d’hostile. Imagine-t-on, aux États-Unis ou en France, un président de la République exigeant la démission du président du Sénat ou de l’Assemblée nationale parce que celui-ci ou celle-ci auditionne un de ses proches ? Au moment où Wade m’avait demandé de prendre la présidence de l’Assemblée, il m’avait dit : « Il faut une Assemblée de rupture. Je compte sur toi ! » On a vu de quelle rupture il parlait. Un matin, on vous réveille et on vous accuse d’avoir osé convoquer le fils du président. Et pour ça, je dois passer à la guillotine. Je dois démissionner. J’ai encore dans l’oreille les mots de Wade au téléphone :

« Tu dois me rendre ce que je t’ai donné ! Je ne te fais plus confiance. »

Je n’ai pas hésité une seconde :

« Non ! »

Il y eut un silence. Je crois que Wade ne s’attendait pas à ce que son fidèle Macky lui résiste. Il a sous-estimé mon sens de l’honneur et de la justice. Le président avait écarté tous ceux qui lui faisaient de l’ombre, il avait viré Idrissa Seck, il sombrait dans la paranoïa du pouvoir solitaire. Je suis sûr qu’il était persuadé que j’étais à la manœuvre et qu’en visant son fils, je voulais l’attaquer, lui ! Son entourage a certainement joué un rôle dans cette affaire, on l’a influencé. L’occasion était belle pour écarter un rival potentiel. Je venais de perdre ma mère, le 23 septembre 2008. Le 4 octobre, j’ai signé la convocation de Karim Wade. La presse s’en est mêlée. Courtisans et intrigants ont monté le président contre moi.








« La rupture avec Wade fut très dure »
« La rupture avec Abdoulaye Wade fut très dure à vivre. Cela faisait presque vingt ans que je combattais à ses côtés. Du jour au lendemain, j’étais devenu, pour le président et son entourage, le paria, l’ennemi à abattre, un effronté à détruire. Les gens vous évitent. Dans ces moments, on se retrouve face à une certaine solitude (…) On dit que c’est dans ces moments que l’on compte ses véritables amis. C’est exact, mais il faut nuancer le propos. Certains n’avaient d’autre choix que de m’éviter, je n’allais pas leur demander de mettre en péril leur carrière à cause de moi, je ne voulais pas les entraîner dans ma chute. Je n’avais pas envie non plus qu’ils subissent les effets de ma disgrâce. Je leur ai donc demandé de rester dans le parti, d’obéir aux ordres. Quelques-uns s’engagent ouvertement à mes côtés, me soutiennent et en payent le prix : mise en sommeil de leur carrière, menaces, exclusion… En ce qui me concerne, je vais me battre, mais ne désire absolument pas que d’autres paient le prix de ma résistance. Deux députés en font les frais : Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lô sont exclus de l’Assemblée nationale.

La dernière audience avec Wade
« Cette affaire commence à ressembler à un thriller politique, mais je ne sombre pas dans la paranoïa, je sais que tous les coups sont permis pour ceux qui veulent m’abattre. On fouille mon passé, on cherche la faute, avérée ou supposée. Un jour, on affirme que je ne serais qu’un « ingénieur de conception » et non un « ingénieur des travaux », j’aurais donc usurpé mon emploi ! Hélas, pour eux, le directeur de l’IST précise devant les médias que l’ingénieur de conception est plus qualifié que celui des travaux ! Raté ! Ensuite, on cherche le magot ! J’ai forcément dû magouiller, planquer de l’argent détourné… Les services de police sont mis sur le coup, mais en pure perte. Le palais ira même jusqu’à faire pression sur ma femme. Ils connaissaient bien mal cette dernière. Le président Wade change de tactique, il finit par me convoquer pour un entretien. Je me rends donc au palais, je n’ai aucune raison de refuser cette entrevue. Je suis président de l’Assemblée nationale, il est président de la République. Après quelques courtoisies de façade, le dialogue va vite tourner court :

« Comment ça va à l’Assemblée ? »

– Ça va, Monsieur le Président.

– « Arrête de me raconter des histoires, cela ne va pas du tout là-bas. L’Assemblée est bloquée, rien ne marche et tu t’obstines à vouloir rester ! »

Un silence s’installe, le président Wade reprend, son ton de voix est ferme, cassant :

« Allez, cette affaire a assez duré, cela suffit, tu démissionnes. »

« Je laisse passer encore un silence, puis je réponds – ma voix contraste avec la sienne, je reste calme et mesuré, je soutiens son regard :

« Désolé, Monsieur le Président, je confirme qu’il n’y a aucun problème à l’Assemblée et qu’il n’y a rien qui puisse être assimilé à un blocage. Je n’ai aucune raison de démissionner et je ne le ferai pas ! Vous avez manifestement des raisons de vouloir mon départ, c’est donc à vous de me faire partir. Mais je ne vous offrirai pas ma démission ! »

Il ne s’attendait pas à une telle réaction, il est surpris, mais verse vite dans la menace :

« Tu cherches des histoires ? Tu seras servi ! »

Puis il se lève, l’entretien est terminé. Il n’y a pas de poignée de main, il ne me raccompagne pas. Je me dirige vers la sortie et je l’entends me dire, dans un murmure :

« Tu l’auras voulu ! »

La porte de son bureau claque derrière moi. Je sens qu’il était furieux. Je sais combien mon adversaire est redoutable. Depuis son entrée dans l’arène politique en 1974, chaque fois qu’il a voulu abattre quelqu’un, il a réussi, et nul ne s’est relevé. J’entends bien être l’exception qui confirme la règle ! Le 9 novembre 2008, la Chambre vote ma destitution par 111 voix contre 22. Le Sénat ratifie la loi, manquant l’unanimité d’une voix, celle du sénateur de Fatick, Woula Ndiaye, l’ancien président de la Commission de l’économie générale, qui refuse de se plier aux ordres du président Wade. Mamadou Seck devient président de l’Assemblée nationale. Une partie de ma vie est par terre.








« Le jour où j’ai fait irruption à l’amphi avec notre bébé »
« Notre premier enfant naquit alors qu’elle était étudiante. Un jour, afin de pouvoir aller en cours, elle avait confié notre fils à l’épouse de notre ami, le regretté Ousmane Masseck Ndiaye. C’est d’ailleurs le nom de cette dame que nous avons donné à notre fille. Installé chez nos amis, notre petit garçon n’arrêtait pas de pleurer. La dame, inquiète, et ne sachant quoi faire, finit par m’appeler. J’étais à mon bureau : elle m’explique qu’il refuse de s’alimenter et de prendre le biberon. Très inquiet, je me rends chez elle. Effectivement, il continuait de pleurer, je l’ai pris avec moi et nous nous sommes rendus à la Fac où étudiait ma femme. Nous avons fait irruption en plein cours. Je lui explique ce qui se passe. Elle a pris le bébé et elle lui a donné le sein : il s’est calmé aussitôt. Je lui ai dit :

« On rentre à la maison. »

Ce fut son dernier cours :

« Maintenant, je vais m’occuper de mon fils », avait-elle dit.

Son mérite est d’autant plus grand qu’elle avait choisi de mettre un terme à une formation au bout de laquelle elle serait devenue ingénieure, comme son mari, et aurait exercé un métier dans lequel elle aurait sûrement brillé.

 

Présidence du Groupe parlementaire Liberté et démocratie: le calcul politique de Wade

YERIMPOST.COM Serigne Abdou Bara Dolli Mbacké, président du groupe parlementaire « Liberté et Démocratie » en remplacement de Me Madické Niang, un choix purement politique hautement réfléchi par Me Abdoulaye Wade. C’est l’analyse faite de cette nomination qui a surpris plus d’un. Mais qui connait Abdoulaye Wade sait que chez lui tout est stratégie. A Touba, bastion naturelle du Parti démocratique sénégalais, hors de question de laisser le champ libre à Madické Niang qui est candidat à la présidentielle et qui risque de faire mal à celui du Pds dans la ville sainte. Serigne Abdou Bara Dolli Mbacké traîne des limites intellectuelles qui tranchent d’avec le niveau qu’incarnait Me Madické Niang à ce poste, mais l’électorat de Touba en vaut la peine.







Me Madické Niang répond à la diatribe de Wade contre sa candidature

Suite au communiqué fait à Dakar le 04 octobre 2018 et signé par le Frère Secrétaire Général National du PDS, relatif à ma candidature à l’élection présidentielle de 2019, je me dois de faire à l’opinion publique la genèse de cette candidature et de prendre les décisions que mon honneur m’impose face à cette situation regrettable à tout point de vue.

Je voudrais rappeler que c’est le Président Wade lui-même qui, la première fois, a suscité en moi cette ambition de me mettre en première ligne au service des Sénégalais, lors de la Oumra que nous avons effectuée en 2012, suite à la perte du pouvoir, en me disant en substance que, dans son entourage, j’étais la personne la mieux indiquée pour reconquérir le pouvoir.




Il s’y ajoute qu’à l’issue des dernières législatives, je me rappelle ces paroles poignantes qui m’ont été adressées par le Président WADE : « Madické, tu m’as démontré que tu es l’unique personne sur qui je peux compter totalement, je n’oublierai jamais ce que tu as fait pour moi. Ton engagement sans limite dans ces élections législatives m’amène à dire que je t’expose trop alors que tu as une famille à préserver. »
J’avais alors répondu que : « il en sera toujours ainsi, je ne lésinerai jamais sur mes moyens physiques comme matériels pour combattre et faire partir Macky SALL. C’est le sens que je donne à mon combat à vos côtés en dehors de l’amitié qui nous lie»

Que me valent alors subitement ces accusations graves, gratuites et infondées contre ma personne alors que j’avais toujours été considéré comme l’ami, le frère et le militant le plus fidèle ? Qu’est ce qui a pu changer si subitement entre-temps ? Ai-je eu tort d’avoir posé la question de la candidature alternative alors que beaucoup de Sénégalais, surtout les frères de parti, ont considéré que ma proximité avec Wade devait me permettre de jouer ce rôle ? Je laisse aux Sénégalais le soin de répondre à ces questions.

Je rappelle que j’ai fait l’objet de toutes formes d’intimidation et d’humiliation de la part du pouvoir sans vaciller un seul instant.

Je tiens aussi à dire aux Sénégalais que je n’ai aucun dossier judiciaire en instance devant aucune juridiction.

Je prends à témoin les Sénégalais pour leur dire que : si Macky SALL pouvait faire pression sur moi, je ne serais pas resté avec le Président WADE alors que beaucoup de ses proches l’avaient quitté ; si Macky SALL avait les moyens de pression sur moi, je n’aurais jamais pu défendre Karim WADE avec autant de détermination et d’opiniâtreté durant ces six dernières années ; si Macky SALL avait des moyens de faire pression sur moi, je n’aurais pas pu me mettre en face de lui pour faire gagner largement le PDS à Touba. C’est important de relever que, lors de ces élections législatives de juin 2017, mon arrestation avait été ordonnée, car beaucoup de responsables du pouvoir avaient pensé, qu’en me neutralisant, ils auraient pu empêcher la victoire du PDS ; si Macky SALL avait des moyens de pression sur moi, je n’aurais pas pu exercer à l’Assemblée Nationale avec tant d’engagement, mes fonctions de Président du groupe parlementaire. Combien de Sénégalais ont apprécié ma détermination, mon sens des responsabilités et, surtout, le dur combat pour empêcher que des lois scélérates soient votées.

Cependant, la seule pression forte que j’ai subie depuis deux ans vient de mes frères de parti mais aussi de Sénégalais de tous bords, pour me pousser à poser la question de la candidature alternative alors que j’avais, par amitié, volontairement tu toute ambition pendant toutes ces années.

Au surplus, concernant les accusations de « collusion » avec Macky SALL dont je suis l’objet, je défie quiconque de pouvoir en apporter le moindre indice, encore moins la plus petite preuve. Je laisse aux Sénégalais le soin d’en juger sur la base de mes actions concrètes au profit du PDS et pour le bien de la nation pendant les sept années de calamité de ce régime.

Au regard des faits, pour moi, le véritable « suicide » politique serait, pour le PDS, de ne pas avoir de candidat à l’élection présidentielle de 2019.

S’agissant de ma candidature, le Président Wade a dû oublier que je lui ai écrit pour lui préciser qu’elle ne saurait entrer en compétition avec celle de Karim WADE. En effet, elle ne pourrait prospérer que si, et seulement si, le Conseil Constitutionnel rejette la candidature de Karim WADE.
Où est donc le mobile qui peut servir Macky SALL en affaiblissant le suffrage du candidat investi par le Parti alors qu’une fois de plus, ma candidature est une candidature alternative et non de substitution.




Concernant mes responsabilités à l’Assemblée Nationale, je dis d’ores et déjà, sans ambages, que jamais je n’engagerai un bras de fer avec le Président Wade sur quoi que ce soit. Ainsi, avant que le parti ne se saisisse de la question, j’ai décidé, pour le mettre à l’aise, de remettre en jeu immédiatement mes fonctions de Président du groupe parlementaire car mon honneur ne me permet pas de m’accrocher à des responsabilités que le Président WADE m’a confiées.

Je ne le remercierai jamais assez pour, d’abord, l’honneur qu’il me fait de me considérer comme frère et ami mais aussi, pour m’avoir confié d’importantes responsabilités. Toutefois, je souligne que j’ai la conscience tranquille pour avoir donné le meilleur de moi-même à Abdoulaye WADE, à sa famille et au PDS.

En tout état de cause, il restera toujours ma référence politique, mon ami et mon frère.
Contrairement aux accusations qui sont portées contre moi, j’ai voulu redonner espoir à tous les militants désemparés face à l’éventualité d’une élection présidentielle sans un candidat du PDS. Combien de membres de l’opposition radicale se sont ouverts à moi sur l’absence éventuelle d’un candidat du PDS en 2019, estimant qu’elle permettrait à Macky SALL de gagner facilement.

Ainsi, j’invite tous ceux qui, dans le Parti comme en dehors, sont convaincus de la nécessité d’une candidature alternative, à me rejoindre pour mener ce combat.

Enfin, je m’en remets au Tout Puissant tout en ayant la conviction forte que la vérité finit toujours par triompher.

Maître Madické NIANG

Le dernier combat de Wade

LE DERNIER COMBAT DE WADE

Karim neen bunu xoli la, Wade bëgul kuko taxal suuf !

 

En lisant la lettre de Wade en réponse aux responsables parlant de plan B, j’ai eu mal dans ma chair. Très mal même !

Pour le seul fait d’avoir réfléchi et d’avoir exposé sa réflexion dans une lettre, Me Madické a été insulté par le pape du Sopi. Il l’a traité de traître et de quelqu’un qui poignarde ses amis dans le dos.

Je ne prends pas la défense de Madické mais je me dis que trop c’est trop.

Wade est en train de mener en bateau tous les militants du PDS et tout simplement pour les beaux yeux de son fils Karim. Les autres, il n’en a cure !

Il avait mené un mortal combat à Idrissa Seck afin de faire de l’espace pour son fils. L’ancien premier ministre nous avait pourtant avertis. Il avait bien alerté que le fils biologique est le centre d’intérêt de Wade.

Ensuite ce fut le cas de Macky Sall qui a osé dit-on convoquer le prince à l’Assemblée nationale. On connaît la suite. Il a été traîné dans la boue et « excommunié ».



Wade pense avoir droit de cité sur tous ces gens qui sont avec lui. Personne ne doit regarder ailleurs que la direction que lui-même montre. Ceux qui ont semblé ignorer cette règle en ont fait les frais. C’est le cas de Modou Diagne Fada, Farba Senghor, Souleymane Ndéné, Pape Samba Mboup….ils font foison les victimes de Karim.

Au PDS ce n’est plus du « moute mba moote » mais c’est du « Karim la mba moote ».

Il les manipule tous et le dommage c’est qu’ils le savent et semblent l’accepter. Il dit lui-même que c’est un congrès qui a choisi son fils comme candidat. Mdr ! De quel congrès parle-t-il ? Wade convoque un comité Directeur et s’adresse à une assistance médusée pour leur dire que la rencontre est transformée en congrès. Il le fait en prenant le soin de berner certains en leur demandant de se présenter pour la candidature afin de respecter la forme et de se désister ensuite au profit de son fils.  Ils y ont tous cru !

Quand certains ont commencé à crier au scandale, il leur a fait savoir que c’était juste pour mettre la pression sur le pouvoir à quelques jours du procès de Karim. Espiègle qu’il est, il a réussi à copté au sein du comité directeur du PDS des anciens de la Génération du concret et de nouveaux « karimistes » à qui il a donné des responsabilités afin de « contrebalancer » les humeurs contestataires qui pourraient naître d’anciens responsables. Il a bien réussi son coup !

Maintenant croire que Wade n’envisage pas un plan B c’est mal connaître l’homme. Il y pense bien et mieux, il y travaille. Wade réfléchit pour son fils et mène les combats à sa place. Objectivement quel est le vrai combat politique qui a été porté et mené jusqu’au bout par Karim ? AUCUN !

Karim n’a pas d’ambition politique c’est son père qui en a : voir son fils diriger les quatorze millions de sénégalais. Pour cela il est prêt à tout ! A tout !

Son premier plan, c’est d’essayer d’imposer la candidature du fils biologique en imposant un rapport de force au pouvoir de Macky Sall. Le seul obstacle est qu’il est conscient qu’avec la contrainte par corps Karim risque de retourner en prison s’il met les pieds au Sénégal. Ce qu’il ne sait pas encore c’est jusqu’où peut aller le Président de la République s’il s’engage dans cette voie. C’est pourquoi, Pa Wade est en train de voir comment faire entrer Wade fils sur le territoire national pour ensuite s’ériger en bouclier autour de lui avec ce qui lui reste de militants.

Si cela ne prospère pas, il y’a bien un plan B: choisir de soutenir un candidat qui accepte d’amnistier son fils une fois au pouvoir et lui permettre d’être candidat en 2024. La piste Idrissa Seck a été agitée un temps mais très vite refermée car Wade n’a pas totalement confiance en lui et il n’a pas reçu toutes les garanties de ce dernier.

Wade a besoin pour arriver à mener à terme cette stratégie d’un candidat politiquement vierge et bien manipulable par ses soins. L’homme sur qui il est en train de jeter son dévolu est Hadjibou Soumaré même s’il est conscient que la tâche risque d’être rude s’il fait ce choix.

Une fois cette étape dépassée, Wade lui-même descendra sur le terrain pour battre campagne pour le candidat d’emprunt. Il y mettra toute son énergie et ses moyens pour qu’enfin son fils soit libre de toute poursuite à partir de 2019.




La seule chose qui désole dans tout cela c’est comment de hauts responsables du PDS arrivent à montrer tant de frilosité devant ce qu’ils considèrent tous comme une forfaiture. Aucun responsable ne croit à la candidature de Karim et je pèse bien mes mots. Certains mêmes sont devenus aphones depuis que les choses sont devenues bien claires dans leur tête. Au demeurant où est Omar Sarr de Dagana ? Il semble s’être fait une religion sur cette affaire.

Wade n’a pas besoin de responsables ou de militants qui réfléchissent ou qui posent un débat autre que celui qui va dans l’intérêt de son fils. C’est cela la vérité.

Wade peut pour son fils insulter Madické Niang de la plus vile des manières faisant fi de toute l’amitié et de la sympathie que ce dernier a toujours témoignées à son endroit.

A Wade on a juste envie de dire que Madické a aussi un fils, et qu’on a tout compris !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

 

Réponse de Madické Niang à la lettre d’apaisement de Wade

A Maitre Abdoulaye WADE

Ancien Président de la République

Secrétaire général national du Parti Démocratique sénégalais (PDS)

 

Monsieur le Président, cher frère et ami

Je prends acte de votre lettre de ce jour parue dans la presse et vous en remercie vivement.

Je rends grâce à Allah, au Prophète Mouhamed (SAW), à notre vénéré Guide Cheikh Ahmadou Bamba et à tous les Saints du Sénégal en raison du fait que ma prière, par laquelle j’ai demandé au Tout Puissant de vous éclairer sur mon compte, a été exaucée.

Soyez sûr que je considère, comme vous, que ce regrettable incident est derrière nous.

Je profite de l’occasion pour exprimer toute ma gratitude et ma compassion à l’endroit de ces nombreux sénégalais qui ont été profondément meurtris par cet incident malheureux.




Dakar le 12 septembre 2018

Maître Madicke NIANG

Avocat à la Cour

Président du Groupe parlementaire Liberté et Démocratie

 

 

Correspondance de libéraux pour un Plan B: la réaction de Wade, Me Madické Niang cité comme instigateur

YERIMPOST.COM Nous restons au Parti démocratique sénégalais (Pds) avec cette correspondance envoyée à Me Wade pour lui demander de désigner un plan B pour la présidentielle. Selon le quotidien Les Echos, après l’avoir lu, Me Abdoulaye Wade l’a fait parvenir à ses proches collaborateurs. Des sources du journal d’aller plus loin en affirmant que le fait que Wade ait envoyé cette lettre à ses proches pour demander leurs avis signifie que sa position sur le « Karim ou rien » pourrait évoluer. D’autre part, certains responsables du parti sont convaincus que la lettre n’est pas le produit de l’imagination de ses signataires. Un homme tapi dans l’ombre, en l’occurrence Me Madické Niang, en serait l’instigateur. On lui prête l’ambition de briguer les suffrages des Sénégalais, mais le concerné entretient toujours le mystère.



Audience accordée au Rapel: les termes dans lesquels Macky Sall a parlé de Wade

YERIMPOST.COM Dans les colonnes de votre blog préféré, nous révélions en exclusivité les échanges entre le président Macky Sall et les membres du Rassemblement pour la pérennisation du libéralisme (Rapel) qu’il recevait au palais. Une audience entre ex-collaborateurs du président Abdoulaye Wade au cours de laquelle le chef de l’Etat s’était démarqué des propos aigres-doux que ses nouveaux souteneurs prennent le plaisir de balancer contre leur ex-mentor. Jamais, leur avait dit Macky Sall, on ne l’entendra parler d’Abdoulaye Wade en mal. Il a assuré ne l’avoir jamais fait en public ni en privé. Le chef de l’Etat s’est dit convaincu qu’un jour, tous les libéraux du Sénégal qu’ils sont, Abdoulaye Wade y compris, se retrouveront.


Cette gâterie de Wade à Blaise Compaoré

YERIMPOST.COM 2002 mètres carrés de terrain, c’est le cadeau que le président Wade avait gracieusement fait à son homologue de l’époque, Blaise Compaoré. C’est le quotidien Libération qui, dans sa livraison du jour, nous apprend que le terrain se trouve sur une zone dite « Front de mer » dans le cossu quartier des Almadies. Le journal souligne cette affaire, en espérant que l’Etat du Sénégal reprenne ces terres à l’ancien chef de l’Etat du Burkina Faso.



Le Wadiste Éternel réagit à la visite de l’huissier à la maison du Point E de Wade

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

C’est avec indignation et amertume que j’ai appris par un communiqué daté du 26 mai 2018 la saisie des clés de la mythique maison du Point E de l’ancien Président de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye WADE, par un huissier de justice pour une somme de 550 millions de francs CFA.





Cette maison du Point E qui a été acquise par notre père spirituel après de dures années de labeur , au delà de sa fonction sociale, a servi de champ de batailles politiques pour asseoir une démocratie enviable au Sénégal et permettre à beaucoup d’hommes et de femmes, y compris l’actuel Président de la République, de se hisser au plus haut sommet de la pyramide politique et étatique.

 

Je soutiens, solennellement que, quels que soient les mobiles évoqués pour la saisie des clés de cette maison par voie judiciaire, le Président de la République , Macky SALL, devrait prendre toutes les dispositions idoines pour faire éviter une telle situation à notre père spirituel, à son bienfaiteur qu’il ne cesse de harceler depuis qu’il lui à succédé à la magistrature suprême.

 

Les valeurs qui caractérisent la nation sénégalaise parmi lesquelles l’honneur aux anciens et la reconnaissance de l’Etat à ses serviteurs pour services rendus devaient empêcher une telle bourde voire humiliation.





C’est pourquoi, je lance un appel solennel à toutes les sénégalaises et à tous les sénégalais convaincus de l’apport de Maître Abdoulaye WADE dans l’édification d’un Sénégal démocratique et en voie de développement ainsi qu’à ses fils et filles spirituels de mutualiser leurs ressources financières pour la récupération des clés de cette mythique maison du Point E dans les 15 jours qui suivent.

 

Enfin, au Président de la République, Macky SALL, je lui demande d’arrêter la persécution de celui qui a beaucoup fait pour lui et d’en faire une référence nationale pour la postérité.

 

Dakar, le 28 mai 2018

 

 

SAMUEL AMETH SARR Candidat à l’élection présidentielle de 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

C’est avec indignation et amertume que j’ai appris par un communiqué daté du 26 mai 2018 la saisie des clés de la mythique maison du Point E de l’ancien Président de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye WADE, par un huissier de justice pour une somme de 550 millions de francs CFA.

 

Cette maison du Point E qui a été acquise par notre père spirituel après de dures années de labeur , au delà de sa fonction sociale, a servi de champ de batailles politiques pour asseoir une démocratie enviable au Sénégal et permettre à beaucoup d’hommes et de femmes, y compris l’actuel Président de la République, de se hisser au plus haut sommet de la pyramide politique et étatique.

 

Je soutiens, solennellement que, quels que soient les mobiles évoqués pour la saisie des clés de cette maison par voie judiciaire, le Président de la République , Macky SALL, devrait prendre toutes les dispositions idoines pour faire éviter une telle situation à notre père spirituel, à son bienfaiteur qu’il ne cesse de harceler depuis qu’il lui à succédé à la magistrature suprême.

 

Les valeurs qui caractérisent la nation sénégalaise parmi lesquelles l’honneur aux anciens et la reconnaissance de l’Etat à ses serviteurs pour services rendus devaient empêcher une telle bourde voire humiliation.

 

C’est pourquoi, je lance un appel solennel à toutes les sénégalaises et à tous les sénégalais convaincus de l’apport de Maître Abdoulaye WADE dans l’édification d’un Sénégal démocratique et en voie de développement ainsi qu’à ses fils et filles spirituels de mutualiser leurs ressources financières pour la récupération des clés de cette mythique maison du Point E dans les 15 jours qui suivent.

 

Enfin, au Président de la République, Macky SALL, je lui demande d’arrêter la persécution de celui qui a beaucoup fait pour lui et d’en faire une référence nationale pour la postérité.

 

Dakar, le 28 mai 2018

 

 

SAMUEL AMETH SARR Candidat à l’élection présidentielle de 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

C’est avec indignation et amertume que j’ai appris par un communiqué daté du 26 mai 2018 la saisie des clés de la mythique maison du Point E de l’ancien Président de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye WADE, par un huissier de justice pour une somme de 550 millions de francs CFA.

 

Cette maison du Point E qui a été acquise par notre père spirituel après de dures années de labeur , au delà de sa fonction sociale, a servi de champ de batailles politiques pour asseoir une démocratie enviable au Sénégal et permettre à beaucoup d’hommes et de femmes, y compris l’actuel Président de la République, de se hisser au plus haut sommet de la pyramide politique et étatique.

 

Je soutiens, solennellement que, quels que soient les mobiles évoqués pour la saisie des clés de cette maison par voie judiciaire, le Président de la République , Macky SALL, devrait prendre toutes les dispositions idoines pour faire éviter une telle situation à notre père spirituel, à son bienfaiteur qu’il ne cesse de harceler depuis qu’il lui à succédé à la magistrature suprême.

 

Les valeurs qui caractérisent la nation sénégalaise parmi lesquelles l’honneur aux anciens et la reconnaissance de l’Etat à ses serviteurs pour services rendus devaient empêcher une telle bourde voire humiliation.

 

C’est pourquoi, je lance un appel solennel à toutes les sénégalaises et à tous les sénégalais convaincus de l’apport de Maître Abdoulaye WADE dans l’édification d’un Sénégal démocratique et en voie de développement ainsi qu’à ses fils et filles spirituels de mutualiser leurs ressources financières pour la récupération des clés de cette mythique maison du Point E dans les 15 jours qui suivent.

 

Enfin, au Président de la République, Macky SALL, je lui demande d’arrêter la persécution de celui qui a beaucoup fait pour lui et d’en faire une référence nationale pour la postérité.

 

Dakar, le 28 mai 2018

 

 

SAMUEL AMETH SARR Candidat à l’élection présidentielle de 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

C’est avec indignation et amertume que j’ai appris par un communiqué daté du 26 mai 2018 la saisie des clés de la mythique maison du Point E de l’ancien Président de la République du Sénégal, Maître Abdoulaye WADE, par un huissier de justice pour une somme de 550 millions de francs CFA.

 

Cette maison du Point E qui a été acquise par notre père spirituel après de dures années de labeur , au delà de sa fonction sociale, a servi de champ de batailles politiques pour asseoir une démocratie enviable au Sénégal et permettre à beaucoup d’hommes et de femmes, y compris l’actuel Président de la République, de se hisser au plus haut sommet de la pyramide politique et étatique.

 

Je soutiens, solennellement que, quels que soient les mobiles évoqués pour la saisie des clés de cette maison par voie judiciaire, le Président de la République , Macky SALL, devrait prendre toutes les dispositions idoines pour faire éviter une telle situation à notre père spirituel, à son bienfaiteur qu’il ne cesse de harceler depuis qu’il lui à succédé à la magistrature suprême.

 

Les valeurs qui caractérisent la nation sénégalaise parmi lesquelles l’honneur aux anciens et la reconnaissance de l’Etat à ses serviteurs pour services rendus devaient empêcher une telle bourde voire humiliation.

 

C’est pourquoi, je lance un appel solennel à toutes les sénégalaises et à tous les sénégalais convaincus de l’apport de Maître Abdoulaye WADE dans l’édification d’un Sénégal démocratique et en voie de développement ainsi qu’à ses fils et filles spirituels de mutualiser leurs ressources financières pour la récupération des clés de cette mythique maison du Point E dans les 15 jours qui suivent.

 

Enfin, au Président de la République, Macky SALL, je lui demande d’arrêter la persécution de celui qui a beaucoup fait pour lui et d’en faire une référence nationale pour la postérité.

 

Dakar, le 28 mai 2018

 

 

SAMUEL AMETH SARR Candidat à l’élection présidentielle de 2019

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