Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

déclaration

Déclaration de patrimoine: Qui sont les personnalités hors la loi ?

YERIMPOST.COM Il y a des personnalités qui refusent toujours de faire leur déclaration de patrimoine. C’est ce qui est ressorti du rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Parmi 800 personnes assujetties à la déclaration de patrimoine, seuls 450 se sont acquittées de leur obligation, soit un pourcentage de 57%.

Le rapport signale que les 3 grandes institutions de la République sont dans les règles. Il y a eu 100% de déclarants chez les membres du gouvernement, de l’Assemblée nationale et du Conseil économique, social et environnemental. Au niveau des ministères, seuls les départements de l’Elevage et de l’Intégration ont respecté la loi. Par contre, au niveau du ministère de la Fonction publique et du Travail, il n’y a eu aucune déclaration de patrimoine des personnes assujetties. Le même scénario est constaté au niveau des Collectivités locales. Seuls 8 maires ont fait leur déclaration de patrimoine.







Importante déclaration du Forum civil sur les questions d’intérêt national

L’absence de consensus autour des questions électorales au Sénégal appelle les organisations de la société civile à assumer pleinement leur rôle d’alerte et de veille à l’endroit de l’opinion publique nationale et internationale, du Gouvernement, des représentations diplomatiques ainsi que des Partenaires Techniques et Financiers.

Depuis quelque temps, la classe politique sénégalaise étale aux yeux de l’opinion un profond désaccord sur les règles du jeu électoral malgré les initiatives citoyennes allant dans le sens de restaurer le dialogue entre les différents acteurs concernés.  Une situation regrettable qui ne rassure pas les paisibles citoyens, les investisseurs nationaux et internationaux.

Les débats sur les urgences nationales sont plutôt dominés par des préoccupations politico politiciennes au détriment d’autres questions plus essentielles telles que la sécurité nationale et sous régionale, l’éducation et la santé, le plein emploi, les politiques agricoles, la gestion des ressources naturelles etc…

Pour les questions de sécurité par exemple, il est de notoriété publique que notre zone du Sahel est actuellement victime de la propagation d’actes terroristes qui n’épargnent à priori aucun de nos pays. Des enjeux sécuritaires hautement stratégiques doivent donc interpeller la conscience et le comportement de tout un chacun car les risques d’instabilité sont réels et l’ignorer serait preuve de négligence coupable. Et c’est pour souligner que les remous internes indignes d’une grande démocratie faciliteront toute initiative de déstabilisation du pays surtout dans un contexte de découverte de pétrole et de gaz au Sénégal.




Ces ressources naturelles, appartenant au peuple, font l’objet de convoitises de la part de prédateurs organisés face à un gouvernement qui, jusque-là, n’a pas su prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer une meilleure gouvernance des ressources pétrolières, gazières et minières alors que la gestion inclusive des retombées financières devrait nécessairement servir à assurer les dépenses relatives à la protection sociale, à la santé, à l’éducation et autres…

Depuis quelques années, l’Ecole sénégalaise connait des perturbations récurrentes au niveau de l’enseignement, de l’élémentaire au supérieur causant des angoisses cycliques pour les élèves, les parents d’élèves et les autorités étatiques suivies parfois de mort d’hommes dans nos Universités. Le Forum Civil appelle au sens de la responsabilité de tous les acteurs afin de sauver le système éducatif dans un contexte où la compétition mondiale du savoir et du savoir-faire est de plus en plus âpre.

A l’instar de l’Ecole sénégalaise, le système sanitaire est éprouvé par de réels problèmes de gouvernance, de moyens de fonctionnement et d’infrastructures et de nombreuses perturbations sociales au grand dam des usagers du service public de la santé.

&nbsp
L’option de territorialisation des politiques publiques afin d’organiser le Sénégal en territoires viables compétitifs et porteurs de développement durable a conduit à l’adoption de la loi 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités Territoriales Depuis lors, la matérialisation de la territorialisation qui doit être accompagnée par une allocation conséquente de ressources aux Collectivités territoriales tarde à se réaliser face aux nombreux défis qui s’imposent  à elles : développement des potentialités économiques, équité territoriale en terme d’infrastructures sanitaires, éducatives et  d’emploi des jeunes et d’autonomie financière.

La mise en œuvre effective de ces politiques publiques territoriales devrait permettre d’accroitre le niveau de développement infrastructurel au niveau des différents pôles territoriaux.  Il y va notamment de l’instauration d’une équité territoriale, gage d’absence de frustrations et de toute velléité de révolte.

A titre d’exemple, et pour ne citer qu’elle, la Casamance, après une longue période de troubles, commence à connaitre une accalmie qui devrait être mise à profit pour renforcer la paix, encourager la sortie des combattants de la forêt et leur réinsertion sociale et économique, accentuer les opérations de déminage et de sécurisation des populations et éviter de soulever des tensions sociales qui couvent dans les zones de Niafrang, d’Abéné, de Kafountine, de Bounkiling et de Pakour ;

Malgré les montants importants injectés dans le monde rural les populations continuent de souffrir et les inégalités persistent. C’est pourquoi il est important que le Gouvernement fasse preuve de transparence en produisant des informations exhaustives sur « les 78 milliards consentis pour l’acquisition d’équipement et de matériels agricoles mais aussi sur les 302 milliards de FCFA investis dans l’achat de semences, de fertilisants et pour soutenir les prix aux producteurs ». C’est ce qui ressortait du Discours de Politique générale du Premier Ministre tenu le 5 décembre 2017 devant les députés. Ces montants élevés injectés dans l’achat d’intrants n’ont pas empêché aux « petits producteurs » de connaitre encore des problèmes d’accès aux moyens de production.

En matière de bonne gouvernance, le Gouvernement du Sénégal a fait des efforts importants pour la préservation des deniers publics par la réactivation de la CREI, la création de l’OFNAC, l’adhésion à l’ITIE, l’adoption de la loi sur le blanchiment des capitaux, l’adoption de la loi sur la déclaration de patrimoine, enfin celle de la loi sur le code de transparence dans la gestion des finances publiques etc.




Cependant, ces mesures institutionnelles et juridiques n’ont pas empêché des dérives considérables constatées dans la gestion des ressources financières publiques, en atteste les différents rapports sur  les gestions du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), du King Fadh Palace, de la Société nationale La Poste,  ainsi que , d’ailleurs, le  marché des cartes d’identité numérisées, les conditions d’octroi du Port minéralier de Bargny, les conditions d’octroi des blocs de Kayar et de Saint-Louis à Petrotim, les condition d’octroi du contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbure sur le bloc de Rufisque Offshore Profond d’une superficie de 10 357 km2 .. On peut citer aussi : la gestion du Festival Mondial des Arts Nègres (Fesman), le contrat de SECURIPORT, la Construction de la

 

 

Maison du Sénégal à New York et les rapports d’audit transmis au Procureur de la République  par  l’Ofnac jusque-là sans suite etc.

Aujourd’hui, le citoyen souffre du fonctionnement de la justice. Le sentiment le mieux partagé est celui d’une justice assujettie à l’Exécutif, souvent utilisée pour le service d’intérêts particuliers alors que des propositions concrètes pour l’amélioration de la gouvernance du secteur ont été formulées par l’Union des magistrats sénégalais, des organisations de la société civile et des politiques.

Par la même occasion, le Forum Civil interpelle toute la classe politique sur la nécessité d’œuvrer à la restauration de la dignité de la justice sénégalaise. SAUVER   LA JUSTICE SENEGALAISE pour la préservation des droits et libertés des citoyens.

Par ailleurs, le 20 mars 2016, le peuple sénégalais venait d’introduire dans le corpus constitutionnel des dispositions allant dans le sens du renforcement du statut de l’opposition. Il est cependant urgent, au nom de la démocratie de prendre des mesures nécessaires pour sa matérialisation.

Conscient du rôle d’alerte et veille que la société civile doit assumer dans l’espace public ;

Convaincu de la pertinence d’attirer l’attention du Gouvernement du Sénégal, des représentations diplomatiques et des Partenaires Techniques et Financiers sur la nécessité de travailler pour la paix et la stabilité dans la zone Ouest africaine :

Le Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International :

En matière électorale,

  • Invite le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires permettant à l’opposition d’accéder au fichier électoral conformément à la loi[1] ;
  • Invite la Commission Nationale Electorale Autonome (CENA) à s’engager effectivement dans l’exercice de toutes les missions que lui confère la loi et le règlement ;
  • Demande au Président de la République de pourvoir aux postes dont les titulaires ont épuisé leur mandat notamment la CENA;
  • Invite l’opposition à la retenue et au respect des Institutions dans ce contexte d’insécurité dans la partie ouest africaine et l’exhorte à assumer pleinement son rôle en

se faisant représenter au niveau des commissions de distribution et de retrait des cartes ;

  • Exhorte le gouvernement à prendre de la hauteur, pour la restauration de la confiance entre les acteurs, de la stabilité sociale et de la consolidation de la démocratie, en confiant à une personnalité ou à un organe indépendant, l’organisation des élections ;

Au plan judicaire, le Forum Civil :

  • Invite les magistrats, en général, à rassurer les citoyens dans leur fonction de distribution de la justice ;

 

  • Appelle, en particulier, le Conseil constitutionnel à faire preuve de grandeur et de sagesse dans ses prises de décisions vu le caractère sensible de la matière électorale dans un contexte de tension politique et sociale ainsi que la fragilisation de la paix dans la zone Sahel ;
  • Encourage l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) à persévérer dans son combat pour la restauration de la dignité du magistrat et de la crédibilité de la justice ;
  • Encourage le gouvernement à finaliser avec les acteurs concernés les réformes de la justice ainsi que la tenue d’un cadre de concertation sur la vision et les missions de la justice dans un contexte de mondialisation de l’économie, de la protection des droits de l’homme en conformité avec nos réalités culturelles ainsi que le développement de la citoyenneté active et numérique





Au plan social, le Forum Civil :

  • Encourage le gouvernement à consolider le dialogue avec toutes les organisations syndicales notamment des secteurs de l’Education nationale, de la Santé et de la Justice en respectant les accords signés avec les différents syndicats ;
  • Invite les autorités judiciaires et sécuritaires à faire toute la lumière sur les cas de morts constatés notamment dans des structures de sécurité ou à l’occasion de manifestations etc. Le Forum Civil condamne toutes les formes de violences d’où qu’elles proviennent et exhorte l’Etat à assurer davantage la sécurité des personnes et des biens
  • Encourage le Gouvernement à accélérer en toute transparence les mesures structurelles pour pallier au surpeuplement des Maisons d’Arrêt et de Correction du Sénégal (MAC) ;

Concernant le monde rural, le Forum Civil :

  • Demande au Gouvernement de publier la liste des « grands producteurs » bénéficiaires des différents mécanismes de subventions sur les intrants (engrais, semences,

matériels agricoles) normalement destinés à améliorer de façon significative la production agricole du pays,

  • Demande au Gouvernement de faire une évaluation exhaustive des ressources allouées à l’équipement rural, aux semences et autres intrants

Au plan de la gouvernance des Affaires Publiques, le Forum Civil :

  • Appelle le Président de la République à renouer avec les pratiques de bonne gouvernance entamées au début de son mandat ;
  • Invite le Président de la République à remplacer le Directeur général de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) dont le mandat a pris fin depuis plus d’un (1) an, afin de renforcer la crédibilité de la Régulation et du contrôle des marchés publics au Sénégal ;
  • Interpelle le Conseil de Régulation de l’ARMP, la Direction Centrale des marchés publics (DCMP), le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et l’Assemblée

 




nationale à apporter des éclairages sur les 837 511 991 294 FCFA[2] de marchés attribués directement et immatriculés dans le cadre de Conventions de financement ainsi que les financements non concessionnels et non préférentiels (taux d’intérêt, durée de la convention, différés, frais de gestion, commission de signature et autres commissions etc.);

  • Exhorte les députés à débattre qualitativement, en plénière, des budgets des Institutions notamment la Présidence de la République, l’Assemblée nationale, le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) ;
  • Exhorte l’Inspection générale d’Etat et l’OFNAC à respecter la loi en publiant respectivement les rapports sur l’état de la gouvernance et la reddition des comptes de 2016 et 2017 pour ce qui concerne l’IGE et les rapports d’activités sur la corruption pour ce qui concerne l’OFNAC ;
  • Demande au Procureur de la République de donner suite aux rapports d’audit qui lui ont été transmis par l’OFNAC, par le Ministère de la justice (rapports de l’ARMP) ainsi qu’aux cas pour lesquels il a été saisi par des organisations de la société civile ;

Concernant la Casamance, le Forum Civil :

  • Encourage le Gouvernement à intensifier ses actions pour la paix par la consolidation de l’accalmie constatée ces derniers temps dans la partie Sud du Sénégal ;
  • Invite le Gouvernement à procéder à l’audit des projets et programmes mis en œuvre en Casamance en particulier ceux de l’Agence Nationale pour la Relance des Activités Economiques et Sociales en Casamance (ANRAC), du Projet Pôle de Développement de la Casamance (PPDC) et ceux prévus dans le Budget Consolidé d’Investissement décentralisé ;
  • Demande au Gouvernement de travailler pour la reprise de l’Etude d’impact environnemental par une structure indépendante pour le projet d’exploitation du Zircon de Niafrang, en concertation avec les populations locales ;
  • Demande au Gouvernement de prendre en charge la sauvegarde des Aires marines Protégées et la paix sociale à Abéné et à Kafoutine menacés par l’installation d’Usines de production d’huile et de farine de poisson ;
  • Demande au gouvernement de protéger la forêt en interdisant l’exploitation illicite et de renforcer le contrôle des permis de coupe ;
  • Exige des études d’impact environnemental pour tout projet entrainant le défrichement de plusieurs hectares comme à Pakour ;
  • Attire l’attention du Gouvernement sur la nécessité d’ouvrir des concertations sur le foncier transfrontalier concernant le Sénégal et ses voisins en particulier avec la Gambie, le Mali et la Mauritanie ;

 

 

 

Aux organisations de la société Civile,

  • Le Forum Civil les invite à une synergie d’actions pour défendre les intérêts des populations dans le respect des principes d’indépendance et d’équidistance en assumant entièrement leur rôle de sentinelles quel que soit le niveau et la nature des obstacles ;
  • Le Forum Civil demande instamment à tous les citoyens, préoccupés par le devenir du pays, de manifester leur responsabilité pour combattre l’injustice, la corruption, l’impunité, le népotisme et l’accaparement des richesses qui creusent les inégalités sociales, favorisent l’émigration, le manque d’emplois pour les jeunes et accentuent la pauvreté ;
  • Enfin le Forum Civil section sénégalaise de Transparency International présente ses condoléances aux familles et amis de feu Bruno Diatta, de feue Sokhna Zeynab Fall animatrice à la DTV, de feue Sokhna Mariama Sagna du Parti Pastef, de feue Khady Ndiaye Diop de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar et à toutes les personnes récemment rappelées à Dieu.





Merci de votre aimable attention.

Fait à Dakar, le 9 octobre 2018.

 

 

 

 

Déclaration de l’Union des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) sur le réchauffement du climat social

 

DECLARATION

 

 

L’UNSAS demeure vivement préoccupée par la dégradation du climat social dans des secteurs vitaux tels que la santé, la Poste, la justice, les transports, la manutention…

 

L’assemblée générale des travailleurs de La Poste regroupés au sein du SNTPT a subi un sabotage qui n’a fait que renforcer l’engagement et la détermination des syndicalistes à obtenir leur implication dans la construction du projet de restructuration de leur entreprise.





Dans le secteur de la justice, le SYSTJUST se voit obligé de relever le ton de la protestation pour réclamer la matérialisation de tous les engagements que le Président de la République a pris le 05 avril 2018 dans le sens de l’amélioration de leur statut et plan de carrière, la revalorisation du régime indemnitaire, l’élargissement de l’assiette du fonds commun des greffes et l’octroi d’une assiette foncière.

 

Ailleurs, dans le secteur de la santé, après avoir octroyé une indemnité à un corps, le Gouvernement refuse d’ouvrir des négociations sérieuses sur le régime indemnitaire et impose à l’alliance Andë Gëssëm de poursuivre sa lutte pour réclamer des indemnités de responsabilité, de risque et de représentation paramédicales que tous les agents médicaux méritent eu égard à la pénibilité de leur métier.

 

Le réchauffement du climat social ainsi que les menaces qui pèsent sur l’année scolaire font obstacle à l’atteinte des objectifs de développement que notre pays s’est fixés. Les injustices et iniquités salariales dans la Fonction publique, le rejet de la participation des travailleurs à la formulation des politiques et programmes qui affectent leur vie et le non-respect des accords signés et actés polluent le dialogue social et affectent dangereusement l’économie du pays.

 

C’est pourquoi, l’UNSAS invite le Gouvernement à matérialiser sans délai les accords déjà signés avec tous les syndicats des travailleurs. Elle exige des autorités étatiques la finalisation des discussions sur le système de rémunération en vue d’un traitement juste et équitable de tous les agents de la Fonction publique.





Enfin, l’UNSAS réaffirme son soutien à tous les travailleurs en lutte et les encourage à la solidarité et à la mobilisation jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications légitimes.

 

Fait à Dakar, le 05 octobre 2018

 

LE SECRETARIAT EXECUTIF

Déclaration de l'Union des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) sur le réchauffement du climat social

 
DECLARATION
 
 
L’UNSAS demeure vivement préoccupée par la dégradation du climat social dans des secteurs vitaux tels que la santé, la Poste, la justice, les transports, la manutention…
 
L’assemblée générale des travailleurs de La Poste regroupés au sein du SNTPT a subi un sabotage qui n’a fait que renforcer l’engagement et la détermination des syndicalistes à obtenir leur implication dans la construction du projet de restructuration de leur entreprise.




Dans le secteur de la justice, le SYSTJUST se voit obligé de relever le ton de la protestation pour réclamer la matérialisation de tous les engagements que le Président de la République a pris le 05 avril 2018 dans le sens de l’amélioration de leur statut et plan de carrière, la revalorisation du régime indemnitaire, l’élargissement de l’assiette du fonds commun des greffes et l’octroi d’une assiette foncière.
 
Ailleurs, dans le secteur de la santé, après avoir octroyé une indemnité à un corps, le Gouvernement refuse d’ouvrir des négociations sérieuses sur le régime indemnitaire et impose à l’alliance Andë Gëssëm de poursuivre sa lutte pour réclamer des indemnités de responsabilité, de risque et de représentation paramédicales que tous les agents médicaux méritent eu égard à la pénibilité de leur métier.
 
Le réchauffement du climat social ainsi que les menaces qui pèsent sur l’année scolaire font obstacle à l’atteinte des objectifs de développement que notre pays s’est fixés. Les injustices et iniquités salariales dans la Fonction publique, le rejet de la participation des travailleurs à la formulation des politiques et programmes qui affectent leur vie et le non-respect des accords signés et actés polluent le dialogue social et affectent dangereusement l’économie du pays.
 
C’est pourquoi, l’UNSAS invite le Gouvernement à matérialiser sans délai les accords déjà signés avec tous les syndicats des travailleurs. Elle exige des autorités étatiques la finalisation des discussions sur le système de rémunération en vue d’un traitement juste et équitable de tous les agents de la Fonction publique.




Enfin, l’UNSAS réaffirme son soutien à tous les travailleurs en lutte et les encourage à la solidarité et à la mobilisation jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications légitimes.
 
Fait à Dakar, le 05 octobre 2018
 
LE SECRETARIAT EXECUTIF

Déclaration dure et amère de Sheikh Alassane Sène contre Macky Sall

La situation politique dans notre pays est sentencieusement périlleuse, elle nous pousse à tirer la sonnette d’alarme et à demander au peuple sénégalais de refuser la naissance d’une oligarchie qui tente de déboulonner vicieusement les pièces maîtresses de notre démocratie. Il n’y a plus de foi dans l’exercice du pouvoir, il n’y a plus de loi dans la marche de la République. Le complot contre le peuple est parrainé par un homme qui a une folle envie de prendre sa revanche sur l’histoire, en travestissant cette dernière, sans la moindre retenue. Notre pays est en train de chavirer à cause d’une tempête provoquée par ce même homme qui cherche à s’éterniser au pouvoir.


Nous n’avons plus le droit de garder le silence, nous n’avons plus le droit de croiser les bras. Nous avons l’obligation morale de sauver notre pays pris en otage par un clan dont le chef est Macky Sall. Le mouvement Daj Dëpp a décidé de dire non à cette forme de dictature installée dans le pays et qui en dit long sur le caractère pernicieux et immoral. Le Président de la République s’attaque aux plus faibles qui l’ont pourtant porté à la tête du pays avec un peu plus de 65% des suffrages valablement exprimés, et ce, malgré toutes ses lacunes et ses errements. Il a trahi le préambule de la Constitution sénégalaise, excelle dans le reniement de sa parole et méprise le peuple qui l’a élu. C’est ainsi que le mouvement Daj Dëpp appelle le peuple à venir participer massivement au sit-in du 04 Septembre prochain devant le ministère de l’Intérieur. Il doit être un premier pas vers une série de manifestations, toutes portées à faire plier Macky Sall et à le retirer de la gestion des affaires de l’Etat, etc. Daj Depp et son candidat à la présidentielle [Sheikh Alassane Sène] disent oui pour le sit-in du 04 septembre, et oui pour toute forme de lutte contre la ségrégation et les différentes formes d’agression des populations et de confiscation de la volonté populaire.




Mouvement Daj Dëpp
Communiqué du 02 Septembre 2018

Tabaski: Déclaration et images de Sheikh Alassane Sène

Tabaski: « Les contre-vérités que ne cesse de distiller Macky Sall dans le pays nous privent d’un bon hivernage et cela est indigne d’un homme d’état » Sheikh Alassane Sène (images)

Le candidat à l’élection présidentielle Sheikh Alassane Sène a prié à la mosquée des HLM5, quartier où il a passé son enfance. Un moment de retrouvailles pour lui et les habitants de cette cité, empreint d’émotion et de chaleur.




La prière de Tabaski fut dirigée par l’Imam Sall. Dans son prêche, il rappellera aux fidèles le sens du sacrifice du mouton et la merveilleuse histoire qui l’entoure, du prophète Abraham (as) à l’ultime envoyé Seydina Mouhamed (psl). L’imam priera pour la paix au Sénégal ainsi que pour un bon hivernage.

À la fin de la prière et du discours de l’Imam, Sheikh Alassane Sène quand à lui, a présenté ses vœux à toute la Ummah et réitéré son engagement aux côtés du peuple sénégalais, qui est trahi selon lui, dans ses valeurs culturelles fondamentales, que sont la parole donnée, l’engagement patriotique, la solidarité sans discrimination, le bon sens, le pardon et le respect des anciens. Parlant de l’hivernage, il dira en ces termes que « les contre-vérités que ne cesse de distiller Macky Sall dans le pays nous privent d’un bon hivernage. Nous sommes désolés de constater que le Président de la République quémande la nuit des tête-à-tête avec ses adversaires et fait semblant de ne pas le vouloir le jour, un tel homme ne mérite pas la confiance d’un peuple doté d’une si riche histoire. Pendant 06 ans, Macky Sall s’était stagné dans la présomption, aujourd’hui, à quelques encablures de la présidentielle il est dans la négociation, et demain il sera dans l’explication » dixit Sheikh Alassane Sène, qui demande aux sénégalais de servir à Macky Sall une raclée au soir du 24 Février 2019.


Déclaration « véhémente » de Barthélemy Dias depuis sa cellule

YERIMPOST.COM Ci-dessous son mot que nous publions in extenso…

Je condamne avec véhémence la mort de l’étudiant FALLOU SENE de l’université Gaston BERGER. J’exhorte l’Etat du Senegal à situer les responsabilités et que des sanctions s’en suivent.Les forces de l’ordres sont censés sécuriser la population et non de les tuer.

Barthélemy DIAS

Déclaration satisfaite de M. Lazare, représentant du FMI au Sénégal

« La croissance économique reste vigoureuse, tandis que l’inflation demeure faible. La croissance est estimée à 7,2 % en 2017, et l’inflation n’a atteint que 1,3 %. Du fait de la modification de l’année de référence, le PIB a été révisé à la hausse d’environ 30 %. Le déficit du compte courant de la balance des paiements a toutefois augmenté, en raison de la hausse des prix mondiaux des produits de base, y compris des prix de l’énergie, et de la hausse de la demande pour les importations.




La mise en œuvre du programme ISPE a rencontré des difficultés en 2017 dans le contexte d’une hausse soutenue des prix mondiaux du pétrole alors que les prix intérieurs de l’énergie sont restés stables. Si l’objectif fixé pour le déficit budgétaire à fin 2017 a été atteint, une mobilisation insuffisante des recettes a conduit à la réduction des dépenses publiques et aux retards dans les paiements à la compagnie publique d’électricité et au secteur privé. L’objectif relatif au financement net global de l’administration centrale n’a quant à lui pas été respecté. Trois des cinq repères structurels ont été atteints. Pour ce qui est des deux autres repères structurels, les autorités ont accompli des avancées significatives : i) elles ont réduit sensiblement le financement de la Poste par le Trésor au premier trimestre de 2018 et ii) la banque intégrée de projets est opérationnelle, et tous les nouveaux projets figurant dans la loi de finances 2018, sauf un, étaient issus de la banque intégrée de projets. Ces réformes contribuent à améliorer l’administration des recettes, à accroître l’efficience des dépenses d’investissement et à réduire les demandes de ressources du Trésor.

Alors que les prix intérieurs de l’énergie au détail sont restés stables, la hausse soutenue des prix mondiaux du pétrole a un impact négatif sur le budget en 2018. Les tensions budgétaires se sont encore accentuées du fait de recettes inférieures aux anticipations et des augmentations de la masse salariale, des charges d’intérêts et des dépenses de sécurité. Alors que les autorités ont proposé un ensemble de mesures en 2018 pour augmenter les recettes et réduire la pression sur les dépenses, la cible sur le déficit budgétaire prévue dans le programme sera élargie en 2018 de 2,7 % du PIB à 3,5 % du PIB pour faire face aux retards de paiements en 2017 et pour créer un espace supplémentaire pour les dépenses de sécurité. Cet ensemble comprendra des mesures pour : i) accélérer les réformes de la politique fiscale et de l’administration des recettes (0,8 % du PIB) ; ii) maîtriser les dépenses d’investissement non prioritaires qui sont financées sur ressources intérieures (1,0 % du PIB) et iii) contenir les dépenses courantes (0,1 % du PIB).

Le Sénégal continue de gérer sa dette prudemment, notamment en mettant de côté le surfinancement de 1,8 % du PIB à l’occasion de l’émission récente d’un Eurobond de 2,2 milliards de dollars pour financer le budget 2019 et pour racheter des emprunts extérieurs à cout élevés. Des évolutions récentes ont contribué à une amélioration de certains indicateurs d’endettement : i) une baisse sensible de la trajectoire du ratio dette/PIB en raison de la modification de l’année de référence du PIB, ce qui devrait ramener la dette de l’administration centrale à moins de 50 % du PIB fin 2017, et ii) un lissage notable du service de la dette après le rachat de 40 % de la dette de l’Eurobond 2011 au moyen du produit de l’Eurobond 2018.




La sixième revue de l’accord ISPE par le conseil d’administration du FMI est prévue pour juillet 2018.

L’équipe des services du FMI a rencontré Son Excellence le Président de la République, Macky Sall, les ministres chargés de l’économie, des finances et de la planification, Amadou Ba, de la fonction publique, Mariama Sarr, du pétrole et des énergies, Mansour Elimane Kane, le directeur national de la BCEAO, Ahmadou Lo et d’autres hauts fonctionnaires ainsi que des représentants des partenaires au développement. L’équipe tient à remercier les autorités de leur hospitalité, ainsi que de leur étroite relation de travail et de l’esprit d’ouverture dont elles ont fait preuve pendant l’ensemble des entretiens.

Audio- Déclaration lucide d’Alioune Badara Cissé sur la grève des enseignants





Vidéo- L’arrivée de la dépouille de Habib Faye: déclaration de Youssou Ndour

Déclaration du Nouvel Ordre: 58 ans d’indépendance en route pour l’émergence

DAKAR LE 18 MARS 2018

 

DECLARATION / 58 ANS D’INDEPENDANCE EN ROUTE POUR L’EMERGENCE

Le SENEGAL célèbre ce jour le 58 ANNIVERSAIRE de son accession à la souveraineté internationale ou nationale c’est selon. LE NOUVEL ORDRE SOUHAITE à tous les sénégalais une bonne fête qui doit se ,manifester non seulement par des célébrations fastueuses et folkloriques, ,ais et surtout par de sérieuses remises en questions de nos  manières de nos pratiques à l’échelles individuelle et ensuite collectif car n’oublions pas que la force d’une ETAT réside dans la force de caractère des hommes et femmes qui le compose.

Si depuis 58 ANS malgré les efforts des différents gouvernements à travers les décennies passées, nous sommes toujours dans une situation anormale de « sous- développés » terme au demeurant bien insultant ; c’est que quelque chose ne tourne pas rond dans notre conception des choses. LE NOUVEL ORDRE PENSE qu’il n’est pas logique aujourd’hui que tout le monde parle de la séparation des pouvoirs et aucun parti à pat le NOUVEL ORDRE NE propose d’alternative au système actuel. LE NOUVEL ORDRE EST LE SEUL PARTI AUI OSE PROPOSER QUE LES PRESIDENT DES TROIS POUVOIRS DOIVENT ËTRE ISSUS DES Résultats DU VOTE DU PEUPLE avec bien sur les textes d’accompagnements adéquats pour mettre en place un pouvoir fort et des contrepouvoirs forts et autonomes.




Ce système permettra d’en finir avec ces polémiques éternelles qu’ont connu tous les pouvoirs concernant l’indépendance de la justice et même du législatif vis-à-vis de l’exécutif. Le procès du Maire M KHALIFA SALL en est une illustration ou certains ont préférés selon leurs penchants politiciens oublier les faits et dire que ce procès était politique. LE NOUVEL ORDRE pense que politique ou pas le plus important sont les faits ; et trouve tout à fait normal d’éliminer des candidats aux suffrages des sénégalais Qui ont commis des infractions graves. Que l’on puisse s’opposer à cela pose un vrai problème quant à la valeur morale de certains de nos concitoyens politiciens de l’opposition qui peuvent être soupçonnés au fond d’avoir jeté de l’huile sur le feu pour entrainer des hommes à se radicaliser pour les perdre et se faire une bonne place en vue des prochaines joutes électorales. Personne ne souhaite la prison à personne surtout pas à des personnalités de ce niveau qui doivent être exemplaires à tous les niveaux. Par exemple le peuple doit savoir que même gracié, Monsieur KARIM WADE est sous le coup d’une amende, qui peut lui valoir s’il revient au SENEGAL de retourner en prison légalement (contrainte par corps).

Reste maintenant à faire en sort que tous ceux qui ont commis des indélicatesses avec la loi puissent tous être dans le respect des procédures être poursuivi et que justice soit dite et faite dans l’intérêt du peuple sénégalais.

C’est ainsi que le parrainage tel que proposé pour rationaliser les candidatures nous parait une bonne chose au regard des leçons tirées des élections passées. Mais pour ne pas en faire l’objet d’une polémique inutile, on pourrait reporter cette mesure à des élections ultérieures.

 

La fête de l’indépendance est l’occasion pour le NOUVEL ORDRE de rappeler que nous avons tous un devoir impérieux de travailler à notre véritablement indépendance ; d’ailleurs nous défilons sur un boulevard qui porte le nom, d’un général français qui nous nous maintien dans la colonisation avec la pérennisation du franc CFA qui est de fait une monnaie française. C’est l’occasion pour le NOUVEL ORDRE de rappeler que, même si disposer de notre propre monnaie n’est pas la panacée à nos problèmes mais il nous sera impossible d’aller au progrès économique et social si nous ne disposons pas de notre propre monnaie nationale ou sous régionale. Il nous est particulièrement difficile d’entendre certaines théories qui veulent nous expliquer pour le bien fondé du franc CFA QUI EST IL FAUT LE RAPPELLER UN VESTIGE DE LA POLITIQUE FINANCIERE DU NAZISME HITLERIEN, que le général DE GAULE a imposé par décret aux colonies françaises en décembre 1945.

Lors de l’affaire du billet brûlé par M KEMI SEBA nous avons été surpris devant les explication des techniciens de la banque centrale qui expliquaient tout le travail et la technicité mis en œuvre pour maintenir le système qui nous révèle que nous utilisons toutes nos compétences africaines au service des intérêts français mais que, malgré nos capacités, nous n’avons pas assez confiance en nous pour prendre nos destins en main. La question de la monnaie pour le NOUVEL ORDRE n’est pas une question économique ; mais une question de responsabilité et de dignité. A quoi bon être un pays indépendant si l’on pas en mesure de nous nourrir nous-mêmes, comme le faisaient nos ancêtres qui n’avaient ni semences, ni engrais fournis par un gouvernement avant l’arrivée du colonisateur, rendre notre environnement propre, nous soigner nous-mêmes, gérer notre propre monnaie, sans que cela ne veuille dire de vivre en autarcie, ou repliés sur nous-mêmes.

Malgré la beauté de la fête, nous ne pouvons-nous empêcher de remarquer que pas un fil de tous les uniformes et costumes que nous avons admirés n’ont été produits dans notre pays. Pas une, des machines à coudre, et aiguilles qui ont cousu ces costumes et uniformes n’ont été produite au SENEGAL, ne parlons pas des véhicules et, matériels qui ont participé à ce défilé. On voit ce que cela fait à l’échelle national et continental. Tout ceci nous indique l’ampleur de la tâche qui nous attend et qui doit nous occuper pour nous mettre véritablement sur la voie de l’émergence, au profit de tous.

MERCI DE VOTRE ATTENTION

 

Le SECRETAIRE GENERAL

JEAN LEOPOLD GUEYE




Importante déclaration: Aminata Tall reporte sa pensée

YERIMPOST.COM Annoncée à grande pompe et initialement prévue pour ce dimanche 25 mars à 16 heures, la déclaration de la présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a été reportée. Dans un communiqué de presse, Aminata Tall évoque un impératif majeur pour expliquer ce report précisant que la prochaine date retenue sera communiquée dans les jours à venir.



Importante déclaration du Mouvement Sénégal Bou Bess

Après l’assassinat de notre compatriote Idy Diene en Italie, nos compatriotes Mame Mbaye Ndiaye et Ousseynou Mbaye ont perdu la vie en Espagne. Cette situation est intolérable.

Le Mouvement Sénégal Bou Bess présente ses sincères condoléances à leurs familles éplorées et prie Dieu qu’il leur assure ce que la disparition de ces êtres chers va les priver. Puisse Dieu couvrir les disparus de sa miséricorde et leur ouvre les portes de son Paradis Céleste.

Comme d’habitude, en de telles circonstances, les autorités vont de façon opportuniste s’émouvoir de la situation le temps que passe l’émotion légitime provoquée par cette situation intolérable. Les autorités sénégalaises n’assurent pas correctement leur mission d’assistance, de protection et de défense de nos compatriotes vivant et travaillant à l’étranger. Au lieu d’asseoir une vraie politique de gestion de l’immigration, Elles réagissent aux situations ponctuelles. Il faut regretter le déficit de vision et la manque de pro activité de notre gouvernement. Sur un autre registre, les méfaits de la politique politicienne ont touché les ambassades et consulats encombrés par des militants politiques qui ont pris la place des professionnels de la diplomatie. Il ne faut donc pas s’étonner de la mauvaise qualité ou de l’absence de l’assistance qui est due à nos compatriotes de la diaspora sénégalaise.

Il urge de corriger cette situation qui viole les fondamentaux républicains pour pouvoir apporter à nos compatriotes émigrés une attention à la hauteur de leur apport à la nation qui n’est pas à démontrer.

Le Mouvement Sénégal Bou Bess exige des autorités sénégalaises qu’elles prennent toutes les dispositions appropriées pour que les assassins et les auteurs des actes qui ont couté la vie à nos compatriotes soient poursuivis et condamnés et que les familles de nos compatriotes reçoivent une juste indemnisation.




La Déclaration de Paris de Mansour Sy Djamil: De la justice à la raison du plus fort…

YERIMPOST.COM La voici…

Le procès de Khalifa Ababacar SALL et de ses co-prévenus a pris fin le vendredi 23 Février 2018, après vingt-et-un (21) jours d’audience. En attendant le verdict du 30 Mars, le Juge LAMOTTE a demandé à toute l’assistance de prier pour lui, pour qu’il prenne la bonne décision. Le wolof dit que : « kuy def lu bakh yaay nianal sa bop » (celui qui fait du bien, ce bien est une prière pour lui). Et faire du bien en la circonstance, c’est de se conformer à sa fonction première d’autorité judiciaire qui est de trouver une issue heureuse à cette tension entre le légal et le social. C’est dans cette tension, dans cette unité dialectique, dans cette totalité contradictoire que réside le fondement et la justification des caisses d’avance ou fonds politiques en place depuis l’époque coloniale. Cette dialectique qui a irrigué en partie les différentes plaidoiries du procès et qui traduit la légitimité de l’autorité judiciaire. Ainsi, le juge prendra la bonne décision en assumant la haute dignité de sa mission : protéger l’individu contre une privation de liberté non justifiée.

 

Il suffit qu’il s’en tienne à cela pour que la prière ait son impact total sur la décision

 

  • Le Prophète (PSL) n’a-t-il pas dit : « Qu’ALLAH (SWT) ne refuse jamais la prière d’un Imam juste, de celui qui fait fréquemment du zikr, et de la victime d’une injustice ». Hadith rapporté par Bayhaqi.

 

)طسقماملاإومولظملاواريثكًاللهركاذلا:مهءاعداللهدريلاةثلاث(ةباجتسم

.ينابللأا       هنسحو    ،ي

 

Donc une décision du Juge LAMOTTE est déjà une prière pour lui. Elle est sacralisée par ce hadith du Prophète (PSL). La décision qui serait de protéger Khalifa Ababacar SALL contre une privation de liberté non justifiée dont il a déjà largement souffert, donnerait un réarmement moral à la justice de notre pays.

 

Le Juge LAMOTTE y parviendra également par la maitrise totale des différends qui gangrènent le peuple sénégalais, en assumant la tache exténuante d’y trouver des solutions, repérer les obstacles à la réconciliation et rééquilibrer ce qui dans la société glisse vers la brutalité et l’arbitraire. Aujourd’hui le problème auquel la société est confrontée est la volonté d’un homme impopulaire qui s’accroche au pouvoir, déterminer à gripper le processus électoral et à éliminer ses adversaires les plus menaçants.

 

Cette situation devrait être l’arrière-plan de toute décision de justice.

 

  1. La raison du plus fort

 

Monsieur de la FONTAINE l’a dit dans sa fable « La raison du plus fort est toujours la meilleure » mais la raison de Macky SALL ne sera pas la meilleure parce que, malgré les apparences, il n’est pas le plus fort. C’est parce qu’il se sent profondément affaibli et esseulé qu’il tente d’instrumentaliser la justice pour éliminer des adversaires potentiels aux échéances électorales à venir. Il est conscient qu’il n’est pas le maitre du jeu. Il ne l’est même pas dans son propre parti.

 

1

 

En essayant de faire condamner Khalifa Ababacar SALL, ce procès de la honte qui n’a pas sa raison d’être est en fait le procès de l’obstination, de l’acharnement et de la méchanceté.

 

Il y a de cela huit (08) ans, je publiais une déclaration au gamou de Stuttgart sur la situation délétère de notre pays à la suite de l’agression perpétrée par la police contre la Cathédrale de Dakar. Comble de sacrilège elle a lancé des bombes lacrymogènes contre les fidèles. Mes amis chrétiens, alors que j’étais à Stuttgart, avaient sollicité ma réaction devant la gravité de la situation.

 

La déclaration s’intitulait : « DAFA DOYE NA DEEM !! », ça suffit qu’il dégage. Il s’agissait d’Abdoulaye WADE et il est parti.

 

Au moment de prendre la parole pour le gamou de Stuttgart de cette année, une note m’est parvenue m’informant de l’exclusion de Khalifa Ababacar SALL ainsi que ses camarades du Parti Socialiste (PS). J’avais, à partir de Stuttgart, fait cette seconde déclaration lue durant le gamou à l’annonce de l’exclusion de Khalifa Ababacar SALL du Parti Socialiste (PS), à la veille du début de son procès. Il s’agit de la confirmation d’un acharnement obsessionnel contre un leader politique dont la trajectoire, sans faille, depuis sa prime jeunesse, le destinait aux plus hautes responsabilités de notre pays. Aujourd’hui, le procès touche à sa fin, l’exclusion est une liquidation politique et le procès en est l’inhumation. Cette déclaration de Paris lue devant le forum « les nouveaux enjeux de la globalisation et la révolution numérique » organisé par la section francilienne de « Bess Dou Niak » me permet de dire ma colère devant la férocité des responsables politiques de ce pays, ma hantise devant les tyrannies qui renaissent, mon effroi devant la fachosphère qui s’insTalle et ma tristesse devant les carrières brisées.

 

Oui, je suis lassé par tant de trahisons, fatigué par cet abaissement de l’intelligence et de la dignité, déçu par tant d’ignominies.

 

La décision du bureau du Parti Socialiste (PS) ne concerne pas que les militants socialistes. C’est également notre affaire. Ce parti n’a pas su surmonter ses pulsions suicidaires. Dans ses rangs aujourd’hui déprimés et clairsemés, les haines recuites, et la prééminence des égos l’ont emporté sur les intérêts premiers du Parti.

 

Le PS du Congrès sans débats n’a pas su renouveler les visages et les usages pour redevenir ce grand parti pivot de la vie politique, depuis l’indépendance. Il ne cesse de s’enfoncer depuis sa défaite électorale qui s’est avérée être une véritable déroute politique. Ce n’est pas l’occurrence de la défaite, somme toute prévisible, mais son ampleur. Aujourd’hui, le pronostic vital de la vieille maison de Léopold Sédar SENGHOR est sérieusement engagé. Ce parti a été emporté par cette rigidité intellectuelle et politique qui a empêché les remises en cause nécessaires.

 

Nous avons tous en nous quelque chose du Parti Socialiste. Parti de Serigne Babacar SY et de Serigne Fallou MBACKE qui ont joué un rôle essentiel dans sa création et sa propagation. Nous l’avons toujours considéré comme un patrimoine familial.

 

Serigne Abdou Aziz SY Al Amine (RTA) m’a dit : « C’est grâce aux difficultés de Léopold Sédar SENGHOR et de l’BDS qu’il a compris le sens du verset » :

 

 

 

 

2

 

ُُ ْْ ْْ ُ ْْ َ  ُ
ءاَشَتنمزعتوءاَشَتنممكلملاُزنعَتوءاَشَتنمكلملايتؤتْكلملاكلاممهلالق
ُ َ ِ ََِ َ ِ  ِ َِ
َُ ُ   ِ َُ َ ُ ْ ُ ََُ  ِ
َ ُ َ َ َ ُُ
ريدِقءٍيَش لكىلع كَنإۖرْيخلاَكَدِيبۖءاَشتنملذِتو
ْ ِ َٰ ِ َُِ ُ َ   َ

«Dis Dieu, le Maître de la Souveraineté donne le pouvoir à qui il veut et le retire à qui il veut ».

 

Quand je lui demande pourquoi, il me répond : « A cause de tous les obstacles dressés pour que Léopold Sédar SENGHOR ne réussisse pas avec son Parti ». Et pourtant à cause du soutien jamais démenti de Serigne Babacar SY et de Serigne Fallou MBACKE, Léopold Sédar SENGHOR a régné et son Parti avec lui.

 

Aujourd’hui nous sommes loin de tout cela, c’est Khalifa Ababacar SALL qui est exclu du Parti Socialiste (PS), un acte annonciateur d’une débâcle prochaine : on s’acharne sur le leader menaçant, avec la complicité des dirigeants de son propre parti. Aujourd’hui en l’excluant du PS, c’est le sens de sa vie qu’on tente de nier. On veut lui enlever toute légitimé.

 

Machiavel définissait la politique comme un art souverain du mensonge, mâtiné d’une absence totale d’éthique. Les élections législatives de 2017 l’ont amplement prouvé mais nous avons la faiblesse de croire que la politique peut être autre chose : renforcer la capacité d’une société à s’emparer de son destin, à inventer un ordre juste et à se placer sous l’impératif du bien commun. Nous irons dans ce sens et ne lâcherons rien !!

 

Pour comprendre cette nouvelle péripétie dans la liquidation politique de Khalifa Ababacar SALL, il faudrait effectivement remonter aux élections législatives du 30 Juillet 2017 et même avant.

 

Ce qui s’est passé le 30 Juillet 2017 n’a pas de précédent dans l’histoire politique du Sénégal. Des élections ingagnables par le régime en place parce que ultra minoritaire et impopulaire ont abouti à des résultats plus que contestés, qu’aucun patriote sénégalais soucieux de l’image de son pays ne peut accepter ; cette image a été inexorablement abimé par la conduite des législatives de juillet 2017.

 

C’est d’une extrême gravité pour l’avenir de ce pays et de sa démocratie. Pire que la présidentielle de 2007 organisée également par Macky alors directeur de campagne de WADE quand Moustapha NIASSE disait : « Abdoulaye WADE n’a pas remporté les élections, il les a emportées ». Donc Macky est coutumier du fait d’élections

 

  • emportées ». Il convient d’en comprendre les raisons pour se dépêtrer de l’épineuse question qu’elle pose à tous ceux qui s’agitent, cogitent, méditent et éditent sur notre pays, au citoyen « lamda » certes mais également aux élites prédatrices qui mènent le pays depuis l’Indépendance et qui ont toutes « emporté » des élections. Après deux (02) alternances, on se croyait à l’abri d’une telle régression. C’est le lieu d’en venir au caractère central de la magistrature dans notre arsenal judiciaire et démocratique.

 

  1. Le caractère central de notre magistrature

 

 

 

Quand dans un pays les critiques les plus acerbes sur l’indépendance de la Magistrature viennent des magistrats eux-mêmes au niveau le plus élevé, entraînant

 

3

 

leur démission des instances dirigées par le Président de la République lui-même pour déficit de transparence, cette justice-là perd toute crédibilité ; non seulement en politique, mais également dans l’environnement des affaires où les investissements étrangers trouveront le pays peu attrayant parce que trop risqué. Je voudrais à ce propos partager avec vous la réflexion de l’éminent académicien et avocat français, Maurice GARCON, qui disait : « Les politiciens sont abjects. Leurs intérêts électoraux ou d’argent leur font faire des ignominies. » Il est encore sans appel quand il parle des magistrats voilà ce qu’il dit d’eux :

 

  • Pour les Magistrats, c’est autre chose. La décoration et l’avancement en font des valets. Ils sont lâches, trembleurs et pusillanimes. Ils ont peur de leur ombre dès que se manifeste une intervention un peu puissante. Toutes les palinodies leur sont bonnes lorsqu’il s’agit de flatter le pouvoir. Leur prétendue indépendance dont il parle est une plaisanterie. Plus ils gravissent les échelons des honneurs plus ils sont serviles. Pour faire la grande carrière, il faut avoir accumulé tant de platitudes qu’on peut dire que leur bassesse est proportionnelle à leur élévation. Voilà pourquoi Paris est pire que tout. Pour en arriver là, il faut avoir tant de fois courbé l’échine et servi des maitres divers, que toute moralité est absente. Ils sont d’ailleurs ingrats. Si le Gouvernement change, ils se mettront au service de celui qui tient présentement le pouvoir et jetteront impitoyablement en prison ceux dont quinze (15) jours avant ils léchaient encore les bottes et auxquels ils doivent ce qu’ils sont devenus. Vivre quotidiennement avec des gens qu’on méprise, passer des journées dans une maison sale et respirer dans un air plein de miasme voilà pourtant ma destinée » (Maurice GARCON, Journal 1939-1945).

 

Il dit dans ce texte que Paris est pire que tout, c’était la situation de la France de 1939. C’est cet affaissement de la justice française devant ses responsabilités, trainant une corruption cancéreuse, qui a été à la base de la débâcle de la France durant la guerre de 39-45. Quand l’éthique déserte l’Etat, le désastre se pointe à l’horizon. Et Hitler a fait de la France une bouchée. Je n’irai pas jusqu’à dire que Dakar de 2018 est pire que tout ; je crois en l’avenir de la justice de mon pays et à ses Magistrats dont certains, la majorité, sont d’une intégrité sans faille comme l’ont révélé les délibérations du dernier Congrès de l’Union de la Magistrature du Sénégal (UMS).

 

Autant j’ai vu des avocats éloquents et brillants se succéder à la barre, pour prouver l’innocence de Khalifa SALL et de ses co-prévenus, autant j’ai eu le sentiment d’un gâchis quand j’ai entendu l’Agent judiciaire de l’Etat, une tête bien faite, mettre son intelligence, et son talent au service d’une cause injuste : l’arrestation de Khalifa Ababacar SALL et de ses co- prévenus.

 

Cependant je ne désespère pas de notre justice qui a des ressources humaines de qualité.

 

 

 

 

 

Nous allons vers des échéances électorales décisives pour l’avenir du Sénégal. Dans ce contexte, comme disait Alain Badiou « la politique est ramenée au choix électoral d’un Président. De cette définition peut découler une conception assez cynique de la politique faite de concurrence, de rivalité, de brutalité, de combat avec tout ce que cela implique de vilenie, de corruption, de mensonge et de violence.»

 

4

 

Il y a les tenants de ces pratiques qui n’ont rien à envier a Machiavel, qui dans Le Prince définit les procédures de lutte pour le pouvoir, l’occupation, l’exercice et les qualités requises pour être l’homme de ce genre de combat.

 

  • La contradiction entre justice et pouvoir a elle-même une longue histoire. Platon a essayé de fixer les normes d’un Etat soumis à l’idée de Bien et montré que ce n’était chose aisée. Assez tardivement, autour du XVIIIème siècle notamment avec Rousseau et ensuite à travers les efforts de plusieurs penseurs révolutionnaires du XIXème siècle notamment Marx et Engels mais aussi Proudhon, Fourrier, Auguste Comte, Blanqui, Feuerbach ». (Alain BADIOU, Eloge de la politique)

 

Les philosophes et les religions ont essayé de définir : « Qu’est-ce qu’un pouvoir juste ? ».En effet, la justice est aussi au cœur du projet social islamique. ALLAH (SWT) dit :

 

ْ َ ُ ْْْ َ ْ  َ ْ َ َ
َ َْ
ۖطِسْقِلابسانلاموقيلِناَزيمَِلاوباتكِلامهعماَنلزنأوَتاَنِيبلاباَنلسُر اَنلسرْأدقل
ْ ُِ َ َ ََ ََُُ َ َِِ ُ  َ
َ َ اللََّ َ َ ْ ْ ْ َ
َ
بيْغلابَُهلسروهرصنينم  معيوسانلعفاَنموديدَشِ س أبهيفديدِحلااَنلزنأوَ
ِ ِ ُُ ُُُ َ َُ ِْ ِ ِ ِ ََِِ َ
ُ َ
َ
ِ اللَِّ
زيزع يوق  نإ
َِ ٌّ

 

  • Nous avons envoyé nos prophètes avec des signes et avons descendu avec eux des livres et la capacité de peser et de soupeser chaque situation pour que les êtres humains vivent dans la justice et l’équité ». Donc tout ce qui touche à la justice ne nous est indifférent ou innocent parce qu’il a une portée divine récompensée par ALLAH qui dit ne jamais refuser la prière d’un Imam juste. Ici le rôle du juge est sacralisé avec les attributs de la Sainteté.

 

Ainsi la nécessaire séparation des pouvoirs pose une double question : celle de l’indépendance des juges et de la relation entre le judiciaire et l’Exécutif. Il doit être attaché à la fonction de juge une forme de hauteur, de grandeur, de distance qui seules donnent à ses décisions une sorte d’autorité et de crédibilité. Une justice matinée d’empathie et d’humanité est tout de même compatible avec cette hauteur et cette distance. Elle doit traduire le désir permanent au sein des tribunaux d’analyser sans relâche les liens qui existent entre l’éthique, les fondements moraux et politiques de l’institution judiciaire, l’organisation de son travail et le contexte social et historique qui en est l’arrière-plan. Et dans le cas d’espèce de la caisse d’avance, les intervenants sont largement revenus sur la réalité sociale et historique qui l’a créée et pourquoi le procès et pourquoi maintenant ? pour souligner la partialité, la temporalité et la disproportionnalitè.

 

  1. Où est la gauche ?

 

Des évènements se sont passés avant le 30 Juillet 2017, qui nécessitaient une réaction collective et réfléchie des forces de transformation sociale. L’arrestation de Khalifa Ababacar SALL et ses co-prévenus n’avait pas lieu d’être. Mais on n’a laissé faire. Certaines forces curieusement aphones et atones telles que nos amis du PIT et de la LD ont préféré porter les béquilles du pouvoir actuel parce qu’elles ont abandonné la lutte. Pourquoi si peu de référence et d’attachement à une tradition politique de justice et de progrès social, qui vient de loin, et fait partie du patrimoine patriotique de notre

 

5

 

histoire contemporaine ? Tout le monde dénonce la situation actuelle, collectivement et individuellement : Amnesty International, Alioune Badara Cissé mais aussi le rapport de la CENA sur les élections du 30 juillet 2017 lors qu’il déclare : « les sénégalais sont unanimes à reconnaitre que les élections législatives du 30 juillet se sont déroulés dans des conditions difficiles ; les récriminations étaient nombreuses, vérifiables et vérifiées sur le terrain ; Personne n’a nié un tel fait ».

 

La Ligue Démocratique vient de réagir positivement en isolant et en neutralisant l’enclave de l’APR dans leur parti en déclenchant une dynamique de rectification qui a abouti à la tenue du VIIIème Congrès statutaire de la Ligue Démocratique Debout (LD) dont la résolution finale stipule : « Considérant la situation de la Ligue Démocratique caractérisée, depuis le lendemain de la deuxième Alternance par une entreprise de captation de notre Parti pour en faire un instrument non plus de lutte et de promotion des intérêts du Peuple, mais tout simplement un outil de promotion personnelle de quelques individus. Cette stratégie de captation a été basée sur un renoncement à tous les objectifs, valeurs et principes qui guident l’action du Parti et sur une inféodation totale au régime en place afin d’obtenir quelques postes dans les structures étatiques et autres avantages financiers, avec à la clé des tentatives de corruption de nos bases militantes ».

 

  1. A quand le tour du PIT ?

 

Le PIT que je connais mieux était un parti sérieux, prolongement du PAI historique qui

 

  • lui seul est une caution de patriotisme au Gouvernement actuel. Il a été l’élément subjectif ayant mené avec vaillance et constance la lutte de notre peuple pour son émancipation. La révolution nationale et démocratique qui reposait en partie sur le soutien du camp socialiste, représentait sa vision tactique et le socialisme, sa stratégie finale. Je peux comprendre qu’avec l’effondrement de ce camp et le désinvestissement idéologique qu’il a créé que les marxistes sénégalais aient été amenés à se « réajuster » pour reprendre l’expression caustique du Feu Amady Aly DIENG. Se réajuster oui, eu égard à la nouvelle donne, mais pas au point d’y perdre son âme. On est loin, en effet, des temps où dans le rapport du Comité central du 2ème Congrès du PIT, en 1984 on se demandait : « Comment assurer à l’avenir l’expression démocratique sans entrave du suffrage universel ? La réponse à cette question dépend organiquement de la puissance du mouvement démocratique, de l’existence d’un dense réseau d’organisations prenant en charge de manière diversifiée et convergente les préoccupations des couches populaires, de leur éducation civique, y compris des questions aussi élémentaires que la façon de voter correctement, sans céder aux intimidations et pressions de tous ordres que les hommes du pouvoir exercent jusque dans les bureaux de vote pour fausser l’expression du suffrage universel ».

 

Toutes ces entraves qui empêchaient l’expression du suffrage universel, dénoncées en 1984 du temps d’Abdou Diouf, se sont manifestées avant, durant et après le 30 Juillet 2017. Mais différence de taille entre les époques – la nature de classe du régime n’ayant pas changé – aujourd’hui c’est le PIT lui-même qui est complice des entraves qu’il dénonçait, surtout la rétention des cartes d’électeurs ou leur distribution sélective. Le PIT, dans son rapport du Comité central du 1984, préconisait que l’expression sans entrave du suffrage universel exigeait l’existence d’un puissant mouvement populaire et démocratique. Pourtant c’est un mouvement populaire puissant sans équivalent dans l’histoire du Sénégal, articulé autour du peuple des

 

6

 

assises dirigées par des personnalités hors pair telles que Ahmadou Moctar MBOW, Mamadou TOURE (que Dieu ait son âme) et Cheikh Hamidou KANE avec des socio-démocrates, des communistes, des syndicats et des organisations de la société civile, des personnalités et organisations religieuses, qui a porté Macky SALL au pouvoir en Mars 2012. C’est cette même Coalition, ou ce qui en reste, qui est l’artisan et le principal complice d’un processus électoral qui a empêché 30% de corps électoral d’exprimer son devoir civique.

 

J’insiste sur le cas du PIT parce qu’il a été le vivier idéologique dans lequel la stratégie de large rassemblement a été élaborée et qui a été le socle sur lequel reposaient les deux alternances connues au Sénégal en 2000 et 2012. L’un des rares partis communistes à être encore dans un gouvernement dans le monde. Signe d’épaisseur stratégique et d’une intelligence politique qui refuse de camper dans une opposition infantile et belliqueuse. En même temps je suis inquiet de voir hypothéqués le patrimoine historique du PAI et sa lutte exténuante. En effet la sclérose et le nécrose du PIT font qu’il a abandonné des tâches essentielles : fonction intellectuelle d’élaboration théorique et de lutte idéologique, fonction programmatique, fonction d’animateur des organisations de masse et de mouvements sociaux. Même la lutte dans les entreprises, qui constituait un paragraphe obligé du rapport du Comité central, est aujourd’hui absente. Des patriotes de grande valeur depuis Lamine SENGHOR ont sacrifié leur vie pour la cause que le PIT est en train d’abandonner.

 

A l’instar de la LD Debout, je souhaite au PIT la même dynamique de rectification. Nous avons besoin d’une justice de grande qualité, des forces de progrès en mouvement et assemblée nationale plurielle et citoyenne et non un temple des applaudissements moutonniers.

 

 

  1. Les dangers d’une majorité parlementaire

 

A cette période actuelle de l’histoire du Sénégal, nous avons aussi besoin d’un dispositif institutionnel qui renforce le Parlement dans son rôle de contrôle de l’exécutif et d’évaluation des politiques publiques. Il faut définitivement adopter le

 

  • check and balance » américain qui est à la forme la plus acceptable de la séparation des pouvoirs. Les élections récentes, ailleurs dans le monde, nous ont édifiés sur la maturité des peuples qui ont refusé de donner une majorité parlementaire à l’exécutif.

 

C’est le cas en Grande Bretagne avec Theresa MAY, en Allemagne avec Angela MERKEL qui, depuis cinq (05) ans est minoritaire au Bundestag. Elle a gagné les élections en Allemagne mais a rencontré des difficultés énormes pour former un

 

Gouvernement. Les élections du parlement italien n’ont donné aucune majorité, tout sera négocié. En France, Emmanuel MACRON a une majorité composite.

 

Au Sénégal le régime présidentiel concentre entre les mains d’un seul homme des pouvoirs exceptionnels qui en fait un monarque élu. Entre deux élections présidentielles, le parlement s’est révélé impuissant à contrôler les abus et les dérives des autorités de l’exécutif.

 

Pour échapper à cette menace, il faut dans le cadre d’un benchmarking, adopter l’expérience de pays ayant su gérer leurs ressources minières tels que le Pérou, la Norvège ou encore le Ghana. Le Pérou a su tripler son PIB en dix (10) ans, alors qu’il aurait fallu un taux de croissance annuelle d’au moins 7% pour doubler le PIB en dix

 

  • années. Dans ce pays, une tradition institutionnelle refuse de donner la majorité

 

7

 

parlementaire à l’exécutif qui plafonne à 40%, obligeant ce dernier à constamment rendre compte au législatif qui a le dernier mot y compris pour les contrats miniers. Aujourd’hui, le parti du Président péruvien a vingt (20) députés, et l’opposition soixante-onze (73) sur les 130 sièges.

 

Pour renforcer l’Assemblée Nationale, il faudra bannir une pratique qui porte sur les procédures d’urgence qui sont devenues la règle et non l’exception. Jamais une législature n’a subi autant de pression de la part de l’exécutif que la 12ème législature pour passer des lois par la procédure d’urgence pour des affaires qui n’avaient rien d’urgent. Ce fut le cas avec la loi sur l’Acte III de la décentralisation qui porte sur la gouvernance territoriale. L’examen de cette loi demandait que l’on prît assez de temps avant de la présenter et de la discuter. Elle a été votée en une semaine à la convenance du gouvernement dont l’objectif n’était point un découpage territorial efficace mais le charcutage électoral en vue des élections imminentes. Si on avait donné assez de temps à l’Assemblée Nationale, on aurait identifié et discuté des problèmes tels que les caisses d’avance et on aurait trouvé des solutions adéquates. Cela aurait permis d’éviter le procès actuel. C’est pourquoi nous dirons avec le Président Emmanuel MACRON, devant le Parlement français réuni en Congrès le 03 Juillet 2017 :

 

  • Il faut du temps pour penser la loi. Du temps pour la concevoir, la discuter, la voter. Du temps aussi pour s’assurer des bonnes conditions de son application. Souhaiter que nos institutions soient plus efficaces, ce n’est donc pas sacrifier au culte de la vitesse, c’est rendre la priorité au résultat. Sachons mettre un terme à la prolifération législative. Elle affaiblit la loi, qui perd dans l’accumulation des textes une part de sa vigueur et, certainement son sens. Telles circonstances, tel imprévu, telle nouveauté ne sauraient dicter le travail du législateur. Car la loi n’est pas faite pour accompagner servilement les petits pas de la vie de notre pays. Elle est faite pour encadrer les tendances profondes, des évolutions importantes, les débats essentiels, et pour donner un cap. Légiférer moins, c’est consacrer plus d’attention aux textes fondamentaux, à ces lois venant répondre à un vide juridique, venant éclairer une situation inédite. C’est cela, le rôle du Parlement. Légiférer moins, c’est mieux allouer le temps parlementaire. C’est en particulier, réserver de ce temps au contrôle et à l’évaluation ».

 

  1. Le message éternel de Mame Abdou (RTA)

 

On se souvient que Mame Abdou (RTA), dans ces dernières imprécations, s’adressait vigoureusement à la représentation parlementaire lui demandant de refuser d’être une Assemblée assujettie et asservie à la volonté du Chef de l’exécutif de l’époque, le Président Abdou DIOUF. Il interpelait les députés en leur demandant de refuser de voter des lois uniquement pour plaire à Abdou Aziz NDAO, qui était alors Président de l’Assemblée Nationale. A travers le Gouvernement d’Abdou DIOUF, Mame Abdou (RTA) avait fondu dans la même imprécation l’Exécutif et le Législatif. Il avait alors administré un cours magistral de droit constitutionnel sur la séparation des pouvoirs qui continue, vingt (20) ans après, à retentir dans les villages les plus reculés du Sénégal, dans un langage qui repose sur l’affect et qui a su aller au-delà du cours de droit de l’Université.

 

Il invitait les députés à craindre Dieu devant le jugement de qui ils se présenteront un jour, et auront à rendre compte de leur comportement à l’Assemblée Nationale. Il les

 

8

 

enjoignait d’agir en fonction des intérêts des populations qu’ils représentaient dans l’hémicycle.

 

Mame Abdou (RTA) dans ses imprécations avait déjà parlé à la 13ème législature qui ne doit pas voter des lois pour faire plaisir au Président Macky SALL ou insTaller un environnement qui rend impossible tout débat sérieux sur les questions multiples et complexes qui interpellent notre pays et pour lequel personne n’a le monopole des solutions.

 

La 13ème législature regorge de ressources humaines variées de qualités exceptionnelles ayant l’expérience de l’Etat, de l’Assemblée, du pays et des exigences du monde moderne, ayant servi dans plusieurs gouvernements. Cette législature dispose également d’hommes et de femmes venus des terroirs et qui font que cette Assemblée Nationale est vraiment Nationale dans un Sénégal riche de ses cultures, de son histoire plusieurs fois séculaires, de ses confessions, de ses ethnies, de ses régions, de leurs diversités géographiques, enrichies par des alluvions fécondes. Ce pays d’intégration parvient toujours à intégrer et à dépasser ses apports allogènes. Ce n’est qu’à travers un débat sérieux, profondément réfléchi et non dans les majorités mécaniques que la lumière jaillira. Aujourd’hui à l’assemblée, dans les commissions comme en plénière, toute sorte de subterfuges sont utilisés pour restreindre le débat avec une pesante condescendance de la majorité, et une violation flagrante du règlement intérieur.

 

  1. Et pourtant, ce Macky n’est pas le maître du jeu

 

Ce qui a frappé tout le monde, au soir du 30 Juillet 2017, Macky SALL, et c’est peu de le dire n’offrait pas du tout l’image d’un vainqueur. Et ses partisans ne pavoisaient pas. Ils savaient comment ils ont gagné. Ce que Macky SALL traine derrière lui, c’est la désillusion de ses alliés qui sont chacun pris individuellement dans une déliquescence totale. Contrairement à ce que ses médias de service veulent faire passer dans l’opinion, Macky SALL est politiquement le plus affaibli de tous les présidents depuis l’Indépendance. Il n’a ni l’expérience, ni la préparation de ses prédécesseurs, mais il est l’héritier du passif de Wade. Il est vrai qu’il a un puissant trésor de guerre, de quoi acheter le ciel et la terre. Il n’est fort que de la faiblesse de ses adversaires, avec une stratégie politique qui repose essentiellement sur la transhumance, des religieux et des politiques.

 

Pour 2019, son calendrier n’est pas bon. Pour avoir des chances de gagner la prochaine présidentielle, il faut être fort dans ses bases. Il faut être armé d’un bon bilan et enfin compter sur un soutien populaire sans faille.

 

Au contraire, les réseaux sociaux sont en ébullition. Les alliés de Bennoo Bokk Yaakaar en rébellion, aujourd’hui la LD debout, après le PS et l’AFP, l’APR en explosion. Le Directeur de soleil dans un surprenant cri de détresse parle d’esseulement du président et la démobilisation inquiétante de l’APR. Un PSE qui bat de l’aile, avec des conceptions fumigènes d’un premier ministre évanescent. De mémoire de sénégalais, jamais Président de la République n’a été, avec ses proches, autant chahutés, humiliés, malmenés, tournés en dérision. Ni Léopold Sédar SENGHOR, ni Abdou DIOUF, ni Abdoulaye WADE, ni Hosni MUBARAK, ni Yaya DIAME, ni Robert MUGABE n’ont connu un tel traitement.

 

Nous sommes en droit de nous de nous demander comment on en est arrivé là.

 

Le médiateur Alioune Badara CISSE, membre fondateur de l’APR, ancien Ministre des Affaires étrangères de Macky SALL, compagnon de route dénonce les mêmes turpitudes. Le Sénégal souffre tragiquement d’une absence de leadership. Il n’a ni cap ni capitaine. Les sénégalais sont déboussolés, découragés, déçus par deux Alternances non abouties. Ni le régime, ni la personnalité torve, autoritaire et éruptive de Macky SALL ne sont aimés. Macky suscite peu d’enthousiasme. Son désir obsessionnel d’avoir un deuxième mandat le pousse à tous les excès. Il est prêt à y sacrifier tout. La jeunesse lui tourne le dos. Cette jeunesse enthousiaste, frémissante de rêves, d’élan et d’allant, dont on sait comment elle est prête aux sacrifices et sensible aux menaces de l’avenir. La coagulation dangereuse du mécontentement et du désespoir, représentent la hantise de Macky SALL, depuis que le 23 Juin 2011, a montré qu’un gigantesque brasier pouvait surgir d’une étincelle (Touche pas à ma Constitution). Et on sait que le Sénégal, pays de contestation et de refus mais aussi de rêve (le pétrole et le gaz font rêver), est coutumier de ses embrasements qui ont consumé notre histoire commune, de la colonisation à nos jours.

 

Il ne faut pas en douter, le Sénégal va au-devant de gigantesques déconvenues.

 

Le Sénégal aujourd’hui est à ce point sinistré, malade de lui-même, et ravagé par un mal secret. La gouvernance du pays est caractérisée par une absence de vision et de leadership. C’est ce qui explique la cuisante désillusion de l’opinion.

 

Le peuple sénégalais est fervent dans l’admiration, ce qui explique la profondeur de leur foi à en El hadj Malick Sy et Serigne Touba. Mais une fois son espérance déçue il est impitoyable. Il devient amer, vindicatif. Avec ‘‘Sopi’’ il avait tout misé sur Abdoulaye WADE dont la magie du verbe enjôleur le fascinait et lui promettait une société heureuse et harmonieuse enfin purgée de ses venins et de ses turpitudes.Le peuple croyait avoir élu enfin un Président à la hauteur de la fonction. Brutal a été le réveil : Le Sénégal est tombé sur un Président élu par infraction, du fait de la bêtise de Bennoo Siggil Sénégal dont les leaders se sont faits hara-kiri et nous ont offert le spectacle attristant d’un suicide de baleines. Le nouveau président souffrant d’une sérieuse impréparation.

 

A l’heure du bilan, la société sénégalaise est menacée de déliquescence à un moment grave de son histoire. Allah dans sa sagesse infinie nous a dotés des moyens de notre développement avec le pétrole, le gaz et des ressources humaines de qualité. Mais le sénégalais est sceptique, déprimé en proie au fatalisme (à quoi bon ? ils sont tous pareils), désabusé et atteint dans les profondeurs de son âme. Ce qui est en cause, ce n’est pas l’intelligence du Président ou son désir de bien faire. C’est l’inadéquation de son comportement avec la fonction. L’Etat est aujourd’hui perverti par un homme qui a politisé à l’extrême l’administration sénégalaise. Il n’a ni mesuré, le sens de la fonction ni compris le champ de ses responsabilités. Il est agité, en revanche, par des démangeaisons présidentielles pour un second mandat et espère le soutien de la France pour compenser son impopularité. Mais le Président Emmanuel MACRON, pourra-t-il se permettre de soutenir un homme à qui le peuple a tourné le dos après avoir annoncé publiquement à OUAGADOU, à ACCRA, à ABIDJAN et à DAKAR la fin de la France-Afrique ? A cet égard la condamnation de Khalifa Sall serait l’erreur de trop qui ferait basculer définitivement la France. Les USA n’avaleront pas la pilule, surtout le congrès.

 

 

Ainsi le Sénégal va au-devant de gigantesques déconvenues. Le Président de la République devrait arrêter ces dérives et analyser froidement la situation. Il ne doit pas tomber dans le travers du déni ni suivre les voix des sirènes courtisanes qui l’enfument. Ils ne lui sont d’aucune utilité : ils le mènent droit dans le mur. Et ils lui trouvent des ennemis qui n’en sont pas et dont le seul crime est de refuser d’être associé aux bêlements laudatifs.

 

Dans notre système démocratique l’opinion publique nourrit un scepticisme prononcé

 

  • l’ endroit de nos hommes politiques. Les réseaux sociaux les enfoncent davantage tous les jours. La forme d’organisation autour de partis politiques héritée du 19e siècle est-elle la meilleure pour mener les luttes d’aujourd’hui et construire l’alternative que le peuple appelle de ses vœux ?

 

Le parti politique représentait le socle de croyance et de comportement qui scellaient un engagement commun. Mais dans un contexte de crise de l’institution partisane, la mobilisation directe des militants et des électeurs à travers l’internet rend moins utiles les partis traditionnels héritiers de l’âge parlementaire du décadent.

 

Il est donc impérieux de réinventer les formes de notre démocratie, avec les exigences de la révolution numérique en féminisant, rajeunissant et diversifiant les adhérents et les responsables à tous les niveaux des instances pour la conquête non seulement de la présidence mais également des collectivités locales en 2019.

 

 

Il faut s’atteler à organiser une alternative, la vraie cette fois-ci, avec un président aux compétences étatiques avérées constant dans ses positions apportant des solutions aux problèmes du pays .Il aura été choisi parce que réunissant notoriété, charisme et crédibilité. Ce sera un homme (ou une femme) équidistant de tous les lobbies qui gangrènent la vie politique de notre pays depuis toujours. Cette alternative offrira aux sénégalais un leadership qui donnera une autonomie de décision et la capacité

 

  • d’ordonner le réel » pour parler comme notre compatriote Felwine SARR. Pour nous y aider notre profond ancrage dans les valeurs qui structurent notre imaginaire collectif. Macron révèle : « j’ai passé beaucoup de temps à lire Kant, Aristote et

Descartes. Je découvrirai Hegel plus tard.» J’aurai aimé entendre Macky Sall dire la même chose pour EL Hadj Oumar Foutiyou TALL, El Hadj Malick SY, Serigne Touba, Thierno Souleymane BAAL, Baye NIASSE et Limamou LAYE, Cheikh Moussa KA, Serigne Hady TOURE et Cheikh GASSAMA. Yacine Boubou, Aline Sitoe Diatta.

 

C’est cette reconnaissance et l’appartenance à cette culture qui donnent au Sénégal son atout majeur : celui qui dit qui il est, d’où il vient et quelle valeur il défend.

 

L’opacité et l’absence de transparence des contrats qu’il signe notamment pour le pétrole et le gaz illustrent la fameuse phrase du Cardinal de Retz : « On ne sort de l’ambigüité qu’à son détriment ».

 

En effet, Macky Sall sait qu’il n’a pas intérêt à la transparence parce que c’est à son détriment. Donc il s’installe dans l’opacité, la marque de fabrique de tout ce qu’il fait. C’est cette ambiguïté que traduit l’épisode calamiteuse du « Wax Waxet » qui remet en cause ses promesses électorales. Il est incapable de constance, parce que emporté par ses reniements perpétuels dont les conclusions des assises nationales.

 

Bes Du Ñakk, vu l’état de déliquescence des forces de transformation sociale, offre des structures d’accueil pour ces sénégalais désorientés, désespérés et déçus ; mais convaincus de l’avènement de lendemains meilleurs et qui cherchent, avec

 

11

 

optimisme, une issue à leur désarroi. Bes Du Ñakk redéfinit ce que doit être la culture commune de la Gauche à travers une offre politique nouvelle pour les sénégalais qui ne repose pas sur une communauté d’intérêts égoïstes mais sur une communauté de destin. Offrir un nouveau paradigme pour enfin être à la hauteur de la grande exigence de changement que nous vivons depuis l’époque du ‘‘Sopi’’.

 

Bes Du Ñakk entend contribuer en bonne place à cette alternative en construction, armé d’une éthique à l’image du grand théologien de Damas du 13ème siècle, Ibn Taymiyya, qui disait : « La valeur d’un pouvoir est déterminé par les qualités morales personnelles des hommes qui assument le pouvoir » et « Si le détenteur du pouvoir est sain alors les affaires des hommes le seront également, mais s’il est corrompu, alors les affaires des hommes le seront tout autant ».

 

Fait à Paris, 6 mars 2018

 

 

 

 

 

 

Serigne Mansour SY Djamil

 

Khalif de Serigne Moustapha Sy Djamil

 

Président de Bess Du Niak

 

Ancien Vice-Président de l’Assemblée Nationale, Député

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12

Rewmi prend à témoin l’opinion

YERIMPOST.COM Le parti dirigé par Le président du conseil départemental de Thiès s’est fendu d’un communiqué fustigeant la sortie du ministre de l’Intérieur. Votre blog préféré publie in extenso la déclaration de Rewmi.
« Le parti Rewmi a écouté avec indignation, les propos de Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur et responsable politique du parti au pouvoir, chargé de l’organisation des élections. Ces propos sont une preuve supplémentaire de la basse et manifeste entreprise de fraude concoctée par Le régime Apr avec la complicité de la DAF du ministère de l’Intérieur. Cette atteinte grave à la transparence de notre processus électoral est une menace directe sur la paix sociale et la stabilité de notre pays. Aly Ngouille Ndiaye ne peut être juge et partie. Par conséquent, le président Idrissa Seck et le parti Rewmi exigent du chef de l’Etat, la nomination immédiate et sans délai, d’une personnalité neutre et consensuelle chargée d’organiser les élections. Le président Idrissa Seck et le parti Rewmi attirent l’attention de l’opinion nationale et internationale sur cette volonté clairement exprimée de confiscation de la souveraineté populaire par Macky Sall. »

Emouvante déclaration finale de Khalifa Sall devant le tribunal

Monsieur le Président du Tribunal,

Messieurs les membres du Tribunal,

Monsieur le Procureur de la République,

Mesdames, messieurs les avocats de tous bords

Mesdames, messieurs  

Voici presque une année, que moi Khalifa Ababacar SALL, député et maire de la Ville de Dakar, et cinq de mes collaborateurs, sommes attraits devant cette juridiction.   Fort heureusement, mes excellents conseils ont eu, avec beaucoup de brio et d’expertise, à apporter au tribunal les arguments juridiques pertinents aux fins de prouver le caractère insoutenable et non fondé des poursuites. Ils ont tous eu à demander à votre tribunal la fin des poursuites et une relaxe pure et simple pour mes co-prévenus et moi-même. J’adhère à leurs brillantes plaidoiries et fais miens tous les arguments juridiques ici développés pour nous décharger des griefs et charges qui nous ont valu notre présence devant ce tribunal. Je voudrais, à cet égard, témoigner notre gratitude à tous nos avocats pour leurs brillantes prestations.   Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude aux femmes et aux hommes, jeunes et moins jeunes, qui, du premier jour de notre détention au dernier jour de ce procès, nous ont manifesté leur soutien par leur présence et leurs prières. Mes remerciements s’adressent enfin à tous ceux, femmes et hommes, au Sénégal ou à l’étranger, qui nous témoignent leur solidarité et continuent à formuler des prières à notre endroit.

M. le Président,




Comme je n’ai eu de cesse de le dire tout au long de ces 11 derniers mois : je réfute chacune des accusations sans fondement qui me prennent pour cible. De ma vie, jamais, je dis bien jamais, je n’ai eu le besoin de détourner des deniers publics. Il a été démontré ici qu’il n’y a jamais eu de détournement de deniers publics ni au préjudice de l’Etat ni au préjudice de la ville qui m’a honoré en m’accordant sa confiance par deux fois.   A l’endroit de tous mes concitoyens, je voudrais, qu’il me soit permis de réaffirmer que jamais je n’ai eu ni de près ni de loin, seul ou en association, à comploter contre les intérêts de ma ville ou encore à porter atteinte à l’honneur et à l’honorabilité de l’institution qu’ils m’ont permis de diriger depuis 2009.   Jamais je ne trahirai le lien de service et de confiance qui nous unit.   Toute ma vie, j’ai appris auprès de mes parents, la vertu du travail, de l’honneur et du mérite. Très jeune, je me suis astreint à leur donner corps par mon comportement. Jeune élève socialiste, j’ai appris à la dure à me faire respecter par la rectitude de mon comportement et la force de mes convictions.   Déjà au lycée en des périodes où très peu de ma génération osait affirmer leur appartenance au MJUPS, je défendais mes choix politiques loin des lambris du pouvoir, dans nos foyers à travers des débats houleux, durs mais démocratiques avec des cellules communistes, marxistes léninistes qui avaient les faveurs de la majorité des jeunes de ma génération. Ce même combat, je l’ai poursuivi à l’Université de Dakar dans un environnement encore plus révolutionnaire et plus conflictuel. Jamais je ne me suis dérobé. Jamais je n’ai eu à différer un combat ou à me réfugier derrière des artifices juridictionnels ou à utiliser les armes du pouvoir pour triompher de mes adversaires politiques. L’honnêteté, la constance, la loyauté et la fidélité en amitié ont été mes seules viatiques dans ma formation d’homme et dans mes actions comme père de famille et comme responsable politique.  

Monsieur le Président,

Messieurs du tribunal,

Mes chers compatriotes,

Pour moi qui suis entré en politique pour servir notre pays, la colère est grande aujourd’hui de voir mon nom, mon honneur et ma dignité engagés dans une machination de distorsion et d’altération de la vérité.     Des actes innommables ont été posés de manière récurrente dont le seul fondement est de m’amener à renoncer à mon engagement politique au service de mon pays. Mais je n’abdiquerai jamais face à cette grande injustice qui a fini de mettre à nu la fragilité de notre système politique, sa trop grande dépendance au « desiderata » du chef de l’exécutif et l’urgence d’y apporter les réformes nécessaires afin que plus jamais dans notre pays un citoyen ne soit inquiété pour ses opinions et dans l’exercice de sa liberté de choisir librement sa voie.   Je ne suis pas une exception. Malheureusement, l’histoire de notre pays, celle du continent et du monde est remplie d’exemples de personnalités irréprochables qu’un pouvoir aux abois a voulu anéantir. Ces histoires portent toutes la même signature en bas de page : « A l’épreuve du temps, la vérité a toujours fini par triompher du mensonge et de la méchanceté »  

M. le président,

messieurs du tribunal,

J’ai été député plusieurs fois, ministre, responsable politique de premier rang des années avant mon élection à la ville de Dakar. Durant toute cette période où j’ai eu à servir mon pays, notre pays, pas une seule fois je n’ai été pris en défaut, pas une seule fois, je n’ai failli à mes devoirs ou été mêlé à des problèmes de corruption, de détournement de deniers publics ou de blanchiment d’argent. Durant ces périodes où toutes les protections étaient à ma disposition, j’ai toujours su, par devoir et par rectitude morale, garder une distance irréprochable avec le bien public.   J’ai pu, à travers mes différentes déclarations de patrimoine, justifier l’origine licite du moindre sou obtenu, du moindre bien en ma possession. Ce que je me suis refusé de faire sous le président Abdou Diouf dont j’ai été le ministre et un des plus proches, sous le Président Abdoulaye Wade avec un statut d’opposant affiché et assumé, pourquoi attendrai-je maintenant d’être à la ville de Dakar pour m’adonner à des pratiques qui sont en porte-à-faux avec mes valeurs d’homme et mon parcours d’homme public.   Depuis mon plus jeune âge, je me suis toujours astreint à gagner ma vie à la sueur de mon front et « à force de peine en tirer substance ». Voilà pourquoi, après mon élection en 2009, j’ai continué à exercer ma profession de consultant international pour en vivre et en faire vivre ma famille.   Jamais dans ma vie politique et professionnelle, je ne me suis autorisé la liberté de prendre possession du bien d’autrui. Le décès de mon jeune ami Pape Babacar Mbaye qui, malgré une vie éphémère a mené une existence exceptionnelle faite de patriotisme et d’engagement au service de ses semblables, un être cher avec qui j’ai partagé un après-midi avant d’être obligé, le cœur meurtri, de lui fermer les yeux le soir même sur son lit de mort, a conforté ma détermination de ne jamais laisser le pouvoir, l’appât du gain et la jouissance de biens gouverner mon existence.  Je m’évertue chaque jour à consolider mon humanité en vivant simplement avec la certitude que tout est précaire et révocable dans ce monde. Devant l’inéluctabilité de notre condition humaine, j’allais dire de notre destin, ma seule préoccupation est de vivre en homme libre, en citoyen engagé pour qu’au soir de ma vie, j’ai le sentiment d’avoir été utile à mon pays, à mes compatriotes et à mes semblables.  

M. le Président,

Messieurs du Tribunal,




La politique est le tout de cette affaire. C’est à cause de mon engagement politique et militant que je suis devant vous. Je suis devant votre juridiction  à cause de mon refus de laisser la maison du père être diluée dans une autre  entité politique certainement pas plus crédible, ni plus légitime que mon parti dont l’histoire, le présent et le futur se conjuguent avec le passé, le présent et l’avenir du Sénégal.   C’est la politique, celle-là politicienne, ni élégante dans sa démarche, ni honorable dans l’adversité qui m’a conduit devant votre juridiction.   C’est ici au Sénégal, dans mon pays qu’il m’a été privé de faire campagne alors que je dirigeais la liste de la coalition Manko Taxawu Senegaal lors des élections législatives de 2017.   C’est encore ici au Sénégal, dans mon pays qu’il m’a été refusé d’exercer mon droit de vote alors que j’étais candidat aux élections législatives de 2017.   C’est encore ici au Sénégal, dans mon pays en violation de mes droits de député et de mes droits constitutionnels que la justice a violé mon immunité parlementaire.   Etant un justiciable comme tous mes compatriotes, peut-on m’expliquer pourquoi aucun de mes droits n’est respecté ?   Je croyais qu’au Sénégal, même au pire des criminels, ce que je ne suis pas, ce que je suis loin d’être, la Constitution et les lois de la République garantissaient le respect de tous leurs droits : le droit d’être assisté, le droit de se défendre à toutes les étapes de la procédure et le droit à un procès juste et équitable.   Pourquoi a-t-on toujours violé nos droits en nous refusant une assistance à l’enquête de police ?   Pourquoi le magistrat instructeur a instruit uniquement à charge ?   Pourquoi essaie-t-on de salir mon honneur malgré le manque de consistance et l’indigence de l’accusation comme l’attestent du reste les plaidoiries en tout point remarquables de nos avocats ?   En vérité, le Président de la république du Sénégal pour des raisons qui lui sont propres m’a taillé un destin présidentiel. Cette peur qui ne le quitte plus a déclenché dans son microcosme une hystérie collective qui fait de ma liquidation politique une priorité.   Est-ce une faute punissable de plusieurs années de prison d’être crédible, honnête et au service de ses concitoyens ?   Est-ce un délit que d’être élu deux fois maire de Dakar malgré toutes les tentatives pour m’éjecter de la ville ?   Devrais-je  aller en prison uniquement parce que le Président de la république du Sénégal le veut ?   Devrais-je être déchu de mon droit d’être candidat parce que Macky SALL ne veut pas que Khalifa Ababacar SALL devienne son adversaire en 2019 ?   Sans préjuger de la décision que votre tribunal va prendre, je voudrais ici réaffirmer mon engagement à servir notre pays  non pas pour transformer sa peur en terreur mais plutôt pour permettre à notre peuple de reprendre sa marche résolue vers la paix, la démocratie, la prospérité et d’installer notre Nation dans une trajectoire qui rassemble et élève ses filles et ses fils dans un destin commun. Oui je le réaffirme : rien ne me détournera de mes ambitions pour notre pays. Je continuerai, avec chacun et avec tous, à servir le peuple sénégalais pour qu’enfin la République tienne sa promesse d’égalité, de liberté, de justice, de progrès et de solidarité à l’endroit de tous ses citoyens.   Si pour cela, je devrais subir sa colère, ses foudres et la violence indélicate et non justifiée de ses prétentions à travers les actions de tous ceux qui lui apportent leur soutien, alors oui, en reconnaissance de tout ce que les populations de notre magnifique pays m’ont si généreusement offert, je suis prêt à endurer tout cela et bien plus encore. Quelle que soit la décision du tribunal, je ferai face avec sérénité et dignité et avec la conviction que Dieu, en qui ma confiance est totale, est seul maître de mon destin.  

Vive le Sénégal

Khalifa Ababacar SALL

Député et Maire de la Ville de Dakar



Déclaration de candidature de Me Mame Adama Guéye

YERIMPOST.COM Par ce texte publié sur Facebook… 

Chers compatriotes, J’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle de 2019. En le faisant je mesure la gravité de cette décision et ma responsabilité au regard du sens que je donne à cet engagement vis à vis de mes concitoyens. Je fais le serment solennel devant Dieu et devant le peuple sénégalais que j’aspire à la haute responsabilité de Président de la République dans le but exclusif de servir notre vaillant peuple et ses intérêts supérieurs. Dans un an, nous serons appelés aux urnes. Je vous demande d’ores et déjà de m’honorer de votre confiance pour qu’ensemble nous construisions le Nouveau Sénégal. Vive la Nouvelle République, Vive le Sénégal.

 
 
Signé Me Mame Adama Guéye Président  »Mouvement Sénégal Bou Bess »
 
De la part de Mr Mouhamed Séne Président  »Mouvement Dolél Mame Adama Guéye »

Ahmed Aidara convoqué à la Police/ « La République dans le soupçon! »

Ahmed Aidara à la Police/ « La République dans le soupçon! »

Ma déclaration: « La convocation de notre frère Ahmed Aidara le lundi prochain au commissariat de Guediawaye démontre l’entrée de la république dans le soupçon. Or le soupçon tue la république et destructure le  principe de la République . Le regime de Macky Sall qui est aux abois , gouverne par la peur et l’intimidation qui ne sauraient prospérer dans un contexte d’échec marqué par des scandales financiers, pétroliers , gaziers, et fonciers. Le peuple est debout pour abréger sa souffrance d’ici fevrier prochain. Le Dés sont jetés et le destin pris en main. Que le Président Sall et sa tribu se tiennent prêts; la révolution est irréversible à la veille de ses 15% selon les sondages des experts envoyés sur les lieux et dont les résultats interdissent le rêve d’être au second Tour des éléctions présidentielles. je lance un appel aux forces de l’ordre , à se renger du coté du peuple et non de la tribu. je condamne cette convocation dont Ahmed Aidara est le principal visé par un adversaire politique qui n’est personne d’autre que le petit-frère du président de la République. » 

Le Président Abdoulaye Mamadou Guissé, SGN DU MCSS/FAF, Candidat présidentielle 2019

 

Vidéo: déclaration-choc de Barthélémy Dias: la goutte d’eau de trop ?





Vidéo- Importante déclaration de la Direction Générale de Hizbut-Tarqiyyah

Mahammed Boun Abdallah Dionne en colère contre Idrissa Seck

YERIMPOST.COM Le tableau sombre de la politique sociale du régime de Macky Sall dressé par Iddrissa Seck, lors d’une tournée dans le sud du pays, a touché les collaborateurs du président. Et c’est Mahammed Boun Abdallah Dionne qui monte au créneau pour remonter les bretelles au leader du parti Rewmi. «L’ancien Premier ministre ne représente rien du tout dans ce pays, à part être un spécialiste des scissions-recompositions. À chaque fois qu’on le voit dans un ensemble, il s’arrange pour casser cet ensemble et repartir dans l’opposition», a attaqué, dans les colonnes de L’Observateur, le chef du gouvernement.

Très en verve, Mahammed Boun Abdallah Dionne rappelle à son prédécesseur les vrais chiffres de la croissance. « Ce n’est pas 6,7% mais 7,1% de taux de croissance du Pib. Pour dire que la production nationale se porte bien. La création de richesses se porte bien et de manière inclusive. C’est un ensemble d’instruments qui ont été mis un œuvre pour doper aussi bien la demande globale que l’offre », renseigne-t-il. Avant d’ajouter : «  Dire que les chiffres ne profitent qu’aux autres, dire que la Cmu est une fiction, dire que les bourses de sécurité familiale n’est pas pertinente, c’est dire de gros mots à l’endroit des bénéficiaires, qui sont des millions de Sénégalais et Sénégalaises à garantir ainsi à leurs enfants l’accès aux soins ou à l’école».

www.yerimpost.com




Voici l’intégralité de la déclaration préliminaire de Khalifa Sall devant le tribunal

YERIMPOST.COM La voici, ci-dessous…

‘ »J’ai accepté de venir me défendre et défendre l’honneur de la municipalité pour que l’opinion sache que, attraire un Maire devant le tribunal, c’est du jamais vu. En 1996, quand on votait l’acte 2 de la décentralisation, c’était pour faire en sorte que la gestion de l’Etat soit mieux organisée. En 1996, nous avions décidé de consolider la démocratie en faisant en sorte que les citoyens soient au coeur du développement. Jamais nous n’avions pensé qu’un Maire serait attrait ici (devant le tribunal) pour des faits aussi graves. Nous n’avons commis aucune malversation. Nous n’avons détourné aucun sou. Nous n’avons touché à aucun franc de l’Etat. Nous avons géré les fonds de la municipalité de manière transparente. Je ne suis pas quelqu’un qui prend et je n’ai jamais pris. Je suis ici (devant le tribunal) parce que j’ai dit non. J’ai dit non à une offre politique. J’ai dit non à une une proposition politique qui m’a été faite en juin et en septembre 2012.

On m’a proposé un marché que j’ai décliné. On a voulu me forcer à accepter et en 2014 ça n’a pas marché. C’est la raison pour laquelle, monsieur le président (du tribunal), j’ai voulu intervenir pour vous dire que… (Il a été interrompu par le parquet). Je vous remercie monsieur le président. L’objet de ce procès est de mener un combat politique contre un adversaire. Vous voyez ces messieurs et cette dame (les co-prévenus de Khalifa Sall) qui sont attraits devant vous, ils n’ont rien fait, leur seul tort est d’être des collaborateurs de Khalifa Sall. Libérez-les et jugez-moi tout seul. J’assume tout ce qu’on leur reproche… »

«Je ne suis pas un retraité politique à qui on tend des sucettes…», menace Aliou Sow

YERIMPOST.COM Avec qui Aliou Sow va-t-il s’allier pour la présidentielle de 2019 ? Cette question se pose. L’ancien ministre de la Décentralisation sous Wade, nommé au Hcct par Macky Sall, n’a àtoujours pas officialisé son soutien à ce dernier. Dans sa communication, à l’émission hebdomadaire Face To Face sur la Tfm, Aliou Sow ne semble pas satisfait de son compagnonnage avec le chef de l’Etat. « Je ne suis pas un retraité politique à qui on tend des sucettes pour qu’il se taise», a-t-il asséné. Le leader du MPCL/Liggey compte jouer un rôle déterminant à la présidentielle de 2019. Pour cela, il n’exclut nullement une alliance avec Idrissa Seck si le président Macky Sall ne reconsidère pas leur relation. Menace ou chantage ?

Déclaration truffée de fautes de la coalition Mankoo Wattu Sénégal contre les avocats de Karim Wade

YERIMPOST.COM Ci-dessous la déclaration…

 Suite à la sortie  du Parti démocratique sénégalais (PDS) par la voix de son coordonnateur adjoint Oumar Sar ,, dans lequel il déclare que la Banque Mondiale avait sortir  un rapport pour blanchir Karim Wade des délits qui lui ont valu une condamnation de la part de justice sénégalaise et que le Président Macky Sall et son régime avait cacher aux juges de la CREI.

La coalition Manko Wattu Sénégal se demande de qui se moquent Abdoulaye Wade , son fils et ses partisans ? .
Comment comprendre une telle aberration comme si la banque mondiale était une juridiction compétente pour blanchir ou non l’ex ministre du ciel et de la terre qui a volé l’argent de l’État du Sénégal qui la traqué, jugé, condamné et gracié.

Et pour le Coordonnateur du FPDR Ousmane Faye , il est temps que l’opinion sénégalaise ouvre ses yeux sur les manipulations répétés du PDS , qui pour cacher l’essentiel d’une décision de justice très importante à  Monaco sur les 12 milliards de Karim Wade,  et entrain de nous divertir avec un rapport de la Banque Mondiale dons le contenu n’est même pas ce qu’il pense et Madické Niang le nouveau Secrétaire Général adjoint du PDS le sai mieux que quiconque.

Pour la Coalition Manko Wattu Sénégal à travers cette sortie , le PDS montre encore une fois qu’il est manipulé à souhait par un homme, en l’occurrence Karim Wade et son père  Et c’est triste que des responsables qui ont servi au plus haut niveau de l’Etat se fassent diriger de cette manière, dans le seul but de nous imposer encore une fois un homme qui a dilapidé tous les ressources de ce pays et se réfugié a Doha

Fait à Dakar le 1er janvier 2018.

Mr Ousmane FAYE

Président de la Coalition Mankoo wattu Sénégal

Audio- Tuerie de Bofa: l’intégralité de la déclaration du procureur de Ziguinchor, M. Abdou Sylla

° Top
YerimPost

GRATUIT
VOIR