Blog de Cheikh Yerim Seck

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Nomination de Cheikh Oumar Anne: Les responsables des étudiants et le personnel du COUD saluent la mesure

La nomination du Directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) a ravi les responsables des étudiants et le personnel de ladite structure qui trouvent judicieuse cette promotion.

«Je félicite Dr Cheikh Oumar Anne. De mon point de vue, c’est un bon choix, vu son passage au COUD. Il a beaucoup fait pour les étudiants. Le COUD n’est pas une boîte facile à gérer. Masi il a réussi à tirer son épingle du jeu. Il a doublé les lits, sans oublier les nouveaux pavillons. Et il a satisfait une vieille revendication des étudiants : un Service médical digne de ce nom. Il a révolutionné l’université sur le plan social», déclare Franck Daddy Diatta, coordonnateur des étudiants de l’opposition à l’université de Dakar et Secrétaire général du Mouvement des élèves et étudiants libéraux (MEEL).

Ce dernier – qui souhaite bon vent à Dr Anne – dit ne pas douter des capacités managériales du premier magistrat de Ndioum.

Même son de cloche du côté d’Amadou ndiaye, coordonnateur de la liste Bleue à la Faculté des Lettes et Sciences humaines. «La nomination de Cheikh Oumar Anne est une fierté pour nous. C’est une personne très dynamique que les étudiants apprécient beaucoup. C’est un homme de dialogue et de consensus. Je lui souhaite le meilleur. Nous sommes persuadés qu’il sera à la hauteur de la tâche, parce que c’est un homme très engagé et qui a de l’ambition».

Ousmane Mbaye, étudiant au département d’Anglais et coordonnateur de la grande coalition rose, d’apporter de l’eau au moulin de son camarade : «Je me réjouis de cette nomination, il le mérite vraiment. Il est généreux et tolérant. Les étudiants sont très difficiles à gérer, mais il a réussi à gérer la situation. Il a apporté beaucoup d’innovations».

Le personnel du COUD émet sur la même fréquence. Les employés de ladite structure pensent le plus grand bien du premier magistrat de la ville de Ndioum.

«C’est une nomination méritée. Il a beaucoup fait au COUD. Il a bien accompli sa mission. Nous lui souhaitons une pleine réussite»,  déclare Amadou Mactar Ndiaye Faye, chef du département du matériel et de la logistique.

Vidéo- Front des étudiants: L’opposition aux abonnés absents









Exclusion des étudiants inscrits dans le privé: le geste de l'Etat

YERIMPOST.COM Une avance de 3 milliards a été versée aux écoles privées du supérieur en attendant de trouver les moyens de rembourser la totalité des 16 milliards qui leur sont dus. Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé ce jeudi 11 octobre que, dans les tous prochains jours, l’argent sera débloqué et remis aux différents établissements regroupés autour du Cepes, de la Fepes et de la Conférence des grandes écoles du Sénégal. La balle est dans le camp du ministère de l’Economie et des Finances qui a déjà reçu instruction de payer depuis le vote de la Loi de finance rectificative.







Grève de la faim des étudiants de l’INSEPS: Le sous-préfet Djiby Diallo désamorce la bombe

En grève de la faim depuis le mercredi passé, le Collectif des étudiants sortants des nouvelles filières de l’INSEPS ont reçu, hier, la visite du sous-préfet de Dakar-Plateau, M. Djiby Diallo. Ce dernier a qui on colle le sobriquet de Jack Bauer s’est engagé à être un facilitateur entre ces étudiants et la hiérarchie. Après une « plaidoirie » de presque 20 minutes, ces étudiants qui étaient réticents au début ont été convaincus par le « commis » de l’État de suspendre leur mot d’ordre. Ils ont accepté la main tendue de M. Diallo qui leur a fait comprendre que seul le dialogue peut permettre de résoudre leur problème. Très émus par la visite de celui qu’ils considèrent comme un « père », Mamadou Marone et Cie ont accepté la médiation du sous-préfet à qu’ils remettront un mémorandum dans les prochains jours. Tout de même, ils ont salué la démarche de M. Diallo qui, selon eux, « a bien compris sa mission ».

Après avoir rendu grâce à Dieu qui lui a permis d’aller s’enquérir de la situation de ses administrés qui sont dans une situation inquiétante, le sous-préfet a rappelé d’abord que le Président a inauguré récemment quatre nouveaux pavillons d’une capacité de quatre mille lits. Il a doublé la capacité dans le campus social « c’est du jamais vu », dit-il. Dans cette même dynamique, le Chef de l’Etat a reconnu, rappelle M. Diallo, aux étudiants que leurs problèmes entrent dans le cadre normal des choses, mais il faut un dialogue pour trouver une solution.

Inspiré des propos tenus par le Président Sall, le sous-préfet Djiby Diallo est allé à la rencontre des grévistes de la faim qu’il considère comme des frères, des fils, des neveux, dit-il, pour les faire revenir à de meilleurs sentiments. Le commis de l’État leur a fait savoir que si leur objectif, c’était de faire passer un message qu’ils sachent que le message est bien passé. Le « médiateur de fait » a indiqué aux étudiants que quelles que soient les difficultés auxquelles ils sont confrontés, le problème ne pourra être réglé que par le dialogue. Il en a profité pour remercier le porte-parole, M. Marone et ses camarades qui ont compris le sens de son message et de son déplacement et qui lui ont fait l’honneur de suspendre leur grève. Dans la même veine, M. Diallo, le facilitateur a demandé à la bande à Marone de mettre à sa disposition un mémorandum qu’il présentera à qui de droit pour qu’une réflexion positive puisse être apportée à leur problème. Selon lui, ce mémorandum permettra de faire un compte rendu fidèle.

Le sous-préfet de renchérir : « Le directeur de l’école a souligné que la salle où les étudiants observaient une grève de la faim est une salle pédagogique et tant qu’ils y sont il n’aura pas de cours », a laissé entendre le facilitateur qui rappelle que « les engagements de l’Etat du Sénégal par rapport à l’éducation, à la recherche et à l’innovation permettront d’avoir un socle de réflexion, une base de données pour solutionner ce problème. Je suis venu comme facilitateur pour leur permettre de redonner de l’espoir à leurs parents qui sont dans la détresse quand ils les voient dans cette situation. Il ne faut pas perdre de vue que l’Etat n’en est pas fier aussi », dit-il.

Pour terminer, le sous-préfet a souligné que la levée du mot d’ordre est un pas qui mène à la négociation. Toutefois, il se dit convaincu que si toutes les conditions seront réunies, l’Etat prendra toutes les mesures idoines pour régler définitivement ce problème. Pour sa part, Mamdou Marone, le porte-parole du collectif des étudiants sortants des nouvelles filières de lINSEPS, revient sur les motivations d’une telle décision.

« Grace l’intervention du sous-préfet, Djiby Diallo, nous avons suspendu notre grève de la faim. De par l’autorité qu’il représente, de par les étoiles qu’il porte, de par son déplacement, nous ne pouvons rester indiffèrents par rapport à la sensibilité qu’il a eue à notre revendication. Il a décidé d’être un facilitateur entre nous et la hiérarchie et nous nous en réjouissons », indique M. Marone qui salue la démarche et la capacité d’écoute de Djiby Diallo. « Nous allons lui remettre un mémorandum et nous lui accordons tout le temps nécessaire pour mener cette médiation car nous lui faisons entièrement confiance ».

Par la voix de Mamadou Marone, les étudiants ont également remercié le commis de l’Etat qui, selon eux, a bien compris sa mission puisque, dit-il, c’est la seule autorité de Dakar qui ait fait un déplacement jusque-là pour s’enquérir de leur situation. La grève de la faim qui a démarré depuis le mercredi a connu deux cas d’évacuation dont une dame.

Une certaine opposition qui avait pris langue avec les grévistes pour faire une récupération politique a vu son opportunité cassée par le passage de Jack Bauer qui a décanté la situation

Ugb: ce qui hante le sommeil des étudiants

YERIMPOST.COM L’inquiétude gagne les étudiants de l’Université Gaston Berger (Ugb). À l’Unité de formation et de recherche (Ufr) des Sciences juridiques et politiques, l’idée d’une année blanche hante le sommeil de ses apprenants. Ces derniers ne veulent pas en entendre parler. Ils exhortent les autorités à trouver des solutions pour sauver l’année. Ces étudiants notent que les retards et les chevauchements des années académiques ne sont pas nouveaux dans l’université.

Toutefois, des solutions, pour permettre aux étudiants de faire leurs examens, ont toujours été trouvées par les responsables du Conseil.


Lettre ouverte des étudiants de Saint-Louis à Macky Sall: les préalables à une reprise des cours

YERIMPOST.COM Les étudiants de Saint-Louis ont choisi le genre épistolaire pour s’adresser au président de la République. La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) a adressé une lettre ouverte au président Macky Sall.

Comme préalable à une reprise des cours, les étudiants exigent l’ouverture d’une information judiciaire sur le meurtre de leur camarade Fallou Sène.

Dans cette perspective, ils demandent au ministre des Forces armées de remettre au procureur de la République l’ordre de poursuite requis contre le gendarme auteur présumé du meurtre de l’étudiant, pour le déclenchement de la procédure judiciaire en question.




Satisfecit des étudiants reçus au Palais

YERIMPOST.COM Les représentants des étudiants qui ont été reçus au Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor, dans la soirée de ce lundi 28 mai, sont ressortis de l’audience les billets plein les yeux. Le chef de l’Etat a accédé à leurs revendications portant sur l’augmentation des bourses et la diminution du tarif restaurant. Macky Sall a décidé qu’à compter de la prochaine rentrée universitaire, les bourses seront établies comme suit: demi-bourse 20 000; la bourse entière 40 000 et celle de 60 000 passe à 65 000. Pour ce qui est de la restauration, le président de la République a convenu avec les étudiants que les tickets de restaurant pour le petit déjeuner initialement de 75 francs seront désormais de 50 francs et, pour ce qui est du déjeuner et du dîner, les étudiants paieront 100 francs.



Vidéo+Images- La déclaration sanctionnant la marche des étudiants, ce matin






 

 




 

 

 

 

 

Causes du retard des bourses des étudiants: Birima donne des pistes à Macky Sall

YERIMPOST.COM Si Macky Sall écoute Birima Ndiaye, il n’ira pas loin pour situer les responsabilités concernant le retard des bourses des étudiants. Selon le chroniqueur de Jakaarlo, un gros «deal» alourdit le processus de paiement des bourses des étudiants. À en croire Birima, ce «deal» se situe entre le ministère des Finances et la Direction des bourses. Ente ces deux entités, il existe de grandes magouilles qui retardent le versement de l’argent des étudiants, a-t-il révélé. « J’appelle le président Macky Sall à mener son enquête entre la direction des bourses et le ministère des Finances. Une fois qu’il aura trouvé les coupables, qu’il les licencie tous », conseille-t-il au chef de l’Etat.
Birima intervenait dans l’émission Jakaarlo sur la mort de l’étudiant Mouhamed Fallou Sène.



Mort de l’étudiant Fallou Sène: le camp du pouvoir crie à la manipulation des étudiants

YERIMPOST.COM Après l’embrasement noté au sein des universités du pays, suite à la mort de l’étudiant Fallou Sène, tué lors des manifestations à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Matar Diop, un des membres du HCCT, est monté au créneau pour attaquer l’opposition. « Nous le tenons de sources sûre. Ce sont Idrissa Seck, Malick Gakou, Abdoulaye Wade… qui sèment la zizanie chez les étudiants… En leur proposant de l’argent… Le président Macky Sall a toujours soutenu les étudiants, on assiste chaque année à une augmentation du taux de participation au baccalauréat et ses réalisations sont nombreuses pour le monde universitaire, avec la future université de Diamnadio et l’université du Sine Saloum de Kaolack. Lui-même un pur produit de l’université Cheikh Anta Diop ».




Le MRDS met en parallèle la « caisse noire » de Macky Sall et les bourses des étudiants

Suite aux événements survenus à l’UGB ce mardi 15 mai 2018 où un étudiant a trouvé la mort,
le MRDS manifeste par le présent communiqué toute sa tristesse et son indignation. En
effet Mouhammadou Fallou SENE est le troisième étudiant victime de répression des forces de
l’ordre pour des questions liées au non payement des bourses à temps, après les deux premières
victimes notées à l’UCAD dans le passé. Cette situation est inacceptable et admet pour seul
responsable le gouvernement du Sénégal qui semble se préoccuper plus de trouver les
ressources pour assurer les nombreux déplacements à l’étranger, budgétivores, du Président, et
le renflouement de sa « caisse noire », pour l’expression de sa « générosité » politicienne déplacée,
entre autres gaspillages, que de payer à temps les maigres bourses de nos étudiants; ce sont
d’ailleurs les mêmes formes de négligences qui sont notées, presque chaque année, dans
beaucoup de secteurs, quant aux paiements des indemnités ; c’est le cas de celles des enseignants
liées aux examens du Bac. Le sens des responsabilités devrait amener nos autorités à ne
plus agir qu’après dégâts.




Le MRDS exige du gouvernement du Sénégal une enquête sérieuse et rigoureuse, pour tirer au
clair cette énième bavure des forces de l’ordre et que les sanctions appropriées soient prises et
appliquées à l’endroit des fautifs.
Pour le MRDS, le gouvernement du Sénégal doit être plus sérieux en s’engageant résolument, s’il
en est capable, à la mise en place de mesures fortes, qui désormais, feront éviter ces situations de
non paiements de bourses et autres indemnités, récurrentes, pleines de danger.
Le MRDS prie pour le défunt et présente ses condoléances à la famille éplorée et à l’ensemble de
la communauté universitaire du Sénégal.

Dakar le 16 mai 2018
Le Secrétaire général
Dr Mohamed SALL

L’invariant problème de la bourse des étudiants et son variable corollaire en perte de vie humaine

J’avais pensé ne plus vivre l’époque sombre de 2001 lorsque tombait, devant nos yeux, au « front », notre regretté camarade Balla Gaye alors que nous ne fîmes que réclamer nos bourses. Blessé, j’ai été acheminé au service de santé du COUD et puis cueilli par la DIC pour les besoins de l’enquête. En 2018, 16 ans après sous l’ère des ambitions pour « l’émergence », nous vivons encore cette énième perte du jeune étudiant Mouhamadou Fallou Sene qui était l’espoir d’une famille et de toute une nation et qui ne faisait que réclamer sa bourse, comme nous, à l’époque. Donc, depuis le problème est resté entier et ambivalent avec des conséquences fatales encore que nous n’avions pas encore fini de faire le deuil de la mort de Bassirou Faye dont on nous avait promis de faire toute la lumière. La suite on l’a tous vu : Que nenni !




Il me semble, aujourd’hui, que le laxisme, la médiocrité, l’incompétence et la légèreté dans la gestion des affaires publiques s’érigent en règles dans le pays de la gouvernance vertueuse et sobre. J’étais convaincu par les réformes chantées et chantonnées (mesures de bancarisation des bourses, orientations des bacheliers dans le privé…) mais je suis resté sur ma faim en constatant malencontreusement que des réformes précipitées qui ont fini de montrer leur limite.

Hélas oui, je suis meurtri de relever que cette sombre époque n’était pas révolue alors qu’on continue de nous psalmodier d’utopiques améliorations des conditions de vie et d’études des étudiants au même moment où il est déplorable de constater la violation de la loi sur les franchises universitaires. Les forces de l’ordre ne devraient-elles pas être les premières à se conformer à cette loi ?

En tant que citoyen conscient du niveau d’exigence et de responsabilité qui sied et les conséquences des manquements dans l’exercice des fonctions et des responsabilités publiques, je réclame la démission des autorités incriminées pour faute grave à défaut leur limogeage car aspirer à l’émergence commence par cultiver en soi le sens de savoir rendre le tablier pour l’honneur et la fierté patriotique.

 

Thierno THIOUNE

Maître de Conférences Titulaire en Sciences Economiques

Directeur des Etudes du CREFDES

UCAD

Lettre ouverte à Wasanar et aux assemblées représentatives des étudiants du Sénégal

Pour comprendre la frustration des étudiants de l’Université Gaston Berger, il faut préciser qu’un accord de principe avait été engagé par l’Etat vis-à-vis des étudiants pour payer les bourses au plus tard le 05 de chaque mois. Les étudiants de l’Université Gaston Berger, ayant constaté que le paiement des bourses a connu un retard de plus d’une semaine, ont voulu faire une Journée sans Ticket – c’est une démarche pacifique, quoique pénalisante pour les prestataires de services de restauration et les Centres des Œuvres Universitaires, consistant à manger dans les restaurants universitaires sans acheter de ticket. Malgré le retard des bourses, le Président du Conseil de l’Université a sorti un communiqué provocateur soutenant, en italique, qu’il n y aura plus de Journée sans Ticket, parce que ce serait des pertes pour le Crous et les prestataires en charge des restaurants. C’est ce qui semble avoir motivé le mouvement d’humeur des étudiants de l’Université Gaston Berger.




A voir le dispositif de répression des forces de l’ordre au Sénégal, on est tenté de se demander si le Sénégal est un producteur de gaz lacrymogène. Si nos forces de l’ordre se limitaient au triste schéma de l’utilisation de gaz lacrymogène à l’endroit de ceux qui revendiquent leurs droits, sans provoquer de mort, on aurait pu comprendre que c’est pour des impératifs d’ordre qu’ils agissent. Cependant nous ne pouvons comprendre le fait de tuer un étudiant à l’Université et d’envoyer un autre en réanimation ; la haute estime que nous avons de nos forces de l’ordre ne nous permet pas de comprendre cette répression extrême. Il y a lieu donc de remettre en question la base de la formation des forces de l’ordre et la procédure leur autorisant ces actes extrêmes quand ils sont appelés à rétablir l’ordre dans les universités. La problématique de l’exercice de la répression par nos forces de l’ordre intéresse à coup sûr tout sénégalais. Les enseignants de Ziguinchor ont dénoncé un usage excessif de la répression lors de la grève du G6; à Thiès deux élèves ont subi des blessures graves au niveau du visage, des blessures, à jamais, les défigurant ; aujourd’hui, c’est le tour de deux étudiants de la prestigieuse Université Gaston Berger : un étudiant tué et un autre en réanimation. Conscient de l’organisation de nos forces de l’ordre et de leur professionnalisme, nous ne pouvons accepter ces dérives.




Quand les enseignants de Ziguinchor se faisaient réprimer, nous n’avions pas parlé parce que nous ne sommes pas des enseignants ; après la défiguration des deux élèves du Malick Sy de Thies, nous n’avons rien dit parce que nous n’étudions pas dans ce lycée ; aujourd’hui, au moins un étudiant est mort à l’Université Gaston Berger. Pour ces différentes expressions de barbarie citées, le corporatisme de nos forces de l’ordre s’érige en bouclier : les forces de l’ordre ne sont pas des délateurs. Exiger une répression civilisée est un devoir de tout sénégalais. A la suite du meurtre de Fallou SENE, je lance un appel à WASANAR –  l’Association des alumnis de Sanar – et à toutes les assemblées représentantes des étudiants et anciens étudiants de s’unir pour, à court terme, que la lumière soit faite sur la mort de Fallou SENE ; à long terme, nous devons, en tant que des alumnis citoyens de ce pays, exiger une répression plus civilisée, plus contrôlée. Nous devons faire cela pour les deux élèves défigurés à Thiès, nous devons mener ce combat de principe pour Balla Gaye, Mamadou Diop, Bassirou Faye et Fallou Sene ; enfin, réussir ce combat de principe est une manière de rétablir le respect entre protestataires et forces de l’ordre.

TRAORE Cheikh Tourad,

Militant Société Civile,

Ancien Délégué de la Commission Sociale

Des Etudiants de Saint-Louis.

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