Blog de Cheikh Yerim Seck

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PUR: Serigne Moustapha Sy menace Issa Sall

YERIMPOST.COM Il n’y a pas qu’au Parti démocratique sénégalais que le dialogue national, auquel le chef de l’Etat a convié toutes les parties prenantes de la société, a installé la pagaille. Au Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), le président est sorti du bois pour fustiger la présence de son coordonnateur au palais de la République. Serigne Moustapha Sy est très remonté contre Issa Sall qui, selon lui, a pris seul la décision de participer à la rencontre, sans avoir informé qui de droit. Serigne Moustapha Sy n’exclut pas de sanctionner le candidat arrivé quatrième à la dernière présidentielle si ce dernier ne change pas d’attitude.

Appel au dialogue: le président Macky Sall reprécise sa pensée

YERIMPOST.COM La traditionnelle cérémonie de levée des couleurs de ce lundi 3 juin a été l’occasion pour le chef de l’Etat de repréciser sa pensée à propos de cet appel au dialogue ouvert le 28 mai dernier et auquel il invite toutes les forces vives de la nation. « Je viens d’être réélu, je dispose d’une majorité parlementaire… », a rappelé le chef de l’Etat qui se dit convaincu qu’en politique, le rapport de force ne peut et ne doit pas être le seul paramètre d’appréciation. « Le dialogue est une conviction chez moi! », a martelé le président Macky Sall, avant de poursuive: « Nous avons la chance de nous parler pour faire évoluer et moderniser notre système démocratique… On ne peut aller vers l’émergence si nous sommes freinés par des goulots d’étranglement… ». Le président de la République a également souligné que cette main tendue a pour unique objectif d’arriver à un consensus national sur des questions essentielles telles que l’hygiène et le cadre de vie des populations sénégalaises.

Cheikh Abdou Mbacké: « Ousmane Sonko est très impoli! »

YERIMPOST.COM  « Ousmane Sonko est libre de ne point dialoguer, mais, en aucun cas, il n’a le droit de traiter les membres de l’opposition présente à l’ouverture des concertations, le 28 mai dernier au palais, de traîtres, encore moins de comploteurs. » Telle est la lecture faite par son collègue député, Cheikh Abdou Mbacké Dolly, de la sortie du leader de Pastef. Face au comportement épidermique du leader de Pastef, le coordonnateur de Bokk Guis Guis à Mbacké a ajouté: « Ousmane Sonko est très impoli ! Qu’il nous présente ses excuses publiques. »

Les images de l’ouverture du dialogue national

 

 

URGENT: Famara Ibrahima Sagna désigné

YERIMPOST.COM Le chef de l’Etat a tranché. L’ancien ministre sous Abdou Diouf, Famara Ibrahima Sagna, est la personne morale du dialogue. Comme l’avaient suggéré plusieurs acteurs, le président de la République a, conformément à cette volonté exprimée par la majorité, désigné Famara Sagna pour piloter le dialogue. Nous y reviendrons…

Dialogue national: Ces proches de Khalifa Sall présents au palais

YERIMPOST.COM Il n’y a pas qu’au Parti démocratique sénégalais où l’on passe outre l’interdiction de participer à la journée nationale du dialogue. Chez les proches de Khalifa Sall, l’on ne parle pas non plus le même langage. Certains fidèles de l’ex-édile de Dakar ont pris place dans la salle des banquets du palais de la République. Idrissa Diallo, maire de Dalifort, Soham Wardini, maire de Dakar, et Cheikh Guèye, maire de Dieuppeul-Derklé, sont dans l’assistance.

Dialogue national: le oui mais d’Idy, Sonko, Madické et Issa Sall

YERIMPOST.COM    « Mettre en œuvre toutes les décisions qui seront issues de la concertation». Ils demandent aussi à ce que le dialogue national soit mené «sous la conduite d’une Commission cellulaire composée de plusieurs personnalités crédibles et neutres. » Telles sont les conditions posées par les 4 candidats malheureux de le présidentielle dernière, pour participer au dialogue lancé par le président Macky Sall. Idrissa Seck, Me Madické Niang, Pr Issa Sall étaient en conclave ce mardi au domicile de Me Madické Niang. Ousmane Sonko, qui était absent à la réunion, a néanmoins marqué son accord sur toutes les décisions qui allaient être prises au sortir de cette rencontre. La journée nationale du dialogue devant être célébrée le 28 mai prochain, les quatre (4) opposants y participeront.

Dialogue chez le Macky: Madagascar dans le panier !

A ce rythme notre cher Sénégal risque de fermer la marche ou d’être ravalé dans les  profondeurs très loin du podium des grandes démocraties, celles –là en marche et mutation d’un pas ferme vers les standards mondiaux. Pour un pays taxé très tôt et c’était vrai de leader en matière de vécu et de consolidation des acquis démocratiques, la roue commence à se détourner et avec, la rose des vents de… poupe. D’autres jeunes pousses pointent et émergent damant le pion au très respecté Sénégal. L’histoire est là rappelant des pays dictatoriaux et totalitaires avec à leur tête des tyrans et dinosaures qui ont réprimé et tué sans gants et sans états d’âmes. En ce même moment, dans ces contextes de répression disproportionnée ailleurs, ici au Sénégal , l’ère était au multipartisme intégral et à l’expression plurielle de toutes les opinions. Si ailleurs toujours, la démocratie était bloquée avec point d’alternance, le Sunugal fêtait sa 1ère. En matière de médias, le Sénégal, encore très loin de ses pairs libérait plusieurs voix avec une presse privée sans censure. Inimaginable dans d’autres contrées où c’était et même c’est encore le règne d’une mono voix, de la toute puissance du média d’Etat, le seul à écouter et à voir et qui a pignon partout dans le pays pour lancer ses décibels propagandistes. Voila la dichotomie et le schéma manichéen qui pouvait continuer pour démontrer le hiatus entre le Sénégal et les autres sans xénophobie. Mais… comme qui dirait en dormant sur des lauriers, le rattrapage est là : De jeunes démocraties se sont essayées et ont dépassé même le très coté indicateur dit de   «  l’alternance ».Les sentiers très ordinaires sont battus et certaines normes bousculées et des TDR réécrits. Et dans ce sillage, des innovations sont notées pour d’autres conquêtes et acquis devant relever la barre et inscrire davantage les régimes politiques dans cette quête permanente d’une démocratie achevée. C’est le pari que sont en train de réussir des pays
comme Madagascar avec des réponses hardies manifestant ainsi un courage politique sans faille. Au moment où le parti se confond avec l’Etat, la grande île marque la démarcation : A 3mois des élections,le président en exercice démissionne et laisse le siège au président du sénat. Que de démocratie et de recherche d’égalité et d’éthique. Tous les moyens dits de l’Etat sont remis à qui de droit et les candidats a priori sur la même ligne de départ : il faut oser le faire. Ici chez Senghor, diouf et wade et macky, la confusion est totale et quand le candidat sortant se déplace, c’est toute l’armada étatique qui est en mouvement bafouant et écrasant tout alors que ,alors que…il est candidat comme les autres. Bravo à Madagascar et le bonus c’est une alternance réussie avec la présence du perdant au second tour lors de la prestation de serment du vainqueur : un vainqueur qui n’est pas le sortant. Que de recettes et des gages d’une évolution démocratique pour un pays qui a connu le monopartisme et la quasi dictature. Ici chez Lat dior, l’heure est encore à la parole et les grandes réformes démocratiques consolidantes attendent encore. Peut-être à mettre dans le panier du dialogue mackien!
IBOU SENE KAOLACK

Dialogue national: Première réunion de concertation de tous les dangers…

YERIMPOST.COM C’est aujourd’hui, jeudi 9 mai, que le ministre de l’Intérieur, à qui il incombe la charge d’organiser le dialogue tant prôné par le chef de l’Etat, a convié toutes les parties prenantes à une réunion de concertation. En attendant le 28 mai prochain, journée nationale du dialogue, Aly Ngouille Ndiaye veut recueillir toutes les propositions et, par la même occasion, présenter les termes de référence de la concertation suite à la main tendue du président de la République. A cet effet, le ministère a mis en place une permanence à la Direction de la formation de de la communication rattachée à la Direction générale des élections pour le retrait des convocations. Reste maintenant à savoir si l’opposition dite significative va lâcher du lest et répondre à l’appel.

Législatives: Boun Abdallah Dionne envisage un report

YERIMPOST.COM A quelques jours de la journée nationale du dialogue, le régime actuel se prépare à faire une proposition de report des élections législatives. Initialement prévues en 2022, elles pourraient être repoussées jusqu’en 2024. C’est une révélation de Mahammed Boun Abdallah Dionne qui, au cours d’une rencontre avec les députés de la majorité, en a exprimé la volonté. La proposition, selon Les Echos, sera soumise aux différents acteurs conviés à cette table du dialogue.

Pour porter la réplique, Abdou Mbow trouve les opposants incohérents

YERIMPOST.COM  « Quand Macky Sall a été élu, il a fait une déclaration pour appeler au dialogue et l’opposition n’a pas répondu à cet appel. Aujourd’hui que le président de la République introduit un projet de réforme constitutionnelle à l’Assemblée nationale, cette même opposition revient pour dire que le président doit la consulter. Je voudrais demander à nos amis de l’opposition de revenir à la raison et d’être cohérents. Ce qu’ils sont en train de faire, c’est un yoyo qui n’a pas sa raison d’être! ». Telle est la réponse servie par le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République au communiqué des quatre candidats malheureux de la présidentielle dernière. Abdou Mbow, qui s’entretenait avec nos confrères de la Rfm, juge irresponsable le comportement de ces opposants au chef de l’Etat.

Pourquoi le dialogue est-il nécessaire ?

L’élection présidentielle du 24 février 2019, dans ses phases pré électorales et électorales, a été jalonnée par une vive tension née de la rupture de confiance entre la majorité et l’opposition. Cette tension a souvent charrié des violences de plusieurs natures : verbales, physiques, et parfois même financières. Le summum avait été atteint, après les procès de Karim WADE et de Khalifa SALL, avec le vote de la loi sur le parrainage qui avait fini de radicaliser les deux parties qui se regardaient désormais en chien de faïence. On a joué à se faire peur. Mais même si l’opposition a beaucoup fait dans l’agitation et la menace, force est de reconnaitre que ses manifestations ont souvent été étouffées dans l’œuf. La journée du 19 avril, qui consacra le vote de la loi sur le parrainage, est en une parfaite illustration.
L’opposition a souvent eu du mal à trouver des prétextes suffisamment fédérateurs pour mobiliser les foules. Cela lui a valu des railleries permanentes et parfois déplacées des belliqueux du régime en place. Cette même logique a prévalu après la publication des résultats de l’élection présidentielle qui donnaient 58, 26 % au président sortant, Macky SALL. Les contestations des leaders de l’opposition n’ont pas eu les échos souhaités au niveau de l’opinion,
malgré un appel voilé à la résistance du président Idrissa SECK qui, s’exprimant, juste après la proclamation des résultats, disait : « Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté du peuple souverain et sera
le seul à assumer les conséquences face au peuple et face à l'histoire ». Ensuite toute tentative de révolte avait été annihilée par le discours du Calife général des mourides, recevant Idrissa Seck et Madické Niang venant lui rendre visite après la proclamation des résultats. Ce dernier mettait en exergue le mérite des leaders de l’opposition de n’avoir pas appelé les populations au soulèvement après le verdict de la commission nationale de recensement des votes. L’opposition doit-elle continuer de s’opposer radicalement en refusant toute main tendue du Président de la république ? Le Président Macky SALL ne disait-il pas dans son discours du 28 mai 2016 que : « … la compétition pour l’accès au pouvoir n’est pas incompatible avec la concertation entre les forces vives de la Nation, sur les questions majeures de la vie de notre cher Sénégal. A cet égard, je m’inscris dans la tradition de notre peuple dont le génie a toujours permis de trouver les ressorts pour construire des convergences fortes autour de notre pacte social sur la base de la confiance mutuelle. » ? C’est justement cette confiance mutuelle qu’il convient de restaurer dans le cadre d’un dialogue national constructif, ouvert et inclusif entre les différents acteurs de la vie nationale. Autrement dit, il s’agira pour le Président Macky SALL, durant les cinq prochaines années de réécrire de nouvelles pages de l’histoire de notre pays en tenant en compte des avis des différents segments de la société dont les politiques au premier chef. Cela passera nécessairement par l’élaboration de termes de référence clairs identifiant les différents
points sur lesquels portera le dialogue. Quelle sera la place de l’opposition dans ce dialogue ? Elle doit répondre à la main tendue du Président et œuvrer davantage à la pacification de l’espace politique indispensable à la résolution des problèmes des Sénégalais. C’est une opportunité qui lui est offerte pour revoir ses stratégies de lutte qui seront désormais orientées vers des négociations autour d’une table qu’il faudra privilégier aux seet-ing et aux marches souvent non autorisées et dont le cachet populaire n’est pas toujours garanti, lesquelles débouchent sur des violences et des arrestations de ses leaders. Cette modalité de lutte, il faut l’avouer, a fini de montrer ses limites. D’où la pertinence de la revoir. Elle devra en profiter pour poser les priorités de l’heure que sont :
– Le recensement exhaustif de l’ensemble des problèmes relatifs au processus électoral avant l’échéance des élections locales de décembre 2019 (parrainage, troisième mandat, révision du fichier, renégociation du calendrier électoral si besoin, …) ;
– Aider à trouver des solutions à l’emploi des jeunes et des femmes, à mettre en place des mécanismes pour une bonne gouvernance des affaires de l’Etat ;
– Régler la question du statut de l’opposition et du financement des partis politiques ;
– Créer des consensus forts sur toutes les questions d’enjeu national, etc.
Ce dialogue pourrait même préfigurer une nouvelle recomposition de l’espace politique sénégalais avec des alliances qui vont certainement se défaire et d’autres qui vont se nouer pour aller vers cette ère de la relecture des perspectives qui semble incontournable. En effet, la réalité a montré la perte de vitesse de grands partis tels que le PS, l’AFP ou le PDS, la montée en puissance d’un nouveau leadership politique et enfin les difficultés qui pointent pour la majorité qui aura sans doute des difficultés pour maintenir sa coalition avec la guerre qui s’annonce très âpre pour la succession du président Macky Sall. Il s’y ajoute que le Président Macky Sall doit se départir de toutes les logiques politiciennes avec le jeu des compromis pouvant aller jusqu’à la compromission pour ne s’orienter que vers la résolution des problèmes du pays en faisant appel à la meilleure expertise nationale.

A vos marques !
Le dialogue est en marche pour l’intérêt du Sénégal et des Sénégalais !
Fait à Thiès ce 22 avril 2019

El Hadji Abdou WADE dit Mara,
Pôle de communication du Grand Parti.

Report des locales: le président Macky Sall se tourne vers l’opposition

YERIMPOST.COM Le futur du calendrier républicain repose sur le dialogue initié par le chef de l’Etat auquel toutes les forces vives de la Nation sont conviées. Recevant les alliés de la coalition Benno Bokk Yaakaar ce jeudi, le président Macky Sall s’est prononcé sur les prochaines élections. Au moment où le débat sur le report des locales est sur toutes les lèvres des politiciens, le président Sall, lui, propose de s’en ouvrir à l’opposition. Même si, quoi qu’il en soit, il se dit prêt, le chef de l’Etat semble avoir le dos large et opte pour un consensus.

Dialogue: le chef de l’Etat accélère le processus

YERIMPOST.COM Le 28 mai 2016, le chef de l’Etat décrétait ce jour journée nationale du dialogue. A quelques semaines de cette date, le président Macky Sall a donné instruction au ministre de l’Intérieur de démarrer les consultations avec les différents acteurs. Politiciens, société civile, bref toutes les forces vives de la Nation sénégalaise seront approchées afin d’établir un cahier des charges. Le président de la République attache une importance particulière à ce dialogue auquel il appelle les Sénégalais de tous bords. Il en a exprimé la volonté au soir de la proclamation de sa victoire par le Conseil constitutionnel et lors de sa prestation de serment.

Dialogue: l’autre moyen tout trouvé d’Ahmed Khalifa Niasse

Communiqué du Bureau de Presse du Palais Ahmadyana.

Dr Ahmed Khalifa Niasse appelle à un pré dialogue entre les bonnes volontés de l’opposition et du camp présidentiel. Comme prélude au dialogue lui même entre le camp présidentiel dirigé par le Président de la République et les forces vives de la nation .
Ce pré dialogue pourra servir de structure de facilitation de la rencontre en question.

Me Doudou Ndoye: « Ce n’est pas dans les rues qu’il faut crier au dialogue! »

YERIMPOST.COM L’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat, au lendemain de sa réélection, a été apprécié mais c’est la méthode qui irrite. Interpellé sur le sujet, Me Doudou Ndoye a estimé que le président Macky Sall s’est montré inélégant en faisant cet appel. « On n’appelle pas en public quelqu’un que l’on considère important ou avec qui on veut faire des choses importantes. On fait le nécessaire pour l’approcher ! », a déclaré le secrétaire général de l’Union pour la République (UPR) sur les ondes de la RFM. Le non moins avocat au barreau de Dakar a ajouté que le président de la République dispose de tous les moyens possibles pour parler aux personnes auxquelles il souhaite parler et de manière discrète. « Ce n’est pas dans les radios ou dans les rues qu’il faut crier venez à moi ! », a fulminé l’invité du Grand Jury de ce dimanche 24 mars.

Retour de Karim Wade: à quitte ou double

YERIMPOST.COM Exit la présidentielle à laquelle il devait être le challenger de Macky Sall, mais toujours pas l’ombre de Karim Wade. L’espoir de ses partisans est ranimé par cette énième annonce de son retour au bercail. Après la prestation de serment du président réélu, le 2 avril prochain, l’ancien pensionnaire de Rebeuss, terré à Doha depuis son élargissement, fera son come back au risque de se voir interpellé à sa descente d’avion au nom d’une contrainte par corps s’il ne débourse pas l’amende de 138 milliards. A moins d’une loi d’amnistie votée par l’Assemblée nationale avant son retour et qui effacera totalement le délit pour lequel il est toujours poursuivi. L’espoir est d’autant plus permis que lors de son adresse à la Nation suite à sa réélection, le chef de l’Etat avait tendu la main à toutes les forces vives pour un dialogue avec l’implication de ses prédécesseurs dont Wade-père. Dans ce climat d’apaisement, Karim peut-il prendre le risque de fouler le sol sénégalais ? Time will tell…

Dialogue de poètes: Notre pays n’est pas dans l’urgence des vautours ! (Amadou Lamine Sall, Sidy Ady Dieng)

MON PAYS N’EST PAS UN PAYS MORT
(Auteur : Amadou Lamine Sall, Poète, Lauréat des Grands Prix de l’Académie Française)
Mon pays n’est pas un baobab nocturne
une herbe noire une fleur froide
un fruit anémique une terre agenouillée

Mon pays n’est pas une route coupée
une chaussée pourrie un ciel boueux

Mon pays n’est pas dans l’urgence des vautours
il est dans la foulée des tigres et
le lion a encore la mâchoire qui brûle et le ventre en flammes

Mon pays n’est pas un pays mort
mais elle est pourtant morte la mémoire
mort le sang dans la case des hommes pressés
et le rêve de ceux qui ont cru dompter l’alphabet court nu dans les rues
et les enfants ne jettent même plus des pierres à ce lambeau de rêve…

Mon pays n’est mort que dans la hâte de ceux qui marchent
sur les chemins de mirage les yeux glauques l’horizon cupide

Mon pays n’est mort que dans les fils de l’impatience
les fils malicieux de la politique les sidéens du pouvoir dans
la malaria et le paludisme des urnes
les fils arqués de la politique les bergers à venir mais si fatigués déjà comme de vieilles Peugeot des années de jazz

Mon pays n’est mort que dans les rois de midi et
les princes des oracles qui mûrissent le trône en eux avant le maïs et l’arachide
les terrasses d’or avant la paille de chaume des toits du Saloum
la chaise de satin avant le tabouret de termitière…

Mon pays n’est mort que dans les fils surdoués des feux de brousse
qui dévorent jusqu’aux refuges des lépreux aux portails fastes des banques
Ce pays mon pays n’est mort que chez les morts d’avant les lampes
car elles arrivent elles arrivent les grandes lampes arrivent les fauteuils de soie les canapés de laine
dans les taudis des banlieues
arrivent les rideaux rouges et pourpres
arrivent les bronzes rares les toiles des enfants d’Oussouye les livres des enfants du Fouta
arrivent les sourates les chants grégoriens les libations
arrivent les femmes les hommes d’un siècle nouveau
d’un temps d’espérance

Mon pays n’est pas un pays mort
malgré les fourmis les fatigues et les cafards
les sommeils lents les réveils taraudés
les souliers usés les chaussettes soumises aux
faims des rats les orteils au vent

Mon pays n’est pas mort
malgré les journaux aux manchettes de fin du monde
l’Afrique décrétée inapte jusqu’à la fin du monde mais enfin
si enceinte de vergers rares
la France comptable de sa tendresse et vivant seule son dépit amoureux
l’Amérique la frousse pleine les yeux mais triomphant dans l’acier de ses bras
Mon pays n’est pas un pays mort
malgré les cuisines vides dans la solitude d’un oignon
d’un sac de riz affaissé à deux grains
d’une bouteille d’huile infidèle à deux cuillères
d’une pomme de terre verdâtre comme d’un méchant quolibet

Mon pays n’est pas un pays mort
une cargaison puante mais une marée haute d’épices et d’encens
il vit ce pays se tourne et se retourne et danse et pleure et chante
dans l’angoisse pourtant infinie que masse une foi infinie
que consolent une cloche un minaret le regard velouté d’une maman infinie

Mon pays n’est pas un pays défunt
il ne porte comme la vie que les pas lourds
d’un soldat endeuillé d’un enfant amputé mais son cœur est de soleil
il ne porte comme la vie que le sourire au gingembre d’une
femme que la beauté honore
il est bien debout mon pays grave beau et fort
Mais il est vrai que les fleurs si belles meurent toujours
un soir… ou est-ce un matin… je ne sais plus…

Reste alors le parfum qu’elles ont laissé
mais puisse ce parfum habiter la nostalgie des aisselles irriguer le vertige
être le remontoir de nos sens de nos vies nourrir l’avenir sinon

Sinon elles seront vraiment mortes les fleurs mortes pour toujours
mortes pour rien mort aussi le triomphe des jours de gloire
et l’oubli monstrueux se lèvera tragique
comme une tendresse décapitée
une malédiction brutale dressée comme une lance…

Mon pays n’est pas un pays mort mon pays n’est pas un murmure
son peuple au front d’étoiles et à la bouche de sel
est un océan qui ne s’annonce plus
une mer haute féconde navigable pour toutes les fraternités du monde

Chacun sait désormais ici pourquoi nous serons toujours vivants
Amadou Lamine SALL

TON PAYS N’EST PAS UN PAYS MORT
(Auteur : Sidy Ady DIENG, Poète, Lauréat 2004 du BSDA, Prix Birago DIOP)
Il n’est pas une fausse et sombre perspective
Une dernière lueur d’une nuit monotone et sinistre
Une lanière usée sur les flancs d’un cheval décharné
Ton pays ne s’embourbe guère au fond des caniveaux
Il s’est érigé depuis longtemps en joyau pur
Ornant la poitrine des majestueuses lingeer

Et derrière le verbe stimulant du griot
Le sang du ceddo bouillonne comme toujours
Ton pays n’est pas un pays mort
Et pourtant l’héritage s’est fané
Perdu dans le courage qui s’effondre
Et l’élégance jetée comme une eau usée
Sur les ruelles boueuses des Parcelles Assainies
Et sur toutes les artères et quartiers se bousculent des hommes
Qui n’ont faim que de bénéfices et de profits sans sueur écoulée
Ton pays n’est pas un pays mort
Il n’est mort que dans les rêves de gloriole
Mort dans ses fils aux bras croisés et à la langue fourchue
Ses fils qui continuent à rouler fiévreusement les dés du pari
Dans les bureaux de vote érigés en casinos
Ce pays n’est mort que pour les caméléons du pouvoir
Ceux qui retournent leur veste avec la prestance du prestidigitateur
Ces hommes qui ont foulé du pied toute mémoire Pour ne s’illustrer que dans le verbe nécessiteux
Ton pays mon pays n’est pas mort
Car il est trempé de la hargne du lion
Et le baobab géant reste gonflé de sève
Je le savais déjà mais je comprends à présent
Pourquoi alors« nous serons ici toujours vivants»
Sidy Ady DIENG

Couplage des élections, dissolution de l’Assemblée: Babacar Gaye intraitable

YERIMPOST.COM Un avis tout tranché sur le débat du couplage des élections locales et législatives. Babacar Gaye, le porte-parole du Parti démocratique sénégalais soutient mordicus qu’il s’agit d’une stratégie du camp présidentiel pour distraire l’opposition et tenter ainsi de faire oublier la présidentielle qu’il qualifie de frauduleuse, gagnée par le président Macky Sall. « Ces déclarations de Me Aïssata Tall Sall et Aymérou Gningue ne sont que des ballons de sonde envoyés par le camp présidentiel qui applique le théorème de Pasqua en ajoutant à l’affaire de la réélection frauduleuse de Macky Sall, une autre affaire pour distraire l’opposition. Ils tentent par ces incongruités de faire oublier le traumatisme post-électoral », souligne t-il. Avant d’ajouter: « Même si le président de la République a des pouvoirs constitutionnels de dissoudre l’Assemblée nationale après 2 ans de législature, ou lorsque celle-ci adopte un motion de censure contre le gouvernement, rien ne justifie une telle décision politique ». Et Babacar Gaye de s’expliquer davantage  dans Vox Populi: « D’abord, le président élu dispose d’une très confortable majorité qui n’est pas prête à se saborder. Ensuite, Macky Sall ne prendrait jamais de risque de cohabiter avec son opposition 1 an après sa réélection… Enfin, aucune élection ne devrait plus se tenir dans ce pays, sans une réforme en profondeur du système électoral. C’est d’ailleurs les raisons qui me font croire que même les locales ne pourraient se tenir en décembre 2019, si l’appel au dialogue du président de la République procède d’une réelle volonté de décrispation… Attendons l’offre de dialogue du président et la réaction de la classe politique significative au lieu de scruter le sexe des anges. »

Dialogue avec l’opposition: TAS dit niet à Macky

YERIMPOST.COM La « République des valeurs » veut rester libre de constater, de dénoncer les dérives du pouvoir et d’apporter des propositions. Pour ces différentes raisons, la formation portée par l’ancien ministre de l’Energie refuse la main tendue du chef de l’Etat. Thierno Alassane Sall ne répondra pas à l’appel au dialogue aussi parce qu’il continue à dénoncer l’élimination injuste des candidats à la présidentielle de février dernier par la grâce de « cette loi antidémocratique qu’est le parrainage. Macky Sall veut, aujourd’hui, nous parler d’un soit-disant appel au dialogue. »

Ousmane Tanor Dieng lance un message solennel à l’opposition

YERIMPOST.COM Pour Ousmane Tanor Dieng, l’opposition doit répondre au dialogue sur les ressources naturelles. « C’est un dialogue particulièrement important et il s’agit de questions sur lesquelles on doit construire un consensus. Car, jusqu’à présent, il n’y a pas d’exploitation de ces ressources », a déclaré le président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Seulement, son appel risque de tomber dans l’oreille d’un sourd. Parce que l’opposition dite significative a déjà déclaré son boycott.



Dialogue entamé entre le gouvernement et les professionnels de la santé

YERIMPOST.COM Lundi 12 février, une rencontre entre le gouvernement et les syndicats des travailleurs de la santé été présidée par le Premier ministre. Au sortir de la réunion, le porte-parole du gouvernement a déclaré que Mohammed Boun Abdallah Dione a proposé une feuille de route pour la mise en œuvre des protocoles signés. Du côté du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), le mot d’ordre de grève est maintenu pour, disent-ils, ne pas tomber dans le piège du gouvernement. Rendez-vous est pris dans quinze (15) jours pour une évaluation globale.




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