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Vidéo- Inauguration de la Sphère ministérielle à Diamniadio: discours de Macky Sall









Diamniadio: cette usine qui a explosé et fait des morts

YERIMPOST.COM L’usine INDEL qui se trouve à Diamniadio a explosé, ce jeudi, en début de matinée. Selon les sources, il y aurait deux (2) morts et plusieurs blessés.
Nous y reviendrons !

Diamniadio: Du rêve à la réalité et de la réalité au cauchemar !

 

Le président de la République Abdoulaye Wade a, durant ces deux mandats, souvent caressé le rêve de la création d’une nouvelle ville.

Que de sites n’avaient-ils été tout à tour désignés pour l’abriter ?

Loumpoul, Kébémer, Ngayes Mécké, ou que sais-je encore ?

Si le projet n’a pas connu une suite, c’est moins dû à une absence de volonté, encore moins à un défaut de financement. La véritable explication est à chercher dans l’absence d’une vision claire pour asseoir cette nouvelle ville.  C’est ce qui nous a valu ces tergiversations qui sont même allées jusqu’à la création d’un ministère fantoche,  celui « chargé de la nouvelle ville ».

Boileau ne disait-il pas que: « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. » ?

La différence a été faite au niveau de la conception avec plus d’ingéniosité du Président de la République, son Excellence Macky SALL,  qui a très tôt compris que le site devait avoir pour objectif principal de décongestionner la ville de Dakar à la fois capitale administrative et économique très limitée dans ses possibilités d’extension du fait de l’océan Atlantique.

L’emplacement géographique était alors plus que stratégique parce qu’on ne devrait pas trop s’éloigner du « patient » pour pouvoir lui apporter des remèdes efficaces.

D’où le choix porté sur Diamniadio, à 30 km  de la capitale, 15 km du nouvel aéroport international Blaise Diagne et surtout avec 2000 ha de terrains disponibles, la  proximité avec Thiès et Mbour, entre autres atouts, pour recevoir le pôle urbain, étape importante du Plan Sénégal émergent, dans une commune qui existait déjà mais qui  a été complètement reconfigurée par les infrastructures de dernière génération de toutes sortes qui sont sorties de ses flancs de nouvelle ville, et donc pas de ville nouvelle, la nuance est de taille, Diamniadio existant depuis belle lurette.

Parmi celles-ci on peut citer, entre autres :

–                Le Centre international  de Conférences Abdou Diouf, un fleuron de classe mondiale, a été inauguré en 2014 lors du sommet de la francophonie que notre pays s’était fait l’honneur de recevoir avec une surface fermée de 14 700 m2, une salle principale d’une capacité d’accueil de 1500 personnes, de 6 salles VIP de 100 m2 chacune, un restaurant VIP de 210 places,  un restaurant public de 260 places, un parking de 200 places, etc ;

–              Les sphères ministérielles  réalisées dans le cadre du partenariat Public/Privé dont une partie a été réceptionnée ce 02 mai par le Président Macky SALL, inauguration qui marque une étape historique dans la marche de l’administration sénégalaise qui voit une partie de ses démembrements déployés hors de Dakar avec 120 000 m2 de bureaux qui seront mis prochainement à la disposition de l’administration sénégalaise. Ceci va permettre à l’Etat d’alléger sa facture locative de 8 milliards de F CFA par an.

Les réalisations sont faites à 60% par des nationaux ;

–              Les programmes résidentiels avec l’ambition de construire sur le site 40 000 maisons et appartements économiques pour pallier au plus vite le déficit énorme de logements à Dakar et accueillir jusqu’à 300 000 habitants ;

–              Les deux plateformes industrielles intégrées qui feront de Diamniadio une ville industrielle avec une dizaine de bâtiments d’affaires, un parc numérique de 26 ha.

La première plateforme, déjà terminée, est dotée d’un  hangar de 7000 m2 et pourra recevoir 60 entreprises sur une superficie de 52 ha ;

–              L’aménagement de plus de 200 espaces verts et de lacs artificiels pour donner un sens au développement durable avec le concept d’éco quartier ;

–              Un complexe sportif multifonctionnel de 15 000 places avec des aires de basket-ball, volleyball, handball, boxe et patinage.

Aussi la connexion entre Diamniadio et le reste de l’agglomération est-elle déjà facilitée par la desserte de l’autoroute à péage qui sera renforcée par le prolongement de la VDN et la mise en place du Train Express régional(TER) Dakar-AIBD, ligne de chemin de fer électrique à écartement standard dont l’ouverture du premier tronçon est prévu pour la fin de l’année 2018.

Bref, Diamniado est en miniature le Sénégal émergent des horizons 2035 découlant du Plan Sénégal émergent, vision futuriste du Président Macky SALL, conçu et validé grâce à une vaste concertation avec tous les acteurs qui a abouti à des réformes dans les domaines économique et social.

In fine, l’idéal sera de sortir les populations de leurs besoins les plus vitaux  en offrant à chaque Sénégalaise et Sénégalais les moyens de son autonomie grâce à son inclusion dans le tissu économique.

Toutefois ces importantes réalisations cachent mal des réalités beaucoup moins heureuses pour ces nombreux agents des ministères appelés à rejoindre, dans de brefs délais, les sphères ministérielles conçues pour accueillir progressivement les ministères du gouvernement, hormis ceux considérés  de souveraineté que sont les Finances, la Justice, les Forces armées et les Affaires étrangères.

Si gouverner c’est prévoir on se demande pourquoi nos autorités étatiques ont attendu le tout dernier moment pour informer les concernés sur ce déménagement assimilable à tremblement de terre pour la plupart parce que aucunement préparée à faire face à pareille situation.

Quelles mesures d’accompagnement le gouvernement compte-t-il prendre pour alléger les nombreuses difficultés auxquelles seront confrontés ces agents de l’Etat ?

Avant la mise en circulation du TER, quelles mesures pour desservir cette zone pour le moment très enclavé ?

Quel traitement de faveur réservé à ces agents disposant de véhicules de fonction ou de véhicules personnels devant emprunter l’autoroute à péage deux fois dans la journée ?

Y’a-t-il des infrastructures scolaires pour accueillir les enfants des agents choisissant de résider dans le pôle urbain ?

Quelles facilités leur seront accordées  dans l’octroi des logements au pôle ?

Voilà un certain de questions que se posent  ces milliers d’agents qui, depuis l’annonce du déménagement sur Diamniadio, ne dorment plus du sommeil des justes et passent des nuits où les rêves  ont cédé la place aux cauchemars.

Bref le déplacement d’un certain nombre de ministères n’est pas chose aisée  et demanderait une préparation échelonnée sur un certain nombre de mois avec des mesures d’accompagnement déjà prises, ce qui est loin d’être le cas.

Espérons qu’il n’engendrera pas,  les premiers mois surtout,  des dysfonctionnements préjudiciables à la bonne marche de l’administration sénégalaise.

 

Fait à Thiès le 28 juin 2018

El Hadji Abdou WADE dit Mara.

 

Contribution: Diamniadio: Le rêve est devenu réalité (Ibrahima Baba Sall, député-maire de Bakel)

Qui ne souvient pas, à une époque encore très récente, des rêves caressés par le prédécesseur de Macky SALL à la magistrature suprême pour la création d’une nouvelle ville ?

Que de sites n’avaient-ils été tout à tour désignés pour l’abriter ? Loumpoul, Kébémer, Ngayes Mécké, ou que sais-je encore ?

Si le projet n’a pas connu une suite, c’est moins dû à une absence de volonté, encore moins à un défaut de financement. La véritable explication est à chercher dans l’absence d’une vision claire pour asseoir cette nouvelle ville.  C’est qui nous a valu ces tergiversations qui sont même allées jusqu’à la création d’un ministère fantoche,  celui « chargé de la nouvelle ville ».

Boileau ne disait-il pas que: « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. » ?

La différence a été faite au niveau de la conception avec toute l’ingéniosité du Président de la République, son Excellence Macky SALL,  qui a très tôt compris que le site devait avoir pour objectif principal de décongestionner la ville de Dakar à la fois capitale administrative et économique très limitée dans ses possibilités d’extension du fait de l’océan Atlantique.

L’emplacement géographique était alors plus que stratégique parce qu’on ne devrait pas trop s’éloigner du « patient » pour pouvoir lui apporter des remèdes efficaces.

D’où le choix porté sur Diamniadio, à 30 km  de la capitale,  15 km du nouvel aéroport international Blaise Diagne et surtout avec 2000 ha de terrains disponibles, la  proximité avec Thies et Mbour, entre autres atouts, pour recevoir le pôle urbain, étape importante du Plan Sénégal émergent, dans une commune qui existait déjà mais qui  a été complètement reconfigurée par les infrastructures de dernière génération de toutes sortes qui sont sorties de ses flancs de nouvelle ville, et donc pas de ville nouvelle, la nuance est de taille !

Parmi celles-ci on peut citer :

  • Le Centre international  de Conférences Abdou Diouf, un fleuron de classe mondial,  a été inauguré en 2014 lors du sommet de la francophonie que notre pays s’était fait l’honneur de recevoir avec une surface fermée de 14 700 m2, une salle principale d’une capacité d’accueil de 1500 personnes, de 6 salles VIP de 100 m2 chacune, 8 boites de traduction simultanée, un centre d’exposition, un équipement de dernière technologie audio/ vidéo/média, un restaurant VIP de 210 places,  un restaurant public de 260 places, un centre média de 120 places, un parking de 200 places, etc ;
  • Les sphères ministérielles réalisées dans le cadre du partenariat Public/Privé dont une partie a été réceptionnée ce 02 mai par le Président Macky SALL, inauguration qui marque une étape historique dans la marche de l’administration sénégalaise qui voit une partie de ses démembrements déployés hors de Dakar avec 120 000 m2 de bureaux qui seront mis prochainement à la disposition de l’administration sénégalaise. Ceci va permettre à l’Etat d’alléger sa facture locative de 8 milliards de F CFA par an.

Les réalisations sont faites à 60% par des nationaux ;

  • Les programmes résidentiels avec l’ambition de construire sur le site 40 000 maisons et appartements économiques pour pallier au plus vite le déficit énorme de logements à Dakar et accueillir jusqu’à 300 000 habitants ;
  • Les deux plateformes industrielles intégrées qui feront de Diamniadio une ville industrielle avec une dizaine de bâtiments d’affaires, un parc numérique de 26 ha.

La première plateforme, déjà terminée, est dotée d’un  hangar de 7000 m2 et pourra recevoir 60 entreprises sur une superficie de 52 ha ;

  • L’aménagement de plus de 200 espaces verts et de lacs artificiels pour donner un sens au développement durable avec le concept d’éco quartier ;
  • Un complexe sportif multifonctionnel de 15 000 places avec des aires de basket-ball, volleyball, handball, boxe et patinage.

Aussi la connexion entre Diamniadio et le reste de l’agglomération est-elle déjà facilitée par la desserte de l’autoroute à péage qui sera renforcée par le prolongement de la VDN et la mise en place du Train Express régional(TER) Dakar-AIBD, ligne de chemin de fer électrique à écartement standard dont l’ouverture du premier tronçon est prévu pour la fin de l’année 2018.

Bref, Diamniado est en miniature le Sénégal émergent des horizons 2035 découlant du Plan Sénégal émergent, vision futuriste du Président Macky SALL, conçu et validé grâce à une vaste concertation avec tous les acteurs qui a abouti à des réformes dans le domaine social avec : une allocation de bourses de sécurité familiale aux ménages les plus démunis, une carte d’égalité des chances en faveur des handicapés, une couverture maladie universelle, une revalorisation des pensions de retraite, une gratuité des césariennes, une amélioration des revenus des travailleurs, entre autres.

Des réalisations de cette même envergure sont également réalisées sur toute l’étendue du territoire national dans le souci de rompre de manière définitive les inégalités et les injustices sociales.

In fine, il sera question de sortir les populations du besoin en offrant à chaque Sénégalaise et Sénégalais les moyens de son autonomie grâce à son inclusion dans le tissu économique.

Voilà le bilan sur lequel nous comptons pour réélire le Président Macky SALL dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2019.

Qui dit mieux ?

Nous sommes dans le temps de l’action !

Messieurs, veuillez circuler, nous, nous travaillons !

Ibrahima Baba SALL

Député Maire de Bakel

La construction des Sphères ministérielles de Diamniadio est d’une pertinence absolue

YERIMPOST.COM Ceux qui doutent de la pertinence de la construction des Sphères ministérielles à Diamniadio, je les invite à lire le texte ci-dessous, extrait d’un document de travail remis au chef de l’Etat, Macky Sall, et dont Yerimpost a obtenu copie…

 

 » Programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat

(…)

En ce qui concerne le développement du parc immobilier de l’Etat, il a été constaté dès 2012 un déficit de 300.000 m2 d’espaces de bureaux qui sont à l’origine des 16 milliards de loyers payés chaque année.




A cet effet, 120.000 m2 de bureaux, 10.000 postes de travail, 2.200 places de parking et 38 ascenseurs répartis dans 9 nouveaux immeubles sont érigés à Diamniadio sous l’égide de l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat afin d’améliorer l’environnement de travail des agents de l’Etat, la réduction du parcours de l’usager, la mise en place d’un vrai dispositif d’accueil et d’orientation dissocié de celui des forces de sécurité, pour une administration plus à l’écoute des citoyens.

Ledit projet dénommé Sphères ministérielles de Diamniadio, est réparti sur 3 des 4 arrondissements que compte le nouveau pôle urbain.

Dans le 3e arrondissement, l’Entreprise sénégalaise Gétran développe une sphère de 20.000 m2 qui sont répartis dans 2 grands immeubles, pouvant accueillir jusqu’à 4 ministères de taille moyenne (2000 à 4000 m2) qui seront livrés en Octobre 2018.

Dans le 2e arrondissement, Spherex une filiale du groupe Teyliom développe une sphère de 54.000 m2 répartis en 3 grands immeubles de 6 ailes pouvant abriter jusqu’à 12 ministères de taille moyenne (3.000 à 4.000 m2) ainsi que des salles de réunion, de conférences et des espaces de commerce. L’infrastructure sera livrée en juillet 2018.

La sphère du 1er arrondissement qui sera inaugurée ce mercredi 2 mai 2018, a été réalisée par le groupe Envol immobilier. C’est un ouvrage de 42.000 m2 comptant 1.600 postes de travail meublés et équipés qui peut accueillir jusqu’à 6 ministères dont 2 de grandes tailles (6.000 à 8.000 m2) et 4 de taille moyenne.

Les méthodes contractuelles et le dispositif technique mis en place par les développeurs ont permis de réaliser le projet en 23 mois sur les 30 prévus par la convention et de permettre ainsi à l’Etat d’économiser 8 milliards d’engagements locatifs par an dès 2018 et de renouveler son parc immobilier.

En outre, il sera initié dans le cadre du programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, un projet de regroupement dans le pôle urbain de Diamniadio, des 33 agences des nations unies présentes au Sénégal avec une capacité d’accueil de 3.000 agents qui permettra de créer plus de 10.000 emplois indirects.

Enfin, le programme présidentiel de rénovation et de développement du parc immobilier de l’Etat, c’est aussi les sphères administratives régionales (SAR) qui consistent en la création dans chaque chef-lieu de région d’une cité administrative regroupant sous l’autorité du gouverneur, tous les services déconcentrés de l’Etat et des logements des représentants de l’Administration territoriale. »

Aux extraits de ce document, on peut ajouter d’autres arguments en faveur de la pertinence du projet. La logique de l’investissement public à Diamniadio est de créer les conditions d’un cadre de vie meilleur qu’à Dakar avec des coûts d’accès à la propriété divisés par 2.

Permettre à  une génération de Sénégalais, qui ont subi les contre-coups d’une mauvaise gestion du foncier entre 2000 et 2012 ayant conduit à un phénomène d’exclusion des classes moyennes, d’accéder à la propriété avec les conditions de transport qui s’attachent à notre temps.

L’ État a veillé à installer dans chaque arrondissement du pôle urbain une infrastructure qui permet de catalyser des activités du logement afin d’éviter un phénomène de création de cités dortoirs.
Aussi, il a été mis en place un dispositif de segmentation de l’offre. Chaque développeur de quartier a l’obligation de faire un pourcentage de logements économiques, un autre de moyen standing, et un 3e de haut de gamme.
Pour exemple, un appartement de 3 pièces de 100 m2  sur la VDN à Dakar vaut 50 millions en moyenne, le même bien de même qualité vaut dans le pôle urbain entre 15.6 et 25 millions, soit environ 150 000 par mois pendant 20 ans avec les frais financiers.
Pour toutes ces raisons, la construction des sphères ministérielles en particulier et du pôle urbain de Diamniadio en général est d’une pertinence absolue.
Cheikh Yérim Seck




Sphères ministérielles Diamniadio: inauguration effective !

Précédée par la réunion du Conseil des ministres qui s’est tenue sur place de 10h à 17h, l’inauguration des sphères ministérielles de Diamniadio s’est faite. Le chef de l’Etat a félicité toutes les parties qui ont contribué à la réalisation de ce projet qui entre dans la première phase de la mise en oeuvre du Plan Sénégal Emergent (Pse). La présence du président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ousmane Tanor Dieng et l’ensemble du gouvernement.




VIDÉO: Voici les images des 4 Sphères ministérielles de Diamniadio





Inauguration des Sphères ministérielles de Diamniadio: un Conseil des ministres délocalisé

YERIMPOST.COM Les sphères ministérielles, un investissement de 56 milliards de fcfa, seront inaugurées ce mercredi 2 mai. Diamniadio sera le temps de cette journée la capitale économique du pays. Au moment où ces lignes sont écrites, le chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement sont sur place pour tenir la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. A 16 heures, le président de la République procédera à l’inauguration d’un groupe de trois sphères d’immeubles de 8 étages chacun. Un projet qui permettra à l’Etat d’économiser 6,5 milliards par an de charges locatives, à compter de 2019.



De l’intelligence économique territoriale autour du Pôle Urbain de Diamniadio

Dans les territoires qui avoisinent le Pôle Urbain de Diamniadio, il est urgent de construire une perception positive des investissements publics relatifs au PSE, car au-delà de leurs retombées positives immédiates (ces politiques publiques dont certaines en partenariat avec le privé), des impacts négatifs de ce Pôle commencent à se faire sentir et sont paradoxalement en train de frustrer les populations locales, créant ainsi, de la part de ces citoyens locaux, un ressenti négatif et une perception assez contreproductive sur les performances attendues de ces projets.

Il est donc impératif de gérer la perception légitime des citoyens sur les investissements et services publics nationaux !




Vous me direz que c’est un détail, mais un détail qui se rajoute à tant d’autres, peut s’accumuler jusqu’à brouiller la visibilité des plus grands et nobles projets ; des projets qui, pourtant, s’ils étaient accompagnés d’une sensibilisation sur le terrain, auraient été bien perçus, intériorisés et digérés par les populations. Une cassure irréversible est donc en train de naître si des mesures appropriées ne sont pas imaginées rapidement. Certes, le Pôle Urbain de Diamniadio est une bonne nouvelle, mais il empiète sur les territoires des autres communes qui l’entourent. Un grand sentiment de dépossession et d’expropriation se fait sentir chez les populations qui se sentent injustement victimes. Et ce sentiment est d’autant plus insupportable que c’est au nom de l’Etat, premier défenseur des citoyens, que ces opérations se font. Ailleurs, à Sébikotane, par exemple, au-delà des problèmes soulevés par de nouvelles attributions des terres que la Mairie a du mal a arbitrer, c’est la pollution qui sévit avec son cortège de maladies respiratoires et d’autres pathologies plus nuisibles selon le niveau de toxicité des émanations industrielles…Et il ne faudrait surtout pas que la pollution, les mauvaises pratiques ou le manque de respect aux lois du travail, du code de l’environnement … ternissent l’image d’Épinal du Pôle Urbain de Diamniadio que nous saluons. Ce pôle, tout le monde le sait, aurait pu être appelé Pôle de compétitivité économique du Grand Rufisque, parce c’est dans la partie périphérique et semi-rurale de Rufisque que l’Etat du Sénégal l’a fait émerger. Les citadins de la ville de Rufisque (Rufisque entendue au sens colonial du terme) ne connaissent pas concrètement le pôle urbain de Diamniadio). Quand j’étais encore petit, j’y passais mes journées en sillonnant les champs familiaux (un champ de maïs, une ferme d’élevage de vaches laitières et de production fruitière). Ces champs ont aujourd’hui laissé la place à ce qui est convenu d’appeler le pôle urbain de Diamniadio. Je connais bien ces terres pour y avoir vécu et grandi et je ne vois en rien pourquoi sociologiquement elles devraient porter le nom de Diamniadio, même si je sais que l’Etat a voulu inscrire dans l’imaginaire national la possibilité d’une nouvelle ville dotée d’un bassin d’activités industrielles, économiques et commerciales. Même la création d’un pôle économique, quel qu’il soit, devrait relever d’une approche d’intelligence territoriale globale et systémique éclairée par un balisage psychosociologique préalable axé sur les territoires ciblés. Cela évite les erreurs d’appellation et d’ancrage territorial qui retardent l’appropriation par les populations qui vivent dans ces territoires concernés.




Ouvrir le débat sur les impacts négatifs des installations industrielles dans cette zone devient ainsi un impératif majeur si l’on veut conjurer la tragédie possible des biens communs sur ces territoires-là. Les entreprises qui exercent leurs activités dans les limites de cette commune tirent leurs bénéfices de ce territoire mais font payer le coût de leurs bénéfices aux populations qui n’en sont pas directement bénéficiaires. Quand l’air ou l’eau sont pollués, les propriétaires de ces usines n’en pâtissent pas, car, dans la durée, ils n’habitent pas la zone qu’ils impactent par leurs activités industrielles. Prenons l’exemple de Sébikotane qui est une cuvette entourée de collines. L’air pollué y circule difficilement. Cette stagnation de la pollution de l’air est non seulement dangereuse pour la santé publique, mais elle est surtout injuste dans la mesure où ces industries fautives que l’on peut appeler défectionnaires, au sens d’Elinor Ostrom, engrangent des dividendes, presque sans contrepartie, sur le dos des populations victimes de toutes les formes de pollution (des eaux, des sols et sous-sols, de l’air…). Ces populations sont ainsi réduites à l’état de pigeons à la merci de quelques profiteurs cupides et n’attirés que par l’appât du gain. A Sébikotane, l’encerclement des usines polluantes est devenu un défi majeur de management public : pourtant l’actualité internationale sur les questions environnementales ne cesse d’apporter des éléments de comparaison et d’inspiration sur les meilleures pratiques et l’état de l’art en la matière. La transition écologique en cours invite désormais à un changement de paradigme face à l’environnement. C’est pourquoi les pays qui sont conscients du danger lié à la toxicité des environnements ont fait le choix et le pari de passer aux industries écologiques qui prennent en compte les dimensions environnementales et écologiques. Mais, pourquoi, alors, assiste-t-on à une sorte de frénésie, sur nos sols, d’industries de moins en moins écologiques et peu soucieuses des questions environnementales et de la responsabilité sociétale d’entreprise ?

Pourtant des instruments existent pour garantir le bien-être des populations partout. Le code de l’Environnement du Sénégal doit être appliqué en intelligence avec les recommandations de l’Organisation Internationale de Normalisation (norme ISO 14001), du Pacte Mondial (Global Compact) des Nations Unies dans ses principes (N° 7, 8, 9), des différents COP (COP 21 & accord de Paris), la jurisprudence en la matière et les différents acteurs de bonne volonté. Si ces différentes instances ne s’adressent qu’à l’humanité, alors par syllogisme évident elles concernent et interpellent aussi bien celles de Sébikotane, de Diamniadio, de Sendou, de Bargny, de Bambilor, de Lac Rose ou de tout autre territoire en prise directe ou en proie à ces problématiques environnementales.

C’est au nom de cette dimension universelle que nos territoires doivent être préservés de la prédation économique, de la toxicité découlant des activités industrielles et des impacts socio-économiques négatifs inhérents à ces activités polluantes.  La solution réside, certes, plus globalement dans la compétence guidée par le principe de précaution des différents acteurs (publics et privés), mais elle se trouve plus dans un patriotisme économique éclairé et institutionnalisé, seul garant de l’intérêt général des populations, donc de l’Etat.

Faire appliquer la conformité des installations par rapport aux normes nationales et internationales est devenu une exigence sociétale majeure si nous voulons compter sur le suffrage de ces populations lors des prochaines et différentes élections. Nous suggérons, dans une approche d’intelligence économique territoriale, pour conjurer ce mal larvé et pour aider à anticiper les difficultés à venir, une visite pour ne pas dire une inspection parlementaire autour de l’ensemble des zones impactées par le Pôle Urbain de Diamniadio, ainsi qu’une visite des Députés des différentes implantations industrielles basées dans la zone et plus particulièrement à Sébikotane.

Nous suggérons, par ailleurs, que le Président de la République et le Premier Ministre soient directement informés de la réalité objective sur ces territoires-là. Et rien de mieux qu’un organe libre et indépendant des instances partisanes et politisées !

Nous saluons l’idée du Pôle urbain de Diamniadio, mais nous ne voulons pas que ce pôle ressemble à des villages Potemkine à l’image de ce que France 2 en a déjà dit dans son journal télévisé de 20 h du mercredi 22 août 2017. Toute comparaison internationale sur les pôles de compétitivité économique suffira de démontrer qu’ils doivent porter une ambition de développement harmonieux des territoires qui les composent. Et dans ces pôles exemplaires que nous connaissons, les riverains et les citoyens locaux ne se plaignent pas d’insuffisances chroniques en matière de besoins primaires tels que l’eau potable, l’électricité, une voirie digne, un assainissement normal, des espaces verts et conviviaux…bref, un bien-être dans un cadre de vie acceptable ! Et la vérité pour le pôle de Diamniadio est que tout ce qui l’entoure est dans une situation de nécessité presqu’absolue en eau potable, en électricité, en assainissement, en voirie, en espaces verts… pour qu’au moins le pôle soit campé dans un décor panoramique socialement, esthétiquement harmonieux et universellement irréprochable. Mais quand on évoque ces insuffisances et ces manquements évidents, on est taxé d’opposant du régime. Or une approche scientifique et objective n’a ni d’ennemis ni d’amis. Elle est au service de l’intérêt général que nous partageons, car le Sénégal est un bien public commun à tous les Sénégalais. Et dire la vérité sur les politiques publiques et dans ce cas d’espèce sur le pôle de Diamniadio et les territoires alentours devrait être le quotidien de tous ceux qui adhèrent au régime et non le contraire qui voudrait qu’on passe son temps dans l’adulation, la flatterie et les louanges interminables et absurdes. C’est le sens de l’esprit républicain qui devrait nous animer et nous aider à triompher de ces particularismes qui n’enrichissent pas notre République.




Quand je vous dis que dans le village de Discours (Belvédère), entre Diamniadio et Sébikotane, ses habitants n’ont pas d’eau potable, est-ce une posture d’opposant ou de sympathisant du régime ? Ce n’est ni l’un ni l’autre, c’est tout simplement la vérité. Quand je vous dis qu’à Sébikotane comme à Diamniadio il y a des zones qui n’ont ni l’eau potable ni l’électricité, est-ce de la délation ou de l’opposition ? Je dis que non, c’est même du patriotisme, car dire la vérité sur ce qui peut être mieux fait et parfait pour l’intérêt général est une haute forme d’amour pour son pays. Là où je vis à Sébikotane, des voisins n’ont pas d’eau et les lampes ne s’allument pas toujours la nuit. Il n’y a pas non plus de voies d’accès à la route nationale pour pas mal de quartiers. Est-ce que ne pas le dire fera de moi un sympathisant du régime ? Que non ! Car, si ne rien dire sur ce qui peut être amélioré avec la parole libérée et la plume engagée garantit une position dans un parti, alors tout parti qui abrite en son sein de tels individus est en danger certain. Puisqu’ ils entretiennent leur chef de parti ou leur leader politique dans le dangereux Tout va très bien Madame la Marquise. Et malheur s’ensuivra parce qu’on aura été floué par trop d’adulation et de flatteries. Dire la vérité au Président de la République ou au Premier Ministre non pas seulement sur ce qui a été bien fait ou fait de bien mais aussi sur ce qui manque, ce qui n’a pas été fait ou bien fait, sur ce qui est à faire ou ce qui vaudrait mieux être fait…Voilà, pour nous autres, Républicains, une manière valable d’aider le Sénégal à avancer.

C’est cette posture de vérité par rapport au faits qui aide mieux le Chef de l’Etat à soulager les souffrances des populations et ainsi recréer une nouvelle espérance et une nouvelle perception positive par ces dernières sur ses réalisations et permettre ainsi l’espoir d’une victoire électorale méritée que seules ces populations peuvent porter lors des prochaines élections.

Telle est l’économie de notre contribution à l’information publique pour la cohésion sociale, la cohérence et la concorde dans nos territoires.

Alioune Badara SECK                                      

  • Président de la commission scientifique, orientation et stratégie du Think Tank Esprit Républicain ;
  • Expert en intelligence économique ;
  • Ancien Député (Rufisque) ;
  • Ancien Conseiller technique du Chef de l’Etat.

Email : badou@hotmail.com

 

Palais bis à Diamniadio: un scandale qui prend forme

YERIMPOST.COM 100 milliards de francs cfa, c’est le coût de l’annexe du palais prévu à Diamniadio. La construction a été confiée à l’architecte franco-ivoirien Pierre Fakhoury. Il est l’artisan du « palais de bordure de mer » de l’ancien chef de l’Etat gabonais Oumar Bongo, du Mémorial Houphouët Boigny, du projet de la nouvelle capitale ivoirienne à Yamoussoukro entre autres. Cette révélation faite par le quotidien Dakar Times, qui cite une source au cœur de l’Etat, risque de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Le summum de l’indécence, nous dit le journal, c’est ce deal que l’architecte a proposé à l’Etat du Sénégal. Du pétrole en échange du financement du projet, rien que ça. Une information qui peut être avérée quand on sait que l’homme avait reçu trois cargaisons de pétrole de l’Etat ivoirien qui lui devait plus de 27 milliards de francs. Pierre Fakhoury ou le scandale de l’annexe de Diamniadio… affaire à suivre…




Un palais bis à Diamniadio ? Pourquoi pas ? Mais…

YERIMPOST.COM Donner un caractère institutionnel à Diamniadio motive la décision du chef de l’Etat de faire construire un palais bis au Pôle urbain. Une annexe qui pourra accueillir des réunions du conseil des ministres ou encore des réceptions officielles. Voici l’argument d’utilité publique que le directeur du patrimoine bâti de l’Etat a brandi pour repréciser la pensée du président de la République. Karim Fofana, dans une note, a expliqué: « Après les sphères ministérielles et la Maison des Nations-unies, l’annexe du palais est la troisième étape du redéploiement territorial de l’administration pour accompagner le développement de la nouvelle ville… Les annexes de palais existent dans tous les pays. La Résidence de Popenguine et le palais de l’île de Gorée sont des annexes du palais de Dakar. Lorsque le Sénégal construisait ces annexes, nous n’avions pas ces enjeux de développement territorial et de décongestionnement de la capitale.»




Accordons une présomption de bonne foi à M. Fofana et à son patron ! Si Macky Sall, dépositaire de la légitimité démocratique, estime avoir besoin d’une annexe de son palais à Diamniadio pour être plus efficace dans la réalisation du bonheur des Sénégalais, ceux-ci doivent soutenir pareil projet sans réserve.

Et puis, comme dit Fofana, il y a bien les palais d’Abidjan et de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, les palais de Brazzaville et d’Oyo au Congo, les palais de Lagos et d’Abuja au Nigeria…

Le Sénégal est un Etat important dans l’imaginaire mondial, une « zone d’influence symbolique », un pays de rencontres internationales… Avec son Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), Diamniadio va devenir un hub naturel de sommets internationaux. Il n’est pas superflu que le chef de l’Etat, qui est en train et va y recevoir d’importantes personnalités, y dispose d’un abri qui puisse refléter l’image majestueuse que nous voulons offrir de notre pays.

Pour susciter la révérence, l’Etat doit se parer de ses plus beaux atours. Le pouvoir est une représentation qui doit impressionner par sa grandeur, sa splendeur, ses ors, ses lambris et ses dorures.

Mais le palais bis de Diamniadio n’a de sens que s’il grave dans la pierre l’âme de notre peuple et tranche d’avec le style gothique de cette bâtisse blanche aux longs murs qui abritait le gouverneur de l’AOF et trône sur la désormais Avenue-Léopold-Sédar-Senghor, au cœur du Plateau, à Dakar.

Le nouveau palais doit cristalliser le génie créateur de notre peuple. Il doit être le reflet de la créativité de notre architecture, de nos architectes, de nos menuisiers, de nos potiers, de nos peintres, de nos sculpteurs, de nos décorateurs d’intérieur… Rien ne doit y figurer qui ne soit pas made in Sénégal et suivant les codes culturels et esthétiques de notre pays.

Bien plus qu’un palais, il devra être un espace d’exposition grandeur nature du savoir-faire sénégalais. Le projet sera réussi si chaque dirigeant étranger qui y séjourne éprouve le désir de faire découvrir la touche sénégalaise à son pays.

Le palais de Diamniadio doit être construit par des entreprises sénégalaises. Plus que de fierté, c’est une question de sécurité nationale. Les prestataires de ce chantier doivent être choisis suivant des règles d’absolue transparence. Les entreprises techniquement les meilleures et financièrement les moins chères doivent être sélectionnées pour ériger un bijou au-dessus de toute contestation.

Le coût du projet doit être maîtrisé. Cette dépense, qui ne donne pas directement à manger, doit être contenue pour ne pas, à l’image de la réfection du Building administratif, passer, à coups d’avenants, du simple au double du budget convenu.

L’esprit du nouveau palais serait faussé d’avance si sa construction devait être attribuée à certains businessmen dont la trop grande proximité avec le pouvoir alimente les bruits dans les salons feutrés et sous les chaumières. Et si le contribuable devait se retrouver, au bout du compte, avec une ardoise qui aurait pu, par son épaisseur, couvrir le financement de priorités dans l’éducation, la santé et la création d’emplois pour les jeunes.

Cheikh Yérim Seck




Projet de palais à Diamniadio: Karim Fofana défend le projet

YERIMPOST.COM Donner un caractère institutionnel à Diamniadio, c’est ce qui a motivé la décision du chef de l’Etat de vouloir faire construire un palais bis au Pôle urbain. Une annexe qui pourra accueillir des réunions du conseil des ministres ou encore des réceptions officielles. C’est cet argument que le directeur général du patrimoine bâti de l’Etat a brandi pour repréciser la pensée du président de la République. Karim Fofana, qui a émis une note, a expliqué: « Après les sphères ministérielles et la Maison des Nations unies, l’annexe du palais est la 3ème étape du redéploiement territorial de l’administration pour accompagner le développement de la nouvelle ville… Les annexes de palais existent dans tous les pays. La Résidence de Popenguine et le palais de l’île de Gorée sont des annexes du palais de Dakar. Lorsque le Sénégal construisait ces annexes, nous n’avions pas ces enjeux de développement territorial et de décongestionnement de la capitale. » Une réponse aux réactions scandalisées de certains notamment de l’opposition qui déclaraient que la priorité était ailleurs.

Abdoulaye Sylla, bras du pouvoir pour frapper Pape Alé Niang

YERIMPOST.COM C’est connu : chaque fois qu’un pouvoir a voulu liquider un élément récalcitrant sans se salir les mains, il est passé par des affidés disposés à faire le sale boulot. Le procédé est classique. Il est aussi vieux que le cynisme et le machiavélisme en politique.

Dans le cas d’espèce, cela a mauvais genre pour le régime de Macky Sall, au risque de craqueler le vernis du modèle démocratique sénégalais, de persécuter un journaliste. Abdoulaye Sylla, homme d’affaires plus qu’introduit au Palais, va s’en charger par le biais de la citation directe qu’il a servie au patron du site Dakarmatin suite à une chronique de celui-ci répertoriant les marchés à milliards à son avis indûment affectés à ce businessman qui frôlait la faillite en 2012.




La forme et le fond de cette action en justice trahissent le calcul qui la sous-tend. Abdoulaye Sylla a intenté contre Pape Alé Niang une procédure correctionnelle, demandant que lui soient appliquées les rigueurs de la loi pénale et une condamnation à payer… 2 milliards de francs cfa de dommages-intérêts ! S’il n’était animé que par le souci de « laver son honneur », il aurait attaqué au civil et réclamé le franc symbolique en guise de réparation du préjudice allégué. Sur le fond, le demandeur reproche au défendeur d’avoir évoqué dans une chronique sa société, Ecotra, avec le calcul évident de lui fermer la bouche ad vitam aeternam sur la question.

Ce type de méthode est passé d’époque. L’heure n’est en effet plus à des actions contre la presse. Dans la civilisation contemporaine, même quand un journaliste se trompe, on l’informe, on le démentit ou on le somme de rectifier.

Mais l’objectif d’Abdoulaye Sylla dans la présente procédure procède moins du souci de rétablir sa vérité que de la volonté d’offrir au pouvoir une vengeance par procuration contre le très gênant chroniqueur. Il se trompe à la fois de combat et d’adversaire. L’expérience a prouvé que se battre contre un journaliste aboutit toujours au résultat inverse de celui que l’on recherche. Et puis, les vrais adversaires du sieur Sylla sont dans des cercles autres que la presse.

Il doit ménager ses forces pour faire face à ces fonctionnaires haut placés des administrations financières de l’Etat qui le trouvent démesurément favorisé, à ces politiciens de l’entourage présidentiel qui lui reprochent de bouffer tous les fruits de leur travail pour porter Macky Sall au pouvoir, à ces hommes d’affaires qui lui en veulent pour les gros marchés qu’on lui donne sans une vraie concurrence et pour la vitesse à laquelle il est payé avant tout le monde…




Aucune presse sérieuse ne peut ne pas s’intéresser aujourd’hui à Abdoulaye Sylla au regard de sa prégnance sur l’économie et les finances de notre pays. Pape Alé Niang n’est d’ailleurs pas le seul à s’interroger sur ce multimilliardaire qui a brutalement émergé des flancs du pouvoir. Nombre d’observateurs, notamment des services secrets occidentaux, essaient de voir clair sur la vraie nature de ses liens avec la famille présidentielle, sur le versement de gros paiements dans son compte logé à la banque Crédit agricole contrôlée par le pouvoir, sur ses fréquents voyages à Dubai et dans des pays de cet acabit, sur le contenu de ses bagages au cours de ces déplacements…

L’administrateur général d’Ecotra a donc des combats plus stratégiques à mener. D’autant qu’il est dans le viseur de tous ceux qui, aujourd’hui, disputent le fauteuil présidentiel à Macky Sall. Le jour où la roue du pouvoir tourne, il sera l’un des premiers à être soumis au rituel de la reddition des comptes. Et aucune sympathie maraboutique chèrement payée ne sera de trop pour le protéger.

A l’instar de ceux qui l’ont précédé dans l’exercice au sein de l’entourage d’Abdoulaye Wade, Abdoulaye Sylla est une pure fabrication de « la gouvernance sobre et vertueuse » de Macky Sall. Il ne saurait, à ce titre, échapper au scanner des médias interpellés par les pratiques de gestion au plus haut sommet de l’Etat.

Au lieu de penser à servir de fouet au régime pour lapider un journaliste, il doit se souvenir, instruit par le précédent Karim Wade, que toute vanité du pouvoir est éphémère et stupide.

Cheikh Yérim Seck




Les bonnes affaires de la Turquie au Sénégal

YERIMPOST.COM Le Sénégal et la Turquie entretiennent une coopération bilatérale dynamique. C’est le moins que l’on puisse dire. La relation entre les deux pays date de plus d’un demi-siècle. En 1964, alors que le Sénégal était une jeune nation, il fut le premier pays à abriter une représentation diplomatique turque en Afrique de l’Ouest. Depuis lors, les relations bilatérales se sont solidifiées. Elles se manifestent par des partenariats dans les secteurs de l’économie, de l’éducation, de la sécurité…
Un certain nombre de projets parmi les plus importants du Pôle urbain de Diamniadio portent la signature de la Turquie et d’entreprises turques : Cicad, Hôtel 5 étoiles, Stade omnisports, Gare des gros porteurs, Marché d’intérêt national, Parc des expositions… Ce qui illustre le dynamisme de l’axe Dakar-Ankara. De 2012 à 2017, la Turquie est passée du 9e au 7e rang des pays fournisseurs du Sénégal. Les importations du Sénégal en provenance de la Turquie ont considérablement progressé en cinq ans, passant de 74 milliards de FCfa en 2012 à 125 milliards de FCfa en 2017.

Au Pôle urbain de Diamniadio, les travaux en cours du Stade omnisports donnent une idée du rythme de travail qu’impriment les ouvriers à «Dakar Arena». Lancés en 2016, les travaux de cette infrastructure sportive aux formes ovoïdes, rappelant quelque peu l’architecture du célèbre Colisée de Rome, avancent à grand pas.

Aujourd’hui, le Sénégal bénéficie d’une certaine stabilité. Beaucoup de pays occidentaux veulent y avoir un pied. La Turquie ambitionne d’avoir la première compagnie aérienne et le Sénégal est un hub naturel. C’est le sens qu’il faudrait donner à cette visite du président turc. Erdogan veut renforcer la coopération mais surtout bénéficier des avantages qu’offre le Sénégal. La visite aura un important volet économique pour permettre au secteur privé turc de s’implanter davantage au Sénégal.

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