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Différend sénégalo-mauritanien: Mes souvenirs de 89-92

Il y a 30 ans, un différend entre éleveurs et agriculteurs se transformait en un conflit entre deux Etats. Des heurts survenus à Diawara, localité frontalière avec la Mauritanie, située dans la région de Tambacounda, allaient déboucher sur 4 ans de divergence entre le Sénégal et la Mauritanie. Ce conflit a connu son lot de morts, de familles séparées, etc. A l’image de tous les villages situés sur la rive gauche du fleuve Sénégal, le mien, Diaranguel, a aussi souffert de ce conflit. Ses habitants l’ont vécu dans leur chair, presque en vase clos. En ces temps de disette médiatique, à un siècle de nos nouvelles technologies de l’information, rares sont ceux qui savaient réellement ce qu’ont enduré ces populations de la Vallée. Hélas ! Et pourtant, sur ce bout du Sénégal, il s’est passé des choses qui n’ont jamais été rapportées dans un journal, ni entendues dans une radio ou vues dans une télévision.

Au Sénégal et en Mauritanie, vivent les mêmes populations, a-t-on coutume de dire. C’est la réalité. Nos parents disposaient de terres de culture en Mauritanie. Pour nous, le fleuve n’a jamais été une barrière. Enfants, nous le traversions à la nage, en pirogue et parfois même à pied, quand à une certaine période de l’année, notamment en saison sèche, le niveau de l’eau baissait complètement à certains endroits. Nous partions dans la forêt poursuivre les chameaux. Nous nous amusions en vérité dans cette forêt où nous croisions les charbonniers, les éleveurs qui traversaient le fleuve à la quête de pâturages au Sénégal. Les échanges étaient permanents. Dans notre village, il était très rare de voir le franc Cfa. Notre monnaie était l’Ouguiya, la devise mauritanienne, preuve que l’essentiel de nos échanges s’effectuait avec la Mauritanie. Les Maures travaillaient en permanence chez nous. Ils gagnaient leur vie dans nos champs de riz. Ils étaient presque chez Eux.

Mais tout cela allait cesser un bon matin. L’on n’y croyait pas trop au début lorsque parvenaient les premières rumeurs sur le différend entre le Sénégal et la Mauritanie. L’on avait appris par radio Sénégal le pillage des boutiques maures à Dakar en réaction aux exactions subies par les Sénégalais à Nouakchott suite aux heurts qui ont opposé, le 9 avril 1989, des paysans sénégalais à des éleveurs nomades mauritaniens dans le village frontalier de Diawara. Et puis, l’autorité, le sous-préfet en l’occurrence, a débarqué un matin pour expliquer ce qui passe et annoncé la fermeture de la frontière. Par mesure de sécurité, ils avaient demandé aux maures de regagner la Mauritanie.

Jamais, on n’avait pensé que cela allait avoir des conséquences dans nos vies sur cette frontière qui n’en fut jamais une pour nous. Mais les signes avant-coureurs étaient là : des habitants rapportaient avoir fait l’objet d’intimidations, de harcèlements de la part de Maures qui, il y a quelques semaines encore vivaient chez nous. Et puis un bon matin, l’impensable se produit sous nos yeux : le rapatriement de Sénégalais sous le prétexte qu’ils ne sont pas Mauritaniens. Tous les jours, le spectacle était le même, désolant, triste. Des familles entières, des éleveurs pour la plupart, pointaient de l’autre côté du fleuve, escortées par des forces de l’ordre. On leur avait demandé de quitter, laissant leurs biens, pratiquement toute une vie derrière eux. Rares sont ceux qui étaient parvenus à sauver leur bétail. Et lorsque tout le monde avait quitté, les maisons étaient mises à feu.

La rupture s’est installée. Le Fleuve était devenu une barrière. Plus rien ne sera comme avant. Des familles furent divisées et les échanges étaient interrompus. Finies les cérémonies familiales au cours desquelles tout le monde se retrouvait. L’on apprenait le décès d’un parent par radio Mauritanie des jours après alors qu’auparavant, il aurait juste suffit de dépêcher un envoyé à pied ou à cheval pour annoncer la nouvelle. Subitement, l’autre côté de la rive qui nous était si familier était devenu étrange, voire un mystère. Plus personne ne sait ce qui se passe dans ces bois. Et du coup, l’apparition d’un individu de l’autre côté devenait un évènement, une curiosité. Tout le monde accourait pour voir. Si la frontière était fermée, il y avait tout de même des téméraires qui, parfois au péril de leur vie, bravaient cette interdiction.

Les militaires sénégalais passaient chez nous. Et après quelques heures de patrouille, ils regagnaient leur cantonnement distant d’environ 9 Km. Les choses furent encore plus difficiles lorsque les armes s’invitèrent dans le conflit. Il était complètement interdit d’aller se baigner dans le fleuve ou d’y mener une quelconque activité. Pour le faire, il fallait y aller tôt le matin. Les pêcheurs étaient obligés d’y aller vers l’aube pour une petite vérification de leurs filets. Il faut dire qu’en plein jour, on n’était pas à l’abri de tireurs embusqués de l’autre côté de la rive. Ce fut le cas un matin, alors que le village s’apprêtait à célébrer ses 10 ans de jumelage avec un village français. Il y avait sur place une délégation française et une autre venue de Dakar pour les circonstances. C’était un moment de fête. Le jour J, alors que quelques personnes se baignaient au fleuve, ce fut une salve de coups de feu dans le village pendant quelques instants. Deux blessés furent enregistrés. Cette attaque entacha l’ambiance de fête. Malgré tout, la cérémonie, initialement prévue à l’extérieur de la localité sous des tentes, eut lieu dans une maison.

Une autre matinée, ce ne fut pas une simple patrouille. C’était carrément un échange de tirs avec des éléments armés mauritaniens. Le véhicule militaire qui partait pour des renforts rata un virage et fit des tonneaux. Un soldat mourut sur le coup. C’était la panique dans le village. Tout le monde avait pris ses affaires pour aller se réfugier à des dizaines de kilomètres, dans le village de Diamel Ciré, au Sud. Nous y sommes restés deux à trois jours avant de rentrer. Nous n’en avions pas fini avec les harcèlements et les attaques de l’armée mauritanienne. Cette fois-ci, ce fut carrément le déluge de feu. Ce jour-là, depuis tôt le matin, les habitants avaient constaté une forte présence de militaires de l’autre côté du fleuve. L’activité sur place semblait plus intense que d’habitude en raison de leurs nombreux va-et-vient. Et puis, vers midi, ce fut le bruit des armes. Le village était sous le feu nourri des balles et autre munitions. Un des minarets de la mosquée fut endommagé. Par miracle, deux blessés seront enregistrés. La panique s’installa encore et d’aucuns préférèrent quitter. Les militaires, en compagnie du sous-préfet, viendront après le passage de la tempête.

Le village était ciblé parce qu’on le suspectait d’être un point de passage de groupes armés qui traversaient le fleuve pour récupérer leur bétail en Mauritanie. Sur place, ces bandes faisaient des ravages. Elles tuaient et emportaient tout le bétail qu’elles ramenaient au Sénégal. Voilà qui justifiaient les représailles de l’armée mauritanienne. Et nous étions les victimes. Ce mot représailles, je l’ai entendu pour la première fois, une nuit. Le boulanger du village qui avait traversé le fleuve clandestinement s’était fait arrêter. Libéré, il confiera avoir appris de ses geôliers que les soldats avaient décidé de tirer le lendemain dans le village après l’attaque d’une bande armée. Son récit provoqua une panique. Un débat fut engagé. Fallait-il quitter nuitamment ou attendre le lendemain pour trouver refuge ailleurs ? C’est au cours de la discussion qu’un des nôtres parla de ‘’droit de représailles’’ pour expliquer l’attitude des Mauritaniens. Finalement, la population a passé la nuit dans le village. Les gens sont restés persuadés que les coups de feu allaient faire rage d’un moment à un autre. Il ne se passera finalement rien. C’était, peut-être, une intimidation. Mais elle avait fait son effet.

C’est dans cette psychose que les habitants ont vécu durant les années de braise : 1990 et 1991. Le conflit a connu son lot de morts, de familles séparées. C’est pourquoi l’annonce de la réouverture de la frontière, en 1992, fut accueillie dans la joie et l’allégresse. Ce fut le moment des retrouvailles. Les échanges avaient repris, les familles pouvaient désormais se rendre visite.

Malgré ce retour à la ‘’normale’’, la cicatrice de 1989 est toujours là. Quelque chose nous rappellera toujours qu’entre le Sénégal et la Mauritanie, il faut jouer la carte de la prudence. Que le moindre évènement, le plus anodin, peut se transformer en une étincelle. Il faut, au quotidien, entretenir cette paix retrouvée. C’est l’affaire et des populations et des Etats. Pour avoir été témoin de ces évènements, je dis à très haute voix : Vive la PAIX.

Ousmane Ibrahima DIA (Journaliste APS)

Différend entre un compatriote sénégalais et le consulat du Sénégal à Paris

Comme nous l’avions évoqué dans notre article précédent relatif au compatriote excédé, qui a déchiré son récépissé au consulat du Sénégal à Paris, en ces termes : « Pour les besoins de l’équilibre de l’information, nous avons tenté de joindre sans succès le consul du Sénégal à Paris Monsieur Amadou DIALLO. Nous avons fini par lui laisser un vocal. Dans cette même optique, nous avons aussi contacté par SMS le consul du Sénégal à Bordeaux, Monsieur Abdourahmane KOITA, pour qu’il nous éclaire sur ces lenteurs constatées dans la délivrance des CNI. Pour le moment, nous n’avons obtenu aucune réponse de sa part ».
C’est un consul disponible et très pédagogique que nous avons eu au bout du fil.
Il nous dit : « Nous sommes là pour nos compatriotes. Même si on ne le dit pas, force est reconnaitre qu’il y a eu beaucoup d’amélioration dans la délivrance des documents administratifs. En ce qui concerne ce compatriote qui dit avoir fait 9 fois le déplacement au consulat, il n’avait même pas besoin de se déplacer au consulat. Il suffit tout simplement d’aller sur le site du ministère de l’intérieur pour avoir les informations sur la disponibilité de sa carte d’identité ».
Nous avions vérifié cette possibilité sur le site internet (https://elections.sec.gouv.sn/CARTE-CEDEAO/page/welcome_instance.xhtml). A l’aide d’un numéro d’immatriculation mentionné sur le récépissé et l’état civil, tout citoyen sénégalais peut avoir une visibilité sur la disponibilité de sa carte d’identité/électeur.
« Toutes les personnes qui ont fait une première inscription en 2018 sur les listes électorales, leurs cartes sont disponibles. Nous les avons reçues. Elles peuvent faire leur retrait les jours ouvrables de 9 heures à 17 heures. Ces cartes sont triées, rangées et classées par zone d’habitation en France. D’ailleurs, nous notons un faible engouement dans le retrait de ces cartes. Les compatriotes ne se déplacent pas massivement pour venir les récupérer. Il n’y a aucun rush. Nous délivrons en moyenne 70 cartes par jour. », dit le consul M. Amadou DIALLO.
Nous l’interrogeons alors sur les lenteurs constatées par certains compatriotes qui courent toujours derrière le fameux sésame.








Il nous éclaire en ces termes : « Maintenant, il y a d’autres compatriotes qui ont fait une réinscription en 2018 alors qu’ils étaient déjà inscrits sur le fichier de 2017. Comme ils sont déjà sur cet ancien fichier, cela génère des rejets. D’ailleurs, je dois vous signaler que beaucoup de nos compatriotes n’avaient pas retiré leurs cartes en 2017. Nous avions pourtant communiqué sur leur disponibilité. Toutefois, ces personnes réinscrites en 2018 ont droit à des duplicatas de pièce d’identité et de carte d’électeur. La confection de ces duplicatas vient de débuter. Un collaborateur du consulat a été détaché au Sénégal pour s’occuper du cas de ces compatriotes au niveau du ministère de l’intérieur. C’est ce qui explique le retard de délivrance de certaines cartes d’identité. Ce qui est sûr à l’heure où je vous parle, les compatriotes qui n’ont fait qu’une seule inscription (2018) peuvent consulter le site du ministère de l’intérieur. Normalement, leurs cartes sont disponibles. Après, il faut prendre en compte les délais d’acheminement. Nous n’avons aucun intérêt à retenir des cartes. Ceux qui susurrent une quelconque partisannerie dans la délivrance de ces documents versent dans la politique politicienne. D’ailleurs, comment les collaborateurs qui sont préposés à cette mission peuvent deviner les opinions politiques à partir d’un simple récépissé ? C’est aberrant ce type de discours. ».
Nous avons profité de cet entretien téléphonique pour remonter les désagréments liés à la joignabilité du consulat par téléphone. Des compatriotes ne cessent de se plaindre.
« Monsieur, nous avons fait d’énormes efforts pour servir nos compatriotes. Nous avons recruté une standardiste qui s’occupe intégralement de cette tâche à savoir répondre, informer, orienter et conseiller. Nous comprenons qu’il faudra augmenter cette offre de téléphonie pour mieux servir les sénégalais de la diaspora. Toutefois, notez que notre site internet contient déjà un maximum d’informations. Dés fois, il est même inutile d’appeler parce que les informations recherchées sont déjà sur le site. Comparer notre site aux sites de nos voisins, vous comprendrez que vous avons amélioré l’accès à l’information. Permettez-moi de dire aux sénégalais de la diaspora que le gouvernement a fait beaucoup d’efforts dans la fourniture de documents officiels. Aujourd’hui, en trois jours, le consulat vous délivre un passeport. Vous ne payez que 30,50 euros. Plusieurs autres documents sont délivrés sans frais. Un investissement colossal qui facilite la vie de nos concitoyens hors de nos frontières ».
Pour finir, nous sommes revenus sur le cas de ce compatriote qui ne dispose plus de son récépissé. Le consul réagit : « Il l’a fait sur le coup de l’énervement. On peut le comprendre. Toutefois, c’est à lui d’assumer ses responsabilités. S’il dispose d’un document officiel pour justifier son identité, il pourra récupérer sa pièce d’identité/ électeur ».
Toujours dans cette volonté d’équilibrage de l’information, nous avions aussi contacté Monsieur Abdourahmane KOITA, Consul du Sénégal à Bordeaux. Il nous a aussi rappelés pour répondre à notre sollicitation.
« Le cas tel que expliqué relève d’un cas particulier. Si nous isolons chaque cas, nous allons avoir du mal à trouver des réponses efficaces. Pour le cas de ce compatriote, je ne peux malheureusement m’avancer parce que chaque consulat a une gestion autonome. Je n’ai pas tous les tenants et les aboutissants du traitement de sa demande. Toutefois, il faut signaler que le consulat de Paris fait face à une plus grande demande comparé aux autres consulats (Bordeaux, Marseille, Lyon) », nous renseigne-t-il.
En ce qui concerne les lenteurs constatées dans la délivrance des cartes, il argumente : « Tout d’abord, Il faut noter qu’il y a eu une refonte partielle du fichier électoral en 2017. Certains de nos compatriotes ont procédé à leur inscription pour obtenir une carte d’identité nationale. Lors de la révision exceptionnelle de 2018, ils se sont réinscrits une deuxième fois. Ce sont ces compatriotes qui éprouvent des difficultés pour obtenir leur carte d’identité/électeur. En effet, on peut ne pas être inscrit deux fois sur le fichier. Cela génère des dysfonctionnements. Par ailleurs, tous ceux qui ont fait leur première inscription en 2018, leurs cartes sont disponibles. Au niveau de Bordeaux, nous avons mis tout en œuvre pour mieux servir nos compatriotes. Nous avons communiqué à plusieurs reprises pour les inciter à appeler avant de se déplacer au Consulat. Nul besoin de se déplacer. Notre standard dispose de deux lignes. Il est rare qu’un compatriote n’arrive pas à nous joindre. Nous tenons un fichier de toutes les cartes reçues à notre niveau. Nous ne rencontrons pas de difficultés dans la délivrance des cartes d’identité. Il suffit d’appeler. Nous sommes en mesure d’informer en temps réel sur la disponibilité d’une carte », nous renseigne M. KOITA.
Interpellé sur les plaintes récurrentes des compatriotes sur le fonctionnement des consulats, il éclaire : « C’était une vieille doléance des compatriotes sénégalais. Lors de ma prise de fonction, j’ai réorganisé les choses de manière à rendre le consulat très accessible pour nos compatriotes. Tous les Jeudi, nous ouvrons nos portes sans rendez-vous. Tout compatriote, s’il le désire, peut rencontrer directement le consul. Notre mission est de les servir efficacement ».
Quand nous évoquions la partisannerie qui prévaudrait dans les consulats, il réplique : « A ma nomination, j’ai dit d’emblée que je ne serai pas à Bordeaux pour le parti APR. A Bordeaux, je ne suis que le serviteur des sénégalais de la diaspora. Nous devons dissocier les deux. Il y a un temps pour la politique et un temps pour le travail. Nous ne devons pas perdre de vue notre principale mission à savoir accompagner les compatriotes sénégalais hors de nos frontières afin de leur faciliter la vie.».








Samba Fodé KOITA dit EYO

Différend Tfm-Rts: la Fifa tranche !

YERIMPOST.COM Coup de théâtre ! La Fifa a sifflé la fin de la récréation à propos du différend qui a opposé la Rts à la Tfm par rapport à l’exclusivité de la transmission des matchs de la Coupe du monde 2018. L’instance dirigeante du football mondial à débouté la chaîne de Youssou Ndour. Son avocat a même saisi le directeur du Conseil national de régulation l’audiovisuel (Cnra), Bababar Touré.

L’avocat révèle, dans sa lettre, que la chaîne Net work Tv, qui permettait à la Tfm de retransmettre les matchs, a violé l’accord qui le liait à la Fifa. Par conséquent, la Fifa a demandé à ladite chaîne de cesser toute transmission de la Coupe du monde, à partir de ce jeudi 12 juillet, y compris l’autorisation de toute transmission par la Tfm.


Différend Excaf/BIS: les immeubles de Ben Bass définitivement saisis

YERIMPOST.COM La messe est dite dans le litige qui opposait la société Excaf à la Banque islamique du Sénégal (BIS). Dans sa livraison du jour, le quotidien les Echos renseigne que le juge des criées a prononcé la sentence. Prononcé en sa faveur, le verdict rendu ce mardi 12 juin au cours d’une audience d’adjudication atteste que les quatre (4) immeubles du groupe Excaf sont désormais la propriété exclusive de la banque. 1,7 milliard de francs que la banque réclamait au groupe fondé par le défunt Ibrahima Ben Bass Diagne. Son héritier avait même fait la proposition de verser 50 millions dans un premier temps et 20 millions par mois pour éponger sa dette mais la banque n’a rien voulu comprendre et, aujourd’hui, la justice lui donne raison. Le journal nous informe que l’immeuble qui abrite la RDV est également concerné et ses occupants peuvent être déguerpis d’un jour à l’autre.



Ce communiqué conjoint qui met fin au différend

A l’invitation de Son Frère et Ami, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, a effectué, les 08  et 09 février 2018, une visite de Travail et d’Amitié en Mauritanie, à la tête d’une importante délégation comprenant notamment le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, le Ministre du Pétrole et des Energies, le Ministre de l’Elevage et des Productions Animales, le Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime, le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, et d’autres Hauts Fonctionnaires du Gouvernement Sénégalais.
Cette visite qui s’inscrit dans la continuité des relations fraternelles et de coopération multiforme entre les deux pays, traduit la volonté de concertation et de dialogue permanents entre les deux Présidents et vise à raffermir et renforcer les liens historiques entre les peuples mauritanien et sénégalais.
Au cours de cette visite, les deux Présidents ont eu des entretiens en tête-à-tête ; entretiens qui ont porté sur le renforcement des relations bilatérales ainsi que sur les questions sous-régionales, continentales et internationales d’intérêt commun.
Ces entretiens, élargis par la suite, aux deux délégations ont été marqués par une parfaite identité de vue sur les sujets abordés.
Les Présidents SEM Mohamed Ould Abdel Aziz et SEM Macky SALL se sont félicités de l’excellence des relations de fraternité, d’amitié et de bon voisinage existant entre les peuples mauritanien et sénégalais et ont réaffirmé leur volonté de tout mettre en œuvre pour les développer et les renforcer davantage en vue d’assurer un développement harmonieux des deux pays.
Les deux Présidents ont passé en revue les divers domaines de coopération et se sont félicités des réalisations accomplies. Ils ont particulièrement insisté sur la coopération dans les domaines de l’énergie, de la pêche et de la sécurité.
Les deux Présidents, convaincus de l’importance du rôle de l’énergie  dans le développement économique durable, ont exprimé leur volonté commune d’intensifier la coopération dans ce secteur. Et, comme concrétisation effective de cette volonté politique les deux Etats ont signé l’Accord de Coopération Intergouvernemental « ACI » portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyin (GTA) se trouvant au niveau des frontières maritimes entre les deux pays.
Les deux Présidents ont abordé la question liée aux conditions d’exploitation des ressources halieutiques et ont donné des instructions aux Ministres en charge de la Pêche et de l’Economie Maritime à l’effet, de prendre toutes les mesures nécessaires au renforcement de la coopération dans ce domaine, en vue de la signature d’un Protocole d’Accord entre les deux pays d’ici fin mars 2018.
Les deux Président ont exprimé leurs vifs regrets suite à la l’incident ayant entrainé mort accidentelle d’un pêcheur sénégalais sur les côtes mauritaniennes. Ils ont également regretté les saccages contre des commerces de mauritaniens à Saint Louis.
Ils ont appelé au respect des lois et règlements régissant l’accès aux ressources halieutiques, gage d’une exploitation rationnelle et d’une préservation durable dans l’intérêt suprême des deux pays.
Les deux Présidents ont donné des instructions aux Ministres en charge de l’Intérieur des deux pays de se réunir avant la fin du mois de mars 2018, à Dakar, pour finaliser et signer l’Accord sur les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants des deux pays.
Ils ont en outre, demandé à leurs Ministres en charge de l’élevage de réunir courant mars-avril 2018 au Sénégal, le Comité paritaire pour le suivi de la mise en oeuvre du Protocole réglementant la transhumance entre les deux pays.
Les deux Présidents ont également donné des instructions à leur gouvernement respectif pour la mise place d’un groupe d’impulsion chargé du suivi de la mise en oeuvre des accords signés entre les deux pays.
Abordant la question de la sécurité, ils se sont félicités des résultats obtenus dans le cadre de la coopération entre les deux pays et sont convenus de soutenir une approche solidaire afin de prévenir et de lutter plus efficacement contre la criminalité transfrontalière organisée sous toutes ses formes, en particulier le terrorisme, le trafic illicite d’armes, de drogue, d’êtres humains et le blanchiment d’argent. A cet effet, ils ont donné leurs hautes directives pour la tenue régulière des rencontres entre les structures concernées et l’organisation de patrouilles mixtes à terre comme en mer.
Les deux Présidents ont réaffirmé leur attachement à l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), modèle exemplaire et cadre d’une solide coopération sous régionale, fondée sur l’exploitation des ressources communes, l’équité et la solidarité entre les Etats riverains du bassin du Fleuve Sénégal.
Ils ont également insisté sur le rôle important joué par le CILSS et l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte dans la lutte contre la désertification dans le Sahel.
Au sujet de la Palestine, les deux Dirigeants tout en regrettant, la décision de l’Administration Américaine relative à la ville sainte d’El-Qods, appellent   au respect de la légalité internationale. Ils réaffirment leur soutien résolu à une solution pacifique, juste et durable fondée sur les principes du droit international énoncés dans toutes les résolutions pertinentes des Nations Unies pour la création d’un Etat palestinien indépendant avec comme capitale Al-Quds Al Sharif.
Abordant les questions multilatérales, les deux Présidents ont en particulier réitéré la nécessité d’une réforme globale du système des Nations Unies, y compris le Conseil de Sécurité, de façon à assurer la représentation équitable des Etats membres et refléter la réalité géopolitique actuelle. Ils ont, à cet égard, réaffirmé leur attachement à la position africaine commune exprimée dans le consensus d’Ezulwini.
Son Excellence le Président Macky SALL a adressé ses chaleureuses félicitations à Son frère et Ami Son Excellence le Président Mouhamed Oui ABDEL AZIZ pour l’accueil, par le Mauritanie, du 31eme Sommet de l’UNion Africaine.
Au terme de sa visite de Travail et d’Amitié en République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur le Président Macky SALL, a exprimé ses vifs remerciements et sa profonde gratitude à son frère Son Excellence Monsieur le Président Mohamed Ould ABDEL AZIZ, au Gouvernement et au Peuple mauritaniens pour l’accueil chaleureux et fraternel et l’hospitalité généreuse qui lui ont été réservés, ainsi qu’à sa délégation.
Son Excellence Monsieur le Président Macky SALL a adressé une invitation à son frère et ami Son Excellence Monsieur le Président Mohamed OULD ABDELAZIZ, pour effectuer une visite en République du Sénégal. Cette invitation a été acceptée avec un grand plaisir et sa date sera fixée par voie diplomatique.Fait à Nouakchott, le 09 février 2018 en deux versions, en Arabe et en Français, les deux textes faisant également foi.Pour le Gouvernement de la                                      Pour le Gouvernement de la                                                                                                                                                                         République Islamique de Mauritanie                          République du SénégalS. E. Mme Khadijetou MBARECK FALL                                    S. E. M Sidiki KABA                                Ministre Déléguée auprès du Ministre des                Ministre des Affaires Etrangères          Affaires Etrangères et de la Coopération,                et des Sénégalais de l’Extérieur       Chargée des Affaires Maghrébines, Africaines                                                                                   et des Mauritaniens de l’Etranger

Réaction éloquente de Macky Sall au différend avec la Mauritanie

YERIMPOST.COM « A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat présente, au nom de la Nation, ses condoléances attristées aux populations de Saint- Louis, particulièrement à la famille de Fallou Diakhaté, jeune pêcheur sénégalais qui a perdu la vie, suite à un incident au large des côtes mauritaniennes. Au regard des actions notables déjà réalisées pour améliorer le dispositif d’encadrement, d’équipement et de financement des acteurs du secteur de la pêche, le Président de la République invite le Gouvernement à amplifier les efforts soutenus de modernisation du secteur ainsi que le respect des prescriptions relatives l’immatriculation des pirogues et à la sécurisation de l’exercice de leurs activités dans les zones nationales et internationales de pêche réglementées. Dans ce cadre, le Président de la République réitère l’engagement constant du Sénégal à œuvrer à la consolidation, par le dialogue et la concertation, des liens séculaires et des relations de bon voisinage entre les peuples sénégalais et mauritaniens. »

Telle est, selon le compte-rendu du conseil des ministres du 31 janvier 2018, la réaction de Macky Sall au meurtre du jeune pêcheur mauritanien par les garde-côtes mauritaniens. Cette réaction, sereine, contraste avec le ton guerrier et de défi du communiqué de l’état-major mauritanien. Dans un style diplomatique, le Sénégal ramène la Mauritanie à la courtoisie requise dans les relations internationales. Et au sens de la responsabilité par un ton d’apaisement.

Yerimpost va revenir sur le détail des initiatives prises par les autorités sénégalaises au-delà de cette position officielle.

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