Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

discours

Discours du coordonnateur du pôle des Non-alignés à l’occasion du lancement du Dialogue national

Monsieur le Président de la République,
Je voudrais tout d’abord vous remercier au nom du pôle des partis non alignés, de cette invitation adressée à toutes les forces vives de la nation pour se pencher sur les questions d’intérêts national. Nous rendons Grace à Dieu de nous avoir permis de nous réunir en ce mois béni du Ramadan pour pour parler du devenir de notre pays. Depuis l’annonce de cette rencontre, l’opinion s’est souvent demandée, mais pourquoi organiser cette journée de Dialogue National, se référant certainement aux résultats de la première édition. La cérémonie d’aujourd’hui survient dans un contexte où les systèmes de valeurs se déconstruisent et les défis qui nous interpellent exigent le renforcement ou mieux, la reconstruction d’une société porteuse de valeurs d’éthique et de morale. Ce faisant, on peut reconnaitre qu’en l’espace d’une journée, nous ne pouvons pas apporter les réponses aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant. Toutefois, nous osons espérer que ce parterre de forces vives réunies aujourd’hui pourrait nous inspirer et nous amener à adopter des termes de références, un format de travail et une méthodologie aptes à nous permettre aux termes de ce dialogue d’aboutir à des consensus forts. C’est peut-être là, une réponse à l’interrogation sur l’opportunité d’un dialogue national. Ainsi, il nous faudra transcender les contingences assises sur l’intérêt personnel en inscrivant nos actions dans une dynamique de défense permanente de la prise en charge des attentes des sénégalais. Cette nouvelle page qui s’ouvre aujourd’hui doit nous inspirer pour la quête d’un nouveau départ, départ fondé sur l’intérêt général et le respect mutuel et reposant sur l’assertion que développement et valeurs ne s’opposent pas ; bien au contraire, le développement durable se nourrit de valeurs d’éthique, de morale, de justice, de tolérance et de dignité de chaque être humain. L’ancien Président de Tchécoslovaquie, Vaclav Havel disait je le cite : « Sans des valeurs et des obligations partagées par tous et profondément ancrées, ni la loi, ni un gouvernement démocratique ni même une économie de marché ne pourront fonctionner correctement ». Ainsi, opportunité ne pouvait donc être plus grande pour nous de lancer un dialogue
national pour la construction d’un système qui place au centre de ses préoccupations le bien-être des populations par des politiques appropriées dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’économie, de la prise en charge sociale, de l’emploi, de la sécurité, de la réforme des institutions, de la gouvernance des ressources humaines, naturelles et financières pour un développement harmonieux. Sur le volet politique, les sénégalais écoutent et observent la classe politique et attend qu’elle s’accorde sur un processus électoral consensuel permettant d’aller à des consultations dont les résultats seront acceptés par toutes les parties prenantes. C’est dire que Toutes les questions d’intérêts national devront être débattues à fond pour mettre un terme à toute cette suspicion persistante. Très chers compatriotes, c’est à ce prix seulement, que nous pourrons hisser notre pays au plus haut niveau dans le concert des nations en gardant notre identité commune, fondée sur les valeurs d’éthique et de morale. La réponse du corps politique, de l’élite religieuse et de la société civile à votre invitation, prouve notre conviction profonde que la consolidation de la cohésion nationale, de la démocratie, de la sécurité et du développement ne peut pas faire l’économie d’un dialogue sincère et inclusif. En adoptant des termes de références, un format et une métrologie efficace comme indiqué plus haut, le dialogue national aboutira sans nul doute à des conclusions pertinentes qui seront un patrimoine, à la disposition des décideurs, dont la mise en œuvre commencera sous votre magistère, et restera une référence pour longtemps. Pour cela, très chers compatriote, nous devons bâtir notre action sur une réelle volonté de tourner le dos aux divisions et querelles crypto personnelles en nous inscrivant dans un débat d’idée fécond afin d’engager le Sénégal dans la voie de l’avenir. Pour terminer, je voudrai rappeler que nous avons le pouvoir de construire la société à laquelle nous aspirons, mais seulement nous devons avoir le courage de prendre un nouveau départ, en gardant à l’esprit les valeurs qui ont toujours fondé notre société.

Je vous remercie de votre attention

Vive le Sénégal

Déthié Faye
Coordonnateur du pôle des Non-alignés

Discours de Valdiodio Ndiaye devant le Général de Gaulle de 1958 à Dakar ou la plus grande récupération politique de l’histoire du Sénégal !

Revenu au pouvoir en 1958, après une longue traversée du désert, le Général Charles de Gaulle prévoit de faire adopter une nouvelle constitution qui regroupe la France et ses colonies organisées en républiques autonomes. C’est ainsi qu’il entreprit un périple en Afrique qui le mènera au Madagascar, au Congo Brazzaville, en Côte d’ivoire, en Guinée et au Sénégal, pour s’assurer que les Africains voteront « OUI » lors du référendum du 28 septembre 1958. Ce qui est frappant et continue à marquer les esprits de plusieurs Sénégalais est l’absence des deux principaux leaders de la politique sénégalaise d’alors, Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia. Le premier, Senghor, n’avait aucune responsabilité exécutive. Donc, sa présence n’avait aucun sens lors de cette visite historique du Général de Gaulle. C’est pour cette raison que le Président Abdou Diouf s’étonne des vives critiques à l’endroit de Senghor pour son absence : « Je m’étonne qu’on stigmatise l’absence de Senghor. Je le rappelle, Senghor n’avait aucune responsabilité exécutive [ . . . ] C’est Mamadou Dia qui était en charge de l’exécutif »(SOURCE : AFRIQUE :UNE AUTRE HISTOIRE DU 20 ème SIECLE). Le second, Mamadou Dia, était, conformément à Loi-cadre proposée par Gaston De ferre, Maire de Marseille et Ministre de la France d’Outre-mer, était le Chef de l’exécutif en tant que Président du Conseil du Gouvernement autonome. Avec la Loi-cadre, votée et adoptée en juin 1956, chaque colonie française est, désormais, mise sous l’autorité d’un gouvernement bicéphale : un Français et un Africain. Léopold Sédar Senghor, découragé et assommé par la « balkanisation de l’AOF », c’est-à-dire le morcellement des colonies françaises qui étaient administrées de manière groupée par un seul Gouverneur général qui résidait au Sénégal, décida de se retirer de l’exécutif. Comme dans tout Etat respectueux, c’est le Chef de l’exécutif ou son représentant qui doit recevoir et accueillir son homologue. C’est ainsi que Mamadou Dia, absent, instruit son Ministre de l’intérieur, Valdiodio Ndiaye, et Lamine Guèye Sénateur et Maire de Dakar de le représenter à l’accueil de Charles de Gaulle à la place Prôtet (actuelle Place de l’Indépendance). Pour rappel, le Président du Conseil du Gouvernement,
Mamadou Dia, était en Suisse non seulement pour des vacances mais également pour des soins ophtalmologiques, car son état visuel commençait à se détériorer. Toutefois, le chef de l’exécutif, Mamadou Dia, livre les raisons de son absence, dans son livre autobiographique. Il fustige le comportement du Général de Gaulle et brandit l’argument de la préséance. En fait, le Général de Gaulle n’avait pas informé aux chefs de gouvernement territoriaux de sa venue. Mais, à la veille de la visite de Charles de Gaulle à Dakar, Mamadou Dia partit rejoindre Léopold Sédar Senghor en Normandie où il était en vacances. Dia consulta Senghor et essaya de le convaincre pour l’indépendance immédiate. Senghor hésita et lui répondit sincèrement : « Il faut, maintenant, que je te dise la vérité : j’ai promis au Gouvernement français de voter OUI » (SOURCE : Documentaire PRESIDENT DIA). Pour Senghor, il fallait aller à l’indépendance dans l’unité des colonies africaines de la France et également préparer l’indépendance qui arriverait deux à trois ans plus tard. Mamadou Dia, déçu, mais accepte le point de vue de Senghor. Ce faisant, il instruit à Valdiodio Ndiaye, son représentant, de mettre à l’aise le Général de Gaulle en lui assurant que le Sénégal votera OUI le 28 septembre, comme l’ont fait les autres pays sauf la Guinée où Sékou Touré a décidé d’opter pour le NON c’est-à-dire l’indépendance immédiate. Sentant l’ardeur et la menace des porteurs de pancartes et de ses leaders, Jean Colin, un Administrateur colonial, fait changer de discours à Valdiodio Ndiaye et écrit un discours qui reflétait l’aspiration profonde des porteurs de pancartes qui réclamaient l’indépendance immédiate. A cet égard, Oumar Sankharé révèle : « Le fameux discours prononcé devant le général de Gaulle à la place Prôtet à Dakar n’est pas de Valdiodio Ndiaye mais bien de Jean Colin qui l’avait rédigé intégralement. Il s’agissait pour lui, administrateur colonial, d’utiliser Valdiodio Ndiaye comme une marionnette afin de récupérer les revendications des intellectuels du PAI et du PRA/Sénégal pour endiguer le mouvement contestataire des porteurs de pancartes (SOURCE : « Le conflit entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia ou la crise constitutionnelle de décembre 1962 »). Si ce discours de Valdiodio Ndiaye était sincère, le NON l’aurait remporté un mois plus tard, c’est-à-dire le 28 septembre 1958 comme l’a fait Sékou Touré en optant pour le NON, l’indépendance immédiate. De plus, si ce discours de Valdiodio n’était pas un saupoudrage pour calmer les porteurs de pancartes, Valdiodio, lui-même, aurait battu campagne pour le NON aux côtés des leaders du PAI et du PRA/SENNEGAL (Majemout Diop et Abdoulaye Ly) qui avaient battu campagne ouvertement pour l’indépendance immédiate alors que Valdiodio Ndiaye a battu campagne pour le OUI aux côtés de Senghor et Dia, malgré son beau discours jugé par la postérité comme héroïque ! Au soir du 28 septembre 1958, le Sénégal vote massivement pour le OUI et renonce à l’indépendance immédiate, contrairement au discours « héroïque » de Valdiodio Ndiaye prononcé un mois plus tôt devant le Général de Gaulle. C’est donc le 04 avril 1960 que le Sénégal accède à l’indépendance dans le cadre de la Fédération du Mali. Le Gouvernement fédéral était représenté par Modibo Keita ; la France, elle, était représentée par Louis Jacquinot, Ministre d’Etat. Le 20 juin 1960, la Fédération du Mali célèbre son indépendance obtenue le 04 avril. Cependant, dans la nuit du 19 au 20 août 1960, une profonde crise secoue la Fédération du Mali et la fédération s’éclate. Le Sénégal, en souvenir de la signature de l’acte d’indépendance et du transfert des compétences avec la France, retient le 04 avril comme fête nationale de son indépendance. En dernière analyse, le discours de Valdiodio Ndiaye du jeudi 26 août 1958 devant le Général Charles de Gaulle, l’homme du 18 juin, n’était que de la récupération politique, un saupoudrage pour tromper l’opinion et la postérité.

Abdoulaye Seydi, Doctorant en Littérature africaine à l’UGB et Inspecteur de la jeunesse en service au
Ministère de la Jeunesse.

Vidéo -Défilé du 4 avril 2019: Discours du Président Macky Sall

Discours historique de Macky Sall

République du Sénégal
Un Peuple – Un But – Une Foi

Un peuple, Un But, Une Foi

Discours d’investiture de Son Excellence Monsieur le Président Macky Sall
**
A l’occasion de sa cérémonie de prestation de serment

Centre des Expositions de Diamniadio, 2 avril 2019

Excellences, Madame, Messieurs les Chefs d’Etat, chère sœur, chers frères,
Mesdames les premières Dames,
Monsieur le Vice-Président,
Messieurs les Chefs de Gouvernement, Mesdames, Messieurs les Chefs de délégations des pays amis et Institutions partenaires,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Président du Haut Conseil des Collectivités territoriales,
Madame la Présidente du Conseil économique, social et environnemental,
Monsieur le Président du Conseil constitutionnel, Madame, Messieurs les membres du Conseil constitutionnel,
Mesdames, Messieurs les Ministres d’Etat,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême,
Monsieur le Procureur général près la Cour suprême,
Mesdames, Messieurs les membres du Corps diplomatique,
Mesdames, Messieurs les députés,
Mesdames, Messieurs les membres du Haut Conseil des Collectivités territoriales,
Mesdames, Messieurs les membres du Conseil économique, social et environnemental,
Autorités administratives, territoriales, religieuses et coutumières,
Distingués hôtes,
Mesdames, Messieurs,

Avant tout propos, je tiens à vous saluer, mes chers frères et sœur, Chefs d’Etat africains, et vous remercier chaleureusement, pour l’amitié et l’honneur que vous nous faites, en rehaussant cette cérémonie d’investiture de votre présence.
Merci à vous, Présidents DENIS SASSOU NGUESSO, PAUL KAGAME, FAURE GNASSINGBE, MOHAMED OULD ABDEL AZIZ, ALPHA CONDE, MAHAMADOU ISSOUFOU, ALASSANE OUATTARA, JOSE CARLOS FONSECA, IBRAHIM BOUBACAR KEÏTA, JOSE MARIO VAZ, MUHAMMADU BUHARI, ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, ADAMA BARROW, GEORGE WEAH, JULIUS MAADA BIO, SAHLE-WORK ZEWDE, ANDRY RAJOELINA et FELIX TSHISEKEDI.
Fidèle à l’attachement panafricaniste du Sénégal, je me réjouis de poursuivre, avec vous, nos efforts communs pour la paix, la sécurité, la stabilité et l’intégration africaine.
Je remercie tous les pays amis et Institutions partenaires qui ont envoyé des délégations à l’occasion de cette cérémonie, ainsi que tous nos invités ici présents.
Au nom du peuple sénégalais et en mon nom personnel, je vous souhaite la bienvenue et un agréable séjour parmi nous.
Monsieur le Président du Conseil constitutionnel, je voudrais vous remercier, ainsi que les membres du Conseil, pour vos félicitations et vos propos aimables.
Le 24 février dernier, les citoyens sénégalais se sont massivement rendus aux urnes, avec un taux de participation de 66,23%, pour choisir, dans le calme et la sérénité, leur futur Président de la République.
Les observateurs nationaux et internationaux ont salué à l’unanimité la bonne organisation du scrutin et attesté que le vote a été libre et transparent. Le mérite en revient au peuple sénégalais.
Je rends grâce à Dieu. Je réitère ma profonde gratitude aux concitoyennes et concitoyens qui m’ont renouvelé leur confiance à une majorité confortable de 58,26%.
Je ressens dans cette confiance renouvelée un honneur pour le bilan qu’elle approuve, et une motivation à poursuivre mes efforts pour répondre aux espérances de la Nation.
Je pense aussi aux compatriotes qui ont exprimé d’autres choix. Ces voix, comme celles de la majorité, méritent le respect pour la diversité qu’elles apportent à notre expérience démocratique.
Je dois reconnaissance et gratitude à ma famille, pour son soutien et sa patience qui me donnent la force et la quiétude de me consacrer aux servitudes de l’Etat.
En vertu du serment que je viens de prêter, je serai le Président de toutes les sénégalaises et de tous les Sénégalais.
Je renouvelle, par conséquent, mon appel au dialogue sans exclusive ; un dialogue constructif et ouvert à toutes les forces vives du pays ; forces politiques, économiques et sociales.
A la tête de l’Etat, je mesure pleinement la responsabilité et la gravité de la charge. Elle rappelle, cette charge, que la démocratie et la République consacrent l’égale dignité des citoyens ; et que le mandat électif n’établit aucun privilège au profit du mandataire sur les mandants, mais plutôt une mission au service du bien commun.
Il s’agit de servir et non de se servir. C’est donc avec humilité et détermination que je me remets au service du peuple sénégalais.
Au cours des sept dernières années, je me suis pleinement consacré à l’avènement d’un Sénégal pour tous, à travers le Plan Sénégal Emergent, et en mettant en place des politiques publiques fondées sur l’équité territoriale et la justice sociale.
Ainsi, nous avons amélioré les performances de notre économie, grâce à l’assainissement des finances publiques, et des réformes hardies en matière de gouvernance.
Nous avons réalisé des infrastructures structurantes, redressé le secteur de l’énergie, désenclavé des zones isolées et apporté des services sociaux de base dans des localités jusque-là défavorisées.
Nous avons élargi les cartes sanitaire, scolaire et universitaire de notre pays, et amélioré la condition de l’enseignant et de l’étudiant.
Nous avons amorcé le processus de modernisation de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage. L’autosuffisance alimentaire est désormais à notre portée.
Nous avons mis en place des instruments novateurs d’inclusion sociale et d’équité territoriale, notamment : le Programme d’Urgence de Développement Communautaire, le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires frontaliers, les Programmes de Modernisation des Villes et des Cités religieuses, les Bourses de Sécurité familiale, la Couverture Maladie universelle et les Cartes d’Egalité des chances pour les personnes vivant avec un handicap.
Voilà un aperçu du bilan que le peuple sénégalais souverain a positivement sanctionné le 24 février 2019.
Nos acquis sont indéniables et seront renforcés par la mise en œuvre de la deuxième phase du PSE qui porte sur la période 2019-2024.
En même temps, je suis conscient des défis devant nous ; parce que j’ai le Sénégal au cœur.
Du fin fond de nos campagnes aux confins de nos cités, je ressens toutes les pulsions de notre pays, dont celles, ardentes et chaleureuses de notre jeunesse.
Pour la séquence que nous ouvrons aujourd’hui, cette jeunesse, vibrante et créative, qui incarne l’espoir et la force vitale de la nation sénégalaise, restera au premier rang de mes priorités.
En conséquence, des efforts encore plus soutenus seront consacrés à l’emploi et à l’employabilité des jeunes.
Je poursuivrai la réforme de notre système éducatif afin qu’à tous les niveaux, il ouvre davantage de possibilités à la formation professionnelle.
Je renforcerai par conséquent les initiatives et programmes dédiés à l’apprentissage aux métiers et à l’esprit d’entreprise, comme la Formation-Ecole-Entreprise en collaboration avec le secteur privé, la Délégation à l’Entreprenariat Rapide des femmes et des jeunes (DER) et l’Office national de Formation professionnelle.
De même, le réseau des Centres de formation professionnelle et technique sera étendu, à raison d’un Centre au moins dans chacun de nos 45 Départements. La DER et le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires soutiendront davantage les jeunes créateurs de start ups, en particulier dans l’économie numérique.
Je porterai également une attention particulière aux politiques publiques en faveur des femmes et des filles.
Toujours à la tâche, dans nos villes comme dans nos campagnes, les femmes sont des héroïnes au quotidien. Nous ne pourrons pas avancer sur la voie du développement en laissant derrière plus de la moitié de notre société : nos mères, nos épouses, nos sœurs et nos filles.
Toutes les initiatives de soutien à l’amélioration de la condition féminine seront par conséquent maintenues et renforcées.
Je pense aux facilités en matière de soins de santé pour la femme et les enfants à bas âge, aux équipements d’allègement des travaux pour les femmes, au financement de la DER, au Fonds d’Impulsion de la Microfinance, au nouveau Fonds de Promotion de la Microfinance Islamique (PROMISE) et à la construction de nouveaux Centres d’Assistance et de Formation dédiés aux femmes et aux jeunes filles.
La troisième priorité que je compte mettre en œuvre tient à l’amélioration de notre cadre de vie, à la promotion d’un habitat décent pour tous et à la sauvegarde de notre environnement.
Il y a urgence à mettre fin à l’encombrement urbain, à l’insalubrité, aux occupations illégales de l’espace public et aux constructions anarchiques dans des zones inondables comme le Technopôle de Dakar.
J’appelle à une mobilisation générale pour forger l’image d’un nouveau Sénégal ; un Sénégal plus propre dans ses quartiers, plus propre dans ses villages, plus propre dans ses villes ; en un mot un Sénégal « Zéro déchet ».
Je ferai prendre sans délai des mesures vigoureuses dans ce sens. J’y engage aussi les autorités territoriales et locales, ainsi que les mouvements associatifs et citoyens.
S’agissant de l’habitat, je lancerai un vaste programme pour la construction de 100 000 logements sur cinq ans, afin que progressivement, chaque famille sénégalaise, quels que soient ses revenus, puisse accéder à un logement décent, à un coût accessible.
La protection de notre environnement reste un défi majeur de notre temps.
J’ai initié le PSE vert, pour consacrer plus d’efforts à la sauvegarde de notre écosystème, par le reboisement et une lutte plus ferme contre la déforestation et la spéculation foncière autour des zones humides et celles à vocation agricole, notamment les Niayes.
Outre sa beauté naturelle, la zone des Niayes est un maillon essentiel de notre chaine alimentaire. Elle contribue à nourrir la nation et à générer des recettes d’exportation.
Je voudrais dire solennellement que je ne laisserai pas la frénésie de la spéculation foncière détruire cette zone d’intérêt vital pour les producteurs agricoles et la nation tout entière.
Je veillerai personnellement à la protection des zones à vocation agricole sur l’étendue du territoire national.
En même temps, dans le processus d’aménagement des nouvelles zones urbaines de Diamniadio et du Lac Rose, je réitère l’attention particulière que j’accorde à la préservation de l’écosystème, en particulier la conservation du baobab, emblème de notre pays.
La réforme de l’administration est la quatrième priorité que je compte mettre en œuvre pour soutenir nos efforts vers l’émergence et le développement.
Notre administration, ancienne et rompue à la tâche, est l’épine dorsale de l’Etat. Elle en assure la stabilité et la continuité au-delà des changements de gouvernements et de régimes.
Je sais, et je m’en félicite, qu’elle recèle de ressources humaines de qualité, dévouées corps et âme à la bonne marche du service public. Tout cela est appréciable. Mais nous pouvons faire mieux.
Notre administration doit épouser les réalités de son temps et s’adapter à ses missions devenues plus nombreuses, plus diversifiées, plus complexes et donc plus exigeantes.
Or, dans bien des cas, trop de routine, trop de lenteurs, trop de procédures et de formalités indues continuent d’altérer l’efficacité du service public et la compétitivité de notre économie.
Dans la nouvelle dynamique que je compte imprimer à la conduite des affaires publiques, j’ai la ferme intention d’inscrire toutes les actions de l’Etat en mode fast track. Nous l’avons déjà réussi pour des projets et initiatives majeurs. Il nous faut généraliser ces meilleures pratiques.
Quand on aspire à l’émergence et qu’on est tenu par l’impératif du résultat, l’urgence des tâches à accomplir requiert de la diligence dans le travail. Ce qui doit être fait aujourd’hui ne peut être remis à demain. Voilà le cap que j’entends fixer aux équipes qui m’accompagneront dans ce nouvel élan de réformes transformatives.
En tant qu’usagers du service public, nous attendons tous de l’administration qu’elle soit plus accueillante à notre endroit, plus diligente dans son fonctionnement et plus performante dans ses résultats.
J’engagerai donc sans tarder des réformes en profondeur, visant à simplifier et rationaliser nos structures, réformer nos textes là où c’est nécessaire, et dématérialiser davantage nos procédures et formalités administratives.
Dans la continuité du Forum national de l’administration tenu en avril 2016, il s’agit de moderniser davantage notre système administratif de façon à ce qu’il réponde mieux à ses missions régaliennes de service public et de développement.
J’appelle chaque agent de l’administration à être un acteur et un partenaire de cette mutation qualitative.
Dans le même esprit, je compte saisir l’Assemblée nationale afin qu’elle accompagne les changements dans la gouvernance de l’exécutif pour un meilleur suivi des politiques publiques.
Pour ce chantier et pour d’autres, l’ardeur de la tâche ne doit jamais tempérer notre détermination à explorer de nouveaux horizons pour mener notre pays vers plus de progrès et de prospérité.
Telle est la finalité que j’assigne à notre ambition collective de réaliser le Sénégal de tous, le Sénégal pour tous.
Ensemble, mes chers compatriotes, ayons la confiance qui féconde l’action et le résultat.
Ensemble, gardons à l’esprit que cette nation qui nous rassemble sous son ombre protectrice est beaucoup plus grande que la somme de toutes nos ambitions réunies.
Ensemble, restons dans le temps de l’action et continuons notre marche résolue vers le Sénégal émergent.
Ensemble, dans un monde de turbulences et d’incertitudes, restons fidèles aux générations passées et dignes des générations futures, en maintenant notre cher pays dans les eaux calmes de la paix, de la stabilité et du développement solidaire et inclusif.
Notre histoire commune nous le commande.
Notre destin partagé nous le demande.
Madame, Messieurs les Chefs d’Etat, Vice-Président, et Chefs de gouvernement,
Mesdames les Premières dames,
Mesdames, Messieurs les Chefs de délégations,
Mesdames Messieurs,
Je vous remercie de votre aimable attention.

Idrissa Seck: les grandes lignes d’un discours « ferme »

 

Vidéo- Solennel dernier discours de campagne de Macky Sall à Dakar

Vidéo- Discours du candidat Macky Sall à son meeting de Guédiawaye

Vidéo- Discours du candidat Macky Sall à son meeting de Thiès

Vidéo- Discours du candidat Macky Sall à son meeting de Mbour

Vidéo- Discours du candidat Macky Sall à son meeting de Foundiougne

Vidéo- Discours du candidat Macky Sall à son meeting de Bignona

Vidéo- Discours du candidat Macky Sall à son meeting de Tambacounda

Vidéo- Discours du candidat Macky Sall à son meeting de Kédougou

Vidéo- Discours du candidat Macky Sall à son meeting de Matam

Vidéo: Discours du candidat Macky Sall à son meeting de Podor

Vidéo- Discours offensif de Idrissa Seck à Thiès

 

Vidéo – Discours d’ouverture de la campagne 2019 de Macky Sall

 

 

Vidéo- Inauguration de la Sphère ministérielle à Diamniadio: discours de Macky Sall









Vidéo- Cérémonie de réception du « TER »: Discours du président Macky Sall









Vidéo- Cérémonie de réception du « TER »: Discours de Soham El Wardini









(Vidéo) Dakar Arena: Discours de bienvenu d’Aminata Touré

















(Vidéo) Dakar Arena: Discours de bienvenue de Mbaye Ndiaye

















(Vidéo) Dakar Arena: Discours du président Alassane Ouattara de la côte d’Ivoire

















(Vidéo) Dakar Arena: Discours du président Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie

















Cérémonie officielle du Magal: l’excellent discours pré-électoral du khalife général des mourides

YERIMPOST.COM L’édition 2018 du grand Magal de Touba coïncide avec un contexte préélectoral. L’occasion pour le khalife général des mourides, au cours de la cérémonie officielle et par la voix de son porte-parole Serigne Bass Abdou Khadre, de rappeler aux hommes politiques les fondamentaux de notre société. Pour Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, ces leaders doivent se faire confiance mutuellement et éviter les discours qui sèment la confusion entre les différentes familles religieuses que compte le pays. Aussi, sous la dictée du khalife, Serigne Bass Abdou Khadre a sermonné les Sénégalais de toutes obédiences qu’une « nation ne se bâtit pas dans le divertissement, la farce le jeu et la mondanité, mais dans la droiture et le travail. »







Vidéo- Cérémonie officielle Magal de Touba 2018: Discours de Cheikh Bass Abdou Khadre Mbacké

Discours accusateur de Thierno Alassane Sall

Mesdames, Messieurs les journalistes.

 

 

Au moment où le mandat du Président Macky SALL tire à sa fin, on assiste comme à une accélération des pratiques qui ont fait l’essence de sa gouvernance.

 

 

Deux dossiers qui font l’actualité illustrent de manière saisissante le parachèvement du contrôle de notre économie par des intérêts privés étrangers, délibérément orchestré par le Président de la République. Il s’agit du renouvellement de la concession antérieurement accordée à la SDE et du permis minier relatif au fer de la Falémé.

 

 

Le premier dossier cité montre de façon caricaturale l’effondrement de toutes les voies de recours qu’aurait pu solliciter la SDE, ne laissant à son Conseil d’Administration d’autre choix que de prendre l’opinion à témoin, participant ainsi à amplifier les rumeurs qui courent dans tout Dakar sur ce marché en eaux troubles.

 

 

Quant à la concession de l’exploitation du fer de la Falémé, elle illustre la vente par découpe des secteurs stratégiques de notre pays sans débat, ni à l’assemblée nationale, ni au sein du gouvernement ou à quelque autre niveau.

 

 

Un homme seul décide selon son bon gré, de confier des secteurs qui participent de la souveraineté d’un pays à des opérateurs étrangers, pour des durées pouvant atteindre le demi-siècle, (c’est le cas pour les permis relatifs hydrocarbures – 45 ans) : c’est ainsi que le bloc Rufisque Offshore profond a été octroyé en violation des dispositions pertinentes du code pétrolier et de son décret d’application.

 

En cette occasion j’ai vu un Président et son Premier Ministre faire fi des lois de la République (comme pour dire que la loi c’est moi) et engager le Sénégal dans des contrats qui pourraient nous faire perdre selon les circonstances, plus de 400 milliards par an au cours actuel du Baril.

 

 

Dans quel pays normal, à l’issue d’une évaluation menée selon les procédures établies par la loi, le premier à savoir le Consortium BP/Kosmos peut-il être le plus naturellement du monde écarté au profit du cinquième, TOTAL en l’occurrence, sans que rien ne s’en suive, en dépit du tollé provoqué dans l’opinion ? C’est pourquoi les cadres et le management de la SDE ont raison de se faire des soucis.

 

 

C’est dans les mêmes conditions de violation des lois que s’est faite la concession de l’exploitation de l’aéroport AIBD sans appel d’offres, a un consortium Turco-Sénégalais, monté pour les besoins de ce deal, sans aucune expérience ou référence connues dans ce secteur. La preuve de leur coupable et dangereuse incompétence a été apportée à l’occasion de la première grande pluie tombée à Diass.

 

Pour mémoire, des containers à bagages, parqués dans des conditions défiant toutes les règles et procédures connues de tout exploitant d’aérodrome un tant soit peu averti, se sont transformés en bolides et ont provoqué des dégâts énormes sur des aéronefs en stationnement, conduisant à l’arrêt provisoire de l’exploitation de ces avions.

 

 

Le Gouvernement du Sénégal porte la totale responsabilité dans ces accidents, pour avoir écarté de l’assistance au sol une société sénégalaise florissante dont le savoir-faire était reconnu par la communauté des usagers.

 

Pour avoir dénoncé et combattu quand on était dans l’opposition, les pratiques des tenants du pouvoir de l’époque, je ne saurai aujourd’hui me taire sur des manquements à des échelles autrement plus importantes et qui nourrissent les mêmes soupçons de collusion.

 

 

Il peut arriver au Président de la République de devoir constater lui-même les conséquences désastreuses de ses décisions sans en tirer les suites appropriées, c’est le cas pour l’autoroute à péage dont il a inauguré à grandes pompes le premier tronçon (validant de facto les tarifs exorbitants affichés) tout en concédant, par entente directe, à la même entreprise la construction et l’exploitation du tronçon Diamniadio – AIBD dans des conditions qu’il m’a été donné de refuser de signer en tant que Ministre des infrastructures, à savoir près 5,5 Milliards le kilomètre sans les échangeurs et les voies d’accès qui devaient être réalisés par l’Etat à coup de milliards.

 

 

Madame, Monsieur la liste est longue des secteurs vitaux du pays cédés par le monarque républicain qui nous gouverne : le site de l’ancienne gare routière les terres du Fouta, les visas d’entrée, les cartes d’identité biométrique, etc.

 

 

Durant cette période électorale où la vigilance est moindre et l’ambiance de fin de règne tenace, si l’on n’y prend garde, ces opérations vont monter crescendo. On se souviendra du candidat Macky SALL mettant en garde le Président WADE prit par une frénésie de signature de contrats peu avant et entre les deux tours de la présidentielle de 2012.

A ce propos, le plus gros scandale de l’histoire du Sénégal, ce n’est point pas le contrat relatif aux mines de fer de la Falémé mais bien celui des permis octroyés à Petrotim sur les blocs de Saint Louis Offshore profond et de Kayar offshore profond.

 

 

Il est à présent établi que ces contrats ont été signés entre les deux tours de la présidentielle de 2012 par les gouvernants de l’époque, dans une totale illégalité. En dépit des menaces qu’il avait proférées et en pleine connaissance de cause des conditions dans lesquelles lesdits contrats ont été établis, le gouvernement de Macky SALL s’est empressé à les approuver à travers deux décrets datant de juin 2012.

 

 

Comble d’incohérence, au moment où il procédait à cette approbation en signant les deux fameux, le Président avait dépêché une mission de l’Inspection Générale d’Etat pour enquêter sur ce dossier sulfureux. Je demande, au nom de ses engagements de la campagne électorale, que le rapport de l’IGE soit déclassifié. C’est le moins que l’on puisse attendre de celui qui avait révélé aux Sénégalais le rapport de l’IGE sur les chantiers de Thiès. Nous aurons le loisir de revenir plus en détail sur ce dossier.

 

 

Mesdames messieurs, les faits rappelés ci-dessus confirment les critiques maintes fois exprimées contre les pouvoirs exorbitants conférés au Président de la République par la Constitution en vigueur. L’un des tous premiers chantiers du régime qui lui succédera sera de procéder aux indispensables réformes des Instituions, sans lesquelles notre pays restera une Monarchie sous les oripeaux d’une République.

 

L’atrophie de notre Justice et de notre Parlement se manifestent à travers les dossiers évoqués ci-dessus mais également par une absence totale de réaction au moment où la Presse évoque une opération massive d’achat de conscience à l’occasion de la campagne de collecte de parrainage.

 

 

Plus que notre système démocratique, c’est notre tissu social, nos valeurs, le ciment de notre vivre ensemble qui est corrompu à une échelle sans précédent dans l’histoire. Nous y reviendrons plus amplement lors de la présentation de notre programme.

 

 

Désormais, au Sénégal, nul ne peut prétendre ignorer la généralisation de la corruption qui, en ces circonstances, atteint les fondements de notre Société : la Démocratie, l’engagement libre et désintéressé au Service de la Nation, etc.

 

 

Les dernières digues menacent de céder.

 

Thierno Alassane SALL

Dimanche 21 Octobre 2018| www.republiquedesvaleurs.com

© République des Valeurs – Octobre 2018

Discours incisif de désistement de Me Mame Adama Guéye

 

 

Siège :  2 voies Liberté 6 Extension – Sud Foire, (en face du Samu Municipal)

Tél.        (+221) 33 827 76 07 / (+221) 76 569 27 83

 

Sites :    www.senegalboubess.sn

 

Discours de Me Mame Adama Gueye

 

Conférence de presse du 17 Octobre 2018

 

Bonjour à tous !

 

Merci à chacun de vous d’avoir répondu à notre invitation à cette conférence de presse !

 

C’est aux sénégalais que je pense au moment de m’exprimer devant vous ! Aux plus fragiles d’entre nous.

 

Ceux qui devraient être au centre de l’Action Publique, de la Démocratie et de la République et qui ne le sont pas !

 

Celles et ceux qui, parce que n’ayant pu profiter de l’Ascenseur Social qu’aurait dû être – ces 60 dernières années – l’Ecole de la République, ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour faire face aux aléas d’une vie qui ne leur offre aucune espérance de lendemains meilleurs…

 

Je pense à la grande majorité des Citoyens de la belle Nation qu’est le Sénégal : la JEUNESSE

 

Les JEUNES des Villes

 

Ils sont à l’Ecole. Sans plus vraiment y croire…

 

A force d’avoir pris l’habitude de regarder leurs Enseignants et le Gouvernement oublier de parler de l’Avenir qu’ils leur préparent pour ne se préoccuper que de sempiternelles querelles qui ont fini de faire de l’année scolaire « sans grève » l’EXCEPTION !

 

Et la menace répétée de l’« Année Blanche » la REGLE

 

Ils sont aux coins des rues de nos quartiers. A boire du thé pour les plus raisonnables, les plus résignés, d’entre eux ! Sur ces bancs « Djaakhlé » qui disent, avec un humour qui cache mal leurs souffrances juvéniles, combien ils sont perdus et sans repères dès qu’il s’agit de se faire un Devenir

 

 

Les Jeunes des Campagnes.

 

Qui ne connaissent de l’Ecole que les « Abris provisoires » aux murs de branchages adossés à des poteaux de bois.

 

Obligés, souvent, de cesser d’aller à l’Ecole pour aider à faire vivre la famille qui leur a tout donné. Et de se retrouver, au début de ce 21ème siècle plein des promesses de la Technologie et de l’Emergence économique, dans les champs à attendre que la Pluie veuille bien tomber ! Pour que germent les graines semées avec l’espoir de revenus qui, peut-être, ne viendront jamais améliorer le quotidien difficile des mois de soudure.

 

Je pense aux JEUNES de mon pays qui, musulmans ou chrétiens, n’auront jamais de sépulture en Terre bénie du Sénégal ! Parce que pétris de « DJOMM » et de « FAYDA », ils auront choisi de chercher, ailleurs que sur leur Terre Natale, l’Avoir et le Devenir que nous n’avons su leur offrir !

 

Ils sont MORTS dans les eaux froides de la Méditerranée, les yeux rivés vers une Europe qu’ils ne verront pas ! Sans se retourner, jamais, vers ce pays dont ils auraient dû être la FORCE de l’AVENIR

 

Je pense, au moment de vous parler de la situation politique de notre pays, aux FEMMES du Sénégal.

 

 

 

 

2

 

 

Elles sont l’autre moitié du Monde ! De notre monde…

 

Elles continuent, dans mon pays, à tenir à bras le corps une société où elles sont garantes de l’éducation et de la perpétuation des valeurs qui en font le SOCLE social.

 

Elles n’en sont pas, pour autant, reconnues à la juste hauteur de la fonction sociale qu’elles assurent…

 

Aller à l’Ecole de la République reste, pour beaucoup d’entre elles, une chance qui ne leur sera donnée que le temps d’être assez grandes pour affronter les affres d’un mariage précoce.

 

Enfanter sera, pour celles de la Ruralité, une grâce pour laquelle le risque existe de perdre la vie et celle de leur enfant.

 

Sans formation reconnue, elles viendront gonfler, comme leurs frères, les rangs d’un Exode Rural qui leur fera découvrir la Ville et les désillusions des forçats d’un Urbanisme débridé ; les « Mbindaanes »…

 

Plus âgées, elles feront vivre leurs familles en vendant au marché ou en faisant le linge avec le secret espoir de voir leurs enfants, plus lucides quant à l’impasse sociale, vivre mieux qu’elles n’auront survécu.

 

Je pense aux Hommes.

 

 

 

Mais les Hommes de chez nous n’ont pas de malheurs dont ils puissent parler… Ils se taisent. Souvent…

 

Honteux de n’avoir les moyens de prendre soin de leurs familles et se drapant dans la dignité silencieuse de ceux qui n’ONT pas et n’espèrent plus AVOIR !

 

Fermant les yeux sur les errements d’une progéniture adolescente qui, ventre vide mais téléphone ouvert à ce que le Monde Global propose de pire !

 

Feignant de ne les voir prendre des chemins de traverse contraires à tout ce que les Saints Hommes de notre histoire souhaitaient au Sénégal du Temps où ils ne seraient plus…

 

La souffrance silencieuse des hommes de mon pays !

 

Ceux qui auront eu la chance d’avoir travaillé toute leur vie et qui espéraient, enfin, la retraite paisible qui leur avait été promise… La retraite est arrivée, mais elle est si maigre que la Paix attendue n’est pas au rendez-vous !

 

Il faudra, tous les deux mois, faire la queue pour prendre une pension moyenne de 30.000 FCFA qui ne durera que le temps des « dépenses » d’une ou deux semaines…

 

Oublier fatigue et maladies, accompagnant le crépuscule de leur vie, pour garder Dignité et Foi en ce DIEU qu’ils prient pour qu’il les couvre du voile pudique de la « SOUTOUREU ».

 

Je pense, chers journalistes et enfants de ce pays, à tous ces Hommes et Femmes qui sont nos mères, nos sœurs nos frères, nos pères.

 

Je ne pouvais parler de la situation politique du Sénégalais sans parler de celles et ceux qui devraient être au centre de tout Engagement Politique ; les Sénégalais !

 

 

 

3

 

 

Nous l’oublions souvent ! Pourtant, c’est eux qui donnent SENS à tout ce que nous faisons dans cette campagne électorale…

 

Nous ne devrions chercher à exercer le Pouvoir que dans la perspective heureuse de voir le quotidien de nos concitoyens s’améliorer… Ce n’est plus le cas !

 

Le SYSTEME POLITIQUE, sur lequel s’appuie notre organisation sociale depuis les Indépendances, a fini de renoncer à son devoir de faire le « Mieux Vivre » de nos concitoyens.

 

Une bonne part de ce vivent nos concitoyens, trouve sa source dans le Système politique qui administre la République que nous nous sommes choisis depuis les INDEPENDANCES.

 

Un système politique où la Présidence de la République est OMNIPOTENTE.

 

Un système politique qui a produit un « Monstre Institutionnel » qui ne reconnaît aucune des Limites posées par le principe de la séparation des Pouvoirs.

 

Sans limites qui lui soient opposables, la Présidence de la République finit par annihiler toute initiative du Pouvoir Législatif à faire de l’Intérêt Général le pilier de la fabrication de la LOI.

 

Les députés deviennent ceux d’une Majorité Présidentielle avant d’être les députés du PEUPLE. Les intérêts partisans passent, malheureusement, devant l’Intérêt de ces sénégalais qui, mal représentés, voient leur qualité de VIE passer au second ordre des préoccupations des hommes politiques qui animent le Système.

 

La Justice, le Pouvoir Judiciaire, subit le même sort. En pire…

 

Deux ans après la proclamation des Indépendances, surgissent les premiers signes de dysfonctionnement de ce Pouvoir important de la République.

 

En 1962, Mamadou DIA voit la fin d’une carrière politique qui promettait le meilleur au Sénégal et ouvre la longue liste de procès où la constante est le soupçon d’un règlement « JUDICIAIRE » d’un contentieux politique.

 

Du Président Abdou DIOUF au président Abdoulaye WADE, les présidents de notre République auront usé, et abusé, des pouvoirs qui leur ont été confiés et fait « instrument » du Pouvoir Judiciaire pour défendre leurs intérêts politiques.

 

Le président Macky SALL aura été au summum de cette pratique qui ne peut rendre fier de notre système politique.

 

Traque sélective des « Biens mal acquis » obligeant les anciens ministres du Président WADE à rejoindre son camp politique s’ils veulent être dans l’impunité. Donnant à sentir à nos concitoyens que nous ne sommes plus « égaux en Droit devant la Justice »…

 

Bannissement de Karim Meïssa WADE au Qatar dans des conditions opaques. Emprisonnement et destitution du Maire de Dakar Khalifa SALL.

 

*Tous les deux étant candidats à la Présidentielle de février prochain.

 

 

 

 

 

 

4

 

Il est temps que tout cela s’arrête ! Au plus vite !

 

Les Sénégalais ont besoin de reprendre Espoir en la République et en ses Institutions.

 

Les Jeunes ont besoin de retrouver Foi dans le seul pays qui leur sera laissé en héritage.

 

Ceux d’entre eux qui ont été « orientés » dans les établissements d’Enseignement Supérieur depuis deux ans ne peuvent poursuivre leurs études. L’Etat doit près de 16 MILIARDS de FCFA à leurs instituts.

 

Les étudiants de l’Université Gaston BERGER de Saint-Louis menacent de retourner en grève du fait d’une dette de 1 MILLIARD de l’Etat à l’endroit des Restaurants du Campus Social.

 

Les sénégalais les plus faibles n’en peuvent plus de ne se voir proposer par leurs élites, l’Etat et les corps constitués une issue à l’impasse sociale dans laquelle ils se retrouvent.

 

Il est temps que cela s’arrête !

 

Surtout que l’approche des Elections présidentielles a permis de voir combien le Système Politique, cause de tous leurs malheurs, organise sa perpétuation en usant de tous les subterfuges ;

 

  • Les cartes électorales. Depuis les dernières Législatives, les pires qui aient été organisées depuis 1960, une bonne partie de nos concitoyens ne peuvent entrer en possession de leurs cartes d’électeurs.
    • Un précédent grave en République où chaque citoyen, qu’il habite à Dakar ou à

 

Touba, a le droit d’exercer son droit de VOTE.

 

  • Le Fichier Electoral de la prochaine présidentielle sera le premier, de l’histoire politique de notre Démocratie qui n’aura fait CONSENSUS.
    • Il y est ajouté que le régime refuse de le mettre à disposition des candidats à la présidentielle de l’Opposition. Les empêchant ainsi, de vérifier si les signatures collectées pour le Parrainage sont celles d’électeurs étant dans le Fichier.

 

  • Le parti au pouvoir a, évidemment, accès au Fichier Electoral. Le Jeu démocratique est faussé !

 

  • Le Ministre de l’Intérieur assume travailler à la réélection au premier tour du président de la République.

 

  • La requête de l’Opposition de voir une personnalité indépendante gérer les prochaines élections présidentielles voit le Président de la République lui opposer « sourde oreille » ! Abdou DIOUF et Abdoulaye WADE auront, pourtant, accepté de faire cette concession afin de permettre au pays d’aller à des élections apaisées.

 

  • La Conseil Constitutionnel ne donne aucune réponse à la demande, prévue par la LOI, de créer l’instance et les processus de vérification et de validation des signatures de

 

  • Parrainages ».

 

  • Il reste possible, en l’état, d’invalider toute candidature à cette élection qui ne

 

serait pas du goût des tenants du système en ne laissant que 15 jours au malheureux candidat.

 

  • Les Libertés Publiques sont « malmenées ».

 

 

 

 

 

 

5

 

 

  • Les forces de l’Ordre, se basant sur « l’Arrêté scélérat Ousmane NGOM », répriment sans ménagement toute manifestation dans le Plateau de Dakar. Là où, depuis toujours, la marche de protestation est entrée dans la culture démocratique.

 

Il est temps que cela s’arrête ! Avant qu’il ne soit trop tard…

 

Pour donner une chance, dans les cinq prochaines années, de voir la VIE de nos Concitoyens prendre une trajectoire vertueuse sortant du « Cercle Vicieux » du « Parti avant la Patrie », il nous faudra, TOUS, sortir de notre silence tétanisé.

 

 

A commencer par les candidats présentons que parce sûrs que chacun de nos compatriotes.

 

 

  • la prochaine Présidentielle… C’est un devoir pour nous qui ne nous la Démocratie politique est un exercice valorisant la Citoyenneté de

 

 

Je me fais un devoir d’aller les rencontrer pour discuter des voies et moyens de « sécuriser » le processus électoral et permettre à nos concitoyens de se choisir leur Président de la République dans le cadre d’un scrutin transparent qui garantit l’exercice libre du droit citoyen fondamental qu’est le vote.

 

Les vingt-cinq ans que j’ai consacrés à la défense de la démocratie, de l’Etat de DROIT et des droits civiques me confèrent, je crois, la Légitimité pour m’inscrire dans la recherche du Consensus indispensable à rendre opérationnel cette exigence politique vitale en ces Temps d’Incertitudes que vit le Sénégal !

 

Je le ferai !

 

Pour prospérer, l’initiative devra :

 

Impliquer la société civile, organisations professionnelles, patronales, syndicales et religieuses qui ont part entière dans la construction de la « République de nos Ambitions » !

 

Prendre à témoin les Ambassades et représentations diplomatiques accréditées dans notre beau pays ! Parce que dans le « Monde Global » d’aujourd’hui, rien de viable ne pourra se faire sans la prise à témoin de la « Communauté Internationale ».

 

J’ai décidé de me dévouer totalement à la réussite de cette initiative vitale pour notre démocratie et pour la sauvegarde de la paix sociale ;

 

Je suis prêt, pour cela, à faire le sacrifice de ma candidature à la prochaine présidentielle !

 

Si c’est le moyen de bénéficier de la confiance et de l’appui de toutes les parties prenantes dans cette démarche qui me paraît indispensable pour sauver le processus électoral exposé à un attentat rampant savamment planifié par le candidat Macky Sall !

 

Si c’est le moyen de construire ensemble la réponse collective au processus mortifère en cours qui menace dangereusement notre jeune Démocratie.

 

Nous allons devoir, ensemble, travailler à cela ! Pour l’objectif politique le plus noble que je connaisse ;

6

 

C’est notre responsabilité collective de mettre fin aux souffrances du Peuple sénégalais !

 

Un long combat commence pour chaque sénégalais !

 

Mais, d’abord, pour chacun d’entre ceux qui pensent mériter d’occuper la Magistrature Suprême du Sénégal.

 

Un combat dont les Enjeux couvrent la préservation des Ressources Naturelles de notre pays, notamment le PETROLE et le GAZ exposés au risque de la prévarication qu’a autorisé, ces dernières années, l’omnipotence de la Présidence de la République sur les autres Pouvoirs et sur les Corps de Contrôle sensés garantir l’orthodoxie de la gestion des ressources publiques du Sénégal !

 

C’est donc, aussi, pour assurer l’AVENIR de notre JEUNESSE qu’il nous faudra mener ce combat !

 

Pour ne plus avoir honte de les voir faits esclaves et vendus comme du bétail en Lybie !

 

Pour ne plus voir leurs jeunes cadavres amoncelés sur les plages des côtes italiennes.

 

Parce que la grâce que nous fait DIEU de ces ressources serait, si le pouvoir actuelle arrivait à survivre à la prochaine présidentielle, la pire des malédictions qui puisse frapper des sénégalais épuisés par tant de misère.

 

Avant qu’il ne soit trop tard, je prends dès demain, mon bâton de pèlerin ! Pour visiter mes frères et sœurs candidats aux élections présidentielles…

 

Pour que vive la République !

 

Vive le Sénégal !

 

Je vous remercie de votre aimable attention !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7

Discours de Macky Sall au Forum sur la Coopération sino-africaine (+photos)

Point de presse à l’issue du Sommet du Forum sur la Coopération

sino-africaine

***

Remarques de SEM Macky Sall, Président de la République du Sénégal,

co Président du Forum

 

 Beijing, 04 aout 2018

Merci Monsieur le Président.

Je voudrais d’abord saluer nos amis de la presse ici présents.

Je tiens également à vous remercier, Président Xi,  pour votre aimable invitation à ce Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine et pour toutes les dispositions que vous avez fait prendre afin de rendre notre séjour agréable.

Je vous félicite pour la parfaite organisation de nos travaux et la qualité de nos délibérations.

Alors que j’entame mon mandat comme nouveau co Président de notre Forum, je tiens aussi à saluer et féliciter chaleureusement notre ami et frère, le Président Cyril Ramaphosa pour le succès de sa mission au nom de l’Afrique.

Well done, brother Cyril, and congratulations to you for your outstanding work.

Je suis très heureux de poursuivre nos efforts communs avec le Président Xi Jinping.

Depuis qu’il m’a invité en visite d’Etat en février 2014, j’ai eu l’occasion de revoir le Président Xi à plusieurs reprises. Et il nous a fait l’honneur d’effectuer au Sénégal en juillet dernier sa première visite à l’étranger depuis sa réélection.

J’ai pu, à chaque fois, mesurer la profondeur et clarté de sa vision du monde, ainsi que la force et la sincérité de son engagement dans les relations sino-africaines.

C’est dire combien je me réjouis de travailler avec vous, Président Xi, dans le cadre du mandat que notre Sommet vient de confier au Sénégal.

***

Alors que la Chine célèbre cette année 40 ans de succès de sa politique d’ouverture et de réforme, notre Forum fête 18 ans de réussite des relations  sino-africaines.

En 18 ans, nous avons accompli d’importants progrès dans notre dialogue pour la compréhension mutuelle, le renforcement de nos relations politiques et le raffermissement de notre coopération économique.

Les relations sino-africaines sont sans doute entrées dans leur âge d’or. Ces relations sont confiantes et durables, parce qu’elles reposent sur une amitié sincère, tissée dans la lutte pour la décolonisation de nos pays, et sur les principes d’égalité, de respect réciproque et d’avantages mutuellement bénéfiques.

Depuis le Sommet de Johannesburg en 2015, nous avons davantage resserré nos relations et accéléré la mise en œuvre de notre coopération. Je  remercie le Président Xi Jinping d’avoir tenu ses engagements dans le cadre des 10 Programmes qu’il avait annoncés à Johannesburg, avec un accompagnement financier de 60 milliards de dollars.

La Déclaration et le Plan d’Action que nous venons d’adopter visent à consolider ces acquis, toujours sur la base des principes de d’amitié, de sincérité, de pragmatisme et de franchise ; ce qui signifie aussi la ferme reconnaissance par l’Afrique d’une seule Chine.

Nos perspectives sont encore meilleures pour aujourd’hui et le futur, avec l’implication plus active de nos secteurs privés respectifs et la mise en œuvre progressive de l’initiative la Ceinture et la Route Ceinture et route dont la Chine abritera le 2e Forum en 2019. L’Afrique se mobilisera aux côtés de la Chine pour la réussite de cet évènement ainsi que pour le succès de la prochaine foire internationale de Shanghaï.

De même, en tant que nouveau co Président de notre Forum, je participerai après-demain 6 septembre à Hangzhou au Sommet de la coopération sino-africaine dans le secteur privé.

***

Le partenariat stratégique global de coopération entre la Chine et l’Afriquedevra aussi poursuivre et renforcer sa vision à long terme, par une analyse continue et lucide des enjeux mondiaux actuels et futurs.

Dans l’esprit de la Déclaration de Beijing, l’Afrique et la Chine doivent toujours se soutenir mutuellement.

C’est le sens même de la communauté de destin Chine-Afrique que nous voulons bâtir ensemble.

Et c’est aussi le sens de nos efforts concertés, pour des relations internationales apaisées, et une gouvernance mondiale plus ouverte, plus juste et plus inclusive.

Voilà les principes de base sur lesquels je compte travailler avec notre ami le Président Xi Jinping pour renforcer les acquis de notre Forum et porter à un niveau supérieur les relation d’amitié-sino africaine.

Je vous remercie. 

 

Vidéo- Thierno Bocoum revient sur les omissions du discours à la nation de Macky Sall

YERIMPOST.COM Thierno Bocoum, leader du mouvement « AGIR », revient sur les omissions du discours à la nation de Macky Sall

Le discours de Macky Sall après le défilé (wolof)





Vdéo- Le discours de Macky Sall après le défilé (français)





Discours à la nation: Macky Sall zappe totalement l’opposition

YERIMPOST.COM Le chef de l’Etat a complètement zappé son opposition dans son adresse à la nation. En cette année pré-électorale, nombreux sont les acteurs politiques qui attendaient que Macky Sall évoque les questions politiques de l’heure. Le président de la République leur a fait faux bond. Pas un seul mot sur les questions politiques, comme le parrainage, qui préoccupent tant les membres de l’opposition. «Les projets de loi relatifs à la modification de la Constitution et du Code électoral sont des problèmes fondamentaux. Je suis déçu que le président n’ait pas évoqué ces questions», a réagi le coordonnateur du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR), Pr Issa Sall.




Vidéo wolof- Cheikh Yérim Seck commente le discours à la nation de Macky Sall






° Top
YerimPost

GRATUIT
VOIR