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LFI 2019: Réponse aux critiques sur la pertinence des choix d’investissement du PSE

Avec le Plan Sénégal émergent (PSE), initié en 2014 par le président Macky Sall, le Sénégal s’est lancé dans la construction d’infrastructures pour favoriser le développement économique. C’est dans cette perspective que le projet de Loi de finances initiale 2019 intègre les engagements pris par le Gouvernement du Sénégal quant à la poursuite des programmes phares du PSE, notamment le PUDC, le PUMA, Promovilles, la déserte ferroviaire Dakar – AIBD, le projet de construction du stade olympique de 50 000 places, le programme spécial d’amélioration de l’alimentation en eau potable de Dakar (PSDAK), PACASEN…..

Toutefois, le débat sur les efforts de l’Etat à doter notre pays d’infrastructures modernes de dernière génération est parasité, pour le dénaturer, depuis quelques temps, par certains cercles pro-passifs ou sénégalo-pessimistes. Certains parmi eux nous ont dit que « les ressources mobilisées pour ces projets sont mal allouées et cela risque de créer une situation désastreuse, irréversible ». Pour d’autres, ces investissements sont simplement improductifs et pourraient freiner notre croissance. Les plus sceptiques, sur fond de jalousie et de méconnaissance des théories de la nouvelle économie structurelle, diront en wolof : « Taly ak Taakh kéénn doukoo lékk ».








Aveuglés par le désir ardent de remettre en cause la nécessité de faire des efforts pour moderniser notre pays, des « procureurs » d’un « Sénégal passif qui refuse la modernisation » s’érigent en donneurs de leçon, suggérant à l’Etat de se concentrer « uniquement » sur les investissements dans le domaine de l’éducation, de la santé et de l’emploi des jeunes. En vérité, il leur suffirait de lire le PSE pour détecter l’équilibre dynamique, visibles d’ailleurs depuis 2014 sur l’ensemble des lois de finance, qu’il établit entre le capital physique (infrastructures routières, ferroviaires, énergétiques, sportives, etc.) et le capital humain (éducation, santé), justifiés par le lien fort qui existe entre la transformation structurelle de l’économie et le développement du capital humain.

En fait, le PSE fait de la croissance économique forte, c’est-à-dire au taux d’au moins 7% (hors pétrole) en moyenne annuelle à l’horizon 2035, un objectif pour l’autonomisation des populations et des communautés de base. A cet effet, les trois axes du Plan Sénégal Emergent fonctionnent en système intégré pour assurer au niveau des ménages et des territoires l’accès à des sources de revenus, aux services sociaux de base, à un cadre de vie sain et sûr.  Conséquemment, les résultats du Plan Sénégal Emergent s’analysent en termes de performances économiques, sociales et environnementales.

A travers les dépenses qu’ils effectuent tout au long de l’année, l’Etat et ses démembrements influencent directement ou indirectement, à court, moyen et long terme l’activité économique dans son ensemble à travers quatre principaux leviers : (i) la règlementation et le fonctionnement des institutions, (ii) l’éducation,  la formation et le développement du capital humain, (iii) la mise en place des infrastructures publiques en complémentarité avec les besoins d’investissements privés, (iv) et la facilitation de l’accès au financement.

Il est admis que, pendant la phase de leur mise en place, les infrastructures créent des emplois dans le BTP et les secteurs connexes en même temps qu’elles favorisent la compétitivité des territoires et la territorialisation des politiques publiques. En somme, le stock d’infrastructures en place a un effet positif et significatif sur la croissance économique à long terme d’une part et, les infrastructures de qualité réalisées concourent à la réduction des inégalités dans l’accès aux opportunités et aux revenus d’autre part. Particulièrement, les infrastructures contribuent plus que proportionnellement à relever les revenus des populations pauvres et à offrir des possibilités d’expansion aux Très Petites Entreprises qui n’ont pas les mêmes possibilités que les Grandes Entreprises à s’installer non loin des Ports et autres hubs de transport.

C’est pourquoi, comme l’a souligné le Premier Ministre, M. DIONNE dans une tribune parue dans le journal « le Soleil » en date du 27 Aout 2018, le Sénégal a misé sur la construction de routes et d’autoroutes, de chemin de fer, de pistes rurales, mais aussi sur l’électrification rurale, le développement du mix énergétique avec la promotion des énergies renouvelables, de l’hydraulique rurale et urbaine, ainsi que sur le maillage du pays en fibre optique. Toutes ces infrastructures contribuent à l’amélioration de la productivité globale de notre économie.

Ainsi, dans la première phase du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), cinq cents (500) kilomètres de pistes sont déjà ouvertes à la circulation, désenclavant 552 villages. Dans le volet hydraulique du PUDC, 229 forages ont été réalisés et livrés, permettant l’accès à l’eau potable à plus de 300.000 de nos compatriotes. En matière d’électrification rurale, plus de 35.000 personnes ont pu avoir accès à l’énergie grâce au PUDC. Ce programme a ainsi contribué fortement à l’amélioration des conditions de vie du monde rural, à travers des équipements et infrastructures socio-économiques de base adéquats, en vue de créer les conditions de l’éclosion de l’économie rurale.

Il est également admis que le capital humain, en particulier l’éducation et la santé, comptent parmi les principaux moteurs de la croissance économique et du progrès social. C’est pourquoi ces deux secteurs ont été considérés au Sénégal comme prioritaires. D’ailleurs, le deuxième axe du PSE est consacré au capital humain et à la protection sociale.

En matière d’éducation et de formation, l’accès équitable à des conditions d’apprentissage de meilleure qualité pour tous les élèves du pays a été érigé en sur-priorité. La réalisation de 9.538 salles de classe en plus des programmes de réhabilitation des infrastructures scolaires en est une parfaite illustration. Comme il en est de la carte scolaire, la carte universitaire s’est également renforcée avec tous les programmes de construction et de modernisation entrepris depuis 2012, Dakar, Saint-Louis, Ziguinchor, Bambey et Thiès, sans compter la construction en cours de la Cité du Savoir et de deux nouvelles universités pour un coût de 130 milliards de francs FCA, ainsi que des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP).

Au plan des infrastructures sanitaires, le maillage du territoire national a été accéléré avec l’ouverture de quatre nouveaux hôpitaux, de 10 nouveaux centres de santé dans les villes de l’intérieur et de plusieurs postes de santé. Huit (8) nouveaux centres de dialyse ont été construits en cinq ans pour assurer une prise en charge déconcentrée des insuffisants rénaux. Seize (16) scanners, 14 appareils de mammographie, 35 tables de radiologie numérique, 50 appareils d’échographie, 10 générateurs de production en oxygène et 3 appareils de radiothérapie ont été acquis et mis en service à travers tous les districts sanitaires du pays.

Tous ces investissements ont pu être réalisés grâce à une bonne mobilisation des ressources aussi bien internes qu’externe. Toutefois, la dette extérieure de l’Etat devient, par le truchement du débat démocratique, un sujet à polémique donc un humus fertile à l’intoxication et à l’interprétation tendancieuse.

A cet effet, il convient de rappeler quelques chiffres pour comprendre que l’endettement extérieur, au lieu d’être la principale source de financement de nos investissements, n’est qu’un complément par rapport à nos efforts de mobilisation de nos ressources intérieures. En guise d’exemple, en l’espace de six (06) années (entre 2012 et 2018), un montant d’environ 5000 milliards a été mobilisé au titre des investissements publics sur ressources intérieures alors que sur une période relativement plus longue (2001-2011) seul 3274,3 milliards avaient été levé par le précédent régime. Cela renseigne, d’une part, sur le bon dosage entre endettements intérieurs et extérieurs mais reflète, d’autre part, l’impact de la hausse des recettes budgétaires fruit du dynamisme économique notée ces dernières années et marqué par les taux de croissance que nous connaissons tous. C’est la raison pour laquelle, je ne peux jusqu’à présent pas comprendre la promesse faite par Ousmane Sonko de positionner le marché intérieur du crédit souverain comme moteur de l’endettement public au détriment des financements extérieurs dans le contexte actuel de notre pays. En vérité, cette idée est tout bonnement ridicule puisque jamais dans l’histoire de ce pays, le dosage des deux sources de financement n’a été aussi optimal. L’idée d’augmenter le portefeuille de crédit intérieur risque, si elle est mise en œuvre, de créer des effets d’éviction (Il n’y aura plus de crédit disponible pour le secteur privé et les ménages). Pire, cette proposition si elle est appliquée gonflera les taux d’intérêt commerciaux à long terme et créera des déséquilibres financiers sans solution pour le Sénégal qui déposera bilan rapidement. Principal contempteur de la politique d’endettement de notre pays, Monsieur Sonko fait état, à travers cette proposition, de sa méconnaissance de la structure de notre marché financier sous-régional qui est en phase embryonnaire et c’est ça qui explique quelque part l’option actuelle du gouvernement.

 Au-delà, il faut rappeler à ces cercle « anti-endettement » que beaucoup d’études sur la croissance économique ont montré que le financement par endettement peut-être une bonne option si, d’une part, les investissements sont bien ciblés (ce qui est le cas avec les projets du PSE) et d’autre part si les agents économiques sont très sensibles à une hausse de la fiscalité (ce qui est le cas au Sénégal). Compte tenu des conditions initiales défavorables au Sénégal (comme dans la quasi-totalité des pays africains), il serait utopique de vouloir financer tous les gros investissements à partir des ressources internes, notamment fiscale. Cela se traduirait par un matraquage fiscal des ménages et des entreprises, une mesure contre-productive. Le gouvernement l’a compris en prenant comme option de renforcer le pouvoir d’achat des ménages et de libérer les forces économiques productives à travers une politique optimale tenant en compte la nécessité d’accroitre les ressources internes et de pérenniser l’impôt (N’a-t-on pas l’habitude de dire trop d’impôt tue l’impôt).

Par ailleurs, il faut informer que l’option prise par le Sénégal à travers le PSE est conforme avec la nouvelle économie structurelle (NES). En effet, dans les pays en développement comme le nôtre où le système de marché concurrentiel n’existe pas en réalité, c’est l’Etat qui créé et préserve des mécanismes de marché efficaces. L’axe1 du PSE qui porte sur la transformation structurelle de l’économie et l’axe 3 consacré à la gouvernance constituent deux des trois piliers sur lesquels repose la NES, le troisième pilier étant l’identification des avantages comparatifs du pays (ce qui est fait dans la phase « diagnostic »). Cela est d’autant plus vrai que le rôle de l’Etat, dans la correction des défaillances de marché et la coordination des investissements, est essentiel pour envoyer les bons signaux aux acteurs économiques. L’engouement des partenaires techniques et financiers du Sénégal ne relève nullement d’un élan de solidarité ou d’une quelconque « philanthropie » mais s’explique plutôt par leur appréciation positive de la dynamique actuelle et des perspectives prometteuses de l’économie sénégalaise qui a réussi à créer des mécanismes d’incitation rendant notre pays de plus en plus attractif.








En somme, le PSE est une vision qui assure l’interaction entre toutes les dimensions du développement et qui rompt avec le schéma classique qui veut que les pays en développement suivent exactement la même trajectoire que les pays actuellement industrialisés. C’est la raison pour laquelle, en plus de la prise en compte des aspects sociaux, des investissements importants sont consentis sur les infrastructures de dernière génération. Voilà ce qui transparaît dans le projet de loi de finance 2019 et toutes autres interprétations tendancieuses du projet de loi n’est que subjectives

Papa Malick NDOUR

Economiste, spécialiste des Finances Publiques

Président du Conseil départemental de Guinguinéo

Ciment: les industriels dictent leur loi, le ministère du Commerce se tait

YERIMPOST.COM Une augmentation considérable est notée depuis quelques jours sur le prix à la tonne du ciment. Les industriels, qui ont procédé à cette hausse sans l’avis du ministère, se justifient par la cherté du fuel. Une illégalité totale quand on sait que les textes disposent clairement qu’avant toute hausse du prix d’un produit homologué, un conseil national de la consommation doit se réunir. Mais les cimentiers du Sénégal expliquent avoir déposé une correspondance sur la table de leur tutelle sans que celle-ci ne daigne répondre à leur requête. En attendant que les autorités sortent de leur mutisme, Sococim et Dangoté appliquent 3500 francs de plus et Les Ciments du Sahel, 3000 francs.







La cause du courroux d’African Petroleum contre l’Etat du Sénégal

YERIMPOST.COM Le bloc Sénégal offshore sud profond (Sosp) est encore au coeur d’une polémique. Au moment où il fait l’objet d’une procédure d’arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), l’Etat du Sénégal a lancé un avis d’appel d’offres pour l’octroi de la licence. Une décision qui a créée une onde de choc à African Petroleum poussant son Pdg, Jens Pace, à sortir un communiqué dénonçant l’attitude de l’Etat du Sénégal alors que le litige est en cours d’arbitrage. African Petroleum, qui dit détenir 90% des parts de ce bloc, n’entend cependant pas céder. Actionnaire dans African Petroleum jusque dans un passé très récent, le milliardaire roumain Frank Timis a, selon les informations de Libération, cédé ses parts dans la société.







La cause du courroux d'African Petroleum contre l'Etat du Sénégal

YERIMPOST.COM Le bloc Sénégal offshore sud profond (Sosp) est encore au coeur d’une polémique. Au moment où il fait l’objet d’une procédure d’arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), l’Etat du Sénégal a lancé un avis d’appel d’offres pour l’octroi de la licence. Une décision qui a créée une onde de choc à African Petroleum poussant son Pdg, Jens Pace, à sortir un communiqué dénonçant l’attitude de l’Etat du Sénégal alors que le litige est en cours d’arbitrage. African Petroleum, qui dit détenir 90% des parts de ce bloc, n’entend cependant pas céder. Actionnaire dans African Petroleum jusque dans un passé très récent, le milliardaire roumain Frank Timis a, selon les informations de Libération, cédé ses parts dans la société.







Les caractéristiques du projet de loi de finances initiale pour 2019

Cette décision de Macky Sall qui ne va pas plaire à l’opposition

Le gouvernement sénégalais a adopté vendredi le projet de loi de finances initiale pour l’année 2019, « arrêté à plus de 4.000 milliards de francs CFA », a-t-on appris de source officielle.

« A l’issue du débat général, le conseil des ministres a adopté le projet de loi de finances initiale pour l’année 2019, arrêté à de plus 4.000 milliards de francs CFA », annonce le communiqué du conseil des ministres tenu le même jour.




Dans sa communication, « autour des orientations majeures de la loi de finances 2019, le président de la République indique que, comme pour les exercices précédents depuis 2014, le projet de budget 2019 s’inscrit dans la stratégie globale du Plan Sénégal émergent (PSE), articulée autour de la consolidation des performances économiques se traduisant par l’amélioration du niveau de vie des populations ».

Dans cette perspective, le projet de loi de finances initiale 2019 « intègre les engagements pris par le gouvernement du Sénégal et la poursuite des programmes phares du PSE », dont le Programme d’urgence de développement communautaire et le Programme des bourses de sécurité familiale.

Le communiqué cite aussi le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers, le Programme de modernisation des villes, la déserte ferroviaire Dakar–AIBD, le projet de construction du stade olympique de 50.000 places et le Programme spécial d’amélioration de l’alimentation en eau potable de Dakar.

Il évoque également « le Fonds d’entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes, ainsi que tous les projets et programmes d’équipement des forces de défense et de sécurité ».

Selon le communiqué du conseil des ministres citant le chef de l’Etat Macky Sall, le projet de loi de finances initiale 2019 « reste principalement marqué par le renforcement de la transparence budgétaire et du contrôle parlementaire, avec le rapatriement, dans le budget de l’Etat, de toutes les taxes parafiscales ».

Il rend compte de même d’une « orientation des ressources budgétaires vers les dépenses sociales, une stratégie de maîtrise de l’endettement, d’assainissement des finances publiques et de consolidation du taux de croissance ressorti à plus de 6,5 % consécutivement sur les trois dernières années ».



Le Conseil des ministres du 05 octobre 2018 adopte un budget historiquement élevé

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, vendredi 05 octobre 2018 à 10 h, au Palais de la République.
Entamant sa communication autour des enjeux et défis du Plan Sénégal Emergent, le Chef de l’Etat rappelle aux membres du Conseil, que l’émergence demeure une conquête au prix de choix bien pensés, de projets et programmes bien préparés, de ressources optimisées et de réformes bien menées.







En effet, rappelant les impératifs de la transformation structurelle de l’économie, de l’inclusion sociale, du renforcement du capital humain, de la paix, de la bonne gouvernance, de la démocratie et de la sécurité, le Président de la République réitère ses directives au gouvernement, pour une mise en œuvre efficiente des politiques publiques et leur suivi-évaluation sans complaisance.
Ainsi, poursuivant sa communication autour des orientations majeures de la loi de finances 2019, le Président de la République indique que, comme pour les exercices précédents depuis 2014, le projet de budget 2019 s’inscrit, dans la stratégie globale du Plan Sénégal Emergent (PSE), articulée autour de la consolidation des performances économiques se traduisant par l’amélioration du niveau de vie des populations.
Dans cette perspective, le projet de Loi de finances initiale 2019 intègre les engagements pris par le Gouvernement du Sénégal et la poursuite des programmes phares du PSE, notamment le PUDC, le Programme des bourses de sécurité familiale, le PUMA, Promovilles , la déserte ferroviaire Dakar – AIBD, le projet de construction du stade olympique de 50 000 places, le programme spécial d’amélioration de l’alimentation en eau potable de Dakar (PSDAK), le fonds d’entreprenariat rapide pour les femmes et les jeunes ainsi que tous les projets et programmes d’équipement des forces de défense et de sécurité.
Par ailleurs, le Chef de l’Etat indique que le Projet loi de finances initiale 2019 reste principalement marqué par, le renforcement de la transparence budgétaire et du contrôle parlementaire avec le rapatriement dans le budget de l’Etat de toutes les taxes parafiscales, une orientation des ressources budgétaires vers les dépenses sociales, une stratégie de maîtrise de l’endettement, d’assainissement des finances publiques et de consolidation du taux de croissance, ressorti à plus de 6,5 % consécutivement sur les 3 dernières années.







En effet, pour l’année 2018, caractérisée par les travaux d’élaboration du Plan d’Actions Prioritaires (PAP 2019 – 2023) de la phase II du PSE, des résultats probants et significatifs ont été enregistrés au cours de la première phase du PSE, suite à la mise en œuvre projets et réformes.
A l’issue du débat général, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi de finances initiale pour l’année 2019, arrêté à de plus 4.000 milliards de francs CFA.

Le Secrétaire général du Gouvernement,
Porte-parole

Dakar Terminal: Bolloré ouvre son capital, Ameth Amar y investit

YERIMPOST.COM Acté ! Ameth Amar est désormais actionnaire de Dakar Terminal. Le terminal roulier du Port autonome de Dakar concédé au groupe Bolloré a ouvert son capital au privé sénégalais à 25%. Un autre homme d’affaires a fait son entrée, nous dit Libération, c’est Alioune Ndour Diouf, ancien directeur général d’AXA Assurances. Ce dernier siège également au Conseil d’administration de Dakar Terminal au même titre que Mamadou Racine Sy. Le journal souligne par ailleurs que le groupe Bolloré, qui avait fait l’objet d’un redressement du fisc sénégalais, s’est acquitté de son ardoise qui s’élevait à 1,5 milliard de nos francs.



Précision du gouvernement sur la réduction du prix de l’électricité

République du Sénégal

Un Peuple –Un But –Une Foi

 

Primature

Le Secrétaire Général du Gouvernement

Porte-parole

 

 

COMMUNIQUÉ DU GOUVERNEMENT

 

Monsieur le Premier ministre a présidé le jeudi 13 septembre 2018 à Dakar, la Conférence sur la Valorisation du contenu local dans le secteur des hydrocarbures au Sénégal. A cette occasion, Monsieur le Premier ministre s’est félicité des récentes découvertes de gaz et de pétrole dans notre pays et a précisé à cet effet que demain, le Sénégal aura du gaz et du pétrole et l’industrialisation sera alors possible. Parce qu’il y aura une stratégie nationale de contenu local qui pourra alimenter des stratégies de développement du Gaz-to-Power, partir donc du gaz pour produire ici l’électricité à bon prix, le gaz et le pétrole seront une bénédiction pour notre pays et non une malédiction.




Il s’est par ailleurs félicité de la décision déjà prise par le Chef de l’Etat de procéder à une réduction substantielle des tarifs appliqués par la SENELEC. Cette décision du Chef de l’Etat a déjà été mise en œuvre par la Commission de Régulation du secteur de l’Electricité (CRSE), à travers la décision CRSE no 2017-04 du 16 février 2017. La baisse des tarifs de 10% en moyenne, portait sur une amplitude de 4% à 15% pour les clients domestiques et les clients professionnels petite puissance et moyenne puissance en fonction des tranches de consommation. Ainsi cette baisse des tarifs a déjà été mise en œuvre.

 

Il ne s’agit donc point d’une nouvelle baisse des tarifs de 15% comme annoncée dans le compte-rendu qui a été fait de la communication de Monsieur le Premier ministre.

 

Monsieur le Premier ministre avait d’ailleurs saisi l’occasion pour rappeler que nonobstant les importants progrès réalisés dans la promotion des énergies renouvelables, près de 80% de notre production électrique repose encore sur de l’énergie fossile que le Sénégal importe ; l’Etat compensant le manque à gagner de la SENELEC parce que fixant les tarifs et le revenu maximum autorisé de l’opérateur, pour justement maintenir un coût abordable pour nos compatriotes et nos entreprises. Demain avec la production nationale en hydrocarbures attendue à partir de nos propres ressources, l’industrialisation du pays sera accélérée grâce à de l’énergie pas chère et au cadre incitatif porté par la loi sur les zones économiques spéciales et les parcs industriels, mis en place dans le cadre du Plan Sénégal Emergent.



 

 

Fait à Dakar, le 21 septembre 2018

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Porte-parole,

Seydou GUEYE

 

Bolloré vole 1,5 milliard au fisc sénégalais

YERIMPOST.COM Bolloré pris en flagrant délit de fraude fiscale ! C’est ce que révèle Libération en une de sa parution du jour. Un contrôle a permis aux services des impôts et domaines de déceler de nombreuses irrégularités dans la gestion du groupe du richissime et très controversé Vincent. Dès lors, un redressement fiscal a été notifié à l’entreprise Bolloré qui doit s’acquitter de la rondelette somme de 1,5 milliard de nos francs. Une nouvelle affaire qui vient s’ajouter à la longue liste des contentieux de la société dont le patron est actuellement mis en examen en France pour corruption.



Au Sénégal, la Chine et le Maroc unissent leurs forces au grand dam du secteur privé national

La Chine et le Maroc vont s’allier pour le long terme au Sénégal, à la faveur d’un protocole d’accord liant la société China State Construction (CSCEC) et Attijariwafa bank.
Ledit protocole a été signé par Mohamed El Kettani, patron du groupe AWB, et Li Jiqin, directeur général des opérations internationales du CSCEC.
«Dans le cadre du protocole d’accord, les deux parties s’engagent à tirer profit de toutes opportunités commerciales ciblant des secteurs tels que les infrastructures, la construction et le développement immobilier, les contrats internationaux et les investissements au Maroc et dans les pays africains où le groupe Attijariwafa bank est présent», indique un conjoint.

Cette alliance entre la Chine et le Maroc ne va pas faciliter la tâche aux entreprises privées sénégalaises. Ces deux pays contrôlent déjà de grandes parts de marché au Sénégal dans les domaines des infrastructures et de l’immobilier.



15% de baisse sur la facture d’électricité: le PM cajole les Sénégalais

YERIMPOST.COM La bonne nouvelle, Mahammed Boun Abdallah Dionne l’a donnée. Le Premier ministre a profité des Grandes conférences du Quotidien pour en faire l’annonce. Les ménages sénégalais vont bientôt être soulagés de 15% de leur facture d’électricité. Un engagement du président de la République de fournir aux populations de l’énergie à moindre coût soutenu par le gouvernement. D’ailleurs, selon Dione, le ministre du Budget cherche de l’argent pour compenser la Senelec. « 80% de notre produit électrique repose sur l’énergie fossile que nous importons. Avec des centaines de milliards de francs injectés à la Senelec chaque année pour justement maintenir un coût abordable de l’électricité à nos compatriotes », a précisé le chef du gouvernement.



Ghanem à Dakar: la Banque mondiale réitère sa confiance au Sénégal

YERIMPOST.COM Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, est au Sénégal. Une audience avec le chef de l’Etat s’est tenue ce jeudi 13 septembre au palais. A sa sortie, M. Ghanem a révélé la hausse du portefeuille d’investissements de la Banque mondiale qui était jusque-là de 2 milliards de dollars. Un soutien qui contribuera à la réalisation de projets dans les domaines des infrastructures et de l’énergie.



Pourquoi l’exploitation de la ligne Dakar-Paris par la compagnie Air Sénégal S.A.

«Tout ce qui a été fait de grand en ce monde l’a été au nom d’espérances exagérées».
Cette assertion de Jules Vernes traduit bien les ambitions des plus hautes autorités de l’Etat pour une transformation qualitative et irréversible du secteur des transports aériens.
Depuis quelques temps, certains groupes de pression cherchent à jeter le discrédit sur l’option stratégique de l’Etat du Sénégal de permettre à Air Sénégal SA d’assurer l’exploitation de la ligne Dakar-Paris-Dakar ; droit jusqu’ici accordé à Corsair, à sa demande, à titre exceptionnel et provisoire.
Pour rappel, les relations aériennes entre le Sénégal et la France sont régies par un accord aérien signé le 16 septembre 1974 et révisé le 20 septembre 2012.
Cet accord consacre le principe de l’équilibre des capacités à raison de sept (07) fréquences par pavillon désigné sur la desserte Dakar-Paris.
Dans ce cadre, la France a décidé d’attribuer à Air France ses sept fréquences en qualité de compagnie aérienne désignée.



De la même manière, le Sénégal a, pour sa part, décidé d’accorder ses fréquences à sa compagnie nationale ; droit qu’utilisait Air Sénégal International au moment de son exploitation
A la disparition des précédentes compagnies nationales et afin de maintenir un environnement compétitif, accompagner le développement du tourisme et favoriser le hub de Dakar, le Sénégal a accordé ses droits à Corsair à la condition que ceux-ci soient restitués au pavillon national dès qu’elle sera en mesure de les exploiter.
Les autorisations y afférentes étaient accordées à Corsair par saison ; la dernière dans ce cadre, prenant fin le 31 janvier 2019 à minuit, telle que notifiée à la DGAC française par l’autorité de l’aviation civile sénégalaise.
Aussi, faut-il souligner que la mise en place de la compagnie nationale Air Senegal SA a obéi à une démarche ambitieuse, cohérente et rigoureuse marquée par plusieurs phases entre autres:
– Mise en place d’une équipe de projet ;
– Etude de marché conduite sur une année par un cabinet international reconnu ;
– Validation du Business Plan ;
– Certification de la compagnie aérienne jusqu’à l’obtention du Permis d’Exploitation Aérienne (PEA).
Le tout adossé à une politique de financement parfaitement maitrisé.
Dans une démarche progressive, la compagnie qui a démarré ses vols domestiques en avril dernier avec deux (02) ATR 72-600, va lancer ses vols régionaux en Octobre 2018 avec des A319.
Ensuite, pour l’exploitation de lignes intercontinentales, notamment le Dakar-Paris, à partir du 1er Février 2019, Air Sénégal SA a acquis deux (02) A330 NEO, appareils de dernière génération et d’un confort optimal.
C’est dire que le doute n’est plus permis ; le Sénégal, grâce à une volonté inébranlable plusieurs fois exprimée par le Gouvernement, est résolument tourné vers le respect de ses engagements en matière de politique de transport aérien



La mise en place d’un pavillon national fort et durable s’inscrit dans le Programme du Hub Aérien Sous Régional du Plan Sénégal Emergent (PSE) au même titre que l’inauguration à date échue de l’Aéroport International Blaise Diagne malgré le scepticisme de certains, ainsi que la mise aux normes internationales des aéroports secondaires dont le lancement est imminent.
Ministère des Transports Aériens et du Développement des Infrastructures aéroportuaires

Macky Sall piégé par un désir de Lamtoro du gaz au Sénégal (Mamadou Lamine Diallo)

Le 12 mai 2002, Macky Sall, Ministre des Mines, de l’hydraulique et de l’énergie, a violenté le Président de son bureau de vote pour voter sans sa carte d’identité aux élections locales, régionales, municipales et rurales. Ce fait extrêmement grave, qui aurait dû amener la justice à le condamner et lui enlever ses droits civiques et politiques a été passé en pertes et profits par Maître Wade qui a pourtant bien lu Emile Rousseau. Il a accoutumé Macky Sall à satisfaire facilement ses désirs croissants.



Le résultat est là. Celui qui aurait dû quitter la classe politique et exercer un métier de géologue de base est devenu Président de la République. Il rêve de devenir Lamtoro du Sénégal à la tête de la dynastie Faye Sall issue de l’alliance politique Fatick Fuuta France avec comme base économique nos ressources pétrolières et gazières.
Les Grands de ce monde de la frontière technologique qui lui rendent visite le confortent dans cette idée : le Sénégal est un futur géant des hydrocarbures de l’Afrique de l’Ouest. Le Professeur Moustapha Sourang de Touba en sait quelque chose.



Pour cela, il faut assurer la fermeture démocratique du Sénégal en préservant la façade ou la vitrine. Un plan bien pensé est mis en œuvre : renonciation aux engagements pris devant les Assises Nationales et le M23, référendum pour créer les bases légales de la confiscation du pouvoir, instrumentalisation de la justice pour neutraliser les opposants, domestication de la presse, infiltration de l’Opposition, division des partis politiques, corruption de la société civile et enfin pour couronner le tout, parrainage anarchique dit citoyen.
Macky Sall est soutenu par les binationaux tardifs qui ont profité de leur position dans l’appareil d’Etat pour chercher des nationalités étrangères. Ces derniers sont heureux lorsque la police réprime et humilie les leaders de l’Opposition. Dans ce combat, il faut isoler les binationaux tardifs, et repérer les candidats à la présidentielle sponsorisés par Macky Sall. Je me propose de mettre fin au présidentialisme autocratique. Et alors, rira bien qui rira le dernier.

Pour un coût de 95 milliards, Madani Tall se voit confier l’Université de San Pedro

YERIMPOST.COM Dans le cadre du projet de décentralisation des universités de Côte d’Ivoire lancé en 2014, San Pedro (dans le sud-ouest du pays d’Houphouët-Boigny) va héberger son espace universitaire. Prévu pour accueillir vingt mille (20 000) étudiants, le campus va coûter la rondelette somme de 95 milliards de francs cfa. La réalisation de cette infrastructure, confiée à la société Envol Immobilier, va démarrer en octobre prochain. Un projet qui s’achèvera en 2020 et qui laisse le président du Conseil d’administration de ladite entreprise, Madani Tall, heureux de la confiance que les autorités ivoiriennes ont placée en lui. « Nous en sommes fiers et très reconnaissants vis-à-vis des autorités ivoiriennes qui nous ont fait confiance », dixit l’ancien haut-fonctionnaire de la Banque mondiale.



Vidéo- Classement des milliardaires de l’Afrique francophone









La Douane collecte 400 milliards à ce moment de l’année

Le patron des gabelous sénégalais, Oumar Diallo, a profité de l’assemblée générale de l’Amicale des officiers et inspecteurs de douane pour annoncer les chiffres dans le cadre de la mobilisation des recettes. 400 milliards de francs ont été collectés à cette période de l’année. Un objectif de 700 milliards étant fixé, il reste à trouver les 300 autres milliards. L’occasion était donnée aux douaniers d’exprimer leurs doléances, notamment la défense de la Douane, la gestion de la carrière des anciens directeurs généraux et la mobilité des agents en activité. Des questions qui ont bien été entendues par le Dg Diallo qui a annoncé la mise en place d’un plan appelé Marshall dont l’objectif sera d’améliorer les conditions de travail des agents. « Nous allons, avec la tutelle, proposer un plan Marshall de modernisation et d’équipement des unités, surtout celles qui sont au Sud du pays. Il faut qu’on les mette dans les meilleures conditions de travail dignes de leur rang », a martelé Oumar Diallo.



Une société au capital minimum de 20 milliards créée par le Club des investisseurs sénégalais

YERIMPOST.COM Le Club des investisseurs sénégalais dirigé par Babacar Ngom compte bien jouer sa partition dans l’émergence du Sénégal. Samedi dernier, ces hommes d’affaires se sont réunis afin de mieux se connaître, de renforcer les liens et de discuter du club qui les réunit. Prendre le train en marche pour contribuer à ce vaste chantier de développement de notre pays et du continent… Babacar Ngom et cie ont annoncé la création d’une société d’investissements au capital d’au moins 20 milliards de nos francs. L’initiative sera concrétisée à l’occasion de la Phase 2 du Plan Sénégal émergent. « Cela nous permettra de faire en sorte que la richesse qui va être créée dans notre pays serve en grande partie à construire le pays et à lutter contre le chômage », a indiqué M. Ngom.
Ainsi, le bateau de l’émergence ne laissera pas sur le quai le Club des investisseurs sénégalais…



Le Grand Magal de Touba à l’école des économistes

Le Grand Magal de Touba est l’évènement commémorant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, guide spirituel de la communauté Mouride.
Ce pèlerinage rassemble plus de 3 millions de pèlerins chaque année dans la ville santé de Touba, avec une économie en mouvement.
En attestent les propos de Souleymane Astou Diagne, docteur en sciences économiques à l’université Alioune Diop de Bambey : « Sur les 3.700.000 millions de pèlerins enregistrés chaque année à Touba, 42% d’entre eux effectuent, durant leur séjour, des opérations de transfert d’argent pour des sommes comprises entre 56.000 FCFA et 139.000 FCFA, selon que l’argent provienne du Sénégal ou de l’étranger ». Les ruminants égorgés pour les besoins de l’événement, avant pendant et après le Magal, sont estimés à 150.000 têtes, soit 1/5 des estimations (selon le gouvernement) des besoins en petits ruminants lors de la dernièreTabaski. Ce qui se comptabilise à hauteur de 33 579 344 800. Une donne économique qui ouvrent les frontières des pays limitrophes pour l’approvisionnement correct de ses besoins en bétail.
Comme une pente de ruissellement, toutes les activités économiques du pays convergent vers cette unidirectionnelle indication. Ainsi le Magal génère presque le dixième du budget du Sénégal en quelques jours. Notre économie en respire de pleins poumons. Tous les secteurs d’activités économiques en tirent leurs profits.
En grosso modo son impact global se chiffre à 249 882 782 297 francs CFA. Au-delà de son volet économique, également, le Magal raffermit les liens sociaux, entre sénégalais et entre sénégalais et les autres nationalités. D’après les statistiques 83,6% des pèlerins sont mourides, 15,06% issus des autres confréries et 1,35% des non-musulman.
Le Magal s’internationalise avec 0,2% des pèlerins et place le Sénégal au cœur de l’actualité mondiale. Toute la Ummah islamique y est représentée.
Par extension, l’événement se signale comme l’un des porte-fanions du tourisme religieux au Sénégal. Ce qui n’est pas négligeable.
Une véritable fierté sénégalaise !





Amdy Moustapha Niang

«Le Sénégal pourrait entrer dans le top 10 africain des producteurs de gaz»

Pour le géologue Fary Ndao, les réserves d’hydrocarbures offshore sont une immense opportunité pour le pays mais ne vont pas révolutionner la structure de son économie.

Le Sénégal s’apprête à entrer dans le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures. Depuis la première découverte de pétrole offshore, en octobre 2014, jusqu’aux gisements de gaz révélés en mai 2017, le Sénégal attire les grandes compagnies pétrolières. L’exploitation de ces ressources débutera en 2021. Que pourrait apporter cette manne inespérée au pays, classé 162e selon l’indice de développement humain ?
Pour répondre à cette question, l’ingénieur sénégalais Fary Ndao publie L’Or noir du Sénégal, comprendre l’industrie pétrolière et ses enjeux au Sénégal. Géologue de 31 ans, diplômé de l’université Claude-Bernard, à Lyon, et de l’Institut des sciences de la terre de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, il a travaillé pour Petrosen, la compagnie pétrolière nationale. Militant engagé, il est aussi coauteur de l’ouvrage Politisez-vous !.

Le Sénégal peut-il devenir une puissance pétrolière ?

Fary Ndao Le Sénégal deviendra un pays producteur de pétrole, mais pas une puissance pétrolière en l’état actuel des découvertes. Il est probable que ces gisements sont les plus importants qu’on découvrira jamais au Sénégal. Celui de SNE est évalué à 563 millions de barils. Le champ de Ghawar, en Arabie saoudite, le plus grand du monde, atteint plusieurs dizaines de milliards de barils. C’est incomparable.

Concernant le gaz, si on n’en a pas autant que la Russie ou le Qatar, les réserves découvertes pourraient faire entrer le Sénégal dans le top 10 africain des producteurs. On ne deviendra pas un émirat, mais, dans un pays de 16 millions d’habitants, très jeune, avec des défis d’éducation et de santé, ces découvertes sont une immense opportunité.

Lire aussi : Le pétrole congolais d’Elf, huile de la Françafrique

De nombreuses critiques s’élèvent contre la mainmise d’entreprises étrangères sur l’exploration et l’exploitation…

L’Etat a besoin des compagnies étrangères pour assumer le risque d’exploration. Huit forages sur dix sont un échec. Or un forage peut coûter plusieurs dizaines de milliards de francs CFA [soit plusieurs dizaines de millions d’euros]. Un pays pauvre comme le Sénégal ne peut pas s’aventurer dans l’exploration pétrolière. On a d’autres secteurs à financer en priorité.

On peut imaginer qu’avec le temps, le Sénégal, à travers sa compagnie pétrolière nationale, va gagner en capacité financière et investir dans l’exploration. Mais ce n’est pas pour demain. En Arabie saoudite, pendant près de quarante ans, l’exploitation pétrolière était déléguée à des compagnies étrangères. Désormais, Saudi Aramco, la société nationale saoudienne, explore elle-même son sous-sol, tout comme PDVSA au Venezuela.





Comment se répartissent les différentes concessions ?

Il y a eu des découvertes dans trois blocs depuis 2014. D’abord dans le bloc Sangomar, avec le gisement FAN, puis, un mois après, SNE, qui est la plus grosse découverte à ce jour. Ensuite dans le bloc Saint-Louis offshore profond, avec le gisement Tortue, en avril 2015, partagé avec la Mauritanie. Enfin dans le bloc Cayar offshore profond, avec les gisements de Teranga et Yakaar. Les principaux opérateurs sont BP, Kosmos, Cairn, Oranto, African Petroleum et Petrosen. Total est arrivé il y a un an et a pris possession du bloc Rufisque offshore profond, mais aucune découverte n’y a été faite à ce jour.

Ces découvertes sont-elles comparables aux gisements trouvés dans des pays comme le Nigeria ou le Ghana ?

Le Sénégal produira à peu près les mêmes volumes que le Ghana, soit environ 100 000 barils par jour.

Il existe un défi environnemental. Vous dites que ces découvertes peuvent mener à une transition écologique. Comment ?

Nous ne devons pas seulement remplacer le fioul et le charbon par le gaz et les énergies renouvelables, mais aussi changer la manière dont se font les transports. Dakar est congestionnée de voitures. Il faudrait commencer à développer des lignes de tramway, avoir des bus semi-électriques… On arrivera ainsi à un environnement plus sain. L’argent du pétrole peut servir à financer la transition énergétique.

Lire aussi : L’émergence africaine existe-t-elle vraiment ?

On estime les gains financiers de l’Etat jusqu’à 30 milliards d’euros [environ 26 milliards d’euros] sur trente ans pour SNE et Tortue. Les hydrocarbures deviendront-ils les premiers leviers de l’émergence sénégalaise ?

Le budget du Sénégal, c’est environ 6 milliards de dollars par an. Cet apport d’un milliard de dollars par an correspondrait à un peu moins de 20 % du budget. Rien que la douane ou la direction des impôts apportent plus. Donc ça ne va pas révolutionner la structure de l’économie sénégalaise. Sauf que le pétrole et le gaz sont les ressources qui font le socle de toute économie moderne. Le gaz permet de produire environ 25 % de l’électricité dans le monde. Il rejette moins de CO2 et de particules fines que le charbon et le fioul que nous importons. Cela pourra réduire le prix de l’électricité, ce qui aura un effet positif sur la productivité de l’économie sénégalaise.

Vous parlez d’un risque économique en évoquant la « maladie hollandaise ». De quoi s’agit-il ?

C’est l’installation d’un pays dans une économie de rente, notamment quand il s’adosse à une ressource naturelle en délaissant d’autres secteurs. L’industrie au Sénégal est faible, le risque que l’on court est une déstructuration du secteur primaire, en particulier de l’agriculture. Des pays comme l’Angola ou le Gabon sont dans une situation où presque tout est importé, jusqu’à la nourriture. Il faut donc investir dans d’autres secteurs que le pétrole afin que le pays soit résilient. La durée de vie de nos gisements est estimée à trente ans. Il faudra ensuite embrayer sur un autre type d’économie.





Autre défi évoqué dans votre livre, celui de la corruption…

Il est impératif de soumettre les entreprises qui interviennent dans le pétrole à la menace de sanctions plus lourdes, afin de créer un effet de dissuasion. Aujourd’hui, il existe un arsenal pénal pour lutter contre la corruption. Mais ce qui manque, c’est une spécification à un contexte de production pétrolière, notamment en ce qui concerne l’octroi de certains contrats de service. Le monde pétrolier est très corruptogène.

Les conflits liés à la parenté sont un problème fort en Afrique, à l’exemple de l’Angola, où la fille de l’ancien président [Isabel Dos Santos] était responsable de la compagnie pétrolière nationale. Même problème en Guinée équatoriale avec la famille Obiang. Au Sénégal, la nomination du frère du président à la tête d’une société à qui l’Etat a octroyé un bloc pétrolier avait suscité un tollé [entré en fonctions en 2012, Aliou Sall a finalement quitté la direction de Petro-Tim Sénégal en 2016].

Le Monde Afrique

Ecobank, une banque qui s’en fiche de ses clients

YERIMPOST.COM Dans sa livraison du jour, le quotidien Libération s’interroge sur la main tapie dans l’ombre qui protège Ecobank. Cette banque dite panafricaine n’en finit pas avec des agissements scandaleux sans pour autant être inquiétée. A Mbour, les fonctionnaires ont poireauté pour percevoir leurs salaires. Ce lundi 3 septembre, ce sont ceux de Thiès qui ont rué dans les brancards pour réclamer leur dû pourtant viré par l’Etat. Les étudiants triment pour accéder à leurs bourses. Aucune information n’est donnée aux clients pour expliquer ces retards si ce ne sont des problèmes internes. C’est à se demander qui pour remonter les bretelles de cette institution bancaire…



Air Sénégal SA vise un capital de 100 milliards

YERIMPOST.COM Dotée d’un capital social de 40 milliards, de sa création à aujourd’hui, libéré à hauteur de 23 milliards, Air Sénégal SA a les dents longues et vise à terme un capital de 100 milliards. La nouvelle compagnie aérienne sénégalaise détenue à majorité par la Caisse de dépôts et de consignations (unique actionnaire pour l’heure) veut étendre ses tentacules. Pour s’ouvrir à un ou des partenaire (s), le gouvernement a transmis un mémorandum au Fonds monétaire international (Fmi), nous dit Libération.



Le PUDC, ce cheval gagnant du président Macky Sall.

Le programme d’urgence du développement communautaire initié par le chef de l’état, commence à se matérialiser dans le département de podor. En effet dans le volet construction d’infrastructures, des réalisations ont été faites:
Ainsi entre N’dioum et Bombodé, une piste de 35,5km fait le bonheur des populations de plusieurs villages de cette zone sylvo-pastorale. Le PUDC a également réalisé la piste Aéré lao-yaré lao distant de 48,5km dont 25 kmde reconstruction .Si le coût du lot 2 N’dioum- Bombodé est estimé à 470 millions de francs CFA,le lot 3 ,Aéré lao -yaré lao a coûté 422 millions soit une enveloppe globale de 892 millions de nos francs.
En sus de la construction de pistes qui participent au désenclavement de ces populations, le PUDC du Président Macky a raccordé 8 villages au réseau électrique sur une distance de 62 km entre Aéré et Bano. Les travaux d’électrification ont été réalisés dans d’autres localités du département de Podor. Ce programme de son excellence qui a l’ambition de réduire le gap entre les zones rurales et les zones urbaines, pour promouvoir un développement économique et social durable inclusif, a permis la construction d’un forage d’un débit de 40 mètres cube par heure à Bano. Ce forage va servir, en eau potable, aux 2.450 habitants répartis dans 8 villages autour de Bano .Cette eau de qualité va certainement impacter positivement sur la santé des populations en particulier et sur leur niveau de vie en général. Un réseau d’adduction d’eau de 30 km est prévu dans les mêmes villages, ainsi que la construction de 3 abreuvoirs, de 14 bornes fontaines et d’une prise à charrette. Tous ces ouvrages vont fonctionner à l’électricité.
Fort de ce constat, la nouvelle dynamique avec à sa tête le DG du COUD Cheichou Oumar Hanne soutenu par des leaders comme l’incontestable Mamoudou Dème de Golléré, le lion du département ,Djiby Mbaye de pété,Mamadou Bachir Sall de Dodel ,le maire Gamadji saré etc, décide de travailler à la réélection du président Sall ,au premier tour au soir du 24fevrier 2019.




Vive la nouvelle dynamique
Vive le Président Macky Sall

Le PSE est-il le moteur adéquat pour l’émergence du Sénégal ?

La question de l’autonomie et de la souveraineté économiques de nos pays est un débat qu’il nous faut aborder avec raison et avec lucidité. Dès lors que nous partons du constat fondamental que le fameux compte d’opérations logé à Paris garantit la stabilité de notre monnaie, nous ne sommes plus en mesure de revendiquer une souveraineté économique quelconque, qui nous épargnerait de nous ouvrir aux partenaires stratégiques choisis parmi les pays avec lesquels nous entretenons des relations diplomatiques privilégiés.



En effet, la puissance d’une économie se définit par celle de sa monnaie dont la crédibilité forge le leadership, et lui permet d’occuper une place dominante sur l’échiquier économique mondial, où nous sommes parmi la dernière catégorie de menu fretin.
Nos états en Afrique ont beau avoir les meilleures stratégies possibles et connaitre sur le bout des doigts les enjeux liés au défi de leur émergence, nous états ont beau mener une politique rigoureuse et hardie de conquête de nouvelles parts de marchés de leurs produits phares sur l’international, nous n’avons pas encore les moyens de voler de nos propres ailes dans un environnement économique mondial si concurrentiel que même l’ensemble du continent africain peine à exister. Moins d’1 % du commerce mondial intéresse l’Afrique entière en effet.
Il y a quelques dizaines d’années d’ailleurs, le réseau téléphonique de la seule ville de Tokyo était plus étendu que celui de l’Afrique toute entière !
Dans un tel contexte, il nous faut certes être fiers de ce que notre pays a accompli en terme de bons qualitatifs pour atteindre l’émergence, depuis l’expérience douloureuse des plans d’ajustements structurels jusqu’ à la première alternance survenue dans la période de l’embellie économique, mais nous ne pouvons perdre de vue que les besoins énormes de notre pays en termes de financements pour son développement ne pourront être couverts immédiatement, d’autant plus que la création interne de richesses est insuffisante pour porter une croissance tendue qui se traduirait par une relance de l’autofinancement de notre économie, et l’augmentation, consécutivement, du niveau de vie des populations.
Notre économie est tirée par un secteur primaire encore fortement dépendant des pluies, et elle est portée par un secteur tertiaire entièrement sous contrôle de partenaires stratégiques qui disposent de moyens considérables hors de portée de nos capitaines d’industrie qui peinent à animer un secteur secondaire qui n’existe que symboliquement, l’essentiel de sa sphère d’activités étant la transformation de produits alimentaires pour la plupart importés.



Tant que la valorisation de nos richesses extractives dans un tel contexte ne pourra être portée par les acteurs nationaux, du fait de l’inexistence de mécanismes de financement internes, nous ne pourrons nous passer de l’expertise extérieure et donc de partenaires techniques et financiers étrangers.
Dans un tel cadre, il convient de reconnaitre, même si cela est souvent sujet à polémiques que l’une des meilleures approches en matière d’impulsion du développement économique et social de nos pays pauvres demeure le partenariat public-privé, dès lors qu’il garantit un traitement équitable entre les différents acteurs et prend en compte les intérêts hautement stratégiques de notre pays pour ce qui nous concerne.
Il convient d’insister sur les PPP sachant que dans un tel contexte les investissements réalisés impactent directement la vie des populations cibles, et cela ménage la souveraineté de nos états, qui peuvent en effet mobiliser par la valorisation de ces infrastructures les ressources nécessaires à leur remboursement, dans des conditions plus souples et moins contraignantes aussi.
Avoir les ressources minières, gazières etc. est un fait. Avoir la technologie pour les extraire en est une autre. Avoir les moyens de les valoriser et de les exporter aussi est important.
Il y a toute une chaine de valeur qui se développe autour des ressources naturelles dont nous disposons que nous ne pouvons pas intégrer pour le moment.
Nous n’avons ni les capitaux ni la technologie pour cela.
De fait, le Sénégal est dans l’obligation de rechercher sur l’échiquier économique mondial les partenaires stratégiques les plus intéressants pour la valorisation de son potentiel économique, tout en intégrant dans la démarche les considérations politiques et géostratégiques qui commandent avec lucidité le choix des uns et non des autres, dans un contexte où les états n’ont que des intérêts et où aussi les grandes entreprises internationales agissent comme des requins qui dévorent, pillent et exploitent sans états d’âme toute vache à lait potentiellement mal protégée.
L’une des seules alternatives qui s’offre à notre pays pour parvenir à améliorer durablement les conditions de vie de nos concitoyens est une politique toujours plus responsable de gestion budgétaire, pour réaliser dans ce domaine encore plus de performances, un encadrement accru du secteur primaire, et une plus grande présence de l’Etat aux côtés de nos capitaines d’industrie, pour les aider davantage à prendre en charge, en collaboration avec les acteurs du système financier national et régional les besoins en termes de réalisations d’infrastructures à fort impact social et la mise en place d’un tissu industriel compétitif, de nature à tirer la croissance nationale.
Il s’agira pour ce de ne nullement négliger les acteurs intermédiaires qui sont fortement pourvoyeurs de main d’œuvre et qui sont porteurs d’une croissance endogène qui se traduit immédiatement par une augmentation de la consommation locale et donc une meilleure répartition de la richesse tirée de la valorisation de nos ressources locales : les PME et les PMI.
La question qu’il convient de se poser est donc de savoir si le PSE atteindra cet objectif.




A mon avis, oui !

Cissé Kane Ndao

Chères autorités, le Sénégal ne se limite pas à Dakar. Pensez aux régions !

A l’occasion de la fête de Tabaski, comme chaque année, je me suis rendu à mon village d’origine pour passer la fête en famille, histoire de m’abreuver aux sources. Mais, ce séjour d’à peine une semaine m’a ouvert les yeux sur un probleme bien réel et grave et duquel les gens ne parlent pas assez . J’ai pu constater qu’en fait, au Sénégal, tous les citoyens, bien qu’ils soient soumis aux même devoirs, ne jouissent pas des mêmes droits. Ce qui est à mon avis une grave violation des droits fondamentaux de l’Homme, dans une ère où l’on croit être au summum de la civilisation.
Personnellent j’accuse un manque de vision politique de nos autorités, une gestion ni sobre ni vertueuse de nos ressources et une répartition non pondérée de ces dernières à l’endroit des citoyens.




Lors de mon séjour au village, j’ai pu constater que, en matière de qualité de vie, les citadins sont à des années lumières devant leurs parents villageois qui, pourtant, ne sont pas moins des sénégalais et sont tout aussi indispensables qu’eux pour une marche fluide de notre économie.

Au moment où dans les grandes villes on parle d’infranstructures comme construction d’autoroutes ,d’aéroports, de train à des coûts onéreux, les villageois, eux , peinent à satisfaire les besoins les plus rudimentaires comme approvisionnement en eau potable, électricité, routes ect.

Dans un village Situé dans la commune de Thiel, département de Linguère, où le forage est en panne depuis plus de six (6) mois, car leur puits ayant tari, (Soulignons le, le forage n’avait pas été érigé par l’Etat) les habitants se voient obligés de parcourir une dizaine de Kilometres tous les jours pour trouver de l’eau potable tout en ayant à s’occuper des travaux champêtres qui sont leur principal gagne-pain.
Pendant l’Hivernage, c’est l’eau des marigots, dont la potabilité laisse à désirer, qui’ils utilisent quitte à contracter des maladies car devant partager cette eau avec le betail.

Pour gagner du temps et pour ne pas avoir à parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau au detriment des travaux champêtres, certains habitants, dès qu’il se met à pleuvoir et quelle que soit l’heure, se mettent à remplir tout récipient à leur portée avec l’eau de la pluie : Bassines, seaux, bols, bouteilles et même bouilloires.
Ainsi, beaucoup d’heures de sommeil et de travail champêtre sont perdues et les cultures sont livrées, sans merci, à la prise des mauvaises herbes qui menancent de saboter la récolte, le seul éspoir de ces vaillants paysans plus préoccupés par l’octroi d’une eau potable, cet élément vital, qu’à l’entretien de leurs champs.
Pourtant, ces mêmes villageois sont supposés jouir des mêmes droits que leurs parents citadins qui eux, quand ils se réveillent le matin, n’ont qu’à faire pivoter le robinet pour se procurer d’une eau potable et douce; font leur déplacement sur des autoroutes à coûts faramineux pour se rendre au travail et le soir, si le temps le permet, ils peuvent rendre au « Dakar Arena » ou à quelques infranstructures de ce genre construites superfétativement à des coûts qui, utilisés la à bienséance, pouvaient aider à alléger le poids de la vie au village où la banalité n’est plus de vivre mais de survivre.

D’autres problemes beaucoup plus sérieux et qui entravent le développement dans les villages sont la corruption et le détournement des deniers publiques.
Ils sont dûs, à mon avis, à l’indifférence des autorités étatiques vis-à-vis du monde rural et à une absence déplorable d’un ordre public intègre.
Les autorités, passant leur vie entre la capitale et à l’Etranger, ne prenant jamais le temps d’effectuer des visites dans les autres régions que lors des campagnes électorales, ignorent tout des villages.
Ainsi, les quelques milliards que l’Etat réussit à y injecter chaque année ne profitent jamais aux nécessiteux car détournés par ceux qui sont censés les représenter.




Selon le témoignage des villageois, plus que la moitié de la semence, pour laquelle l’Etat débourse des centaines de millions voire des millards pour aider les paysans à avoir de quoi mettre dans leur terre à l’attente d’une pluie providentielle ( bien que cette aide soit si dérisoire : 25Kg par Tête ), se retrouve chaque années dans les étalages des commerçants bradée par ceux qui sont censés en assurer la distribution.
Aussi, la mécanisation de l’Agriculture tant vantée par l’Etat n’est qu’une plaisanterie.
La commune de Thiel qui compte plus d’une cinquantaine de bourgades ne disposent que d’un seul tracteur, un seul qui ne sert le plus souvent qu’à laborier les champs de pastèques, rien d’autres.

Une autres plaisanterie, la construction des routes au niveau des villages.
Au moment où Dakar s’apprête à se bénéficier d’un TER à 586 milliards de FCFA, beaucoup de villages se situant un peu loin des grandes villes ne disposent , comme infranstructure de transport , que des routes empierrées et sans bitumage qui sont abandonnées peu de temps après leur construction à cause de leur mauvais état.
À Thiel, la route construite il y a à peine un peu plus d’un an commence à être désertée par les usagers qui préfèrent maintenant emprunter les routes traditionnelles, bien que sabloneuses, mais, jugées moins cahotiques, et donc meilleures pour l’état de leurs vehicules.
Voyager dans des contrées comme celles-ci est toujours redouté par ceux qui s’y connaissent car le confort y est totalement absent et les risques nombreux.
Pour effectuer un voyage sur une distance de seulement 100Km on peut avoir l’impression de faire une traversée dans l’atlentique ou dans le désert, tellement les routes sont difficiles et l’Etat des vehicules très mauvais.

Ces contrasts sont idignes d’un pays qui rêve de rallier le rang des pays émergents dans un avenir proche.

Nous invitons donc les autorités à niveler, du mieux qu’ils peuvent, ce grand fossé entre la vie villageoise et celle citadine en améliorant davantage la qualité de vie au niveau de la campagne et en ne laissant pas la capitale monopoliser tous les investissements.
Quant à ceux qui aspirent hériter du trône, ils ne doivent pas oublier de mieux considérer le monde rural dans la conception de leurs programmes politiques car celui-ci a toujours été injustement lésé dans le partage du « gateau de la république »

Serigne Modou Assane Ndiaye


Armp: Saër Niang dans l’illégalité totale

YERIMPOST.COM L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) connaîtra une mutation en Autorité de régulation de la commande publique. En attendant ce changement d’appellation, le chef de l’Etat avait signé un décret maintenant le patron de cette institution, Saër Niang, à son poste malgré le fait qu’il venait d’achever un second mandat de trois (3) ans. Quelques temps après, le président de la République avait annulé ce décret. L’Armp n’a ainsi plus de directeur. En termes plus clairs, Saër Niang n’a plus de légitimité au sein de cette entité, nous dit le quotidien l’Observateur. Désormais, toutes ses décisions peuvent être attaquées devant la Cour suprême pour défaut de qualité, fait remarquer un magistrat interrogé par le journal.



Mamadou Lamine Diallo évalue le coût de la réfection du Building administratif

YERIMPOST.COM Selon le député Mamadou Lamine Diallo, la réfection du Building administratif, qui devait initialement coûter à l’État du Sénégal 17 milliards de francs CFA, revient à 40 milliards.

Pendant ce temps, souligne Diallo, l’État a fait construire une cité ministérielle à Diamniadio pour 65 milliards, ce qui fait 105 milliards au total pour abriter les bureaux des fonctionnaires.

Pour le leader du mouvement Tekki, pour rentabiliser ces dépenses, il faudra en moyenne faire travailler dans les bâtiments 1600 fonctionnaires pendant 50 ans.


Mamadou Lamine Diallo: « Augmenter les prix à la pompe et le tarif de l’électricité ou augmenter le déficit public, le dilemme de l’APR/BBY »

Le retournement de conjoncture se précise au Sénégal : baisse drastique de la pluviométrie et hausse du prix du baril. Cette nouvelle donne met à nu la politique politicienne et irrationnelle de construction des infrastructures de Macky Sall, basée sur un endettement irréfléchi et une hausse du déficit budgétaire, bien au-delà de 5% du PIB. Se pose le problème suivant qui sera porté par le FMI : augmenter les prix à la pompe et les tarifs de l’électricité.
Le candidat Macky Sall, en perte de vitesse depuis son wax waxeet de 2016, va refuser et préférer le creusement du déficit. Pour financer le déficit, Macky Sall va chercher à utiliser les quelques 200 milliards bloqués par le FMI et bien entendu accumuler les arriérés intérieurs auprès des entreprises locales. Ce n’est pas faute d’avoir mis en garde le ministre des finances sur le retournement de conjoncture. La politique économique, ce n’est pas de l’improvisation.
L’exemple le plus édifiant est le building administratif Mamadou Dia. Sa rénovation va coûter plus de 40 milliards pour un marché initial de 17 milliards dixit Abdou Latif Coulibaly. Pendant ce temps, il fait construire une cité ministérielle à Diamnadio à 65 milliards. Soit 105 milliards au total pour abriter les bureaux des fonctionnaires. Quelle est la rentabilité pour l’Etat de cette affaire ? J’indique à Macky Sall qu’il lui faut en moyenne y faire travailler 1600 fonctionnaires pendant 50 ans pour rentabiliser cet investissement. Le ridicule ne tue pas l’Association des Prédateurs de la République.
Quand Macky Sall sera face au mur, il aura derrière lui le verdict populaire de l’alternative patriotique. On ne lui laissera pas le choix, il devra partir.




PSE: La riposte de Dionne au journal Le Monde

En réponse à la tribune publiée dans le Monde Afrique sous le titre « Le plan d’infrastructures de Macky Sall envoie le Sénégal droit dans le mur », le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a publié ce texte pour rétablir la vérité. Un véritable cours sur le Plan Sénégal Émergent (PSE) pour… les nuls.

« Une somme d’optima n’est pas nécessairement un optimum » ou « De la rationalité de considérer l’image globale du Plan Sénégal Emergent et non de ses dérivées »




Par Mahammed Boun Abdallah Dionne
Ingénieur, Economiste
Premier ministre de la République du Sénégal

En mathématiques, il est unanimement admis qu’une somme d’optima n’est pas nécessairement un optimum. Ce théorème a été la base de la théorie des contraintes utilisée dans la formulation de stratégies gagnantes de développement économique, qui s’articulent dès lors autour d’une approche systémique. Dans tout système, il y a en effet une ressource-contrainte dont la performance déteint sur celle plus globale du système.

A partir des années 1980, trois économistes désormais entrés dans l’histoire : Lucas, Romer et Barrow, considérés comme les théoriciens de la croissance endogène, ont démontré de manière séparée que le processus de croissance économique une fois enclenché, pouvait s’auto-entretenir et être ainsi durable, si le processus cible de manière intelligente et coordonnée le capital physique, le capital humain et le capital technologique.

Loin de s’opposer, ces trois composantes du capital (le physique, l’humain et le technologique) se complètent en réalité dans un processus de fertilisation croisée. Leur développement synchronisé doit être la résultante du capital public qui s’exprime à travers le budget d’un Etat stratège ; le capital public étant décrit comme l’ensemble des infrastructures mises à la disposition de l’économie nationale (autoroutes, routes, ponts, pistes rurales, réseaux maritimes et ferroviaires, réseaux énergétiques, numériques et hydrauliques…), pour doper la production et réduire le coût des transactions commerciales.

Le Président Macky Sall, Président de la République du Sénégal ne s’y est pas trompé quand il décida dans la matrice des politiques publiques qu’est le Plan Sénégal Emergent (PSE) pour l’horizon 2035, de consacrer 66,5 % des ressources du premier programme d’actions prioritaires, le PAP 2014-2018, à l’axe 1 du PSE dédié à la transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Il s’agit là en effet de la ressource-contrainte qui a toujours manqué à notre économie et qui détermine tout le reste.

En travaillant sur la productivité globale de notre économie, nous travaillons en même temps sur le capital physique, humain et technologique. Pour preuve, les deux mille cinq cent (2.500) kilomètres de fibre optique qui ont été mis en service dans ce cadre dans notre pays, constituent autant de facilités pour augmenter le niveau de savoir de nos concitoyens grâce à une meilleure connectivité Internet.

Bien entendu, par la suite, après la mise à niveau des infrastructures, les contraintes vont changer car l’économie est dynamique et d’autres secteurs vont connaître des allocations supplémentaires de ressources. Ce virage est déjà entamé par le Président Macky Sall avec le budget 2018 qui a vu la consécration de l’année budgétaire en « année sociale », les resources allouées à l’axe 2 du Plan Sénégal Emergent, soit le capital humain, ayant été relevées de manière considérable et ce mouvement ira en s’amplifiant.

Si j’ai décidé d’apporter cette contribution en ma qualité de Chef du gouvernement, c’est moins dans un souci de polémique, à la suite d’une tribune publiée dans Le Monde Afrique sous le titre « Le Plan d’infrastructures de Macky Sall envoie le Sénégal droit dans le mur ». C’est davantage pour restaurer la perspective globale de développement endogène et inclusif porté par le Plan Sénégal Emergent et rétablir en même temps la vérité des faits pour nos compatriotes et vis à vis du marché ; ce marché qui vient encore le 15 juin 2018, par l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P), de relever la note du Sénégal qui passe de B+ avec une perspective stable, à B+ avec une perspective positive.

On nous dit que le Sénégal sous le Président Macky Sall est en train de sauter des étapes, que nous n’avons pas besoin en réalité d’entrer dans la modernité, avec les projets autouroutiers ou ferroviaires en cours de réalisation, tels que le projet Ila Touba, une dorsale qui relie Dakar à l’hinterland d’Ouest en Est et qui ouvre un potentiel certain de développement au Nord et au Nord-Est du pays, en attendant que démarrent en 2019-2020 d’autres projets aussi structurants comme l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack (une voie rapide et sécurisée pour aller vers le Sud et l’Est du pays, ou encore le Mali), comme également nous attendons le démarrage de l’autoroute dite « la côtière » qui reliera Dakar à Saint-Louis, optimisant ainsi le chemin vers le pont de Rosso, donc la Mauritanie et le Maghreb.




On nous dit aussi que le Sénégal sous le Président Macky Sall est en train de sauter des étapes, que nous n’avons pas besoin en réalité d’entrer dans la modernité, avec un projet comme le Train Express Régional (le TER) qui sera livré le 14 janvier 2019, premier jalon d’un réseau ferroviaire interurbain appelé à s’étendre, qui au-delà de la desserte de l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar, assure la desserte d’une grande partie de la banlieue de Dakar à travers quatorze gares dont les principales sont connectées à un système de transfert par bus diffuseurs, à l’heure où la population de notre pays double tous les vingt cinq ans. Ne pas réaliser à bonne date de tels systèmes de transport de masse comme le TER ou le projet Bus Rapid Transfer (BRT) qui reliera le Sud au Nord de la ville de Dakar, c’est faire demain de l’agglomération de Dakar, la capitale ouest africaine des embrouillages et de la pollution automobile, avec sa superficie de 0,28% du territoire national, hébergeant plus du quart de la population du pays.

Manager c’est prévoir, dit-on. Tous ces projets structurants dont il faudrait se réjouir, ont été inscrits dans l’axe 1 du Plan Sénégal Emergent, avec des budgets planifiés et mobilisés, pour préparer le pays et les générations futures à accéder au développement, hors scénario « pétrole et gaz ». Qu’il s’agisse des 113 kilomètres de l’autoroute Ila Touba (Thiès-Touba), des 195 kilomètres de l’autoroute côtière Dakar-Saint-Louis ou des 100 kilomètres de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack dont les travaux démarrent en début d’année 2019. Rappelons simplement que le Président Macky Sall a trouvé en 2012 dans notre pays, trente deux (32) kilomètres d’autoroutes réalisés en cinquante deux (52) ans d’indépendance, au moment où la Côte d’Ivoire en comptait 224 kms, le Maroc 1.649 kms et l’Algerie 1.700 kms. L’ambition réelle que porte le Plan Sénégal Emergent du Président Macky Sall est de faire du Sénégal, une des sept premières économies africaines.

Cet important travail de rattrapage infrastructurel, décrit ici en matière d’autoroutes, aurait pu l’être également à travers les importants chantiers présidentiels d’aménagement et d’équité territoriale portés par un programme tel que le PUDC (programme d’urgence de développement communautaire) entièrement financé par l’Etat. Déjà avec sa première phase lancée en 2015, cinq cents (500) kilomètres de pistes sont déjà ouvertes à la circulation, désenclavant 552 villages. Dans le volet hydraulique du PUDC, 229 forages ont été réalisés et livrés, permettant l’accès à l’eau potable à plus de 300.000 de nos compatriotes. En matière d’électrification rurale, plus de 35.000 personnes ont pu avoir accès à l’énergie grâce au PUDC. Le programme sera renforcé au cours du second programme d’actions prioritaires du PSE, le PAP 2019-2024 à venir et 300 milliards FCFA, soit 600 millions de dollars sont déjà mobilisés pour le financement du PUDC II. L’objectif ultime des programmes comme celui-ci, ou le PUMA dédié à la modernisation des axes frontaliers, ou encore PROMOVILLES qui met à niveau les villes secondaires du pays, est d’orienter le grand potentiel économique de l’espace rural vers la satisfaction de la demande sociale en matière de production et de consommation des produits du terroir et des services qui leur sont attachés.

Avec le Plan Sénégal Emergent, notre pays apprend à bien marcher sur ses deux pieds. Au-delà des routes et autoroutes, du chemin de fer en rénovation, des pistes rurales, de l’électrification rurale, du développement du mix énergétique avec la promotion des énergies renouvelables, de l’hydraulique rurale et urbaine, les efforts sont également importants pour bâtir les infrastructures du futur, avec le maillage du pays en fibre optique et l’acquisition d’un super-calculateur de 320 teraflops, un des plus puissants en Afrique subsaharienne hors Afrique du Sud, qui va constituer la base technologique du Centre national de calcul scientifique qui sera érigé à Diamniaidio à côté du futur Parc de Technologies Numériques financé par l’Etat et la Banque Africaine de Développement. Nous préparons ainsi notre entrée dans l’économie du savoir.

Toutefois comme je le rappelais au début de cette contribution, l’optimum infrastructurel ci-devant décrit ne constitue pas pour le PSE, une fin en soi. Tout ceci est mis progressivement en place pour doper la productivité et préparer le pays à une émergence économique et sociale inclusive. Il s’agit d’une ressource-contrainte à bâtir pour permettre aux autres ressources de s’inscrire dans l’optimum global qui demeure axé autour de l’homme, c’est à dire l’éclosion et la promotion des talents et du génie créateur des sénégalais.



Les efforts déjà entrepris nous ont permis grâce à une politique budgétaire efficace, de battre des records en matière de production agricole, de pêche et dans bien d’autres secteurs productifs. Les subventions de matériels agricoles à hauteur de 60 % et atteignant même 70 % dans certains cas, les subventions des semences et des engrais à hauteur de 50 %, ainsi que les résultats de la recherche agronomique ont permis au pays d’augmenter en cinq ans la production céréalière de manière significative. Dans le secteur de la pêche et de l’élevage, les subventions allouées aux pêcheurs pour le renouvellement des moteurs de pirogues et aux éleveurs en matière d’acquisition d’aliments de bétail, ont fini de prouver leur efficacité économique. En matière de tourisme, le crédit hôtelier mis en place par l’Etat aura également permis la mise à niveau des réceptifs dans des conditions optimales de financement pour le secteur privé national.

Dans notre pays, depuis 2012, avec le Président Macky Sall, des efforts d’une même amplitude ont été réalisés en matière de développement du capital humain, dans les secteurs de l’éducation et de la formation. Il en est de même pour le secteur de la santé et de la protection sociale. Tout comme en matière de promotion de secteurs tels que l’art et la culture avec désormais la consécration de la Biennale de Dakar dans l’agenda culturel mondial ; le cinéma avec les dotations substantielles du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle qui nous ont rapporté des succès au plan africain et international ; les sports et les loisirs avec les infrastructures sportives telles que le Dakar Arena qui placent désormais le Sénégal sur la carte du monde. Tous ces secteurs sont essentiels dans la vie économique et sociale d’une nation.

En matière d’éducation et de formation, l’accès équitable à des conditions d’apprentissage de meilleure qualité pour tous les élèves du pays a été érigée en sur-priorité. C’est pourquoi, dans le cadre du premier programme d’actions prioritaires du PSE, le PAP 2014-2018, au-delà des programmes de réhabilitation des infrastructures scolaires, 9.538 salles de classe, 333 écoles élémentaires, 162 collèges de proximité, 21 lycées et 20 blocs scientifiques et technologiques, ont été construits et équipés pour un investissement total de 132,6 milliards de francs CFA : un record depuis l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Est aussi en cours de réalisation en ce moment-même, un ambitieux programme de suppression totale des abris provisoires, ces « vraies-fausses » salles de classe qui étaient encore le modèle utilisé principalement en milieu rural, pour offrir aux acteurs de l’éducation, élèves comme enseignants, un cadre d’apprentissage approprié, pour un investissement global de 100 milliards FCFA.

Comme il en est de la carte scolaire, la carte universitaire s’est également renforcée avec tous les programmes de construction et de modernisation entrepris depuis 2012. Le Président Macky Sall et son gouvernement ont déjà engagé un important programme de mise à niveau des infrastructures universitaires à Dakar, Saint-Louis, Ziguinchor, Bambey et Thiès, et ont démarré la construction de la Cité du Savoir et de deux nouvelles universités pour un coût de 130 milliards de francs FCA, ainsi que des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) dans cinq villes intérieures du pays : Thiès, Matam, Bignona, Diamniadio et Richard-Toll. Quant au programme « Un Étudiant – Un Ordinateur », grâce à une subvention de l’Etat d’au moins 50 % et pouvant aller jusqu’à 75 % pour les étudiants de l’Université virtuelle du Sénégal, il a déjà permis d’équiper 47.100 étudiants. Désormais, tous les campus universitaires bénéficient d’un accès internet avec wifi gratuit et une bande passante de 310 Mégaoctets.

Au plan des infrastructures sanitaires, le maillage du territoire national a été accéléré avec l’ouverture des quatre nouveaux hôpitaux (à Matam, Fatick, Dalal Jamm et Ziguinchor), de 10 nouveaux centres de santé dans les villes de l’intérieur (à Maka Coulibantang, Saraya, Dianké Makha, Médina Gounass, Kidira, Koumpentoum, Pété, Samine, Goudomp et Niakhar), et de plusieurs postes de santé. Huit (8) nouveaux centres de dialyse ont été construits en cinq ans pour assurer une prise en charge déconcentrée des insuffisants rénaux. Seize (16) scanners, 14 appareils de mammographie, 35 tables de radiologie numérique, 50 appareils d’échographie, 10 générateurs de production en oxygène et 3 appareils de radiothérapie ont été acquis et mis en service à travers tous les districts sanitaires du pays. Demain, avec le second programme d’actions prioritaires du PSE, le PAP 2019-2024, est prévue la construction de 267 postes de santé additionnels, de 22 centres de santé, de 3 hôpitaux de niveau 2 à Kaffrine, Sédhiou et Kédougou, d’un hôpital de niveau 3 à Touba, d’un centre national d’oncologie pour un montant de 48 milliards de francs CFA et d’un centre de traitement des brûlés à l’hôpital de Fann à Dakar.

Un pays dont l’économie va droit dans le mur ne peut se permettre de développer concomitamment son capital physique, humain et technologique, tout en se permettant d’assister autant ses agriculteurs, ses pêcheurs, ses éleveurs, ses artisans, son secteur touristique, sa jeunesse et ses femmes à travers les programmes d’appui à l’entreprenariat rapide, et d’asseoir sur la durée des transferts monétaires aux trois cent mille (300.000) familles vivant en dessous du seuil de pauvreté et des subventions aux ménages en matière de soutien au pouvoir d’achat, dans ce contexte particulier de remontée des cours des hydrocarbures au plan mondial.

Pour dire donc que le développement n’est pas la résultante d’efforts à n’entreprendre que dans un secteur particulier. Le développement nous viendra d’une synthèse d’efforts conjugués et complémentaires qui convergent d’une manière harmonisée vers un même même objectif. L’erreur serait d’opposer les secteurs et les politiques sectorielles entre elles, y compris la politique budgétaire. Elles font partie d’un tout et participent à la réalisation d’un même idéal, dérivant toutes de la même matrice de politiques publiques qu’est le Plan Sénégal Emergent.




En dotant le Sénégal pour la première fois de son histoire, d’une vision à moyen et long termes qui se fonde sur une combinaison réfléchie et intégrée d’une transformation structurelle de notre économie et en même temps de la revalorisation de notre capital humain, dans un cadre rénové d’intégrité et de gouvernance publique, le Président Macky Sall a véritablement fait le choix d’un Sénégal de tous et d’un Sénégal pour tous qui place notre pays, le Sénégal, de manière irréversible sur la voie d’une émergence inclusive et d’une prospérité retrouvée et partagée.

Les résultats sont déjà tangibles au grand bonheur du peuple sénégalais.

D’autres succès nous attendent

Exclusif! Yérim Sow se serait servi d’un animateur comme écran pour acheter Nostalgie Dakar

YERIMPOST.COM Si le groupe Teylium du prospère homme d’affaires Yérim Sow, dans sa mise au point adressée à toute la presse, a nié être derrière le groupe de presse censé accueillir Mamoudou Ibra Kane et Alassane Samba Diop, démissionnaires du Groupe Futurs Médias (GFM), il s’est bien gardé de cracher sur la soupe. Et, pour ménager l’avenir ou un passé qu’on ne connaît pas encore, Teylium a ajouté qu’il est disposé à investir dans des domaines porteurs de croissance sans exclusive.

Cette précaution oratoire a alerté Yerimpost qui a enquêté pour en comprendre le bien-fondé. Après investigation, votre blog préféré a appris que Teylium serait déjà dans le monde des médias par un écran interposé. L’homme-lige ne serait personne d’autre qu’un animateur connu comme disc jokey à la radio.

Yérim Sow serait passé par lui pour acheter Nostalgie Dakar qui battait de l’aile. Avec pour objectif de redresser cette radio pour en faire à moyen terme l’une des plus rentables du Sénégal.

Acheter Nostalgie Dakar serait pour Yérim Sow une façon d’imiter son grand ami ivoirien Hamed Bakayoko qui avait acquis Nostalgie Abidjan dans les années 1990 pour en faire le média le plus populaire et le plus rentable de Côte d’Ivoire. Ce qui rend d’autant plus crédible la confidence de notre source.

En tout état de cause, les semaines à venir nous édifieront sur le sort de cette radio.



CJD et Diafrikinvest au chevet des jeunes entrepreneurs

YERIMPOST.COM Le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise du Sénégal (CJD Sénégal) a procédé à la présentation de ses nouveaux membres et des cinq entrepreneurs choisis par le projet Diafrikinvest. La cérémonie était aussi une occasion pour le président sortant de remettre officiellement les documents administratifs à son successeur, Ibrahima Dione, nouveau président.

Appuyer les entrepreneurs sénégalais, c’est le but principal du projet DiafrikInvest. Amina Investment, une société française, et le Centre des jeunes dirigeants (CJD) du Sénégal ont uni leurs forces pour accompagner les entrepreneurs sénégalais dans le cadre d’un projet financé à 90% par l’Union européenne.

La journée a été clôturée par des séances de travail avec les entrepreneurs de DiafrikInvest. Tout savoir dans cette vidéo.




Hommage à Samir Amin, le théoricien de l’échange inégal et de la déconnexion

En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle disait Amadou Hampaté Ba. Le baobab Samir Amin vient de tomber. Samir était un franco-égyptien qui vivait au Sénégal depuis le début des années 1960. Il est l’un des pères fondateurs du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA). Une institution qui veut penser l’Afrique par des Africains et sur le sol africain. Amin avait très tôt compris l’importance de la décolonisation du savoir, des esprits et des imaginaires. Intellectuel critique et dissident, il était iconoclaste (ouvert sur plusieurs tendances) et éclectique (contre les traditions). Pour lui rendre un hommage, nous voudrions d’une part, montrer la fécondité de sa pensée et d’autre part, l’actualité de ses réflexions.

La fécondité de la pensée de Samir Amin




Samir Amin fait parti de ce qu’on appelle l’école de la dépendance qui trouve ses origines en Amérique latine. Son point de départ c’est le contraste frappant et flagrant entre l’égalité politique et l’inégalité économique qui caractérise le système international. Plus précisément, les pays latino-américains loin de connaître le décollage et la croissance économique souffrent de sous-développement alors qu’ils sont pourtant juridiquement souverains depuis un siècle et demi. Cette situation, les dépendantistes comme Enzo Falleto au Chili, Celso Furtado et Henrique Cardoso au Brésil l’attribuent non pas à l’incapacité de ces sociétés de passer d’une communauté traditionnelle à une société moderne caractérisée par l’esprit d’entreprise mais à l’échange inégal et à la détérioration des termes de l’échange dont ces sociétés sont victimes. Cet échange inégal est dû quant à lui au fait que non seulement ces sociétés exportent des biens dont la demande et donc les prix augmentent mais à leur situation de périphérie dépendant structurellement du centre. Tel avait été l’analyse proposée par la commission économique des Nations Unies pour l’Amérique latine (CEPAL) avant les dépendantistes autour de l’argentin Raul Prebisch. Ces idées seront généralisées au-delà des économies de l’Amérique latine à l’ensemble des relations entre pays industrialisés et pays sous-développés par André Gunder Frank, Emmanuel Arghiri, Immanuel Wallerstein et Samir Amin.

Samir Amin développe l’idée que c’était l’expansion d’un mode production spécifique au détriment des équilibres locaux qui générait les phénomènes d’exploitation et d’accumulation. L’intégration des économies des pays du Sud dans le marché mondial se traduisait en effet par le développement d’activités d’exportation, créant obligatoirement une désarticulation économique et sociale chez les nations de la périphérie. La faible élasticité des produits exportés par les nations du Sud (cultures d’exportation ou matières premières) générait ainsi un mécanisme dialectique d’exploitation accumulation exclusivement profitable aux économies développées. Il s’attache à démontrer les raisons pour lesquelles le développement des pays de la périphérie était handicapé par les règles du capitalisme dominant. Il s’intéresse alors aux causes de l’expansion du capitalisme.

Pour lui, le sous-développement était la conséquence de l’irruption des mécanismes de marché à l’intérieur même des économies du tiers-monde. Or le capitalisme de la périphérie ne pouvait se traduire par un développement comparable à celui dont avaient bénéficié les nations occidentales pour plusieurs raisons. Par exemple, il y a une absence de diffusion des progrès techniques, une désarticulation profonde des mécanismes économiques à l’intérieur de ces pays et enfin un développement conçu comme un simple prolongement des économies développées aboutissant à une spécialisation inégale entre le centre et la périphérie.

Ainsi, il expliquait le caractère inégal des échanges par la mise en concurrence de produits dont les prix de production étaient inégaux. Il expliquait aussi l’expansion du capitalisme par le fait que le centre était avant tout exportateur de capitaux pour bénéficier de la différence des prix de production. Dès lors, l’économie capitaliste pouvait se propager en pénétrant à l’intérieur des économies sous-développées avec pour conséquence, des distorsions croissantes entre les secteurs de production, une augmentation des activités tertiaires et du secteur improductif en général, et une prédilection pour les branches tertiaires pourtant peu adaptées aux besoins internes des pays sous-développés. Selon Amin, alors la seule solution pour briser l’étau du sous-développement était de rompre avec le mode de production capitaliste.

Ces réflexions de Samir Amin peuvent aider à comprendre la dépendance actuelle des pays du Sud notamment africains par rapport au marché mondial.

L’actualité des réflexions de Samir Amin

La dépendance des Etats actuels par rapport au marché a commencé avec la crise des années 1970 qui était une crise des mécanismes de régulation keynésienne. Rappelons que le fonctionnement du modèle fordiste reposait sur les caractéristiques de la régulation économique avec la négociation salariale, la substitution de la concurrence oligopolistique à la concurrence pure et parfaite et une régulation se déroulant dans un environnement monétaire dont les grands principes ont été fixés à Bretton Woods en 1944 et enfin une régulation qui reposait sur un rôle accru de l’Etat dans le fonctionnement de l’économie. Cette organisation sophistiquée de l’économie s’est déréglée dans les années 1970 et la crise a provoqué une accélération du mouvement de multinationalisation des firmes. En quoi alors dans ce cas les firmes ont-elles entamé les fondements de l’Etat au point de le rendre dépendant ? En effet, avant la crise l’Etat définissait le cadre général de l’économie mais depuis cette date, il y a eu un renversement de perspective.




Ce sont les firmes qui dessinent les contours de l’économie et aux Etats de s’y adapter. La différence entre cette nouvelle forme de dépendance entre Etats et firmes multinationales avec la dépendance des années 1970 entre pays riches et pays en développement est une différence de nature et non de degré. La dépendance entre pays développés et pays en développement était de nature structurelle et imposée. Or la dépendance entre Etats et firmes procèdent certes des structures de l’économie mais surtout c’est une dépendance qui est voulue. Ce sont les Etats qui étaient maîtres de l’économie qui ont déréglé les normes pour en devenir esclaves.

Le meilleur exemple est la position hégémonique des Etats-Unis dans le système qui leur permet non pas de fixer dans les détails les règles et les principes internationaux mais de structurer le système et le champ d’action possible des autres acteurs. Ils ne fixent pas de manière unilatérale les règles et les mécanismes institutionnels internationaux mais ils sont en mesure de fixer les modalités de création, de préservation et de sanction de celle-ci.

De ce fait, la période actuelle voit apparaître un nouvel ordre mondial caractérisé par une nouvelle forme d’Etat. On assiste en effet, au phénomène de transnationalisation et d’internationalisation de l’Etat, notamment que les Etats deviennent des instruments pour ajuster les activités économiques nationales aux exigences de l’économie globale. L’internationalisation de l’Etat implique donc la dépendance de plus en plus marquée de l’Etat aux impératifs économiques globaux.

Le concept de centre/périphérie n’est plus pertinent pour décrire des délimitations territoriales mais il doit être lu dans une perspective d’une société globale où des centres côtoient des périphéries à l’intérieur d’un même espace territorial. Ainsi, les firmes multinationales et leurs filiales et sous-filiales participent à réaliser le même objectif à savoir obtenir le maximum de profit pour le groupe. Ces firmes résultent du désir d’étendre leur marché et de déplacer la production pour bénéficier des avantages comparatifs de chaque pays, notamment le faible coût de production. Aujourd’hui, une vingtaine de secteurs structurants se trouvent dans la situation ou cinq firmes détiennent plus de la moitié du marché mondial et ont un contrôle monopolistique des prix à l’échelle planétaire. Par exemple, la société Microsoft contrôle 90% des ordinateurs bureautiques.

Dès lors, au-delà de l’hégémonie politique des Etats-Unis, nous assistons à un monopole économique des firmes américaines. Mais l’effet le plus pervers de cette dépendance des Etats par rapport aux firmes c’est sans doute le creusement des inégalités. Même si les inégalités et les disparités de revenus ont toujours existé la mondialisation est venue les aggraver, les systématiser et les pérenniser en accord avec les impératifs du marché global qui impose sa logique marchande. Le club des riches ne cesse de gonfler, les profits des firmes augmentent année après année, et les banques accumulent des bénéfices surprenants. Le dogme sacré de la propriété privée conduit à l’accaparement illimité des ressources et a pour résultat la concentration historiquement inégalée des richesses entre les mains d’une élite sélecte et insatiable. Cette accumulation de richesses et de pouvoir par un petit nombre engendre l’appauvrissement et la dépossession du plus grand nombre.

Samir Amin a vécu une vie utile et a rendu service à l’Afrique et à l’humanité. Plus d’une soixantaine d’ouvrages sont à son actif. Mais en choisissant de venir s’installer dans notre pays, le Sénégal a une dette morale et symbolique envers lui. Il mériterait qu’une rue de la capitale porte son nom. Seulement, si Sembene Ousmane n’est pas prophète dans son propre pays (aucune rue, aucun boulevard, aucune place ou monument ne porte son nom, dix ans après sa mort) peut-on s’attendre à un traitement différencié pour Samir Amin. Il urge dès lors de réparer ses impairs. Si pour Sembene Ousmane la communauté culturelle pourrait nous conseiller ; en revanche pour Samir Amin, la rue Gallieni qui jouxte l’Assemblée nationale où se trouve l’Ambassade du Canada pourrait porter son nom. C’est une rue que Samir Amin connaissait très bien pour l’avoir arpentée pendant de nombreuses années comme directeur de l’Institut des Nations Unies pour le développement et la planification (IDEP).

Que sa production scientifique et sa personnalité intellectuelle puissent inspirer la jeune génération et permettre à l’Afrique de se doter de dirigeants qui incarneraient un leadership éthique et réticulaire.





*Papa Samba Ndiaye, PhD

Maître de conférences agrégé

Spécialiste en Relations internationales

Université Gaston Berger de Saint-Louis/Sénégal

 

« Auchan dégage », quelle est l’alternative?

Récemment ont été créés des collectifs qui revendiquent le départ d’Auchan. Mais à quel prix ? Quelle est l’alternative? Nous voulons qu’Auchan dégage? Pour protéger qui et quoi?

Combien y a-t-il de sénégalais qui critiquent la présence toujours plus importante d’Auchan au Sénégal MAIS font tous leurs achats chez eux? Cette multinationale serait dangereuse pour l’économie sénégalaise ?

Reflexions.

Je me dis que si on demande à Auchan de partir pour continuer à consommer du riz thaïlandais cela revient au même. Si Auchan doit s’en aller pour qu’on retourne acheter plus cher l’oignon qui nous vient d’Amérique du Sud qu’allons-nous-y gagner? Nous voulons protéger notre économie, mais nous préférons cuisiner avec l’huile qui nous vient d’Europe. Et dans tous les domaines c’est pareil. Nous préférons les sacs et les chaussures confectionnés en Italie ou autre part en Amérique. Le Getzner que nous aimons tant nous vient d’Europe. Le wax que nous revendiquons fièrement a ses origines en Grande Bretagne. Il ya aussi les cheveux de ma chère cousine, le déodorant de mon oncle…




J’ai été dernièrement surpris et choqué d’apprendre en lisant les étiquettes de deux sachets de lait en poudre (dont je tairai les noms), que ces derniers sont produits en Europe mais juste ensachés au Sénégal. Alors qu’avec le bétail dont nous disposons nous pouvons atteindre l’autosuffisance en lait et même revendre le surplus à la sous-région.

Nous sommes atteints du syndrome de « la préférence de ce qui vient de l’autre》. C’est le cas meme du respect que nous avons pour notre langue. Tu fais une faute en wolof, personne ne s’en rend compte. Une faute en francais te fera passer pour le plus grand looser du monde. Conséquence: nos députés (representants du peuple) parlent italien à l’assemblée nationale et celà contribue à leur conferer une notoriété non negligeable.

Aux Etats Unis ou encore en France ils font la promotion du Made in France ou de la Frenchtech, nous, nous rejetons systématiquement ce qui est produit et vendu par nous même. Le riz que produit nos cultivateurs ne fait pas grand succes malgré ses qualités. D’accord, il est de la mission de nos dirigeants de promouvoir le « consommer local ». Mais le Sénégal c’est nous. Et le bien être d’un peuple ne peut etre atteint qu’avec l’initiative individuelle de tous.

Si on en revient au cas Auchan. Je suis enfin rentré dans un de leurs magasins dernièrement, et je n’ai pas trop l’impression qu’ils bazardent leurs produits. J’ai comparé le prix de 20 de leurs articles avec les prix pratiqués dans les magasins Auchan en France (faites un tour sur leur site) : les produits qu’ils importent sont vendus beaucoup plus chers chez nous ! Seuls les articles qui sont produits au Sénégal coutent beaucoup moins chers que les prix pratiqués jusqu’ici par nos boutiquiers.

La question que je me pose : ou alors on se faisait « pigeonner » par nos propres frères et pères commerçants depuis belle lurette, ou preparons nous à un retour de baton lorsqu’ils auront malheureusement disparu et que les prix d’Auchan auront pris un second souffle. En tout cas en attendant, les prix sont « corrects ». Certains articles ont subi une baisse de plus de 30%. Exemple: une cannette de coca qui coute 300 frcs chez le boutiquier est vendu 250 frcs à Auchan. Une tablette de 30 oeufs est vendue 1950 frcs à Auchan. Chez le boutiquier: 30 oeufs coutent 3000 frcs!

Bien sûr restons objectifs ! Je ne défends aucunement Auchan mais je pense que si nous voulons résoudre ce problème (qui en est bel et bien un) il nous faut pouvoir le situer, le comprendre, trouver une stratégie et rester cohérents à nos principes (notre mode de consommation).

« Auchan dégage », je trouve la formule facile et je n’y adhère pas forcément. Il faudrait plutot profiter de cet engouement pour définir de réels enjeux. Ne nous leurrons surtout pas en prétendant que c’est pour protéger le petit commerçant du coin, ce serait incohérent. Des milliers de braves gens nourrissent aussi leurs familles grâce à Auchan : du caissier au gardien de sécurité en passant par le cultivateur de choux, oignons, le producteur de jus locaux, … Et puis la concurrence peut parfois etre tres positifs pour un marché. La preuve…

Bref. Mes preconisations. On peut continuer d’acheter notre pain à la boulangerie du quartier mais on doit lui dire clairement qu’on attend de lui un peu plus de farine et moins de levure dans sa baguette qui ne peut même plus nourrir un enfant de 4 ans. Prends ton poisson chez Astou de marché Tilène, mais demande lui de couvrir proprement sa table de vente de manière permanente afin de protéger sa marchandise des insectes et d’assurer leur fraicheur. Ne nous arrêtons pas de prendre notre dougoup (mil) chez Rama mais n’ayons pas de Kersa à lui dire que la dernière fois il y avait des grains de sable et que tu souhaiterais vraiment ne pas avoir à aller le prendre chez le concurrent. Et surtout, chers amis commerçants, vendez nous à prix fixe permanent et ne les rehaussez pas lorsque la tabaski arrive.

Il va falloir qu’on y mette du nôtre. Pour deux principales raisons. Primo, ces commerçants sénégalais ne pourront jamais rivaliser avec Auchan. Ces derniers ont les moyens de mener une guerre des prix et éventuellement une vente à perte (interdite normalement) durant plusieurs années sans ressentir la moindre difficulté. Segundo, elle est dans ses droits et en ma connaissance aucun dispositif juridique ne leur interdit de s’installer chez nous.

Je ne suis nullement de ceux qui prônent la fermeture totale de nos marchés aux étrangers. Nous avons besoin d’eux, pour la seule et simple raison que notre pays ne peut pas forcement produire tout ce dont nous avons besoin (nous n’avons par exemple pas d’industrie automobile). La nature est donc faite ainsi. Nous devons vivre en communauté pour maintenir l’équilibre de l’humanité. Simplement, cet équilibre doit être bien nivelé et profitable à toutes les parties.




Pour finir, restons positifs et mobilisés. De toute façon nous ne passerons pas le 21em siècle sans avoir atteint le stade de pays développé que nous méritons. Pour cela, nous avons le savoir, la force et la volonté. En vérité, nous n’avons pas le choix, nous devons le faire pour exister. Nous ne serons peut être pas là dans 80 ans mais, dans 30 ans, nos enfants nous demanderons ce que nous avons fait pour changer les choses. A nous de nous montrer digne. Wa salam.

Alioune SECK
alioune84@gmail.com

Qui doit «manger» la rente pétrolière et gazière au Sénégal ?

Cette question est au cœur de la présidentielle de 2019 précédée par le wax waxett de Macky Sall et la réforme de la constitution de 2016.
D’un côté, Macky Sall anticipe les revenus futurs de l’Etat pour s’endetter auprès de la Chine, de la France, de la Turquie et des banques commerciales et financer ses projets politiques. A ce rythme, à l’horizon 2020, le service annuel de la dette de l’Etat tournera autour de 1000 milliards par an.
De l’autre côté et c’est plus sournois, il faut confisquer la démocratie pour sélectionner les invités au festin de la rente pétrolière.
A titre d’illustration, les discussions sur le processus électoral de Ali Ngouille Ndiaye avaient recommandé que le Conseil Constitutionnel dispose de 30 jours pour vérifier l’exclusivité de la nationalité sénégalaise des candidats à la présidentielle. Macky Sall a réagi violemment pour introduire le parrainage et remplacer les 30 jours de vérification de la nationalité par celle des parrainages. Notons que Macky Sall refuse de vérifier l’exclusivité de la nationalité sénégalaise du Président de l’Assemblée nationale comme l’exige la constitution.
Ma conclusion est la suivante : le parrainage anarchique de Macky Sall permet de s’assurer que les candidats à la présidentielle retenus ne remettront pas en cause l’omerta sur la duplicité d’une certaine classe politique, sénégalaise le jour et française, américaine, canadienne, belge, italienne, espagnole, etc,la nuit. Ceux- là sont admis à partager le festin de la rente du pétrole qui appartient pourtant au peuple.




Mamadou Lamine Diallo

Spéculation sur Rufisque Offshore profond: Total vend déjà 30% des parts

YERIMPOST.COM Rufisque Offshore profond n’est plus le domaine exclusif réservé à Total à 90%. La multinationale française a cédé 30% des parts dans le bloc pétrolier à une société malaisienne du nom de Petroliam nasional Bhd (Petronas). Ainsi, Rufisque Offshore profond est désormais partagé entre Total qui détient désormais 60%, Petrosen 10% et maintenant Petronas 30%. Dans un souci de transparence, Total a fait un communiqué, sauf que la contrepartie versée par les Malaisiens n’a pas été dévoilée. Sans doute pour éviter de mettre en exergue la différence entre le prix de la spéculation et celui symbolique auquel le Sénégal lui a cédé Rufisque Offshore profond. 


Maladie mystérieuse à Sédhiou et Kolda: tout le cheptel est entrain d’y passer

YERIMPOST.COM Entre Kolda et Sédhiou, le cheptel est en train d’être décimé. Les bêtes meurent à une vitesse grand v et les éleveurs ne savent plus à quel saint se vouer. Les symptômes indiquent une maladie appelée fièvre aphteuse sans aucune confirmation de spécialistes. Les éleveurs ont lancé un appel aux autorités afin qu’elles prennent les dispositions nécessaires pour limiter les dégâts. Le quotidien L’As, qui livre l’information, a souligné que les villages comme Sébéré Koyo, Bagadadji, Saré Fatim, sont actuellement les plus touchés.



Comment le Sénégal pourrait s’inspirer du modèle de développement coréen (Suite)

« ET SI LE SENEGAL S’INSPIRAIT DU MODELE DE DEVELOPPEMENT COREEN », était l’intitulé de mon premier article. Dans cette partie, je vais m’appuyer sur les mêmes facteurs utilises par la Corée du Sud pour accélérer son développement, pour donner des solutions pratiques applicables au Sénégal

 

  1. Valorisation de l’éducation, des sciences et de la technologie

Dans mon cher pays le Sénégal, on a tendance à ironiser sur le terme BAC. Les jeunes ont même trouvé une signification assez proche de la réalité. Pour eux BAC signifie « Bienvenue Au Chômage ». Et cela peut se comprendre dans la mesure où la majorité des jeunes élèves arrêtent les études juste après le baccalauréat.




Oui, on subit à peu près la même pression que les jeunes Sud-Coréens. Oui le Bac est sacré au Sénégal. On dit même que quand tu fais le bac au Sénégal, tu le fais pour tout le quartier. Du boutiquier à l’Imam. On peut dire que la pression est aussi palpable qu’en Corée du Sud.

Mais au Sénégal, les résultats au Bac sont catastrophiques. En 2017, le Sénégal affiche un taux de réussite de 31,6%. On note même une baisse de 5% par rapport à 2016. Et sur les 31% qui réussissent une partie importante arrête leurs études soit par manque de places à l’université soit par manque de repères. Mais comment expliquer ce phénomène ? C’est très simple. Il n’existe que 6 universités publiques au Sénégal dont une seule à Dakar, l’université Cheikh Anta Diop qui fait notre fierté en Afrique de l’Ouest, malgré tous ses couacs. Avec un nombre de places très limité, les futurs étudiants dont les parents ont des moyens se tournent vers les écoles de formation. Vivant dans un pays sous-développé, dont le salaire moyen est bas, la majorité des parents ne peuvent se permettre de financer les études de leur fils dans des institutions privées.

Il serait donc impossible de copier le système éducatif coréen. Cela conduirait à l’échec dès le début. La solution est de s’en inspirer mais comment ? En commençant d’abord par augmenter le taux d’alphabétisation qui n’est que de l’ordre de 54,6% au Sénégal. Car, comment peut-on aspirer à se développer avec près de la moitié de la population analphabètes ?

En second lieu, l’Etat doit être en mesure de construire beaucoup d’autres universités publiques comme celle de Diamniadio (en cours) et de renforcer les filières scientifiques et techniques. Des structures pour orienter les futurs étudiants doivent être mises en place à cet effet. Les statistiques affirment que le pourcentage de bacheliers scientifiques était de 18,4% en 2017 contre 79,4% de littéraires. Des chiffres en baisse par rapport à 2013 où on comptait 23,4% de scientifiques. Comment peut-on être un pays compétitif avec un aussi faible pourcentage de scientifiques ? La majorité des élèves ont une mauvaise image des séries scientifiques parce qu’ils sont mal informés. Ses structures d’orientation décrites plus haut pourraient permettre de remédier à ce problème.

La Corée du Sud, pour être un pays compétitif et être à la pointe des technologies, a consacré une part importante de son budget à la recherche. Et pour ce faire, il faut augmenter la part des scientifiques. La recherche permet à un pays d’être autonome et d’avoir son mot à dire dans les avancées technologiques. A force de vivre dans l’importation technologique, on finit par devenir les cobayes des pays développés lorsqu’ils veulent expérimenter leurs technologies dangereuses pour leurs populations. Récemment, les Pays-Bas ont confirmé la toxicité des carburants vendus en Afrique de l’Ouest.

Pour être autonome, l’Etat doit construire davantage d’écoles d’ingénieurs à l’image de l’Ecole Supérieure Polytechnique pour augmenter le nombre d’ingénieurs et favoriser la collaboration du secteur privé qui pourrait financer la recherche dans les laboratoires comme cela se fait en Corée du Sud. Au cours de mon stage, j’ai eu la chance de travailler dans un laboratoire qui s’intéresse aux matériaux de supraconductivité. L’essentiel de son financement provient des entreprises privées. Les étudiants en recherche travaillent jusqu’à des heures tardives pour se consacrer à leur recherche et ne pas décevoir les structures qui les financent. Lors de mes trois mois de stage, beaucoup d’entre eux dormaient dans le laboratoire. Et, pour se développer, il faut adapter des comportements comme celui des coréens c’est-à-dire se sacrifier à un moment donné pour le développement de son pays.

Enfin, pour développer la recherche scientifique, les entreprises privées peuvent proposer des sujets de recherche sur la création d’un nouveau produit pour les étudiants en troisième ou quatrième année d’étude pour les inciter à s’intéresser au domaine de la recherche. Puis, récompenser les trois premiers groupes qui proposent les solutions les plus innovantes.




Nelson Mandela disait que : « l’Education est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Ayons conscience que la Corée du Sud l’a fait grâce à l’éducation. Nous aussi on peut le faire.

 

  1. Transformation industrielle et agricole

L’évolution de l’industrie sénégalaise est très erratique avec une contribution dans le PIB qui n’a jamais dépassé 22% de 2000 à 2015. Comment ce chiffre bas pourrait être augmenté ? Tout simplement en solidifiant les secteurs d’activités qui mènent à l’industrialisation.

En dépit de la Corée du Sud qui ne bénéficie guère des ressources naturelles, le Sénégal est lui doté par la nature avec un potentiel naturel et humain énorme. Si ce potentiel est exploité dans sa plénitude, notre cher pays pourrait atteindre l’autosuffisance alimentaire, prémices d’une marche vers le développement durable. Mais comment s’appuyer sur ce potentiel énorme ? Qu’en est-il de la participation de l’Etat ?

D’innombrables réformes agraires ont été lancées au Sénégal, mais sans grande réussite. C’est quoi la solution alors ? Introduire une nouvelle politique agricole qui soutient le développement rural mais qui se donne pour principal objectif de former une élite d’agriculteurs capables d’affronter le nouveau paradigme de la mondialisation. Pour ce faire, des filières agricoles doivent être introduites dans le système éducatif sénégalais en créant davantage de lycées techniques et d’orienter un grand nombre d’élèves vers ces filières techniques dès la Troisième. Cela permettrait d’initier les élèves au secteur agricole. On pourrait même ajouter des stages de vacances d’au moins deux semaines dans les champs. Une des retombées majeures de cette réforme serait de moderniser l’agriculture pour la rendre plus tard compétitive. Cette professionnalisation ne concerne pas seulement l’agriculture mais tous les métiers du secteur primaire. Je connais beaucoup d’amis qui ont abandonné les études soit par manque de moyens soit par le manque de pratique à l’école. Ces lycées techniques qui forment à différents métiers techniques pourraient leur permettre d’avoir une formation professionnelle et favoriser leur intégration dans le secteur formel.

La productivité agricole pourrait également être augmentée avec la redistribution des terres. C’est là qu’intervient le gouvernement en se présentant comme le grand administrateur des activités rurales. Ainsi l’esprit coopératif doit être mis en avant aux dépens de l’antique mentalité du paysan peu productive. L’Etat pourrait par exemple commencer à fournir les armatures de fer et le ciment, et les paysans se chargeraient de couler le béton. Il fournirait le matériel électrique solaire et les ruraux assureraient eux-mêmes l’installation.  On aménagerait ainsi des routes dans les villages et les habitations des paysans, tandis que l’électrification rurale gagnerait du terrain.

Les terres redistribuées, les outils agricoles modernisés et une élite bien formée, on pourrait entamer notre grande marche vers l’industrialisation avec la transformation des produits avant exportation. Le secret de notre future richesse est d’ajouter de la valeur à tout ce qu’on produit.

Les principales causes de la faible industrialisation du Sénégal réside dans l’incapacité des dirigeants à mettre en œuvre des politiques économiques audacieuses de peur de s’aliéner les donateurs. Les pays riches prônent le libre-échange et un marché concurrentiel auprès des pays pauvres afin de capturer une plus grande part de marché. L’Etat doit prôner le protectionnisme temporaire réfléchi, c’est-à-dire imposer des barrières tarifaires temporaires afin de protéger les industries naissantes des effets néfastes des importations.

Toute cette marche vers l’industrialisation ne peut se faire sans un accès facile aux besoins de première nécessité, à savoir l’eau et l’électricité. Récemment il y’a une pénurie d’eau. Auparavant c’était une pénurie d’électricité. Le terme pénurie fait souvent son apparition quand on cite le Sénégal. L’eau et l’énergie sont un couple indissociable. Pour réduire la consommation d’énergie pour la production d’eau, il faut développer des techniques de recyclage des eaux usées et développer des techniques de dessalement moins énergivores qui utilisent la cogénération.

Le problème de l’accès à l’énergie commence à être résolu avec la mise en place de plusieurs centrales à énergies renouvelables mais le milieu rural demeure jusqu’à présent majoritairement orphelin de cette richesse. On pourrait par exemple multiplier la construction des centrales à dimension locale comme les « microgrids » pour fournir de l’électricité aux coins les plus reculés. Cela faciliterait la mise en place de plusieurs postes de Santé. La population locale n’aurait plus besoin de parcourir des kilomètres pour se faire soigner.

Il est également à remarquer que l’Etat ne fait pas assez confiance à nos experts, ingénieurs et techniciens. C’est pourquoi on assiste à une fuite de cerveau qui bénéficie aux pays déjà développés. La majorité des étudiants qui partent étudier à l’étranger choisissent de rester dans leurs pays d’accueil après leurs études parce que l’Etat sénégalais ne met pas en place des stratégies adaptées pour attirer les « cerveaux sénégalais » installés à travers le monde. Ces étudiants ont eu la possibilité de voir les technologies avancées des pays avancés et peuvent s’en inspirer pour les développer dans le pays.

L’Etat sénégalais pourrait mettre en place des politiques pour favoriser les jeunes diplômés à aller travailler pendant un an au minimum dans les pays étrangers comme la Corée du Sud qui prône le partage de connaissances. Ceci permettrait d’apprendre des pays qui étaient à peu près dans la même situation que nous et de s’en inspirer pour favoriser le transfert de technologies au Sénégal. Par la même occasion, l’Etat pourrait négocier avec la Corée du Sud pour « importer » des cerveaux coréens pour qu’ils partagent avec nous les technologies qui pourront bénéficier à notre industrialisation. De ce fait, dans le futur, nous pourrons fabriquer nos propres produits et réduire l’importation.

Certes pour se développer il faut une bonne industrialisation, un investissement dans la recherche scientifique mais ne pensez-vous pas que cela ne peut se faire que si le patriotisme, le civisme la discipline sont ancrés dans la société ? Sans aller plus loin, je dis un OUI catégorique. Sans ces comportements, un pays va droit à l’échec.

 

  1. Patriotisme et Discipline

Au Sénégal, on se définit comme patriote mais les actes ne suivent pas. Pour être patriote, il faut d’abord penser aux intérêts de son pays. Cela commence par le respect de l’autre. Notre vocabulaire est enrichi par ces phrases : « mbed bi mbedoum bour laa, Louma nex lay def » (je fais ce que je veux du moment où ce n’est pas ma propriété). C’est ainsi qu’on voit des actes comme uriner dans la rue, verser des eaux usées dans la rue entre autres. Et la cause de tous ces actes prend son essence sur le manque de civisme qui gangrène notre pays. Le civisme désigne le respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, dont sa loi.

Certes j’ai eu des cours de civisme quand j’étais en primaire mais j’ai appris plutôt le civisme français. Le civisme doit être enseigné en fonction des réalités sénégalaises. Je me rappelle en CM1, élève alors à l’école Thiokhna de Louga, ma prof m’avait fait « tendre par quatre » parce que je n’avais pas appris ma leçon d’éducation civique. Et jusqu’à présent je ne regrette pas mon choix parce que les leçons enseignées ne correspondaient pas aux réalités de mon pays.  Il urge même d’augmenter les heures d’enseignement du civisme au primaire et même d’étendre ses cours au collège et lycée.

Le manque de civisme va se poursuivre tant que la population ne connait pas les lois. Et pour connaitre les lois, il faut soit les expliquer oralement « porte à porte », ce qui est quasiment impossible, soit augmenter le taux d’alphabétisation. A ce moment, lorsqu’une personne verra « défense d’uriner, amende 5000 francs », elle réfléchira avant de passer à l’acte.

Notre pays n’a pas la chance d’avoir une langue écrite officielle comme la Corée du Sud mais chaque enfant parle sa langue maternelle et généralement le wolof. On pourrait lui enseigner le civisme et l’éthique en langue nationale. Cela faciliterait une meilleure compréhension.

A la différence de la Corée du Sud qui a opté pour le service militaire, le Sénégal pourrait introduire un service civique obligatoire (et pas seulement volontaire et ne concernant qu’un nombre très réduit de jeunes). En effet le service militaire demande des moyens énormes mais comme on est un « petit » pays pour l’instant, le service civique serait mieux adapté à nos réalités.

Le service civique donne la possibilité à des jeunes, pour une période variant de 6 à 12 mois, de développer l’esprit solidaire, de changer de vision de la vie. Le jeune devient alors un citoyen plus concerné et prêt à relever les défis.

 

La Corée du Sud a su se reposer sur son capital humain pour forger son développement, malgré ses maigres ressources naturelles. Quant au Sénégal, en plus d’être riche de ses ressources naturelles, il dispose d’une jeunesse qui représente plus de 60% de sa population. Exploitons-la !





Par Cheikh Ahmad Moubarack LO

locheikhahmad@yahoo.fr

La SN La Poste sacrifiée par le clientélisme politique de l’APR/BBY

C’est par un rapport du FMI que le peuple sénégalais a été informé de la gestion scandaleuse de la SN la Poste avec une dette de 108 milliards de FCFA. Le FMI avait demandé un audit et une réforme du secteur.
Macky Sall et Amadou Ba refusent de bouger et pour cause. Le DG à la retraite maintenu au poste a pour mission d’utiliser les ressources de la SN Poste pour conquérir la ville de Thiès au profit de la dynastie Faye Sall. Ce travail doit être poursuivi jusqu’à la présidentielle de 2019.
Tant pis pour les travailleurs, tant pis pour le peuple. Alors que l’adaptation à la révolution numérique bat son plein, les vieilles méthodes clientélistes connues depuis toujours continueront.
L’Assemblée nationale n’est pas prête à diligenter une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la SN la Poste. Elle traîne pour celle que j’avais demandée pour Necotrans et le Port de Dakar. Il ne reste qu’une question écrite pour interpeller le gouvernement de Mahamed Boun Abdallah Dionne dont la mission se terminera en avril 2019 au plus tard.
Le pauvre PM, lâché par la galaxie familiale Faye Sall, se débat dans le scandale de la pénurie d’eau à la place du beau-frère Mansour Faye. L’ancien ministre du PSE devenu PM a transformé le Sénégal en pays sans eau (PSE sic !)




Mamadou Lamine Diallo, Tekki

La Sénégambie nouvel enjeu gazier (Par Mamadou Lamine Diallo)

La Chine est bien venue demander sa part du gâteau gazier, connaissant les difficultés de trésorerie de l’Etat APR qui résultent du financement anarchique des projets présidentiels de Macky Sall.
Demain, ce sera l’Allemagne, pays consommateur de gaz naturel. Le bloc en jeu est celui de Casamance sud Profond. La Russie s’y intéresse aussi. La société Total de la France a hérité du bloc de Franck Timis de Rufisque Offshore Profond au sud du bloc de Kayar dans lequel Kosmos a découvert du gaz naturel.
Ainsi, c’est désormais la façade atlantique du Sénégal et de la Gambie qui est l’objet de convoitise par les pays de la frontière technologique. Le pétrole sera au centre de la présidentielle de 2019. Or sans institutions solides, la malédiction du pétrole est inévitable. C’est la raison pour laquelle les conclusions des Assises Nationales sont plus que jamais pertinentes malgré la trahison des dirigeants de l’APR, du PS, de l’AFP, etc.


La DER/FJ: Quelle stratégie de financement ?

Lors du conseil des ministres du 13 septembre 2017, le Président de la République, Macky Sall, avait annoncé la création, au sein de la présidence, de la Délégation générale pour l’Entreprenariat rapide, DER/FJ.
Cette structure devant bénéficier d’une enveloppe de 30 milliards pour la première année a pour mission essentielle de financer, avec des modalités assouplies et des délais rapides, les projets de jeunes gens et jeunes filles de différents corps de métiers.



Ce 06 août 2018, le Président de la République a procédé à la remise symbolique aux femmes et aux jeunes, venant de tous les départements du pays, des premiers financements de la DER/FJ pour un montant global de 10 milliards, les 20 milliards restants seront, comme promis par le Chef de l’Etat, donnés d’ici la fin de l’année 2018.
Dans le principe, le projet en soi est noble parce qu’il doit œuvrer, dans le cadre d’une politique d’auto-emploi et d’insertion des jeunes et des femmes à travers l’entreprenariat, à réduire considérablement le chômage des jeunes et des femmes en s’appuyant sur une inclusion financière et sociale devant déboucher sur une autonomisation de ces derniers.
Aussi cette cible est-elle un atout précieux pour accélérer, selon le Président Macky Sall, la marche vers l’émergence.
 » En réalité, donner du pouvoir aux jeunes et aux femmes, c’est libérer leurs énergies et leurs talents, c’est préserver la dignité de chaque famille, c’est investir dans l’entreprenariat, c’est investir dans l’avenir. C’est ce qui a fondé ma décision de création de la Délégation générale à l’Entreprenariat rapide. » a-t-il rappelé.
Par ailleurs, il a voulu rassurer ceux qui pensaient que la DER/FJ est un budget de campagne pour 2019 en affirmant que ce n’est pas un outil au service d’un parti politique.
Toutefois les principes généraux de l’entreprenariat de même que l’allure éminemment politique donnée à cette manifestation nous laissent dubitatif.
Si on se réfère au caractère urgent d’un tel projet, on pourrait légitimement se poser un certain nombre de questions :
– La stratégie de financement a-t-elle été suffisamment mûrie pour prendre les meilleures cibles ?
– Ces cibles ont-elles bénéficié d’une formation ou d’un renforcement de leurs capacités techniques ou de gestion pour minimiser les risques d’échec ?
– Quelles dispositions sont prises pour assurer la pérennisation de ce projet ?
Sur le choix des cibles, il me semble qu’il y a choix plus pertinent si on fait référence à la cartographie de la demande de financement de projets au Sénégal.
Les spécificités de la DER/FP, projet devant faire face à l’urgence, devraient l’amener, dans le cadre d’une stratégie du faire-faire, à s’attacher les services de structures déjà existantes et ayant une bonne expérience dans la formation et le financement des jeunes et des femmes. Ces structures ont dans leur répertoire des associations de femmes ou de jeunes formés et aptes à recevoir des financements.
Ceci aurait pu faire éviter les longues queues devant les préfectures dont le fonctionnement a été perturbé par le dépôt de dossiers de jeunes aspirant à ces financements et toute cette phase de dépôts et de sélection de dossiers.
Ainsi la meilleure porte d’entrée dans un Sénégal où 54,6% de la population sont encore analphabètes est-elle, à notre humble avis, l’alphabétisation fonctionnelle.
En effet, il est impératif de doter les cibles de compétences de base lecture, écriture et calcul), renforcer leurs capacités techniques et de gestion pour qu’ils puissent bien gérer les ressources qui seront mises à leur disposition.
La première phase n’a pris cette dimension en compte.
Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et la DER/FJ devrait à l’avenir, après avoir analysé les écueils liés à la mise en oeuvre de cette première phase, s’attacher l’expertise du sous-secteur de l’Éducation de Base des Jeunes et des Adultes qui dispose de les atouts qu’il faut pour l’aider à réussir ce challenge.
La solution au problème du chômage des jeunes est une question d’intérêt national et doit transcender toute considération politicienne.
L’élection du Président Macky Sall au premier tour de la présidentielle de 2019, souvent scandée par ses militants, durant cette cérémonie, ne doit nullement être une conditionnalité dans la mise en oeuvre d’un tel projet.
C’est peut-être la réussite du projet qui conditionne l’élection du Président Macky Sall à la présidentielle de 2019.



A bon entendeur…. !
Fait à Dakar le 08 août 2018

El Hadji Abdou WADE dit Mara

Groupe consultatif de Paris bis avant fin 2018: les préparatifs

Après celui de 2014, un deuxième groupe consultatif se prépare. La phase 2 du Plan Sénégal émergent (Pse) lancée, l’Etat du Sénégal ira vers les partenaires techniques et financiers avant la fin de cette année à Paris, nous dit Les Echos. Sous la houlette du chef de l’Etat, une forte délégation se déplacera dans la capitale française afin de maximiser ses chances de décrocher les moyens techniques et financiers de réaliser la phase 2 du Pse. A rappeler qu’en 2014, le Sénégal avait obtenu de ses partenaires un financement de 3729 milliards. En attendant de choisir une date pour ce déplacement, le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, à travers la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe), multiplie les réunions avec les acteurs, notamment de la société civile, des universitaires et du secteur privé, nous renseigne le journal.



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