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Coûts du TER: Les preuves des fausses allégations de Sonko (Pape Malick Ndour)

Récemment, lors d’un débat télévisé avec le porte-parole du Pastef, j’ai été désagréablement surpris d’entendre de la part de ce dernier que la « supposée hausse des coûts du TER et la différence qui existeraient entre les chiffres de l’État et ceux du Pastef seraient dus, en partie, au fait que l’Etat n’intègre pas les intérêts de la dette liée au financement du TER ». Cette opinion montre sérieusement que le Pastef n’a pas de cadres capables de comprendre que SONKO LUI-MEME SE TROMPE OU LES TROMPE (De bonne ou de mauvaise foi). Intégrer les intérêts de la dette sur un coût d’investissement c’est comme acheter une maison auprès de la SICAP-SA et déclarer que ça coûte quarante-huit millions (48 000 000) + les intérêts de la dette qui a permis de payer cette maison. Ma question est de savoir pourquoi Sonko, en déclarant que sa maison avait coûté 48 millions, a oublié d’y intégrer les coûts de l’endettement qui lui ont permis de faire cet investissement, d’autant plus que c’est lui-même qui nous informait qu’il s’était endetté pour payer sa maison ?
La vérité est que cette approche est impertinente et n’existe dans aucune logique sérieuse d’analyse des coûts de projet public. J’invite les « analystes de Pastef » à arrêter de confondre les concepts, le gouvernement communique sur ce qui intéresse le plus les Sénégalais, c’est-à-dire ce qui a été effectivement versé aux maitres d’œuvre du projet. Eux, par contre, ils versent dans l’intoxication et la calomnie sur fond d’analyse non fondée et inadaptée pour tromper et faire douter les Sénégalais. Ça ce n’est pas honnête, c’est de la malhonnêteté flagrante et délirante.
Il est très utile de rappeler que le coût d’un projet public reste le total des investissements votés, à cet effet, au parlement et traçable sur le tableau des opérations financières de l’Etat. C’est ce coût qui est utilisé pour faire des comparaisons entre projets similaires du point de vue financier. Notre question est alors de savoir pourquoi Sonko, après avoir intégré d’autres surcoûts sur le projet du TER, se met alors à le comparer avec celui d’autres pays en oubliant de préciser qu’il existe bien une différence entre les sources de financement de ces différents projets ? Par exemple, près de la moitié du financement ayant permis au Maroc de concrétiser son projet de TGV a été mobilisé sur fonds propres du royaume chérifien et l’autre moitié étant financée par la France sous forme de dons, prêt concessionnel (RPE) et à taux préférentiel (AFD). Ce montage financier est diamétralement opposé avec celui qui a permis la concrétisation des projets du TER sénégalais et c’est clair pour tout le monde.
En d’autres termes, pourquoi n’ont-ils pas intégrer sur les 1,500 milliards qu’a couté le TGV marocain, les charges relatives aux paiements des intérêts que devra payer le Maroc.
Savoir qu’il existe une différence entre les sources de financement des deux projets, vouloir intégrer les charges financières de l’endettement sur l’un des montages et revenir comparer deux choses différentes, c’est faire preuve de légèreté ou même d’inconséquence.
De même, les analystes ou cadres de Pastef ont l’obligation historique de nous dire, de dire au Sénégalais, les yeux dans les yeux, que désormais, tous les projets financés sur ressources dont la mobilisation a engendré des frais financiers devront être valorisés en majorant du coût effectif les intérêts financiers payés, les commissions versées, les sommes engagées pour disposer du financement et même mieux des coûts de renonciation au choix d’autres investissements plus rentables. Par exemple, dans le tableau des opérations financières de l’Etat, au titre de l’année 2017, un montant de 584 milliards a été payé au titre de la masse salariale de la fonction publique. Cette somme a été mobilisée sur ressources propres de l’Etat, notamment les recettes budgétaires qui ont servi au paiement des salaires des agents de la fonction publique. A cet effet, si on suit la logique de la « Comptabilité publique du Pastef » cette somme devrait être valorisée des montants mobilisés pour faciliter le recouvrement de cette manne (Fonds communs payés aux agents du ministère des finances, salaires versés aux fonctionnaires intervenant dans tout le processus du recouvrement des impôts et taxes, indemnités versées aux députés qui ont voté la loi de finance portant autorisation à recouvrer des impôts et taxes, carburants payés pour le déplace des agents collecteurs des impôts.…et last but no last les coûts superficiels de renonciation à investir l’argent sur une activité génératrice de revenu). Vous conviendrez avec moi que cette gymnastique comptable n’obéit à aucune logique statistique et risque de bouleverser tout notre système de statistiques des finances publiques en rendant impossible toute idée de comparaison avec d’autres pays.
Au-delà de tout cela, il est utile de rappeler aux Sénégalais que Sonko, visiblement victime de déformation professionnelle, conçoit l’Etat comme une entreprise dont l’unique mission est de trouver des bénéfices, à payer des dividendes et à être rentable. Il me semble utile que nous devons lui rappeler quelques missions essentielles de l’Etat en attendant de lui trouver le livre de Thomas Fleiner-Gerster sur « la Théorie générale de L’Etat » que je compte lui offrir, s’il est disposé à encore apprendre.
Je n’oublierais surtout pas de le lui dédicacer sur le sceau de son obligation à encore apprendre l’Etat. En effet, dans la comptabilité nationale, on nous apprend en première année d’économie que l’administration publique qui est la déclinaison fonctionnelle de l’Etat, est un agent économique dont la fonction principale est de produire des biens et services non marchands.
Partant de ce postulat, dans une perspective de rendre compte aux populations, le TER qui a été financé par l’Etat grâce aux ressources nationales (Fonds propres de l’Etat et produit de l’endettement public) doit être analysé non pas sur le plan financier, mais sous l’angle économique. Partant de là, il est évident que toutes les charges financières ayant concouru à la mise en œuvre du projet seront atténuées par les externalités positives de l’investissement dont la pertinence est d’une évidence bouleversante. Je rappelle que le projet du Ter a fait l’objet d’analyses socio-économiques et j’aimerais bien débattre avec Sonko sur ce plan.
Ainsi le paiement d’intérêts n’est pertinent que dans le cadre d’une analyse de rentabilité que l’Etat devrait d’ailleurs faire, en concert avec le concessionnaire, s’il décide d’un schéma PPP dans le cadre de l’exploitation et même à ce niveau, l’intégration des taux d’intérêt payés aux bailleurs internationaux devrait aussi tenir compte des taux d’actualisation qui, dans le cadre de nos pays, peuvent être supérieurs aux taux concessionnels.
Enfin, nous rappelons à Ousmane Sonko qu’il doit encore beaucoup plus de respect aux Sénégalais qui ne sont plus à l’époque coloniale où l’ignorance était le plus grand commun multiple. Le leader du Pastef doit savoir qu’il s’est présenté comme un Sénégalais honnête, il a alors l’obligation de promouvoir cette valeur cardinale et cela passe naturellement par l’obligation de ne pas prêcher dans le faux. Sa crédibilité est largement chahutée.

Papa Malick NDOUR

Economiste des Finances Publiques,

Président du Conseil Départemental de Guinguinéo

Réponse à Moustapha Sow: De quel Sénégal de 2018 parlez-vous ?

La sortie du livre-vision de Ousmane Sonko, avec le succès qui s’en est suivi, ont provoqué une onde de choc dans la galaxie Macky et ses affidés.

Après les accusations fallacieuses, les fausses révélations de scandales imaginaires, la nouvelle trouvaille du régime est de donner la parole de supposés experts pour démonter les arguments techniques de Sonko.

La dernière attaque est celle de Moustapha Sow, présumé banquier en son état, sous la forme d’une contribution parue dans la presse en ligne intitulée : Dénigrer son pays de cette manière avec autant de légèreté n’est pas patriotique…le Sénégal de 2018 mérite plus que ça ! »

 

Le sieur Sow y dépeint la sortie Sonko sur la chaine TV5, en remettant en cause le patriotisme du leader de PASTEF, nous allons répondre à certaines des illustrations.

 

Primo Le sieur Sow n’as pas produit une réflexion profonde, mais à juste recopier quelques éléments  de la présentation ‘pays  Sénégal’ sur la page de la banque mondiale consultable sous le lien https://www.banquemondiale.org/fr/country/senegal/overview

 

Notre banquier se garde bien de parler de l’alerte de la BM sur le risque de surendettement : ‘Quant au service de la dette, il est passé de 24 à 30 % des recettes publiques entre 2014 et 2017. Pour autant, le risque de surendettement reste faible selon la dernière analyse de soutenabilité de la dette du FMI et de la Banque mondiale — cette évaluation pourrait toutefois être revue en cas d’aggravation des indicateurs concernés.’

Secundo dans sa diatribe, Monsieur Sow  déclare ‘L’argument de la tertiarisation de notre économie était valide avant 2012 quand les services représentaient la part la plus importante de notre économie.’. De quel Sénégal parle-t-il ? En 2016, le secteur tertiaire contribuait à 60% du PIB et 22% de la population active. De plus, PSE diagnostiquait une tertiarisation précoce de notre économie mais bizarrement 60.5% du financement du PAP 2014-2018 va au secteur tertiaire artificiellement décomposé en tertiaire et quaternaire. Donc à fin 2018,  notre économie demeurera fortement tertiarisée.








Notre banquier nous annonce en outre que la pauvreté a diminué au Sénégal, en se basant sur le classement des pays par Human Development Index, Country Economyet il affirme que le Sénégal est 162e pays sur 238. Ce classement de l’indice de développement humain ne prend en compte que 189 pays et le Sénégal n’est classé que 164e, soit dans les 25 pays les plus pauvre du monde. Dites-nous Mr Sow depuis quand le nombre de pays dans le monde est passé de 195 à 238 ?

Notre banquier nous sort enfin un niveau d’endettement à 49.7% du PIB.  Quel est la source de ce chiffre ? L’honnêteté intellectuelle aurait dû guider notre banquier à nous dire que dans son document de référence de la banque mondiale indique un taux d’endettement de 60.8% en 2017.

Le comble de  l’inculture économique de notre banquier se trouve dans son affirmation sans preuve que : ‘Jamais le secteur industriel n’a connu une telle performance avec l’implication des Sénégalais’, en citant que des entreprises du sous-secteur de l’agro-alimentaire. Je conseillerai humblement à Mr Sow la lecture du livre ‘l’économie du Sénégal, les 5 défis d’une croissance atone’, pour comprendre que depuis l’accession à l’indépendance, concernant les documents de référence dans le secteur industriel le PSE est certainement le document le plus faible. Et que les années sont l’âge d’or de l’industrialisation de ce pays avec un tissu industriel, densifié, structuré et cohérent.

Tertio, rien n’est surprenant de la part du sieur Sow qui se présentant comme expert financier dans le journal de 20h du 21 Novembre 2018, dans un français hasardeux avec des liaisons malheureuses, nous disait que dans ce pays tous les indicateurs sont au vert. De quel Sénégal de 2018 parlez-vous Monsieur Sow ?

Le Sénégal  de 2018 est celui d’une université à la dérive : année invalide, mort de Fallou Séne, fermeture de restaurants universitaires, un secteur de la santé malade avec des grèves cycliques, un chômage de masse endémique 15.4%, une gestion budgétaire calamiteuse entrainant une tension de trésorerie, la fermeture en masse de PME …

Les attaques ab hominem, les diabolisations ne pourront pas stopper la progression fulgurante de la candidature de Ousmane Sonko qui charrie l’espoir des sénégalais au-delà  de son parti.

Le Sénégal de 2018 est celui du désir de changement véritable, d’alternative  populaire, un désir de Sonko Président.








BARA DIOUF

SECRETAIRE NATIONAL DES JEUNES DU MRDS

MEMBRE DU BUREAU POLITIQUE DU MRDS

 

Le budget du département de la Justice connait une légère hausse

Au Sénégal, les standards, garantie des droits humains , élevés,Ismaïla Madior Fall

YERIMPOST.COM Le budget du ministère de la Justice est arrêté à la somme de 41 191 255 944 F CFA pour l’année 2019, contre 39 416 629 480 FCFA, en 2018, soit une hausse de 1 774 626 464 FCFA en valeur absolue et 4,5% en valeur relative.







Vidéo- Son budget revu à la hausse, Pape Gorgui Ndong se réjouit et donne les détails…

Le budget du ministère de l’Economie solidaire fait un bond de… 300%

YERIMPOST.COM Le budget du ministère de la Microfinance pour l’exercice 2019 s’élève à 11 milliards 468 millions 948 mille 312 FCFA, contre 2 milliards 864 millions 793 mille 120 FCFA en 2018.

Il enregistre ainsi une hausse est de 8 milliards 604 millions 155 mille 192 FCFA, en valeur absolue, soit 300%, et 34% en valeur relative.

Selon la ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, Aminata Angélique Manga, le projet de budget exprime toujours « une volonté politique et des choix stratégiques ».

Mme Manga, dont les propos sont rapportés par le rapport de présentation du budget, a assuré que la création en 2017 de son département est une des principales innovations de l’architecture gouvernementale.

« Elle traduit la volonté du président de la République de faire de l’économie sociale et solidaire et de la microfinance des leviers au service de l’inclusion financière et sociale», a-t-elle ajouté.







Le budget du sensible ministère de l’Intérieur dans le détail

Les députés ont adopté, ce mardi, le budget du ministère de l’Intérieur, arrêté à la somme de 125 milliards 118 millions 917 mille 622 FCFA.

Comparativement à l’exercice précédent, les ressources financières affectées cette année à ce ministère ont connu une légère hausse de 2 milliards 333 millions 186 mille 262 FCFA en valeur absolue et de 1,9% en valeur relative.

Les dépenses de personnel se chiffrent à 55 milliards 369 millions 429 mille 200 FCFA pour 2019, contre 46 milliards 325 millions 921 mille 360 FCFA en 2018.

Elles enregistrent une augmentation de 9 milliards 043 millions 507 mille 840 FCFA en valeur absolue et 19,5% en valeur relative.
Quant aux dépenses de fonctionnement, elles sont évaluées à 17 milliards 634 millions 114 mille 520 FCFA, pour 2019, contre 13 milliards 767 millions 939 mille FCFA, en 2018, soit une hausse de 3 milliards 866 millions 175 mille 520 FCFA en valeur absolue et 28,08% en valeur relative.
Par contre, les dépenses en capital ont subi une légère baisse, passant de 14 milliards 262 millions FCFA, en 2018, à 14 milliards 185 millions 500 mille 092 FCFA en 2019, soit une baisse de 76 millions 499 mille 908 FCFA en valeur absolue et 0,53% en valeur relative.

S’agissant des transferts en capital, ils s’élèvent à 21 milliards 680 millions 540 mille FCFA pour 2019, contre 34 milliards 174 millions FCFA en 2018, équivalant à une baisse de 12 milliards 493 millions 460 mille FCFA en valeur absolue et 36,56% en valeur relative.

Les comptes spéciaux du Trésor n’ont pour leur part subi aucune variation par rapport à 2018, et sont maintenus à 200 millions de FCFA.

Le TER en six points (Par Mamadou Ndione)

Au moment où pour la ligne fret de marchandises, le Sénégal et le Mali ont presque fini de mobiliser des ressources pour la société DBF DAKAR BAMAKO FERROVIAIRE avec les partenaires pour la relance rapide du rail sur les plus de 1500 km, le TER avec le logo du PSE débutera ses phases d’essai dynamiques s’il plait à Dieu en janvier 2019 au Sénégal.

Auparavant, il s’agira d’assembler les bogies et les voitures à partir de l’aire de maintenance de Colobane à Dakar.

SIX QUESTIONS SONT IMPORTANTES pour éviter les amalgames et autres désinformations.

1- QUEL EST L’IMPACT DU TER ?

• 45 mn pour arriver à Diamniadio à une vitesse de 160 km/h
• 14 gares desservies dans toutes les zones entre Dakar et Diamniadio
• 115 000 passagers par jour
• Gain en efficacité et en efficience dans les déplacements et au plan économique.

2- Y A-T-IL EU APPEL D’OFFRES SUR LE TER ?

• Oui
• 65 entreprises de 19 nationalités dont 20 sénégalaises avaient participé à l’appel d’offres.

3- QUELLE PART POUR LES ENTREPRISES SENEGALAISES DANS LE TER ?

• Quatre grandes entreprises sénégalaises participent dans le cadre de Consortiums aux travaux de mise en place du TER
• CSE
• GETRAN
• CDE
• EIFFAGE SENEGAL

• Sans compter DES PME locales
• plus important, les travaux sur le tronçon Dakar-Diamniadio sont faits pour l’essentiel par des ouvriers, techniciens et ingénieurs Sénégalais qui certainement ont beaucoup appris avec cette première dans notre pays.

4- QUELS SONT LES LOTS DES MARCHÉS DU TER ?

• Le lot le plus important de 330 milliards (INFRASTRUCTURES) est confié au consortium composé de CSE du Sénégal, de Eiffage Sénégal et de Yapi Merkezi de la Turquie.
• Le lot 2 est attribué au groupement ENGIE INEO/THALES concerne le système, l’intelligence et l’électronique
• Le troisième lot est attribué au groupement CDE/NGE/TSO/CIM
et concerne le ripage de la voie
• Le lot 4 est constitué des 14 gares qui seront desservies par le train. Ce lot est attribué à des entreprises sénégalaises
• Le lot 5 concerne le matériel roulant de 15 trains avec Alstom entreprise française.

5- QUEL EST LE COÛT COMPARATIF DU TER ?

• Coût du TER 568 milliards FCFA en hors taxes dont 45 milliards pour la libération des emprises
• Ceux qui comparent le TER sénégalais avec le TGV du Nigéria font de l’amalgame
• Le TGV du Nigéria même avec 187 km est en voie unique, électrique, en rase campagne où il n y a pas beaucoup d’ouvrages. Ce TGV a une vitesse de 137km/h et n’est pas bimode.
• Le TER du Sénégal fait 160km/h sur deux voies de 55 km soit 110 km et est construit en pleine ville avec 14 gares et plusieurs ponts et passerelles
• Le TER qui est bimode électrique et diesel est largement plus moderne que le TGV du Nigéria.

6- FINANCEMENT DU TER ?

• Crédit à taux concessionnel de 2% sur plusieurs années (25ans)
• BID 197 milliards
•BAD 120 milliards
• France AFD 133 milliards
• Sénégal le reste soit environ 124 milliards

CONCLUSION

Le TER comme les autoroutes, les routes, les forages, les champs solaires, les ponts, les pistes rurales et autres programmes sociaux, sécuritaires et économiques du PR MACKY SALL nous hissent vers l’émergence.
Le PR MACKY travaille pour les générations actuelles et futures. C’est un homme d’Etat.

Mamadou Ndione

Enseignement supérieur: Mary Teuw Niane «grossit» de plus de 3 milliards

YERIMPOST.COM Le budget 2019 du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est arrêté à la somme de 195 287 174 705 FCFA, contre 191 577 833 060 FCFA, en 2018. Ce budget connait une hausse de 3 709 341 645 FCFA en valeur absolue et de 1,94 en valeur relative.

Cette hausse pourrait éventuellement se justifier par la promesse du président de la République d’augmenter la bourse des étudiants, faite aux étudiants après la mort de Fallou Sène lors d’affrontements entre les forces de l’ordre et les étudiants qui réclamaient leur bourse.







Le budget du ministère des Affaires étrangères revu à la hausse

YERIMPOST.COM Le budget 2019 du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur est arrêté à la somme de 61 004 444 250 FCFA, contre 60 777 735 569 FCFA en 2018, soit une hausse de 226 798 690 FCFA, en valeur absolue et de 0,37% en valeur relative.

Amadou Ba persite et signe: « Les finances publiques se portent bien… »

YERIMPOST.COM Les finances du Sénégal se portent bien, malgré les coûts mondiaux élevés du baril de pétrole. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Economie des Finances et du Plan. Amadou Ba était face aux députés pour défendre la loi de finances 2019. A l’en croire, le Sénégal dispose d’un compte de réserve de plus de 230 milliards de F CFA. Ce compte témoigne à suffisance de la vitalité économique du pays.

«Croissance», «Décroissance»: Quel modèle de développement pour un autre type de société ? (Amadou Lamine Sall)

Ce que nous vous offrons ici à lire est un partage de nos rencontres avec le monde de l’économie et le travail de chercheurs chevronnés. La curiosité conduit à tout. La passion du savoir, aussi. Nous n’avons d’autre mérite que d’avoir lu le travail des autres et d’y greffer « ce que nous croyons », au regard de la configuration économique de nombre de pays en Afrique, depuis l’indépendance. Bref, nous avons voulu, avec vous, cheminer dans le questionnement, tenter de croire à un autre système de « progrès » pour nos peuples !

La notion de « croissance » économique, dans son système, son concept, ses théories, serait-elle devenue la tombe, à marche accélérée, de notre quête de développement et de bien-être en Afrique ?  Si l’on consulte les définitions contenues dans les livres ou les dictionnaires de l’économie, on apprend que « la croissance économique correspond à l’augmentation de la production de richesses marchandes. On la mesure principalement à l’aide de l’évolution du produit intérieur brut (PIB). Depuis la révolution industrielle, le PIB a évolué marquant des périodes de hausses plus ou moins fortes et de creux plus ou moins fortes » Nous avons finalement appris « qu’à chaque théorie existe sa contre-théorie et même son “paradoxe” ». Nous nommerons ici deux économistes cités dans nos lectures: Robert Solow, prix Nobel en 1987. Pour lui, “trois facteurs sont constatés: le capital (au sens de l’investissement), le travail et la technologie. Il ajoute que s’il n’y a pas de progrès techniques, on ne peut pas avoir de croissance soutenue”. L’autre économiste est Paul Romer, prix Nobel en 2018. “Il a développé en 1986 une théorie de la croissance endogène. Ses travaux ont démonté que le progrès technique est le résultat d’actions intentionnelles de la population, comme la recherche et le développement, et non plus quelque chose qui évolue spontanément.” Selon Romer, “considérer la connaissance et l’information comme une ressource est ce qui crée de la croissance économique. Contrairement aux  autres ressources, la connaissance n’est pas seulement abondante, elle est infinie. “








Au final, la question que l’on se pose est celle-ci: peut-on “mesurer différemment la croissance ?”. On a noté que “le PIB comme seul critère de santé économique d’un pays est de plus en plus critiqué et cela est lié essentiellement au fait que le PIB a été créé à une époque où l’activité était essentiellement agricole et industrielle. C’est une mesure de la valeur de la production d’une économie et le PIB montre ses limites sur 3 points, au moins: le changement de qualité des produits. Les services tels que la compétence du personnel et la qualité de l’accueil. Les produits non marchands comme l’éducation et la santé. Conclusion: il ne faut pas confondre la croissance avec le développement qui lui, correspond à l’amélioration globale du niveau de vie d’une population.” C’est cela d’ailleurs, indique une observatrice, qui a conduit un pays comme la France à voter une loi “qui part du constat qu’il ne suffit pas de mesurer l’évolution du PIB pour rendre compte des progrès de notre société si, en parallèle de sa croissance, notre environnement est détruit et notre bien-être dégradé.” Pour soutenir et éclairer une telle démarche depuis 2016, la Loi française oblige le  Conseil Économique Social et Environnemental de publier un rapport annuel qui donne des indicateurs avant la discussion à l’Assemblée Nationale des orientations budgétaires annuelles. Ces nouveaux indicateurs sont au nombre de dix:

⁃ La cohésion sociale mesurée par 4 indicateurs: les inégalités de revenus, la pauvreté en conditions de vie, le taux d’emploi, le taux de sortie précoce du système scolaire.

⁃ La préparation de l’avenir appréhendée par 4 indicateurs: l’effort de recherche, l’endettement, l’empreinte carbone, l’artificialisation des sols.

⁃ La qualité de vie appréciée par 2 indicateurs: l’espérance de vie en bonne santé, l’indicateur de satisfaction dans la vie. Par ailleurs, notons que L’OCDE a développé son “indicateur du Vivre Mieux (Better Live Index) pour comparer la qualité de la vie dans 38 pays et selon 11 critères, dont: le logement, l’emploi, l’éducation, l’engagement civique, satisfaction, équilibre travail-vie, revenu, liens sociaux, environnement, santé et sécurité. “L’objectif de l’OCDE est de faire participer chaque citoyen au débat sur la mesure du bien-être des sociétés et de leur donner les moyens d’être mieux formés et plus engagés dans les décisions qui influent sur nos vies à tous”.

 

Bien sûr, en Afrique, nos États sont souvent loin de ses objectifs. Nos économistes ne sont pas surtout dans l’innovation et l’audace. Quoique brillants, ils ne sortent pas souvent, dit-on, de leur classique bibliothèque universitaire et des références de leurs maîtres. Il est temps d’opter pour un modèle « accélérateur » de notre développement, mais lequel ? N’évoquons point les ministres des finances africains dont le sommeil est hanté par la colossale masse salariale publique, les caisses noires et fonds politiques à renflouer, les décaissements prioritaires et substantiels relevant de la raison d’État, la fébrilité constante de recherche de trésorerie « liquide, les dettes intérieures qui plombent la marche des  entreprises nationales, la gestion calamiteuse d’une dette extérieure souvent bien dissimulée. Ainsi, l’informel, les ajustements, viennent dérailler le train de l’orthodoxie budgétaire. Voilà comment en Afrique, la maitrise de l’économie devient ingouvernable ! Partout ou presque, nos systèmes pourraient être platement comparés à des détaillants qui achètent chez le même grossiste ! Les multinationales aux gros appétits et fins corrupteurs, les déficits budgétaires, ont encore une longue vie devant eux !

Le linceul n’a pas de poche, dit-on. Travaillons alors pour le seul intérêt de nos peuples, afin que demain, les livres d’histoire rendent la monnaie à ceux qui ont grandi leur continent !

 

Le constat de certains observateurs serait que nos taux de croissance en Afrique sont vite engloutis par des dépenses hors budget, faramineuses. À la vérité, pensent-ils, nos dépenses exagérément « informelles » associées à celles budgétairement inscrites, ne peuvent rivaliser avec des recettes fluctuantes. D’où des taxes tout azimut et des services douaniers mis à très rude épreuve. Nous pensons que si le vocable “croissance “ était une femme, nous aurions en face de nous une bien vieille femme, lamentablement usée et abusée. « Nous mangeons notre croissance et la suçons jusqu’à l’os, avant même qu’elle ne soit établie. », dit l’Ambassadeur de Tombouctou. Voilà pourquoi nous devrions étudier, pensent certains, comment opter pour une nouvelle posture économique, en nous installant dans une expérience de système de décroissance, ou tout autre système innovant. Il s’agirait de ne pas suivre le modèle occidental, mais celui qui sied à nos cultures, en prenant soin de nous débarrasser de tout ce qui contribue aujourd’hui à faire de nous de mauvais gestionnaires. Demain n’appartient pas à Dieu. C’est à nous qu’il appartient, d’abord. A nous de le bâtir et de bien le bâtir.

 

Ce serait dans le système de la  décroissance, pensent certains spécialistes, à tort ou à raison, que l’Afrique construirait plus vite l’avenir de ses peuples. La croissance dans toutes ses élucubrations, formulations et reformulations théoriques, n’aurait finalement servi, depuis nos indépendances, qu’à l’élite politique. C’est elle qui croît, et non les peuples !

 

Disons-le tout de suite: “la décroissance est un concept à la fois politique, économique et social né dans les années 1970 et selon lequel la croissance économique apporte davantage de nuisances que de bienfaits à l’humanité.” C’est le Club de Rome réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, des industriels de 52 pays qui s’est fait connaître en 1972 par son fameux rapport “The limits to Growth” (Les limites de la croissance). Ce rapport a établi que : “Le projet de la décroissance n’est ni celui d’une autre croissance, ni celui d’un autre développement. Ce dont il s’agit, c’est de  construire une autre société, une société d’abondance frugale ou de prospérité sans croissance.»

Les militants de la décroissance affirment que le concept de croissance est devenu un facteur de crise, un obstacle au progrès, et qu’il est possible d’atteindre une prospérité sans croissance, particulièrement dans les pays dits riches. À la vérité, il s’agirait d’une “désaccoutumance de la croissance”. Une sorte de décroissance du nuisible et de croissance de choses appréciables. C’est une combinaison de “moins” et de “plus”.








Pour s’ancrer dans ce concept de décroissance, nous vous renvoyons à deux ouvrages beaucoup cités dans nos lectures: “Adieu à la Croissance” de Jean Garde et “Décroissance ici et maintenant “ de Fabrice Flipo.  En résumé, « il s’agirait de donner des droits à la nature. Produire moins mais mieux. Pour l’emploi, assurer une balance entre moins d’emplois dans certains secteurs et plus dans d’autres. Rendre gratuit des services comme l’accès à l’eau et l’électricité dans un juste bon usage et taxer fortement les surconsommations. Réduire la pauvreté. Améliorer le développement humain. Fournir un revenu minimum à chacun. Développer les services publics. Pour ce qui relève de l’aspect spirituel, le concept de décroissance interroge la cohérence et l’unité de notre rapport avec le monde. Il interroge les notions d’Être et d’Avoir».

 

Certains observateurs, chercheurs et acteurs du concept de décroissance n’ont pas manqué de souligner que “La vision que projette la décroissance aura peut-être fait sourire certains d’entre nous, tant le monde que cette théorie propose, semble utopique et déconnectée de notre vision marquée depuis dès décennies par le règne de la croissance.” Il reste que la question que pose ce type de système de développent reste ouverte. À nous de savoir le type de société auquel nous aspirons, non pour une minorité mais pour le plus grand nombre. Serions-nous prêts à des changements majeurs de comportements ? La vérité est que les peuples ne décident pas du modèle économique. Ils laissent faire ceux qu’ils ont élus pour les installer dans la prospérité et le mieux vivre. Devons-nous, gouvernants et gouvernés, perpétuer ce cycle, ou faut-il, ensemble, dans une démarche collective, repenser notre développement en lui fixant des axes prioritaires endogènes qui atténueraient une pauvreté têtue, nauséabonde, inacceptable et si indigne d’un continent aussi riche, malgré tout ce qu’il a déjà enduré, donné, payé ? A chacune, à chacun d’y apporter sa réflexion, sa solution. Défense de se taire ! Défense de ne pas agir !

 

Ce qui est accompli depuis l’indépendance n’est pas à minorer, mais reste chétif. Que ce qui reste à construire désormais pèse et se traduise dans la vie quotidienne des plus démunis. Une route qui désenclave est riche de promesses mais elle n’est pas une marmite qui fume pour faire taire les pleurs d’un enfant affamé et consoler un père nu, une mère épuisée de prières.

 

Croissance ou décroissance, d’abord servir le citoyen: se loger, manger, se soigner, travailler, s’éduquer, sont les premiers droits au développement. Aucun autre droit ne prime sur celui-là ! C’est à cela que le système que nous aurons choisi doit s’attaquer. L’Ambassadeur de Tombouctou prévenait: « Le Très Grand Ventre -TGV-, « train » de vie de l’État, doit remorquer « l’âne fatigué» du citoyen. Nos Etats en Afrique comme nos budgets publics doivent donner la priorité à la dignité humaine. Nos élites politiques doivent être mieux éduquées à gouverner avec peu, par respect pour ceux qui n’ont rien. »

 

Nous croyons en l’Afrique. Que personne ne vienne nous dire que nos pays sont mal gouvernés. C’est nous qui les avons mis, sans contrainte et sans fouet, par notre suffrage, depuis les indépendances, entre les mains d’hommes périssables. S’ils se sont faits demi-dieu, ils n’ont jamais été Dieu. S’ils ont réussi, nous devons le reconnaître. S’ils ont échoué, nous devons aussi le reconnaître.  Sans ce courage du constat citoyen, nos Chefs d’États ne seraient rien d’autre alors que le reflet de ceux qui les ont élus. Senghor, lui, avait pris les devants: “Chaque matin, quand je me réveille, j’ai envie de me suicider […] Je n’ai pas tout réussi. Il n’ y a que Dieu pour tout réussir”. En effet, le poids à porter est immense, le remord aussi,  quand on mesure l’espoir de millions de compatriotes qui vous ont tout confié, même si l’on sait que la montagne pour un Chef d’État ne sera jamais totalement gravie. Il reste et il ne faut pas le taire : des dictatures se prélassent encore en Afrique !








Conscients des enjeux auxquels sont confrontées l’économie mondiale et la fragilité éprouvée de nos systèmes de développement en Afrique, ouvrons au-delà des théories économiques, un chemin qui mène à une autre société juste plus équitable, plus humaine !

La vérité, est que nous ne nous développerons pas en nous battant les uns contre les autres. C’est ensemble, en donnant leur place et leurs mots aux plus audacieux dans l’innovation et la pensée, et parmi eux la communauté artistique entre autres, que nous irons vers le changement, le progrès. Si notre monde politique est atteint d’un cancer généralisé, donnons un peu de la place à ceux qui n’ont que la bronchite, pour emprunter la formule à un éminent écologiste.

 

Pour finir par un sourire, l’Ambassadeur de Tombouctou aurait dit : « quand un poète s’aventure dans les filets des économistes, il leur est demandé avec tendresse, de le prendre pour un poisson d’eau douce égaré à vite relâcher dans la rivière la plus proche. »

Notre réponse est que les poètes aiment le sel et n’en meurent pas toujours…

 

                                                                                             Amadou Lamine Sall

                                                                                                            Poète

                                                                   Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

  

                                                                          ./.

 

Sénégal: Encore un contentieux lié au pétrole! (EXCLUSIF)

Début octobre 2018, le gouvernement sénégalais a lancé un appel d’offres pour l’octroi de licences sur deux blocs pétroliers : Sénégal offshore Sud (SOS) et Sénégal offshore Sud profond (SOSP). Mais l’appel d’offres concernant ce dernier bloc (SOSP) risque d’être plombé par un contentieux. Ouestaf News a essayé d’en savoir plus.

Dès la publication dans les médias de l’appel d’offres, la société Africa Petroleum Corporation Limited (APCL), en bisbille avec l’Etat du Sénégal, a sonné l’alerte pour rappeler qu’un contrat le lie déjà au Sénégal sur ce bloc ou la compagnie détient 90 %.

L’appel d’offres publié début octobre 2018 dans le quotidien national sénégalais, Le Soleil, par le ministère sénégalais du Pétrole et des Energies, invite les sociétés intéressées à se manifester, précisant qu’elles ont jusqu’au 31 octobre pour déposer leur dossiers.

Mais voilà, pour Africa Petroleum Corporation Limited, le Sénégal n’a pas le droit de mettre ce bloc sur le marché.

«Le contrat (NDLR qui lie APLC à l’Etat du Sénégal sur le bloc SOSP) « n’est pas formellement arrivé à échéance », selon Ben Romney, chargé des relations avec les médias chez APLC.

Dans un échange de courriels avec Ouestaf News, M. Romney précise en outre : «APCL reste le propriétaire légitime de ce bloc et en aucun cas il ne devrait faire l’objet d’un appel à manifestation d’intérêts».

Ouestaf News a tenté d’avoir la version du gouvernement du Sénégal, mais comme dans plusieurs autres dossiers «brûlants» qui le concernent, la requête est restée sans suite.

Ouestaf News a d’abord envoyé un courriel à Monsieur Thierno Ly, conseiller technique numéro 1 au Ministère sénégalais du Pétrole et des Energies (signataire de l’appel d’offres mentionné plus haut), pour des éclaircissements. M. Ly n’a pas souhaité réagir directement et a recommandé conformément aux «procédures administratives» d’adresser un courrier accompagné d’un protocole d’interview au ministre du Pétrole et des Energies en personne.

Un courrier a donc été déposé depuis le 09 novembre 2018 au niveau du ministère. A ce jour, aucune réponse ne nous est parvenue. Relancé aussi par courriel, le ministère n’a toujours pas réagi.

Un décret de 2011

Alors que dit le décret de 2011 sur lequel s’appuie ACPL pour contester la procédure d’appels d’offres lance par le gouvernement sénégalais?

Des recherches ont permis à Ouestaf News d’en savoir plus : un décret portant approbation du contrat de APCL sur le bloc SOSP a été signé le 02 novembre 2011 par le président Abdoulaye Wade et contre-signé par son Premier ministre d’alors Souleymane Ndéné Ndiaye.

Auparavant, en date en date du 25 octobre 2011, c’est Karim Wade à l’époque, ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports terrestres et de l’Energie, qui avait soumis le rapport de présentation qui porte sa signature.

Dans ce décret il est écrit : « ce contrat est signé pour une période initiale de recherche de trois (3) années, renouvelable deux fois, pour une durée de trois ans pour le premier renouvellement et pour une période de deux virgule cinq (2,5) ans pour le second renouvellement, soit une période totale de recherche de 8,5 ans».

Si l’on se base sur le contenu de ce texte, le contrat liant les deux parties devrait effectivement prendre fin à la mi-2019.

Pour appuyer sa thèse, la compagnie pétrolière rappelle que le bloc SOSP fait actuellement l’objet d’un arbitrage devant le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI), un organe de la Banque mondiale, basé à Washington.

En janvier 2018 APCL a déposé une demande d’arbitrage au niveau de la CIRDI après que les autorités sénégalaises aient refusé le renouvellement sollicité.

Nos enquêtes permettent de confirmer que cette demande existe : un dossier d’arbitrage auquel est attribué le numéro ARB/18/24 a été enregistré par le CIRDI, le 11 juillet 2018. L’Etat sénégalais est dans ce dossier représenté par son Agent judiciaire.

«Nous avons été surpris de voir que le bloc SOSP fait l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt alors qu’il fait l’objet d’un arbitrage au niveau de la CIRDI», a déclaré le directeur général d’APCL, Jens Pace dans un communiqué daté du 08 octobre. M. Pace a aussi indiqué dans le même communiqué avoir adressée une lettre d’avertissement aux autorités sénégalaises.

«Les pays africains qui ont mal négocié leurs contrats miniers et pétroliers perdent beaucoup lors des cessions», soulignait l’économiste sénégalais Chérif Salif Sy, lors d’un débat organisé, fin octobre 2018 par le think tank AfrikaJom sur la transparence dans le secteur minier et pétrolier au Sénégal

La compagnie basée à Londres, attend aussi un arbitrage du CIRDI entre elle et l’Etat gambien pour les mêmes raisons. Selon Reuters, ces deux affaires ont fait fondre l’action de la compagnie de 90% courant 2018.

Vers un autre scandale ?

Alors que le Sénégal n’a pas encore produit une goutte de pétrole, ce secteur reste miné par des controverses et une série de scandales.

L’opinion attend toujours d’être éclairée sur la nébuleuse qu’est devenue l’affaire Petro-Tim, avec le permis de recherche délivré à cette compagnie dirigé par Frank Timis et dont la filiale sénégalaise était administrée au moment des faits par le frère cadet du président de la république, Aliou Sall.

Les tenants et les aboutissants de cette affaire ont fait l’objet d’un rapport spécial de l’Inspection générale d’Etat, un rapport qui n’est toujours pas rendue public.

L’on se souvient aussi des contrats accordés au français Total, qui ont un temps défrayé la chronique et ont poussé l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, à démissionner de son poste avec fracas.

L’ancien ministre aujourd’hui adversaire politique du président de la République dit avoir refusé d’apposer sa signature sur le contrat conclu avec Total, lequel va mettre les «Sénégalais dans un trou», selon ses propos.

La suspicion allant crescendo, le gouvernement se débat pour prouver ses bonnes intentions en ce qui concerne la transparence dans ce secteur. Depuis octobre 2016, un processus a été entamé qui assure la publication de certains contrats miniers et pétroliers, dont les deux contrats de recherches et de partage de production accordés à Total.

Le Sénégal a adhéré à l’Initiative Pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) dont la norme 2.4 «encourage les pays à rendre publics tous les contrats et licences qui énoncent les modalités de l’exploitation du pétrole, du gaz et des minerais».

En dépit de ces efforts, certains Sénégalais continuent de jeter un regard suspicieux sur la gestion de leur pétrole et gaz. Sur le site web dédié à la publication desdits contrats, celui de Petro-Tim (qui avait par la suite revendu ses parts à Kosmos Energy) et ceux signés avec APCL ne sont pas encore mis en ligne.

MN/on

Champion industriel de l’Afrique: le président Macky Sall distingué par l’ONUDI

YERIMPOST.COM Ce jeudi 22 novembre, l’Organisation des Nations-unies pour le développement industriel (Onudi), par le biais de son représentant résident à Dakar, a honoré le chef de l’Etat. Au président de la République, il a été décerné la distinction de Champion de la troisième décennie des Nations-unies pour le développement industriel de l’Afrique 2016-2025. Christophe Yvetot a souligné que cette distinction est aussi une manière d’encourager le volet industriel du Plan Sénégal émergent (Pse). C’était au cours de la cérémonie d’inauguration de la plateforme industrielle internationale de Diamniadio (P2ID).







Autoroute à péage: Gérard Sénac abdique…

YERIMPOST.COM Eiffage a finalement lâché du lest. Après des mois des pression, l’entreprise de Gérard Sénac a finalement décidé de baisser les tarifs des prix de l’Autoroute à péage la plus chère du monde.

Désormais, pour aller de Dakar à l’AIBD, il ne faudra plus débourser 3000 francs cfa, mais 2000.
Cette baisse de 33% va se répercuter sur les prix pour les péages de Thiaroye (1000 francs Cfa), Rufisque (400) et Toglou (1600), signale L’Observateur qui donne la nouvelle dans sa livraison du jour. Le journal précise que la mesure sera annoncée officiellement par le chef de l’État.







Comment le gouvernement de Macky Sall a-t-il dépensé les 1200 milliards d’eurobonds empruntés en 2018 ?

Le Trésor n’a plus d’argent, façon de parler. En vérité, le gouvernement ne peut plus faire face aux dépenses engagées et ordonnancées, il accumule des arriérés intérieurs, le cancer de l’économie dans notre pays. La plupart de nos entreprises sénégalaises ont des affaires avec l’Etat. Ce sont elles qui subissent de plein fouet la crise financière du Trésor. Beaucoup vont fermer ou licencier des travailleurs. C’est la faute à Macky Sall qui ignore tout de la gestion macroéconomique d’un pays qui n’a pas d’influence sur les prix mondiaux (price taker).
On a observé que cette année 2018, le gouvernement n’est pas allé sur le marché régional de l’UEMOA pour des bons du trésor ou des obligations. Il a préféré les eurobonds. Qu’a-t-il fait de l’argent des eurobonds en ce moment précis où le ministre des finances acculé passe aux aveux sur la crise financière de l’Etat. J’enverrai une question écrite au gouvernement.








Mamadou Lamine Diallo, député Tekki

ISRA: une crise financière met à genoux l’institution

YERIMPOST.COM A l’agonie, les travailleurs de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) ont lancé un signal d’alarme pour se faire entendre au plus haut sommet. Le secrétaire général du syndicat des chercheurs, Tamsir Faye, soutient que l’institution traverse une crise notamment financière et peine à faire face à ses obligations. Interpellé à maintes reprises, le ministre de l’Agriculture, Pape Abdoulaye Seck, fait le mort alors qu’il s’était engagé, selon Tamsir Faye et ses collègues, à trouver une solution. Avec cette sortie médiatique, ces travailleurs de l’Isra espèrent que le chef de l’Etat entendra leur détresse.







Tensions budgétaires: Amadou Bâ justifie

YERIMPOST.COM La Banque mondiale, par sa directrice des opérations au Sénégal a évoqué une situation tendue. Ce constat ne semble pas ébranler le ministre de l’Economie et des Finances qui parle de situation voulue. En effet, Amadou Bâ a déclaré: « Ou bien on décide de répercuter tout sur le prix à la pompe et on se fera l’argent pour financer l’ensemble de nos projets, ou on bloque les prix comme l’a voulu le président de la République, ce qui entraîne des tensions. Quand on bloque les prix, il faut augmenter les subventions. Et rien que pour cette année, nous avons mis à la disposition de la Senelec pas moins de 70 milliards et une reconnaissance de dette de 125 milliards. Ce sont autant de ressources qui sont prélevées dans d’autres secteurs. Maintenant, ou on décide d’augmenter les prix et les plus faibles vont souffrir, ou bien on serre le temps d’ajuster tout cela. On se retrouve avec des difficultés passagères, voulues et souhaitées par le Sénégal du fait de la politique sociale menée par le gouvernement. »







Macky défenseur acharné du pouvoir d’achat des Sénégalais

Macky Sall rejette systématiquement  l’augmentation des prix malgré l’impact des chocs exogènes (flambée du pétrole) sur l’environnement économique national (d’ailleurs international aussi), sur Sénélec et leurs effets pervers sur nos finances publiques.

La détermination inébranlable de Macky Sall de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs est absolument à saluer par les sénégalais de bonne foi au lieu d’épiloguer sur des supposées tensions de trésorerie .Débattre sur les tensions de trésorerie d’un Etat équivaut à discuter du sexe des anges surtout si cet Etat enregistre une croissance soutenue.








En maintenant le prix de l’essence à la pompe, le tarif de l’électricité, du gaz  à leur niveau actuel en dépit de la flambée du cours du baril qui se situe en ce moment à 81 USD contre 54 USD comme prévu dans le budget de 2018, le Président Sall après avoir consenti 2 baisses du prix de l’essence et celui de l’électricité s’est résolu  à tenir tête aux techniciens du FMI et à ceux  du gouvernement.

Malgré la pression du FMI, et la pression sur le budget, le Président Sall maintient sa décision de refuser la répercussion de  l’impact de ces chocs exogènes sur le quotidien des sénégalais .Depuis 2012  , par la grâce de Dieu et la détermination du Président Sall le Sénégal n’a pas connu aucune perturbation dans la fourniture du gaz butane utilisé par les ménages, compte non tenu de la régularité dans l’approvisionnement encore moins des délestages.

 Les charges salariales (accords avec les syndicats –éducation/santé signés en 2007)  et le service de la dette, les 02 poids lourds du budget 2018  (plus de 1500 milliards), ont été contrés par une mobilisation plus innovante des recettes avec la digitalisation des régies financières assise sur un système fiscal performant .Avoir des difficultés ne constitue en aucune façon une fatalité si des solutions sont à portée de main.

Le Président est à féliciter pour sa tournée économique dans le sud du pays et pour la finalisation de nombreux chantiers tels qu’Ila Touba, l’arène nationale, l’ARENA TOUR, le succès diplomatique suite au choix porté sur le Sénégal pour les Jo de 2022, le pont de Farafégné, l’institut du pétrole & du gaz pour ne citer que ceux-là.








 Son engagement à livrer  les blocs  miniers par appel à la concurrence montre  sa volonté inlassable de protéger, non seulement le pouvoir d’achat mais au-delà, les intérêts du Sénégal dans toutes les négociations de contrats.

Habib Ndao

Benno bokk yakaar (BBY)

le ministre malien des Transports promet de faire redémarrer le train Dakar-Bamako

YERIMPOST.COM Soumana Mory Coulibaly a promis de faire redémarrer le train Dakar-Bamako. Le ministre malien des Transports, qui a effectué une visite de terrain, a pu constater le niveau d’agression contre le domaine ferroviaire. Et il a promis des corrections. «Nous avons reçu instruction des plus hautes autorités de la République de faire siffler le train à nouveau de Dakar jusqu’à Bamako. Les dispositions seront prises dans ce sens et, dès le 19 novembre, nous allons partir de Bamako jusqu’à Diboly pour voir quelles sont les difficultés. Nous allons faire tout le travail nécessaire pour que viennent les motrices afin que le trafic voyageurs et celui des marchandises reprennent», a promis le ministre.

«Les consommateurs souffrent depuis que le train ne circule plus parce que les marchandises transportées par le train sont moins coûteuses que celles transportées par les camions. Le train est le moyen de transport le plus sûr et le moins cher. Les consommateurs réclament que l’Etat s’assume pour remettre le train en marche», a-t-il ajouté.







Révélation: Des centaines de millions pour nourrir une Crei dans un état végétatif

YERIMPOST.COM La révélation est du quotidien Les Echos qui, dans sa livraison du jour, soutient que la Cour de répression contre l’enrichissement illicite (Crei) a englouti 485 millions de nos francs en 2018. Institution judiciaire classée, rangée aux oubliettes depuis la fin de la procédure contre Karim Wade, elle continue pourtant de s’alimenter sur le dos des Sénégalais. Question: A qui sert ce gouffre financier ?







Contrat d’affermage de l’eau: l’Armp suspend tout

YERIMPOST.COM L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) vient de prendre une décision qui ouvre la foire aux arguments. L’attribution provisoire du marché d’affermage de l’eau à Suez vient d’être suspendue. Saisie par la SDE, l’Armp a pris cette mesure qui va conduire le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement à s’expliquer sur les motivations du choix de Suez. Reste à savoir si la décision finale confortera Suez dans son fauteuil ou pas. L’affaire continue…







Questekki 119: Le FMI donne raison à MLD

Suul ker du ko teree feen dit la maxime wolof. J’affirme depuis des mois que Macky Sall cache des arriérés intérieurs de plus de 1000 milliards dont 26 dus aux entreprises du PUDC. J’ai écrit au DG du FMI pour attirer son attention sur la complaisance de ses services au Sénégal. La dernière sortie du FMI confirme donc ce que j’ai toujours dit.
L’explication de cette situation est simple. Macky Sall a dépensé notre argent souvent emprunté dans des projets à rentabilité économique (impact sur la croissance) et fiscale douteuses. Trois exemples parmi 69, le Centre Abdou Diouf de Diamnadio (50 milliards) et le Building Mamadou Dia (40 milliards) sans oublier le parc industriel de Boun Dionne de 30 milliards. Une centaine de milliards dépensés déjà pour acheter des avions qu’on aurait dû louer. Des offres spontanées servent plus à alimenter des comptes offshores à Dubaï que le développement du pays. Tout cela ne peut pas être caché par les manipulations des chiffres sur la croissance. La Grèce l’a expérimenté avant Macky Sall. On sait comment s’est terminée cette aventure. Un ajustement structurel drastique !
Quant à la Poste, la dérive financière est évidente, le responsable est le DG préposé au clientélisme à Thiès.

Ci-jointe la lettre adressée à Christine Lagarde Directrice Générale du FMI








Dakar, le 13 Mars 2018

REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple – Un But – Une Foi
——–
ASSEMBLEE NATIONALE
XIIIème Législature

Commission de la Culture et
De la Communication

Le Président

/-)
Madame Christine LAGARDE
Directrice Générale du FMI

Objet : Demande d’enquête au sujet des finances publiques du Sénégal

Madame la Directrice Générale,
Comme vous le savez, dans les pays de l’UEMOA dont le taux de change est fixe et le financement monétaire des déficits publics strictement contrôlé, l’accumulation des arriérés intérieurs par l’Etat et ses démembrements est un indicateur économique critique. C’est la raison pour laquelle la non accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs est l’un des quatre principaux critères de convergence des pays de l’UEMOA.
Lors du vote du budget 2018, contre toute attente, le gouvernement du Sénégal a demandé à l’Assemblée Nationale d’autoriser le Président de la République à contracter des emprunts, à recevoir des dons au nom de l’Etat du Sénégal et à lever des ressources de trésorerie pour un montant global de 1686, 8milliards de FCFA. J’ai demandé au ministre en charge des finances publiques d’expliquer ce montant et notamment un écart de 480 milliards, en vain.
Il est désormais clair que le gouvernement du Sénégal a accumulé des arriérés intérieurs dépassant 15% des recettes fiscales et non fiscales.
Je considère que le FMI ne pouvait pas ignorer l’accumulation d’arriérés intérieurs par le Sénégal. En effet, c’est le FMI qui par exemple a attiré l’attention des Sénégalais sur le déficit de la SN la Poste.
Donc, tout porte à croire que le FMI a fermé les yeux sur l’accumulation des arriérés intérieurs par le gouvernement du Sénégal. C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir diligenter une enquête interne pour situer les responsabilités. Les chefs de mission et représentant du FMI dans la période récente ne pouvaient pas ignorer l’existence de ces arriérés intérieurs.
Dans l’espoir d’une suite diligente à ma demande, je vous demande de croire, Madame la Directrice Générale, à l’expression de ma parfaite considération.








Mamadou Lamine DIALLO
Membre de la Commission de l’Economie Générale, des Finances,
Du Plan et de la Coopération économique

Dossier Transrail: Abbas Jaber dément Abdou Ndéné Sall

YERIMPOST.COM Abbas Jaber sort de son mutisme. L’homme d’affaires dément le ministre délégué chargé du Développement du réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall, qui a prétendu que Jaber devait 45 milliards de francs Cfa à l’Etat. « Aucune réclamation n’a été faite à Transrail et encore moins au groupe Advens et à Abbas Jaber. Il s’agit d’une information dénuée de tout fondement», a déclaré l’homme d’affaires dans les colonnes du journal Libération. Et Jaber d’ajouter: «Tout porte à croire qu’elle émane de personnes mal intentionnées dont l’attitude frise l’irresponsabilité».








Situation financière du groupe La Poste: le Fmi avertit…

YERIMPOST.COM Le groupe La Poste va ruiner le budget du Sénégal si l’Etat continue la perfusion artificielle de cette société nationale qui est un gouffre sans fin. Le Fonds monétaire international (Fmi) a mis en garde le gouvernement sur les difficultés de trésorerie en vue, conséquences du déficit de 115 milliards des recettes fiscales et douanières d’ici la fin de l’année.








Transrail: l’enveloppe salée que réclame l’Etat du Sénégal à Abbas Jaber

YERIMPOST.COM Rebondissement dans l’affaire de l’ex-régie des chemins de fer de Thiès (Transrail depuis 2010). L’Etat du Sénégal a engagé des poursuites contre Abass Jaber. Il lui réclame le remboursement de la dette de 45 milliards de francs Cfa de l’entreprise dont il tenait les rênes.

«Les dettes à court terme sont évaluées à plus de 15 milliards et les prêts, à 30 milliards. Tout ça va dans le passif de la société Transrail, a déclaré, au micro de Rfm, le ministre délégué en charge du Développement du réseau ferroviaire, Abdoul Ndéné Sall. L’Etat est obligé de reprendre la société et on va poursuivre Jaber pour le remboursement des sommes dues». À en croire le ministre, ce dossier est sur la table de l’Agent judiciaire de l’Etat.







Pétrole et gaz: Macky Sall sert sans les nommer une réponse cinglante à Sonko et TAS

YERIMPOST.COM Le président Macky Sall a répondu à Ousmane Sonko et Thierno Alassane Sall, auteurs de déclarations récurrentes concernant le pétrole et le gaz. «Il faut un débat sérieux, objectif. Lorsque dans un pays aussi démocratique que le Sénégal, où l’expression est libre, on voit dans un ouvrage ou dans les réseaux sociaux que le gouvernement a fait perdre à son pays 100 milliards de dollars dans une opération, alors que nous sommes en phase d’exploration, ce n’est pas sérieux», a asséné le chef de l’État lors de la cérémonie officielle d’ouverture de la conférence sur la transparence de la propriété effective.

Avant d’ajouter: «Pendant des mois, le pays est tenu en haleine pour de faux problèmes, pour prétendre qu’on a vendu le pays. Il est quand même bon que le débat soit posé, mais il faut que cela soit un débat outillé, où les gens savent de quoi ils parlent.»

Le président Macky Sall a conclu: «C’est trop sérieux le pétrole et le gaz. On ne peut pas se permettre tous les matins d’occuper les médias pour des considérations fallacieuses. Ils sont en train d’ennuyer le pays sur des questions qui n’ont pas lieu d’être. Que ceux qui ne savent pas aillent s’informer. Oui pour un débat objectif et transparent.»

 

 

Contrat d’affermage de l’eau: Nouveau revers pour la SDE et Véolia

YERIMPOST.COM La guerre de l’eau est loin de connaître son épilogue. La SDE et Véolia, qui ont été déboutés au profit de Suez, pour le contrat d’affermage de l’eau, avaient saisi la Commission d’attribution des marchés du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement pour contestation. Mais ces deux sociétés perdantes ont reçu, hier mercredi, la note de ladite commission. La réponse qui leur a été fournie est toute simple. En substance, Suez présente la meilleure offre, selon les membres de la commission.

Toutefois, SDE et Véolia ont d’autres voies de recours, comme l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp). Vont-elles saisir cette instance pour obtenir gain de cause ?

La SDE en eaux troubles dans le canal de Suez (Pape Moussa Sow)

L’eau est une denrée stratégique et géo stratégique qui au fil du temps a secoué plusieurs pays et de nombreux conflits ont vu le jour à cause de l’eau. Le conflit arabo israélien autour du lac TIBERD, Ethiopie, Soudan, et l’Egypte en sont venus presque à main à cause le fleuve NIL, au Mozambique avec le barrage KAMARASSA et la liste est loin d’être exhaustive. Ce qui fait que pour une ressource aussi névralgique, confié sa gestion ne doit pas être simple comme on nomme la directrice de la case des tout-petits pas à n’importe qui mais surtout pas n’importe comment.







En effet, l’autorité en charge de l’hydraulique avait publiquement révélé que la Sénégalaise Des Eaux avait proposé l’offre financière ayant le meilleur prix, en un mot la SDE avait présenté le moins disant. Que s’est-il passé pour que SUEZ bénéficie du contrat d’affermage ? Alors que le critère décisif selon le ministre de l’hydraulique devrait être le moins disant afin de pouvoir baissé le prix de l’eau.
Rappel historique : « Service municipal exercé en régie, sous l’administration coloniale, il ne concernait, d’abord, que les quatre communes de plein exercice (Dakar, St-Louis, Gorée, Rufisque) et plus tard les villes de Thiès, Kaolack et Ziguinchor – les municipalités investissaient, géraient, facturaient (ou ne facturaient pas) – le manque de moyens de toutes sortes et d’expertise, ainsi qu’une connotation politique trop marquée, n’ont pas permis à la régie municipale de prospérer dans cette activité. Aussi, des 1965, au lendemain de l’indépendance, les nouvelles autorités sénégalaises ont érigé la production et la distribution d’eau potable en milieu urbain, en service national (loi n˚ 6559 de juillet 1965) et en ont confie l’exercice a un opérateur prive, la Compagnie Générale des Eaux du Sénégal (CGES). L’impréparation de cette décision, les imprécisions du contrat de concession qui en a résulté, la puissance technique, financière et surtout relationnelle de l’opérateur, ainsi que les prérogatives démesurées qui lui étaient conférées réduisant à quasiment néant le rôle des services administratifs nationaux sensés contrôler la bonne exécution du contrat de concession, n’ont pas tarde a provoqué un conflit profond entre l’Etat du Sénégal et l’opérateur conduisant une rupture douloureuse et préjudiciable du contrat. De cette expérience on peut tirer la leçon qu’il est indispensable que les services de l‘autorité concédant aient les moyens et les pouvoirs de contrôle appropriés. Cette rupture chaotique a contraint le Sénégal à créer en 1977, dans la précipitation, la Société Nationale d’Exploitation des Eaux et de l’électricité du Sénégal (SONEES), dont le statut était inspiré de celui des sociétés anonymes (S.A) mais le capital social détenu très largement par l’Etat et accessoirement par les communes concernées. La réalité juridique de la SONEES et la conformité de son statut ont fait débat jusqu’en 1977 (loi 1977). Cette période nébuleuse a favorisé des pratiques et des habitudes pas toujours compatibles avec la rigueur d’une bonne gestion : partage des responsabilités très peu clair, politique tarifaire embryonnaire, pas soucieuse du recouvrement des coûts d’exploitation, l’instauration d’une subvention d’équilibre dont le paiement était sporadique, la prolifération des passe-droits, peu ou pas de responsabilité de la SONEES sur la programmation, le choix, le financement et la réalisation des investissements. La SONEES se limite à exploiter, à facturer, à recouvrer et encore. Une tentative de correction est intervenue en 1983 après l’adoption par l’assemblée nationale de la loi n˚ 83-73 de la 5/7/83 portante création de la société nationale dont le capital social est à majorité public. La Société Nationale d’Exploitation des Eaux du Sénégal SONEES s’est alors conformée aux dispositions de cette loi. Elle est ainsi dotée d’une autonomie financière et de gestion sous le contrôle d’un conseil de surveillance. La SONEES-SN a été alors placée sous la tutelle technique du ministère de l’hydraulique et la tutelle financière du ministère charge des finances ». Abdoulaye Bouna Fall ancien directeur sonees
Des reformes sont entretenus et la gestion est devient sous la tutelle de trois entités SONES, SDE et l’Etat et l’ONAS qui ne nous intéresse pas dans notre perspective avec des rôles et responsabilités p es rôles et responsabilités des acteurs précis.







ETAT : Définition de la politique sectorielle, gestion des ressources en eau élaboration du cadre législatif et réglementaire et police des eaux, approbation du système de tarification et du prix de l’eau. SONES : gestion du patrimoine (mise en valeur, amortissement et service de la dette), plan directeur, programmation des investissements et recherche de financement, maitre d’ouvrage des travaux de rénovation de l’infrastructure, maitre d’ouvrage des travaux d’extension de l’infrastructure, sensibilisation du public, contrôle de la qualité de l’exploitation. SDE : exploitation et entretien de l’infrastructure et du matériel d’exploitation, renouvellement du matériel d’exploitation, des branchements et des compteurs, renouvellement et extension de réseaux (équivalent-kilomètres à déterminer suivant les diamètres), extensions de réseaux financés par tiers, étude et justification de la nécessité de travaux de rénovation de l’infrastructure, étude et justification de la nécessité de travaux d’extension de l’infrastructure, facturation et encaissement, communication et relations avec la clientèle.
Au vue de cet organigramme, on sent nettement une exagération su l’imputabilité des pénuries à la SDE, ces compétence sont limités surtout si les dépenses de résolution excédent 30 millions.
POURQUOI SUEZ EN VIOLATION FLAGRANTE DU DOCUMENT D’APPEL D’OFFRE?







En décembre 2016, un processus de pré-qualification et d’Appel d’Offres pour la gestion et l’exploitation du sous-secteur de l’hydraulique urbaine a été lancé par les autorités sénégalaises. Ainsi, après la phase de pré-qualification et celle de qualification technique qui auront permis de retenir et de valider les offres des trois entreprises concurrentes( VEOLIA, SDE et SUEZ) et conformément au Dossier d’Appel d’Offres (DAO), les offres financières qui devaient permettre la sélection du nouvel opérateur ont été ouvertes le 1er Juin 2018. Les autorités octroie le contrat d’affermage à suez su le fallacieux critère technique dont les 3 entreprises ont toutes la qualification requise. La SDE, avec 32% d’actionnaires nationaux 5% pour l’Etat est évincé provisoirement au profil de l’entreprise 100% étrangère en violation flagrante des conditions précitées. Ce qui déconcentre le personnel qui a 2 mois de gestion devant lui et mieux 6 mois de passation de service si les recours devant l’AMRP et éventuellement devant la cour suprême ne prospèrent pas par extraordinaire.
PAPE MOUSSA SOW
DOCTORANT EN DROIT PRIVE

Pétrole et gaz: Ousmane Sonko répond à la réponse de Macky Sall

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué du leader de Pastef réagissant à la réponse que lui a servie le président Macky Sall suite à ses critiques récurrentes sur la gestion du pétrole et du gaz…

 

Président Ousmane SONKO au Président Macky SALL

À chaque sortie du Président Macky Sall, nous mesurons davantage à quel point le choix de 2012 a été une erreur, tant le discours et l’argumentaire de l’homme sont superficiels et manquent de sérieux.

– Lorsqu’un citoyen produit un ouvrage de 255 pages pour révéler tous les manquements et magouilles dans la gestion de nos ressources pétrolières et gazières;

– lorsqu’il situe et démontre la responsabilité du Président de la république qui a sciemment violé la Constitution et trahi son serment pour les beaux yeux de son frère et des aventuriers Frank Timis et Ovidui Tender;

– lorsqu’il situe et démontre la responsabilité de ses ministres de l’énergie et des finances,

Il faut beaucoup plus que des feintes présidentielles pour se dédouaner d’un débat inévitable.

Oui monsieur le Président il s’agit d’une question très sérieuse, mais votre gestion ne l’a pas été. Vous avez délibérément compromis les intérêts du Sénégal et c’est inacceptable.

1- si vous vous estimez diffamé portez plainte ;

2- si vous avez des arguments à faire valoir acceptez un débat direct et contradictoire,

3- si vous n’osez rien de celà faites profil bas comme tout transgresseur pris la main dans le sac.

 

Rapport Doing Business: Les progrès substantiels de l’Afrique subsaharienne

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Rapport Doing Business : pour la troisième année consécutive, l’Afrique subsaharienne bat son propre record pour le nombre de réformes réglementaires facilitant les affaires

 

WASHINGTON, 31 octobre 2018 – Dans son rapport Doing Business 2019 : Formation pour mieux reformer, publié aujourd’hui, le Groupe de la Banque mondiale souligne que les pays d’Afrique subsaharienne ont établi un nouveau record pour la troisième année consécutive. L’an dernier, ils ont mené 107 réformes destinées à améliorer la facilité de faire des affaires pour les petites et moyennes entreprises.

 

C’est une hausse non négligeable par rapport aux 83 réformes mises en œuvre dans la région l’année précédente. En outre, c’est aussi un record pour le nombre de pays engageant des réformes : 40 des 48 économies de la région ont mené au moins une réforme, contre 37 il y a deux ans pour le précédent record.

 

Quatre pays de la région se sont hissés parmi les pays les plus réformateurs au monde : le Togo, le Kenya, la Côte d’Ivoire et le Rwanda. Et Maurice rejoint le peloton de tête cette année, au 20e rang.

 

Maurice a mené cinq réformes l’an dernier, éliminant notamment un obstacle qui pénalisait les femmes. Dans le domaine de la création d’entreprise, il a uniformisé la procédure d’enregistrement d’une entreprise pour les hommes et les femmes et simplifié encore les procédures pour l’ensemble des demandeurs. La protection des investisseurs minoritaires a été renforcée grâce à une clarification des structures de propriété et de contrôle et un renforcement de la transparence des entreprises. Des réformes ont également été mises en œuvre dans les domaines du transfert de propriété, du commerce transfrontalier et du paiement des taxes et impôts.

 

Avec sept réformes à son actif l’an dernier, le Rwanda est le pays le plus réformateur de la région, grimpant au 29e rang mondial. Dans le domaine de la création d’entreprise, le Rwanda, qui enregistre le plus grand nombre de réformes depuis la création de Doing Business il y a 16 ans, a remplacé les machines à facturation électronique par des logiciels gratuits pour les factures avec taxe sur la valeur ajoutée. Concernant le transfert de propriété, un domaine dans lequel le Rwanda se classe au deuxième rang mondial derrière la Nouvelle-Zélande, de nouveaux mécanismes de règlement des différends fonciers facilitent l’enregistrement des biens. Une nouvelle loi sur l’insolvabilité améliore l’accès au crédit, autre domaine dans lequel ce pays excelle, et facilite le règlement de l’insolvabilité en rendant les procédures plus accessibles pour les créanciers et en leur permettant d’y participer davantage. Le Rwanda a également réformé les domaines du commerce transfrontalier et du raccordement à l’électricité.

 

Le Kenya a mis en œuvre cinq réformes, ce qui l’a porté au 61e rang. Il a notamment adopté une nouvelle loi sur l’accès au crédit, qui l’a propulsé au 8e rang mondial pour l’obtention de prêts. Ce pays a également simplifié le paiement des taxes et impôts pour les entreprises (regroupement des autorisations et service de télépaiement de l’impôt baptisé iTax), tandis qu’un système en ligne facilite le transfert de propriété. D’autres améliorations ont renforcé la protection des investisseurs minoritaires et facilité le règlement de l’insolvabilité.

 

La Côte d’Ivoire et le Togo ont notamment introduit des systèmes en ligne pour la déclaration de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée, ce qui facilite le paiement des taxes et impôts pour les entreprises. Les cinq réformes menées par la Côte d’Ivoire ont amélioré l’accès au crédit et le contrôle de la qualité des constructions et facilité l’enregistrement des entreprises et l’exécution des contrats. Le Togo, avec six réformes à son actif, a facilité l’enregistrement des entreprises, en réduisant le minimum de capital requis, et l’exécution des contrats grâce à l’adoption d’une nouvelle loi sur la médiation.

 

Le Nigéria a mené quatre réformes qui ont notamment facilité la création d’entreprise à Kano et Lagos, les deux villes couvertes par Doing Business, mais aussi le raccordement à l’électricité et le commerce transfrontalier. En outre, Lagos a facilité l’exécution des contrats grâce à de nouvelles règles de procédure civile pour les tribunaux en charge des petits litiges, tandis que Kano a, au contraire, rendu le transfert de propriété moins transparent en arrêtant de publier en ligne la grille tarifaire et la liste des documents nécessaires.

 

Concernant les autres pays de la région, l’Éthiopie a mené trois réformes visant à faciliter l’enregistrement d’une entreprise, l’exécution des contrats et l’obtention des permis de construire, tandis qu’en Afrique du Sud, deux réformes ont amélioré le suivi et la gestion des coupures électriques et réduit le délai nécessaire à la création d’entreprise.

 

Au niveau régional, la plupart des réformes se sont concentrées sur l’amélioration de l’exécution des contrats : les 27 réformes adoptées dans cette région représentent plus de la moitié des réformes enregistrées dans ce domaine dans le monde entier. Les 17 États Parties de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) ont en effet adopté, en 2017, un Acte uniforme sur la médiation comme mode de règlement à l’amiable des différends.

 

Le domaine de la création d’entreprise a bénéficié de 17 réformes, qui se sont essentiellement concentrées sur la réduction du délai nécessaire à l’obtention d’une licence d’exploitation, en rationnalisant les services existants ou en introduisant de nouvelles solutions en ligne. Le Burundi, qui figure en tête des pays de la région dans ce domaine (17e rang mondial), a encore abaissé le coût d’enregistrement d’une entreprise.

 

« C’est une année de records pour l’Afrique subsaharienne. La vive accélération des réformes l’an dernier et sur plusieurs années est la preuve de la puissante dynamique de changement à l’œuvre dans la région. Un environnement des affaires efficace, qui permet aux entreprises privées de prospérer, est essentiel à la création d’emplois et à la croissance », affirme Santiago Croci Downes, responsable du projet Doing Business.

 

C’est dans les domaines de l’obtention de prêts et de la création d’entreprise que les pays de la région enregistrent les meilleures performances : quatre d’entre eux (le Kenya, le Malawi, le Rwanda et la Zambie) se classent parmi les 10 premiers au monde pour l’obtention de prêts. En outre, le délai et le coût de création d’une entreprise dans la région ressortent en moyenne respectivement à 21 jours et 39 % du revenu par habitant, contre 61 jours et 305 % en 2003, au moment de la première édition du rapport Doing Business. De plus, la majorité des pays ont supprimé le minimum de capital requis et d’autres l’ont fortement réduit.

 

La région enregistre de mauvais résultats pour le raccordement à l’électricité et le commerce transfrontalier. Une entreprise doit par exemple débourser 3 456,5 % du revenu par habitant en moyenne pour un raccordement au réseau, contre 1 229 % dans le monde. Et il faut 98 heures pour satisfaire aux obligations de documentation pour importer, contre 61 heures dans le monde.

 

Cette année, Doing Business a collecté des données sur la formation dispensée aux agents de la fonction publique et aux utilisateurs des registres du commerce et des registres fonciers. Le rapport mentionne une étude de cas qui analyse ces données et constate que les formations obligatoires et annuelles dispensées aux fonctionnaires concernés améliorent l’efficacité de ces registres. Elle fait toutefois observer que moins d’un quart des pays d’Afrique subsaharienne proposent ces formations. Une deuxième étude note que lorsque les agents de dédouanement et les commissionnaires en douane suivent une formation régulière, les contrôles aux frontières et les formalités douanières s’en trouvent accélérés, ce qui facilite la circulation transfrontalière des marchandises. Elle constate que des pays comme l’Angola, la République démocratique du Congo et le Lesotho ont mis en œuvres des réformes commerciales qui ont bénéficié d’une communication et de formations efficaces. En Angola et au Lesotho, des programmes de formation ou des projets pilotes ont réduit le temps nécessaire pour préparer la documentation lors de la mise en œuvre du Système douanier automatisé (SYDONIA World), un système de gestion des données douanières développé par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Deux autres études de cas s’intéressent aux avantages que procurent la certification des électriciens et la formation des juges.

 

La version intégrale du rapport et les bases de données associées sont disponibles sur www.doingbusiness.org

 

Contacts

À Washington : Indira Chand +1 (202) 458-0434, +1 (703) 376-7491, ichand@worldbank.org

Service audiovisuel : Huma Imtiaz +1 (202) 473-2409, himtiaz@worldbankgroup.org

 

Communiqué de presse

2019/060/DEC

 

A la suite de la SDE, Veolia introduit un recours

YERIMPOST.COM A la suite de la SDE qui a déposé un recours gracieux au ministère de l’Hydraulique contre l’attribution provisoire du marché d’affermage à Suez, Veolia introduit le sien. La multinationale française, qui avait soumissionné à l’appel d’offres au même titre que Suez et la SDE, joue son va-tout pour tenter de casser cette attribution provisoire. Le ministère que dirige Mansour Faye va servir sa réponse aux deux recours d’ici vendredi prochain, mais, déjà, il n’est pas prétentieux de dire que ces plaintes ne serviront pas à grand chose. La commission des marchés du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, ne pouvant dire une chose et son contraire, avance assurément vers le maintien de Suez.







Paul Biya réélu malgré son soutien au franc CFA, la dernière monnaie coloniale encore en circulation sur la planète

« Le Président » Paul BIYA est l’un des plus grands défenseurs du franc CFA, et son soutien sans faille au maintien de cette monnaie coloniale sur son pays dure depuis plus de 40 ANS, maintenant le Cameroun dans une profonde léthargie, le clientélisme généralisé, la division de sa population sur des bases ethniques. D’abord, de 1975 à 1982, comme Premier ministre du Président Ahidjo. Ensuite, depuis 1982, comme « Président de la république » du Cameroun. Pourtant une majorité d’électeurs camerounais a revoté pour lui lors des élections présidentielles du 7 octobre 2018 entachées de graves irrégularités.

De fait, le Cameroun, à l’instar de la Corée du NORD, demeure l’un des derniers pays sur la terre  à n’avoir jamais connu d’alternance politique. La situation est préoccupante si l’on sait que l’Etat-Nation camerounaise  ne correspond à aucune unité nationale. Le pays est en réalité un ensemble artificiel de régions foncièrement différentes. Le Cameroun connaît aussi de profondes différences dans son peuplement: les Bantous christianisés du Sud, les éleveurs musulmans du Nord…








Nous respectons le choix inexplicable des électeurs pour « ce Président », mais nous exprimons notre énorme déception face à ce résultat, surtout quand l’on sait que des jeunes ont voté pour ce forban politique. Notre sympathie va vers tous les Camerounaises et Camerounais qui se battent pour la démocratie et pour des élections libres dans ce grand pays africain abimé par Paul BIYA.

 

En outre, nous sommes peinés, comme tous les autres opposants au franc CFA, de constater que nos mobilisations contre cette monnaie coloniale n’ont pas encore d’incidences sur les élections en Afrique :

  • AU MALI, la jeunesse amenée par l’activiste RAS BATH (qui se déclare opposant au franc CFA) avait largement soutenu l’un des candidats pro franc CFA Soumaïla CISSE, lors de la dernière présidentielle en 2018;
  • EN COTE D’IVOIRE, Alassane OUATARRA, un défenseur zélé de la monnaie coloniale, n’a pas été sanctionné lors des élections locales du 13 octobre 2018 ;
  • AU CAMEROUN, Paul BIYA, un grand défenseur de cette mauvaise monnaie, vient d’être réélu pour la 7e fois« Président de la république »;
  • AU SENEGAL, les milliers de citoyens s’apprêtent à revoter pour Macky SALL, alors que cet homme œuvre quotidiennement pour le maintien de la monnaie coloniale contre l’avis du peuple sénégalais, etc.

 

A croire que les oppositions africaines au franc CFA qui secouent la planète ne seraient qu’un épiphénomène porté par une jeunesse africaine dépolitisée, désabusée, aliénée. Si l’on veut être pris au sérieux, si l’on veut contraindre nos gouvernements à entamer des négociations avec la France pour en finir avec le franc CFA, nous devons bien voter, c’est-à-dire sanctionner systématiquement dans les urnes tous les candidats favorables à cette monnaie coloniale. Les mobilisations continuent (surtout au moment des élections) pour que nos pays respectifs sortent enfin du joug colonial.








A lire et à partager massivement

P.S : Dans ce communiqué, nous avons systématiquement mis les termes « Président BIYA » entre guillemets en soutien à tous les Camerounaises et Camerounais qui veulent la démocratie et l’alternance pacifique chez eux, quand d’autres se taisent.

 

  1. Makhoudia DIOUF

Coordonnateur du Collectif Sortir du franc CFA

Exploitation du fer de la Falémé: Le président du Conseil départemental de Tambacounda propose

En février dernier, les acteurs non étatiques ont, au cours d’un forum régional tenu à  Tambacounda, mis en relief à travers la synthèse d’un rapport participatif qu’ils avaient produit à cet effet, le fait que les engagements pris lors du conseil des ministres décentralisé ont été réalisés à hauteur de 51% dans la région de Tambacounda, contre 22% en cours de réalisation et 27% non encore exécutés.

 

Ces arguments, ajoutés aux faits que nous vivons quotidiennement, en termes d’infrastructures structurantes de base dans tous les domaines d’activités, d’actions sociales, de politiques de santé, d’éducation, dans le domaines agricole, militent grandement en faveur du président Macky Sall qui, non seulement a fait montre de notre part d’une marque incommensurable de sympathie en séjournant plusieurs fois dans notre région, mais, a également promis d’ériger  la région de Tambacounda en un pôle important de développement économique et social du  Sénégal. Qu’il en soit vivement remercié, lui et l’ensemble des membres du gouvernement qui n’ont ménagé aucun effort pour corriger les injustices dont les populations de cette région ont été victimes depuis l’accession de notre pays à la souveraineté internationale.

 

L’université du Sénégal Oriental est en gestation, tout comme un lycée professionnel, un marché sous régional des femmes est en construction ainsi qu’un marché moderne au poisson, le projet de port sec avance sûrement, plusieurs centaines de kilomètres de piste sont réalisées facilitant du coup la mobilité et les transactions commerciales et autres activités agro-pastorales, le nombre de forages a été pratiquement triplé par rapport à ce que la région a connu depuis les indépendances, des projets et programmes sont installés (PDESOC, PADAER, PAPIL puis P2RS pour ne citer que cela), l’ANPEJ est présente, un programme d’autosuffisance de la banane est lancé avec l’extension des terres de plantation, le centre de formation aux métiers agricoles de Missirah subit une cure de jouvence, la première pierre de la Cour d’Appel est posée, des tribunaux d’instance créés à Koumpentoum et Goudiry, des routes bitumées dans la capitale régionale où un vaste chantier d’assainissement est en cours d’exécution, les cartes d’égalité des chances et les bourses familiales font afficher le sourire, les bourses territoriales s’annoncent avec l’Agence de Développement Local, la plupart des projets soumis à la DER sont en phase d’être financés, le corridor  Tambacounda-Goudiry-Kidira-Bakel a vu ses travaux lancés en attendant la réhabilitation promise du chemin de fer, plusieurs dizaines de villages sont raccordés à l’eau et à l’électricité, la ligne haute tension va traverser la région qui est aussi une vaste étendue, faiblement peuplée, une région qui présente la particularité de partager cinq (5) frontières nationales (Kédougou, Kolda, Kaffrine, Louga et Matam), quatre(4) frontières internationales (Mali, Guinée, Mauritanie et Gambie), où la pauvreté sévit encore malheureusement, à des proportions alarmantes par endroits.

C’est pourquoi, dans le cadre de la signature en vue d’un contrat d’exploitation du gisement de fer de la Falémé par le Chef de l’Etat, nous voudrons solennellement inviter les filles et fils de Tambacounda, les anciens parlementaires de la région, particulièrement l’ancien président de l’assemblée nationale, les anciens ministres de la région, les anciens présidents de conseil régional, le ministre, les maires, les présidents de départements, les hauts conseillers des collectivités territoriales, les conseillers économiques sociaux et environnementaux, les directeurs généraux, les PCA, les ambassadeurs, les conseillers spéciaux et techniques, la diaspora, les mouvements de jeunesse comme de femmes, les communautés d’artisans, les opérateurs économiques, de quelque bord qu’ils puissent appartenir, à une sorte d’union sacrée autour de ce projet, et que Tambacounda soit choisie pour abriter l’usine de fabrication de billettes d’acier et autres matériaux pouvant entrer dans la production du pétrole et du gaz.








Notre intime conviction est et demeure que les études techniques devant être lancées à cet effet, confirmeront les nombreux atouts de Tambacounda que nous avons relevés plus haut.

Nous voudrons inviter toutes les composantes de la population de Tambacounda à exhorter Son Excellence Monsieur Le président de la République à militer dans ce sens, lui pour qui Tambacounda a déjà opté, pour tous les actes posés en faveur des populations

Syna Cissokho

Président du Conseil départemental de Tambacounda

Haut conseiller des collectivités territoriales

Contrat d’affermage attribué à Suez: la SDE engage le combat

YERIMPOST.COM La guerre vient de commencer pour la Sénégalaise des eaux (SDE). Ce vendredi 26 octobre, la société qui gérait la distribution du liquide précieux depuis 20 ans, avant qu’un appel d’offres vienne rompre son contrat, a adressé un recours gracieux au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Le premier pas posé, la prochaine étape consistera à saisir l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) aux fins de contester l’attribution provisoire du marché d’affermage à Suez.







Pénurie de fuel: la Sar croule, Total en sauveur

YERIMPOST.COM Depuis 2 jours, la Senelec fait face à une rupture de son stock de fuel. La Société africaine de raffinage (Sar), chargée de la fourniture du combustible, peine à décharger sa cargaison déjà présente aux larges de nos côtes. Cheikh Diop, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Snégal (Cnts/Fc) qui a lancé l’alerte, révèle: « Faute de lettre de crédit, la Sar n’arrive pas à décharger sa cargaison. » Si la Sar est dans cette « dèche », c’est parce que le Fonds de soutien à l’énergie (Fse) lui doit 100 milliards, affirme le syndicaliste. La question du « à qui la faute » ne se posant plus, le secrétaire général du Cnts/Fc invite le ministère de l’Economie et des Finances qui gère le Fse à prendre ses responsabilités avant que le pire ne se produise.

En attendant, Total comble le gap…







Macky Sall à Ryad: « La phase 2 du PSE sera lancée en décembre à Paris ! »

La phase 2 du Plan Sénégal émergent (PSE) sera lancée en décembre à Paris, a annoncé mercredi à Riyad, le chef de l’Etat, invitant tous les partenaires publics et privés du Sénégal à prendre part à cette rencontre.

‘’Nous procéderons en décembre prochain, à Paris, au lancement de la Phase II du Plan Sénégal Emergent. Nous présenterons à cette occasion le Plan d’Actions Prioritaires du PSE sur la période 2019-2023. J’invite tous nos partenaires publics et privés à prendre part à cette rencontre’’, a notamment dit Macky Sall.

Le président de la République s’exprimait au forum sur l’investissement organisé par l’Arabie-Saoudite.








Dans son discours dont copie a été transmise à l’APS, Macky Sall a déclaré qu’’’après quatre ans de mise en œuvre du PSE les performances de l’économie sénégalaise se sont nettement améliorées ; le taux de croissance, en progrès constant, est passé de 4,6 %, en 2014, à 6,8 % à la fin de l’année 2017 avec une perspective de 7 % en 2018’’.

Le ratio d’endettement ‘’reste maintenu en dessous de 60 %, alors que la norme communautaire de l’Union économique et monétaire de l’ouest africain est de 70 %’’, a-t-il souligné.

Il a cité plusieurs projets d’infrastructures dans le cadre du PSE achevés ou sont en cours : le nouveau pôle urbain érigé à 30 km de Dakar ; des infrastructures routières et autoroutières dont une nouvelle autoroute qui sera inaugurée en décembre.

A cela s’ajoutent l’aéroport international opérationnel depuis décembre 2017, une ligne de Train express régional dont le chantier sera achevé en janvier 2019 et deux nouveaux projets de ports.

Parlant de l’environnement des affaires, le chef de l’Etat a rappelé que le Sénégal a mis en œuvre plusieurs réformes pour ‘’faciliter la création d’entreprises, le transfert de propriété, l’accès à l’électricité et l’octroi du permis de construire’’.

‘’Des avantages incitatifs sont aussi octroyés dans les Zones économiques spéciales pour stimuler l’investissement’’, a encore dit Macky Sall, ajoutant qu’avec ‘’ses performances dans l’amélioration de l’environnement des affaires, le Sénégal est l’un des 5 meilleurs réformateurs africains selon le dernier classement Doing business de la Banque mondiale, et bénéficie de la note B+/B de Standard and Poor’s’’.

La sécurité des affaires au Sénégal est également confortée par une tradition de stabilité socio politique du pays, a affirmé le chef de l’Etat, relevant que depuis son indépendance en 1960, le pays ‘’reste une nation fortement attachée à une tradition de démocratie apaisée et d’Etat de droit’’.

‘’Il n’y a donc aucun risque particulier lié à l’investissement au Sénégal’’, a-t-il soutenu.

Abordant les opportunités d’investissement, le président de la République a indiqué qu’elles ‘’se présentent dans plusieurs secteurs comme l’agro business, y compris la transformation des produits agricoles, les mines, l’habitat, les banques et assurances, le tourisme et l’hôtellerie’’.

Il a rappelé que le Sénégal doit accueillir le Forum mondial de l’eau en 2021 et les Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2022.








Avec ses importantes découvertes de ressources pétrolières et gazières, dont l’exploitation est prévue à l’horizon 2021, ‘’le Sénégal offre des opportunités d’investissement dans la logistique et les services liés au pétrole et au gaz’’, a encore souligné Macky Sall.

Lancé en février 2014 le Plan Sénégal émergent (PSE) est la nouvelle stratégie de développement économique et sociale, axée sur l’investissement et le partenariat.

L’ambition du gouvernement est de réaliser un taux de croissance annuel d’au moins 7 % sur la durée, pour atteindre l’objectif d’émergence à l’horizon 2035.

Le PSE repose sur la transformation structurelle de l’économie sénégalaise, par la mise en valeur optimale des secteurs de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, des mines, du tourisme, des Tic et de l’habitat.

Il y a aussi la valorisation du capital humain, en investissant davantage dans l’éducation et la formation aux métiers, la santé et l’inclusion sociale et le renforcement des politiques publiques qui garantissent la paix, la stabilité, la sécurité et la bonne gouvernance.

Macky Sall s’est réjoui ‘’de prendre part’’ au Forum de Riyad sur l’investissement qui ‘’s’inscrit dans la dynamique du Programme de développement économique et social d’Arabie Saoudite à travers la Vision 2030’’.

‘’En plus des excellentes relations d’amitié et de coopération qui lient notre pays à l’Arabie Saoudite, le Sénégal soutient toute initiative visant la promotion de l’investissement’’, a dit le chef de l’Etat

‘’Nous estimons que l’investissement est la source principale de financement qui favorise la croissance et assure le développement économique à long terme’’, a-t-il soutenu.
Source: APS

Renouveau du service public: le projet de construction des Sphères administratives régionales lancé à Kaffrine

Le projet de construction des Sphères Administratives Régionales (SAR) a été lancé à Kaffrine, en présence du maire de la ville Abdoulaye Wilane. Les villes de Thiès, Kaffrine, Diourbel et Sédhiou seront les premières à se doter de ces bâtiments administratifs qui permettront à l’Etat du Sénégal d’économiser plus de 2,5 milliards de francs CFA par an en villas conventionnées pour abriter ses services dans les régions. Une décision de l’État du Sénégal pour conférer un cadre opérationnel amélioré au service public. L’objectif est de faire en sorte que le modèle de Diamniadio ait un pendant au niveau des régions.
L’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de l’Etat (AGPBE), qui pilote ce projet, a justifié le choix de ces régions par le manque criard d’infrastructures et de bâtiments administratifs pouvant loger les services de l’Etat.








Selon Abdou Karim Fofana, DG de l’AGPBE, les édifices occupés par l’administration territoriale ne sont pas une propriété de l’État, en atteste la réunion qui s’est tenue dans les locaux de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaffrine. Chose qui constitue à ses yeux une anomalie. L’autre objectif visé à travers ce projet est de faire en sorte que dans chaque chef-lieu de région l’administration soit dotée des symboles de l’État que sont les bâtiments publics, et que les usagers du service public soient bien reçus et disposent de cadres rénovés à l’image de ceux de Diamniadio et Dakar.  » Au-delà de la construction imminente de la gouvernance et de la préfecture, il est aussi prévu la création dans chaque région d’un building administratif régional qui va accueillir tous les services déconcentrés de l’État « , a-t-il ajouté.
La Caisse des dépôts et consignations dans son rôle d’accompagnement de l’État dans ses projets structurants stratégiques, y compris dans l’aménagement du territoire, s’est impliqué dans ce projet de construction des édifices de l’État.  » C’est donc en toute logique que nous avons mis en place un processus avec l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’État pour voir dans quelle mesure nous pourrions financer un programme immobilier important dans les régions « , a déclaré Aliou Sall son Directeur Général.
Pour Kaffrine qui vient de procéder au lancement du processus, les travaux dureront 30 mois.
À noter que le coût global de ce projet sur l’ensemble des régions est chiffré à 22 milliards de FCFA.

















Paiement des salaires: Fonctionnaires et retraités payés avant l’heure

YERIMPOST.COM Le gouvernement a décidé d’anticiper le paiement des salaires et retraites du mois d’octobre. Ce jeudi, fonctionnaires et retraités commenceront à percevoir leurs dus. Le ministère de l’Economie et des Finances, qui en a fait l’annonce, renseigne que cette mesure intervient en cette veille de Magal afin d’accompagner les agents, conformément à la volonté du chef de l’Etat dans sa politique sociale.







Contrat d’affermage de l’eau: le ministère de l’Hydraulique s’explique sur le choix de Suez

YERIMPOST.COM La Sénégalaise des eaux (SDE) a perdu le contrat d’affermage au profit du groupe français Suez. S’il en est ainsi, c’est parce que Suez a présenté la meilleure offre. «Nous sommes dans le cadre d’une délégation de service public. Et Suez a présenté l’offre la plus avantageuse», a déclaré, sur les ondes de la Rfm, le Dage du ministère de l’Hydraulique. Et Mamadou Diokhané d’ajouter: «Nous avons communiqué notre choix à la Dcmp qui nous a répondu par un avis de non objection».
Toutefois, M Diokhané estime que les autres candidats, à savoir la Sde et Véolia, peuvent faire recours s’ils le désirent.







Affermage du service public en eau: Suez gagne, la Sde ouvre un contentieux

YERIMPOST.COM En mars, nous posions le débat sur la situation actuelle à laquelle nous assistons et qui concerne le contrat d’affermage pour la distribution de l’eau. Sept (7) mois plus tard, la tournure des événements nous donne raison sur les réserves que nous émettions concernant la reconduction de la Sénégalaise des eaux (Sde). A l’époque, nous avions le regard pointé sur l’autre soumissionnaire, Veolia, qui ne crache jamais sur un marché juteux quitte à corrompre.C’est finalement Suez qui est provisoirement attributaire de ce marché.

Très sereine et confiante au départ, la Sde voit l’eau lui filer entre les mains. Elle ne compte pas s’avouer vaincue. Un recours sera incessamment déposé par la Sénégalaise des eaux auprès de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp). Un contentieux s’ouvre avec l’entrée dans la danse de mouvements du forum civil qui se sont alliés aux syndicats de la Sde pour soulever des suspicions qui se font jour. Ce n’était pas exagéré pour Yerimpost de dire que ce marché allait être attribué à une multinationale française.







Sphères administratives régionales: la Cdc met 22 milliards pour accompagner l’AGPBE

YERIMPOST.COM A l’instar de Dakar avec ses sphères ministérielles de Diamniadio, les régions auront également droit à des sphères administratives et régionales. Thiès, Diourbel, Kaffrine et Sédhiou sont à l’honneur et, dans les quatre (4) prochains mois, les infrastructures sortiront de terre. La contribution de la Caisse de dépôts et consignations (Cdc) s’élève à 22 milliards. Ce lundi 22 octobre, une réunion préparatoire s’est tenue à Kaffrine, l’occasion pour Aliou Sall d’expliquer les motivations de la Cdc pour accompagner ce projet immobilier de l’Etat. « La Caisse de dépôts et consignations a pour rôle d’accompagner l’Etat entre autres, dans ses projets structurants, stratégiques, y compris dans le cadre de l’aménagement du territoire. C’est donc en toute logique que nous avons mis en place un processus avec l’Agence du patrimoine bâti de l’Etat (Agpbe) pour voir dans quelle mesure nous pouvons financer un programme immobilier de l’Etat dans les différentes régions. Nous nous félicitons de ce partenariat avec l’Agpbe et nous sommes fiers de prendre part au lancement de ce processus pour la Sar de Kaffrine », a déclaré le patron de la Cdc.

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