Blog de Cheikh Yerim Seck

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économie - page 8

Bureau Veritas jette ses 17 agents sénégalais et leur assène qu’il a « le temps et l’argent »

YERIMPOST.COM Cela fait trois mois qu’ils vivent une situation à la limite intenable.Le rouleau compresseur est passé sur 17 agents du Bureau Veritas Sénégal détenteurs de contrats à durée indéterminée. Ils ont été envoyés au chômage après s’être vu notifier qu’il perdaient leur travail suite à la perte d’un contrat sur le Mali. Selon El hadj Malick Dia, ex – agent au département “contrat de gouvernement”, c’est vers la fin de l’année 2017 que la direction leur a annoncé une cessation d’activité et, du même coup, le licenciement de tout le personnel, à l’exception de deux éléments et deux autres collègues redéployés ailleurs.

Ces 17 ex – agents exigent leur indemnisation. Ils fustigent la réponse servie par leur ex-direction qui leur a asséné “qu’elle a le temps et l’argent “ lorsqu’ils ont commis un mandataire syndical pour réclamer leur indemnisation.




Après une première audience le 13 février dernier, leur procès a été renvoyé au 10 avril prochain. Ils espèrent que le droit sera dit en leur faveur à cette audience. La plupart d’entre eux ont effectué entre deux et dix années de loyaux services chez Véritas.

La justice sénégalaise tient une occasion pour sanctionner la désinvolture et l’insolence de Bureau Veritas Sénégaal.

Crash du Mi-17: Quand le secret-défense couvre le vol des milliards de l’armée ! (Cheikh Yérim Seck)

YERIMPOST.COM Le crash de l’hélicoptère Mi-17 pose sur la table le problème crucial de l’équipement de nos forces armées. Et nous place devant une dramatique réalité: en dépit des sommes colossales tirées des caisses du Trésor public, nos militaires en sont à risquer leur vie à bord d’appareils, que dis-je ?, de reliques datant de 1970 ! Où sont passés ces plusieurs dizaines de milliards censés avoir été dépensés pour équiper notre défense ? Qu’a-t-on fait, par exemple, de ces 30 milliards pris à une banque panafricaine et théoriquement destinés à doter l’armée d’outils pour faire face aux groupes terroristes armés ?

A ces questions, tous ceux qui profitent des magouilles s’empresseront de répondre: « Pas de réponse. C’est le secret-défense. » Il n’y a rien de plus bidon que cette réplique. C’est de l’escroquerie intellectuelle. De l’escroquerie tout court. C’est grossièrement faux. L’achat d’aucun équipement militaire ne relève du secret-défense. Lorsque la France vend des Rafale à l’Egypte, lorsque Trump vend des F16 au Qatar, lorsque le Brésil acquiert des avions de chasse, tout, y compris le détail des opérations, est communiqué aux médias.

Chez nous, si on nous dit qu’il n’y a rien à voir sur l’achat d’une cartouche, c’est simplement pour couvrir le système mafieux de brigandage des ressources publiques à travers les marchés de l’armée. Pendant qu’on nous mystifie pour nous cacher des transactions qui se retrouvent dans toutes les revues d’équipements militaires, les hauts gradés et leurs complices politiques voient leur ventre pousser, leurs châteaux émerger de terre, leurs champs s’étendre, leurs résidences secondaires avec vue sur mer s’élever… Des hommes d’affaires triés sur le volet, choisis selon le seul critère de leur capacité à partager le butin, s’enrichissent à milliards, appliquent des prix délirants pour le moindre équipement. Signe de la gabegie, la grenade lacrymogène est vendue à l’Etat du Sénégal à un prix unitaire équivalent au moins à dix fois celui pratiqué sur le marché international. Et c’est ainsi, voire pire, pour tous les équipements, surtout les plus lourds.

Dans l’intimité du secret-défense, on pille, vole, surfacture, acquiert du matériel de seconde main à des prix surréalistes. Ironie du sort, ceux qui fournissent ces équipements affichent la vente sur leurs sites internet ou dans les revues spécialisées. Comme le pain, les armes se vendent aujourd’hui à la lumière du soleil. Voila pourquoi il y a, dans le monde, des classements des différentes armées fondés sur leurs équipements recensés à partir de leurs achats publiés.

C’est une pure stratégie de vol que d’invoquer le secret-défense qui ne couvre, dans les pays où il se justifie, que les programmes confidentiels de recherche et de développement. Nous, qui achetons jusqu’aux treillis et aux godillots, ne créons rien pour cacher quoi que ce soit. Tout ce que le Sénégal acquiert est rendu public par les fabricants et distributeurs. Rien n’est secret à cet égard.

Alors que certains chipotent à propos de fautes de procédure relevées par l’ARMP dans les administrations civiles et impliquant parfois des montants ridicules, les plus gros scandales et les plus graves malversations financières ont cours dans l’armée. Il est temps de mettre fin à cette mystification dont la seule finalité consiste à couvrir le brigandage de l’argent public. Tous ceux qui militent dans ce pays pour la bonne gouvernance doivent exiger l’instauration de procédures de transparence dans les marchés du ministère des Forces armées. Ce crash meurtrier, certainement dû à une mauvaise acquisition ou à un entretien défectueux de l’hélicoptère, est l’occasion pour ouvrir ce débat. Yerimpost y reviendra avec plus de détails.

Cheikh Yérim Seck

Contribution: Programme de développement accéléré des priorités pour développer le Sénégal

Pourquoi,tant de temps ,et de difficultés pour développer un si petit pays comme le Sénégal depuis  “l’indépendance” ?
Nous avons pourtant  tout pour émerger naturellement .Le pays a de l’espace, des terres arables, des ressources minières et naturelles,  un climat stable, la mer,  le fleuve,une dividende démographique,une jeunesse intellectuelle experte et gorgorlu  (débrouillard ).
Mais,c’est aussi très  regrettable de constater que nous ne bénéficions pas de notre secteur primaire et  que les plus gros morceaux du secondaire et du  tertiaire sont gérés par des étrangers de surcroît,tous les grands projets.
C’est ça en réalité  la situation actuelle,  inconstable et indéniable du Sénégal .
Pour tout cela, je me sens comme un locataire dans mon propre pays.
J’avais proposé, il y a plusieurs mois, de remplacer le Plan Sénégal émergent par le  programme de développement accéléré des priorités (PRODAP).
Ce programme sera en quelque sorte notre débarquement de Normandie.
Une technique très réussi de Dwight David EISENHOWER qui,durant la seconde guerre mondiale  ,sachant, ne disposant pas suffisant d’hommes pour attaquer huit (8) zones à la fois, avait préféré concentrer  toutes ses forces en Normandie(le débarquement de Normandie ) pour gagner la guerre.




Et si le Programme de développement accéléré des priorités (PRODAP ) était  notre Normandie ?  c’est-à-dire concentrer toutes nos ressources sur uniquement  les priorités pendant au moins quelques temps.
 Le PSE n’est certes pas totalement mauvais,mais très compliqué et risque de trainer en longueur au moment où les urgences sont aux rouges.
Le  PRODAP,  est la version simplifiée qui pourra mettre dans les plus brefs délais, le pays sur les rampes de l’émergence.
– Il faut  dire aux sénégalais que nous n’avançons pas d’une semelle.
-il faut leur dire que nous sommes un pays sous sous développé,exploité et qu’en termes d’indice de développement humain (Idh), nous faisons partie des 25 pays les plus pauvres au monde. Très loin même de l’émergence.
-Il faut dire au sénégalais que notre pays occupe la 13e place des pays producteurs d’or en Afrique. Mais les ayant droits ne voient ni l’or ni l’argent de l’or. Pourtant, chaque année des tonnes d’or à l’état brut sont exportées.
-Il faut dire que la dette du Sénégal  a dépassé la barre des 60 % et qu’on est très proche du plafond de l’UEMOA fixé à 70%. Cette dette mal orientée,pour des dépenses de prestige,  ne se reflètera  pas sur notre niveau de vie. A la place,on aura un déséquilibre,une inégalité,des disparités. C’est malheureusement nous les contribuables sénégalais qui payerons tout, jusqu’au dernier centime.
Comment peut-on parler de Plan Sénégal Émergent en commençant par construire une nouvelle ville alors que la capitale souffre déjà de tous les maux ? Manque d’eau, d’électricité,mauvais cadre de vie, l’insécurité, l’insalubrité et l’incivisme entres autres.
Comment peut-on parler d’émergence au moment où le socle de notre économie est entre les mains des étrangers ?( Communication,eau, ressources minières,port, aéroport…)
Comment peut-on être émergent si nos ressources sont dilapidées et pillées par nos dirigeants ?
comment peut-on être émergent si notre dividende démographique n’est pas exploitée?
Comment peut-on parler d’émergence avec un taux de chômage inquiétant qui augmente  de jour en jour ?
Comment peut-on parler d’émergence avec le nombre inquiétant de migrants ?
33 393 migrants Africains selon le rapport du journal Almand Der tag Spiegel( le miroir du jour).




Malgré nos dirigeants très « fêlé » préfèrent enjamber tous ces problèmes pour construire une nouvelle ville au moment où les régions agonissent. IL Touba alors que l’axe thiés Touba est meurtrier.
Le plan Sénégal émergent?
Évidemment,un sénégalais comme moi qui n’a jamais voyagé peut ignorer ce que cela veut véritablement dire émergence.Mais je vous conseille d’aller voir sur Google ou sur youtube vous verrez à quoi ressemble un pays émergent.
La nouvelle ville de Ndiamniadio ne sera rien d’autre qu’une extension des problèmes de Dakar.
Je serais beaucoup plus à l’aise si diamniadio était un pôle industriel.
Tous les milliards dépensés à Diamniadio pouvaient  servir à modernisaer  plusieurs villes, Booster l’éducation, la santé, construire des usines comme.par exemple  à NGAYE où il y a déjà la main d’oeuvre et l’expertise,Investir massivement sur la modernisation de l’agriculture,assurer la distribution de l’eau et améliorer sa qualité qui reste à désirer malgré sa privatisation (SDE) et enfin l’éclairage de tous les lieux d’habitation du Sénégal.
L’émergence ne se décrète pas, Il faut travailler la base.
Cheikh TRAORÉ
Sénégal moma mome
Pour vos critiques et suggestions

Les concurrents de la SDE dans la gestion de l’eau au Sénégal 

YERIMPOST.COM Le contrat entre l’Etat du Sénégal et la SDE arrive à son terme. Le 31 décembre 2018 est la date butoir. Ce qui nécessitera un renouvellement. Outre la Sénégalaise des eaux, deux autres compagnies françaises sont en compétition pour la gestion de l’eau du Sénégal. Il s’agit de Veolia et de Suez, rapporte Le Quotidien. La société adjudicataire sera connue en septembre prochain.




Contribution: La fronde, encore la fronde sociale, toujours la fronde sociale: quand cela va cesser

Comme c’est déplorable. Comment en sommes-nous arrivés à cet effrayant point ? Depuis quatre mois, les enseignants sont en grève avec la menace d’une année blanche. Les magistrats, eux aussi, sont en grève. Le personnel de la santé n’est pas du reste, et bientôt les taximan  Et tous ceux-là refusent d’entendre raison. Ceci, malgré les appels à la reprise du travail initiés par les politiques , les religieux, le Conseil économique et social (Ces) et autres.

Qui aurait pu imaginer qu’on allait rester au Sénégal plus de quatre mois sans faire de cours ? Pourtant, c’est ce qui s’est passé l’année dernière. Combien de jeunes ont été victimes de cette année académique abrégée. Personne ne saurait dire le nombre. Il est temps qu’on recadre le système éducatif sénégalais et pour ce faire il faut que le trio Enseignants-Gouvernement-Apprenants s’y soit entièrement imprégné. C’est la raison pour laquelle, je me dis que la responsabilité est partagée. Ça paraît bizarre mais voyons-nous, c’est la réalité




Bref, la fronde sociale sévit tellement, et en sortir est actuellement si compliqué qu’il y a de quoi se demander s’il existe encore dans ce pays des personnes au-dessus de tout soupçon qui peuvent être le dernier recours vers lequel la Nation doit se tourner lorsque le danger plane ? Que valent aujourd’hui nos chefs traditionnels, religieux, si leur message ne peut être entendu par aucune des parties en conflit ?

Face à cette situation, le risque est énorme. A la vérité, il y a des pays qui, sur cette voie, se sont entêtés et n’ont eu à l’arrivée, que la guerre pour les arrêter.  Que Dieu nous en préserve Alors, s’il en est ainsi, sommes-nous conscients qu’à ce rythme, nous regroupons les ingrédients qui vont nous conduire à une déflagration ? Avons-nous conscience que le dialogue de sourds entre le gouvernement et les partenaires sociaux exaspère la jeunesse dans les écoles, les universités mais aussi, la masse de diplômés sans emploi ?
C’est dire que la loi de tout ou rien qu’appliquent les grévistes n’est pas faite pour un pays héritier de rien et producteur de peu. Et donc, sachons raison garder. Nos boulots, notre production sont précaires. Seul le Sénégal est éternel. Pour cette raison, ne travaillons pas à sa perte et au grand jamais, contre l’intérêt général. De toute façon, le pays nous appelle et attend de nous tout sauf, un jusqu’au-boutisme improductif ! wa salam

redacteur koumpeu.com

Serigne Abdoul Aziz Ndiaye

INGENIEUR INFORMATICIEN

tel: 76 658 08 01

Contribution: Macky et le plan Sénégal énervant

Que de plans de développement concoctés depuis les indépendances: plans triennaux de développement, plans quinquennaux de développement,  rétablissement  des grands équilibres macro-économiques,plan Sakho-Loum, plan d’ajustement structurel, plan  R.E.V.A. , G.O.A.N.A , N.E.P.A.D.
Aucun plan n  a jamais réussi à sortir le Sénégal de la pauvreté qui demeure toujours coincé entre la Mauritanie et la Guinée Bissau.
Alors, pour quelles raisons le plan Sénégal émergent devrait- il réussir là où tous les autres ont lamentablement échoué.? En vérité , seuls les ingénus et les naïfs osent lui accorder la moindre once de crédibilité car sa pertinence ne résiste à aucune analyse de quiconque doté de la moindre parcelle de raison.
En effet, comme toutes les édifices,l’émergence exige des fondements solides.Un socle à partir duquel s’ élabore  s’ ébauche et se construit l’ échafaudage et  la structure, et ce .socle , c’est l’ agriculture et l’ éducation. L  étude de l ‘ histoire des pays ayant réussi à se sortir de la pauvreté ( Tous les pays développés ont à un moment de leur histoire connu la pauvreté ) nous en donne une preuve éclatante .Nous prendrons l’ exemple des pays de l  Union Européenne.
Au sortir de la seconde guerre mondiale, ces pays étaient dans une situation mille fois pire que celle que nous vivons au Sénégal : Des millions de morts,toutes les infrastructures détruites, les champs retournés par les bombes ou minés, entraînant une famine indicible. Tout était donc à reconstruire. Repartir de zéro. Or, en moins de deux générations, ils se sont tous  développés.
 Comment expliquer ce miracle ?




Tout simplement en respectant l’ ordre des priorités .
En mettant d’abord l’accent sur l’agriculture pour  mettre un terme  à la famine .C’est ainsi qu’est née la P.A.C. la politique agricole commune en 1962.qui par une politique massive de subvention et d’ assistance a permis d’atteindre rapidement l’ auto- suffisance alimentaire et de sortir les paysans de la pauvreté. Aujourd’hui , l’ U. E. est la seconde exportatrice mondiale de produits alimentaires derrière les Etats Unis.
La deuxième priorité  fut l ‘ éducation. Un système éducatif performant qui a permis d ‘ atteindre rapidement la scolarisation universelle et l’ émergence ( ! ) de générations instruites et éduquées .
C’ est donc à partir de ce socle Agriculture / Education que les Européens ont réussi à effacer les affres de la seconde guerre mondiale.
A l’ aube des indépendances, René Dumont, un agronome mais surtout un humaniste  Français  ( 1904 / 2001 ) qui a beaucoup travaillé dans les rizières Thaïlandais avait pourtant averti Senghor ;  Ne te mets pas à construire des immeubles et des routes et abandonne la culture de l ‘ arachide. Mets l ‘ accent sur les cultures vivrières et écoute tes paysans car l’ auto- suffisance alimentaire est le premier pas vers le développent. Voyant que Senghor et encore moins les autres chefs d ‘ état Africains n’ écoutaient ses conseils , il publia en 1962 un livre qui devint célèbre : L ‘ Afrique noire est mal partie. Il fut alors déclaré persona non grata   dans beaucoup de pays. Cependant, l ‘ histoire lui donnera raison  et après qu’ il eût quitté le pouvoir , un journaliste Français demanda à Senghor s’il nourrissait  un regret .Senghor lui répondit : ne pas avoir écouté René Dumont.
Plus de cinquante années plus tard, les mises en garde de René Dumont  restent encore  d’ une redoutable actualité.Au lieu de mettre l’accent sur une véritable politique agricole comme en Europe, Macky distribue  chaque année 10 kilos d’ arachides et 2  kilos d’ engrais aux paysans pour solde de tout compte .Un paysan Sénégalais , mort il y a de cela 2 siècles et ressuscité ne se serait pas dépaysé en visitant le monde rural. Rien n’ a jamais changé. Les mêmes techniques et les mêmes outils traversent les siècles comme si les actes que ces paysans posent sont inscrits non dans leurs cerveaux donc perfectibles en vue d’ augmenter le rendement et tendre vers l’ auto- suffisance alimentaire, mais dans leurs gènes donc frappés du sceau de l’ immuabilité..Quiconque visite le monde rural ne saurait réprimer un sentiment de commisération et de révolte .Contrairement à la ville où elle se cache sous un halo de lumière ou de tenue d’ apparat , la faim ici est nue et s’ expose au regard .Pire , elle agresse le regard et ne le lâche plus.  La faim dans le monde rural s’affiche partout malgré les dénégations éhontées du gouvernement qui réfute l’existence de la faim au Sénégal. Elle est partout jusque dans les ustensiles de cuisine renversés et jetés n’importe où car d’ aucune utilité.Elle s affiche dans le regard vide et hagard  des enfants  rachitiques et manifestement sous alimentés .Non seulement le paysan Sénégalais ne reçoit que quelques kilos d arachides et d’ engrais , mais il reste tributaire de la pluie .S ‘il pleut , tant mieux , sinon tant pis.Une véritable politique agricole suppose une maîtrise de l’eau . Il faut libérer le paysan de l’ étau des saisons : saison sèche /  saison humide  afin de  lui permettre de faire plusieurs récoltes par an.Cela est possible car les nappes phréatiques sont pleines au Sénégal , il y a de l ‘ eau dans nos sous sols . Il suffit de la sortir et de la mettre à la disposition des cultivateurs et des éleveurs par un système d’ irrigation comme en Libye  ou Israël. Abdou Diouf avait naguère proposé la revitalisation des vallées fossiles.Il est possible de réactualiser l ‘idée .Seulement, cela demande une véritable volonté  politique .Malheureusement  cela  ne semble pas être à la portée de notre cher président. Même cette auto- suffisance en riz qu ‘ on nous fait miroiter n’ aura aucun impact structurel car ne concernant que quelques dizaines de producteurs Toute politique agricole qui ne concerne qu’un nombre infinitésimal de paysans et qui laisse en rade la majorité est vouée à l ‘ échec. La véritable politique agricole est celle qui non seulement assure l’ auto-suffisance alimentaire mais aussi sort tous les paysans de la pauvreté et de la faim .Elle ne saurait être sélective.




On retrouvera le même mépris pour les enseignants. Dire que le système éducatif Sénégalais est au point mort est un euphémisme.  Or dans sa quête du développement, le Sénégal ne saurait faire l ‘ économie de l ‘ éducation. Il n ‘ y a pas d ‘ émergence sans savoir  il n’ y a pas de savoir sans école  et il  n’ y a pas d ‘ école sans enseignants .Depuis prés de 20 ans notre école est dans un état de délabrement fort avancé . Au lieu de s’ attaquer à la tache afin de la remettre debout , Macky  est depuis son accession à la présidence dans un mamo à mamo avec les syndicats d ‘ enseignants  qui en dit long sur sa volonté de sortir l école du bourbier.
Peut- être estime t-il qu’une politique agricole et éducative constitue une tache herculéenne pour lui .Voilà pourquoi il a choisi la facilité ,Le ciment : Arène nationale , salle de conférence Abdou Diouf , Diamnadio .
En mettre plein la vue puis-qu’ il est incapable d’ en mettre plein le ventre et plein la tête .
Il y a Libreville au Gabon  , Brazzaville au Congo et avant Léopoldville .Quand les travaux seront finis il faudra rebaptiser Diamniadio  et l ‘ appeler Mackyville    ,
Il est temps  de sortir le paysan de la pauvreté  et l’ enseignant de la  précarité car ils sont la clé de l ‘ émergence.
Alors monsieur le président , dites- moi comment vous traiterez  désormais vos paysans et vos enseignants , je vous dirais si vous serez émergent ou … énervant
Serigne Mbacke Ndiaye

Audits 2016 de l’Armp: la mafia à l’Inspection d’académie de Dakar !

YERIMPOST.COM L’audit 2016 de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) n’a pas encore fini de révéler ses secrets. Un gros scandale financier vient d’être révélé à l’Inspection d’académie de Dakar. Ce sont des fournisseurs qui sont impliqués dans cette grosse mafia. En effet, Libération nous apprend que l’examen de la procédure de DRP portant sélection d’un prestataire pour l’acquisition de fournitures de bureau attribuée à Press High Tech, pour un montant de 4 099 084 FCFA, a permis de noter que le même dateur a été utilisé pour toutes les autres factures pro-forma qui ont été présentées par les cinq soumissionnaires. Les dates du bordereau de livraison et de la facture définitive du titulaire du marché ont été altérées en violation de l’intégrité des documents comptables.




Papa Abdoulaye Seck: «Il n’y a pas de surproduction d’arachide…»

YERIMPOST.COM Certains paysans peinent toujours à écouler leur production d’arachide. Mais leur ministre de tutelle les rassure. « Nous sommes loin d’être en face d’une surproduction arachidière », a déclaré le ministre de la l’Agriculture, Papa Abdoulaye Seck, à l’ouverture du 11e Salon international des industries et techniques agro-alimentaires. À l’en croire, tout le stock des paysans sera commercialisé. « Nous ne sommes pas encore à la fin de la campagne de commercialisation et des financements conséquents sont déjà injectés », a révélé le ministre.




Réfection du Building administratif: illustration la plus achevée de la mauvaise gouvernance

YERIMPOST.COM Lorsque les Sénégalais passent devant cette grosse bâtisse en réfection qui a abrité la primature et de nombreux ministères depuis l’indépendance, ils n’imaginent pas la quantité d’argent engloutie dans les interminables travaux. Quand il va être livré, le Building administratif aura subi un lifting qui aura coûté pas moins de… 39 milliards de nos francs. A titre de comparaison, la Cité de l’Emergence de Diamniadio, qui va abriter 17 tours de 10 étages chacune, est estimée à 21 milliards. Ce coût inclut la construction de toute la Cité depuis les fondements jusqu’à la livraison des immeubles et des aménagements de toutes sortes (éclairage public, routes, équipements sportifs, sociaux, religieux…). Tandis que le prix de la remise à neuf du Building Administratif couvre la seule réfection d’un bâtiment existant.




Attribué après un appel d’offres restreint, expression douce pour désigner un gré-à-gré de facto, ce marché a suscité une vive polémique dès le départ. Pour se défendre à l’époque, le gouvernement avait avancé le chiffre de 17 milliards comme coût du lifting. En 2013, le marché, référencé T1431/13, a été attribué à Bamba Ndiaye SA avec un coût initial de 30,04 milliards de francs cfa. Puis, sans qu’on ne sache trop pourquoi, un avenant immatriculé T0717/16-Dk d’avril 2016 est venu alourdir la facture de 2,04 milliards supplémentaires.

Au cours du premier trimestre de 2017, un deuxième avenant a été signé entre le Premier ministre et l’adjudicataire du marché Bamba Ndiaye pour ajouter une rallonge de 6,4 milliards de francs cfa. Ce qui porte le coût global de la réfection à 39 milliards de francs cfa.

Quel Etat au monde aurait mis, pour rafistoler un seul building, ce montant qui aurait pu lui permettre d’avoir 39 immeubles à 1 milliard pièce ? Quelle idée, alors que l’heure est au décongestionnement de Dakar, avec le déménagement de certains ministères sur Diamniadio, de reconstituer un building au centre-ville de la capitale ? Doit-on payer si cher pour aggraver les embouteillages qui, chaque jour davantage, compliquent l’accès au coeur de Dakar ? Qui a orchestré ce projet, illustration achevée de la mauvaise gouvernance ?

Sous tous les angles d’attaque, la réfection du Building administratif est un gâchis monumental, sans doute la plus grosse affaire de gaspillage de deniers publics depuis l’indépendance. Il est curieux qu’elle soit intervenue à l’ère de « la gouvernance sobre et vertueuse », sous le magistère de Macky Sall qui, les premiers moments suivant son élection, s’est attaqué à toutes les niches de dilapidation de l’argent public.

Cheikh Yérim Seck




Le COUD apporte des réponses documentées aux remarques de l’ARMP

COMMUNIQUE DE PRESSE

De mémoire de sénégalais,  personne ne se souvient d’une année où le COUD n’a pas fait l’objet  d’audit. Heureusement  depuis des années, l’institution n’a pas été épinglée dans les procédures de  passation des marchés. Malgré cela, c’est comme si c’était le COUD qui avait la palme en matière de non-respect des procédures, et que le rapport de l’ARMP ne parle que du COUD. Ce rapport dont il est question aujourd’hui ne porte que sur trois aspects.

Le premier aspect : on nous demande pourquoi on estime nos prévisions pour la restauration des étudiants de Bambey à  700 millions pour l’année 2016 alors que nos estimations pour l’année 2015 sont de 150 millions (nous insistons qu’on nous reproche d’avoir estimé et d’avoir des variations de montants sur nos différentes estimations d’une année à une autre). Ce qu’il faut d’abord noter c’est que les 150 millions  ne concernent que les trois derniers mois d’exploitation. Alors que l’avenant signé en 2016 couvre entièrement l’année universitaire, c’est-à-dire dix mois de restauration des étudiants.

En plus de cela, le décalage entre les années académiques et les années civiles budgétaires  fait que nous sommes obligés toujours de procéder à des estimations parcellaires pour couvrir le reste de l’année ( du mois d’octobre au mois de décembre). C’est ce qui s’est passé pour le restaurant de Bambey en 2015.

Il faut ajouter à cela que les estimations d’un marché de clientèle se font selon les réalisations de l’année écoulée c’est-à-dire N-1 majorée de l’évolution des effectifs  d’étudiants. D’ailleurs, l’avenant en question a fait l’objet d’une approbation  au niveau du ministère des finances et du plan et les documents sont bien disponibles.

Il faut préciser qu’en l’espèce les avenants de marchés de restaurants universitaires qui sont des marchés de clientèle sont considérés comme des marchés à part entière. De ce fait, les montants estimés des avenants sont forcément supérieurs (du fait de l’augmentation continu des effectifs) au montant du marché initial.

  • Les deux autres aspects sont présentés par les auditeurs comme des dossiers où sur toute la procédure, le seul manquement est relatif au  retard  pour la signature du contrat. Le nombre de dossiers traités au COUD s’élève à plusieurs dizaines. Qui connait le secteur sait que nous sommes confrontés à des urgences et que ces deux dossiers sont concernés. En tout état de cause, leur valeur ne dépasse pas 12 millions.

Notre sentiment le plus profond est que le COUD ne devrait pas faire l’objet de la une de la presse sur ce rapport et nous sommes convaincus de cela parce que le directeur de l’ARMP n’est pas  allé dans ce sens.

Seulement, depuis deux ans, une certaine presse s’acharne sur le COUD et sur son directeur particulièrement pour en faire devant l’opinion public le symbole personnifié de l’impunité. Et cela a commencé avec le dossier de l’OFNAC.

Pour revenir sur ce dossier, le directeur et le personnel du COUD avait découvert en même temps que l’opinion public le rapport qui incriminait le COUD sur beaucoup de choses.

C’était la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un auditeur publiait un rapport qui n’était pas contradictoire.

Fort de ce manquement, le directeur pouvait croiser les bras en disant qu’on ne pourra jamais lui opposé ce rapport, mais il a apporté des réponses sur l’intégralité du rapport  et avait même remis un mémorandum de défense au procureur de la république en plus d’une plainte contre la directrice générale de l’époque.

Nos autorités hiérarchiques avaient également  reçu nos réponses.

Une partie de la presse s’acharne toujours sur ce dossier refusant de faire mention de nos éléments de réponse.

Toutes les composantes de la communauté universitaire avaient en son temps montré l’impertinence de ce rapport.

Le chef de mission de cet audit en l’occurrence Pape Ibra KEBE avait fini par être renvoyer de  l‘OFNAC pour incompétence.

L’ACP du COUD avait transmis un dossier à ses supérieurs hiérarchiques du trésor dans lequel il démontre et mentionne détenir toutes les preuves comptables et administratives qui prouvent que les accusations contre le COUD étaient infondées.

Nous avons voulu faire cette précision pour attirer l’attention de l’opinion public sur les attaques répétées contre le COUD et l’acharnement continu  sur son directeur dans le dessein  de parachever une œuvre de diabolisation et ternir à jamais son image d’homme politique et de gestionnaire  qui a apporté des changements notables dans la vie des étudiants.

 

LA DIRECTION

 

Arriérés intérieurs: Mamadou Lamine Diallo révèle

YERIMPOST.COM Sur sa page Facebook, le leader de Tekki se livre chaque semaine à un exercice qu’il a intitulé « questekki ». Un exercice qui consiste à sonner l’alerte sur différentes questions relatives à la gestion du régime en place. C’est à cet effet que le président du mouvement Tekki a apostrophé le président Macky Sall, son Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, et le ministre de l’Economie et des Finances sur les arriérés intérieurs. La « questekki » n°84 en date du 7 mars assène: « C’est clair, Macky Sall, Boun Dionne et Amadou Ba cachent plus de  400 milliards d’arriérés intérieurs  avec le soutien du FMI. » Le voici…

MLD n’invente aucun chiffre. Je me base sur leurs chiffres bidonnés hélas. Tout le monde se plaint des créances impayées sur l’Etat du Sénégal, c’est un secret de polichinelle.
L’opposition a demandé publiquement  au Gouvernement pourquoi le gonflement à 1686, 8 milliards de l’autorisation d’emprunter du Président de la République dans la loi de finances 2018. La réponse est claire désormais, les faits étant têtus, ils ont  montré que le gouvernement des « surdoués » de BBY accumule des arriérés intérieurs.  En réinterprétant les données budgétaires inscrites dans la loi des finances 2018, on trouve 406 à 481 milliards d’arriérés intérieurs y compris peut-être  des services  faits non ordonnancés. C’est cela la vérité.
A ce montant, si vous ajoutez l’amortissement de la dette et peut-être   le rachat de l’eurobond, nous sommes à 1024 milliards. Les politiciens clientélistes voudraient sans doute ajouter les 641 Milliards d’emprunts pour les investissements financés sur ressources internes, nous sommes alors à plus de 1500 milliards de besoins de financement pour Macky Sall.  A combien le marché fixera ses prétentions  en tenant compte des revenus futurs du pétrole et du gaz ? On sera fixé ce mois-ci.  La presse spécialisée dans la finance mondiale parle du Sénégal sur les marchés et les banques engagées à cet effet.
Le problème de fond est de savoir pourquoi le FMI a fermé les yeux sur les arriérés intérieurs. Depuis que Macky Sall a demandé un débat public sur les questions économiques, à chaque fois que j’ai posé une question, le ministère a répondu que le FMI a félicité le gouvernement pour ses performances. La responsabilité du FMI est donc engagée, en particulier son représentant à Dakar ces dernières années, l’ancien ministre mauricien. Le Sénégal n’est pas un jouet pour enfants comme le laisserait penser la remarque du  Président turc. »

Nouvelle réglementation sur l’autoroute à péage: Abdoulaye Daouda Diallo se range du côté d’Eiffage contre la population

YERIMPOST.COM La nouvelle réglementation sur l’exploitation de l’autoroute à péage fait jaser. Elle consiste à imposer aux usagers qui empruntent les voies Rapido, sans avoir assez de crédit, de payer la somme de 5000 F Cfa comme sanction. L’Etat était attendu comme arbitre.

Mais, dans sa livraison du jour, L’Observateur nous renseigne que le gouvernement a approuvé cette décision de l’entreprise Eiffage imposée aux usagers. « Une sanction, c’est une sanction. Les gens ne doivent pas se mettre dans les situation de faute », a déclaré le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo.

Commercialisation de l’arachide: la Turquie réagit suite à l’appel de Macky Sall

YERIMPOST.COM Le cri de cœur lancé la semaine dernière par le président Macky Sall à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, pour la commercialisation de l’arachide, n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Dans un communiqué, le ministre du Commerce informe avoir reçu une délégation d’hommes d’affaires turcs. L’intervention des opérateurs économiques turcs, supervisée par le ministre Alioune Sarr, se fera en deux phases : l’une immédiate, l’autre à moyen et long termes.

Cette somme colossale que l’Etat doit aux entreprises de BTP

YERIMPOST.COM Le secteur privé de BTP souffre. La raison: les entreprises qui évoluent dans ce secteur bénéficient peu des marchés publics. En plus, l’Etat leur doit 74 milliards de F Cfa, selon le secrétaire général des travailleurs de la construction du Sénégal (SNTC/BTP), Diaraf Alassane Ndao. Une situation qui, d’après lui, compromet dangereusement les plans de développement de toutes ces entreprise avec comme conséquences immédiates « l’arrêt de chantiers, le chômage technique de milliers de travailleurs, la suspension des contrats de sous-traitance et la fermeture programmée de certaines sociétés du secteur. »

Mansour Elimane Kane, ma dernière relance avant une autre forme d’action !

YERIMPOST.COM

A M. le ministre du Pétrole et des Energies, Mansour Elimane Kane,

M. le ministre,

A deux reprises, je vous ai écrit dans le respect de la courtoisie et de la considération dues à votre rang. L’objet de mes interpellations est clair: réclamer, en tant que citoyen, un droit que me reconnait la Constitution d’accéder à l’information relative à la gestion des ressources naturelles de mon pays. Le besoin de connaître les clauses du contrat qui lie l’Etat du Sénégal à Total a été exprimé successivement par trois lecteurs de Yerimpost. Et à juste titre. Ils sont dans leur bon droit.

M. le ministre,

On ne peut pas engager le Sénégal autour d’une ressource aussi stratégique que le pétrole, avec une entreprise aussi sulfureuse que Total, sans dire aux Sénégalais le contenu du contrat qui les ligote. Le pétrole est la propriété non pas de l’Etat mais de la nation.

M. le ministre,

Si cette troisième interpellation reste sans réaction de votre part, je serai au regret d’user d’autres formes d’action pour pouvoir rentrer dans mes droits d’informateur du public. Et puis, l’heure n’est plus au refus du dialogue avec les citoyens. Dans tous les pays démocratiques, le dialogue entre pouvoir et presse est l’un des moteurs du progrès et de la modernité. Un jour de 2003, j’ai écrit dans Jeune Afrique, sur la coopération judiciaire entre la France et certains pays africains, un article dans lequel je demandais l’éclaircissement de certaines clauses. Quelques jours plus tard, j’ai reçu un courrier du cabinet du garde des sceaux français dans lequel j’ai été convié à une rencontre à la Chancellerie, place Vendôme. Voici comment fonctionne une société politique moderne.

M. le ministre,

Je réitère ma requête. Je vous demande de bien vouloir m’envoyer copie du contrat Etat du Sénégal-Total à cette adresse électronique: redaction@yerimpost.com. Dans l’attente d’une suite favorable à ma requête, je vous transmets mes salutations respectueuses.

Cheikh Yérim Seck

La réaction salée de Momar Nguer au débat autour de la mainmise de Total sur le Sénégal

YERIMPOST.COM «La capitalisation de Total, c’est 120 milliards d’euros. La capitalisation boursière de Kosmos, c’est 3 milliards d’euros. Total joue en Premier league, Kosmos joue en Navétanes à Thiès»: C’est la réponse très salée servie par le directeur marketing du groupe français face aux allégations de l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, qui déclarait que Kosmos était mieux outillé pour exécuter les contrats pétroliers.
Momar Nguer a saisi l’occasion du lancement du 70ème anniversaire de l’implantation de Total au Sénégal pour éclairer la lanterne des Sénégalais sur les nombreuses controverses que suscite la multinationale française. « Je suis sénégalais, au cas où certains l’auraient oublié, et je suis l’un des plus hauts responsables de Total. Je ne travaillerai jamais pour une compagnie qui exploite les Sénégalais. Total est une société qui est extrêmement transparente. Nous sommes au Sénégal depuis 70 ans. Si Nous n’étions pas transparents, nous ne serions pas dans ce pays autant de temps », a ajouté Nguer.

Contribution: Quand on s’assoit sur notre bol alimentaire

Il se passe dans notre pays un phénomène extrêmement grave et dangereux pour le futur de nos enfants et petits enfants. Il s’agit de la cession des exploitations agricoles pour usage d’habitation par les maires, les producteurs et les coopératives d’habitat. Ceux qui ont les destinés du pays (les politiques) et ceux qui sont dotés d’une certaines intelligences (les intellectuelles) ne mènent aucune action concrète à l’encontre de ce phénomène pour le contrer ou l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard s’il ne l’est pas déjà. En tant que citoyen et agent de développement nous essayons d’attirer l’attention de ceux qui ont le pouvoir d’arrêter ce phénomène, d’y faire face immédiatement et le plus rapidement possible. La cession des exploitations agricoles pour usage d’habitation constitue une véritable menace quand à la sécurité alimentaire de notre pays. Avec la dégradation et l’appauvrissement des ressources en terres et en eau, à l’échelle mondiale, il se présente un sérieux défi pour nourrir une population qui devrait atteindre les 9 milliards d’habitants d’ici 2050, selon un rapport de la FAO. Comment peut on dans un contexte mondial marqué par une croissance démographique galopante, un réchauffement climatique croissant, une avancée des dunes de sable avec comme conséquence l’ensevelissement des cuvettes maraichères, une salinisation des terres agricoles, une avancée du désert, un appauvrissement des terres à causes des pratiques agricoles inadéquates, etc. ; céder des surfaces arables à usage d’habitation. De plus en plus les surfaces arables font l’objet d’intense transaction par les coopératives d’habitats.  Ces espaces devront normalement être protégé par nos pouvoirs publics car ils constituent le «  bol alimentaire » je veux dire la porte de ravitaillement à laquelle ALLAH (SWT) fait passer la nourriture destinée aux êtres vivants. Tout le monde sait que la production agricole a des exigences par rapport aux types de sol et aux types de climats. Il est extrêmement difficile voire impossible de produire du mil ou de la pomme de terre en pleine désert ; du maïs ou des choux dans un milieu très salé ; des carottes ou de l’oignon dans les montagnes pierreuses de « Allou kagne ». A travers les pays qui sont devenus des références en matière de développement agricole et qui prétendent nourrir le monde par le surplus de leur production, l’identification, l’aménagement et la protection des terres arables occupent une place centrale dans les politiques de protections des terres agricoles. En France le grand public et les acteurs politiques locaux ont compris que la terre arable est une ressource naturelle non renouvelable et la capacité à nourrir l’humanité n’est pas un acquis ad æternam. C’est ainsi que le ministre de l’Écologie  Nicolas Hulot propose de contrer le phénomène en taxant les bétonneurs pour lutter contre l’artificialisation des sols et de financer la préservation de la biodiversité ». Au Maroc la cession des terres domaniales agricoles est permise aux petits agriculteurs et ouvriers sans terre à des fins purement agricoles, aucun producteurs agricoles n’a le droit de céder ses terres à autres usages qu’agricole contrairement à notre pays où un exploitant peut se lever un bon jour vendre toutes ses parcelles agricoles à des promoteurs pour y aménager des infrastructures à usages d’habitation ou autres remplaçant la production agricole à du béton et du ciment. Et pourtant le rapport SOLAW offre pour la première fois une évaluation mondiale de l’état des ressources en terres de la planète. Ce rapport nous renseigne qu’un quart des ressources sont dans un état de dégradation extrême, 8% sont modérément dégradées, 36% sont stables ou légèrement dégradées et 10% sont « en cours de bonification ». Le reste de la superficie terrestre est constitué soit de terres nues (18 % environ) soit de plans d’eau continentaux (2 % environ). Sur tous les continents, de vastes zones sont touchées par la dégradation des terres, avec des incidences particulières le long de la côte ouest des Amériques, dans le Bassin méditerranéen d’Europe du Sud et d’Afrique du Nord, dans tout le Sahel et la Corne de l’Afrique, et un peu partout en Asie. La plus grande menace est la perte de qualité des sols, suivie de la perte de biodiversité et de l’appauvrissement des ressources  en eau. A ceci s’ajoute qu’une partie importante des terres agricoles de la planète subissent les effets des pratiques d’exploitation qui entraînent l’érosion hydrique et éolienne, la perte de matière organique, le tassement de la couche arable, la salinisation et la pollution du sol ainsi que la perte de nutriments. Avec une telle situation, un tel contexte le Sénégal doit revoir sa politique de préservation des terres agricoles en identifiant toutes les terres arables du Sénégal sans exception et décrète la non réalisation de toutes activités non agricoles quelques soient son importance pour préserver ce bol dans lequel Dieu dépose notre alimentation et celle des générations futures. Je ne saurai terminer cet article sans rappeler ce que nous disait notre compatriote Jacques Diouf ancien directeur de la FAO « L’humanité doit apprendre à vivre les changements climatiques. Mais, il ne faut pas qu’ils deviennent un autre facteur qui aggrave la faim dans le monde, un autre facteur de division entre les pays riches et les pays pauvres. Il nous appartient d’aider les  populations à risque les plus vulnérables, à relever ce nouveau défi »

Qu’ALLAH bénit l’humanité et lui donne la conscience de se rappeler qu’IL l’a nommée « khalif » (garant des biens terrestres) sur Terre.

Modou Fatma MBOW

Ingénieur

Kébémer

Erdogan entre dans les hydrocarbures et autres secteurs stratégiques du Sénégal

YERIMPOST.COM La visite du président turc au Sénégal a porté ses fruits. Erdogan a obtenu un accord sur les hydrocarbures du Sénégal. C’est le président Macky Sall, lui même, qui l’annonce suite à son tête-à-tête avec son hôte, hier. « Nous venons d’élargir le cadre de coopération entre les deux pays avec la signature d’accords et de lettres d’intention dont quatre viennent d’être signés en matière ferroviaire, dans le domaine du tourisme, dans le domaine des hydrocarbures et de l’énergie et dans le domaine des mines », à déclaré le président Sall.

Les bonnes affaires de la Turquie au Sénégal

YERIMPOST.COM Le Sénégal et la Turquie entretiennent une coopération bilatérale dynamique. C’est le moins que l’on puisse dire. La relation entre les deux pays date de plus d’un demi-siècle. En 1964, alors que le Sénégal était une jeune nation, il fut le premier pays à abriter une représentation diplomatique turque en Afrique de l’Ouest. Depuis lors, les relations bilatérales se sont solidifiées. Elles se manifestent par des partenariats dans les secteurs de l’économie, de l’éducation, de la sécurité…
Un certain nombre de projets parmi les plus importants du Pôle urbain de Diamniadio portent la signature de la Turquie et d’entreprises turques : Cicad, Hôtel 5 étoiles, Stade omnisports, Gare des gros porteurs, Marché d’intérêt national, Parc des expositions… Ce qui illustre le dynamisme de l’axe Dakar-Ankara. De 2012 à 2017, la Turquie est passée du 9e au 7e rang des pays fournisseurs du Sénégal. Les importations du Sénégal en provenance de la Turquie ont considérablement progressé en cinq ans, passant de 74 milliards de FCfa en 2012 à 125 milliards de FCfa en 2017.

Au Pôle urbain de Diamniadio, les travaux en cours du Stade omnisports donnent une idée du rythme de travail qu’impriment les ouvriers à «Dakar Arena». Lancés en 2016, les travaux de cette infrastructure sportive aux formes ovoïdes, rappelant quelque peu l’architecture du célèbre Colisée de Rome, avancent à grand pas.

Aujourd’hui, le Sénégal bénéficie d’une certaine stabilité. Beaucoup de pays occidentaux veulent y avoir un pied. La Turquie ambitionne d’avoir la première compagnie aérienne et le Sénégal est un hub naturel. C’est le sens qu’il faudrait donner à cette visite du président turc. Erdogan veut renforcer la coopération mais surtout bénéficier des avantages qu’offre le Sénégal. La visite aura un important volet économique pour permettre au secteur privé turc de s’implanter davantage au Sénégal.

Interpellation: M. Mountaga Sy, la prestidigitation entre en vigueur à l’Apix…

YERIMPOST.COM Mountaga Sy, Dg de l’Apix, évoque sans retenue le classement par Transparency International du Sénégal comme pays aux réformes très avancées et à l’environnement des affaires sain et transparent. Pourtant, sa réalité est tout autre, puisque, dans le marché de l’Apix qui nous occupe et défraie la chronique, la commission argue avoir rejeté l’offre du soumissionnaire moins et mieux disant, pour non présentation d’une garantie de soumission.

Or, les deux soumissionnaires ont fait des offres respectives de 132.760.000 F Cfa Ttc pour le premier et 197.052.920 F Cfa Ttc pour le deuxième soumissionnaire. Soit une différence de plus de 60 millions. Mais le procès-verbal sanctionnant la séance de dépouillement des offres, et sur lequel doivent être consignées les informations essentielles, n’a été communiqué aux intéressés que 48h après l’attribution provisoire. Et dans la notification d’attribution, le soumissionnaire qui était le plus disant, soit 197.052.920 F Cfa Ttc, a vu comme par miracle son offre corrigée et modifiée pour être finalement de 110.275.720 F Cfa Ttc. C’est un tour de prestidigitation. Le directeur général de l’Apix devrait au moins accepter de soumettre cette controverse publique aux experts de l’ARMP.




 

La douane secouée par un scandale

YERIMPOST.COM La mise en place d’une commission d’enquête a permis à la douane de démanteler un scandale de crédits fictifs impliquant des transitaires. C’est un écart entre les sommes liquidées par la douane et recouvrées par le trésor qui a mis la puce à l’oreille des enquêteurs. Dans sa parution du jour, Libération révèle que les investigations menées par la commission ont permis de mettre à nu un vol de pas moins de 1, 8 milliard de nos francs. À en croire le journal, la plupart des auteurs sont en fuite mais ont été formellement identifiés par la commission qui a transmis leurs signalements aux enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic).
En attendant, cette grosse arnaque a également profité à de grandes entreprises de transit dont les dirigeants ont fait l’objet de poursuites. Une dizaine de transitaires ont été convoqués et placés en garde-à-vue. Toujours selon le quotidien, ces mis en cause ont tous transigé et permis à la douane de recouvrer 1 milliard. L’enquête se poursuit afin de mettre la main sur les intermédiaires et autres commissionnaires en douane qui ont pris la tangente.
 
 
 
 
 




Contribution: Pétrole et Gaz, sources de malheurs pour la Pêche. 

Le Gouvernement du Sénégal refuse de communiquer sur les différents rapports d’étude environnementale et Sociale liés à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures dans les eaux Sénégalaise . Tout comme notre État , les compagnies Américaine et Anglaise ( Kosmos Energy et BP ) présentes dans le champs gazier  » Le Grand Tortue  » de St Louis offshore Profond et de Kayar offshore Profond depuis janvier 2016 , gardent elles aussi , le même silence assourdissant qui frise le mépris , sur ces études . Déjà , la fin des explorations au niveau de St Louis , coincide avec les premières émeutes du poisson dans la region causées par raréfaction devenue flagrante de la ressource . Plus de 700.000 acteurs directs et pas moins de 2.000.000 de dépendants indirects , vivent , de plein fouet , les désagréments d’une mer naguère très poissonneuse devenue « denudee » et « vide » . Plus largement , il faut noter pour le rappeler , que les Sénégalais , grands consommateurs de poisson , dépendent en grande partie , pour leur sécurité alimentaire de la Pêche . Le secteur de la Pêche est un levier solide de création de richesses et d’emplois chez nous . Dans une dizaine de jours , les Français à leur  tour (Total) , feront des levées sismiques avec quatre bateaux d’exploration au niveau des régions maritime de Dakar et de Thiés , munis de deux permis ; l’un au niveau de Rufisque offshore Profond d’une superficie de 10.354 km2 et l’autre dans une zone vaguement definie du reste . Des permis cédés de manière rocambolesque on s’en souvient encore . Si nous prenons en compte les enjeux liés au secteur de la Pêche , la vie socio-économique du Sénégal est rythmée en grande partie par cette activité , et la désinvolture pour ne pas dire la légèreté avec la quelle L’État traite cette question cruciale depuis les annonces des découvertes , nous pouvons à juste titre , être inquiets . Force est de reconnaître que l’heure paraît très grave pour un grand nombre de nos compatriotes qui tirent leur subsistance dans des activités liées à la mer . Helas ! Les risques et conséquences néfastes occasionnés par l’exploration d’abord ensuite l’exploitation des hydrocarbures en milieu maritime Sénégalais sont indéniables , irréfutables et inévitables . Pour mieux comprendre les méfaits et menaces des activités exploratrices et extractives des hydrocarbures , nous vous proposons cette analyse du GREMM ( Groupe de Recherche et d’Éducation sur les Mammifères Marins ) fondé en 1985 et basé à Tadoussac au Canada . (Site : Baleines en Direct) « Le pétrole et autres hydrocarbures constituent une ressource très convoitée. Avec les réserves mondiales dont on prévoit l’épuisement, la hausse des prix et les conflits internationaux, il devient de plus en plus rentable d’explorer les fonds marins à la recherche de nouveaux gisements. Exploration bruyante Mais l’exploration pétrolière et gazière n’est pas une mince affaire. Les relevés sismiques qu’elle implique consistent à bombarder les fonds marins d’ondes sonores puissantes. Un bateau traine une série de canons à air comprimé. Il en résulte des détonations toutes les 10 secondes, 24 heures sur 24 pendant des semaines, voire des mois. Ces sons de basses fréquences et de forte intensité permettent de sonder la composition géologique du fond marin et de cibler où l’on a le plus de chances de trouver des hydrocarbures en quantités exploitables. Ces sons ne se limitent pas au parcours entre le canon, le fond marin et le bateau. Ils voyagent sur des centaines de kilomètres, couvrant des territoires de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés. Selon Chris Clark, le directeur du programme de recherche en bioacoustique de l’université Cornell, aux États-Unis, l’exploration sismique est la pire forme de pollution acoustique, hormis les exercices militaires acoustiques. Cette forme de pollution acoustique peut avoir des effets sérieux sur la faune marine, particulièrement sur les mammifères marins, qui dépendent entièrement du son pour tous les aspects de leur vie : communication, recherche des proies, détection des prédateurs et navigation. Les sons associés à l’exploration pétrolière et gazière entraînent des changements de comportement qui risquent d’avoir des effets sur la survie ou le succès de reproduction des cétacés, et peuvent même entraîner des pertes de sensibilité auditive, des blessures ou la mort. Ces effets sont plus documentés chez les cétacés, mais des études ont montré des effets semblables chez les poissons et autres animaux marins. Exploitation risquée L’exploration pétrolière et gazière ouvre bien sûr la porte à l’exploitation des hydrocarbures, qui comporte d’autres risques pour le milieu marin. Une seule goutte d’hydrocarbures peut contaminer jusqu’à 25 litres d’eau. On pense d’abord aux accidents qui peuvent entraîner l’explosion d’un puits ou le bris d’un pipeline. Dans bien des cas, les technologies d’intervention existantes ne suffisent pas à contenir et récupérer les déversements, ce qui entraîne des conséquences écologiques graves, voire dramatiques pour le milieu marin comme l’explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon de BP en avril 2010 qui avait déversé plus de quatre millions de barils de brut dans le golfe du Mexique. Même sans catastrophe spectaculaire, il y a toujours des fuites. Par exemple, chaque année, 110 millions de litres de pétrole s’échappent des puits, des pipelines et autres infrastructures de l’industrie pétrolière américaine. C’est trois fois plus que le déversement de l’Exxon Valdez. D’autres dangers découlent du déroulement normal des opérations. Les boues de forage se déposent sur les fonds marins, et même traitées, elles sont une véritable soupe toxique de métaux lourds et d’hydrocarbures. Les contaminants s’immiscent aussi dans l’écosystème avoisinant les plates-formes via la pollution de l’air. En effet, des torchères brûlent l’excédent de gaz par mesure de sécurité et produisent alors des émissions d’hydrocarbures. De plus, les plates-formes étant illuminées en tout temps, elles sont un risque pour les oiseaux migrateurs. Et finalement, même le démantèlement des plates-formes, une fois la source tarie, pose de sérieux problèmes environnementaux. En général, les règles et procédures à suivre ne sont pas suffisantes pour limiter efficacement les risques environnementaux, l’initiative revenant largement à l’entreprise. Des conflits d’usage L’exploration et l’exploitation des hydrocarbures engendrent des problèmes d’autant plus aigus quand elles entrent en conflit avec d’autres usages de la mer. Peut-on socialement justifier de favoriser une activité qui repose sur une ressource non-renouvelable quand elle pose des risques pour d’autres activités bien établies, comme la pêche ou le tourisme? Ces risques sont difficiles à évaluer, surtout si l’on tente de saisir les effets cumulatifs à long terme. Ils s’ajoutent souvent aux autres stress subis par des écosystèmes fragiles, dont dépendent l’économie et le mode de vie des populations humaines côtières. Comment, alors, envisager l’avenir de l’exploitation des hydrocarbures? Est-ce qu’on ne devrait pas être plus prudents, surtout en milieu marin? Y a-t-il des endroits, plus fragiles et plus «précieux» où ce type d’activité devrait même être banni? Ne peut-on se tourner vers une meilleure efficacité énergétique et vers le développement du potentiel des énergies alternatives pour combler nos besoins en énergie? Ces questions sont de véritables enjeux de société, y compris tout près de nous, le golfe et l’estuaire méritant définitivement les étiquettes «fragile» et «précieux». Au Nigeria , dans le delta du Niger , le Pétrole est aujourd’hui une source de malheur pour les habitants . Les autochtones détruisent souvent des oléoducs et des installations pétrolières . Dans le village de Kurutile , la population voit le Pétrole comme une malédiction . L’impact de l’extraction du Pétrole y est néfaste sur l’écosystème . La Pêche qui y était jadis l’activité principale est devenue impossible . Pour ne pas installer les Guet Ndariens , les Lébou , les Thioubbalos , les Ñiominkas , les Diolas Karone ect… dans un désarroi similaire , il es grand temps donc , de prendre sérieusement et correctement en compte ces questions essentielles ; avant de se projeter sur une abondance hypothétique prochaine incertaine ou parcellaire . Mettre tout ce monde devant le fait accompli ne saurait être une solution pérenne . Pour terminer , rappelons simplement cette sagesse bien à nous :  » Ame ndaa , todjë ndaa , dou takha bari ay ndaa « 
Amadou Ahmet NDIR
Secrétaire National (adj) Chargé de la Pêche et de l’Économie Maritime  (PDS)

La prochaine destination d’Alioune Ndiaye ?

YERIMPOST.COM Yerimpost avait annoncé le départ d’Alioune Ndiaye à la tête de la Sonatel. Ce qui se confirme. Votre site préféré revient pour vous indiquer la destination du boss de la Sonatel. De sources bien informées, Alioune Ndiaye devrait être le prochain patron d’Orange Middle East Africa (OMEA) qui chapeaute 21 filiales et dont le siège est au Maroc.

Nous y reviendrons…

Magouille dans l’attribution d’un marché à l’Apix !  

YERIMPOST.COM Une magouille a été constatée par les Echos dans l’ l’attribution par l’Apix du marché portant «Sélection d’une agence chargée de la communication du Fonds à frais partagés». Dans sa livraison du jour, le journal nous renseigne que deux soumissionnaires étaient en compétition.

L’un avait proposé 132 millions 760 mille francs Cfa, et l’autre, 197 millions 52 mille 920 francs Cfa. La logique voudrait que l’offre la moins chère soit retenue. Ce qui n’a pas été le cas. Selon Les Échos, 48 heures après l’attribution du marché, l’offre la plus chère a été corrigée et portée à 110 millions 275 mille 720 francs Cfa. Ce qui élimine la concurrence.

Comme prétexte, il est reproché au soumissionnaire malheureux de n’avoir pas présenté une garantie de soumission. Un reproche pas pertinent dans la mesure où, signale le journal, il était exigé aux concurrents de présenter, entre autres documents, «la garantie de soumission OU la déclaration de garantie de soumission».

Technopole: un bradage foncier scandaleux publiquement dénoncé par le ministre de l’Environnement

YERIMPOST.COM Une visite au Technopole du ministre de l’Environnement met à nu une vaste nébuleuse sur ces terres. Au banc des accusés, des businessmen qui, à coup de baux ou de titres fonciers, ont monté leur business dans cette zone non aedificandi pourtant protégée par la loi 96-36 du 31-12-1996. Un vol que le Colonel Mame Thierno Dieng dénonce avec la complicité de l’administration. «L’administration n’a pas été ce qu’elle devrait être», s’est désolé le Colonel Dieng. 8 hectares de terrain détenus illégalement par un homme d’affaires connu ! Le Gouverneur de la région, présent à la visite et visiblement mal à l’aise sur les questions du ministre, lui a soufflé à l’oreille: «Mais, M. le ministre, je pense qu’il n’est pas nécessaire de revenir sur cela, car on aura le temps d’en discuter en privé lors des séances de débriefing.» C’était sans compter avec la détermination du ministre qui, n’en revenant toujours pas, a continué d’interpeller ses interlocuteurs très mal à l’aise. «Comment une zone préservée contre l’habitation et où l’implantation est interdite par une loi très claire peut-elle faire l’objet de titres fonciers et de baux ?», a-t-il persisté. Ambiance…




Résultats 2017: Faut-il blâmer ou aduler la Sonatel ?

YERIMPOST.COM En 2017, le résultat de la Sonatel a connu un grand bond. Consolidant sa place de première entreprise du Sénégal, elle se positionne comme un groupe sous-régional en forte expansion au Mali, en Guinée, en Guinée Bissau et en Sierra Leone. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’établit à 972,9 milliards de F CFA pour l’exercice 2017, en hausse de 7,5%, malgré les impacts défavorables de la dépréciation du franc guinéen et du Léone.




Le chiffre exact réalisé au Sénégal, qui sera connu à l’occasion de la réunion d’avril 2018 du Conseil d’administration, va taper à l’œil de ceux qui vont le trouver indécent dans le contexte d’un pays pauvre. Cette frange de l’opinion voit dans la Sonatel une pompe à fric qui essore des Sénégalais démunis pour engraisser ses actionnaires majoritaires issus d’un pays développé. Elle prend, en somme, aux pauvres pour donner aux riches.

Pareille opinion, qui touche même une partie de l’élite politique du pays, explique la suspicion qui anime l’Etat du Sénégal vis-à-vis de cette entreprise quand bien même il en possède 27% des parts. Comme tous les leaders, la Sonatel suscite adversités, jalousies et fantasmes. Au point d’en devenir un exutoire pour certaines associations de consommateurs. Ce mastodonte qui exerce un imperium écrasant sur le secteur stratégique des télécoms n’est certes pas exempt de reproches. Il prend parfois avec sa qualité de service des libertés qui peuvent être interprétées comme des abus de position dominante. Il pousse quelquefois la logique financière si loin qu’il brouille sa responsabilité sociale d’entreprise et donne l’image d’un monstre froid.

Mais la Sonatel ce n’est pas que cela. C’est l’entreprise qui produit près de 10% du PIB du Sénégal, paie 12% de l’ensemble des impôts versés au Trésor public, crée un volume de richesses qu’aucune entité autre qu’elle ne peut égaler. Si le Sénégal avait dix entreprises comme elle, il atteindrait l’émergence. Contrairement à une opinion répandue, les bénéfices de la Sonatel ne sont pas réalisés au Sénégal. Ils sont le fruit de l’expansion internationale de cette multinationale dont les filiales en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali et en Sierra Leone sont rentables.

La Sonatel, fleuron national, est le laboratoire de ce que le leadership sénégalais peut faire de mieux. C’est sous la houlette des Sénégalais pur jus Cheikh Tidiane Mbaye puis Alioune Ndiaye qu’elle est passée d’une entreprise nationale en quasi-faillite, répertoriée sur la liste des établissements publics privatisables, à une multinationale riche à centaines de milliards de francs cfa. Cette entreprise emploie 2 000 Sénégalais de tous niveaux réputés être dotés d’une culture moderne d’entreprise et formatés pour se perfectionner chaque jour davantage. Elle a donc développé de la compétence et du savoir-faire. Le groupe pèse 3 500 emplois directs et 100 000 emplois indirects.




Sous tous ces rapports, la Sonatel allie réussite industrielle et efficacité sociale. La suggestion qu’on peut lui faire, c’est qu’elle doit créer de l’infrastructure pour abriter les créations des producteurs, des start-ups, de toutes les entités évoluant dans le numérique et l’innovation technologique. Elle doit déborder d’elle-même pour porter l’expansion de toutes les initiatives qui nécessitent ses services.

En dehors de cette ambition qu’elle doit porter, difficile de lui opposer une critique justifiée. On ne peut pas reprocher à une entreprise, créée pour faire de l’argent, d’en gagner. La Sonatel doit être érigée en exemple pour tirer vers le haut, par une saine émulation, les entreprises de notre pays. Si les Algériens critiquent la Sonatrach, et les Angolais la Sonangol, ils ne jettent pas le bébé avec l’eau du bain. La Sonatel est davantage à aduler, à imiter, qu’à blâmer.

Cheikh Yérim Seck




Résultats consolidés du Groupe Sonatel au titre de l’exercice 2017

Dakar, le 19 février 2018 – En 2017, le groupe Sonatel a consolidé ses performances opérationnelles et financières, renforcées par l’intégration de la nouvelle filiale Orange Sierra Léone, malgré un environnement concurrentiel, réglementaire et fiscal de plus en plus difficile.
Investissements soutenus Le groupe a su maintenir et consolider  sa trajectoire de rentabilité et ses positions commerciales fortes dans tous les pays grâce aux investissements importants réalisés : 334 milliards de FCFA dans l’année dont 150 milliards FCFA au titre d’achat de licences 4G et de renouvellements de concessions (au Sénégal et au Mali). Ces investissements ont fortement contribué à l’amélioration de l’expérience client, au renforcement de l’excellence opérationnelle, à la poursuite  des efforts sur la qualité de service technique et  au renforcement de la politique de fidélisation de nos clients.
Bonne dynamique commerciale et reprise de la croissance du parc Le groupe a su garder son leadership sur tous ses marchés grâce au maintien de la dynamique de recrutement et à la reprise de la croissance du parc, malgré l’intensification de la concurrence et le resserrement des conditions d’identification. Le maintien de cette bonne dynamique commerciale, notamment sur le recrutement mobile (reprise de la croissance du parc à +8,7% en 2017 contre une décroissance de -1,3% en 2016), a permis une maîtrise du churn reflétée par les gains de parts de marché dans tous les pays (Guinée +4,6 points, Sénégal +2,2 points, Mali +1,7 points, Bissau +1,1 points). Le parc clients du groupe au 31 décembre 2017 s’élève ainsi à 30,2 millions en hausse de 8,7%, dont 28,7 millions (+9,6%) sur le périmètre historique (hors Orange Sierra Léone). Cette croissance est tirée principalement par le parc mobile  (29,7 millions), grâce notamment à la refonte de l’offre prépayée et la bonne dynamique de recrutement de la 4G au Sénégal et au Mali, et à l’extension de la couverture en Guinée (actions d’animations autour des nouvelles localités couvertes). La bonne dynamique commerciale reste soutenue  grâce  au développement des usages de données mobile, de l’activité Orange Money et des services à valeur ajoutée (SVA). Ainsi, on note une accélération de la croissance des clients utilisateurs de la donnée Mobile (9,2 millions soit +30,8% par rapport à 2016), des services financiers d’Orange Money (4,4 millions soit  une hausse de 34,7%)  

Résultats financiers 2017

 Accélération de la croissance des revenus et amélioration de la rentabilité opérationnelle

  •  La contribution renforcée des relais de croissance dans l’activité du groupe

 Le chiffre d’affaires consolidé du groupe s’établit à 972,9 milliards de FCFA pour l’exercice 2017, en hausse de 7,5%, malgré les impacts défavorables de la dépréciation du franc guinéen et du Léone.  Cette croissance des revenus est tirée par le développement de l’activité mobile, elle-même tirée par les usages de la donnée mobile, des services à valeur ajoutée et des services d’Orange Money. Sur le périmètre historique (Hors Sierra Léone), la croissance s’est accélérée pour s’établir, à base comparable, à +5,3% par rapport à 2016 soit une amélioration de +1,5 points (+4,8% en 2016). Les filiales à l’étranger ont contribué à hauteur d’un peu plus de la moitié au Chiffre d’Affaires consolidé du groupe et l’ l’intégration d’Orange Sierra Léone dans le périmètre de consolidation a renforcé la croissance du groupe malgré un léger effet dilutif sur le taux de l’EBITDA.

  • L’amélioration des trajectoires de rentabilité opérationnelle

Dans la foulée de la croissance des revenus, les trajectoires de rentabilité se sont améliorées, reflétées par la reprise de la croissance de l’EBITDA, à base comparable, de +3,2% contre une baisse de -1,7% enregistrée en 2016, malgré l’impact des effets de change, des mesures fiscales nouvelles (Mali) et des  décisions réglementaires  défavorables (Bissau, Sierra Léone).

  • Le résultat net du groupe baisse de -6,3%, passant à 202,2 milliards de FCFA.

 Malgré l’amélioration de l’EBITDA, le résultat net du groupe baisse en 2017, impacté par :

  • les effets de change significatifs et
  • la forte croissance des amortissements consécutive aux investissements importants réalisés au cours des 3 dernières années (près de 800 milliards de FCFA incluant les coûts des licences 4G, le renouvellement des différentes concessions et l’acquisition en Sierra Léone), pour consolider les fondamentaux du leadership du groupe dans un contexte de transformation numérique en accélération. Ces investissements permettent déjà du reste  en 2017, une accélération de la croissance du Chiffre d’affaires et de l’EBITDA sur le périmètre historique (hors Orange Sierra Léone).

Contribution à la création de richesse dans les pays de présence Le groupe continue de rester un acteur majeur de la création de richesse dans tous ses pays de présence, et particulièrement au Sénégal. Il a ainsi contribué pour plus de 502  milliards de FCFA aux recettes budgétaires des pays de présence. Au titre du développement du secteur privé local, les activités du groupe ont généré au profit des entreprises locales  plus de 247 milliards de FCFA de chiffres d’affaires. Au titre de la balance des paiements, le groupe  y a contribué positivement dans tous ses  pays de  présence  à travers les balances de trafic représentant des exportations nettes pour plus de 160 milliards de FCFA. Enfin, en matière d’emploi, les activités du groupe ont permis de générer plus de 3 500 emplois directs et plus  de 100 000 emplois indirects grâce à une distribution commerciale étendue, à la sous – traitance et aux différents partenariats dynamiques. L’engagement citoyen du groupe Sonatel dans tous ses pays de présence A ces contributions au développement économique et à la création d’emplois et de richesse dans tous ses pays de présence, il convient de rajouter les actions menées dans le domaine de la Responsabilité Sociétale d’Entreprise. En effet, conscient de son rôle moteur dans l’écosystème numérique partout où il est présent, le groupe Sonatel s’active aussi dans l’émergence d’incubateurs. Ainsi, après CTIC au Sénégal et CREATAEAM au Mali, l’incubateur Saboutech a été inauguré en Guinée où une centaine d’écoles a ainsi été connectée à la 3G dans le cadre du programme d’accès des lycées au monde digital. C’est aussi dans ce cadre  que Sonatel Academy, la 1ère école de codage gratuite en Afrique de l’Ouest, a été créée au Sénégal. L’objectif est de former des jeunes, demandeurs d’emplois et profils sous-représentés,  aux métiers techniques du numérique et leur permettre, à travers cette formation professionnalisante, de s’intégrer au marché du travail ou de créer leur propre activité. De même, en partenariat avec la  Fondation Orange, au Sénégal comme en Guinée ont été inaugurées les premières Maisons Digitales, pour éduquer plus de filles et rendre les femmes de plus en plus autonomes. Par ailleurs, les fondations du groupe Sonatel poursuivent la mise en œuvre du programme « Projet Village » qui contribue au désenclavement des localités reculées par la construction d’un centre de santé, d’une école et d’un point d’eau. Ainsi, au Sénégal, après Thicatt Woloff en 2015 et SOB2 2017, le 3ième Projet Village a été développé à Mbakhna, dans la région de Matam, et sera inauguré en 2018. Au Mali, deux nouveaux villages ont été réalisés à Kérouané et à N’Tentou tandis qu’en Guinée, c’est Kenendé qui a posé la 1ère pierre de ses infrastructures après Wallia en 2016.

 

Perspectives 2018

Le groupe Sonatel a anticipé et réalisé des investissements essentiels pour  préparer l’avenir, mais entend poursuivre ses efforts d’investissement et d’adaptation à un environnement qui continue sa mutation, avec des évolutions structurantes du secteur des télécoms sur tout le périmètre. Cette politique sera  poursuivie pour améliorer l’offre d’une expérience incomparable à ses clients et pour mieux soutenir sa dynamique de conquête et son  leadership dans tous les pays de présence. C’est ainsi que le groupe entend renforcer ses investissements et dynamiser ses actions autour de la Donnée Mobile, des services à valeur ajoutée, des services financiers mobile et des services aux entreprises et aux Etats. Le nouveau Datacenter du Sénégal (le plus grand d’Afrique de l’ouest), inauguré en juin 2017, devrait jouer un rôle moteur dans cette stratégie ainsi que le déploiement de l’accès client en fibre optique (FTTx  Résidentiel et Entreprise) et l’extension de la 4G qui va se poursuivre au Sénégal, en Guinée Bissau et au Mali. Le groupe poursuivra ses projets de transformation et d’adaptation de sa structure de coûts afin de renforcer  sa dynamique de croissance organique rentable et faire face aux évolutions importantes et structurantes de son environnement concurrentiel, règlementaire, fiscal, en mutation et qui s’est  beaucoup durci. Enfin, le groupe Sonatel va continuer la mise en œuvre de son  plan Stratégique «Horizons 2020 »,  accompagner les Etats pour une émergence numérique des territoires et renforcer son engagement citoyen à travers sa politique de Responsabilité Sociétale d’Entreprise. La Direction Communication Institutionnelle et des Relations Extérieures

Départ d’Alioune Ndiaye officiel, qui le remplace ?

YERIMPOST.COM Comme l’avait annoncé en exclusivité Yerimpost, Alioune Ndiaye, directeur général de la Sonatel, a annoncé, le jeudi 15 février 2018, à l’occasion de la réunion du Conseil d’administration, son départ de la tête de cette grande entreprise, et sa promotion en qualité de directeur Afrique Moyen-Orient du groupe Orange. Il aura laissé des résultats spectaculaires qui vont se chiffrer pour 2017 à une croissance à deux chiffres. Son avis va nécessairement compter pour le choix de son successeur. D’autant qu’il va coiffer ce dernier dans le cadre de son nouveau poste. Parmi ceux qui étaient pressentis pour le remplacer, l’un au moins est out. Il s’agit de Brelotte Ba, directeur général d’Orange Guinée, qui vient d’être affecté à la tête d’Orange Mali. Son homologue de la Sierra Leone, Sékou Dramé, reste, quant à lui, sur les starting blocks dans la course pour la succession. Ce cadre réputé par sa compétence a d’autant plus de chances qu’il a la confiance d’Alioune Ndiaye avec qui il a longtemps eu une collaboration directe. Ancien de la maison, aujourd’hui directeur des TICs et services au Fonds souverain pour les investissements stratégiques (Fonsis), Pape Demba Diallo, discret, compétent et expérimenté, fait office d’outsider.

Contribution: A Ceux qui gèrent AIDB : Ayez conscience que le Sénégal est l’un des pays les plus pauvres du monde !

Nous commençons à nous habituer aux articles qui, chaque mois, nous donnent les chiffres sur le nombre de vols et de passagers enregistres a AIBD. Je voudrais, au-delà des chiffres, donner le point de vue d’un voyageur ordinaire. Je suis un usager de cet aéroport. Je l’ai utilisé à 2 reprises (2 voyages aller-retour). Mes impressions sont mitigées. D’un côté, oui, c’est un bel aéroport.  On peut en être fier, comparé à l’Aéroport de Yoff, bien qu’avec tout l’argent que l’ouvrage a englouti je m’attendais à un plus grand édifice.  Si le Sénégal va vers l’émergence, comme on nous le promet, je pense qu’il sera nécessaire d’agrandir l’aéroport dans une dizaine d’années ou plus tôt. Mais, et c’est là l’autre versant du décor, ce qui doit nous préoccuper dans l’immédiat, ce sont les prix exorbitants partout et des couts exagérés imposés aux usagers de AIBD. D’abord pour aller à l’aéroport, vous déboursez 3.000 F si vous venez de Dakar et passez par l’autoroute. Une fois arrivé à l’aéroport, vous êtes obligé d’aller au parking où vous allez payer au moins 1.000 FCFA. Vous ne pouvez pas déposer le passager devant le hall des départs et continuer votre chemin, comme cela se fait dans tous les aéroports du monde, y compris ceux des plus grandes villes des pays les riches du monde : dans le site web de AIDB, il est bien écrit que dans la zone dépose-minute vous avez jusqu’à 5 minutes de stationnement gratuit. La vérité est que l’accès à cette zone n’est pas (ou n’est plus) disponible. Donc vous êtes obligé de passer par le parking et de payer au moins 1000 F. Si vous venez avec votre voiture personnelle et voulez utiliser le parking pour une longue durée, vous devez payer 7.000 F par jour si la durée est inférieure à une semaine et 5.000/jour par la suite, ceci pour un parking à ciel ouvert ! Autrement dit, si vous utilisez le parking de AIBD pour la période allant du 19/02 à midi au 25/02 à 11h59, soit 6 jours, vous allez payer 42.000 FCFA (64 Euros). Pour la même période, vous payez à Fiumicino (principal aéroport de Rome, Italie), entre 23 Euros et 90 euros, et entre 75 à 100 euros pour l’Aéroport Charles De Gaulle de Paris (Terminale 2). Et il s’agit ici de parkings couverts !! Si vous voulez utiliser les chariots de l’AIDB (au départ comme à l’arrivée), il vous faut une pièce de 500 FCFA ou d’un euro. En principe vous pouvez récupérer la pièce en remettant le chariot à sa place après usage, mais tout est fait pour que vous ne puissiez pas le faire – une mafia est déjà en construction autour des chariots.  L’aéroport de Rome a essayé de faire payer les usagers des chariots vers en 2012 ou 2013, mais on a vite abandonné l’idée à cause des nombreux désagréments que cela posait aux passagers dont des millions de touristes qui visitent cette ville chaque année. Bref, ceux qui gèrent AIDB, les autoroutes qui y mènent, le futur TER, etc., doivent savoir que le Sénégal est un pays pauvre. Bon Dieu, que faut-il faire pour que ces gens-là se rendent que le Sénégal est l’un des 20-30 pays les plus pauvres du monde. C’est vrai, nous sommes l’un des peuples les plus fatalistes du monde, mais là cela devient simplement insupportable. Madiodio Niasse, fonctionnaire international a la retraite.

Madiodio Niasse

 

Contribution: Sénégal Emergent: Un Culbuto Au Sommet

 
Avril 2012, Macky Sall s’adressant à la Nation d’une voix tremblante déclarait: “Déjà, comme vous le savez, j’ai décidé de ramener à 5 ans le mandat de 7 ans pour lequel je suis élu sous l’emprise de l’actuelle Constitution. Je tiens également à ce que les dispositions constitutionnelles limitant l’élection du président de la République à un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois, soient verrouillées, sans possibilité de modifications.”
Quelques mois plus tard il amplifiait sa voix : “C’était un choix personnel de baisser la durée de mon mandat présidentiel. J’ai été élu pour un septennat. J’ai engagé les réformes à travers une commission de réflexion sur la Constitution que j’ai confiée au président Ahmadou Makhtar Mbow. Cette commission me soumettra ses propositions parmi lesquelles la première mesure sera la réduction du mandat en cours de 7 à 5 ans. Ce sera fait soit par référendum le moment venu, [ou bien] par un vote à l’Assemblée nationale. Mais c’est un choix définitif, je réduirai mon mandat de deux ans.”
Quel génie! Disait-on à travers le monde. Martin Schulz, Barak Obama, François Hollande étaient dans l’expectative. Les chefs d’Etat africains le narguaient gentiment. Malgré le rejet du projet par son propre camp, l’embonpoint confortait son propos de la sorte: “Vous savez je suis un homme qui ne s’engage pas à la légère. Lorsque je prends un engagement, j’entends le respecter. Il n’y a absolument rien qui est changé depuis que j’ai fait cette déclaration. Maintenant, les gens voudraient que tout de suite je fasse le changement. Je ne le ferai pas tout de suite. Pour ça, je suis responsable de l’agenda. C’est à moi à savoir à quelle période j’entends faire cette réforme. Mais, je n’ai fait que deux ans et demi sur un mandat de 7 ans que je compte réduire. Donc, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. C’est un débat qui n’a pas de sens, je ne le comprends pas.”
C’est l’instant du doute sur le respect de la parole donnée, la trahison sentait à plein nez. Le débat n’aurait jamais dû être posé, tout était calibré pour secouer une promesse impossible à tenir (Madiambal Diagne, Jeune Afrique, 19 février 2016). Dans d’autres contrées le langage courant s’arrêterait au dicton : les promesses de la nuit sont faites de beurre, et fondent au soleil.
Dans un ton méprisant il nous demande d’oublier tout cela; il y’a pas de quoi fouetter un chat sauf un PSE rébarbatif,
inégalable en terme de programmes, de projets et de chiffres. Or, le mensonge d’un virtuose de la tricherie fausse les règles du jeu, un jeu nauséabond qui mélange le meilleur niveau de satisfaction des gouvernants et le pire niveau de souffrance des populations. La gouvernance est à l’ère du pessimisme sociologique après l’optimisme rationalisateur du début de la “deuxième alternance”. En effet l’impression de la réussite n’absout pas les crises sectorielles.
La population rurale avoisinant la moitié de la population globale croule encore sous la famine malgré la continuation d’une approche ciblée à travers le PUDC. Sous un autre angle, quand est-il de ce nouveau plan de développement amorcé depuis 2014? Un plan conçu pour aider le Sénégal à sortir du cycle de faible croissance et de progrès insuffisants en matière de réduction de la pauvreté. Ce plan dont le scénario optimiste évalué à 9685,6 milliards FCFA, aurait pu trouver financement si Macky Sall avait clarifié la nébuleuse des “fonds taïwanais”.
Dans un premier abord, il serait convenant de répéter le discours officiel uniquement par coquetterie intellectuelle. Sur ce, relisons l’analyse selon laquelle la croissance économique ne subit nullement les contre-coups de l’économie mondiale, atteignant environ 6,5 % en 2016 et 2017, faisant du Sénégal l’une des économies les plus performantes de l’Afrique subsaharienne… Cette croissance économique devrait atteindre 6,8 % en 2017 et 6,9 % en 2018, même si le pays vise un taux de 8,3% en 2018 pour accéder au statut d’économie à revenu intermédiaire. Toujours dans cette robotisation de l’analyse économique, les institutions annoncent que cette vitalité est conjuguée à de bonnes saisons agricoles et à l’amélioration des termes de l’échange. Pour prouver les bons points du PSE elles expliquent vaguement que d’autres indicateurs macroéconomiques montrent également des signes positifs malgré une dette publique qui semblerait être à la hausse. Etant donné qu’il leur est impossible de fonder uniquement l’analyse sur le scénario tendanciel, ils concèdent difficilement que les perspectives escomptées ne sont réalisables qu’à condition que les réformes structurelles soient soutenues et que la conjoncture internationale continue d’être favorable. Pour accélérer la croissance, le Sénégal devra booster simultanément et durablement les secteurs clés de la croissance. Il faudra ainsi continuer et approfondir le programme de réformes structurelles pour lutter contre les goulots d’étranglement les plus critiques qui handicapent la productivité et la compétitivité, tout en soutenant une politique budgétaire crédible et en évitant de trop surévaluer sa monnaie.
Dès lors, sortons des éléments de langage qui ne servent qu’au mensonge et au maquillage de la dure réalité. Nous constatons facilement que les projections récentes indiquent que les progrès dans la réduction de la pauvreté ont été plutôt modestes et que le Sénégal, qui recensait 46,7 % de pauvres en 2010, continue d’afficher des taux élevés de pauvreté. Dans le même temps, les données non monétaires suggèrent une stagnation des inégalités. Nonobstant les aides sociales, la réalité macro-économique demeure une série de difficultés liées à l’accès à l’emploi, l’accès à l’éducation et la formation, l’accès à la santé, l’accès à la propriété, etc. Les 190 actions prioritaires du PAP 2014-2018 évaluées à un an de la fin du mandat présidentiel n’ont pas produit les résultats attendus. Sans trop caricaturer les faits, l’Etat et ses opérateurs sont encore dans le colmatage de “Gnitt” et “Keur Momar Sarr” pour fournir de l’eau potable aux populations.
La grande alliance entre des communistes fourbes, des socialistes fielleux, des libéraux pusillanimes et du Macky Sall impotent, n’a pas réussi à pousser une vision disruptive pour réinventer le logiciel sénégalais. Même si nous faisons l’effort de reconnaitre les réalisations en matière énergétique, nous savons que les centrales solaires inaugurées ça et là ne suffiront pas à irradier les voies de l’émergence étant entendu que les politiques publiques d’alors sont copiées à la lettre
 
par les alliés d’aujourd’hui.
 Dans cet état de fait rien ne choque lorsque les études démontrent que “ce pays a réformé 68 fois son administration publique depuis son indépendance… Des réformes qui, dans 14 cas, visaient spécifiquement la qualité des services à la population. De leur côté, les bailleurs de fonds ont financé 27 projets ayant une composante « réforme du secteur public » entre 1988 et 2008, pour une enveloppe globale de plus de 11 milliards de dollars. Pour autant depuis 1996, le pays ne cesse de reculer dans le classement des indicateurs de la gouvernance dans le monde, plombé par une fonction publique apathique et de moins en moins équipée pour offrir des services publics modernes…” (On n’a rien sans rien — ou comment nous avons compris ce qui empêche l’administration sénégalaise de se réformer, Dickinson & Grieve 19 décembre 2017).
Les gouvernants sont toujours dans l’auto-glorification, les militants politiques dans l’adulation alors que notre pays à besoin de rédempteurs. Nous comptions sur la dextérité de l’ancien maire de Fatick pour réparer le Sénégal alors que son petit frère est un agent actif de transactions frauduleuses en matière de pétrole et de gaz; un Aliou Sall devenu subitement puissant au point de trouver son confort à la Caisse des Dépôts et Consignations. Reconnaissons que nous nous sommes trompés!
Malgré deux ans de BONUS PRESIDENTIEL dont l’équivalence réelle est le mensonge, le président Macky Sall est resté tel un culbuto au sommet de l’Etat. Il tangue, nous fait vaciller, il stagne, il fait semblant, il pique ses colères épidermiques, il menace le peuple en corps, il bombe le torse, il se venge, il écrit son histoire et ses chiffres avec toutes les aberrations d’un adulte qui ment.
Non! Macky Sall n’est pas un génie au sommet de l’Etat sinon ça se saurait. Quelque soit la volonté de conserver le pouvoir, un bon dirigeant ne trahit pas le peuple. Il l’aime plus que tout, il le galvanise et le dirige vers de réelles perspectives de développement, il se bat pour le bien être collectif, il protège l’égalité des citoyens ainsi que leurs libertés, il met la patrie avant le parti, il s’applique les modalités de la gouvernance sobre et vertueuse, il éradique l’impunité en s’appuyant sur une justice indépendante, il ne se laisse pas manipuler par des clans familiaux et politiciens.
L’ingénieur géologue ne nous fait pas rêver tout autant qu’il ne fait pas briller notre pays. Il est parvenu à fissurer les fondements d’un modèle démocratique par la seule obsession d’un deuxième mandat. Tous ses slogans, toutes ses consultations, ses appels au dialogue ne sont que des déviations pouvant permettre la résurgence du Parti-Etat. Or un tel système pernicieux est banni par le peuple. Tenter de le remettre en place est le signe d’une inintelligence que seule la peur peut expliquer. Peur d’être rattrapé par les sales affaires et la mauvaise gestion d’un pouvoir qu’il suce depuis près de 20 ans.
Au sommet de l’Etat il se préoccupe essentiellement de la tactique des habiletés, un jeu d’équilibriste qui le passionne.
Il croit diviser pour mieux régner en maitre absolu, le voilà dépourvu de moyens pour gérer la poussière de contestations internes aux partis et syndicats qu’il a facilement fragmenté. Un chamboulement qui a certainement provoqué l’effritement de son électorat. Le PS, L’AFP, La LD/MPT, le PIT, etc. ont produit une aile dissidente qui va renforcer l’opposition. De même Macky 2012 et les “géniteurs de l’APR” se sentent marginalisés à tel point qu’ils ressassent leur colère en attendant leur moment. Passons sur les “marabouts opposants” qui découvrent les vices cachés du candidat qui venait supplier la force de leur chapelet…Voyons! Hormis ses prouesses en matière de fraude électorale et de rabatteur de politiciens de trottoirs, que pouvons nous lui reconnaitre? Qu’est ce qu’il y’a d’ingénieux à tenir en laisse des politiciens arrivés au terme de leur carrière et qui n’ont plus d’ambition réelle? Qu’est ce qu’il y’a d’ingénieux à fragmenter les partis politiques qui n’ont plus de soupape idéologique? Qu’est ce qu’il y’a d’ingénieux à favoriser l’instrumentalisation de la violence institutionnelle à des fins personnelles? Qu’est ce qu’il y’a d’ingénieux à déplacer le portique des valeurs par la force des enveloppes du palais?
Tout est permis dans une société où les individus ont un prix. Un système dangereux et propagandiste où les dames de pouvoir sont utilisées en mascotte pour vendre le Plan Sénégal Emergent. Braves épouses qui essaient de jouer leur rôle avec dévotion; elles ne sont pas au courant que l’émergence ne se limite pas à l’installation de petits coins. Elle est tributaire d’une économie dynamique et conquérante que leur époux n’ont pu infléchir. Comment voulez-vous que nous soyons d’accord alors que le principe est galvaudé, truqué et banalisé. Aujourd’hui l’ émergence « est devenue une épice, un condiment pour être dans toutes les sauces » selon l’analyse de Pathé Gueye ( L’amateurisme politique des enfirouapeurs de la République).
Drôle de génie qui ne connait pas grand chose de l’économie à part les synthèses qu’il reçoit sur sa table. Macky Sall pense que la simple énonciation de grands chiffres et de grandes sommes d’argent suffit à réduire la pauvreté. Pour lui, l’octroi de la dette est synonyme de solvabilité alors qu’elle peut provoquer la faillite d’un Etat. Il n’en a cure des inquiétudes des institutions internationales. Il sait qu’il ne subira pas les conséquences dramatiques du paiement de la dette. Il a choisi le statut quo concernant le franc CFA, il a choisi la facilité par ignorance de la question monétaire, il n’aime pas jouer sur ce terrain alors que nous croyions en son génie.
Quelle indignité de penser à sa réélection alors qu’il n’est pas tenu de nous projeter vers une souveraineté économique, tout au moins en commençant par la régularisation de la dette intérieure (qui atteint 1597,7 milliards FCFA) et le recours au secteur privé national dans le cadre de son PSE redondant. Bien entendu certains diront que le propos est « politisé » alors que le constat est simple, c’est une question de compétence et tout le monde le sait. Au bout de son mandat Macky Sall ne chante plus son cri de guerre sérére « Ko fagni fagn fagn ko wathia thia ». Il se rend compte de la menace, un match à deux tours se profil en février 2019.
Pauvre culbuto! Il se redresse toujours dans le mauvais sens. La nomenklatura le tient dans ses bras lorsqu’il oscille entre
la patrie et le parti, entre sa famille et le Sénégal. Désormais nous faisons face à un Macky Sall qui, ravalant sa fierté
 
légendaire, adresse ses craintes d’une voix doucement trompeuse « Si nous perdons le pouvoir vous tombez tous, vous allez disparaître! » tel est le slogan qui résonne dans les murs de la République; celui « d’un Sénégal de tous, Sénégal pour tous » n’est pas sorti de l’Assemblée nationale le 5 décembre 2017. Les atermoiements d’un premier ministre formaté à la « Menterie d’Etat » ainsi que le parrainage de l’ancien président Abdou Diouf ne suffiront pas à rétablir l’affection qui nous liait au patron de l’APR.
A l’ère de l’Etat stratège notre Sénégal a besoin d’hommes et de femmes capables de le redresser et de le transformer. Les Sénégalais sont épuisés par les politiciens assimilés à des menteurs invétérés mais ils ne doivent pas oublier que c’est à eux d’exiger les rigueurs de la bonne gouvernance et de la préservation de nos acquis. Chaque électeur à la capacité d’apporter le changement et ensemble nous pouvons veiller à la protection de notre destin commun sans approche partisane. Notre Sénégal a les moyens de son émergence si tant est que nous parvenions à redéfinir son rôle en terme de performances économiques, de gouvernance, de justice, de management des services, de révisions générales des politiques publiques, de suppression des moyens de la corruption par la suppression de la ligne “fonds politiques” de toute nomenclature budgétaire.
 
Abdoul Moutalib Diouf  Directeur général d’un cabinet de recrutement qui s’appelle Médical RH Diplômé en Management public

Code des marchés publics au Sénégal: Analyse comparative des réformes et recommandations par IPODE

I – INTRODUCTION

La réforme du système national de passation des marchés publics du Sénégal est un long processus qui a connu plusieurs améliorations, dans une approche participative et inclusive, qui a fait souvent appel à l’ensemble des parties prenantes de la commande publique.

Au début, la passation des marchés publics était régie au Sénégal par le Décret  n°82-690du 07 septembre 1982.

Par la suite, trente-deux (32) ans après,  le décret n° 2011-1048 du 27 juillet 2011 a été pris pour d’une part, alléger les procédures en vigueur, et d’autre part, pour rendre plus efficace la commande publique.

Le décret n° 2012-01 du 02 Janvier 2012 est ensuite intervenu pour modifier l’article 3 du Code précédent.

Aujourd’hui, dans un contexte caractérisé davantage par la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la reddition des comptes, et dans la logique du principe de l’amélioration continue, les procédures nationales en matière de passation des marchés ont été encore une fois revisitées et renforcées à travers le décret n° 2014-1212 du 22 Septembre 2014.

Ainsi, on constate que les réformes sont nombreuses dans le domaine de la commande publique et cela s’explique aisément dans la mesure où l’essentiel des dépenses de nos deniers publics (plus de 90%)  s’exécute à travers la passation de marchés de biens et de services.

En 2007, la commande publique était estimée à 500 milliards de FCFA par an ; en 2016 ce montant annuel est passé à 2000 milliards de FCFA.

Aussi, faut-il souligner que la passation des marchés, loin d’être « un empêcheur de tourner en rond » au sein de nos institutions publiques, comme on le conçoit généralement dans les milieux professionnels, est en réalité un outil de développement car source de richesse pour nos entreprises locales, mais aussi un moyen de faire des économies par le jeu de la concurrence ouverte, mais surtout un moyen efficace de satisfaire les besoins de nos populations, ultimes bénéficiaires.

II- LES  CHANGEMENTS MAJEURS  APPORTES  PAR LE  CODE DES MARCHES  DE  2014

La persistance des lourdeurs malgré les réformes précédentes, la faiblesse du taux d’absorption des ressources financières, ainsi que le souci d’une responsabilisation plus importante dans la mise en œuvre des projets structurants, sont les facteurs essentiels qui ont guidé aux changements majeurs qui sont essentiellement les suivants :

LE RELEVEMENT DES DIFFERENTS SEUILS

Le relèvement des seuils de passation des marchés

  • Les seuils de passation des marchés ont été sensiblement revus à la hausse pour chacune des trois catégories de marchés prévus par le Code.

En effet, en ce qui concerne les travaux, les seuils sont de passés de :

Pour  l’Etat, Collectivités locales, Etablissements Publics, agences non dotées de la personnalité morale :

 

– 25 millions FCFA à 70 Millions FCFA pour les marchés de travaux ;

– 15 millions FCFA à 50 Millions FCFA pour les marchés de fournitures et de services

–  25 millions FCFA  à 50 Millions FCFA pour les marchés de prestations intellectuelles ;

Pour les sociétés nationales et agences dotées de la personnalité morale :

 

– 50 millions FCFA à 100 Millions FCFA pour les marchés de travaux ;

30 millions FCFA à 60 Millions FCFA pour les marchés de fournitures et de services ;

 30 millions FCFA à 60 Millions FCFA pour les marchés de prestations intellectuelles ;

Le relèvement des seuils d’exigibilité des garanties de soumission et de bonne exécution

  • Pour les garanties de soumission :

–          Le seuil passe de 30 millions FCFA à 80 millions de FCFA pour les marchés de fournitures et de services ;

–          Pour les marchés de travaux il passe de 60 millions FCFA à 100 millions FCFA.

  • Pour les garanties de bonne exécution :

–          Le seuil passe de 25 millions FCFA à 70 millions FCFA pour les marchés de fournitures et de services ;

–          Pour les marchés de travaux le seuil passe de 35 millions FCFA à 100 millions FCFA.

 

 

Le relèvement des seuils de contrôle a priori des dossiers de marchés par la DCMP

  • Pour l’Etat, ses services déconcentrés et organismes non dotés de la personnalité morale, les collectivités locales et leurs services déconcentrés, les groupements mixtes et les établissements publics :

–          Marchés de travaux : 300.000 FCFA

–          Marchés de fournitures : 200.000 FCFA

–          Marchés de services et prestations intellectuelles : 150.000 FCFA

  • Pour les agences et organismes, personnes morales de droit public ou privé, autres que les établissements publics, sociétés nationales ou sociétés anonymes à participation publique majoritaire, dont l’activité est financée majoritairement par l’Etat :

–          Marchés de travaux : 400.000 FCFA

–          Marchés de fournitures : 250.000 FCFA

–          Marchés de services et prestations intellectuelles : 200.000 FCFA

  • Pour les sociétés nationales à participation publique majoritaire :

–          Marchés de travaux : 600.000 FCFA

–          Marchés de fournitures : 400.000 FCFA

–          Marchés de services et prestations intellectuelles : 250.000 FCFA

LA REACTUALISATION  DES DIFFERENTS DELAIS DANS LE PROCESSUS DE PASSATION DES MARCHES

  • Les délais sont maintenant présentés en jours calendaires ;
  •  Les Plans de Passation des Marchés (PPM) sont maintenant communiqués à la Direction Centrale des Marchés Publics (DCMP)  au plus tard le 01/12/n-1 de l’année budgétaire ;
  • La Publication des PPM  par la DCMP est désormais faite trois( 03) jours après réception ;
  • Les Avis Généraux de Passation de Marchés sont  publiés au plus tard le 15/01/n de l’achat public ;
  • L’acquisition des manuels scolaires s’effectue sur une  durée d’un (01) an, renouvelable sur  cinq (05) ans par avenant ;
  • L’approbation des marchés s’effectue dans un délai maximal de trois (03) jours par l’autorité habilitée ; et en cas de refus motivé dans les quinze(15) jours suivant la réception du dossier.

L’INTRODUCTION DE LA DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS ET DE PRIX (DRP)  A COMPETITION OUVERTE

 

  • Avant, il n’existait que deux (02) catégories de DRP ; à savoir la DRP simple et la DRP à compétition restreinte.

Avec le Code de 2014 actuel, il a été introduit la DRP à compétition ouverte  où l’autorité contractante lance un avis public d’appel à la concurrence ; le délai minimal de dépôt des offres étant de quinze (15) jours calendaires à compter de la date de publication de l’avis d’appel à concurrence.

LA MODIFICATION DU SYSTEME DE TRAITEMENT DES RECLAMATIONS DES SOUMISSIONNAIRES

 

  • Dans le cas d’un recours auprès du Comité de Règlement des Différends de l’ARMP, qui fait intervient à la suite d’un recours gracieux adressé à l’autorité contractante et qui ne satisfait pas au plaignant, la saisine est accompagnée de la pièce attestant du paiement d’une consignation dont le montant est fixé par Arrêté du Ministre chargé des Finances.

Cette consignation qui est remboursée au plaignant lorsque son recours est fondé, constitue un changement majeur dans le nouveau Code.

L’INTRODUCTION DE LA NOTION D’OFFRE SPONTANEE

 

  • Selon l’article 81 du Code en vigueur, « l’autorité contractante peut donner suite à une offre spontanée de fournitures, de prestations de services et de réalisations de travaux lorsque celle-ci entre dans le cadre de ses missions et présente un intérêt général manifeste. »

Dans ce cas d’espèces, le dossier d’appel à la concurrence est élaboré sur la base des études préalables réalisées par l’auteur de l’offre spontanée qui précise, à la transmission desdites études, les données confidentielles ou de propriété intellectuelle qui ne peuvent faire l’objet de divulgation dans le dossier, à l’exception d’une cession de ses droits à l’autorité contractante.

Cette notion d’offre spontanée est une innovation de l’actuel code des marchés.

 

LA REFORMULATION DE LA RECEPTION DES PRESTATIONS

 

  • La réception des prestations a été reformulée ; en effet, pour plus de clarté, il est précisé que lorsque la commission de réception des travaux, fournitures ou services, constate des manquements par rapport aux prescriptions du marché, mais que ces manquements peuvent être admis en l’état, l’autorité contractante peut proposer au titulaire du marché une réfaction sur le prix global du marché ou sur les prix unitaires ; auquel cas et si le titulaire du marché est d’accord, une réception provisoire est effectués sur cette base.

 

LA MISE EN PLACE DES COMMISSIONS REGIONALES ET DEPARTEMENTALES DES MARCHES

 

  • Pour les marchés passés par l’Etat en dehors de la région de Dakar, il est mis en place des commissions régionales et départementales de marchés, par les gouverneurs de régions et préfets de départements, sauf dans les départements se situant dans les chefs-lieux de régions.

 

LA RE-ACTUALISATION DES DELAIS DANS LA TRANSMISSION DES PLANS DE PASSATION DES MARCHES  A LA DCMP

 

  • Les Plans de Passation des Marchés (PPM) sont maintenant communiqués à la Direction de Contrôle des Marchés Publics (DCMP) au plus tard le 1er Décembre de l’année précédant l’année budgétaire considérée.

La DCMP contrôle la conformité du PPM et se charge de sa publication dans les trois (03) jours suivant la réception.

LA MODIFICATIONS DANS L’APPROBATION DES  MARCHES

 

  • Dorénavant, aucun contrôle a priori ne peut s’effectuer après l’approbation du marché ; aussi, l’approbation ne peut être refusée qu’en l’absence de document attestant de l’existence des crédits y afférents.

Enfin, l’approbation du marché ne peut être refusée que par une décision motivée, rendue dans les quinze (15) jours suivant la transmission du dossier ; et ladite décision est susceptible de recours devant le Comité de Règlement des Différends.

LA SUPPRESSION DU CONTRAT DE PARTENARIAT

 

  • Le contrat de partenariat a été tout bonnement supprimé du Code actuel.

L’AVENEMENT DE NOUVELLES DEROGATIONS  AU CODE

  • L’acquisition des médicaments et produits essentiels est autorisée
  • L’achat aux enchères publiques par le service chargé du mobilier national, sans limitation de prix
  • L’exclusion des dispositions du code des marchés :

–          des prestations de nature juridique (services de conciliation, d’arbitrage, d’assistance et de représentation)

–          Des prestations relatives aux insertions publicitaires, l’hébergement et la restauration (sommets officiels, séminaires et ateliers)

  • La signature d’accords-cadres comme alternative aux DRP et Appels d’Offres Ouverts.

III- CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

 Comme nous le constatons  tout au long du présent document, le Code portant réglementation de la passation des marchés publics du Sénégal a connu maintes réformes.

Ces réformes doivent continuer pour s’adapter aux vicissitudes que connait et continuera de connaître le domaine de la commande publique, mais aussi et surtout pour répondre aux préoccupations objectives des pouvoirs publics et des autres parties prenantes.

On peut affirmer sans risque de nous tromper, que l’état actuel du Code des marchés peut être jugé comme étant correct dans son ensemble, pour permettre une bonne mise en œuvre de la commande publique, et dans le respect des lois et règlements en vigueur aussi bien sur le plan national que sur le plan régional.

Cela n’empêche pas, qu’à chaque fois que de besoin, des réformes soient encore menées, mais dans le seul sens de consolider l’existant, et non de déconsolider, comme cela peut arriver si les experts du pays ne sont pas vigilants et suivent aveuglément les politiques qui eux, ont souvent leur propre agenda politicien qui ne cadre pas forcément avec l’intérêt général du pays.

La lutte contre la corruption qui gangrène nos économies et qui est bien présente dans la passation des marchés  doit effectivement rendre de plus en plus vigilants tous les patriotes de ce pays.

En effet, l’intégrité des acteurs de la commande publique est l’un des facteurs les plus dirimants pour sécuriser l’ensemble du processus de la passation des marchés.

Enfin, en tant que spécialiste du domaine, je terminerai par quelques  recommandations pouvant servir à consolider les acquis et à améliorer le système actuel de passation des marchés de biens et de services au Sénégal.

A mon avis, il faut nécessairement :

–          Accorder une importance capitale dans la planification rigoureuse des activités de passation des marchés ;

–          Procéder de manière régulière à l’évaluation de l’exécution des plans de passation des marchés, afin de mieux cerner les écarts entre ce qui est planifié et qui est finalement exécuté ;

–          Renforcer les capacités techniques des cellules de passation des marchés au sein des autorités contractantes, (notamment sur les enjeux de la commande publique, mais aussi  la fraude et la corruption) et augmenter leurs effectifs de manière plus raisonnable ;

–          Rendre plus rigoureuse la sélection des membres des équipes d’évaluation des offres pour des raisons d’efficacité  et de transparence du processus, mais également dans un souci de de gain de temps ;

–           Mieux exploiter les résultats des audits des marchés publics, en vue d’apporter les correctifs idoines, et au bon moment, aux différents dysfonctionnements  relevés lors des missions d’audits

–          Explorer la piste qui consiste à externaliser progressivement l’activité de passation des marchés, pour mieux assurer les principes fondamentaux en matière de passation des marchés, à savoir, la transparence, l’économie, l’équité et l’efficacité.

                                                                Mor FAYE

                                                               Spécialiste Sénior en Passation des Marchés Publics

                                                               Pour le Think Tank IPODE.

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