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Du nouveau dans l’affaire des enfants de Yeumbeul

YERIMPOST.COM L’affaire des deux enfants de Yeumbeul, victimes de sévices corporels, a connu un rebondissement. Un des mis en cause présumé a été appréhendé par la police. Il habite dans le même quartier que les enfants. Le suspect, qui a été confondu par les gosses, s’est livré à des aveux stupéfiants. Tout juste âgé de 15 ans, il a juré  qu’il s’amusait avec les gosses, en compagnie de son complice présumé qui est activement recherché.




Contribution: Pratiques préjudiciables, droits et protection des enfants

En attendant que les enquêtes en cours nous édifient davantage sur les vrais mobiles qui sont à la base des douloureux événements survenus ces dernières semaines et dont les enfants ont été les principales victimes, il semble exister une corrélation entre les tentatives d’enlèvement, les enlèvements et les meurtres.

On n’enlève pas pour demander une rançon, pour soustraire la garde de l’enfant à l’un des parents ou pour les besoins d’une quelconque exploitation. On enlève pour tuer. A quelles fins ?

Jusqu’à présent, il n’est pas encore établi que ces meurtres ont un lien avec le trafic d’organes, qu’ils ont été perpétrés pour se venger d’un affront ou d’une humiliation ou qu’il s’agit d’actes isolés commis par des déséquilibrés.

Tout porte à croire qu’il s’agit d’actes délibérés, commis en toute connaissance de cause et avec des objectifs assez précis.

En attendant d’en savoir davantage, les populations semblent percevoir derrière ce phénomène, la survivance de pratiques mystiques liées à la recherche du pouvoir, de la richesse et de la puissance avec les enfants comme victimes principales.

Ces actes semblent relever de la catégorie des pratiques sociales et culturelles néfastes qui affectent négativement les enfants comme les indexent les instruments relatifs aux droits et à la protection des enfants.




A ce titre et nous référant à l’étude du Bureau régional de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre sur les « Enfants accusés de sorcellerie, Etude anthropologique des pratiques contemporaines relatives aux enfants en Afrique », on note que le Sénégal (tout comme la Côte d’Ivoire) est cité parmi les pays exerçant une forte discrimination et des violences envers les personnes atteintes d’albinisme. On peut toutefois noter que les enfants qui ont été tués ces dernières semaines ne sont pas atteints d’albinisme.

Ces meurtres ne peuvent aussi être rangés dans la catégorie des « crimes d’honneur » décrits par Plan International dans son rapport : « Protéger les enfants contre les pratiques néfastes dans les systèmes juridiques pluriels », comme un acte « commis contre des femmes ou des filles par un ou des parents qui croient que la victime a apporté la honte sur la famille. », car pour le moment, les enfants victimes de ces agissements ne sont pas encore en âge « d’apporter la honte sur une famille ».

Si pour le moment aucun lien ne semble encore être établi entre ces meurtres et les raisons précitées, que reste-t-il comme mobile sinon la recherche du pouvoir, de la richesse ou de la puissance.

Il existe toute une documentation qui atteste en ce qui concerne l’Afrique de liens étroits entre les sacrifices humains et les questions de pouvoir, de richesse et de puissance. Et il arrive que ces sacrifices soient commis en dehors du continent.

L’histoire non encore élucidée du jeune garçon originaire de l’Afrique de l’Ouest et dont le corps a été retrouvé flottant sur la Tamise à Londres le 21 septembre 2001, décapité, mutilé et vidé de son sang constitue un des exemples les plus probants en matière de crime rituel.

Dans un dossier consacré à « La sorcellerie au cœur du pouvoir : petits secrets de palais » en daté du 10 juillet 2012, le journal Jeune Afrique nous relate pour ce qui concerne le Sénégal, (i) « le cas de Maodo Malick Pouye, un garçon de 6 ans retrouvé sur la corniche ouest, égorgé, le corps lacéré, le visage défiguré », (ii) « la découverte d’un corps amputé de ses membres inférieurs et de sa main gauche et laissé à l’abandon sur une plage de Guédiawaye ».

Il semble donc établi que les cas survenus ces derniers temps ne sont pas une nouveauté, mais que le rôle de relais joué par la presse a permis aux populations d’en savoir davantage, de crier leur indignation et leur désarroi et demander ainsi une meilleure protection des enfants.

De telles pratiques sont absolument plus que néfastes et vont même au-delà d’affecter négativement ou d’être préjudiciables aux enfants.

Les instruments relatifs aux droits de l’enfant, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, les ont bien répertoriées et les ont rangées dans la rubrique de la protection spéciale compte tenu de leurs spécificités.

Dès lors, il importe à chaque état partie de prendre les mesures nécessaires à l’éradication de telles pratiques incompatibles avec les droits humains.

Il s’agit là d’un des plus grands défis que rencontrent les pays africains dans la mise en œuvre des instruments relatifs aux droits et à la protection des enfants compte tenu de l’ancrage de telles pratiques dans les croyances et le Sénégal n’est pas en reste.




Il faut dire que dans le processus d’élaboration et d’adoption de la Convention sur les droits de l’enfant, la question des réalités socio-culturelles a pendant longtemps polarisé les discussions entre les pays européens et africains. Ces derniers reprochant aux premiers de vouloir « imposer » un document qui allait remettre en cause leurs us et coutumes en ce qui concerne leur perception de l’enfant.

En portant le projet de résolution qui allait déboucher sur l’adoption du dernier alinéa du préambule de la Convention sur les droits de l’enfant : « Tenant dûment compte de l’importance des traditions et valeurs culturelles de chaque peuple dans la protection et le développement harmonieux de l’enfant », le Sénégal ne faisait que demander le respect des us et coutumes des pays dans le sillage du principe humanitaire qui recommande le respect des coutumes quand elles ne violent pas les droits humains.

Ainsi, le respect des traditions et valeurs culturelles de chaque peuple, ne saurait encourager l’exercice de pratiques préjudiciables aux enfants

Compte tenu de la situation qui semble inédite, il est normal qu’un dispositif spécial soit mis en place pour connaitre et comprendre davantage les contours de ces événements. Mais ceci ne doit en aucune façon nous faire oublier que les droits et la protection sont un processus qui requiert une interaction dynamique dans un cadre multidisciplinaire.

Ainsi, ensemble avec les communautés qui vont élever la voix pour une efficiente prise en compte de leurs préoccupations légitimes, ensemble avec les forces de sécurité qui vont surement densifier le maillage sécuritaire du territoire, les acteurs de la protection de l’enfance doivent veiller davantage à ce que les instruments ratifiés ne souffrent d’aucune insuffisance quant à leur mise en œuvre.

Les marches, les protestations, les déclarations, n’auront d’impact que lorsqu’elles iront dans le sens d’amener l’état à s’engager davantage dans la voie d’une meilleure mise en œuvre des instruments déjà ratifiés.

Et déjà un certain nombre de questions nous viennent à l’esprit

Quelles sont les mesures prises pour mettre en œuvre les observations finales adoptées par le Comité des Nations Unies pour les droits de l’enfant lors de sa 2104ème séance tenue le 29 janvier 2016 suite à l’examen des 3ème, 4èmes et 5èmes rapports périodiques du Sénégal sur l’état de mise en œuvre de la Convention sur les droits de l’enfant.

Qu’est ce qui explique que les recommandations du Comité pour les droits de l’enfant faites en 2006, lors de l’examen du 2ème rapport périodique n’ont pas été mises en œuvre à telle enseigne que ledit Comité en fasse une nouvelle recommandation en 2016 : « Le Comité recommande à l’État partie de prendre toutes les mesures nécessaires pour donner suite à celles de ses recommandations formulées en 2006 dans ses précédentes observations finales qui n’ont pas encore été mises en œuvre ou qui ne l’ont pas été dans toute la mesure voulue, en particulier celles concernant la sensibilisation, la formation et la diffusion »

Pour quelles raisons, l’état a procédé en 2015 à une diminution sensible des ressources allouées au département ministériel en charge des droits et de la protection des enfants telle que relevé dans les observations finales du Comité pour les droits de l’enfant : « Le Comité est toutefois préoccupé par la diminution sensible de l’enveloppe budgétaire attribuée au Ministère de la femme, de la famille et de l’enfance par la loi de finances de 2015. »

La question des ressources à allouer aux questions de l’enfance est primordiale et revêt une importance assez particulière en ce qui concerne la mise en œuvre des instruments de protection de l’enfant. C’est cette importance qui a amené le Comité des Nations Unies pour les droits de l’enfant à consacrer sa journée de discussion générale du 21 septembre 2007 au débat sur : « Ressources pour les droits de l’enfant- Responsabilités des états »

Il est important donc pour l’état qui a la responsabilité de respecter ses engagements de veiller à ce que des ressources suffisantes soient consacrées aux questions relatives à l’enfance et combiner tout ceci avec une volonté politique réelle de mise en œuvre des instruments ratifiés.

A ce niveau, les dernières observations finales du Comité des Nations Unies pour les droits de l’enfant semblent assez pertinentes comme cadre de référence pour un état qui veut protéger davantage ses enfants pour un futur meilleur.

Et surtout, ne soyons ni frileux et ni réticents quant aux futures conclusions de la prochaine journée de débat général du Comité des Nations Unies pour les droits de l’enfant prévue le 28 septembre 2018, et qui va porter sur : « Protéger et autonomiser les enfants en tant que défenseurs des droits de l’homme »

Ibrahima Diouf

Consultant, Droits et Protection des Enfants

 

 

Les images de la marche contre les rapts et meurtres d’enfants

Après sa première marche, le 9 mars, le collectif « Silence, on tue nos enfants » a remis ça ce samedi 24 mars. La manifestation a débuté au rond-point situé en face de La Poste de Médina pour se terminer à Sahm.

Les participants ont profité de l’occasion pour « crier leur indignation face aux rapts et meurtres dont les enfants sont les victimes au Sénégal ».

« Il faut aujourd’hui qu’on mène la sensibilisation dans les quartiers, suggère Anta Pierre, initiatrice de la marche. Au départ, avec la colère, on dit que ce sont les parents qui ont démissionné. Mais je ne crois pas que quelqu’un qui a porté son enfant pendant neuf mois puisse renoncer. »




Présent aux côtés du Collectif, le rappeur Simon a fustigé l’absence des autorités étatiques qui « devaient être les premiers à cette marche ». D’autant que, signale-t-il, qu’elles ont la responsabilité de rassurer les gens qui « sont inquiets, surtout dans des zones où il n’y a pas assez de postes de police ».

Furieux, Simon assène : « Les Sénégalais s’offusquent sur le net mais quand il s’agit de descendre sur le terrain, on ne voit personne. »

Les leaders politiques Malick Gackou du Grand parti (Gp) et Ousmane Sonko de Pastef ont participé à la marche.

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Auteur: Seneweb news – Seneweb.com

Contribution: Actes de violence sauvage sur nos enfants: le Sénégal à l’épreuve de la barbarie.

A propos des actes de violence sauvage sur nos enfants : le Sénégal à l’épreuve de la barbarie.

«  Il n’est plus possible de se taire ». Roger Garaudy.

Que faire devant cette situation  intenable pour nos familles qui subissent au quotidien une insécurité grandissante et constatent avec effroi la mort sauvage de nos jeunes compatriotes ? Alerter les autorités de la République  ou résister pour que cesse cette terreur qui nous bouffe et remet en question  notre volonté de vivre en commun dans la quiétude.

Alerter nos autorités publiques notamment les forces de l’ordre sur les dangers réels qui pèsent sur la sécurité des citoyens sénégalais, est un devoir patriotique devant ce déferlement de cruauté impitoyable qui s’abat de manière récurrente sur la  population. Nous ressentons la peur de voir nos enfants se faire tuer par des lâches,  des sauvages qui ne reculent devant rien pour assouvir leurs besoins criminels de sacrifice en vue de s’octroyer de manière insidieuse une vie sociale épanouie.




En effet, les révélations de l’ex-commissaire de police, monsieur Cheikhna Keita font froid au dos. Comment des hommes ou des femmes politiques, dans une quête effrénée du prestige et du pouvoir, et je ne sais quoi d’autres encore, se compromettent ainsi en s’alliant avec des  forces du mal pour tuer nos  enfants innocents ? Ces accusations de l’ex-commissaire, monsieur  Cheikhna Keita nous interpellent directement et  jettent un regard suspect sur la nature voire la capacité de nuisance de certaines personnalités à commettre toutes sortes d’ignominies dans le seul dessein de conquérir le pouvoir et de jouir de ses délices.

Manipulés par des charlatans, suppôts du diable, certains de nos compatriotes plongent dans l’honneur en exécutant froidement des enfants insouciants complètement désarmés et prêts à suivre n’importe quelle personne à la figure joviale. Messieurs les commanditaires de ces assassinats cruels, dites nous est – ce que cette volonté sordide d’attenter à la vie de nos jeunes compatriotes pour une ascension rapide au pouvoir en vaut la chandelle ? La volonté de puissance d’un homme politique ne dure pas ad vitam aeternam. Tout au plus, elle ne dure que quelques années. Et après, êtes vous capable de porter sur votre conscience la mort d’innocents enfants ? Je n’en suis pas certain. L’horreur abominable de nos crimes continuera à hanter votre sommeil.

Ces meurtres et ces viols d’enfants font désormais partie intégrante de notre quotidien. Pratiquement, tous les jours de la semaine, les journaux font état d’un ou de plusieurs actes de violence sauvage et gratuite sur nos compatriotes notamment sur nos enfants,  la frange la plus vulnérable de la société. On  assiste à une forme de banalisation du mal au sein de la société sénégalaise en nous habituant au spectre d’images ou de récits de violence qui défilent dans le paysage médiatique. Pourtant, la police nationale est bien présente sur l’ensemble du territoire national. Cependant,  les faits de violence perpétrés sur nos compatriotes laissent penser que les forces de l’ordre ne sont pas en mesure de protéger la sécurité des citoyens sénégalais.  Au plus, comment expliquer le fait que  ces auteurs d’actes odieux ne sont pas encore arrêtés  par nos forces de l’ordre afin de tranquilliser la population totalement désarmée ?

La police nationale n’a pas le droit de faillir à sa mission  de protection  des citoyens sénégalais. Elle doit faire preuve de plus de détermination afin de traquer tous ces criminels qui hantent le sommeil des familles sénégalaises.

Procéder seulement à l’arrestation de ces salauds de criminels ne suffit. Il faut sévir avec force afin de dissuader les autres de ne pas  franchir le Rubicon voire de  commettre l’irréparable.

Les familles sénégalaises ressentent un besoin urgent de voir nos forces de l’ordre plus présentes  dans nos quartiers, nos marchés publics,  dans nos villes afin de dissuader les malfaiteurs à ne pas passer à l’acte.  La police républicaine doit être là pour assurer la sécurité des personnes et non pour persécuter les citoyens sénégalais en violant leurs droits garantis par la Constitution lors des manifestations politiques.

Nous interpellons à  ce titre le président de la République,  monsieur  Macky Sall en sa qualité de premier responsable de la protection des personnes constituant le corps social sénégalais  pour qu’il mesure à sa juste valeur le climat de terreur qui s’est répandu sur l’ensemble du territoire national  et de prendre par voie de conséquence toutes les dispositions en vue de  permettre à nos forces de l’ordre de mieux assurer la  sécurité des citoyens sénégalais.  La sécurité de nos compatriotes est un droit non négociable. Elle doit être au cœur de l’action  du gouvernement. Nos forces de l’ordre doivent mieux équipées voire encadrées en vue de faciliter leur mission de service public. L’Etat du Sénégal doit investir davantage dans le recrutement et la formation d’officiers de police. La multiplication des agents de sécurité privée partout dans le pays ne peut en aucune manière se substituer à la mission de la police nationale. Il faut plus de sérieux dans ce pays qui part en vrille !

L’insécurité de nos compatriotes est le premier signe de la déliquescence de la société sénégalaise . Ces phénomènes de violence sauvage sur nos enfants constituent un tournant majeur dans la perception que les citoyens sénégalais ont du délitement de nos valeurs. Au Sénégal, on peut tout se permettre, même les crimes les plus odieux pour arriver à ses fins.

Nous avons la propension à condamner sur le moment tous les dérapages,  toutes les forfaitures ,  tous les crimes, mais nous avons tendance à tourner la page  trop vite voire à passer rapidement à autres choses voire à la banalité de notre vie quotidien  afin de ne pas nous interroger sur notre responsabilité individuelle et collective sur les changements de comportement,  sur la décadence morale du pays de la Teranga.  C’est plus facile de se taire ou accepter le déni comme réponses aux multiples interrogations qui assaillent et  interpellent la conscience de chaque citoyen sénégalais.

La responsabilité de la société sénégalaise est énorme dans ces actes d’une cruauté inouïe sur nos enfants. Nous avons renoncé depuis très longtemps à assurer à nos concitoyens une éducation respectueuse d’une bonne éthique.

Nous avons même perdu entre temps le sens de l’autorité. Non, celle qui opprime, mais plutôt l’autorité qui montre la voie de la sagesse et de la juste mesure.

Nous avons laissé depuis quelques années des politiciens sans vergogne et des personnalités à la moralité douteuse changer radicalement nos valeurs d’antan, notre perception de la réalité sociale et in fine pour les remplacer par des mesures liées essentiellement aux affects de réussite sociale par tous les moyens, au goût du luxe, à la paresse et à toutes sortes de machination.

Le Sénégal est à un moment fatidique de son histoire. Ainsi, il est un devoir impérieux de pointer le doigt sans complaisance sur les tares de la société,  si toutefois nous sommes animés par la volonté patriotique de repenser notre modèle de vie en communauté. Il n’est pas trop tard pour agir.

Au-delà du rôle de nos autorités publiques d’assurer la sécurité des citoyens sénégalais, il revient de droit à nos guides religieux de jouer pleinement leur partition en toute responsabilité en vue de faire résonner dans la conscience de nos compatriotes la nécessité de se conformer aux exigences de la bonne vie loin des intrigues du pouvoir et du désir immodéré du gain facile.

Massamba Ndiaye

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Le président Macky Sall se prononce sur les enlèvements et meurtres d’enfants

YERIMPOST.COM Ignoble et inacceptable, tels sont les qualificatifs que le chef de l’Etat a trouvé à cette vague d’enlèvements et de meurtres commis sur des mineurs. Invité par notre confrère Babacar Fall dans l’émission RFM Matin, le président de la République a déclaré que tous les services de sécurité de l’Etat et de renseignements sont mis à contribution afin de traquer et de traduire ces assassins devant la justice. Le président Macky Sall a également donné l’assurance qu’aucune facilité ne sera accordée aux auteurs de ces actes. Toute sa solidarité va aux différentes familles touchées par ces événements malheureux, le dernier en date étant survenu à Rufisque où le jeune Fallou Diop (2 ans) a été retrouvé mort en mis dans un sac cinq jours après le signalement de sa disparition.



Lettre au ministre de l’Intérieur à propos des meurtres d’enfants

Objet : les sénégalais vivent dans l’angoisse fasse aux meurtres des enfants.

Monsieur le ministre

Six enfants ont été tués  depuis le début de l’année , un crime tous les 15 jours en moyenne et le dernier en date a eu lieu il y a deux jours à Rufisque : le petit Fallou a été tue et jeté dans un tas d’ordure .

Les sénégalais ont peur et les parents sont angoissés en permanence de l’idée que leurs  enfants peuvent subir le même sort à tout moment.

Jamais au Sénégal un pareil phénomène ne s’est produit et l’inquiétude grandissante a fini par être une psychose d’un genre très particulier.

Depuis l’avènement de ce phénomène jusque là méconnu des sénégalais vous n’avez pas fait une sortie ne serait ce que pour rassurer les sénégalais , les tenir au courant de la situation et des stratégies mises en place contre ces assassinats barbares.

Monsieur le ministre , douleur ne peut dépasser celui d’un parent qui apprend la disparition de son enfant et que le cadavre soit découvert ensuite dans des conditions insupportables et donc il urge que l’ampleur des mesures prises soit au même niveau que l’angoisse que vivent les sénégalais en ce moment.

Certes vous avez dépêché  le directeur de la sûreté publique pour une conférence de presse mais nos inquiétudes sont constantes  face aux mesures annoncées .

Monsieur le ministre pour un début de solution il faudrait déjà partir du fait que le Sénégal est géographiquement très mal réparti et cette très forte densité dans certains lieux et la très faible densité en d’autres est très favorable à ces malfaiteurs et je m’explique.

Une zone a très forte densité favorise systématiquement l’errance des populations à cause de l’étroitesse des habitations Et donc les enfants deviennent des proies très faciles et par la présence d’endroits inhabités ces malfaiteurs agissent malheureusement en toute quiétude .

Monsieur le ministre je ne suis pas d’accord avec votre directeur de la sûreté publique quand il essaie de nous rassurer par la présence de policiers en civiles parmi nous en permanence . Une  proximité visible de la police justement devrait être un motif de dissuasion pour les  malfaiteurs et en même temps utilisez les ASP dans ces opérations de proximité qui sont leur véritable rôle au lieu d’être des sous fifres  des agents de la circulation.

Je ne vous apprendrais sûrement pas que devant de fortes concentrations des caméras de surveillance reliées aux commissariats police ou brigades de gendarmerie sont plus efficaces que des patrouilles de vérification d’identité et donc l’urgence est absolue

Monsieur le ministre , votre domaine de compétences a lui  seul risque d’être inefficace face à ce problème très grave.

Il urge de mettre une stratégie entre vos prérogatives , le ministère des forces armées , le ministère ( fantôme )de la bonne gouvernance et de la protection de l’enfance et des experts très chevronnés en psychologie et criminologie ( rare ou dépassés au Sénégal) pour des  enquêtes et investigations plus efficaces et trouver des solutions pour éradiquer définitivement ce phénomène qui nous a fait perdre le sommeil.

Monsieur le ministre vous ne devez pas laisser un ancien fonctionnaire de police à la retraite cultiver dans la mémoire collective des sénégalais , et surtout en de pareilles circonstances ,que ces crimes sont d’origines rituelles et que les prochaines joutes électorales en justifient l’intensification.

Aujourd’hui qui nous dit que ces crimes ne sont pas l’œuvre de terroristes qui veulent déstabiliser le Sénégal d’autant plus que de nouvelles méthodes naissent au quotidien pour terroriser les  populations ???

Pourquoi les talibes qui sont les plus exposés n’ont jusque là jamais été la proie des ces criminels ???

Et si le but était la médiatisation ???

Les enquêtes ne doivent éliminer aucune piste à l’heure actuelle et en même temps dites au ministre de l’éducation nationale que l’information-sensibilisation à l’école est d’une urgence absolue et au ministre de la communication que des spots de sensibilisation ne sont toujours pas dans les médias alors que c’est  d’une logique prioritaire  absolues devant un pareil  phénomène .

Monsieur le ministre communiquez communiquez et communiquez car l’heure est gravissime et les parents en plus d’être angoissés par le quotidien ô si difficile ont très peur pour leur progéniture.

Bon courage monsieur le ministre !!!

Abdou Ndiaye

Esprit Libre.

Vidéo- Yerimpost décrypte le scandale des enfants sacrifiés




Série de meurtres d’enfants: la demande du PDS à Macky Sall

YERIMPOST.COM Les rapts d’enfants, en cours depuis quelque temps au Sénégal, ne laissent personne indifférent. En réunion du comité directeur, le Parti démocratique sénégalais (PDS) a demandé au gouvernement d’instruire le procureur de la République d’ouvrir une information judiciaire et ainsi traquer les auteurs de ces actes barbares.




Le discours poignant et mobilisateur de AAR KHALEYI

YERIMPOST.COM Le collectif AAR KHALEYI, comme promis, a fait face à la presse, ce mercredi 21 mars, pour alerter les autorités et sensibiliser le peuple entier sur ce phénomène d’enlèvement et de meurtre d’enfants. La coordinatrice et initiatrice du collectif a déploré le silence des autorités, notamment du chef de l’Etat qu’elle a invité à s’adresser solennellement à son peuple qui est aujourd’hui désemparé.

La journaliste Fatou Thiam Ngom a aussi demandé au procureur de la République de s’auto-saisir et de s’engager dans cette affaire, comme il l’a fait dans bien d’autres dossiers. Aux imams et à l’église, AAR KHALEYI a lancé un appel pour que le phénomène soit évoqué dans les différents sermons.

Enfin, le collectif a invité les chefs de village, de quartier et l’ensemble des hommes politiques toutes obédiences confondues ainsi que les ONG à constituer un bouclier autour de ce peuple qui est aujourd’hui terrorisé par ces actes aussi atroces les uns que les autres. Ont pris part à cette rencontre, à côté de la presse, beaucoup de responsables politiques de l’opposition notamment, ceux du pouvoir contactés étant indisponibles, selon Mme Ngom qui mène cette lutte en faveur des enfants en collaboration avec Amnesty International, la Ligue sénégalaise des droits humains et le Forum du justiciable. Voici, ci-dessous, en intégralité, le discours de l’initiatrice de AAr Khaleyi, Fatou Thiam Ngom…




M. le directeur exécutif d’Amnesty International

M. le secrétaire général de la ligue sénégalaise des droits humains,

M? le président du forum du justiciable

Chers autorités politiques, coutumières et de la société civile

Messieurs et dames journalistes, chers confrères

 

Chers désormais membres du collectif ARE KHALEYI

 

C’est avec le cœur meurtri que je m’adresse à vous dans ce cadre qui nous unit par la force des choses. Nous assistons tous depuis quelques temps à des évènements plus atroces les uns que les autres. Nos enfants sont tués sous nos yeux et le plus malheureux c’est que nous constatons que rien de concret n’est fait ni par nos autorités, ni par nous-même. Nous ne pouvons pas nous permettre de se limiter à des publications  sur les  réseaux sociaux il faut agir. Agir pour réconforter ces nombreuses familles touchées et qui ne seront pas les seules si nous ne faisons rien. C’est dire que nul n’est à l’ abri, demain ça peut tomber sur n’importe qui d’entre nous. Pour réconforter justement et rassurer ces familles éplorées par les meurtres de leurs fils ou filles, nous demandons  au président de la république de parler  solennellement à son peuple de prendre des mesures et donner des instructions fermes pour que les dossiers ou enquêtes ouvertes aboutissent à l’arrestation des véritables coupables qui doivent être punis à la hauteur de leurs actes. C’est en ce sens aussi que nous demandons au procureur de la république de s’engager personnellement comme il l’a fait avec certains dossiers. Nous demandons à tous les imams d’évoquer le sujet dans leurs différents sermons, à l’église aussi. Notre appel va aussi à l’endroit des chefs de villages, de quartier pour travailler en synergie avec les autorités notamment en charge de la sécurité. A Vous hommes politiques toutes obédiences confondues,  responsables de la société civile aussi je demande un engagement fort  pour former un bouclier autour de ce  peuple qui n’en peut plus d’assister à cette barbarie mais qui n’a d’autre choix que de se terrer. Chacun essaie ainsi de se créer sa propre sécurité mais la peur au ventre. Voilà le véritable terrorisme contre lequel il faut mobiliser tous les moyens. Certes ça ne sera pas facile ; mais ensemble nous vaincrons ces monstres qui tuent nos enfants !

 

MERCI Infiniment à la presse, merci à tous ceux qui sont là ce matin et ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement mais qui sont de tout cœur avec nous. C’est notre affaire à tous et vous l’avez très bien compris et démontré

 

Je vous remercie de votre aimable attention




Contribution: Rapts d’enfants: au-delà de l’indignation, la psychose s’en mêle !

 

Nous savons que nous ne pouvons pas toujours être présents physiquement pour protéger nos enfants de tout […] Mais nous pouvons les responsabiliser et leur donner confiance en eux en leur enseignant comment agir dans ce genre de situation. »  d’une maman dont l’enfant a réussi à  s’échapper de peu à un kidnapping grâce aux conseils de cette dernière.

 

Devenus pratiques courantes à l’approche d’échéances politiques importantes, les enlèvements suivis de sacrifices perpétrés depuis quelques temps sur les enfants commencent vraiment à poser un énorme casse – tête pour nos autorités et leurs administrés que nous sommes à tel point que l’occulter serait complice et l’ignorer suicidaire ; d’où cet intérêt vital de voir comment aider nos enfants à s’en échapper.

 

En effet, bien que l’on puisse penser et réclamer urbi et orbi, à juste titre d’ailleurs que, l’un des rôles régaliens de l’État est d’assurer la sécurité des personnes et des biens en prenant en compte tous les phénomènes, risques et menaces susceptibles de porter atteinte à la vie de la nation, cela ne dédouane aucunement la responsabilité qui incombe chaque  société et ses composantes de parents de protéger leurs enfants des dangers jusqu’à leur majorité. Donc, inutile de faire porter le chapeau à qui que ce soit puisque le faire serait presque utopique surtout qu’il est réellement démontré que la majorité des cas d’enlèvements et des agressions envers les enfants est souvent  orchestrée avec la participation directe ou indirecte  d’une personne que l’enfant connaît bien ou a appris à connaître dans un environnement donné et en qui il a fini par avoir confiance et non pas par un « étranger » comme nous l’appréhendons. De plus, ce n’est plus l’oeuvre de dangereux malades mentaux comme on avait l’habitude de voir à l’époque. Aujourd’hui, on est arrivé à un niveau où pour assouvir ses penchants pouvoiresques, l’être humain est capable du pire. Qu’importe l’ampleur du crime odieux et macabreux qui sera commis, l’essentiel est d’y parvenir à tout-va par le primat de la fin sur les moyens.

 

Ainsi, à l’instar de beaucoup de pays africains qui sont en veille de joutes électorales d’envergure comme la Côte d’Ivoire avec son cas Aboubakar Sidick Traoré dit “Bouba” parmi les huit cas de disparitions d’enfants répertoriés à la date du 7 mars courant, le Sénégal, avec son “Serigne Fallou Diop” est sur le point de boucler la dizaine, si l’on prend en compte les 6 enfants retrouvés le 26 février dernier, séquestrer à Touba dans une maison auprès du Garage-Darou pendant 72 heures. Et pour cause, d’aucuns de nos “no limit” aspirants et/ou gouvernants sont prêts à tout pour arpenter les marches du pouvoir et goûter à ses délices et/ou à les conserver à vie ; quitte à avoir recours à des pratiques occultes et immorales.

 

Face à de telles monstruosités, qu’il soit l’enfant ou le parent, chacun se retrouve dans le désarroi total. Les parents sont si angoissés que le simple fait d’aller et de venir de leurs enfants, sans déconvenue à raconter en retour constitue un véritable exploit ! Quant aux enfants, à force d’entendre constamment parler dans les médias télévisés, écrits ou parlés, ou par leurs amis à l’école et autres, de la recrudescence des cas d’enlèvements, sont, à leur tour rendus   anxieux et paranoïaques au point que, sortir et revenir indemne devient un challenge chez eux.

 

Vu que les principaux acteurs et suspects sont parmi nous en chair et en os et peuvent être des proches, des voisins, des connaissances ou même des inconnus ; disons nous à présent qu’aucun d’entre nos enfants n’est à l’abri de ces ignobles actes. Alors, le seul comportement qui vaille est de  faire de telle sorte qu’ils parviennent à minimiser les risques y afférents.

 

Certes le monde évolue dans des directions de plus en plus dangereuses, mais en bons parents, nous avons également pour rôle de les conscientiser sur les risques auxquels ils seront amenés à être quotidiennement  confrontés et/ou souvent exposés ; comme nous leur avons appris à regarder des deux côtés de la route avant de la traverser. Qu’ils soient d’enlèvements, accidents ou autres, nous devons toujours, en tant que parents veiller à ce qu’ils soient bien imprégnés avant ce jour fatidique. En ce qui concerne les risques d’enlèvements qui polluent l’actualité, il nous faut dans un premier temps leur apprendre à amoindrir les risques qu’ils se fassent enlever. Surtout que les enfants sont vulnérables car en parfaite incarnation de l’ignorance,  ils ne sauraient reconnaître immédiatement le danger venir et ne voient pas le mal : leur vision du monde et des gens est toujours confiante. La méfiance n’est pas automatique chez eux. Raison pour laquelle, ils peuvent, en toute inconscience  suivre un étranger pour des bonbons, monter dans une voiture inconnue pour servir de guide à un soit disant “chauffard” perdu, ou  s’éloigner pour tenter d’aider une personne dans le besoin. Toujours est-il que  protéger son enfant des enlèvements repose sur vous mais aussi en grande partie sur lui. Il faut donc AGIR pour PRÉVENIR l’enlèvement en sensibilisant au maximum.

 

A travers cette modeste contribution basée sur des analyses de grands psychologues, nous essayons de fournir aux parents ainsi qu’aux enfants des renseignements factuels adaptés à leur niveau de connaissance pour compenser l’anxiété causée par ces effrayantes histoires.

 

Selon certains spécialistes en la matière, les trois étapes suivantes  sont cruciales pour une prévention porteuse de fruits :

 

 

 

 

  • étape 1 : Apprendre à connaître les faits ;

 

Annoncés à grande échelle dans les médias, ces événements choquants nourrissent la peur de l’enlèvement par souvent des “étrangers” dans l’esprit de tous les parents. Â cela s’ajoute la hantise perpétuelle de voir leurs enfants figurer parmi ceux déjà enlevés et maltraités. Ainsi, les parents se sentent naturellement responsables de tout ce qui pourrait arriver de mal. Pour se faciliter la tâche, certains parents se limitent à les intimider ou à tout simplement leur prodiguer des conseils du genre « ne parlez pas aux étrangers » en omettant le plus important à savoir essayer de “trouver l’équilibre entre communiquer assez de renseignements et de stratégies aux enfants pour les garder en sécurité et ne pas donner trop de renseignements qui les effrayeront et qui augmenteront leur niveau d’anxiété” sans les protéger contre les dangers réels ;

 

  • Étape 2 : Apprendre à connaître les dangers que votre enfant ignore ;

 

A l’ère des nouvelles technologies où nous sommes, nous n’avons plus besoin de SUPPOSER que nos enfants sauraient reconnaître le danger car nous avons maintenant la possibilité de LE VÉRIFIER grâce aux jeux de simulation disponibles gratuitement sur internet (Ex: les aventures de Sima, le chien). Pour une meilleure appropriation de l’enseignement dispensé, l’enfant doit se sentir investi d’une mission qu’est de vous rendre fier pour pouvoir appliquer convenablement les règles édictées. Protéger son enfant des enlèvements et du reste, d’une manière générale repose essentiellement sur la psychologie et la confiance que vous construisez mutuellement. Alors, il est du ressort du parent de trouver les mots justes susceptibles de toucher la sensibilité et l’intéressement de l’enfant ;

 

  • Étape 3 : Enseigner

Après avoir découvert les différentes situations auxquelles votre enfant ne saurait  reconnaître le danger ou ne réagirait pas face à ce dernier, reste maintenant à lui enseigner ce qu’il doit savoir et comment il doit se comporter. Pour ce faire, jouer au méchant et à l’enfant ciblé est l’un des meilleurs moyens de lui faire appréhender la situation au moment de la pratique car cela lui permettrait de s’en rappeler le jour où il serait confronté. Bien évidemment que pour la réussite d’un tel exercice, l’âge de l’enfant sera forcément un facteur déterminant pour sa bonne application. N’hésitez pas à  apprendre à son enfant à ne pas se laisser faire en cas de tentative d’enlèvement. Travailler “aux réflexes de survie” est souvent recommandé pour faire prendre conscience à l’enfant de sa force physique et de sa capacité à résister à un adulte. La confrontation est toujours payante dans de telle situation car même s’il est évident qu’un gamin de 6 ans par exemple ne pourrait pas résister longtemps à un adulte, il va de soi que les gesticulations et empoignades parsemées de cris peuvent bel et bien empêcher un éventuel agresseur de  l’attraper plus facilement et par ricochet ralentir et faire gagner de précieuses secondes à des tiers d’intervenir pour éviter le pire. Pour finir, il ne faut jamais perdre de vue que l’enfant a toujours besoin d’être rassuré et est un bon interprète des sentiments.  Si votre enfant sait que vous êtes prêt à tout pour le protéger, il aura plus de facilité à crier et à se débattre que s’il s’interroge sur la réaction que vous auriez.

 

Donc, n’oublions pas de leur faire sentir, en tant que parents que nous serons toujours là pour les protéger. Tel est notre premier rôle.

 

Vivement que les nouvelles  mesures prises par les autorités pour éradiquer ce fléau soient pérennes et que tels actes ne se reproduisent plus jamais.

 

Qu’Allah SWT veille sur NOTRE CHER Sénégal … Amen

 

Par Elhadji Daniel SO,

Président d’En Mouvement ! Défar Sénégal

Ensemble, Construisons le Sénégal ! Eldasso@yahoo.fr

Contribution: Réveillez ‘’le lion’’ et dites lui qu’au pays de la teranga, maintenant, on enlève, torture, viole, et tue les enfants

Cette décision de Macky Sall qui ne va pas plaire à l’opposition

Si j’avais une occasion de rencontrer le Président Macky Sall ; dans une rencontre qui dois durer une minute ou même quelques secondes, et que pendant cette rencontre je dois dire ou faire une seule chose. Je lui pincerai une partie du corps pour voir sa réaction. Pour savoir est ce que cet homme a de la sensibilité. Pour savoir est ce qu’en dehors des mets succulents et des boissons aux gouts exquis du palais qui le rendent au fil des années encore plus repus ; ce Monsieur est sensible à autre chose, surtout à la douleur. Pas à la douleur qui est liée aux affres de la pensée à une éventuelle perte des prochaines élections. Mais à la douleur que n’importe quel être humain normal ressentirai face à une atrocité.

Depuis son irruption sur la scène publique, Macky donne l’air d’un homme totalement désincarné, sans âme.  Le fait qu’il redevient de temps à autres un citoyen ordinaire pour aller présenter ses condoléances à ses connaissances et à ses anciens compagnons attristés, n’y change rien. Au contraire, il faut être d’une rare  hypoalgésie pour transformer des cérémonies de deuils, en une vile occasion de débauchage d’adversaires politiques.

J’ai toujours eu le sentiment que Macky est atteint d’apathie à cause de sa mine, mais voulant toujours être objectif, je me disais aussi : « l’apparence est trompeuse », peut être simplement que c’est son masque qui trahit son essence.

Un jour Macky lui-même pulvérisa, toutes les raisons objectives que j’avais pour ne pas percevoir en lui simplement  un homme totalement insensible. C’est le jour où il déclara : « je suis un lion qui dort. Un lion qui dort, personne n’a intérêt à le réveiller car, au cas échéant, il va se lever et foncer directement sur vous pour vous blesser. »

L’analogie est plus qu’éloquente pour révéler l’âme profonde de ce gaillard. Quoi de plus insensible, de plus flemmard, qu’un lion qui dort ?

Pendant que le lion dort, on tue bêtement ses compatriotes à l’étranger.

Mais  pendant que le lion dort, on enlève, on torture, on viole, on assassine des enfants. On anéantit le symbole de l’innocence et de la pureté au Sénégal.  Macky ne dit rien. Il ne se réveille pas pour blesser les auteurs de ces crimes. Sinon il encourage et fortifie son Ministre de l’intérieur qui de vive et intelligible voix a fait savoir au monde entier que lui son job ‘’ce n’est pas de faire régner l’ordre et la sécurité dans le pays’’, c’est plutôt de faire réélire le futur candidat à sa propre succession M. Macky Sall. D’ailleurs ce n’est pas lui Aly Ngouille Ndiaye le premier flic du Sénégal qui est monté au créneau pour protester vigoureusement et au moins promettre l’enfer aux malfaiteurs. Ce n’est non plus pas lui qui est allé présenter les condoléances du Gouvernement et de la Nation à Rufisque. C’est son collègue Omar Guèye Ministre de la Pèche, un Monsieur complètement inutile face aux nombreux meurtres et disparitions de nos pêcheurs et aux dégâts causées  par l’avancée de la mer.  A Rufisque M. Guèye avec un discours totalement décousu disculpe entièrement le gouvernement et transfert toute la responsabilité au peuple qui doit selon lui, être vigilant, soupçonneux et dénonciateur. Quelle insulte à notre intelligence et quel mépris à notre sens de la responsabilité.

Pendant  ce temps  leur homologue de la Justice disserte sur les ondes sur les voies et moyens possibles pour modifier la constitution.

Pendant ce temps  dans ce pays seuls les criminels qui ont jeté leur dévolu sur l’enlèvement, la torture, le viol et l’assassinat des enfants ont le sommeil profond. Macky voyage.

C’est un Commissaire divisionnaire qui tonne. Aussi respectable et louable qu’est sa réaction, sa voix ne devrait que faire écho à celle du chef suprême de nos armées Macky Sall lui même, et être une parmi celle de tous ceux qui portent une parcelle de pouvoir aussi minime soit t-elle dans ce pays.  Dans la foulée j’ajouterai que tous ces ‘’Emile Zola’’ et tous ces ’’ Pierre Henri Thioune Guelwar’’, qui ces derniers temps se sont illustrés en versant beaucoup d’encre et  de salive pour faire haro sur le Pr Songué doivent se faire entendre par voie orale, écrite ou filmée pour s’insurger contre ce razzia d’enfants dont notre Police Nationale dit n’avoir qu’un début de connaissance des raisons, mais préfère les taire pour le moment. Le Sieur Songué avait fait (selon la formule depuis lors consacrée à son intervention) l’apologie du viol. Encore que ce n’étais pas ça son intention. Il est juste inculte et maladroit. Ici et maintenant nous faisons face à une série viols et de meurtres d’enfants de surcroit.

Où sont les syndicats de l’enseignement, toujours prêts à entraver la bonne marche de l’éducation nationale pour des raisons généralement pécuniaires. Ignorent-ils que si  ces barbaries continuent, ni leurs revendications, ni même  leurs syndicats n’auront de raison d’être, parce qu’il n’y aura plus d’écoles, du fait simple fait qu’il n’y aura plus d’enfants.

Monsieur le Président qu’est ce qui vous différencie réellement de votre prédécesseur Wade (votre maitre quoi qu’on puisse dire) qui disait : « c’est juste un coup de vent passager » pendant que des émeutes provoquées par des réactions contre lui faisaient des morts.

A cette occasion, Wade faisait preuve d’un cynisme inédit, mais il avait pris parole. Vous Monsieur le Président comment voudriez vous que votre mutisme face à ces barbaries récurrentes soient interprétées. Est-ce que nous pourrions dire que c’est une manière pour vous de dire : « Puisque, mes enfants biologiques Amadou, Ndèye et Ibrahima sont bien entretenus et en sécurité, tant pis si tous les enfants de ce pays périssent, même si c’est dans des conditions atroces». Comme Wade qui avait quitté le Palais à pied pour aller s’enquérir personnellement de la situation de son fils biologique Karim Wade parce que l’immeuble qu’il occupait avait pris feu.

Où est Marième Faye Sall, votre épouse, la Première Dame, celle en qui l’opinion voyait l’incarnation vivante de l’arrivée enfin de la femme sénégalaise au Palais de l’ex avenue Roume. Où est la présidente de la Fondation SERVIR LE SENEGAL. Que pense la mère de famille qu’elle est de l’atroce souffrance de ces mères de famille à Touba, à Mbao, à Rufisque, suite aux cruautés qui ont emporté leurs enfants. Quand au beau milieu de la nuit, elle se réveille de son profond sommeil, dans sa douillette chambre du palais, comment réagit-elle quand elle pense aux autres mères de famille du Sénégal  (si tenter qu’elle pense à elles) ; elles qui après une âpre journée de labeur ne peuvent pas dormir, hantées qu’elles sont par un éventuel rapt, torture, viol et assassinat de leurs progénitures.

Où est passée cette dame très promptes à réagir pour faire revenir à de meilleurs sentiments, c’est-à-dire au partage du gâteau (gouvernement), un Ministre loufoque démissionnaire, qui avant de démissionner n’avait pas manqué de traiter de toutes les ignominies son chef de Parti M. le président de la République, votre mari ? Où la ‘’mère Theresa’’ qui vint en aide avec beaucoup de brouhaha un artiste de seconde zone malade.

Face à cette série de crimes odieux, que vous conseillent vous couple présidentiel, vos conseillers en communication très prompts à monter au créneau pour répondre à M. Idrissa Seck (dont nous attendons toujours lui aussi de sa part une réaction à la dimension de ces sombres affaires et du prétendant au pouvoir qu’il est) qui ne fait que jouer (lamentablement d’ailleurs) son rôle d’opposant et d’aspirant au pouvoir.

Où est cette armada pléthorique de présidents qui pullulent sous cette cinquième république. Le Président de l’Assemblée Nationale, Moustapha Niasse. Le Président du Conseil Economique et social Aminata Tall , le Président du Conseil de collectivités Tanor Dieng, le Président du Parlement de la CEDEAO M. Moustapha Cissé Lo.

Mme et Messieurs faites gronder vos marteaux de Président de séance. Pour une fois au moins le peuple aura le sentiment qu’il ne vous paye pas pour rien. L’heure est grave. Faites observer des ‘’Une minute de silence’’ aux membres de vos assemblées en hommage à ses enfants qu’on a atrocement ôté la vie. Portez et faites porter à vos collègues des brassards rouges, ou noirs ou violet en signe d’inclinaison de la Nation à la mémoire de ses enfants dont la seule faute est leur innocence. Envoyer des délégations au prés de leurs familles respectives en guise de témoignage de toute la Nation qui partage leur peine. Agissez pour vous départir de votre attitude et image de zombie de la République. Agissez au moins parce que c’est à la politique que vous devez vos privilèges et positions actuelles, et face à cette nébuleuse, ce sont les politiques (c’est-à-dire vous et vos collègues jusqu’à ce que ces affaires soient complètement tirées au claire et que vous soyez innocentés) qu’on soupçonne en tout premier lieu. D’ailleurs une vos collègues Mme Penda Mbow en l’occurrence à travers une vidéo a presque fait un aveu allant dans ce sens. http://www.seneplus.com/seneplus-tv/le-trafic-dorganes-est-une-realite. Bien que Mme Mbow a fait du clair-obscur,  l’heure très grave et ses propos trop chargés, et sa position, trop importante et son statut très significatif dans ce pays, font que le Procureur de la République  et l’opinion nationale ne peuvent rester sans réaction.

L’histoire retiendra que le Président Macky Sall, élu à 65%, le premier président né après les indépendances. Mais aussi la Présidente Aminata Tall, le Président Ousmane Tanor Dieng, le Président Moustapha Cissé Lo mais surtout le Président Moustapha Niasse à qui l’honorable Député Aida Mbodj a adressé une demande : « Je voudrais vous demander respectueusement, Monsieur Le Président, de saisir le Gouvernement de la présente question d’actualité afin que la Représentation nationale puisse être informée des points ci après : – Le Gouvernement a-t-il réellement pris conscience de l’ampleur de ce phénomène ? – Quelles sont les mesures prises pour endiguer ce fléau ? – Le dispositif de sécurité publique a-t-il réellement intégré les mesures de protection spécifiques pour les personnes vulnérables comme les enfants, les malades mentaux et les albinos qui sont généralement victimes des sacrifices les plus horribles ?»

Aida Mbodj Fara, face à cette dégoutant phénomène, lu aay sa ginaaw la.

L’Histoire retiendra que tout ce beau monde avait  un jour assisté sans broncher :

A la mort de Fallou DIOP âgé de 2 ans, qui avait disparu le cadavre retrouvé trois jours après dans un sac à charbon abandonné dans un chantier.

A la mort de Serigne Fallou Ba âgé de 7 ans et demi, égorgé et la tête emportée.

A la mort de la jeune écolière Mariétou Doumbia retrouvée morte et abandonnée dans un tas d’ordures après avoir été bâillonnée puis violée.

A la mort dans des conditions atroces d’Amadou Diallo, un enfant âgé de 8 ans. Son corps a été découvert en état de décomposition avancé dans une poubelle.

Chers enfants du haut du paradis où vous êtes désormais résidents, pardonnez nos lâchetés et priez pour le salut de nos pauvres âmes.

 

saitque@yahoo;fr

 

 

 

L’autopsie du petit Fallou Diop donne des résultats flous

YERIMPOST.COM La mort de Serigne Fallou Diop, du nom de ce petit garçon de 2 ans retrouvé ce lundi 19 mars à Rufisque, continue d’intriguer. Et pour cause, selon les premiers résultats de l’autopsie, les circonstances qui ont conduit au décès restent floues. Dans sa parution du jour, le Quotidien révèle que le rapport du médecin légiste qui a pratiqué l’autopsie n’est pas concluant. Ceci dit, dans le certificat médical que le journal a parcouru, il est constaté ce qui suit : « absence de fracture, absence de signe extrême de violence, état de décomposition partielle avec rupture complète des phlyctènes cutanées. » A l’occasion de son point de presse, le commissaire Abdoulaye Diop annonçait que la police est sur une piste sérieuse…




Enlèvements et meurtres d’enfants: Dépôt de plainte contre l’Etat du Sénégal

Matam, le 20 Mars 2018

 

 

 

Objet : Dépôt de plainte contre l’Etat du Sénégal

 

 

 

Monsieur le Procureur de la République

 

 

Je, soussigné Monsieur Khassoum DIOP, demeurant au Quartier de SOUBALO à  Matam, me vois contraint de porter plainte auprès de votre autorité contre l’Etat du Sénégal en raison des faits suivants :

 

Un Lundi matin, en Juin 2017, l’enfant Amadou Misbabou DIALLO, âgé seulement de 8 ans, a été retrouvé mort à Mbao Cité SDE. Son corps en état de décomposition avancé fut découvert dans une poubelle placée devant une maison par un vendeur qui rangeait ses marchandises.

 

Un autre enfant du nom de Serigne Fallou BA, agé de 7 ans et demi, a été égorgé à Touba au quartier Nguirane  un matin d’un 24 Février 2018. Il fut un tout jeune écolier tué et sa tête emportée. Quelle froideur est ce meurtre à l’allure de sacrifice dans la ville sainte ! A l’intervalle de deux jours seulement, une autre enfant, Mariétou Doumbia écolière à l’établissement public Moussé Seck de Petit Mbao, a été retrouvée morte et abandonnée dans un tas d’ordures. Elle a été bâillonnée puis violée.

 

Et le plus abominable de tous ces crimes est survenu avant-hier au Quartier Gouye Mouride à Rufisque. Le bébé Serigne Fallou DIOP âgé de 2 ans et qui avait disparu depuis 3 jours a été retrouvé mort et enveloppé dans un sac à charbon abandonné dans un chantier.

 

Monsieur le Procureur, en vous rappelant tout ceci, je veux constater avec vous cette psychose générale qui a fini de s’installer dans notre société. Elle est résultante d’une recrudescence de séries de vols, viols et tueries sur nos enfants, les enfants de la nation du Sénégal. La situation est telle que nous vivons en ces temps qui courent une véritable tragédie nationale qui nous saisit, nous plonge dans une inquiétude accablante et nous laisse un grand espoir que notre indignation sera entendue.

 

Monsieur le Procureur, le silence assourdissant de l’Etat du Sénégal devant l’atrocité de tous ces crimes odieux perpétrés contre une couche très vulnérable surprend plus d’un. Un silence insolite voire complice qui viole les chartes fondamentales notre Constitution.

 

En AFFIRMANT son adhésion à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et aux instruments internationaux adoptés par l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation de l’Unité Africaine, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes du 18 Décembre 1979, la Convention relative aux Droits de l’Enfant du 20 Novembre 1989 et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 Juin 1981, l’Etat du Sénégal, par son mutisme et son inaction devant tous horreurs, VIOLE les libertés fondamentales des enfants telles que énumérées en ces lignes qui suivent :

 

Khassoum DIOP

 

 

 

Contribution: Lettre à Macky Sall à propos des crimes et barbaries

Monsieur le Président de la République, le peuple Sénégalais vous a élu pour diriger sa destinée, non seulement pour veiller à son bien-être, mais aussi pour assurer la sécurité des personnes et des biens.
Après votre avènement  vous vous êtes solennellement engagé devant Dieu et la Nation toute entière à défendre les Droits de vos citoyens et à respecter scrupuleusement la Constitution selon les termes constitutionnels de votre prestation de serment.  Malheureusement, c’est ce serment solennel et constitutionnel que vous avez du mal à respecter.
En effet il est dit dans l’article 7 de la constitution sénégalaise que: « La personne humaine est sacrée. Elle est inviolable. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger.
Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, au libre développement de sa personnalité, à l’intégrité corporelle notamment à la protection contre toutes mutilations physiques. »
Or nous vivons ces temps-ci des situations terribles d’insécurité et d’inquiétude avec la récurrence des meurtres, des vols, des viols, des agressions.
Et pire encore les enfants, l’avenir de notre nation, sont enlevés puis tués, un peu partout dans le pays, dans des conditions atroces, pour des raisons que l’on ignore mais tout porte à croire qu’il s’agirait des sacrifices de la part des hommes politiques en quête de pouvoir.
Monsieur le président ces enfants qui sont enlevés et tués sont des innocents, et doivent être protégés de ces énergumènes, qui pour le pouvoir,  pour de l’argent sont prêts à faire toute sorte de sacrifice.
Monsieur le président, non seulement vous n’avez pas communiqué  ne serait-ce que pour  rassurer vos concitoyens mais vous ne faites rien pour empêcher la perpétuation de ces barbaries.
Nous vous rappelons que c’est votre rôle de protéger la population par les services compétents alors faites quelques choses et là encore ce n’est pas un privilège que nous vous demandons, mais un droit, puisqu’un citoyen doit être protégé par son État.
De plus vous vous êtes indigné des morts de Paris et vous étiez même à  la marche soi-disant  pour  la dignité humaine après l’attaque de Charlie Hebdo, alors qu’avant hier  un corps sans vie d’un enfant de deux ans  à été retrouvé Rufisque  et jusqu’à l’heure ou je vous écris, aucun commentaire aucune condamnation de votre part.
Est ce  à dire que cette barbarie ne vous  indigne pas puisque  que les victimes ne sont que des fils « de pauvres sénégalais »?
Les enfants sénégalais sont moins humains que les victimes des attentats de Paris?
Doit on comprendre et accepter que‪, la vie d’un sénégalais lambda à moins de valeur que la vie des autres.
Monsieur le président, vous êtes, dit on le père de la nation sénégalaise alors agissez comme tel.
Monsieur le Président, commencez par,  résoudre  le problème des enfants de la rue.
Ces enfants sont des centaines dans les rues et sont exposés à toute sorte de traitements cruels.
Sachez Monsieur, que vous avez plusieurs moyens d’action à votre disposition pour remédier à ce problème.
Monsieur le président, comme vous le savez sans doute,  vous avez une part de responsabilité dans l’état actuel du pays , car vous êtes le garant du contrat social.
Monsieur, de ces règles et de ces droits qui régissent la sécurité et la bonne entente entre les citoyens.
Ce sont ces meurtres, ces violations, cette rupture avec les intérêts du peuple et ce piétinement des valeurs fondamentales qui créent un véritable chaos dans la société.
Une violence, Monsieur, qui peut nous mener aux pires atrocités, et mettre en danger notre
République.
Enfin si je vous écris cette lettre Monsieur, c’est pour vous adresser mon inquiétude quant à l’état actuel de notre pays qui est de plus en plus effrayant, et dont l’avenir semble
trouble. Je sais pertinemment que cette lettre ne va strictement rien changer à votre politique, mais cela peut être au moins un moyen de vous ramener à quelques unes de
vos valeurs énoncées lors de votre campagne électorale.
Par Papa Makhtar Diallo, auteur,
Président du Mouvement Politique Sénégal R.E.C

Meurtres et enlèvements d’enfants: naissance du collectif AAR KHALEYI

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué du collectif…

 

Les enlèvements et meurtres d’enfants devenus  récurrents ces derniers temps, provoquent la colère de parents,   d’hommes politiques et de citoyens  choqués par cette barbarie. Regroupés autour du collectif « ARE KHALEYI, coordonné par la Journaliste de Rewmi Fm Fatou Thiam Ngom,  ces sénégalais comptent se faire entendre dans les prochaines heures, à travers diverses actions, pour amener les autorités plongées dans  un silence inquiétant, à  prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à ce phénomène désastreux.

Tous ensembles, nous vaincrons ces monstres qui tuent nos enfants !

 

 

 

Fatou  Thiam Ngom

77 140 21 46

Mail : fatou.ftn@gmail.com

 

 



Série de meurtres d’enfants: Le commissaire Abdoulaye Diop monte au créneau

YERIMPOST.COM Le meurtre du petit Fallou Diop (2ans), dont le corps a été découvert ce lundi 19 mars à Rufisque, fait déborder le vase. Le meurtre de trop qui a installé une psychose chez les Sénégalais, à tel enseigne que la Police nationale a décidé de sortir de son mutisme. Le directeur de la Sécurité publique, le commissaire Abdoulaye Diop, va tenir un point de presse cet après-midi. La rencontre est prévue à 15h30 minutes à la salle de conférence de la Direction nationale de la Police.




Contribution: La psychose des enfants, qui pour en parler ?

Depuis presque deux mois, les enfants écoliers du Sénégal passent beaucoup plus de leur temps à arpenter les rues pour dénoncer les grèves cycliques des enseignants et exiger leur arrêt immédiat afin de reprendre les chemins de l’école. La clameur des enfants semblerait tomber dans les oreilles d’un sourd au regard du mutisme et de l’inaction insolites de beaucoup d’entre nous.
Devant cette situation d’indifférence constante et face à la détermination grandissante des enseignants à poursuivre leur combat au grand dam des élèves et du système éducatif, il y a lieu de se rendre compte que l’enjeu de taille est la priorité qu’il faut accorder à l’éducation. Comme toute cette atmosphère délétère, dévastatrice et démotivante qui prend tout le système éducatif en otage ne suffisait pas, les écoles et universités sont transformées en de véritables foyers de tension et d’affrontements, d’agressions physiques, d’actes de sauvagerie de toute sorte entre les « forces du désordre » et les apprenants.
L’Ecole Primaire Adja Mame Yacine Diagne suffit comme parfaite illustration quand deux grenades lacrymogènes ont suffit pour perturber la quiétude des élèves pour la plupart âgés entre 9 et 14 ans transformant ainsi des minutes de leur vie à des moments cauchemardesques dont ils se souviendront pour toujours. Ce regrettable incident de jets de lacrymogènes dans ce temple du savoir n’a fait qu’allonger la longue liste des évènements tragiques dont sont victimes cette couche vulnérable, sans défense, source de bonheur inestimable, trésor inespéré souvent recherché et porteur d’avenir radieux que constituent nos enfants.
Nos jeunes sœurs, nos jeunes frères, nos onéreux fils, nos filles chéries, nos petits fils choyés et nos petites filles capricieuses et innocentes son sans relâche guettés, chassés, pourchassés et finis le plus souvent par être pris en piège et victimes de crime odieux, abominable et impitoyable aux images et récits terrifiants à des fins justement et simplement de pratiques occultes, de sacrifices funestes et de satisfaction de pulsion sexuelle animale. Tout ceci se passe sous le regard spectateur de beaucoup d’observateurs. Faudra-t-il attendre combien d’enfants volés, d’enfants violés, d’enfants mutilés, d’enfants égorgés, d’enfants sacrifiés ou disparus avant d’agir ?




Tous ces malheureux, funèbres et impunis évènements finissent d’installer un climat de psychose généralisée, de quiétude perturbée, de peur constante, d’indignation inaudible et d’aveu d’impuissance ineffable et de sentiment alarmant de désespoir chez toute la société.
La République ne semble pas être ébranlée, pourtant nous avons un Ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, nous avons aussi un Ministre de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance et sans compter les Ministres de l’Education, de l’Intérieur, le Premier Ministre et le Président de la République. Mais, permettez moi d’insister sur les deux

premières pour remarquer et faire remarquer cette ironie du sort : elles sont toutes deux des « NDEYE ». Elles sont des « MAMAN » qui jusqu’ici ont fait preuve d’un silencieux bavardage ! Il faut rompre ce silence insolite et presque complice pour conjuguer efforts et moyens pour traquer, persécuter, percuter et mettre aux arrêts tous ces pervers, criminels et déchets de la société.
Cependant, et pour finir, nous ne désespérons pas. Nous ne lâcherons pas les armes pour laisser notre progéniture désacralisée, nos enfants assassinés, nos familles disloquées et notre bonheur familial déchanté. A l’instar du collectif « Silence On Tue Nos Enfants », nous allons nous lever comme un seul frère, un seul père, une seule sœur et une seule mère non pas pour dénoncer mais combattre et éradiquer cette tragédie sociétale d’où qu’elle puise se trouver et peu importe la force obscure qui l’incite, l’alimente et l’attise. En attendant, nous demandons à l’Etat en concordance avec ces ministres de la femme, de la famille et de la protection de l’enfance d’agir et de sévir afin de SERVIR.

Khassoum DIOP
Khassito2016@hotmail.com

Enlèvement et assassinat d’enfants: Idy indexe les hommes politiques

YERIMPOST.COM C’est dans la capitale du mouridisme, où il séjourne, qu’Idrissa Seck a montré toute son indignation face aux vols et assassinats d’enfants qui secouent le pays ces derniers jours. Rien ne vaut de tels sacrifices, a déclaré le leader du parti Rewmi. « Ni le pouvoir ni les biens terrestres ne doivent justifier qu’on s’en prenne à des enfants. Et la responsabilité première de l’Etat est de garantir la sécurité », a-t-il dit. Avant d’ajouter : « Au-delà de ces enfants, il y a certaines pratiques effroyables chez les hommes politiques qui sont aveuglés par la quête du pouvoir, au point de s’adonner à des pratiques ignobles ».




Les Enfants du Sacrifice

YERIMPOST.COM Quelle est la part de fantasmes développés par les Sénégalais dans cette vague de crimes d’enfants et de disparitions qui touchent aussi de nombreux enfants de la rue, disparitions souvent passées par pertes et profits du fait que personne ne s’intéresse vraiment à leur funeste sort ? Déjà vivants, on les voit à peine, entre gravas, carcasses de voitures et en guenilles, on a du mal à considérer que ces enfants intéressent les Sénégalais du fait de leurs morts ou de leurs disparitions.

Toujours est-il que ces morts d’enfants à répétition interrogent. Ce ne sont évidemment pas des agressions. Ils ne possèdent rien que l’on veuille voler. Alors, on se met à penser à des crimes rituels et ces soupçons sont renforcés par notre nouvelle propension à ne refuser aucun acte qui nous permette d’accéder à des positions sociales avantageuses. Aucune demande d’un féticheur ou d’un chef de secte satanique n‘est rebutante pour qui tient à arriver à ses fins de pouvoir. Il est même permis d’imaginer que certains trafics d’organes vitaux peuvent être organisés dans nos pays, du fait que la vie d’un enfant y a si peu de valeur.

Ces pratiques sataniques se sont installées dans certains pays et nous avions cru en être à l’abri. Il est urgent de protéger nos enfants et de vite régler cette plaie béante qui avilit notre capitale en laissant voir des milliers d’enfants et de talibés livrés à eux-mêmes et être à la merci de criminels prêts à tout pour assouvir les ignobles desseins d’ambitieux forcenés. C’est parce qu’ils sont faibles que ces enfants sont des cibles et qu’ils sont susceptibles d’être sacrifiés sur l’autel de la barbarie et du pouvoir à tout prix.

Alors, il convient que nos autorités se mobilisent et rassurent les populations. D’abord en précisant si ces faits existent ou non. Les morgues tiennent lieu de vérification de ces rumeurs, parce qu’il ne faudrait pas tomber dans la psychose qui pousserait les populations à lyncher toute personne qui tiendrait ne serait-ce que son propre enfant récalcitrant à la main, et se voyant du coup indexer comme un voleur d’enfant.

Les albinos se sont organisés. Les nains ne se promènent plus qu’en bande. Protégeons donc nos enfants des rues qui peuvent alimenter cet odieux trafic qui déshonore notre société. Laquelle a changé d’auxiliaire depuis bien longtemps, préférant l’AVOIR à l’ETRE. Nous sommes dans l’antre de l’horreur.

Jean Pierre Corréa

Contribution: Construisons un futur digne de nos enfants !

Construisons un futur digne de nos enfants !   « Sur notre continent, il ne nous a pas fallu longtemps pour découvrir que la lutte contre le colonialisme ne prend pas fin lorsqu’on a réalisé l’indépendance nationale.  Cette indépendance n’est que le prélude d’un combat nouveau et plus complexe pour la conquête du droit de diriger nous-mêmes nos questions économiques et sociales, en dehors des entraves écrasantes et humiliantes de la domination et de l’intervention néo-colonialiste. »   Extrait du Discours de Kwame NKRUMAH, Président du GHANA A l’occasion du Sommet Fondateur de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA)  le 24 Mai 1963 à Addis Abeba (ETHIOPIE)   Face au constat généralisé d’une perte certaine de repères et de sens, pour nos élites politiques, il semble impératif de conduire une réflexion/action sur l’ensemble des défis de notre société, hors des contraintes de l’immédiateté. Car, c’est sous ce rapport que la classe politique qui anime la vie publique de nos pays depuis les « indépendances » éprouve de sérieuses difficultés. Le calendrier électoral, tout autant que les enjeux de conquête, de gestion et de transmission du pouvoir, vicient l’atmosphère et font perdre de vue le but premier de l’action politique : gérer, dans le sens de l’améliorer, la vie des hommes et des femmes de la Cité. Or, à l’expérience, depuis un demi-siècle aucun homme, ou groupe politique, n’est parvenu à rassembler la majeure partie des forces vives de notre nation autour d’un véritable projet de société. Les élections et les régimes se suivent et, hélas, se ressemblent. De notre point de vue, la réflexion doit nécessairement précéder l’action, l’éclairer. A cet égard, la moisson des Assises Nationales, ainsi que les travaux de la CNRI, constituent un apport appréciable à toute volonté politique véritable de produire des ruptures devenues nécessaires, et même incontournables. Au Sénégal, mieux que dans beaucoup d’autres pays africains, nous avons réussi, peu ou prou, à conjurer les démons de la violence et, tout au moins, à préserver l’essentiel : notre commun vouloir de vivre ensemble. Cependant, qui n’entend sourdre, des profondeurs colériques de larges franges de notre peuple, les prémisses d’une remise en cause des socles fondateurs de notre nation ? A dire vrai, dans notre pays comme dans la plupart des états africains dessinés par la colonisation, toutes les combinaisons politiciennes ont été expérimentées. Dans tous les sens. Sans pour autant assouvir notre soif d’une véritable ambition collective. Que faire ? C’est la question centrale de l’heure. Y répondre, non sous le prisme d’un procès à charge, mais dans le cadre d’une introspection, sans complaisance, est urgent.  Sans parti pris castrateur ni préjugés réducteurs, il convient de mener un travail en profondeur sur nous-mêmes, pour revisiter notre trajectoire depuis l’accession de notre pays à « l’indépendance. » Cet exercice est nécessaire pour asseoir des valeurs fortes et générer une Vision nouvelle pour notre pays et pour l’Afrique. Entre autres, la promotion d’un culte des Devoirs, en lieu et place d’une culture pure et simple des droits, est le préalable à toute émergence. Au demeurant, un constat s’impose : d’une manière générale, les sénégalais ne croient plus à la politique telle qu’elle se mène dans notre pays. Pour de multiples raisons qu’il nous faudra analyser en profondeur. Le fort taux d’abstention aux différentes consultations électorales en atteste. A cela s’ajoute un climat de morosité économique et d’insécurité sociale qui nous impose de faire preuve d’initiatives hardies et d’innovations inspirées, pour faire adhérer le plus grand nombre de citoyens à un effort collectif de progrès économique et social. Face à ce constat, l’offre politique alternative est restreinte pour ne pas dire inexistante. Or la demande, qui n’est pas seulement sociale, est énorme. L’exigence d’un retour à un corpus de valeurs éthiques et morales, au culte du travail et de la saine répartition des revenus de la Nation de façon équitable, est tout aussi pressante. Il faut sortir du piège du temps politicien pour agir vigoureusement pendant qu’il en est encore temps. Il nous faut, en quelque sorte, savoir mettre en perspective l’Eternité de notre Nation par-delà les générations. Pour signer un pacte intergénérationnel de Progrès et de Développement, nous devons nous rassembler autour de l’impérieuse nécessité d’une Révolution culturelle et mentale. Celle-ci doit nous réconcilier avec nos identités, enfouies sous des strates de mimétismes dévalorisants qui ont fini par nous rendre méconnaissables et inefficients. En vérité, notre pays le Sénégal et, plus largement l’Afrique notre continent, doivent forger leurs propres réponses pour atteindre les objectifs de mieux-être de nos populations. Le défi est énorme, mais il est à notre portée. Si nous nous donnons les moyens de bien formuler les questions, les bonnes réponses s’imposeront.   Construisons un futur digne de nos enfants !   Amdou Tidiane WONE woneamadoutidiane@gmail.com                      

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