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et de l’opportunité

De la légalité et de l’opportunité de la suppression du poste de Premier ministre

Deux vérités sont d’abord à préciser:

  1. Les Présidents Senghor et Diouf ont gouverné sans PM.

7 années, pour être plus précis, ou Senghor n’a pas eu un chef du gouvernement.

  1. Le Président de la République, contrairement à l’idée répandue ou véhiculée, ne peut supprimer le poste de Premier Ministre.

Il ne peut que soumettre un projet allant dans ce sens.

Ça passera plus facilement s’il est majoritaire à l’hémicycle

Sur le fond ou sur la nécessité:

Pour rappel, suite à un article d’un cacique du PDS, porte parole de l’ex Président Wade, intitulé:

L’inventaire de John, en date du 6 Décembre 2017,

J’avais insisté sur la vérité que dans le régime politique sénégalais actuel, le Premier Ministre, par ailleurs chef du gouvernement, est un PRIMUM INTER PARES. (Premier d’entre ses pairs).

Autrement, il est le premier des exécutants avec, à la clef, la lourde tâche de, précisément, coordonner l’action gouvernementale.

En ce sens, il est chargé de veiller à l’exécution des politiques publiques définies préalablement par le Président de la République.

Pour s’en convaincre, il faut partir de la légendaire vérité prévalant au Sénégal ou dans les régimes présidentiels qui est que le Président de la République définit la politique de la Nation.

C’est d’ailleurs ce qui m’avait poussé, en réponse à l’article du 6 Décembre 2017, à rappeler que la connotation de DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE faite par le PM est plus ou moins faussée.

En tout cas pour ceux qui penseraient qu’il est concepteur de cette politique, il urgeait de changer la connotation et de l’intituler, en guise d’exemple, par la Déclaration, par le PM, de la politique du gouvernement, définie par le Président de la République.

Cela pour dire, en définitive, qu’il existe ou non la fonction de Premier Ministre, le renforcement des pouvoirs présumé par certains au profit du Président de la République est une contre vérité et ne saurait être dépendante ou découlant de cette suppression de poste.

En effet, le PR a toujours les mêmes prérogatives mais avec cette fois ci, vraisemblablement, une proximité renforcée d’avec ses ministres.

Ce qui aura, sans doute, comme conséquence une efficacité du travail et cela au bénéfice des populations.

Sur l’opportunité:

Le contexte actuel politique est inédit, en réalité.

Le Président Sall est le premier Président sénégalais qui ne briguera une réélection et cela connu avant l’entame du présent mandat.

Ce qui amène une situation inédite.

Alors, possiblement à la montée d’ambitions de certains, de velléités pour d’autres, il oriente politiquement d’une façon remarquable en recentrant tout sur les préoccupations des sénégalais avec comme modus opérandi la prise en main plus directe de la gestion du pays mais parallèlement aussi de contrecarrer toute guerre interne de positionnement pouvant ralentir le travail.

Ce qui s’entend dans la logique toujours de chercher l’efficacité et l’efficience dans la menée de son programme.

En définitive, il urge de ne pas oublier que le Président Sall, bien que n’etant pas candidat en 2024, aura toujours un bilan à défendre.

Il a proposé un programme adoubé par les sénégalais.

Il devra tout faire pour les contenter mais également tout faire pour pousser le Sénégal en avant et considérablement.

En ce sens, les premiers pas posés semblent être porteurs de détermination intacte mais aussi de génie politique monstrueux.

Boubacar Mohamed Racine Sy

 

 

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