Blog de Cheikh Yerim Seck

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Et si

Et si nous dépassionnions le débat politique ?

Chers amis, par ces temps qui courent où toutes les attentions sont focalisées sur le parrainage et la présidentielle de 2019, force est de constater que la passion politique, souvent synonyme de déraison,
d’analyse violente, partisane, semble au rendez-vous dans nos prises de position et commentaires au sein de nos posts respectifs.
Est ce la conséquence des échecs récurrents des leaders politiques dans l’encadrement et la formations politique des militants ou alors le rêve passionnel d’une prise de pouvoir qui fonde ces analyses passionnelles ?
Les deux peut être, l’un nourrissant l’autre, peu importe du moment que c’est malsain.
Evitons d’être piégé voire manipulé avant que l’irréparable ne se produise. Essayons d’abord de comprendre le pourquoi, avant de nous taper dessus comme des chiffonniers, à la satisfaction générale de ceux qui nous ont tendu ce piège, et qui nous observe.

Nous sommes donc en partie comptables de certains carences politiques de nos dirigeants respectifs.
De fait, nous sommes loin d’être maîtres de notre destin, puisque nous jeunes leaders politiques, qui auront demain la lourde charge de diriger cette jeune République, sommes a peine matures, pourvus d’expérience, de repère, et d’expertise, quand nous avons dû faire face brutalement, sans transition aucune, à ce défi majeure d’animer le débat politique pour le grand bénéfice de notre très cher pays . Ceux qui avaient la lourde tâche de nous former, forger voire préparer l’ont voulu ainsi et savaient ce qu’ils faisaient, puisqu’ils connaissaient, mieux que quiconque, l’état réel de nos capacités.
Attention donc aux dérives contestataires excessifs qui minent le respect du Chef, des autorités politiques, et qui commencent a forger des réflexes populaires de dérision incivique, des messages qui souvent tancent de nombreux leaders.
Cependant, ne nous y complaisons pas.
Méditons avec sérénité, et gardons nous d’ajouter de l’huile sur le feu. Surtout ne faisons pas le jeu de nos détracteurs et relevons la tête dans la dignité et le respect mutuel.
Alors, un peu de fierté nationale, malgré les défis de l’heure, ayons confiance en nous, et apprenons a nous aimer et a aimer notre beau pays

Meilleures salutations patriotiques.








Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Qui que puisse être notre président, «et si c’était nous le problème», si…

Si  hommes et ces femmes qui travaillent avec lui ne comprennent pas que chaque fois qu’ils trébucheront dans leur langage, leurs actes ou leur image c’est son aura lui-même qui sera écorné alors qui que soit le président le peuple sera intolérant.

Les histoires de présumés détournements au PRODAC, au COUD, à la Poste…font plus de mal au Président qu’à leurs auteurs et la plus part du temps celui-là à la magistrature suprême les découvrent en même temps que les autres, avec toute la douleur qui l’accompagne.




Nos députés doivent prendre la pleine mesure de leur responsabilité et arrêter de nous renvoyer l’image d’un groupe de gens qui ne s’entendent sur rien. Tant qu’on aura dans l’hémicycle des hommes et des femmes qui se chamaillent que pour des positions partisane alors là qui que soit le Président de la république on risque de ne pas s’en sortir.

Qui que soit le Président !

On n’avancera pas tant que dans notre pays des hommes de tenues peuvent soutirer de l’argent à des automobilistes sous le regard du présent et du futur de notre nation: les citoyens et les enfants en devenir.

Ils ne se cachent plus et c’est maintenant « presque » à tous les ronds-points. Les attestations ne servent plus que pour ceux-là ou celles-là qui ne mettent pas la main à la poche. Quand on entend un chauffeur dire à un homme de tenue « tay duma la jox dara » ou « joxé na ba paré », c’est qu’on a fini d’être atteint.

L’on se plaint de l’indiscipline des chauffeurs et de la vétusté des véhicules oubliant qu’il y’a bien un corps préposé à veiller là-dessus.

La récente distinction du policier Mouhamadou Diouf dit « Amoul Yakaar » est un pied de nez à tout le corps. Le monsieur est nominé « calebasse d’or 2018 » juste parce qu’il fait bien son travail ; Personne n’ose lui tendre un petit billet. C’est cela qui fait qu’il est extraordinaire ! Quelle farce !

Dans ce pays, maintenant faire correctement le travail pour lequel on est payé est devenu un exploit. Il y’a quelque chose qui ne tourne pas rond !

Restons dans le domaine des transports pour se poser la question de savoir comment toutes ces voitures dites « clandos » (véhicules clandestins) arrivent à circuler tranquillement sur les artères de nos régions sans être inquiétées ? Comment ? D’où est qu’elles tirent leur attestation de visite technique ?

Notre pays fait partie des rares pays où l’on peut voir une personne avec un permis de conduire alors qu’il n’a jamais déplacé une voiture d’un point A vers un autre B. Et ce sont ceux-là qui crient sur tous les toits à la corruption alors que dans leur armoire dort un document qu’ils se sont eux-mêmes procurés en payant à prix fort.

Qui que soit notre Président




Nous risquons de ne pas voir le bout du tunnel, tant que dans nos écoles des jeunes, hommes et filles, y vont que pour faire admirer leur tenue du jour. Les parents eux ne savent plus comment se comportent leurs enfants à l’école. Ils seraient sidérés de constater qu’ils sont nombreux à ne plus faire les cours. Ils se retrouvent dans appartements loués grâce à des cotisations entre eux dans le cercle restreint qu’ils ont fini de former. Ils fument, boivent de l’alcool et commencent même pour certains à toucher à la drogue. La plus grosse clientèle des taximen les jours ouvrables restent nos enfants qui aux heures de cours se débrouillent pour aller prendre le petit déjeuner dans un lieu loin des regards indiscrets.

Dans ces mêmes écoles où l’on est censé acquérir du savoir pour servir convenablement le pays, des adultes (professeurs) entretiennent des relations douteuses avec leurs élèves. Le nombre de grossesses précoces en milieu scolaire est effarant et selon les études sont l’œuvre de ces adultes qui profitent de leur ascendance psychologique sur leurs élèves pour les conduire dans leur lit. Parents, surveillez les emplois du temps de vos enfants !

Les écoles supérieures privées pullulent dans la capitale et commencent même à aller à l’assaut des villes de l’intérieur. Un tour dans ces structures aux heures de pause vous ferait croire que vous êtes dans un fumoir gigantesque pour filles en manque de nicotine.

Que dire du niveau devenu très bas de nombre de nos enseignants ? Ils sont un nombre impressionnant à dicter des cours lus dans un cahier bien ancien et pour ne donner aucune explication. Quand le niveau du maitre est douteux, celui de l’élève n’en parlons même pas.

Les syndicalistes, eux sont prompts à tirer à boulet rouge sur l’Etat et les formations politiques alors qu’en leur sein on trouve les mêmes maux : aucune démocratie interne (le même secrétaire général depuis plus de 10 ans), aucune transparence dans la gestion (les cotisations sont coupées à la source mais aucun bilan présenté)….

Qui que puisse être notre Président

Tant que des sénégalais, continueront à jeter leurs ordures partout, abandonner leurs épaves de voiture à l’angle de la rue, faire déborder leur maison ou leur cantine sur les trottoirs…alors là personne ne pourra bien s’occuper de l’aménagement correct de nos villes. Personne !

Il y’a un engagement citoyen qui doit diriger l’action de tout un chacun. On doit tous identifié les sujets politiques et les autres qui ne doivent pas l’être. Malheureusement tout est politique dans ce pays. Plus rien n’est réellement citoyen. Quand l’on va jusqu’à souhaiter des défaites pour notre équipe nationale pour éviter que le Président en exercice en tire de bons points, alors là on a fini d’être un peuple mystiquement à part.

Dans nos structures administratives, tant qu’il y’aura des marchés fictifs avec des produits commandés et jamais livrés parce que le fournisseur a remis de l’argent liquide, ce pays n’avancera pas, quel que soit la vision du Président. La plus part de ces dits marchés sont déjà attribués avant même le lancement. Des fois c’est le même fournisseur qui dépose toutes les factures demandées. Quelle ingéniosité !

Quand on en arrive à huiler (avec de l’argent) le circuit qui permet au trésor public d’entrer en possession de son budget voté par l’Assemblée nationale, alors là il y’a un sérieux problème.

Tant que le talibé quel que soit son amour et son dévouement à son marabout, il n’est pas respecté par ce dernier parce qu’il n’a pas sous le boubou une enveloppe bourrée d’argent alors là ça devient de la sorcellerie. Rien d’autre !

L’émergence du pays nous incombe tous dans un élan bien populaire.

Pour y arriver, tout le peuple et à l’unanimité doit pouvoir accompagner le Président de la République, qui qu’il soit, dans sa vision et se battre pour être à l’unisson l’acteur de l’émergence de notre pays. Sur certaines questions on peut bien avoir des divergences et c’est qui fait respirer la démocratie mais chacun doit pouvoir se dire qu’il doit être un citoyen modèle.

Les Associations sportives doivent jouer pleinement leur rôle d’éducation des masses surtout jeune et arrêter de ne s’intéresser qu’au sport et aux enveloppes distribuer par les parrains.




La justice doit elle aussi pouvoir rendre des décisions acceptées de tous ; des décisions tellement bien adossées sur les lois pour éviter d’être contredite par le premier venu. La justice rendue au nom du peuple doit être bien acceptée. Des fois l’on se demande qui écrit nos textes car ils acceptent toutes les interprétations.

Ceci dit, il y’a, il faut le reconnaitre, dans ce pays des hommes et des femmes de valeur qui font correctement le travail que l’on attend d’eux.

Aidons nous et le ciel nous aidera !

Wa Salam !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

Et si Me Madické Niang était le plan B du PDS ? (Mamour Ba, écrivain)

Le doute, comme doute méthodique au sens de Descartes, est un instrument de découverte. Il consiste à tenir pour faux tout ce qui est simplement douteux afin de découvrir s’il n’y a pas de vérité. Il débouche toujours sur la certitude d’une vérité, ou alors sur l’impossibilité d’accéder à toute certitude.

« Le divorce est consommé entre les deux Maîtres : Wade et Madické Niang » pouvait on lire dans les colonnes d’un journal. Puis, quelques heures seulement après, Maître Madické Niang réagissait en ces termes : «  Je réaffirme mon appartenance au Pds et pour qu’il continue à jouer un rôle de premier plan sur l’échiquier politique et dans la marche du pays, j’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle pour assumer une candidature alternative de notre parti. » Ce qui sema un état de panique général dans l’opinion.

Mais, la nuance s’accentua de plus belle, quand Me Madické Niang s’est rétracté en demandant pardon à Gorgui. « Je jure devant Dieu et devant notre Guide éclairé Khadimou Rassoul, que je ne l’ai jamais trahi »

Une lettre-réponse prêtée à Wade fut publiée par la suite et dans laquelle il écrivait : « Enterrons ce qui ne doit plus être dans nos relations qu’un regrettable incident qui se situe maintenant derrière nous. »




Mais le ouf se dura que le temps d’une rose. Pendant qu’on se posait des questions sur la valeur de ces sources, un autre média nous confirme la candidature alternative de Madické Niang suivie aussitôt de menaces venant de Gorgui. Ce fut alors la confusion totale : La tension supposée entre les deux hommes complices monta. Pour corser les choses, ce sera au tour de Madické Niang d’annoncer  sa démission de l’ensemble de ses mandats obtenus grâce ou sous la bannière du Pds. Une lettre aurait même déjà été écrite la veille et gardée secrète. Des lettres et des déclarations qui semblèrent savamment préparés pour encore garder le suspens sur le maintien de la candidature impossible de Karim, qui, autrement dit, n’entrevoit aucune alternative…

Jusqu’au moment où je postais cette contribution, je me demandais encore pourquoi les sénégalais n’ont pas encore découvert le pot aux roses ? Karim Wade le centre d’intérêt du PDS devenu tour à tour la pomme de discorde dans les rangs du PDS, la cause des frondes, des querelles partisanes, des départs et des divisions reste par ce jeu sournois, malgré son exil forcé au Qatar lointain, le brûlant sujet d’actualité par le biais de ses principaux parrains que sont Madické Niang et Abdoulaye WADE.  Les deux hommes de pouvoir, grands défenseurs et souteneurs de Karim, en déroulant leur plan alternatif, lui donnent les apparences de batailles titanesques. Ne recommande-t-on pas au prince d’être rusé comme un renard et féroce comme un lion dans l’exercice du pouvoir ? Dissimuler, tromper, voire tuer si les circonstances l’exigent : En tout cas, telle est la leçon que l’on retient communément de Machiavel.

J’aimerai bien recueillir l’avis des éminents journalistes-analystes politiques sur la question. Ce qui leur aurait donné enfin l’occasion de nous  décortiquer les subterfuges, tours de passe-passe sorties de la magie noire de Wade qui n’a pas perdu de temps pour réaliser ce chef d’ouvre unique dans son genre.

Nous savions pourtant dès les débuts de ce combat, tout comme Maître Wade et son comité directeur, que la candidature de Karim pouvait servir de moyen de pression sur le régime au pouvoir, mais ne serait en aucun cas validée. Malgré tout, l’opinion sénégalaise acceptera pendant longtemps d’y croire dans sa grande majorité, parce que manipulée par des déclarations savamment distillées à travers les médias et réseaux sociaux. Un jeu de divertissement auquel participaient tous les cadres libéraux qui étaient d’accord avec Wade sur le principe de ne jamais varier sur la candidature de son fils et qu’il y’aura pas de plan « B »

Mais c’était sans compter avec Laye « Diombor » qui prend toujours soin de réunir toutes les cartes utiles pour faire reculer le Président Sall.

Mais rien ni personne ne semble déceler le pot aux rose que le PDS a méticuleusement cultivé et entretenu depuis que son comité directeur a publié son communiqué faisant de Karim Wade l’unique et  le seul candidat du PDS aux élections présidentielles de 2019.

Comment se fait-il qu’au Sénégal les éminents analystes soient restés muets depuis le début sur le deal du siècle passé entre les cadres du PDS pour endormir l’opinion sur la candidature de Karim Wade aux prochaines échéances électorales ?

Me Madické NIANG, toujours en parfaite complicité avec WADE, a traduit en actes ce que les autres compagnons de Gorgui n’avaient pas réussi. Fidèle parmi ses plus fidèles, Madické NIANG est l’homme du moment pour concrétiser le rêve plan de WADE, qu’il soit appelé « A » ou « B ». N’oublions pas le grand rêve de WADE  Si l’ancien président a finit de faire de Madické NIANG ce qu’il est devenu aujourd’hui dans sa famille et dans son parti, il le doit à sa fidélité  et son ancrage dans sa vision. Il est le seul sur qui Wade peut compter pour renverser la situation.

Alors, ne comptez pas sur ce duo d’avocats mourides pour voir un « divorce ». Il n’en sera rien. Madické NIANG partage avec le père de Karim les mêmes convictions politiques, mais aussi un espace sacré, celui du Mouridisme dans toute sa dimension. Wade n’a jamais cessé de travailler pour son parti et son successeur. Doha, avec son influence diplomatique, aura beaucoup joué sur le destin de Karim et interféré sur bon nombre des décisions de son père. Oui, Abdoulaye Wade  a bien évidemment préparé cette grande mutation dans son parti dès le lendemain de sa défaite.

Alors, comment n’aurait-il pas planifié, organisé, et piloté tous ces remous au sein du PDS en pleine crise ?

Aujourd’hui, nous savons tous que le travail d’anticipation politique est le jeu favori de Laye. Considérant que les changements politiques font partie intégrante de la vie quotidienne des décideurs, Wade est contraint de les accompagner, et non de tenter d’y résister. Ses capacités d’anticipation ont toujours marqué sa démarche pour la conquête du pouvoir. Ce qui constitue une de ses habiletés les plus admirables, indispensables même pour gérer les multiples variations dans ses choix et sur ses hommes.




Wade avait-il conçu dès le début un plan « B » alternatif ? Ou alors, aurait-il commis l’irréparable en misant imprudemment sur une seule et unique chance d’aller aux élections ? Je me permet d’en douter. Cependant, ce qui me semble une certitude pour l’instant, c’est que, manifestement, aucun groupe de pression n’est encore suffisamment fort, pour  empêcher la tenue des élections présidentielles de  2019-sans Karim Wade. L’avenir n’est que le présent qui s’ignore.

Là, il n’y a l’ombre d’aucun doute.

Mamour BA, écrivain- E/mail :  niorodurip123@yahoo.fr

 

Et si le bilan reluisant du président Macky Sall condamnait notre opposition à être nihiliste pour exister politiquement ?

A quelques mois de la présidentielle, l’opposition sénégalaise passe tout son temps à critiquer le président Macky Sall. Celui-ci pendant ce temps répond par des actes concrets qui prennent en charge l’aspiration des populations surtout des plus démunies. Parmi ceux ci on peut citer :
– La modernisation des Cités religieuses
Le président Macky sall dés 2013 a conçu un programme spécifique pour répondre aux besoins particuliers des cités religieuses, de Touba, Tivaouane, Médina Baye, Ndiassane, Léona Niassène. Il entreprend la modernisation de ces villes religieuses dans le pays, transformant peu à peu ses localités pour le grand bonheur de ces familles religieuses.
– La carte d’égalité des chances et les Bourses de sécurité Familiale
Le président Macky sall a instauré pour les personnes vivantes avec un handicap la carte d’égalité des chances. Il donne à travers cet acte l’opportunité à ces derniers de vivres dans la dignité sans pour autant demander l’aumône. Pour les démunis, il met en place les bourses de sécurité familiale pour les soulager de certaines dépenses quotidiennes.
– La Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes (DER/FJ)
Le président Macky Sall crée la DER/FJ en la dotant d’un budget de 30 Milliards pour la définition et la mise en œuvre de stratégies de promotion de l’auto-emploi des jeunes et des femmes ; la mobilisation des ressources et le financement de projets de création d’entreprises et d’activités génératrices de revenus ; le renforcement des capacités techniques et managériales des bénéficiaires ainsi que l’encadrement et le suivi-évaluation des projets et activités financés.
– le Programme d`Urgence de Développement Communautaire(PUDC)
Le président Macky sall, soucieux du développement véritablement national et inclusif, crée le PUDC, qui devra permettre à tous les sénégalais, où qu’ils se trouvent, de bénéficier des ressources nationales pour de meilleures conditions de vie, en développant leurs propres potentialités locales et en accédant aux services sociaux de base. Doté pour la première phase d’un budget de 113 Milliards, le PUDC aura permis de construire et réhabiliter 3050 km kilomètres de pistes rurales ; de construire et réhabiliter 250 forages et châteaux d’eau, pour desservir 1016 villages ; d’électrifier 325 villages et de mettre à disposition 5000 équipements ruraux, notamment des décortiqueuses et des batteuses, pour l’allègement des travaux en milieu rural.
– Le mix énergique avec les panneaux photovoltaïques
Le président Macky sall lance l’ère du mix énergique qui vise à assurer la couverture des besoins du pays et l’accessibilité d’un plus grand nombre de foyers à l’électricité surtout en zone rurale, à faire baisser les coûts de production et d’achat du kilowattheure (kWh). En terme de résultats, la capacité électrique installée est passée d’environ 660 MW en 2010 à 1 000 MW à la mi-2017 (avec un objectif de 1 260 MW en 2019). Sévèrement déficitaire jusqu’en 2014, la SENELEC exporte désormais son excédent au Mali, et le coût de production est passé de 97 F CFA/kWh en 2012 à 44 F CFA/kWh en 2016. Mieux, l’augmentation de la production d’électricité et en particulier de celle d’origine photovoltaïque a permis au gouvernement d’honorer la promesse faite par Macky Sall dans ses vœux aux Sénégalais pour 2017 de baisser le prix de l’électricité de 10 % pour les usagers de la Senelec.

– Subventions des moteurs de pirogues
Le président Macky Sall et son gouvernement, ont octroyé aux pêcheurs pour l’année 2015, une subvention de 05 milliards de francs CFA, pour l’achat de 5000 moteurs hors-bords, pour équiper des pirogues de pêche. Pour couvrir la totalité des 20.000 pirogues dénombrées, l’Etat du Sénégal prévoit une subvention de 15 Milliards répartie comme suit : 10 Milliards de FCFA dans le budget de 2018 et 5 milliards dans celui de 2019.

Au vu de toutes ces réalisations qui prennent en compte l’aspiration des populations surtout les plus démunies, le président Macky Sall est parti pour remporter la présidentielle de 2019 forçant notre opposition à être nihiliste devant le bilan reluisant de celui-ci.








Mame Ousmane diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Et si nous soumettions tous les candidats à des critères de sélections objectives pour y voir plus clair ?

Et si nous soumettions tous les candidats à des critères de sélections objectifs pour y voir plus clair ?
A quelques mois de la présidentielle, tous les nombreux candidats à la candidature sont en plein dans la collecte de parrains pour faire partie du scrutin du 24 février 2019.



Cependant il serait bien à pareil moment que nous nous penchions sur les critères qui font qu’un candidat soit bon donc apte à présider aux destinées de notre cher pays. Cela évidement permettra aux populations de pouvoir approximativement avoir une idée sur les critères de choix du bon président pour pouvoir éliminer les candidats fantoches et se faire une idée exacte sur celui qui est apte à diriger ce pays.
Un bon candidat à la présidentielle est une personnalité charismatique capable de réunir autour de ses idées ou des positions de sa formation politique, des potentiels électeurs issus de toutes les franges de la population. Bien entendu cela suppose un certain talent dans le domaine de la communication au sens positif. En effet ce talent oratoire ne doit pas être utilisé pour maquiller ses tares, son manque de vision ou calomnier ses adversaires politiques. Celui ci doit aussi créer ce fameux lien entre un homme et la nation en se montrant tout en gardant de la hauteur, prés à donner de l’épaisseur à sa personnalité.
Un bon présidentiable doit maitriser ses dossiers, avoir de l’expérience dans plusieurs domaines et cela suppose avoir exercer des mandats électifs. Le candidat doit montrer qu’il mesure les conséquences de ses propositions et qu’il sera capable de les mettre en œuvre. Pour faire sérieux le bon candidat doit avoir un programme clair, un projet politique consistant, cohérent, sans contradiction qu’il doit bien vendre, mais de façon crédible, mais aussi il doit annoncer des mesures concrètes. Donc il est indispensable qu’il ait une vraie culture économique, une idée de la réalité concrète du terrain, du bon sens.
Un bon candidat doit être honnête c’est à dire avoir le courage de dire la vérité, cesser de faire des promesses intenables, en sachant en âme et conscience qu’elles sont irréalistes.
En réalité quand on n’est pas charismatique, honnête, compétent, crédible, ou un homme de raison , disposant d’une vision d’avenir du Sénégal et de sa place dans le monde, on se doit d’éviter soigneusement la présidence car en ces lieux, seuls ceux qui sont forts, courageux et pugnaces tiennent debout.
N’oublions pas que nous sommes au sud du Sahara dans une géopolitique très instable et en même temps futur pays pétrolier avec toutes les insécurités qui lui sont liées, alors choisir l’expérience la continuité dans la stabilité et la gestion dans la sécurité sont les enjeux du choix du premier des sénégalais en charge de notre destiné.
Maintenant, après avoir minutieusement soumis tous les candidats à la candidature à ces critères de sélection objectifs, difficile sera de trouver un prétexte ou motif pour ne pas donner un deuxième mandat au candidat Macky Sall.



Mame Ousmane Diop

Responsable APR

Et si le mensonge était une valeur sociale ?

Le mensonge est souvent mobilisé dans des situations où les individus sont en interaction. La pluralité des moyens d’expression, des moyens de communication avec notamment les médias, Internet, font que le mensonge ne peut pas seulement avoir un caractère verbal. Le mensonge peut prendre différentes formes. Mais ce qu’il faut comprendre également, est qu’il a un sens pour l’individu qui en fait usage autant qu’il peut amener celui ou celle qui en est victime à penser – s’il ou si elle est conscient (e) de cette pratique – qu’il ou qu’elle a été désabusé (e) et qu’une forme d’irrespect s’est manifestée à son égard.




Le mensonge et ses usages

Le mensonge est une information fausse ou manipulée, qui a pour objectif d’amener la personne qui écoute ou avec qui on interagit à orienter sa penser ou à émettre des jugements selon ses désirs. Le mensonge peut également être une vérité qui n’est pas exprimée dans le contexte approprié. Mentir est l’expression d’une inégalité réelle ou supposée parce que la personne qui ment, se situe consciemment ou inconsciemment dans la dynamique d’une relation asymétrique dans laquelle le protagoniste ou l’interlocuteur n’est pas douée d’une intelligence égale ou est carrément dans une position inférieure en termes d’analyse de la situation qui lui est relatée. La nature du mensonge qui le rend également singulier, est qu’il utilise la supposée ignorance de l’autre. Mentir ne peut avoir de valeur qu’à partir du moment où la conscience de l’individu le rassure sur le fait que l’autre n’a pas d’informations sur la situation, sur l’événement qu’il est en train de lui conter.

Si nous prenons l’exemple des candidats à une élection, mentir en faisant des promesses, a la particularité de s’appuyer sur une confiance acquise. L’individu qui ment à un groupe, à une foule, s’appuie sur une confiance que lui accordent les gens. Même s’il a conscience qu’il ne peut rien faire, ou qu’il ne peut rien changer, il donne à son mensonge une valeur alimentée par une confiance acquise. Mais on peut continuer à analyser ou à réfléchir sur le mensonge en portant par exemple un avis sur un autre type de mensonge : le mensonge comportemental. Mais comment est-il construit ?

Continuons l’analyse avec l’exemple des élections. Mais cette fois-ci on serait tenté de dire que c’est la société qui est à l’origine de ce type de mensonge comportemental. Les gens qui veulent gagner le cœur des électeurs, même s’ils savent en leur for intérieur qu’ils ne sont pas honnêtes, vont quand même jouer la carte de la sincérité, de la vérité, de l’amour du peuple, de la solidarité, de la proximité. Mais l’identification à ces valeurs est une demande du peuple. Cette contrainte des valeurs qui s’applique à ces potentiels élus, est le point de départ du mensonge comportemental. Elle en est même la principale cause. La société devient victime de ce qu’elle produit. Cette théâtralisation des bons comportements, des valeurs nobles que mènent les candidats à une élection est dangereuse car elle insulte l’intelligence des citoyens et entraîner la déception.

Dans tous les cas, on assiste à une instrumentalisation du mensonge car les individus en le pratiquant, veulent atteindre des objectifs. Mais peut-il y exister un mensonge bienveillant ou un mensonge qui finit par produire quelque chose de positif ?

L’individu une fois élu peut changer son discours et faire comprendre qu’il y a des circonstances sociales, politiques, économiques qui ont favorisé le non-respect des promesses tenues lors de sa campagne électorale. Mais le mensonge persiste, la promesse tenue ayant pris naissance dans un mensonge. Mais peut-on avouer son mensonge à une foule qui nous a fait confiance jusqu’à voter pour nous ? Pour certains politiques, effacer le mensonge va consister à opter pour un agir véridique c’est-à-dire à mettre en place des moyens alternatifs de prise en considération des besoins des populations.

Que dire par exemple d’un homme, qui engagé dans le processus de choix d’une conjointe va faire usage du mensonge afin de projeter une image positive de lui envers la potentielle belle-famille. Ces pratiques peuvent peut-être tourner à son avantage si la potentielle conjointe se représente cette action, cette situation en pensant que la raison de son mensonge est due à l’amour. Voici une phrase qui est souvent servie « je t’ai menti parce que je ne veux pas te perdre ». Mais est-il rassurant, sûr, de laisser un mensonge fonder une relation, constituer le point de départ d’un couple ? Si le mensonge est le premier invité à entrer dans la maison du couple, il y a de fortes chances qu’il y fasse sa demeure pour toujours. Vu sous cet angle, le mensonge ne peut être valorisé jusqu’à être le moyen et la finalité sinon à un moment donné il va tuer la relation de confiance.

Dans certaines situations sociales, la nature des relations entre gouvernant et gouverné, entre mari et femme, entre amis, entre parents et enfants, montre que le mensonge ne peut pas être une valeur. Il n’a même pas à être une stratégie ou l’expression d’une pitié ou d’une compassion parce que soit disant on ne voudrait pas faire mal à un ami, à un mari, à une femme, à un enfant. La vérité est la meilleure des valeurs. Mais pour l’exprimer, l’individu est socialisé d’une certaine manière, a acquis une certaine expérience qui lui permet de savoir à quel moment, il peut la dire pour qu’elle ne soit pas contre-productive. La nature des situations impose l’adoption d’un comportement particulier et une forme de solennité ainsi qu’une forme de langage qui puisse amener l’interlocuteur à comprendre et à s’approprier cette vérité pour agir en conséquence.

Le mensonge : expression d’une contrainte sociale ?

La construction sociale du mensonge est problématique car les individus qui composent la société au sein de laquelle il prend naissance, l’utilisent et le rendent légitime afin de se protéger les uns contre les autres. On assiste alors à un mensonge protecteur car les individus manipulent l’information qu’ils détiennent pour que les autres ne sachent rien de leurs projets. Le mensonge devient ainsi un instrument de la réussite à travers sa façon de contrecarrer les pratiques destructrices des autres à travers l’expression d’une jalousie envieuse.

Cette façon de pratiquer le mensonge nous pousse finalement à nous demander si la vérité est bonne à exprimer et à valoriser dans la vie sociale ?

Il y aurait en effet des mensonges prescrits et des mensonges proscrits selon le contexte qui les fait émerger dans les relations sociales et les interactions. Mais comment arrive-t-on à mentir sciemment alors que d’un autre côté nous avons incorporé des manières de faire grâce à une socialisation religieuse ou familiale. Il n’est pas rare, en effet, de surprendre sur les plateaux de télévision des personnes s’en prendre à leurs semblables qui font usage du mensonge. On pourrait penser que nous détestons ce qui nous aide pourtant à nous débarrasser des mauvaises langues, de la jalousie. Il y a un usage instrumental du mensonge qui est valorisé car il permet aux individus de se protéger contre leurs semblables qui sont capables de freiner leur élan de réussite.

Mentir peut également être l’expression d’un mal-être qu’on désire éviter quand on est sous le feu des critiques difficiles à supporter. Il peut naître d’une introspection qui a pour conséquence de se dédoubler dans la conscience de l’interlocuteur pour penser à sa place le jugement négatif qu’il porterait sur nos actes. Cette entreprise procède finalement d’une contrainte subie puisqu’en ayant conscience que l’acte posé n’est pas conforme aux valeurs et normes sociales, l’individu l’anticipe en livrant une version tronquée pour ne pas être vu comme un déviant. C’est peut-être cette contrainte sociale que subit l’individu – qu’il en prenne conscience ou non – qui peut permettre également de comprendre la manière dont le mensonge se construit socialement.




Les usages sociaux du mensonge montrent finalement que ce n’est pas l’expression d’une liberté qui pousse les individus à s’y exercer. Des intérêts personnels, une protection contre des pratiques, une crainte de sanctions, de critiques, sont quelques raisons qui peuvent nous éclairer sur cette pratique. Il va sans dire que son usage semble avoir pour objectif de maintenir une cohésion au sein de la société. Mais l’ampleur de cet usage ne révèle-t-il pas également une incapacité des individus à faire usage et à mobiliser la vérité quand il le faut autrement dit l’individu en action possède-t-il les capacités cognitives pour exprimer à un moment bien déterminé la vérité en fonction de la lecture des situations, des contextes, des attitudes de ses interlocuteurs ?

Suicide culturel, socio-économique… Et si nos musiciens n’étaient pas des patriotes !

Ces derniers temps c’est la mode ou la concurrence des concerts dans les salles (mythiques). Jusqu’à présent il ny a rien de mal, la concurrence est très positive dans la culture, elle permet de progresser, elle bouste la créativité donc le développement culturel.
Cependant, là où le bas blesse, c’est que tous ces concerts se déroulent en Europe.
Faire des concert en Europe c’est enrichir les Européens leur économie et leurs industrie culturelle.
En effet, Remplir bercy avec des milliers de personnes de la diaspora c’est generer des retombees économiques de millions d’euro dans les capitales européennes en location de salle de spectacles en frais d’hôtels, en restauration, et en depences connexes ( shopping, transport…). Bref ce qui équivaut à une plus-value pour l’économie européenne.




Pourquoi ces grands artistes qui rivalisent s’organisent pas ces concerts ici au Sénégal pour faire profiter de toutes cette manne financière à l’économie senegalaise?
Si you, Wally, et pape DIOUF, organiseraient ces grands rendez vous au Sénégal, le pays profiteraient de tous ces millions au lieu des capitales européennes. L’industrie culturelle, la restauration, les hôtels, … s’en porteraient mieux. On aurait même un véritable sursaut économique.
C’est un véritable suicide culturel auquel on assiste sans rien dire.
Nous devons dénoncer avec la dernière énergie cette pratique de colonisé complexé qui ne peut s’empêcher de construire le château du maître.
C’est triste et même amusant de les voir rivaliser sur l’autodestruction de la culture et de l’economie senegalaise.
Les occidentaux doivent être mort de rire; eux qui font tout pour que leur artistes produisent chez eux pour les retombés financières, voir des africains revaliser pour les enrichir c’est une véritable aubaine.
Pire encore nos propres gouvernants contribue au massacre en les subventionnant avec l’argent du contribuable au lieu de dynamiser l’économie.

C’est un véritable suicide économique.




J’entend déjà les plus sceptiques qui disent: Oui mais il n’y a pas de salles mythiques au pays!!!
Justement, il n’y a pas de salle mythique il n’y a que des moments mythiques des groupes mytiques des prestations mythiques qui rendent les salles mythiques.

Alors nos musiciens n’ont qu’à rivaliser pour rendre nos salles mythiques nos festivals mythiques..

Arretons le suicide culturel et socio-economique.

Mamadou Ndiaye

Présidentielle 2019: Et si c’était Ousmane Sonko ?

Bruits de bottes. Bruits de sabots. Le Sénégal, lilliputien de par sa taille et grand de par ses Hommes, bruit de mille rumeurs à l’approche des joutes électorales de 2019. La psychose gagne du terrain et le pauvre citoyen ne sait plus où donner de la tête. Assommé et traqué tel un rat en perte de repère, il devient la proie des politiciens rompus à la tâche. Attirés par ce bétail politique, ces derniers lui font miroiter diverses promesses et une fois confortablement élus, se moquent de lui. Ainsi se meut la drôle façon de faire de la politique sous nos cieux. Dans ce décor ambiant et carnavalesque, il est des fois des Hommes qui font chavirer les cœurs et susciter l’once d’espoir dont rêve le peuple aigri, oublié, assoiffé et affamé. De nos jours, l’on ne peut passer une journée sous le cagnard du Sénégal sans parler de cet homme. Les médias ahanent à longueur de journée sur cette bête politique. L’on parle de son pedigree et de son parcours d’enfant de la République. En effet, Ousmane Sonko, puisque c’est de lui qu’il s’agit, déchaîne les commentaires et les passions. Il est devenu l’enfant terrible de la politique sénégalaise. Et le peuple, féru de politique, en redemande encore. L’on parle de ses sorties fracassantes et singulières. De sa verve. De son verbe haut. En fait, il est un bon rhéteur doublé d’un bon inspecteur des impôts ayant blanchi sous le harnais. A l’écouter parler, il nous rappelle un certain Idrissa Seck. Ce bon politicien pédagogue. Mais Sonko est moins politicien que le reste de la classe politique. Il se profile dans l’action mais n’y est pas encore. Quoi que l’on dise, il clive et désarçonne et il est très rompu au débat d’idées. La preuve : il écrit, publie et appelle ses adversaires à débattre. Le pouvoir actuel, dès l’entame de tout propos émanant de lui, vacille et attrape la migraine mais n’hésite pas à faire feu sur sa personne. Aucun membre du gouvernement actuel n’ose débattre avec lui. Ses paroles ne sont pas inscrites dans le vent mais son parti Pastef les Patriotes illustre bien le parcours et les défis qu’il se lance. Aller plus vite que la mitraille tout en transformant la société en profondeur. A l’image d’un Macron sénégalais en puissance. C’est ce que dit un bon nombre d’observateurs du landerneau politique de Ndoumbélane. Il divise et grignote quelques parts des différentes tendances de la scène politique. Il a comme crédo : l’homosenegalensis au cœur de l’Etat. En effet bâtir le Sénégal, c’est passer par l’esprit de la conquête du pouvoir.
Un Sénégal nouveau



Un Sénégal nouveau, est-ce un titre fort de café ? Non. L’on sait et inutile de nous le cacher, le pays de Senghor, de Cheikh Anta Diop, d’Abdoul Aziz Sy Dabakh, de Serigne Touba(…) n’est plus l’ombre que de lui-même. Déliquescence à tous les étages puisque la fondation tangue et risque de tomber en ruines. La confiance qu’avait le citoyen lambda a foutu le camp depuis belle lurette et le mal est profond. En effet, le candidat Sonko, qui n’a pas encore déclaré sa candidature veut prendre ce problème épineux à bras-le-corps et renverser la tendance. Il veut redonner confiance aux citoyens pour qu’ils reprennent goût à la real-politik. Les vraies affaires de la Cité. Nous sommes tous homopoliticus et gare à celle ou à celui qui vous dit qu’elle ou il ne l’est pas, ses oreilles siffleront. Rire sous cape. Il existe au Sénégal ce mal criard, le chômage de masse. Une jeunesse dépenaillée d’idées novatrices ne sachant plus à quel saint se vouer. Un changement radical doit s’imposer de par des solutions idoines. Avoir cette volonté de transformer tout en profondeur et non le repli sur soi-même parce que ce serait un échec voire la disparition de l’espèce sénégalaise. Et cela cette dernière ne le veut pas ! Le peuple a un destin commun. Qui est celui d’avancer et de nous développer, per fas et nefas ! Ce que propose Sonko, c’est de bâtir avec nous un Sénégal fort et de droit, qui vit, respire et innove. Impossible n’est pas sénégalais ! Rattraper le temps perdu depuis le soleil des indépendances. En effet, un des chevaux de bataille du futur candidat est la restauration de la justice, pierre angulaire de toute société qui se respecte. La justice et rien que la justice. En effet, une société dépourvue de justice c’en est une, malade, en dérive telle une nef de fous. Pour réussir, Sonko devra signer un contrat de droits et de devoirs voire de responsabilités avec le citoyen. Ce dernier doit être au cœur de tout développement. Revoir les prérogatives de l’Etat tout en le renforçant par des actes concrets. Sans oublier la modernisation de la fonction publique et de notre économie souffrante et vouée aux gémonies. En effet, le Sénégal ne nous appartient plus. En ce sens, il faudra conjuguer le nationalisme économique au présent sénégalais mais tout en arborant une posture diplomatique impeccable vis-à-vis de nos partenaires économiques et pays amis même si un pays n’a pas d’amis mais que des intérêts. Et cela dépendra du choix porté sur les Hommes devant nous gouverner.
Un nouveau souffle démocratique
Insuffler un nouveau souffle à la démocratie devrait passer par l’Education qui est dans un état comateux. Au Sénégal, il est cette métaphore ; les élèves font semblant d’aller à l’école, les enseignants font semblant d’enseigner et l’Etat fait semblant de payer les salaires. Tout n’est qu’essai voire une tentative de saboter l’éducation. Des stades poussent comme des champignons sous le soleil de midi. Et en place, le peuple assiste les bras ballants au monde du spectacle et du rire. Comme le disait l’autre, « Quand on est dans la merde, il ne reste qu’à pousser la chanson ».Drôle de pays tout de même ! Redresser le Sénégal, c’est le slogan dans l’air du temps et pourvu que nous puissions aider Ousmane Sonko à relever ce défi ô combien titanesque. La mission déjà dantesque sera pavée de mauvaises intentions de la part de ses détracteurs et de ses contempteurs Et face à ces différents politiciens, maux de notre mal être, il nous plait de prendre le moindre mal et c’est la Sonk que nous avons choisie ! En effet, l’assertion du leader de Pastef les Patriotes vient conforter notre soutien, « Le Sénégal n’a pas besoin de messie ni de héros mais d’une masse critique de citoyens conscients des enjeux de l’heure ». La messe est dite. Seul le Sénégal importe ! Et l’histoire dira ; il était une fois Sonko, l’homme qui voulait déglinguer tout le système et refonder le Sénégal. Et il aura réussi grâce aux patriotes de tous bords confondus. Pour connaître Ousmane Sonko et son parti, il faudra zyeuter sur leur programme sous peu. Que Dieu nous prête longue pour voir un jour un Sénégal assaini de toutes ses souillures et prospère de par ses filles et ses fils, amen !




POUYE Ibra

Et si l’homo-senegalensis refusait le progrès

Depuis quelques temps le débat politique s’anime et s’envenime de plus en plus sur notre modèle économique dans un climat de suspicion et de dénégation. En tant que profane, voici quelques lignes de contribution dans ce concert de critiques constructives.
Convoquant Kuznets, M.Kassé précisait déjà que « la notion de développement économique qui se distingue de la croissance économique (élévation du revenu par tête et du produit intérieur brut) combine trois éléments : une croissance économique auto-entretenue, des changements structurels de la production et le progrès technologique » dans le but dans nos pays en voie de développement : d’augmenter le bien-être au bénéfice du plus grand nombre des masses démunies.
Quelques éléments de contexte
D’une ère de stabilité avec ses démons (vivre en vase clos , racisme ,xénophobie , repli identitaire ,pensée unique , totalitarisme ,dictature ) nous sommes tombés sans nous y préparer dans le sphère de la mobilité avec ses exigences et ses tares (tares= pauvreté ,dégradation des termes de l’échange ,désagrégation des secteurs sociaux de base , inégalités sociales, iniquités économiques / exigences = développement de l’économie de la connaissance avec des suppliques essentielles : accroissement des domaines de savoirs, éclatement des lieux de savoirs ,mutations des connaissances , performances ).Cinq sommations se posent à chacun de nos pays aux économies branlantes et instables :



1- Etre endurant et jouer notre rôle dans la symphonie de la géopolitique sous régionale voire mondiale ;
2- Etre performant pour participer dignement au banquet économique où se jouera l’avenir du monde ;
3-Etre rentable pour améliorer le bien-être de nos concitoyens et le vécu de nos nationaux ;
être efficace face à l’accroissement du degré d’intégration des marchés financiers dans le monde ;
mais surtout être compétitif pour s’arrimer au grand rendez-vous du donner et du recevoir.
Pour répondre favorablement à ces préoccupations, je suis totalement en phase avec mes amis et frères Dia et Cissé il faut un « processus économique » endogènes et exogènes .Mais malheureusement tout presse « pour les Etats ndaré » : s’adapter dans ce monde de vitesse en perpétuelles mutations, résister à la concurrence déloyale avec les pays industrialisés, se protéger contre le cycle d’obsolescence de nos connaissances et de nos modèles économiques, conserver et vulgariser nos valeurs et nos modèles structurants, maitriser nos services sociaux de base (agriculture ,eau , énergies etc. ) . Faudrait-il « accélérer la cadence »aveuglément. Je pense « que non » comme vous le suggérez. De mon avis, on ne peut plus nous figer dans un « attentisme béat », mais aussi la démarche dans cette course effrénée « vers le développement durable et l’émergence » devrait être intelligente.
Mais chers amis convenez avec moi que le développement est un long et difficile processus, il faut que nous y allions avec méthode et organisation. En conséquence, il nous faut une stratégie économique équilibrée et phasée.
C’est pour cette raison que loin des positions partisanes politiquement et des statures professionnelles colorées, je vous invite à faire une analyse lucide du choix économique sénégalais .Nous ne sommes pas dans le secret des Dieux encore moins des spécialiste en matière de sciences économiques, mais au constat et aux faits des pesanteurs économiques du pays nous pouvons apprécier quelques pratiques et juger de leurs opportunités, de leurs pertinences voire de leur efficacité.
Rappelons-nous d’abord les contours de notre référentiel économique : le PSE
Le PSE appelle à poursuivre le rééquilibrage des finances publiques, à limiter la consommation de l’État et à relever l’épargne publique afin de dégager une marge budgétaire pour augmenter l’investissement public dans le capital humain et l’infrastructure publique. Donc le choix du trans-idéologique Macky Sall repose sur une transformation structurelle de l’économie et non conjoncturelle. C’est ce qui motiverait les réformes structurelles en cours pour attirer l’IDE et accroître l’investissement privé. Il s’articule selon trois axes :
1) une croissance plus forte et durable, de l’ordre de 7 % à 8 %, fondée sur une mutation structurelle portée par l’investissement direct étranger (IDE) et les exportations;
2) le développement humain et protection sociale en s’inscrivant dans l’amélioration significative des conditions de vie des populations, une lutte plus soutenue contre les inégalités sociales
3) le renforcement de la gouvernance, de la paix et de la sécurité afin de créer les meilleures conditions d’une paix sociale et de favoriser le plein épanouissement des potentialités.
Il faut comprendre, ici, que ce référentiel de la politique économique et sociale vise le moyen et le long terme.
Faisons un peu l’histoire de nos modèles économiques en « 58 ans » de souveraineté ?
Ne nous fondons pas sur « la théorie des régimes comparatifs » des différents « hommes politiques » qui se sont succédé à la tête de notre pays de Léopold Sédar Senghor à Macky Sall. Partons du primat de Moubarak Lo « Le développement national doit se construire dans le contexte de l’économie internationale », on pourrait comprendre aisément les stratégies économiques du Sénégal au fil du temps. En effet, le choix d’un modèle économique dépend toujours d’un contexte particulier. C’est pour cette raison que notre réflexion s’appuiera sur une démarche basée « sur la théorie des avantages comparatifs » :
De 1960 à 2000 (40 ans) : naissance d’un Etat indépendant, crise politique de 62, crise sociale de 68, sécheresse des années 70, restrictions budgétaires des années 80 et 90. Du fait, de la faible capacité d’épargne de nos Etats, de la faiblesse de la productivité, du manque de capital, les stratégies économiques se sont plus focalisées sur « la théorie de la gouvernance » et « la Théorie du cercle vicieux de la pauvreté ». En raison de la faiblesse de la demande interne liée aux faibles revenus, le Sénégal était dans l’incapacité de lancer des projets d’investissement rentables et capables de déclencher le processus de développement. L’Etat providence de Senghor qui privilégiait le « social » exerçait simplement ses fonctions régaliennes et universelles avec une économie dirigée (Etat à tout faire avec une prise en charge de taches complexes pour consolider l’Etat / Nation).
Conséquences : excès de régulation, augmentation des subventions, désengagement de l’Etat, privatisation des sociétés nationales, restrictions budgétaires (départ volontaire, plan Sakho-Loum, accroissement du taux de chômage, augmentation de la pauvreté).
Conclusion : Une économie exclusivement fondée sur le financement du fonctionnement de l’Etat (endettement pour subventionner les hydrocarbures, pour payer les salaires et la dette intérieure etc. . )
De 2000 à 2012 ( 12 ans) : d’une économie dirigée on passe vers une économie de marché avec « le grand et courageux Manitou » A.Wade : création de champions économiques ,renégociation des contrats nationaux avec les filières étrangères , renégociations de nos relations avec la FMI et LA BM – création de l’ISPE- ,ouverture du marché au secteur privé national , fracture du monopole de la France ,diversification des sources d’investissements ,entame de gros projets d’investissements publics etc .Malheureusement la crise pétrolière et économique des années 2000 va atténuer cette belle volonté. « les fins justifiant les moyens » changement de paradigme, pour contenir la demande sociale. Les autorités publiques vont plus se focaliser sur « la recherche de rente » et ses avatars : clientélisme, népotisme, corruption, gaspillage de ressources .Autant de facteurs de violence politique symbolique pour s’approprier des rentes qui vont précipiter « le grand Mohican » vers la défaite.
Conséquences : retour des subventions, désagrégation du cadre micro-économique, paupérisation du monde rural au profit des grandes infrastructures, retour des politiques de soutiens et d’appuis aux populations vulnérables, crises institutionnelles et politiques, accentuation de la spéculation et de la boulimie foncière, pénurie des denrées de première nécessité ; émeute de l’électricité, assassinat du mérite au profit du militantisme politique des « hommes du pouvoir » et des « hommes au pouvoir », dénuement moral de certaines franges de la population, une école démythifiée et démystifiée etc.
Conclusion : Une économie basée certes sur le marché avec une forte dose de social due à la hausse du baril de pétrole (endettement pour supporter les effets de la crise : subvention de l’électricité, atténuation de la flambée des denrées de première nécessité, paiement des salaires, paiement de la dette etc.)
De 2012 à 2018 (06 ans) : Avec Macky (à mon avis le plus grand héritier de Wade malgré leurs divergences) on a l’impression d’avoir une synthèse des deux modèles économiques précédentes : « une économie mixte » voire même pour reprendre le modèle de Lewis « une économie duale » assez timide. Il accède au pouvoir avec une certaine Baraka, un peu de tergiversation (embourbé dans une chasse aux sorcières dont il pouvait se passer – ses partisans me diront que c’était une demande sociale-) puis reprend en 2014, grâce à son PSE, ses marques dans les starting blocks de la piste économique. Il privilégie la transformation infrastructurelle de l’économie dans le but de tirer le taux de croissance de 1,5% à 8% et agir sur les secteurs sociaux de base.
Conséquence : son modèle semble s’appuyer sur une « économie équilibrée et phasée ».Oui un équilibre de croissance autoentretenue (Rodan et Nurkse) grâce a beaucoup d’investissement publics au départ sous tendus par une interdépendance entre l’offre et la demande aussi bien au niveau global qu’au niveau de chaque secteur (c’est pourquoi les secteurs qui tiraient le maximum du budget crient leurs ras-le-bol et se sentent oubliés dans la redistribution des fruits de la croissance ).Effectivement une économie phasée pour maintenir à long terme cette dynamique autoentretenue de la croissance (Rostow) avec essentiellement trois phases : transition ,décollage économique , consommation intensive. Or pour arriver à ce décollage, il faut une forte augmentation du taux d’investissement. Si telle est l’orientation de notre structure économique, acceptons chers amis Dia et Cissé (par patriotisme et par honnêteté intellectuelle) que « le petit Manitou Macky » est un grand visionnaire. Pourquoi ?
Chers amis, loin de moi de vous faire un cours d’économie, je n’en ai d’ailleurs point les compétences.je vous rappelle cependant que deux types d’investissements s’opèrent dans tout choix économique : l’investissement productif : c’est un investissement à court terme sur les secteurs sociaux de base (agriculture, pêche, élevage, artisanat, commerce) et sur l’énergie (tous les processus de transformation ont besoin d’énergie) pour satisfaire nos besoins primaires tels que : la graille et la bouffe ;
Exemple : mixte énergétique , Keur Momar Sarr 3, Bourse sociale , maintien des prix des denrées première nécessité , baisse du prix des hydrocarbures , PUDC, domaines agricoles ,autosuffisance en riz ,subvention des moteurs de pêche et des intrants agricoles, CMU ,financement des femmes ;l’entreprenariat rapide, PROMOVILLE, construction de classes ,augmentation des salaires, PUMA , assistance aux populations victimes de catastrophes naturelles , construction de forages ,dotation en ambulances médicalisées des postes de santé , renouvellement du parc automobile etc.
l’investissement non productif qui agit sur la croissance potentielle à long terme : infrastructures routières, infrastructures sportives, Infrastructures aéroportuaires, infrastructures portuaires etc. Malheureusement nous sommes toujours nostalgiques du « rire banania » avec son slogan impérialiste « ventre plein nègre content ».Quelques soient l’urgence et la nécessité de ces infrastructures l’homo-sénégalensis surtout l’homo-intellectualis sénégalais réfute toujours leur utilité pensant que « les infrastructures ne se mangent pas ».
Donc par rapport aux faits ; il y’a un assez bon équilibrage entre l’investissement productif et celui non productif .Mais au constat, il semblerait, si on interroge bien les taux d’investissements dans la mise en œuvre du PSE, que l’investissement non productif est plus conséquent.
Conséquence : trop forte « tertiarisation » de l’économie sénégalaise qui a plombée la productivité en 2014, stabilité des secteurs primaires et secondaire vers 2015, prise en compte du secteur quaternaire vers 2015 , le taux de croissance passé de 6,5 % en 2015 pour passer le cap des 7 % à partir de 2018 ,la hausse de la production agricole en 2018 etc.



Effectivement, le Président Macky dans son PSE veut transmuter notre économie avec une croissance exclusivement tirée par les investissements publics .Et cela a un impact négatif réel sur le vécu des sénégalais et sur leur accès aux revenus pécuniaires parce que pendant douze ans « grand-père » nous a enseigné qu’une seule chanson « Khaliis da gnou koy lidjeunty Ken dou ko liggey ».Là chers amis je suis encore en phase avec vous car l’investissement public ne peut pas être inclusif étant donné que les projets à haute valeurs technologiques ( TER ,BER ,ILLA TOUBA ,ARENE NATIONALE , Dakar ARENA ,Pont de Foundiougne etc.) ne peuvent être exécutés que par des entreprises étrangères au détriment de nos entreprises locales .Cette extraversion de notre économie est à l’origine de ce cri de cœur en guise d’alerte « deuk bi daffa Macky » parce que de l’avis de certains économistes « ces projets sont incompatibles avec le profil de notre économie ».
C’est là l’importance d’une stratégie économique « par les étapes de croissance ».C’est un choix risqué et courageux du Président de la République parce qu’à la place du schéma « néo libéral », il a opté pour une stratégie mixte basée, pour une première étape , sur la théorie keynésienne « la politique des grands travaux de l’Etat».En effet, dans nos pays en voie d’émergence l’Etat est une entité incontournable, il est d’ailleurs notre premier investisseur pour satisfaire les besoins primaires à l’échelle maslowienne des masses vulnérables surtout en milieu rural. C’est pour cette raison que j’adhère à ce choix, c’est la seule voie pour booster l’économie. Cependant, cette solution ne peut qu’être conjoncturelle car à un moment donné il faudra changer de paradigme c’est-à-dire remplacer l’investissement publique par l’investissement privé pour une croissance plus inclusive (se référer au PSE).
Dans nos pays qui manquent de tout et de rien ces infrastructures sont indispensables si nous sommes soucieux du devenir de nos progénitures. Ce sont des piliers fondamentaux pour un décollage vers le ciel de l’émergence Chers amis apprécions alors positivement ces projets et ne refusons pas le progrès. Dakar ARENA, n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour tous les sports de salle.
Venons-en maintenant aux secteurs économiques
Fondamentalement M. Dia, nous distinguons quatre secteurs économiques au lieu des trois secteurs classiques de Colin Clark que vous insinuez.
Le secteur primaire moteur d’emplois et d’inclusion sociale constitué de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage et de l’hydraulique rurale etc. .
Réalisations : maintien du pouvoir d’achat des sénégalais , subvention des intrants agricoles, semences certifiées, DAC, revalorisation du ranch de Dolly, construction de quais de pêche, subvention des moteurs de pêche, subvention des aliments de bétail, création de l’ASEPEX, augmentation des surfaces emblavées, KMS 3 pour une solution structurelle de l’eau à dakar ,construction de forages avec le PUDC ,allégement des travaux pour les femmes en milieu rural etc.
Le secteur secondaire grue de l’exploitation des ressources minières et énergétique qui comprend les mines ; l’industrie, l’artisanat et l’énergie
Réalisations : mixte énergétique, surproduction d’électricité, mise en place de 3FPT, découverte de pétrole, valeur ajoutée du Zircon, adhésion à l’ITIE, COS-PETROGAZ, zone industrielle de Diamenadio, recapitalisation de certaines industrie (Transrail, NSTS ; SONACOS, Air Sénégal Int),
Le secteur tertiaire un pilier de la croissance économique qui regroupe les sous-secteurs du commerce, des télécommunications, des transports (routiers, maritimes et ferroviaires), le tourisme, TER, zone des hydrocarbures de Foundiougne
Réalisations : pont de l’émergence, prolongement de la VDN, BTR, ,Arène nationale ,réfection de 11 stades ,CICAD , les infrastructures routiéres,la construction de quais de pêche (Yoff , Sendou ,Potou , Bargny , Soumbédioune), les infrastructures portuaire ( Kaolack, Foundiougne ,Ziguinchor .Yenne),les projets du PUDC( en forage ,en pistes et routes ,en électrification rurale , en autonomisation des femmes avec l’octroi de machine à moudre) etc.
Le secteur quaternaire cadre d’amélioration des conditions de vie et de lutte contre les injustices sociales qui polarise le développement social ; la culture, la jeunesse et le sport ; l’éducation-formation et la santé, renouveau urbains, étude et recherche etc.
Réalisations : Bourses familiales, CMU, DER , construction d’édifices d’accueil dans les cités religieuses ,ASP , subventions du transport intra-urbains dans les régions ,PUMA , Arène nationale , construction de structures universitaires ,réhabilitation de l’université de Thiès et de Ziguinchor ,achèvement des chantiers de Thiès etc .
Enfin que devons-nous retenir ?
Chers amis après trois à quatre ans de « PSE », on est en train de vivre une sorte de crise schumpétérienne. De loin, on a l’impression que l’économie sénégalaise est dominée par « le tertiaire » parce que la stratégie économique ne s’arrime pas aux contours des étapes de développement classiques. Cependant acceptons aussi que nous avons besoin d’un secteur tertiaire fort pour être compétitif et attirer le maximum d’investissements privés, nous ne vivons plus en vase clos. Retenons ces deux primats :
C’est vrai, l’investissement public dans les grands projets sont à l’origine de la « récession » que nous vivons et, ça à des effets pénibles sur le bien-être des sénégalais :
la pression fiscale est à 20%.elle est trop forte sur les entreprises alors que .les critères de l’UEMOA sont à 18% ;
Hausse du taux d’endettement (61%) car l’Etat a besoin d’argent pour faire face aux grands projets ; l’impact des grands projets sur la vie des sénégalais qui n’ont pas encore cette culture de l’intérêt général .Nous tous nous nous arcboutons sur nos intérêts particuliers ;
Prédominance du capital financier des sociétés étrangères au détriment du secteur privé national ;
Acceptons, cependant que c’est « un mal nécessaire » pour rivaliser avec les autres Nations et « tirer notre épingle du jeu. D’ailleurs la stratégie commence a porté ses fruits au regard de cette appréciation de la FMI: « Le pays a progressé dans l’exécution des projets d’infrastructures, mais il doit à présent accélérer la mise en œuvre des réformes pour améliorer le climat des affaires et attirer des investissements privés ». Le principal enjeu macroéconomique du Sénégal à court terme sera donc de créer un environnement financier assez captif, nécessaire « d’une part à l’investissement en infrastructures pour faciliter le développement du secteur privé et, d’autre part, aux dépenses sociales, sans compromettre la viabilité de la dette.
L’investissement public aussi est un bon catalyseur pour « décoller ».Grâce à lui ; le Sénégal est devenu l’une des économies les plus performantes d’Afrique subsaharienne actuellement. Ce dynamisme est porté par ces grands projets du Plan « Sénégal émergent » (PSE) et une économie diversifiée. Ce qui a abouti aux résultats suivants :
la croissance se situe au-dessus de 6 % l’an depuis 3 ans,l’activité économique a enregistré une augmentation de 9,5%
Au niveau macroéconomique, les indicateurs sont plutôt au vert.
Le déficit de la balance commerciale a été ramené à -3,7 % du PIB en 2017,
l’inflation augmente mais reste faible (2 %),
le déficit de la balance commerciale a été ramené à -12,2 % du PIB
Le secteur de l’agriculture a progressé de 10 % en 2017 avec la poursuite du (PRACAS)
Les progrès dans le domaine de l’énergie électrique sont impressionnants de 660 MW en 2010 à 1200 MW en 2017
In fine, nous pouvons déduire que le modèle économique du Sénégal n’en déplaît à l’élite « politicards », s’adosse bien sur une vision claire et bien phasée. Le Président est sur la bonne voie. Osons tous rêver avec lui pour le décollage du pays.
Contribution de Ameth Georges Devis DioufET SI L’HOMO-SENEGALENSIS REFUSAIT LE PROGRES
Depuis quelques temps le débat politique s’anime et s’envenime de plus en plus sur notre modèle économique dans un climat de suspicion et de dénégation. En tant que profane, voici quelques lignes de contribution dans ce concert de critiques constructives.
Convoquant Kuznets, M.Kassé précisait déjà que « la notion de développement économique qui se distingue de la croissance économique (élévation du revenu par tête et du produit intérieur brut) combine trois éléments : une croissance économique auto-entretenue, des changements structurels de la production et le progrès technologique » dans le but dans nos pays en voie de développement : d’augmenter le bien-être au bénéfice du plus grand nombre des masses démunies.
Quelques éléments de contexte
D’une ère de stabilité avec ses démons (vivre en vase clos , racisme ,xénophobie , repli identitaire ,pensée unique , totalitarisme ,dictature ) nous sommes tombés sans nous y préparer dans le sphère de la mobilité avec ses exigences et ses tares (tares= pauvreté ,dégradation des termes de l’échange ,désagrégation des secteurs sociaux de base , inégalités sociales, iniquités économiques / exigences = développement de l’économie de la connaissance avec des suppliques essentielles : accroissement des domaines de savoirs, éclatement des lieux de savoirs ,mutations des connaissances , performances ).Cinq sommations se posent à chacun de nos pays aux économies branlantes et instables :
1- Etre endurant et jouer notre rôle dans la symphonie de la géopolitique sous régionale voire mondiale ;
2- Etre performant pour participer dignement au banquet économique où se jouera l’avenir du monde ;
3-Etre rentable pour améliorer le bien-être de nos concitoyens et le vécu de nos nationaux ;
être efficace face à l’accroissement du degré d’intégration des marchés financiers dans le monde ;
mais surtout être compétitif pour s’arrimer au grand rendez-vous du donner et du recevoir.
Pour répondre favorablement à ces préoccupations, je suis totalement en phase avec mes amis et frères Dia et Cissé il faut un « processus économique » endogènes et exogènes .Mais malheureusement tout presse « pour les Etats ndaré » : s’adapter dans ce monde de vitesse en perpétuelles mutations, résister à la concurrence déloyale avec les pays industrialisés, se protéger contre le cycle d’obsolescence de nos connaissances et de nos modèles économiques, conserver et vulgariser nos valeurs et nos modèles structurants, maitriser nos services sociaux de base (agriculture ,eau , énergies etc. ) . Faudrait-il « accélérer la cadence »aveuglément. Je pense « que non » comme vous le suggérez. De mon avis, on ne peut plus nous figer dans un « attentisme béat », mais aussi la démarche dans cette course effrénée « vers le développement durable et l’émergence » devrait être intelligente.
Mais chers amis convenez avec moi que le développement est un long et difficile processus, il faut que nous y allions avec méthode et organisation. En conséquence, il nous faut une stratégie économique équilibrée et phasée.
C’est pour cette raison que loin des positions partisanes politiquement et des statures professionnelles colorées, je vous invite à faire une analyse lucide du choix économique sénégalais .Nous ne sommes pas dans le secret des Dieux encore moins des spécialiste en matière de sciences économiques, mais au constat et aux faits des pesanteurs économiques du pays nous pouvons apprécier quelques pratiques et juger de leurs opportunités, de leurs pertinences voire de leur efficacité.
Rappelons-nous d’abord les contours de notre référentiel économique : le PSE
Le PSE appelle à poursuivre le rééquilibrage des finances publiques, à limiter la consommation de l’État et à relever l’épargne publique afin de dégager une marge budgétaire pour augmenter l’investissement public dans le capital humain et l’infrastructure publique. Donc le choix du trans-idéologique Macky Sall repose sur une transformation structurelle de l’économie et non conjoncturelle. C’est ce qui motiverait les réformes structurelles en cours pour attirer l’IDE et accroître l’investissement privé. Il s’articule selon trois axes :
1) une croissance plus forte et durable, de l’ordre de 7 % à 8 %, fondée sur une mutation structurelle portée par l’investissement direct étranger (IDE) et les exportations;
2) le développement humain et protection sociale en s’inscrivant dans l’amélioration significative des conditions de vie des populations, une lutte plus soutenue contre les inégalités sociales
3) le renforcement de la gouvernance, de la paix et de la sécurité afin de créer les meilleures conditions d’une paix sociale et de favoriser le plein épanouissement des potentialités.
Il faut comprendre, ici, que ce référentiel de la politique économique et sociale vise le moyen et le long terme.
Faisons un peu l’histoire de nos modèles économiques en « 58 ans » de souveraineté ?
Ne nous fondons pas sur « la théorie des régimes comparatifs » des différents « hommes politiques » qui se sont succédé à la tête de notre pays de Léopold Sédar Senghor à Macky Sall. Partons du primat de Moubarak Lo « Le développement national doit se construire dans le contexte de l’économie internationale », on pourrait comprendre aisément les stratégies économiques du Sénégal au fil du temps. En effet, le choix d’un modèle économique dépend toujours d’un contexte particulier. C’est pour cette raison que notre réflexion s’appuiera sur une démarche basée « sur la théorie des avantages comparatifs » :



De 1960 à 2000 (40 ans) : naissance d’un Etat indépendant, crise politique de 62, crise sociale de 68, sécheresse des années 70, restrictions budgétaires des années 80 et 90. Du fait, de la faible capacité d’épargne de nos Etats, de la faiblesse de la productivité, du manque de capital, les stratégies économiques se sont plus focalisées sur « la théorie de la gouvernance » et « la Théorie du cercle vicieux de la pauvreté ». En raison de la faiblesse de la demande interne liée aux faibles revenus, le Sénégal était dans l’incapacité de lancer des projets d’investissement rentables et capables de déclencher le processus de développement. L’Etat providence de Senghor qui privilégiait le « social » exerçait simplement ses fonctions régaliennes et universelles avec une économie dirigée (Etat à tout faire avec une prise en charge de taches complexes pour consolider l’Etat / Nation).
Conséquences : excès de régulation, augmentation des subventions, désengagement de l’Etat, privatisation des sociétés nationales, restrictions budgétaires (départ volontaire, plan Sakho-Loum, accroissement du taux de chômage, augmentation de la pauvreté).
Conclusion : Une économie exclusivement fondée sur le financement du fonctionnement de l’Etat (endettement pour subventionner les hydrocarbures, pour payer les salaires et la dette intérieure etc. . )
De 2000 à 2012 ( 12 ans) : d’une économie dirigée on passe vers une économie de marché avec « le grand et courageux Manitou » A.Wade : création de champions économiques ,renégociation des contrats nationaux avec les filières étrangères , renégociations de nos relations avec la FMI et LA BM – création de l’ISPE- ,ouverture du marché au secteur privé national , fracture du monopole de la France ,diversification des sources d’investissements ,entame de gros projets d’investissements publics etc .Malheureusement la crise pétrolière et économique des années 2000 va atténuer cette belle volonté. « les fins justifiant les moyens » changement de paradigme, pour contenir la demande sociale. Les autorités publiques vont plus se focaliser sur « la recherche de rente » et ses avatars : clientélisme, népotisme, corruption, gaspillage de ressources .Autant de facteurs de violence politique symbolique pour s’approprier des rentes qui vont précipiter « le grand Mohican » vers la défaite.
Conséquences : retour des subventions, désagrégation du cadre micro-économique, paupérisation du monde rural au profit des grandes infrastructures, retour des politiques de soutiens et d’appuis aux populations vulnérables, crises institutionnelles et politiques, accentuation de la spéculation et de la boulimie foncière, pénurie des denrées de première nécessité ; émeute de l’électricité, assassinat du mérite au profit du militantisme politique des « hommes du pouvoir » et des « hommes au pouvoir », dénuement moral de certaines franges de la population, une école démythifiée et démystifiée etc.
Conclusion : Une économie basée certes sur le marché avec une forte dose de social due à la hausse du baril de pétrole (endettement pour supporter les effets de la crise : subvention de l’électricité, atténuation de la flambée des denrées de première nécessité, paiement des salaires, paiement de la dette etc.)
De 2012 à 2018 (06 ans) : Avec Macky (à mon avis le plus grand héritier de Wade malgré leurs divergences) on a l’impression d’avoir une synthèse des deux modèles économiques précédentes : « une économie mixte » voire même pour reprendre le modèle de Lewis « une économie duale » assez timide. Il accède au pouvoir avec une certaine Baraka, un peu de tergiversation (embourbé dans une chasse aux sorcières dont il pouvait se passer – ses partisans me diront que c’était une demande sociale-) puis reprend en 2014, grâce à son PSE, ses marques dans les starting blocks de la piste économique. Il privilégie la transformation infrastructurelle de l’économie dans le but de tirer le taux de croissance de 1,5% à 8% et agir sur les secteurs sociaux de base.
Conséquence : son modèle semble s’appuyer sur une « économie équilibrée et phasée ».Oui un équilibre de croissance autoentretenue (Rodan et Nurkse) grâce a beaucoup d’investissement publics au départ sous tendus par une interdépendance entre l’offre et la demande aussi bien au niveau global qu’au niveau de chaque secteur (c’est pourquoi les secteurs qui tiraient le maximum du budget crient leurs ras-le-bol et se sentent oubliés dans la redistribution des fruits de la croissance ).Effectivement une économie phasée pour maintenir à long terme cette dynamique autoentretenue de la croissance (Rostow) avec essentiellement trois phases : transition ,décollage économique , consommation intensive. Or pour arriver à ce décollage, il faut une forte augmentation du taux d’investissement. Si telle est l’orientation de notre structure économique, acceptons chers amis Dia et Cissé (par patriotisme et par honnêteté intellectuelle) que « le petit Manitou Macky » est un grand visionnaire. Pourquoi ?
Chers amis, loin de moi de vous faire un cours d’économie, je n’en ai d’ailleurs point les compétences.je vous rappelle cependant que deux types d’investissements s’opèrent dans tout choix économique : l’investissement productif : c’est un investissement à court terme sur les secteurs sociaux de base (agriculture, pêche, élevage, artisanat, commerce) et sur l’énergie (tous les processus de transformation ont besoin d’énergie) pour satisfaire nos besoins primaires tels que : la graille et la bouffe ;
Exemple : mixte énergétique , Keur Momar Sarr 3, Bourse sociale , maintien des prix des denrées première nécessité , baisse du prix des hydrocarbures , PUDC, domaines agricoles ,autosuffisance en riz ,subvention des moteurs de pêche et des intrants agricoles, CMU ,financement des femmes ;l’entreprenariat rapide, PROMOVILLE, construction de classes ,augmentation des salaires, PUMA , assistance aux populations victimes de catastrophes naturelles , construction de forages ,dotation en ambulances médicalisées des postes de santé , renouvellement du parc automobile etc.
l’investissement non productif qui agit sur la croissance potentielle à long terme : infrastructures routières, infrastructures sportives, Infrastructures aéroportuaires, infrastructures portuaires etc. Malheureusement nous sommes toujours nostalgiques du « rire banania » avec son slogan impérialiste « ventre plein nègre content ».Quelques soient l’urgence et la nécessité de ces infrastructures l’homo-sénégalensis surtout l’homo-intellectualis sénégalais réfute toujours leur utilité pensant que « les infrastructures ne se mangent pas ».
Donc par rapport aux faits ; il y’a un assez bon équilibrage entre l’investissement productif et celui non productif .Mais au constat, il semblerait, si on interroge bien les taux d’investissements dans la mise en œuvre du PSE, que l’investissement non productif est plus conséquent.
Conséquence : trop forte « tertiarisation » de l’économie sénégalaise qui a plombée la productivité en 2014, stabilité des secteurs primaires et secondaire vers 2015, prise en compte du secteur quaternaire vers 2015 , le taux de croissance passé de 6,5 % en 2015 pour passer le cap des 7 % à partir de 2018 ,la hausse de la production agricole en 2018 etc.
Effectivement, le Président Macky dans son PSE veut transmuter notre économie avec une croissance exclusivement tirée par les investissements publics .Et cela a un impact négatif réel sur le vécu des sénégalais et sur leur accès aux revenus pécuniaires parce que pendant douze ans « grand-père » nous a enseigné qu’une seule chanson « Khaliis da gnou koy lidjeunty Ken dou ko liggey ».Là chers amis je suis encore en phase avec vous car l’investissement public ne peut pas être inclusif étant donné que les projets à haute valeurs technologiques ( TER ,BER ,ILLA TOUBA ,ARENE NATIONALE , Dakar ARENA ,Pont de Foundiougne etc.) ne peuvent être exécutés que par des entreprises étrangères au détriment de nos entreprises locales .Cette extraversion de notre économie est à l’origine de ce cri de cœur en guise d’alerte « deuk bi daffa Macky » parce que de l’avis de certains économistes « ces projets sont incompatibles avec le profil de notre économie ».
C’est là l’importance d’une stratégie économique « par les étapes de croissance ».C’est un choix risqué et courageux du Président de la République parce qu’à la place du schéma « néo libéral », il a opté pour une stratégie mixte basée, pour une première étape , sur la théorie keynésienne « la politique des grands travaux de l’Etat».En effet, dans nos pays en voie d’émergence l’Etat est une entité incontournable, il est d’ailleurs notre premier investisseur pour satisfaire les besoins primaires à l’échelle maslowienne des masses vulnérables surtout en milieu rural. C’est pour cette raison que j’adhère à ce choix, c’est la seule voie pour booster l’économie. Cependant, cette solution ne peut qu’être conjoncturelle car à un moment donné il faudra changer de paradigme c’est-à-dire remplacer l’investissement publique par l’investissement privé pour une croissance plus inclusive (se référer au PSE).
Dans nos pays qui manquent de tout et de rien ces infrastructures sont indispensables si nous sommes soucieux du devenir de nos progénitures. Ce sont des piliers fondamentaux pour un décollage vers le ciel de l’émergence Chers amis apprécions alors positivement ces projets et ne refusons pas le progrès. Dakar ARENA, n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour tous les sports de salle.
Venons-en maintenant aux secteurs économiques
Fondamentalement M. Dia, nous distinguons quatre secteurs économiques au lieu des trois secteurs classiques de Colin Clark que vous insinuez.
Le secteur primaire moteur d’emplois et d’inclusion sociale constitué de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage et de l’hydraulique rurale etc. .
Réalisations : maintien du pouvoir d’achat des sénégalais , subvention des intrants agricoles, semences certifiées, DAC, revalorisation du ranch de Dolly, construction de quais de pêche, subvention des moteurs de pêche, subvention des aliments de bétail, création de l’ASEPEX, augmentation des surfaces emblavées, KMS 3 pour une solution structurelle de l’eau à dakar ,construction de forages avec le PUDC ,allégement des travaux pour les femmes en milieu rural etc.
Le secteur secondaire grue de l’exploitation des ressources minières et énergétique qui comprend les mines ; l’industrie, l’artisanat et l’énergie
Réalisations : mixte énergétique, surproduction d’électricité, mise en place de 3FPT, découverte de pétrole, valeur ajoutée du Zircon, adhésion à l’ITIE, COS-PETROGAZ, zone industrielle de Diamenadio, recapitalisation de certaines industrie (Transrail, NSTS ; SONACOS, Air Sénégal Int),
Le secteur tertiaire un pilier de la croissance économique qui regroupe les sous-secteurs du commerce, des télécommunications, des transports (routiers, maritimes et ferroviaires), le tourisme, TER, zone des hydrocarbures de Foundiougne
Réalisations : pont de l’émergence, prolongement de la VDN, BTR, ,Arène nationale ,réfection de 11 stades ,CICAD , les infrastructures routiéres,la construction de quais de pêche (Yoff , Sendou ,Potou , Bargny , Soumbédioune), les infrastructures portuaire ( Kaolack, Foundiougne ,Ziguinchor .Yenne),les projets du PUDC( en forage ,en pistes et routes ,en électrification rurale , en autonomisation des femmes avec l’octroi de machine à moudre) etc.
Le secteur quaternaire cadre d’amélioration des conditions de vie et de lutte contre les injustices sociales qui polarise le développement social ; la culture, la jeunesse et le sport ; l’éducation-formation et la santé, renouveau urbains, étude et recherche etc.
Réalisations : Bourses familiales, CMU, DER , construction d’édifices d’accueil dans les cités religieuses ,ASP , subventions du transport intra-urbains dans les régions ,PUMA , Arène nationale , construction de structures universitaires ,réhabilitation de l’université de Thiès et de Ziguinchor ,achèvement des chantiers de Thiès etc .
Enfin que devons-nous retenir ?
Chers amis après trois à quatre ans de « PSE », on est en train de vivre une sorte de crise schumpétérienne. De loin, on a l’impression que l’économie sénégalaise est dominée par « le tertiaire » parce que la stratégie économique ne s’arrime pas aux contours des étapes de développement classiques. Cependant acceptons aussi que nous avons besoin d’un secteur tertiaire fort pour être compétitif et attirer le maximum d’investissements privés, nous ne vivons plus en vase clos. Retenons ces deux primats :
C’est vrai, l’investissement public dans les grands projets sont à l’origine de la « récession » que nous vivons et, ça à des effets pénibles sur le bien-être des sénégalais :
la pression fiscale est à 20%.elle est trop forte sur les entreprises alors que .les critères de l’UEMOA sont à 18% ;



Hausse du taux d’endettement (61%) car l’Etat a besoin d’argent pour faire face aux grands projets ; l’impact des grands projets sur la vie des sénégalais qui n’ont pas encore cette culture de l’intérêt général .Nous tous nous nous arcboutons sur nos intérêts particuliers ;
Prédominance du capital financier des sociétés étrangères au détriment du secteur privé national ;
Acceptons, cependant que c’est « un mal nécessaire » pour rivaliser avec les autres Nations et « tirer notre épingle du jeu. D’ailleurs la stratégie commence a porté ses fruits au regard de cette appréciation de la FMI: « Le pays a progressé dans l’exécution des projets d’infrastructures, mais il doit à présent accélérer la mise en œuvre des réformes pour améliorer le climat des affaires et attirer des investissements privés ». Le principal enjeu macroéconomique du Sénégal à court terme sera donc de créer un environnement financier assez captif, nécessaire « d’une part à l’investissement en infrastructures pour faciliter le développement du secteur privé et, d’autre part, aux dépenses sociales, sans compromettre la viabilité de la dette.
L’investissement public aussi est un bon catalyseur pour « décoller ».Grâce à lui ; le Sénégal est devenu l’une des économies les plus performantes d’Afrique subsaharienne actuellement. Ce dynamisme est porté par ces grands projets du Plan « Sénégal émergent » (PSE) et une économie diversifiée. Ce qui a abouti aux résultats suivants :
la croissance se situe au-dessus de 6 % l’an depuis 3 ans,l’activité économique a enregistré une augmentation de 9,5%
Au niveau macroéconomique, les indicateurs sont plutôt au vert.
Le déficit de la balance commerciale a été ramené à -3,7 % du PIB en 2017,
l’inflation augmente mais reste faible (2 %),
le déficit de la balance commerciale a été ramené à -12,2 % du PIB
Le secteur de l’agriculture a progressé de 10 % en 2017 avec la poursuite du (PRACAS)
Les progrès dans le domaine de l’énergie électrique sont impressionnants de 660 MW en 2010 à 1200 MW en 2017
In fine, nous pouvons déduire que le modèle économique du Sénégal n’en déplaît à l’élite « politicards », s’adosse bien sur une vision claire et bien phasée. Le Président est sur la bonne voie. Osons tous rêver avec lui pour le décollage du pays.

Contribution de Ameth Georges Devis Diouf. Inspecteur de l’éducation.

Et si le Sénégal s’inspirait du modèle de développement coréen ?

Comment passer d’un revenu annuel par habitant de 200 dollars dans les années soixante à 32.000 dollars aujourd’hui. D’aucuns penseraient que j’ai rajouté des zéros à ce dernier chiffre. Non, c’est bien trente-deux mille dollars. Comment est-ce possible en cinquante ans ? Qu’a fait la Corée du Sud pour passer, en une génération, d’un pays pauvre sans espoir à un modèle de réussite économique » ?

Dans le cadre de mes études, j’ai choisi d’effectuer mon stage dans un laboratoire de recherche du pays « du matin calme ». Avant mon départ, j’avais beaucoup d’appréhensions concernant la sécurité en Corée du Sud et la façon de vivre des Coréens. Côté sécurité, je n’étais pas rassuré par les informations diffusées dans la presse occidentale sur le conflit latent entre les deux Corées, même si des signaux positifs se dessinent avec la récente rencontre des leaders des deux pays. Côté « façon de vivre », je me demandais si je saurais m’adapter à la culture asiatique qui m’était quasi-inconnue, en dehors des cours de taekwondo que j’ai eu à suivre à Dakar.




Toutes mes appréhensions se sont avérées infondées. En effet, dès mon arrivée à Séoul, en Corée Du Sud, l’hospitalité coréenne m’a tout de suite rappelé mon très cher pays le Sénégal. Je me suis senti peu dépaysé et j’ai adhéré au fil des jours à la culture coréenne.

J’ai eu la chance au cours de mon stage de visiter plusieurs entreprises dont les produits inondent le marché mondial comme Samsung, Hyundai, entre autres. Je me suis rendu aussi dans plusieurs musées où l’histoire du pays est fièrement exposée. J’ai également eu à visiter l’île de Jeju surnommée par les coréens le Hawai d’Asie. Toutes ces visites m’ont permis d’avoir des idées plus claires sur le développement de la Corée du Sud. Je fus impressionné par la technologie de pointe utilisée dans le pays, par les tours rutilantes et par les parcs soigneusement aménagés. C’est alors que j’ai commencé à poser des questions aux autochtones sur les clés du succès sud-coréen.

En effet, je n’hésitais pas lors de chacune de mes visites à poser des questions à mes amis coréens sur les facteurs qui étaient à la base de leur développement fulgurant et de la perception qu’ils avaient de leur propre pays. Et leurs réponses m’ont permis de structurer les enseignements tirés de mon séjour en Corée du Sud en trois points. Chacun des points exposés ici pourrait être une source d’inspiration pour le Sénégal.

 

 

 

 

  1. Valorisation de l’éducation, des sciences et de la technologie

La première cause du succès de la Corée du Sud réside dans le développement de l’éducation. Ce qui a permis au pays d’atteindre, dès 2012, un taux d’alphabétisation de 97,9%.

Les études en Corée du Sud sont entièrement dispensées en utilisant le hangeul, l’alphabet officiel coréen. Des cours de langues (comme le chinois, le japonais et l’anglais) sont dispensées en plus.

Connu pour son titre de premier de la classe, au niveau mondial[1], le système éducatif coréen envoie chaque soir, dès l’école primaire, les élèves dans des instituts offrant des cours de renforcement, où ils passent plusieurs heures à étudier. Ces cours supplémentaires dispensés par des établissements privés sont connus sous l’appellation « hagwons ». Le système des hagwons s’est largement popularisé et institutionnalisé comme la norme après une journée de cours. Ces instituts sont coûteux. Cela n’effraie pas les parents qui déboursent jusqu’à 800 dollars par mois dans le soutien scolaire pour leurs enfants.

Un ami coréen m’a décrit la journée-type d’un jeune poursuivant ses études primaires et secondaires : réveil vers 5h ou 6h du matin, début des cours à 8h du matin (50 minutes par cours) jusqu’à la pause déjeuner, reprise des cours de 13h à 16H/16h30, étude personnelle jusqu’à 18h, fréquentation d’un institut hawgon de 18h à 22h, révision personnelle jusqu’à minuit (et parfois 2h du matin).

Ce rythme assez impressionnant n’est pas sans conséquences sur le bien-être et la santé tant physique que mentale des jeunes Sud-Coréens. En effet, le manque de sommeil (5 heures en moyenne) peut avoir des conséquences désastreuses pour un enfant. Ce n’est pas par hasard que le suicide devient la principale cause de mortalité chez les jeunes coréens de 15 à 24 ans.

En Corée, l’éducation est une religion et les études sont le gage de la réussite sociale. Dans ce pays lorsqu’un enfant rejoint une des universités du fameux SKY (Seoul National University, Korea University, Yonsei University), sa mère devient la reine du quartier. Et pour atteindre ce but, les enfants subissent une pression énorme de la part des parents. La mère abandonne même parfois sa carrière pour se consacrer pleinement aux études de ses enfants.

Chaque année, le jeudi de la deuxième semaine de novembre, la Corée du Sud est littéralement à l’arrêt entre 13 h 05 et 13 h 45. Les avions n’ont plus l’autorisation de décoller ou d’atterrir. Le trafic automobile est interrompu sur plusieurs axes. Et les policiers coupent leurs sirènes. Quarante minutes sacrées. Le moment du test de compréhension orale d’anglais des 650.000 lycéens du pays, qui jouent leur destin sur cette seule journée d’examen d’entrée à l’université. Pendant huit heures, les jeunes âgés de 18 ans vont enchaîner les épreuves de maths, de coréen, d’anglais ou encore de sciences sociales du « suneung[2] « , dont les résultats détermineront leurs chances d’entrer dans les plus prestigieux établissements du pays, et à la sortie desquels ils seront embauchés dans une administration réputée, une grande banque ou l’un des puissants conglomérats, comme Hyundai ou Samsung. Pour les autres qui auront obtenu une note moyenne aux tests, l’ascension sociale deviendra plus difficile.  Pour éviter toute contestation ou injustice, les tests sont composés de QCM (Questions à Choix Multiples). Ces systèmes de tests, qui excluent toute subjectivité des correcteurs, permettent à chaque individu, quelle que soit son origine sociale, de se mouvoir et d’accéder à l’élite.

Les voilà à l’université où le rythme des études devient de plus en plus croissant. En Corée du Sud le système de l’enseignement supérieur est similaire à celui des anglo-saxons. C’est-à-dire au lieu du système LMD (Licence Master Doctorat), ils ont opté pour le système Bachelor Master Phd. A la différence du système francophone, le système anglo-saxon permet d’obtenir son diplôme d’ingénieur au bout de quatre ans (contre 5 ans dans le système francophone).

Le système d’enseignement sud-coréen accorde aussi une grande importance aux filières pratiques, comme l’agriculture, le commerce, la pêche et l’économie, ainsi qu’aux cursus préparant à l’innovation technologique.

De fait, pour être autonome en matière de sciences et technologies, le gouvernement sud-coréen consacre 4,3% de son PIB à la recherche. Ce qui fait de la Corée du Sud le champion du monde de la Recherche Développement.

 

  1. Transformation industrielle et agricole

L’intervention des pouvoirs publics coréens a longtemps été dominée par une politique commerciale combinant mesures protectionnistes et fortes incitations aux exportations. Ainsi de l’industrie lourde et chimique (années 60 et 70) aux nouvelles technologies et à l’industrie de l’information (depuis les années 90), en passant par l’industrie automobile, navale et électronique (années 80 et 90), la Corée du Sud a su surmonter les contraintes de la taille limitée de son marché intérieur, à travers la mise en œuvre d’une politique industrielle et technologique de croissance par l’investissement. La Corée du Sud s’est ainsi progressivement transformée en acteur majeur du commerce international, et notamment en puissance exportatrice.

Si la Corée du Sud en est à ce niveau aujourd’hui c’est que son développement s’est fait en plusieurs étapes. A chaque période, le pays ciblait un secteur et y consacrait tous ses efforts. Et les Coréens ont toujours su transformer les crises en opportunités. Ainsi, « ce qui ne me détruit pas me rend plus fort », ces mots de Friedrich Nietzche sont une ouverture à la pensée « Wei-Ji » dont l’idéogramme « Wei » signifiant danger et « Ji » signifiant « point de basculement ».

Toutes ces politiques ont permis le développement par étapes successives de la Corée du Sud avec la participation financière de l’Etat. Lors de l’enclenchement des différents plans quinquennaux pour le développement, aucune entreprise ne disposait des ressources techniques et financières pour s’implanter dans ces secteurs, mais grâce à la coopération étroite entre l’Etat et le secteur privé (Chaebols), ces derniers sont devenus un instrument efficace dans la stratégie de développement industriel. L’Etat a financé la création de ces entreprises grâce à des prêts bancaires à long terme et à faible taux, et des attributions préférentielles de licences d’importations.

Le dernier point sur lequel il convient de se pencher est l’entretien du marché intérieur de produits manufacturés par une demande en provenance de secteurs non manufacturiers, en particulier l’agriculture. Un des traits caractéristiques de l’agriculture coréenne est d’être constitué d’un système de petits propriétaires dont les exploitations ont une faible taille avec une moyenne d’à peine 1hectare. C’est le résultat du processus de redistribution des terres entamé à la fin de l’occupation japonaise qui a culminé avec la réforme agraire réalisée pendant la guerre civile. Un des facteurs dominant de cette réforme est la diminution du flux d’émigration rurale.

La réforme agraire de 1950 a donc préparé l’industrialisation. En effet, une abondante main-d’œuvre bon marché a été libérée, ce qui était une condition préalable dans le modèle d’industrialisation suivi par la Corée du Sud.

  1. Patriotisme et Discipline

« L’amour de la patrie a créé la Corée d’aujourd’hui » a déclaré le président Moon Jae-in. Il a ajouté : « C’est grâce au patriotisme que l’Etat d’aujourd’hui est présent. Toutes les personnes qui se sont sacrifiées pour la patrie sont la Corée. Nous ne pouvons diviser le pays par les partis conservateurs ou progressistes. Pour récupérer le pays, il ne peut y avoir ni de gauche, ni de droite. Tous, jeunes et vieux, défendent ensemble leur patrie, et au centre de l’histoire du patriotisme, le peuple coréen a toujours été présent. Mon gouvernement et moi respectons pleinement cette histoire et nous la protégerons jusqu’au bout ».

En 2009, pour écouler ses stocks de riz, la Corée du Sud en a appelé au patriotisme alimentaire. En effet, la surproduction de riz s’élevait à 160.000 tonnes annuelles, due aux changements d’habitudes alimentaires des Sud-Coréens. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a donc décidé de baisser le prix du riz et la population a suivi.

Comme on l’a si bien remarqué, le terme « patriotisme » revient à chaque fois en Corée. C’est ce qui a permis à leurs aïeuls de se dévouer corps et âmes pour amener leur pays à la situation actuelle. Le Coréen est fier de parler de son pays et de faire ses éloges.

De plus, n’ayant que très peu de ressources naturelles, c’est sur son capital humain que la Corée du Sud s’est orientée. Façonné dès son plus jeune âge à l’effort et au dépassement de soi, une fois dans le monde du travail, le Sud-Coréen ne recule pas devant la charge du travail. L’assemblée nationale sud-coréenne a ainsi adopté récemment une loi pour réduire le temps de travail hebdomadaire à 52 heures contre 68 heures (le niveau le plus élevé du monde). Un nombre qui comprend 40 heures par semaines ainsi qu’un plafond de 12 heure supplémentaires à ne pas dépasser. La discipline dans l’effort au travail a permis à la Corée d’inonder le marché mondial avec ses produits.

En Corée du Sud, le respect de l’éthique est tellement présent que le développement trouve une facilité pour se frayer un chemin. Apprendre aux jeunes les conséquences néfastes de la corruption dès le bas âge permet, plus tard, lorsqu’ils deviendront adultes, de ne pas reprendre cet acte ignoble. Ce comportement contre la corruption est tellement adopté par la population coréenne qu’ils se sont mobilisés au moment où ils ont su que l’ex-présidente Park Geun-Hye était impliqué dans une affaire de corruption, pour demander sa destitution. Cette ex présidente encourt une peine de prison de 24 ans rallongée à 32 ans. Cette mobilisation spectaculaire a permis au pays d’anticiper les conséquences qui pourraient être désastreuses pour la Corée du Sud dans les années à venir.

Une jeunesse éveillée avec une éducation solide, des institutions fortes et un Etat qui a comme slogan « servir sans se servir » (et qui l’applique) pourront actionner le développement de mon très cher pays le Sénégal.





Par Cheikh Ahmad Moubarack LO

Elève Ingénieur

INSA de Strasbourg

locheikhahmad@yahoo.fr

 

Références bibliographiques

http://www.jeuneafrique.com/370225/economie/le-message-coreen/

https://www.persee.fr/doc/globe_0398-3412_1952_num_91_1_3350

 

[1]  La Corée occupe au sein de l’OCDE la première place pour la troisième fois consécutive dans le classement PISA (Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves ) de 2012

[2] Equivalent du BAC au Sénégal

Pénurie d’eau à Dakar: Et si la solution se trouvait à Malika ?

Nous le savons, le Lac de Guiers a un lien avec le fleuve Sénégal pour se réalimenter en eau douce provenant du lointain Fouta Djallon. Toutefois entre le lac de Guiers et Dakar le chapelet de lacs d’eau douce étalé sur une distance de 300 kilomètres environ aurait pu faire du Sénégal un pays de petits lacs, par analogie au pays des grands lacs.

Le lac Retba, jadis bleu et rempli d’eau douce, acquit une super salinité proche de celle de la  Mer Morte au point de favoriser l’abondance de micro organismes. Lesquels vus au microscope ressembleraient à des micro crevettes dont les bans donnent cette couleur rosâtre. D’où vient sa nouvelle appellation de Lac Rose.




Le lac Tanma est dans une situation intermédiaire, son ph indique des eaux plutôt saumâtres. Toutefois le lac Malika Mbeubeuss demeure un lac d’eau douce bien qu’il y ait des infiltrations provenant de l’océan qui arrivent à altérer son ph. Cependant le coût financier d’un seul des nombreuses conduites d’eau pour amener de l’eau traitée à Dakar représente une somme suffisante pour colmater les voies d’infiltration océaniques et rendre le ph du lac Malika Mbeubeuss à l’état ante.

Ce qui vient d’être dit constitue une double solution.

Cette eau peut être distribuée dans les Niayes pour l’irrigation en horticulture. L’un des effets immédiats est de multiplier par 30 la production actuelle en fruits et légumes. Le rapport de prix entre la même quantité d’eau Guiers-Malika Mbeubeuss est de 1 à 10. L’autre partie, une fois traitée, comme c’est le cas à Keur Momar Sarr, pourra, une fois injectée à Dakar, doubler la quantité d’eau potable disponible dans la capitale.

Ce, et d’autant plus que ce lac est le jaillissement de la nappe des sables du quaternaire  qui date de 11.000 ans. Et qui a l’avantage de se renouveler partiellement par voie pluviale.

Constatons que l’eau provenant de Keur Momar Sarr aurait pu être décantée et allégée puis acheminée pour en faire bénéficier l’agriculture au passage des conduites. Avec des petits et moyens centres de traitement dans les zones traversées. L’usine sur les bords du lac de Guiers sera alors implantée en amont de Dakar pour ne traiter que l’eau destinée à l’usage de la capitale.

Avouons, donc, qu’une bonne partie des problèmes actuels de l’eau à Dakar résulte d’une mauvaise conception ayant choisi la solution la plus onéreuse. Avec des moyens de transport de l’eau dont l’un des inconvénients est l’obligation de multiplier les conduites dont le coût à lui seul rend l’accès à l’eau prohibitif.

La solution des forages n’est qu’un palliatif à la fois cher et dangereux, parce qu’elle consiste à pomper à grande dose dans le réservoir constitué par les eaux fossiles. Donc non renouvelable. Et cela peut être, à la longue, à la base d’un déplacement souterrain des roches. Et peut provoquer, sur le plan tectonique, à terme, des séismes localisés répétitifs. Sans oublier l’instabilité des sols au niveau de l’affleurement qui pourrait en découler.

Bien que le lac Malika ait perdu prés de deux tiers de son volume originel, si on y ajoute son corollaire, le Mbeubeuss on arrive à une quantité d’eau suffisante pour atteindre les objectifs visés. Car en plus de l’aspect fourniture en eau on aurait pu créer l’équivalent sénégalais du Canal du Midi en France. Et, ce, par la jonction de l’ensemble des lacs dont nous disposons. Le lac de Guiers apportant de l’eau douce. La permanence en plus de la profondeur pour la navigabilité d’un tel ouvrage.

Il est temps que nos entités étatiques réfléchissent à des solutions globales et innovantes. Plutôt que d’opter pour des mini solutions. Lesquelles créent parfois plus de problèmes qu’elles n’en résolvent.





DR AHMED KHALIFA NIASSE

Et si la péréquation était le challenger capable de battre Macky au premier tour ?

Dés l’arrivée du Président Macky Sall au pouvoir en 2012 , le prix du baril de pétrole a commencé à se mettre à genoux, pour finir à se mettre à plat. C’est-à-dire que le litre d’essence était vendu pour le prix de deux. Le prix de l’autre litre allait dans l’escarcelle de l’Etat. Et, ce, pendant les six ans de règne du Foutanke de Fatick.

Mais où est donc passé tout cet argent ?




Du temps de Senghor et de Diouf une Caisse était là pour mettre à l’abri la Péréquation positive sur les denrées de première nécessité : riz, sucre, énergie……..En d’autres termes, sans parler comme nos ingénieurs et autres techniciens pédants, si l’argent était gardé dans un lieu sûr les fonds seraient « redépensés » avec les émoluments adéquats pour garder les prix à leur niveau. Les acrobaties  que fait le Trésor actuellement en moins.

Une première question s’impose. Où sont passées ces sommes que j’estime à un trillion, c’est-à-dire mille milliards de nos francs CFA. Sept cent(700) milliards représentant les montants perçus en principal sur la différence du prix à la pompe. Et le prix du baril continuait à baisser jusque sous la barre de la moitié de son prix par rapport à 2012. A cela s’ajoute le taux d’intérêt annuel cumulé sur six ans. L’unité de caisse qui est la règle principale de notre Trésor est passée par là.

Il en résulte qu’aujourd’hui nous sommes devant une double locomotive poussant vers le haut le prix du baril additionné  au taux du dollar par rapport à l’euro. Nous avions un dollar vacillant entre 400 et 450 CFA contre un dollar à 600 ou 650 de nos francs. Et s’il arrive un jour que le Sénégal atteigne ce que j’appelle le double  dôme( DD) constitué par la conjonction d’un baril à 100 dollars et un dollar à mille francs ?

N’excluons pas cette éventualité aussi catastrophique qu’elle soit.

En tout cas la tendance est à la hausse et les indicateurs montrent une accélération de cette hausse.

La politique de l’Etat consiste à apporter des palliatifs dont les recettes consistent à bloquer le règlement de la dette intérieure qui s’enfle. Et le bombardement tous azimuts des impôts sur une Economie qui ne bouge pas. Produisant des faillites en cascades. Menaçant même le système bancaire censé être un régulateur pivot.

Toutes ces « acrobaties » ont atteint leur limite et l’heure de vérité s’approche.

Cela signifie qu’au mois de décembre, lors de la prochaine mi-temps avec le duo FMI Banque Mondiale,  le Sénégal sera devant un dilemme. Soit pratiquer la vérité des prix, une hausse du prix à la pompe, locomotive qui entrainerait celle généralisée des prix, c’est-à-dire une inflation galopante. Ou alors un clash avec le système de Brettons Wood. D’autant plus que le Sénégal a cessé de publier les résultats des fonds qu’il percevait de la péréquation que je qualifie de positive. Et, ce, depuis 2014.

D’où les réserves émises par les spécialistes en la matière quant au chiffre de 6%  de taux de croissance. Cet élément principal vient obérer ce chiffre pas tout à fait sacré.




Un mécontentement populaire résultant de l’effet d’un duo pénurie-inflation n’est pas ce que devrait souhaiter un candidat sortant à un suffrage qui risque de lui être fatale.

C’est cela le véritable challenger que devrait craindre notre ami de Président, monsieur Macky Sall.

Il s’agit bien de pouvoir dire,  cette fois-ci, ou ça passe ou ça casse.

 

DR AHMED KHALIFA NIASSE

 

Et si nous nous limitions seulement à respecter l’arrêt de la Cour de Justice de la Cedeao ?

Ces temps ci l’actualité politique est surtout dominée par l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO . Depuis la publication de l’arrêt une confusion totale est entretenue par une certaine presse manipulée ou une opposition en manque de prétexte pour exister. Et dire que la Cour a clairement défini ses attributs en précisant qu’elle n’est ni juge d’appel, ni juge de cassation des décisions rendues par les juridictions nationales.
Tout cela pour dire que la Cour de Justice de la CEDEAO s’est juste limitée à des considérations relatives au respect des droits humains et n’a en aucun cas demandé la liberté ou le maintien en détention de monsieur Khalifa Sall ou encore moins à l’annulation de la décision prise par la justice sénégalaise.
Voila ce que dit textuellement la cour de la justice de la CEDEAO :
– Qu’il n y a pas eu de violation pour Khalifa SALL et autres de leur droits à présenter des témoins et à demander une expertise pour leur défense ;



– Que la preuve d’une atteinte au droit à l’égalité des citoyens devant la loi et la justice n’était pas établie ;
– Que les droits politiques de Monsieur Khalifa SALL n’ont pas été violés ;
– Que la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Monsieur Khalifa SALL n’a pas été violée
Ainsi La Cour a purement et simplement :
– rejeté la demande de libération immédiate formulée par les requérants.
Ces précisions faites, la Cour de Justice de la CEDEAO a constaté les manquements suivants :
– Le droit à l’assistance d’un conseil a été violé ;
– L’Etat du Sénégal a violé son obligation de faire respecter le droit à la présomption d’innocence ;
– L’Etat du Sénégal à travers son service public de la justice a violé son obligation de garantir un procès équitable
– Le caractère arbitraire de la détention de Monsieur Khalifa SALL pendant la période qui a suivi son élection en tant que député (14 Août 2017) jusqu’à la date de levée de son immunité parlementaire (25 Novembre 2017)
La Cour a par ailleurs demandé :
– La réparation du préjudice né de la violation de tous ces droits précités en condamnant l’Etat du Sénégal à payer à tous les requérants la somme de 35 000 000 FCFA.
Nous gagnerons tous à nous limiter strictement au respect de l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO parce que toute autre interprétation n’est que affabulation




Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

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