Blog de Cheikh Yerim Seck

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Macky et son… dialogue: Du menu fretin comme TDR ?

Va-t-on vers des termes de référence dépouillés et dénudés ? Un dialogue vide et vierge donc ? Pour dialoguer il faut non seulement être 2 au moins mais aussi l’asseoir sur un contenu alléchant et attrayant. Ce sont des préalables (mot un peu fort ) même si pas sine qua non au moins des gages de préjugés favorables pour une sécrétion de qualité et des prédispositions de réussite. Le dialogue tant chanté et cheval de bataille et de…Troie du macky est sans cesse biaisé et balafré. Chanté et clamé, décliné et brandi partout comme un étendard devenu un gilet pare-cailloux et bouclier en toutes sortes, le dialogue se voit vidé, retiré de sa sève jusqu’à devenir squelettique et mourant. Le manque de réactivité et d’engouement à répondre trouve là une explication. Sur les matières à inscrire à la fameuse table, la chose politique doit occuper une place de choix car en réalité le politique en toute démocratie élabore et détermine la vie de la nation et le reste suit. Les conquêtes et autres acquis sociaux s’opèrent sur le dos des projets et programmes vendus par les hommes politiques devenus politiciens les obligeant à des réorientations et réajustements. Donc quoiqu’on dise, le diktat du politique demeurera car acté dans nos régimes dits démocratiques. Et c’est pourquoi on a beau maquiller dans le sens de dialogue dit…de forces vives avec toutes les branches, le dialogue attendu, celui-là à impacts de tout de suite est celui des politiques ou du moins de l’essentiel des forces politiques car le souci dans ces genres d’instances est d’aller vers l’apaisement de l’espace politico-civil et en la matière pour pimenter et poivrer , il n’y a rien de tel que les flèches des politiciens et surtout de certains politiciens. Depuis le Macky 1, le reproche a été l’absence de ponts et de liants entre et intra famille politique. Ce discours a survécu tout au long et l’impression s’est ferrée avec des managements en solo du prince frisant «  le ma tey ». Sur bien des choses devant alimenter et apaiser, la sentence a été ferme et nette et sans appel : NON ! NON et NON ! Le prince s’enfermant dans sa solitude constitutionnelle. Oui mais les salves pour des conquêtes ont été de plus belle pour d’éventuelles contorsions du régime avec des concessions fortement attendues mais que nenni ! Sur des aspects majeurs du processus de dévolution du pouvoir, le macky a légiféré en solo et en aparté, le consensus relégué. Trop de tension… en l’air (que cela reste à ce niveau !) mais la pollution a atteint un tel pic que le bourdonnement rendait tout inaudible. Un tel contexte a prévalu, le pire craint jusqu’à l’Edit du conseil constitutionnel consacrant Macky 2. Et conscient de ce fait , le 1er mot sorti par le prince… « Appel au dialogue » car la matière, il y en a, avec le passif des législatives de 2017 sans compter les désaccords qui ont organisé les présidentielles de 2019. Mais la nature (en
solo) revient au galop avec amputations de la constitution d’un organe vital en dépit des… sans préavis ni avis. Il se murmure aussi et venant de la famille fayçal (faysal), c’est déjà tout comme : des mandats prolongés, des modes de scrutins reliftés, des couplages et accouplages envisagés …tout cela …du sérieux quoi et n’étant pas l’apanage de la famille princière : A…discuter ! A cette allure ne restera que du menu fretin le jour du festin -dialogue-confusion de fin mai avec des TDR humiliannissimes, le griotisme va damer le pion et maquiller, les souvenirs sont encore là de la 1ère édition, rien n’étant sorti de la montagne que dis-je du banquet sauf les enveloppes –remboursement de transport. Ce macky 2 sera très court quelle que soit la cravache ou le fouet et cela obsède déjà avec des fausses sorties et des fausses routes !
IBOU SENE KAOLACK

Promesses Électorales et Réalités du Pouvoir (Pathé Mbodje)

Le « No Money, No Job » du Premier mai est d’autant plus surprenant qu’il n’est pas sans rappeler les promesses électorales du candidat Macky Sall de créer un million d’emplois s’il était réélu. Mais cela, c’était en février. Le Sénégal devra pourtant doubler ses effectifs en rationalisant, c’est-à-dire en misant sur le tout numérique, afin de disposer d’une réelle administration de développement.

a douche écossaise du président Macky Sall en ce Premier mai fête le travail… au repos : pas de nouvelles créations d’emplois, du moins pour l’État dont ce n’est le rôle et, devant les pressions du Fonds monétaire internationalpas de hausse de salaire prévue non plus, toujours dans la Fonction publique.

Parce qu’il y a manque et l’institution internationale veille ; déjà, en octobre 2018, le Fmi avait averti sur un probable trou béant dans les finances publiques avec « la baisse de recettes notées en septembre et un manque à gagner de l’ordre de 115 milliards de francs Cfa d’ici la fin de l’année » (Michel Lazare, chef de mission pour le Sénégal). Le président Macky Sall  a reconnu le Premier mai dernier le manque à gagner en plus de « dérèglements » dans le système de « rémunération » en fonction du niveau d’études.

 

Le ministère de la Fonction publique a alors cherché à « mettre en œuvre une politique appropriée de rémunération dans l’administration publique, s’appuyant sur une organisation optimale et une gestion rationnelle et valorisante des ressources humaines », avec à l’esprit  la lutte contre « une relative démotivation des agents, ce qui a affecté la qualité des prestations de service public » (1). Il faudra juste éviter le piège des années 80.

 

Vers la fin des années 80 en effet, le Sénégal s’était essayé à une restructuration de son système bancaire et de son effectif avec un dégraissage de l’Administration forte à l’époque de 65.000 fonctionnairesLes départs négociés et mal réussis ont bouleversé la vie sociale, culturelle et économique : l’Éducation (échecs, abandons), la Santé (mentale surtout), la cellule de base de la société ont connu des bouleversements d’autant plus appréciables que les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fmi) avaient imposé des programmes d’ajustement qui ont déstructuré les sociétés africaines pour longtemps et dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui : la dislocation de la famille, la distanciation des relations sociales et le souci de se réaliser ailleurs face à la délicatesse de la situation socio-économique,

La question que se posent certains hauts fonctionnaires est celle-ci, en réaction au discours va-t-en guerre du Premier mai dernier : le Sénégal peut-il soutenir qu’il a trop de fonctionnaires (130.000) pour une population de 15 millions d’habitants ? Répondre par la rémunération fausse toute étude sérieuse qui privilégierait  ainsi la toute puissance de l’État (napoléonien) avant la satisfaction de besoins primaires des administrés.

 

Passée la période de la campagne et de la présidentielle de février 2019, le chef de l’État reconnait sur le tard que la gabegie des années libérales s’est maintenue durant le septennat : le Sénégal compte plus du double de personnel administratif que sous Abdou Diouf (130.000 fonctionnaires pour 15 millions d’habitants), paie aujourd’hui mille milliards de salaire annuel, en dehors du coût de l’État (2.000 véhicules achetés durant cette période de libéralisme outrancier pour 500 milliards de Cfa, 40 milliards pour le carburant et les lubrifiants, en dehors de l’aspect papivore de l’administration).

Mais si, au fond, le problème de l’administration résidait plus dans le contact avec le citoyen et les frictions qui en résultent dans le service public ?

En partant du ratio et de l’impact du travail des fonctionnaires et/ou agents de l’État, certains analystes invitent à étudier ces relations  depuis Fongolembi avec, par exemple, l’agent des services agricoles dont le paysan sénégalais ne peut se passer, jusqu’à l’hôpital où « on a l’impression que tout le monde est malade parce qu’il n’y a pas assez de médecins » ou, dans un autre exemple, dans le secteur de la Justice « où l’on peut croire qu’il n’y a dans ce pays que des problèmes devant les tribunaux ». Parce que le Sénégal manque de personnel, contrairement à ce que l’on veut faire croire ; il suffit d’ailleurs de réentendre l’Union des Magistrats le 3 mai dernier sur les causes des longues détentions préventives contre lesquelles elle veut se battre.

 

Le Sénégal devrait donc doubler son effectif administratif pour un meilleur service à la communauté…et dégager les moyens pour ces nouvelles rubriques, tel que le veut le bon droit administratif. La question ne serait plus alors ce que ces fonctionnaires coûtent au contribuable pour un service moyen, mais « combien les fonctionnaires rapportent-ils à l’État au quotidien ? »

 

Le tout numérique au Cap-Vert, en Ile Maurice et au Rwanda, par exemple, a donné une administration des plus performantes et des plus économiques ; l’Ile Maurice est ainsi unanimement reconnue comme « le pays le plus avancé dans l’administration économique de l’Afrique » ; elle est ainsi le premier pays africain à avoir une longueur d’avance sur les autres en matière d’administration électronique. Selon l’E-Government Development Index (Egdi), cette île située à l’ouest de Madagascar a surclassé l’Afrique toute entière. Le rapport commandité par la Banque Mondiale salue ainsi l’informatisation de l’administration depuis les années 90. (https://www.techenafrique.com/2017/10/afrique-lile-maurice-le-plus-avance-dans-ladministration-electronique).

D’autre part, « En misant sur le numérique, le Cap-Vert a réussi de grands bonds en avant. L’objectif étant de palier le manque d’infrastructures, d’assurer la continuité géographique dans le pays pour relier les différentes îles et impliquer sa forte diaspora composée de 1,7 million de personnes. Une vraie volonté politique qui se reflète sur les performances de l’administration et de ses systèmes lesquels sont organisés en fonction des besoins du citoyen depuis sa naissance jusqu’au décès. De ce fait, tous les citoyens bénéficient du même niveau de service et d’accès égal à l’information ».

Le Cap-Vert mène aujourd’hui le peloton de tête en Afrique de l’Ouest à l’E-Government Development Index (Egdi) qui mesure la quantité et le périmètre des e-services publics, et il est 4ème au classement à l’échelle du continent africain. Cette année, le Cap-Vert n’a pas manqué le rendez-vous 2019 du « Mobile World Congress », le plus grand salon du mobile au monde, tenu à Barcelone du 25 au 29 février 2019. » (Source : CIO Mag, 6 mars 2019).

Privatiser, comme au Rwanda ?

Enfin, avec la société RwandaOnline, le gouvernement dirigé par Paul Kagamé s’est lancé depuis 2014 dans la digitalisation de la totalité des services publics de l’Etat en créant Irembo, un service de e-gouvernement pouvant réduire l’écart entre les 11,8 millions de citoyens rwandais et l’administration, en quelques clics. « Au Rwanda, nous bâtissons notre économie grâce aux technologies ». Une mutation qui inspire déjà plusieurs pays d’Afrique parmi lesquels le Ghana, l’Ouganda ou encore le Bénin qui suivraient de près les résultats de l’expérience Irembo.

Dématérialiser les relations entre l’administration et les citoyens est donc une étape essentielle vers la bonne gouvernance, faute d’une gouvernance vertueuse ; il conduit ainsi à réduire les risques de circulation des moyens financiers et à tendre vers l’unicité des caisses.

Pathé MBODJE, M. Sc,
Journaliste, sociologue
Parcelles assainies, Unité 10, Villa N° 276, Dakar, Sénégal, tél (+ 221) 775952161

 

Le détour africain du Qatar: politiquement chrétien et économiquement anglophone

L’aspect confessionnel de la géopolitique Arabo-Africaine mérite d’être décrypté dans la crise du golfe opposant Doha à Riyad et ses alliés, dans la mesure où sur les 54 pays d’Afrique, tous ceux qui ont pris position ont la particularité d’être membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) dont le siège est en Arabie Saoudite. Ce royaume abrite les terres saintes de la Mecque où le pèlerinage, un des piliers de la religion musulmane s’effectue à la Kaaba, et de Médine où repose le prophète Mohamed (PSL). Pour les Etats d’Afrique à majorité chrétiens, tous non membres de l’OCI, l’absence de relations diplomatiques avec les parties opposées dans la crise pour certains et pour d’autres l’insuffisance de liens forts avec les monarchies du golfe, ont fait qu’ils ont brillé par leur mutisme. Fort de ce constat, l’analyse de la diplomatie africaine dans la crise du golfe, sous l’angle de la foi, a fait comprendre à Doha que l’heure est venue pour lui, d’une part de redynamiser la coopération avec ses partenaires traditionnels en Afrique (membres de l’OCI), et d’autre part s’ouvrir davantage aux Etats à majorité chrétiens du continent qui ont la spécificité de ne pas entretenir de liens profonds avec Riyad. Cette vision politique religieusement hybride a conduit l’Emir Cheikh Tamim Al Thani à effectuer une tournée ouest africaine en décembre 2017 qui l’a mené au Sénégal, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée-Conakry et au Mali, pays presque tous à majorité musulmans. S’en est suivi l’accueil très chaleureux à Doha des Présidents de pays en majorité chrétiens tels que Mokgweetsi Masisi du Botswana, Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe. Pour le Qatar, la
mise en œuvre de cette stratégie africaine hybride s’accompagne parallèlement par des mesures favorisant l’installation d’ambassades dans sa capitale, exemple celle du Ghana ouverte en 2018, mais aussi l’ouverture de représentations diplomatiques sur le continent noir comme son ambassade à Banjul, ouverte l’année dernière. Cependant, dans la nouvelle relation entre le Qatar et l’Afrique, l’axe Doha-Kigali mérite une lecture attentive du fait de son dynamisme spectaculaire malgré sa jeunesse. En effet, après l’établissement de la relation diplomatique entre les deux Etats en mai 2018, le premier tête-à-tête entre Cheikh Tamim Al Thani et Paul Kagamé s’est déroulé en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York en septembre 2018. Prise de contact soutenue deux mois plus tard par une visite à Doha de Paul à Cheikh où les accords dans les domaines de la promotion mutuelle des
investissements, de la coopération économique, technique et commerciale sont signés entre les deux Etats. Cinq mois plus tard en avril 2019, faisant preuve d’un pragmatisme sans précédent avec un Chef d’Etat africain, c’est un symbolique dimanche de pâques, fête la plus importante de la communauté catholique du monde et celle de la majorité des rwandais que Cheikh Tamim Al Thani, comme le Messie du jour, a foulé Kigali le miracle africain pour y
entamer une visite historique de trois jours, sa seconde en Afrique Subsaharienne depuis la crise du golfe. Des accords aux allures d’œufs de pâques dans les domaines du transport aérien, du tourisme entre autres sont paraphés. En moins d’un an de l’établissement de la relation diplomatique, le cadre juridique qui régit la coopération Qataro-Rwandaise est déjà riche de plus de cinq accords. Jamais dans son histoire, le Qatar n’a signé autant d’instruments juridiques internationaux avec un pays africain, en un si laps de temps. Ce qui a suscité l’intérêt de Doha est que Paul Kagamé dont le leadership est reconnu partout dans le monde, récemment Président de l’Union Africaine, est actuellement le Président en exercice d’East African Community (EAC). Une organisation qui regroupe six pays: le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi, disposant d’importantes ressources non exploitées et ayant un marché commun des biens, des capitaux, du travail, élargi à la Southern African Development Community (SADC). Ce dernier marché regroupe 16 pays: Malawi, Mozambique, Angola, Lesotho, Comores, Afrique du Sud, Maurice, Madagascar, Seychelles, Namibie, République Démocratique du Congo, Eswatini, Botswana, Zambie, Zimbabwe et Tanzanie. Séduisant pour le Qatar puisque la communauté des pays d’Afrique de l’Est que dirige le Kagamé a entamé un processus d’union politique des Etats membres dénommée East African Federation. Ce mouvement est encouragé par le FMI qui a déjà estimé le PIB de la future fédération à 131 772 000 $ US, ce qui en ferait le quatrième plus important d’Afrique. Etant actionnaire majoritaire de la banque Ecobank qui dispose du
deuxième plus grand réseau bancaire africain et présente dans 36 pays du continent avec cotation sur les bourses d’Abidjan, de Lagos et d’Accra, le Qatar pourrait investir dans l’économie anglophone à la croissance forte. Pour cela, le Rwanda paraît lui servir de porte d’entrée stratégique grâce à l’interconnexion de marchés élargis précités. Ce qui, dans un Moyen-Orient conflictogene, est susceptible d’apporter à Doha de nouveaux soutiens politiques africains parmi les Etats à majorité non musulman du continent au nombre de 26 et qui compenseront la loyauté vis-à-vis de Riyad des Etats africains membres de l’OCI qui sont au nombre 28. Au-delà du continent africain, le Qatar, dans sa politique étrangère globale axée principalement sur le soft power, a déjà marqué son ouverture au monde chrétien en
acceptant dans sa capitale la présence d’une église (Notre-Dame-du-Rosaire), tant chérie par les expatriés, pendant que certains pays de la région interdisent strictement l’édification d’un lieu de culte autre que musulman, ce qui paraît paradoxal vu que trois religions révélées ont pris naissance dans cette région du Proche et Moyen-Orient. Toujours, dans cette lignée, Doha a accrédité au Vatican un Ambassadeur et pas n’importe qui mais la personne de Son Altesse Cheikha Mozah Bint Nasser Al Missned, femme la plus influente du monde selon le célèbre magazine américain Forbes. Il arrive lors des conférences sur le dialogue interreligieux à Doha que Monseigneur Francisco Montecillo Padilla, Nonce Apostolique du Saint-Siège dans la péninsule arabique, s’affiche aux cotés de prêtres, de rabbins et d’imams pour prendre avec eux un selfie au nom de la fraternité religieuse. Ce qui tente les observateurs de la scène internationale à se demander est ce que le Qatar est la maison d’Abraham sur terre à coté de Jérusalem?

Note de Djily Mbaye Fall, Islamic Cooperation Expert
Diplomatic Analyst & Adviser, Specialist of Qatar,
Directeur du Think Tank « Observatoire de la Coopération Sénégalo-Qatarie » rattaché à
l’Académie Diplomatique Africaine
Chief Consultant in Africa-Qatar Strategies Office
djilymbayefall@gmail.com

Projet de révision de la Constitution: L’esprit et la lettre d’une réforme (Par Yakham Mbaye)

Le Conseil des Ministres présidé par le Chef de l’Etat a examiné et adopté, hier, le projet de loi portant modification de la Constitution. Une réforme qui, si elle est votée par l’Assemblée nationale, va consacrer un réaménagement majeur du pouvoir exécutif, avec la suppression de la Primature.

De ce que «Le Soleil» a su du contenu de ce projet de loi, quelques enseignements essentiels se dégagent.
Même si cette réforme devrait aboutir à un retour vers un régime présidentiel plus marqué, caractérisé par un Exécutif monocéphale, il n’en demeure pas moins que l’équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif est sauvegardé. En effet, si avec la suppression du poste de Premier ministre, l’Assemblée nationale ne sera plus habilitée à mettre en œuvre les modalités de responsabilité du Gouvernement (motion de censure, question de confiance), de son côté, le Président de la République perd son pouvoir de dissolution du pouvoir législatif, rendant ainsi irrévocable le mandat des députés. Mais…

Maintien de l’équilibre entre l’Exécutif et le Législatif
En effet, le Gardien de la Constitution n’en est pas moins complètement désarmé s’il survenait des situations d’exception, comme la paralysie de l’Exécutif du fait d’un blocage de l’Assemblée nationale.
D’une part, eu égard aux pouvoirs exceptionnels de crise que lui confère la Loi fondamentale en son article 52 qui stipule : «Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire national ou l’exécution des engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ou des institutions est interrompu, le Président de la République dispose de pouvoirs exceptionnels. Il peut, après en avoir informé la Nation par un message, prendre toute mesure tendant à rétablir le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions et à assurer la sauvegarde de la Nation. Il ne peut, en vertu des pouvoirs exceptionnels, procéder à une révision constitutionnelle. L’Assemblée nationale se réunit de plein droit. Elle est saisie pour ratification, dans les quinze jours de leur promulgation, des mesures de nature législative mises en vigueur par le Président. L’Assemblée peut les amender ou les rejeter à l’occasion du vote de la loi de ratification. Ces mesures deviennent caduques si le projet de loi de ratification n’est pas déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale dans ledit délai. Elle ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels. Lorsque ceux-ci sont exercés après la dissolution de l’Assemblée nationale, la date des scrutins fixée par le décret de dissolution ne peut être reportée, sauf cas de force majeure constaté par le Conseil constitutionnel.»

Saisine de l’Assemblée en procédure accélérée
D’autre part, le Président de la République peut se servir comme parapluie l’article 92 de la même Constitution qui dit : «Le Conseil constitutionnel connaît de la constitutionnalité des lois et des engagements internationaux, des conflits de compétence entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, ainsi que des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant la Cour d’Appel ou la Cour suprême. Le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de la République pour avis. Le Conseil constitutionnel juge de la régularité des élections nationales et des consultations référendaires et en proclame les résultats. Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. La Cour des Comptes juge les comptes des comptables publics. Elle vérifie la régularité des recettes et des dépenses et s’assure du bon emploi des crédits, fonds et valeurs gérés par les services de l’Etat ou par les autres personnes morales de droit public. Elle assure la vérification des comptes et de la gestion des entreprises publiques et organismes à participation financière publique. Elle déclare et apure les gestions de fait. Elle sanctionne les fautes de gestion commises à l’égard de l’Etat, des collectivités territoriales et des organismes soumis à son contrôle.»
Quid des délais pour mener à terme cette réforme ?
Après le constat du maintien de l’équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif, cette réforme introduit un acquis pour la Représentation nationale : la possibilité pour le député nommé au Gouvernement de reprendre son siège à l’Assemblée nationale à la cessation de ses fonctions ; comme c’est le cas en France et en Côte d’Ivoire, par exemple.
Cette révision constitutionnelle consacre, sans nul doute, un Président de la République superviseur direct de la politique de la Nation conduite par ses ministres. Sans écran ni intermédiaire entre eux et lui. Ce sera sous le mode de la procédure accélérée, pour ne pas dire «fast track» : d’ici la fin de la semaine, l’Assemblée nationale sera saisie. Dans le courant de la semaine prochaine, la Commission des Lois va siéger ; et la Plénière se tiendra la semaine suivante.

Énorme gain de temps
Une fois la réforme votée par l’Assemblée nationale, ce qui est prévisible eu égard à la majorité parlementaire dont se prévaut le Président de la République, va s’opérer un changement en profondeur de l’architecture du pouvoir exécutif. D’une structuration à trois niveaux (Présidence, niveau de décision ; Primature, niveau d’instruction ; ministères et Administration, niveau d’exécution, d’application et de mise en œuvre), on passera à deux niveaux : décision-instruction (Présidence) et mise en œuvre (Ministères et Administration).
En somme, le premier niveau absorbe le second, ce qui se traduit par l’effacement d’une énorme perte de temps qui caractérise la concrétisation des directives présidentielles. Illustration : lorsque le Président donne une directive, c’est d’abord le Premier ministre qui est saisi ; ce dernier, à son tour, instruit le Secrétaire général du Gouvernement. Entre ces trois étapes, deux à trois jours peuvent s’écouler, dans le meilleur des cas de figure marqué par une réelle diligence dans le traitement.
Ensuite, le Secrétaire général du Gouvernement transmet au Directeur de Cabinet du Premier ministre. Une deuxième étape qui peut prendre trois jours, avant que le ministre, destinataire de la directive présidentielle, ne prenne possession du dossier qui, en général, reste entre ses mains trois jours en moyenne.
En somme, une directive présidentielle peut prendre une semaine à neuf jours pour parvenir à son destinataire. Et pis, presque autant de temps, pour que l’expéditeur n’accuse un retour, via le même circuit emprunté à l’aller. C’est dire que, sauf dans des cas exceptionnels, les directives présidentielles attendent deux semaines à dix-huit jours pour être concrétisées. Un procédé qui porte en lui-même une des pires tares qui gangrènent la conduite des affaires étatiques : la dilution de l’autorité à laquelle Macky Sall veut mettre un terme par une réforme à portée plus administrative et technique que politique.

Sgpr et Sgg, le binôme aux côtés du Pr
Cette réforme mise en œuvre, les directives présidentielles parviendront à leurs destinataires en 24 heures. Last but not least, le poste de Premier ministre supprimé, disparaît le contreseing : les décrets n’emprunteront plus un circuit pour être signé par le Premier ministre, ensuite le Président de la République, mais seulement par ce dernier.
Par ailleurs, contrairement à une idée reçue qui postule une prochaine hypertrophie des pouvoirs de l’Exécutif, on s’achemine, avec la révision prochaine du décret portant organisation de la Présidence de la République, vers une institution nettement plus allégée, délestée d’une faune d’agences, sauf celles en charge de la régulation, pour devenir le cœur de la réflexion stratégique, de la prospective et de l’orientation. Et au cœur de ce dispositif, un binôme qui accompagne l’action présidentielle : le Secrétaire général de la Présidence de la République, coordonnateur de l’action gouvernementale, et le Secrétaire général du Gouvernement, coordonnateur de l’action administrative. Dans la même veine, et à un échelon inférieur, les ministres seront instruits à déconcentrer davantage en direction de leurs services, pour donner corps à une réforme porteuse d’une redistribution des rôles entre le centre et les extrémités.
Yakham Codou Ndendé MBAYE

L’heure du bilan de l’homme «fort» de Sédhiou, Abdoulaye Diop, nouveau ministre de la Culture et de la Communication

Qui est Abdoulaye Diop ?

Sa fonction est  : administrateur de société (il a eut à travaillé dans la sous région notamment à MTOA). Il est cependant difficile de connaître le vrai parcours universitaire de cet homme. Quelle est sa formation de base ? Quel diplôme est-il titulaire ?  A-t-il des compétences techniques dans un domaine bien précis ?

Une chose est sûre, Il a été Parachuté au COSEC comme DG par son cousin Bécaye Diop à l’époque proche collaborateur du Président Abdoulaye Wade.  Après la défaite de Me Wade, Abdou a très vite rejoint le parti au pouvoir l’APR. Il a surtout très vite compris qu’il a besoin d’une base politique solide pour rester à cette fonction.

 Abdou très « généreux » et disposant d’une manne financière inestimable (l’argent coule à flots au COSEC), s’imposa facilement à Sédhiou. Selon ceux qui le côtoient, Abdou est très sollicité à Sédhiou et il n’hésite pas à prendre tout en charge ( Baptême, Gamou, ordonnance, mouton de tabaski).  Les étudiants ressortissant de Sédhiou le sollicitent aussi pour les bourses sociales et autres petits soucis financiers. Abdou a aussi casé pas mal de jeunes politiciens de Sédhiou au COSEC. 

Ainsi avec cette politique du donnant donnant, Abdou sera élu maire de la ville en 2014.

Devenu l’homme fort de Macky à Sédhiou, pour le récompenser, Abdoulaye Diop est nommé en 2017 à la tête du ministère de l’Emploi et de l’insertion des jeunes. À sa nomination à ce poste, toute la région de Sédhiou a applaudit. Toutefois, son bilan reste à déterminer à la tête de ce ministère en terme de création demplois au niveau national et local (Sédhiou) car selon Mouhammadou Mansour Dia membre d’ACES ces dernières années, nombreux sont des jeunes de Sédhiou qui peinent à trouver un stage encore moins un emploi.

Cependant, sous Abdou et Macky SALL, Sédhiou a changé de visage selon les populations. D’où le fameux « Diouloudio » à l’élection présidentielle de 2019. En effet, les partisans dAbdou ont appelé la population de Sédhiou a voté Macky pour le remercier de toutes les réalisations en termes dinfrastructures à Sédhiou.

Ainsi, avec la victoire de Macky, Abdou vient d’être nommé de nouveau comme ministre de la Culture et de la communication. Mais des voix commencent à se faire entendre, selon Abdou Dramé jeune de Sédhiou Abdoulaye Diop ne mérite pas le ministère de la culture. Selon ce dernier, la nomination de Abdou a ce poste est synonyme de « tuer » la culture au Sénégal, car depuis qu’il est élu maire de Sedhiou, Abdoulaye Diop n’a donné aucune importance à la culture. Toujours selon M. Dramé, Abdoulaye Diop et tout son entourage n’ont aucune expérience dans ce domaine.

Une chose est constante, avec cette nomination, Abdou poursuit son petit bonhomme de chemin dans le Sénégal de Macky.

Il reste à savoir si Abdou est un fin politicien, un bon stratège ou un riche comme crésus qui utilise l’argent public pour amadouer toute une ville ?

Dr. Mamadou CISSE

Coordonnateur des Jeunes de la Région de Sédhiou (@JRS@)

Moise Sarr, ex-directeur des bourses à l’étranger, un costume seyant et taillé sur mesure

En adage Wolof on dit souvent que la bonté d’une personne ne saurait être vraie que s’il est prononcé par ses proches. Faudrait-t-il en rajouter que la grandeur d’un homme ne peut se mesurer qu’au service rendu à son peuple?
Dans l’affirmative Moise SARR en ferait certainement partie.
Si nombreux de ses prédécesseurs ont choisi de manager à leur guise avec une administration cadenassée où l’usager est pris en otage, Moise semble bien tiré les leçons du passé, s’est frayé un chemin et veut procéder autrement. En effet, un travail acharné, de l’imprégnation et une solide capacité d’écoute voilà le triptyque qui pourrait résumer l’action colossale qui est en train d’être menée au sein de SGEE (Service de Gestion des Etudiants Sénégalais à l’étranger) dont il est plus grand architecte.
La symétrie entre Moise et ses prédécesseurs se creuse et se concrétise plus que jamais.
Moise Sarr, enfin, un leader au diapason de l’émergence connecté à son peuple.
Un peuple est pauvre non parce qu’il n’a rien mais parce qu’il ne travaille pas : une maxime que Moise a certainement mieux compris que tant d’autres. On ne l’entend pas comme certains discourir devant les tribunes internationales pour s’attendre à un standing ovation mais on le voit éblouir par ses projets, sa vision et son engagement auprès de la communauté sénégalaise à l’étranger.
Il faudra dire sans ambages que Moise est un mégalomane. Tel un prophète, il s’est christifié avec les sénégalais et a su adopter un véritable rôle de proximité. Conscient qu’une volonté politique ne se traduit uniquement par des phrases, Moise étale sa feuille de route à travers des actes concrets.
Oui des actes Moise en a vraiment posés.
Le constat d’abord c’est une rationalisation sans équivoque des services d’aides des étudiants à l’étranger que Moise dans sa stature de directeur-déontologue incarne bien.
A moins de six ans plus de 4000 étudiants sénégalais sont attributaires de bourses de l’Etat du Sénégal avec une augmentation considérable du budget de gestion et d’approvisionnement estimé à plus de 7 milliards entre l’année 2014-2015.
Ensuite, toujours au chevet des plus démunis, le SGEE sous la houlette de Moise Sarr tient mordicus la dimension humaine dans ses politiques novatrices des conditions existentielles des étudiants sénégalais à l’étranger. En effet, des milliers d’étudiants dépourvus de ressources financières se sont vus défalquer de la précarité avec l’octroi d’une aide sociale oscillant entre 70 mille et 145 mille selon le pays d’étude.
Dans le même sillage, depuis son arrivée à la tête de SGEE, Moise ne cesse de multiplier les initiatives, cette fois-ci en renouant avec l’esprit de la Méritocratie qui semblait être jetée aux oubliettes. Ce Moise a vraiment du cran en remettant le culte de l’excellence au cœur du parcours des étudiants notamment avec la mise en place des bourses d’excellences lesquelles passent désormais de 297,27 euros à plus de 600 euros le mois de quoi mettre à l’abri des besoins les bénéficiaires tout au long de leur formation.
Moise a fait de la rigueur et du pragmatisme ses marottes pour réduire à néant le cercle vicieux de la vielle gestion. Le SGEE est une des structures de l’Etat sénégalais aujourd’hui qui se sont achetées une conduite en matière de gestion et de redistribution équitables et impartiales des biens publics. D’ailleurs le prix RAGNEE (distinction honorifique) décerné à son directeur Moise Sarr au cours du mois de Mai reste un exemple édifiant.
En fin par le travail et pour le travail, on pourrait imaginer que c’est cette formule magique que Moise a décoché pour réaliser ce travail titanesque. Moise est un innovateur qui répond avec brio et efficacité à la problématique complexe du binôme Formation-Insertion. La CLEE (caravane de l’emploi et de l’entreprenariat) lancé en Avril 2018, demeure une alternative efficace permettant d’anesthésier les risques de chômage aux futurs diplômés de la Diaspora. Il s’agit en premier temps d’un dispositif permettant de démocratiser quantitativement et qualitativement l’accès aux opportunités de stage et d’insertion future. Et en deuxième temps de pluraliser les atouts via des partenaires nationaux, locaux (entreprises privées, publiques, organisations professionnelles) afin de développer plus de circuits d’insertion professionnelle.
Par extension, les mesures incitatives de retour débloquées en faveurs des étudiants diplômés à l’étranger avec la collaboration de différents acteurs et corporations étudiantes constituent un rempart pour endiguer le Brain Drain (fuite des cerveaux) longtemps considéré comme une réelle entrave pour développement de l’Afrique afin de mieux ajuster la productivité, les compétences et expériences professionnelles acquises à l’étranger avec les demandes du marché du travail et les secteurs de développement économique au Sénégal.
« Osez les jeunes », dans une Afrique prise en tenaille par un logiciel obsolète de Management, on pourrait deviner que c’est le message politique que Moise transmet avec courtoisie à ses pairs.
A moins de six ans, Moise a transformé considérablement la condition des étudiants à l’étranger avec une empreinte académique et professionnelle durable.
Un chemin escarpé, difficile à cheminer que Moise et son équipe se sont pavanés finalement.
Certainement si les petits cochons ne le mangent pas, Moise a vraiment les pendules à l’heure pour bien arriver à la gare. Et la jeunesse sénégalaise peut rêver une prime existentielle meilleure.
En fin, je termine en substance par cette formule de René Maran pour dire que cet article est de tout objectif, il ne cherche pas à chanter les louanges de quelqu’un. En effet, il constate et et relate, je ne pouvais écrire autrement.
Je cherche uniquement à dire les choses sans les farder ni les embellir.

AlioumouSerigneSaliou.

Barthélémy Dias en « enquêteur » traduit en justice Aly Ngouille Ndiaye et ses services

YERIMPOST.COM  La pilule de la réélection de Macky Sall n’est toujours pas passée chez Barthélémy Dias qui fulmine encore son agacement. Ce samedi 30 mars, le maire de Mermoz/Sacré-Coeur avait convié la presse pour détailler les nombreuses irrégularités de l’étape du parrainage jusqu’à l’élection présidentielle, en passant par le fichier électoral. Qualifiant les résultats du scrutin de hold up, car ne reposant sur aucune légitimité électorale, encore moins sur une crédibilité républicaine, Barth’ n’accorde aucun crédit à la prestation de serment qui se tiendra ce 2 avril. Après un travail de fourmi mené par son équipe au cours duquel il aurait été constaté des manquements pour ne pas dire une fraude massive, le maire socialiste a annoncé une plainte contre les principaux responsables de cette situation, notamment le ministre de l’Intérieur, le directeur de la Daf, le directeur général des élections… Afin que nul n’en ignore, Barthélémy Dias a fait savoir que les résultats de ces « investigations » seront envoyés aux droits de l’hommistes, à l’Union des magistrats du Sénégal ainsi qu’aux membres de la société civile.

Après ces révélations, Dias fils s’est autorisé les recommandations suivantes: la mise en place d’une CENI à la place de la CENA, la nomination d’une autorité neutre au ministère de l’Intérieur, l’implication de la société civile, de représentants des familles religieuses et de l’UMS dans le processus électoral, la refonte totale et la mise en ligne permanente du fichier électoral et, enfin, la révision de la loi sur le parrainage. Tout ceci, avant les locales prévues en décembre prochain. Sans quoi, assure t-il, plus aucun opposant ne gagnera une élection dans le dispositif. Barthélémy Dias appelle l’opposition à une attitude de lutte.

Mara…A bout: Entre faux défauts et faux dévots

L’ignorance, que le mûrissement de l’âge rectifie chez moi, a pendant longtemps gouverné ma perception de la démarche de Idrissa Seck.
Le Idy que révèle le temps, je ne sais pas s’il est le vrai, mais ce dernier apparait comme une ligne droite. Il n’avance jamais masqué, n’attaque jamais en traitre. Même s’il se trompe, il dit ce qu’il pense. Or dans notre société où l’ambition est un délit on enseigne que « kou gneupe kham fo djeume do égu ». Tel Napoléon, sa conscience est le seul tribunal où il évoque sa conduite. Ce qui n’est pas, sous nos cieux, toujours politiquement correct. Ici, il suffit de soigner ses apparences verbales pour guérir de tout reproche.
Même au plus fort de l’affaire des Chantiers de Thiès, il n’a jamais renoncé à son appartenance au Pds. Formation politique qu’il considère comme une demeure familiale. C’est à tort que son retour au parti sopiste sera qualifié de rétropédalage, puisqu’il a plusieurs fois répété que Rewmi n’était qu’une terre d’exil (Revisitez son discours du 4 avril 2006, alors qu’il sortait de prison deux mois auparavant). Un machiavélisme à l’africaine voulut qu’il usât de sa posture victimaire pour arriver au pouvoir par la seule compassion du « Ndeyssane » des émotifs rêvant de la geste de David contre Goliath. Il n’est pas du genre à fuir devant l’adversité, c’est pourquoi il s’est accroché au Pds jusqu’au bout. L’Histoire n’a-t-elle pas fini de démontrer qu’il était le meilleur profil pour épargner les libéraux du démembrement téléguidé en cours ? En vérité, les trahisons subies, depuis 2012, par le fondateur du Parti démocratique sénégalais, donnent raison à Idrissa Seck, à propos de ces « mercenaires » qui, comme le rappelle le président Pape Diop, n’ont pas voté pour Wade en 2000.
« Aucun centime de volé ne pourra jamais m’être reproché jusqu’à l’extinction du soleil », avait-il juré. Combien de suppôts de Satan déguisés en parangons de vertu peuvent-ils dire la même chose sans être démasqués? Si on me montre qu’il a acquis 8 milliards du fait de sa seule proximité avec son ancien mentor, je change de religion sur l’homme, puisque je ne parle pas ex cathedra.
En 1988, quel jeune homme de 29 ans, diplômé de grandes écoles et courtisé par le régime socialiste, allait attendre 12 ans de galère dans l’ombre de l’opposant le plus persécuté du Sénégal ?
Une flagornerie blasphématoire, de l’ampleur de la polémique Makka ou Bakka, ne me poussera pas à conclure qu’il est sans défaut. Je veux seulement que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre.
Pas besoin de me payer. Deug alalou yalala kou seugu fore ! A t-il constaté




Saliou Badiane

Vidéo- Prestation de serment et nouveau gouvernement: Qu’en pensent les Sénégalais…

Youssou Ndour et le Groupe Futurs Médias, arrêtez ! (Mandiaye Ndiaye)

Fekke Molaci Boolé Wayé Bokoci ak Ngor ak Ndioup car l’avilissante dernière publication du journal l‘Observateur de ton groupe de presse GFM par le journaliste Ndiaga Ndiaye à l’endroit du Colonel Abdourahim Kébé du parti Rewmi l’a prouvé.

Ndiaga Ndiaye un journaliste loin d’être incorruptible et indépendant n’en est pas à son premier coup d’essai car depuis qu’il officiait au journal « le quotidien » de Madiambal Diagne, Ndiaga est le fantassin qui écrit les articles issus des basses manœuvres.

La partialité du GFM (Groupe Faral Macky) ne souffre d’aucune suspicion mais de grâce n’invitez pas la lâcheté dans vos sorties jusqu’à tenter de discréditer, ternir ou entacher l’honorabilité d’honnêtes personnes en l’occurrence des proches de Idrissa Seck dans le seul but d’une obsession de déstabilisation de Ndamal Cadior.

Youssou Ndour détrompe toi, avec ton groupe de presse et alliés du Maquis vos complots et tentatives de destructions du Président Idrissa Seck seront vains car ce que (Il est midi, le messager, xibaar, express new) dont la seule ligne éditoriale était de salir Idrissa Seck n’ont pas réussi, le GFM ne parachèverait jamais cette mission infâme.

Hormis les agressions médiatiques Idrissa Seck a fait face à une agression judiciaire sans preuves, sans fondements, des agressions physiques, des agressions mystiques, des agressions politiques, malgré tout cela il reste debout et continue sa noble mission de Servir le Sénégal.

Yousssou Ndour dites à votre patron qui vous envoie les instructions exécutées par ton groupe de presse qu’il vaut mieux subir l’injustice que de la commettre et celui qui sème l’injustice moissonne le malheur.

 

Mandiaye Ndiaye

Parti Rewmi

Flux Financiers Illicites: Qu’en est-il exactement et que devrait-on faire concrètement ? 

Historiquement, les flux financiers illicites transfrontaliers (IFF) qui servent à dissimuler des activités illégales et à échapper aux impôts ne constituent pas un phénomène nouveau. Cependant, avec la mondialisation croissante des marchés financiers, leur importance économique et politique a considérablement augmenté[1].

 

Tout commence par une longue histoire de l’utilisation du terme « fuite des capitaux » et de la variété des concepts et des mesures qui ont été attachés à cette étiquette. C’est un point de départ essentiel car les estimations capitales de la proportion des flux illicites sont basées sur des méthodes développées pour estimer le volume de la fuite des capitaux. De plus, la notion de mouvement de capitaux s’est renouvelée plusieurs fois depuis qu’elle a été formulée pour la première fois par Kindleberger (1937). Maintenant, il existe une ambiguïté quant à savoir si la fuite de capitaux fait référence à des mouvements de capitaux à court ou à long terme.

 

Raymond Baker, en publiant en 2005 « le talon d’Achille du capitalisme : l’argent sale et la façon de renouveler le système du marché libre », a donné forme au sujet.

 

De quoi parle-t-on exactement ?

 

La question des flux financiers illicites est complexe et technique si on l’envisage sous les angles de la provenance, de la destination, de l’échelle, des modalités, des facteurs, des acteurs et des mesures réglementaires prises en réaction.

 

La notion de flux financiers illicites doit être clairement définie, en adoptant une terminologie appropriée. En effet, les termes de flux financiers illicites et de fuite des capitaux sont souvent utilisés l’un pour l’autre mais les deux notions sont distinctes. La fuite des capitaux renvoie aux capitaux qui sortent d’un pays à la suite de conditions économiques jugées défavorables et peut comprendre une composante légale et illégale. Les flux financiers illicites, en revanche, peuvent sortir ou non d’un pays en raison des conditions économiques, mais impliquent l’illégalité, dans la façon dont les fonds ont été obtenus (par exemple, le produit d’activités criminelles), dont ils sont transférés (par exemple, la fraude fiscale) ou dont ils sont utilisés pour financer des activités dans le pays de destination (par exemple, le financement du terrorisme)[2].

 

Le Groupe de haut niveau des Nations Unies a adopté une définition claire et précise des flux financiers illicites, à savoir de l’argent gagné, transféré ou utilisé d’une manière illicite.

En raison de l’illicité, aujourd’hui, les flux financiers illicites ont souvent été identifiés comme un facteur contribuant à la crise financière mondiale de 2008 et à une source d’instabilité dans le système financier mondial.

 

Des lors, les éléments moteurs des flux financiers illicites sont :

  • les facteurs macroéconomiques (Déficits budgétaires, Inflation élevée et variable, Taux de change effectif réel surévalué, Taux de rendement réels négatifs, Croissance du PIB réel, Dette extérieur) ;
  • les caractéristiques structurelles (Croissance non inclusive (détérioration du coefficient de Gini ou creusement des inégalités), Libération du commerce en l’absence de contrôle, Réforme sans règlementation) ;
  • la gouvernance globale (Corruption, Climat des affaires, Economie souterraine, Instabilité politique).

Par conséquent, les flux financiers illicites ont pour effets, entre autres, d’épuiser les réserves de change, de réduire les recettes fiscales, d’annuler les apports d’investissement et d’aggraver la pauvreté. Ces sorties illicites de capitaux, qui portent atteinte à la primauté du droit, restreignent les échanges et aggravent la situation macroéconomique, sont facilitées par quelque 60 paradis fiscaux internationaux et des pays où la loi sur le secret bancaire permet de créer et d’exploiter des millions de sociétés déguisées, de sociétés écrans, de comptes fiduciaires anonymes et de fondations caritatives factices. A cela s’ajoute d’autres techniques utilisées telles que le blanchiment d’argent et la tarification de cession interne.

 

C’est pourquoi, l’agenda 2063 en vue d’assurer l’autosuffisance du continent à travers les objectifs de développements durables, dans son sous objectif 16.4, se fixe de réduire sensiblement, à d’ici 2030, les flux financiers illicites (…), compte tenu qu’ils touchent tant les pays industrialisés que les pays en développement

 

En provenance d’Afrique, les flux financiers illicites sont devenus un sujet de grande préoccupation en raison de leur ampleur et de leurs effets négatifs sur le développement et la gouvernance.

D’après certaines estimations, ils pourraient atteindre 100 milliards de $US par an, soit près de quatre fois le montant de l’aide publique au développement (APD) que reçoit le continent. Mais en fait, ces estimations pourraient être en deçà de la réalité, puisqu’on ne dispose de données précises ni sur l’ensemble des transactions en cause ni sur tous les pays africains concernés[3].

 

Les obscurités des analyses ne permettant pas encore d’avoir des applications, notre démarche consiste précisément à jeter un regard sur la particularité de la sortie illicite des capitaux en rapport avec la croissance, le développement et la pauvreté du continent.

 

Au moment où l’Afrique devrait s’interroger sur l’éventualité de la généralisation d’une lutte commune contre la sortie des flux financiers illicites, pour en limiter les effets pervers, nous proposons des éléments de réponse sur le rapport entre l’ampleur des flux financiers illicites et les perspectives de développement du continent.

 

Les questions de flux financiers illicites demeurent préoccupantes : est-ce qu’une prise en compte convenable donnerait-il un signal réel de perspective d’une bonne gouvernance ?
Au centre du débat de l’analyse des flux financiers illicites subsiste une question centrale : comment endiguer les flux financiers illicites ?

 

Les données préliminaires indiquent qu’en prenant rapidement des mesures pour freiner les flux financiers illicites en provenance de l’Afrique, on pourrait dégager d’importantes ressources pour financer les programmes de développement à court terme du continent.

 

Pour accélérer le processus de maitrise de la saignée de flux financiers illicites, il est essentiel d’adopter des lois, des règlements et des politiques favorisant la transparence dans les transactions financières. En outre, les pays africains doivent s’associer au G20 pour appeler à une plus grande transparence et un contrôle plus strict des banques internationales et des centres financiers offshore qui facilitent ces flux. Ces actions doivent être érigé en priorité au niveau des pays. Il devient donc impérieux et urgent, pour réaliser l’atteinte de ce double objectif que s’est fixé la communauté internationale, de s’orienter vers une triple voie de sortie :

  • Au plan international, aller vers une plus grande coopération internationale en matière fiscale pour endiguer l’augmentation des flux financiers illicites,
  • A l’échelle de l’Union Africaine, on devrait s’adresser aux institutions partenaires pour élaborer un régime du gel, de la gestion et du rapatriement des avoirs volés. Ce régime devrait prévoir la création de comptes séquestres gérés par les banques régionales de développement, qui prendraient en pension les avoirs dont l’origine illégale aurait été établie.
  • Au Sénégal comme au niveau national des pays africains pris individuellement, les flux financiers illicites mettent à mal la dynamique des composantes macroéconomiques comme l’épargne publique, les réserves en devises et le recouvrement de l’impôt. Cela a été préjudiciable à la transformation structurelle de notre pays, laquelle ne cesse d’emprunter à l’extérieur et de rembourser au titre du service de la dette. Cela a aussi maintenu la dépendance du continent à l’aide extérieure. L’expansion de l’assiette fiscale augmente les recettes publiques et est essentielle pour une réduction durable de la pauvreté dans les pays africains. Avec une aide publique au développement volatile, des investissements directs étrangers faibles, des prêts étrangers et des envois de fonds de plus en plus rares, il est clair que la mobilisation des ressources intérieures par les taxes est une source de revenus essentielle pour les gouvernements africains. La lutte contre l’évasion fiscale est une partie importante de cette initiative visant à accroître les recettes publiques et à réduire la vulnérabilité aux chocs. Le détournement de capital, l’évasion fiscale et l’évitement fiscal sont des problèmes de développement importants qui nécessitent une attention

 

[1] (GFI, 2013a).

[2] Nations Unies, Commission économique pour l’Afrique, Pourquoi l’Afrique doit localiser, éliminer les flux financiers illicites et récupérer les capitaux

 

[3] http://www.uneca.org/fr/pages/iff-contexte

Dr. Thierno THIOUNE

Maître de Conférences Titulaire

Directeur des Etudes du CREFDES

UCAD-FASEG-CREA

 

Début du regroupement et premier entrainement des Lions

Football – Sénégal: Début du regroupement et première séance d’entraînement de l’équipe nationale à Thiès, ce lundi. Les lions affronteront Madagascar ce 23 mars pour la dernière journée des éliminatoires de la CAN 2019. #MID🇸🇳

8 mars: Le prince et la servante (Ndéye Fatima Ndiaye)

Jekkër sangg la (le mari, vis-à-vis de sa femme, est un seigneur)

Le 8 mars est une journée importante célébrée partout à travers le monde. C’est l’occasion pour toutes les sociétés de mesurer les progrès faits et ceux à entreprendre pour améliorer le sort de la gente féminine. Mais où en est le Sénégal quant aux droits de la moitié de sa population?

 

Certes nous avons aujourd’hui de plus en plus de femmes instruites et professionnellement bien établies. Néanmoins, il reste encore du chemin à faire pour atteindre le plein épanouissement des femmes dans la société sénégalaise. Au sein même du noyau familial, des pratiques sociétales ancrées dans notre culture relèguent toujours la femme au second plan ou jettent les bases d’un confinement de la femme à un rôle secondaire. En effet, très tôt,  dans l’éducation des enfants sénégalais, on note déjà une disparité flagrante entre les petites filles et leurs frères. Les garçons peuvent aller jouer au ballon pendant que les filles doivent rester pour faire la vaisselle et autres travaux ménagers. La sœur doit faire le linge de son frère. Les garçons ont le droit d’aller dehors tard le soir. La fille se doit de rester au côté de sa mère pour apprendre à être une femme, une bonne épouse plus tard. Ne dit-on pas d’ailleurs que taarou jigguen mooy seuy? (La beauté d’une femme réside dans le mariage).  À quelle époque de l’évolution sociale la femme a-t-elle  cessé d’être un être à honorer pour ne devenir que la servante du prince sénégalais?

 

La femme sénégalaise se doit d’être parfaite: belle,  raffinée et toujours aux aguets pour satisfaire les moindres caprices culinaires où encore charnelles de papa chéri. Il suffit d’aller aux marchés Sandaga ou Hlm pour constater tout l’arsenal de séduction existant de la femme pour satisfaire son homme. Que fait l’homme pour séduire la femme sénégalaise? Nada. Car la jonguéité est affaire de femme,  tout comme l’exemplarité et le dévouement au foyer.

Dans le monde occidental, la femme se bat pour acquérir l’égalité avec l’homme dans les salaires, les responsabilités… Il y a encore beaucoup des choses à améliorer cependant. Mais dans nos pays, notamment au Sénégal, la femme se bat pour être considérée comme un être à part entière et cesser d’être l’enfant de son père ou la femme de son mari. Il  suffit de parcourir les téléfilms sur le web pour en faire le malheureux constat. 


Une nouvelle télésérie Maîtresse d’un homme marié a  fait son apparition après Pod et Marichou ou encore Mbetel de Rouba Seye… Des femmes exemplaires de par leur docilité et soumission à leurs chers maris… Dans l’épisode 11 de la semaine passée, on y voit Birame, jeune homme sans ambition, qui sort tous les soirs se soûler, y battre violemment sa femme, Djalika, jeune belle femme, brillante au travail,  qui prend en charge toutes les dépenses du foyer. Sa belle-mère, complice, dormant dans la chambre d’à côté, n’a même pas daigné intervenir et arrêter son fils qu’il adore par-dessus tout le monde. Ceci est devenu habituel au petit écran sénégalais. Comme dans les téléfilms que j’ai cités plus haut. Normal, me diriez-vous. Ce sont des hommes qui écrivent les scénarios. Ils ne font que relater leur fantasme du monde idéal patriarcal. Et dire que la société sénégalaise a déjà été en majorité matrilinéaire! Et dans le monde du vedettariat, il n’est pas rare d’entendre qu’un tel a battu sa femme. N’a-t-on pas entendu un célèbre lutteur excuser son forfait au fait qu’en battant sa femme, il a enfoncé son bras dans le mur? Et un autre rockeur-mbalax-man défoncer le visage de sa femme célèbre mannequin… Et le tout sans qu’ils ne soient traduits en justice pour voie de faits. Alors, on ne peut qu’imaginer le désarroi des femmes anonymes qui vivent cette violence physique et psychologique en silence. Car jigguen dafay mougn (La patience dans l’épreuve est une qualité chez une femme).

Devant tant de misogynie, oui, c’est bien de mépris qu’il s’agit – de discrimination des genres et de maltraitance- la femme que je suis ne peut que s’indigner et sensibiliser mes jeunes sœurs, nièces et filles que non, nous ne méritons pas un tel traitement.

 

Nous sommes toutes et tous nés d’hommes et de femmes et sommes égales et égaux devant le jugement divin. Pourquoi devrions-nous être inférieures au jugement de l’homme? Nos grand-mères ont été des Reines et des Princesses. Si vous en doutez, allez lire l’histoire d’Aline Sitoé, Yacine Boubou et ses consœurs. Ces femmes de Ndër qui, un mardi du mois de novembre 1819, se sacrifièrent collectivement pour ne pas tomber entre les mains d’esclavagistes maures. Des femmes dignes dont je salue le courage pour avoir choisi la mort plutôt que de perdre la dignité. Car la dignité est humaine et dans ce cas-ci bien féminine. 


Femmes Sénégalaises, ne sommes-nous pas dignes filles de ces reines héroïques?

 

Ndeye Fatima Ndiaye

ndeyelinguere@gmail.com

 

Et, à la fin, c’est Macky Sall qui gagne (Par Nasire Ndome)

Le président Mackysall a gagné, haut la main, les élections présidentielles de 2019. Dans la presse, tous les responsables revendiquent la victoire de BBY dans leur localité.

En réalité, le président est le seul a revendiqué sa victoire nolens volens. Il a compris très tôt qu’il fallait son implication directe et personnelle dans tout le processus pour gagner au premier tour. Il a usé de toutes ses stratégies politiques à travers des réalisations concrètes et importantes pour les populations rurales et urbaines. Les populations démunies ont senti la politique sociale à travers les bourses familiales, la couverture maladie universelle, PUDC etc…

Pendant la campagne électorale, il a usé toutes ses énergiesphysiques, mentales et intellectuelles pour tenir pendant les 21 jours. Il a passé dans les 45 départements du Sénégal avec des discours cohérents et des engagements réalisables et réalistes dans la continuité du plan Sénégal émergent.

Le terrain politique,Son jeu favori. Il a descendu sur le terrain en étant en contact direct avec les populations. Il a expérimenté cela suite à sa démission du PDS en 2008. Depuis lors, sa stratégie consiste à être proche de la population. Cela est constaté dans ses tournées économiques, de ses conseils des ministres délocalisés et d’autres tournées.

Le choix des sénégalais est rationnel et très réfléchi. L’élection présidentielle 2019 était un match inventé par la démocratie qui se jouait quatre ( idrissa seck , Madické Niang , issa sall)  contre un ( Macky SALL) et à la fin c’est Macky Sall qui gagne. Il a gagné comme toutes les élections qu’il a participé depuis 2012.

Cette victoire est le fruit d’un travail collectif. Acet effet, tous les hommes et les femmes qui ont contribué, de près ou de loin, à cette large et brillante victoire méritent d’être félicités et encouragés.

De ma part, je profite de l’occasion pour remercier le peuple sénégalais qui a choisi la continuité du plan Sénégalémergent avec 58.26%

Par ailleurs, je félicite le président Macky SALL suite à sa réélection au premier tour comme je renouvelle solennellement mon engagement et ma fidélité auprès de lui. Je l’ai élu en 2012 comme en 2019. C’est une fierté !

 

  1. Nasire NDOME

Responsable APR

Pôle communication

Sonko, Majmouth, Cheikh Anta Diop et Mamadou Dia (Siré Sy)

De la présidentielle 2019, Ousmane Sonko en a été la révélation politique de cette élection et son parti, Pastef, en a été la détonation électorale du scrutin. Comme le dit si bien le journaliste-chroniqueur Bachir Fofana, en deux ans, Ousmane Sonko et Pastef ont multiplié par 20, leur électorat.

Ousmane Sonko et Patsef, c’est le prolongement de Majmouth Diop et de PAI. Mais en plus et en mieux. Ousmane Sonko et Pastef, c’est le prolongement de Cheikh Anta Diop et du RND. Mais en plus et en mieux. Ousmane Sonko et Patsef, c’est le prolongement de Mamadou Dia et du MSU. Mais en plus et en mieux.

Majmouth Diop et le PAI, tout comme Cheikh Anta Diop et le RND et Mamadou Dia et le MSU, étaient nationalistes et panafricanistes. Sonko et Pastef sont patriotes et mondialistes. Le Nationalisme est enracinement et rejet de l’Autre. Le Patriotisme est enracinement et enrichissement, dans la défense, avant tout, après tout et par-dessus tout, de ses intêréts vitaux. En tout temps et en tout lieu. Même s’il faut conjuguer avec…. l’Autre.

Sonko et Pastef, viennent de se révéler aux Sénégalais, comme les héritiers et continuateurs d’une certaine vision politique, celle des Majmouth Diop et PAI, Cheikh Anta Diop et RND et Mamadou Dia et le MSU. Le plus et le mieux chez Sonko et Pastef, résident dans le fait que la lutte continue (l’indépendance fonctionnelle après celle organique) mais intégrent et prend en charge une autre dynamique de conflictualités diffuses que sont la globalisation qui est à la fois totalité et morcellement et; les innovations technologiques qui retracent les frontières du village planétaire et redéfinissent le rapport d’abord à Soi, à Nous et aux Autres.

Et justement, parceque l’offre politique de Sonko et Pastef, est en mieux et en plus de l’offre politique de Majmouth Diop et PAI, Cheikh Anta Diop et RND, Mamdou Dia et le MSU, que Sonko et Pastef gagneraient à ne pas commettre les erreurs stratégiques qu’ont commises ses illustres devanciers. Majmout et PAI, Cheikh Anta Diop et RND, Mamdou Dia et MSU, étaient, dans leurs combats idéologiques, dans la guerre politique totale. Sonko et Pastef, dans leurs combats doctrinaires, devront être plus dans une bataille politique tactique. Deux situations l’en expliquent amplement.

1) Avant la proclamation provisoire des résultat, le jour même du scrutin, vers minuit, Sonko a tenu un point de presse conjoint avec Idy pour réclamer un second tour. De deux choses, l’une: ou bien Sonko a commis une faute politique (qui se paie cash) ou alors Idy a piégé Sonko.Que le président  Macky Sall passa au tour, fut le plus grand bien politique pour Sonko et Pastef. Car, à l’éventualité d’un second tour, Sonko allait se retrouver dans un véritable dilemme/drame cornelien et il n’y a jamais de tête lucide entre les termes d’un choix. D’autant plus qu’à l’éventualité d’un second tour qui mettrait aux prises Macky et Idy,  »l’anti-système » qui détiendra les cartes en main pour mettre fin au  »système », devra, soit, appeler à voter pour Idy ou s’abstenir à donner tout consigne de vote. On sera alors toujours dans le  »système ». Ce qui fera désordre, incohérence et inconséquence chez Sonko et au Pastef…..

2) Après la proclamation provisoire des résultats, Sonko, lu dans la presse, aurait déclaré que la victoire de Macky Sall  »est une victoire sans gloire ». Certes, mais c’est quand même une victoire et elle est loin d’être une victoire à la Pyrrhus (Macky a fait 3 fois le score de son suivant). En stratégie politique, que Sonko félicita Macky n’a rien d’affligeant, au contraire, l’acte le grandit, l’humanise et décrispe la tension politique en l’air d’une part , et d’autre part, le démarque et le repositionne dans l’opposition parcequ’il le projette déjà dans les enjeux du futur-présent (locales, législatives, présidentielle). Lui, Sonko,  »le vainqueur symbolique » de la présidentielle 2019, a désormais fini de gagner dans le coeur des Sénégalais, la dignité d’un Chef d’Etat et en tout temps et en tout lieu, devrait parler et agir en tant que telle. Sur sa route pour les enjeux du futur-présent, Sonko a tout à gagner et beaucoup à perdre, s’il continue à se tromper d’adversaire politique qui ne peut plus être Macky Sall mais lui même Sonko, à travers ses Actes (politiques) et son Verbe.

En 2012, Macky Sall avait tapé dans l’oeil des Sénégalais. En 2019, Macky a parlé dans la tête des Sénégalais. En 2024, (peut-être) Macky entrera définitivement dans les coeurs des sénégalais. En 2019, Sonko a tapé dans l’oeil des Sénégalais. D’ici à 2024, Sonko devra parler dans la tête des Sénégalais. Et qui dit  »parler » dit le Verbe et le Verbe est  »Acte » aussi. Au commencement était le Verbe. Qui a le Verbe a la communication. Qui a la communication a la communion. Qui a la communion a la communauté. Parecqu’au commencement était le verbe, disait le Roi Hassan II du Maroc.

Siré SY

 

La tragédie de Talatay Nder et le radeau de la Méduse: Deux destins tragiques liés

LA TRAGEDIE DE TALATAY NDER ET LE  RADEAU DE LA MEDUSE: DEUX DESTINS TRAGIQUES  LIES

Si la date du 8 mars  est consacrée à travers le monde comme journée internationale de la femme, la date du 7 mars devrait être célébrée au Sénégal comme la journée nationale dédiée aux femmes sénégalaises en hommage du sacrifice suprême des femmes de Nder.

 

En effet, il y a  199 ans, et l’année prochaine nous célébrerons le bicentenaire ,le mardi 7 mars 1820, le Walo vécut l’une des épisodes les plus  tragiques de son histoire  avec le sacrifice des femmes de Nder qui ont préféré se brûler vives que de devenir  captives des maures.

 

Ce pan de l’histoire  du Walo  se  confond avec  l’histoire   coloniale française. Ce fut  dans cette contrée du Walo   que  la  France a eu à expérimenter  toutes  les  phases d’exploitation coloniale, avant de les appliquer au reste  de l’Afrique noire.

 

On ne peut raconter l’histoire de la tragédie de  «  Talatay nder »  sans  relater un épisode tragique de l’histoire française celui du naufrage du«  radeau de la Méduse ».

Le 18 juin 1815 s’était  déroulée en Belgique  la bataille de Waterloo opposant les armées napoléoniennes et  celles des Alliés, composée principalement de Prussiens, de Britanniques et de Néerlandais. Cette bataille se termina par la victoire décisive de ces derniers .Ce fut la chute de l’empereur Napoléon 1er  et le début de la restauration, le roi  Louis XVIII  fut installé sur le trône de France.

Le  traité de paix de Vienne  qui fut signé entre la France et l’Angleterre  avait une  clause qui  stipulait la rétrocession des possessions françaises au Sénégal. L’Angleterre acceptait de remettre le comptoir de Saint louis  (qu’elle occupait  de 1809 à 1817) aux français à la condition qu’ils abolissent la traite négriére.

Afin de prendre le contrôle de la colonie du Sénégal la France  envoya une expédition navale.

Le 17 juin  1816 de l’île d’Aix, une  flottille composée de la corvette « l’Echo« , de la flûte « la Loire » et du brick « l’Argus » et de  « La Méduse »  ayant à son  bord plus de 400 passagers appareilla sous les ordres du commandant Hugues Duroy de Chaumaray, avec à son bord le futur gouverneur du Sénégal, le colonel  Julien Désiré Schmaltz accompagné de sa femme de leur fille, de scientifiques, de soldats et de colons.

L’inexpérience  de  l’équipage, provoqua l’échouage de la Méduse sur le banc d’Arguin près de la ville de  Nouadihbou  sur la côte mauritanienne

Après plusieurs essais infructueux pour dégager la frégate, l’ordre d’évacuer le navire  fut  donné.    Les 250 passagers privilégiés, dont Chaumareys, Schmaltz et sa famille, s’installèrent confortablement dans les chaloupes qu’ils se sont réservés, les cent cinquante marins et passagers  furent entassés  sur un radeau construit depuis la veille.

Pire encore : alors que le plan d’évacuation prévoyait le remorquage du radeau par les chaloupes, les occupants de ces dernières, après quelques moments de navigation, coupèrent les cordes et abandonnèrent les naufragés du radeau à leur triste sort.

Le deuxième canot s’appelait « le Sénégal« , car il devait être laissé à la colonie fut le premier à aborder la côte et à débarquer ses passagers, imité par d’autres canots. Chaumareys, Schmaltz et sa famille furent parmi les cent seize personnes qui se mirent en route vers Saint-Louis en longeant la côte mauritanienne. Après d’éprouvantes péripéties dont la rencontre avec les Maures,  le gouverneur Schmaltz et sa suite parvinrent à Saint-Louis le 13 juillet.

Sans eau ni vivres le calvaire des 150 soldats et marins  du radeau  à la dérive  qui  va durer douze jours peut alors commencer.

Après treize jours, le radeau est repéré par le brick l’Argus, quinze rescapés restent à bord : pour leur survie ils ont pratiqué très vraisemblablement le cannibalisme, cinq mourront dans les jours qui suivent.

Nombreuses sont les personnes qui connaissent le magnifique et terrible tableau de Géricault qui se trouve  actuellement au musée du Louvre  à Paris connu sous le nom du « Radeau de la Méduse« . Beaucoup plus rares sont celles qui sont capables de localiser,  de dater l’événement et de relier à l’épisode tragique des femmes de Nder.

Le colonel Julien Désiré Schmaltz après moult péripéties avait réussi à gagner à pied  le comptoir de Saint Louis  ou il prit ses fonctions de gouverneur du Sénégal. La mission  que le Ministre des Colonies, le Baron Portal avait assignée au gouverneur schmaltz était de créer une colonie agricole au Walo.

C’était le début de la révolution industrielle en Angleterre, la machine était en train de remplacer la force  de travail humaine ou animale. L’Angleterre puissance dominante préconisait l’abolition de la traite négriére afin de vendre ses machines.

La traite abolie la France  trouvait plus rentable économiquement d’acquérir des terres de cultures en  Afrique et d’y faire cultiver du coton et de la canne à sucre  que de transporter des négres  dans les plantations  en Amérique.

Le gouverneur Schmaltz chargé d’appliquer cette politique  porta son choix sur le royaume du Walo pour ses projets de colonisation agricole. Dans une lettre adressée au Ministre des Colonies, le 4 septembre 1819 le gouverneur Schmaltz disait ceci «  J’ai toujours soigneusement observé les pays que j’ai parcourus  et je n’ai pas vu  de plus beau, de plus propre à de grandes entreprises que le Sénégal. Les bords du Gange ne m’ont point paru plus  fertiles que ceux de notre Fleuve et je n’ai le moindre doute d’y réussir les cultures qu’on y  voudra. »

Après  deux jours de négociation  le  8 Mai 1819  à bord du navire l’Isère ancrée  sur le fleuve Sénégal en face du village de Ndiao, au nom du roi de France le Colonel  Schmaltz   signa avec le roi du Walo  le Brack Amar Fatim  Borso MBODJE  et les principaux  chefs du pays  : le Diawdine Madiaw Xor  Aram Bakar DIAW, le Béthio Sakoura DIOP, le Maalo Ndiack Ndongo  DIAW , le Diogomaye Ndiack Arame Kélar  DIAW , le beuk Negg Ndiourbel Birame Coura DIAGNE le traité dit Traité de Ndiao

 

Notons entre parenthèse que c’est ce  traité qui est à l’origine de la création de la ville de Richard Toll

 

Ce traité devait permettre  à la France  de créer des établissements de culture  et de construire des forts militaires  à Lampsar et à Dagana et  sur la rivière Taouey pour les protéger des peuples  voisins  près du village de Ndioukouck moyennant une redevance  annuelle de 11 715 ,70 francs.

 

Cette alliance économique et militaire entre le Walo et la France entraîna des réactions hostiles de tous les peuples voisins.

Pour l’Almamy du  Fouta  la construction d’un fort militaire au village de Dagana  etait un casus belli. De cette place forte de Dagana, les Français avaient la possibilité d’attaquer le  Fouta .L’almamy  envoya une  correspondance au Brack lui demandant de rompre le Traité avec les infidèles  français  sous peine de lui déclarer la guerre   et lui rappelant que le village de  Dagana était une possession du Fouta .

Fort de la nouvelle alliance  militaire de la France  le Walo refusa de payer la coutume annuelle de 100 bœufs qu’il payait à l’Emirat maure du Trarza afin d’éviter à ses populations des razzias et rapines.

A la frontière sud le Damel Birima Fatma Thioub Fall était hostile à la présence  française au Walo. C’était un précèdent dangereux pour lui car  pour la première fois des blancs quittaient les îles ou ils étaient installés

( Gorée ,Saint Louis ) pour  s’établir à l’intérieur des terres  sur le continent .

 

Les mulâtres et négociants du comptoir de saint louis s’opposaient  aussi au projet de colonisation agricole au Walo.  Intermédiaires entre les chefs locaux et le comptoir de dans le commerce de la gomme et la traite des esclaves, les mulâtres voyaient dans la promotion des cultures de produits exotiques au Walo une source certaine de leur ruine

 

Un  espion anglais le major Gray assurait la liaison entre ces différents pôles d’intérêts hostiles au projet de la colonisation agricole. Il distribuait de  l’argent et des armes à tous ces royaumes hostiles au Walo.

 

Le 21 Septembre 1819  avec la complicité du mulâtre saint-louisien Pellegrin les troupes de l’Emir du Trarza Amar Ould Moctar attaquèrent par surprise  le village de Thiaggar ou le Brack Amar Fatim  Borso MBODJE  tenait un conseil du trône.

Lors de cette attaque  appelée  en wolof « Mbettoum Thiaggar  » le Brack eut la jambe fracturée  et  fut évacué à Saint louis ; les chefs de guerre le Diawdine Madiaw Xor  Aram Bakar  DIAW  et Moussé Sarr Fary DIOP  furent blessés,   le Mangass Boubacar Daro MBODJ . Au nombre des chefs tués, se trouvaient le Mahlo N’Diack-N’Dongo Diaw , le Maalo Ndiack Ndongo  DIAW, le Beur-Ti Yérim-Salma DIOP .  26 autres  habitants du village  furent tués et bien d’autres amenés en captivité en Mauritanie dont le griot Mbaydé Fapeinda Thioune DIOP.

Le verrou militaire que constituait le village fortifié de Thiaggar ayant sauté la voie était libre pour la prise de la capitale Nder

Le 7 Mars 1820 la capitale Nder fut  conquise  malgré la résistance opiniâtre du Kaddj Yérim Mbagnick Tegue Rella MBODJE  et de la Linguére Fatim Yaamar Khouryaye MBODJ (mère des Linguéres Ndjeumbeut et Ndaté Yalla )   en l’absence du  Brack Amar Fatim Borso blessé se trouvant à Saint Louis pour des  soins.

Submergée   par les assaillants  la Linguère préféra se brûler vive dans la case royale  avec plusieurs de ses courtisanes dont  la Beuk  Negg Mbarka Demba Laobé Boh NDIAYE et Seydané  que de tomber dans les mains  des maures.  Pour sauvegarder la lignée royale la Linguére avait réussi à évacuer  vers  leur tante paternelle Ndikcou  Fatim Borso  à Ronkh, ses deux jeunes filles les futures Linguéres Ndjeumbeut et Ndaté Yalla .

 

La  Riposte du Walo ne se fera pas attendre le Kaddj Yérim Mbagnick Tegue Rella MBODJE  rassembla les débris de l’armée du Walo  et une levée en masse se fit.

 

Avec le  concours du Gouverneur  Schmaltz  qui  fournit à son armée beaucoup d’armes et de munitions le Kaddj  Yérim Mbagnick Tegue Rella MBODJE  secondé par le Diawdine Madiaw Xor  Aram Bakar DIAW et le Béthio Sakoura DIOP  traversa le fleuve Sénégal à Ronkh  et  battit les troupes maures  de Amar  Ould Moctar  à Ouara Ouar qui se réfugia dans l’Adrar laissant sur le terrain plus de 150 morts.

Ayant capturé le Makhchare (camp royal) de l’Emir, le Kaddj par vengeance coupa les oreilles comme trophée de guerre de toutes les princesses maures dont l’épouse  de l’Emir  , Mrasse. Il délivra les habitants de Nder faits prisonniers. Et les griots du Walo  lui inventèrent  au Kaddj cet hymne « Yérim Mbagnick  MBODJE   Mo dakh Naar yi Mouni kouni weyli weyli dé  ».

 

Laissons à Yoro Boly DIAW le soin de narrer la suite des évènements « Apres cette défaite l’Almamy    et le roi des Trarzas levèrent une nouvelle armée qui se réunit  à M’boumba. Le Kaddj  Yérim Mbagnick Tegue Rella MBODJE  secondé par le Diawdine Madiaw Xor  Aram Bakar DIAW se préparèrent à la défense et battirent les coalisés à Dialaoualy, le jour même de leur entrée dans le Oualo. En moins d’une heure, 600 Ouoloffs, renforcés de 150 Maures au maximum, mirent en pleine déroute cette grande armée Maure et Toucouleur évaluée à 11.000 hommes. Elle laissa le champ de bataille « pavé de morts » et fut poursuivie avec acharnement jusqu’à Fanaye. Les Ouoloffs établirent leur camp et demeurèrent dix jours sans être inquiétés ni par le Lam-Toro Samba-Dithié, le chef des vaincus, ni par l’Almamy qui l’avait chargé de cette guerre. Yérim-M’Bagniek rentra glorieusement à Dagana où la population le salua.». Un autre hymne du Walo vit le jour « Dialawaly Faye Nder ba Ndaam li dess Walo ».

Voici telle racontée l’histoire  des femmes de NDer  qui devait être le credo de libération des femmes sénégalaises.

 

Les femmes  sénégalaises  n’ont pas besoin comme modèles ;Rosa Luxembourg  ni Jeanne d’Arc  ni  d’autres héroïnes des autres peuples mais elles peuvent s’inspirer  des célèbres femmes sénégalaises.

La  journée internationale des femmes  qui  trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis réclamant des meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par les Nations unies en 1977  cette journée  ne peut rien apporter de plus dans l’émancipation de la femme sénégalaise

Ces femmes occidentales étaient en retard par rapport aux sénégalaises dont certaines régnaient depuis des siècles  à la tête des certains royaumes.

Le Sénégal devrait plutôt  officialiser la date  du 7 mars comme journée nationale de la  femme sénégalaise en souvenir de de la tragédie de Talatay nder

L’historien traditionaliste Amadou Bakhaw  DIAW  diaogo.nilsen@gmail.com

Pds: Massaly annonce sa démission et tire sur Abdoulaye Wade

YERIMPOST.COM  Après que le Conseil constitutionnel a déclaré la réélection de Macky Sall au premier tour de la présidentielle, Mamadou Lamine Massaly de la coalition Madické 2019 a été câblé par nos confrères de la RFM pour recueillir son appréciation. Le jeune libéral avait défié son mentor, Me Abdoulaye Wade, qui avait demandé aux militants du Parti démocratique sénégalais (Pds) de boycotter l’élection. Le journaliste a eu le temps de formuler sa question que Massaly s’est lâché comme jamais. Il a dit à qui voulait l’entendre qu’il démissionne du PDS. Le tonitruant Mamadou Lamine Massaly, qui vouait à Abdoulaye Wade une considération inconditionnelle, s’est acharné sur le Pape du Sopi. Allant jusqu’à présenter ses excuses à ceux-là qui avaient quitté la barque du PDS pour rejoindre la mouvance présidentielle. Massaly a poursuivi à l’excès sa diatribe contre Me Wade et promet une sortie sous peu pour faire des révélations.

Débouté à la Cedeao, Karim Wade a confondu combat politique et communication droit-de-lhommiste

YERIMPOST.COM Ce 4 mars, la Cour de justice de la Cedeao a rejeté le recours qui lui avait été soumis par Karim Wade contre sa non-inscription sur les listes électorales du Sénégal. En d’autres termes, la juridiction sous-régionale a décidé que les droits du candidat inabouti du Parti démocratique sénégalais (Pds) n’ont pas été violés. Que sa non-inscription sur les listes, fruit de sa condamnation pénale, ne viole pas « son droit fondamental de participer librement à la direction des affaires publiques de son pays. »

Pareille décision a provoqué l’ire de ses avocats qui s’en sont pris à cette cour de justice qu’ils ont tant chérie de par le passé pour avoir déclaré que la CREI n’avait pas respecté les normes d’un procès équitable dans le cadre de la poursuite contre leur client. Ces avocats promettent d’ailleurs de recourir au Comité des droits de l’homme de l’Onu…

Vous avez bien lu: alors que Macky Sall a été réélu et que le Sénégal a tourné la page de l’élection, Karim Wade va continuer à faire dans l’agitation juridictionnelle à l’international pour n’avoir pas été autorisé à y participer ! Comme si, dans une ultime manoeuvre de diversion, il s’abrite derrière ce juridisme stérile pour occulter le faux bond fait à ses militants auxquels il avait assuré qu’il viendrait au Sénégal pour imposer sa participation à la présidentielle.

Après avoir menacé d’un retour fracassant, Wade-fils s’est en effet ravisé après avoir appris, disent certains, que des travaux de rafraîchissement étaient entrepris au niveau de la cellule de la prison de Rebeuss qui était apprêtée pour l’accueillir. Il a donc clairement fui le combat, au grand désarroi des karimistes et autres sympathisants qui l’attendaient. Or, seul un rapport de force, au Sénégal, contre le pouvoir, dans la séquence pré-électorale, pouvait lui offrir une chance de voir Macky Sall fléchir…

Toute autre fausse bataille juridictionnelle hors du Sénégal, qui n’aura de toute manière aucun impact sur l’ordre juridique interne, n’est que fuite en avant.

Karim Wade a été mis en prison, gracié à sa demande, exilé, extirpé des listes, exclu de la candidature… par un pouvoir qui s’est succédé à lui-même le 24 février. N’ayant pas eu le courage de venir mener le combat politique sur le terrain, il doit moins faire parler de lui depuis les palais qataris où il coule un exil doré.

En voulant faire dans le dilatoire, celui qui a confondu combat politique et agitation juridictionnelle à l’international a aggravé son cas. La Cour de justice de la Cedeao a acté la légalité de sa non-inscription sur les listes électorales. En clair, il est d’ores et déjà – légalement- exclu des élections locales de 2019, législatives de 2022 et présidentielle de 2019. Sauf si Macky Sall, dans sa magnanimité légendaire (!), sans que plus rien ne puisse l’y contraindre depuis sa réélection, veut bien user de sa majorité parlementaire pour lui accorder l’amnistie !

La politique est cruelle pour les fuyards et autres poltrons. La bataille pour le pouvoir ne se livre pas par procuration, ni par tribunaux internationaux interposés, encore moins par les artifices d’une communication droit-de-lhommiste…

Cheikh Yérim Seck

Vidéo- Louga: Les partisans d’Idy 2019 interpellent les guides religieux et les leaders d’opinion

Amar Thiam de Rewmi et Pape Massar Diop du grand parti ont animé conjointement une conférence de presse ce lundi 25 février 2019 au quartier montagne. A l’effet de se prononcer sur « l’inévitable second tour de la présidentielle ». La rencontre s’est déroulée à la permanence des Pro-Khalifa Sall chez Mme Licka Diaw.

Pour eux, « tous les éléments chiffrés et les analyses scientifiques des spécialistes font état de cette éventualité. Malgré les résultats préfabriqués par le premier ministre et relayés par les journalistes. La société civile, les organismes internationaux et les observateurs accrédités ont déploré cette malheureuse forfaiture de Boun Dionne, un cadre de l’APR ».

Il est aisé selon les deux plénipotentiaires de « vérifier car des bastions entiers de Dakar, Thiès, Diourbel, Ziguinchor entre autres ont été conquis par notre candidat avec des taux clairement établis. Donc nous ferons face pour refuser en bloc les manœuvres de confiscation de notre triomphe. Etant animé de la volonté de mettre fin au régime dictatorial en place ».

« Les guides religieux de même que les leaders d’opinion du Sénégal ont la responsabilité historique d’éviter le chaos dans notre pays ». Ont averti les initiateurs de ce face à face avec la presse.

Ils n’ont pas oublié de remercier les « Ndiambour-Ndiambour » qui ont résisté à l’achat de conscience de ces nombreux distributeurs de billets de banque malhonnêtement mal acquis ».
LOUGAWEBMEDIAS.COM
https://www.youtube.com/watch?v=6SFYPxiuU9w&feature=youtu.be

Me Madické Niang vote et se réjouit

YERIMPOST.COM   Pour sa première participation à une élection présidentielle en tant que candidat, Me Madické Niang a accompli son devoir civique au centre de vote Darou Marnane de Touba. Le candidat de la coalition Madické 2019, ancien ministre des Affaires étrangères, s’était auparavant rendu sur les tombes de ses défunts parents et aux mausolées de ses guides spirituels Serigne Touba et Serigne Saliou Mbacké. Après s’être acquitté de son droit de vote, Me Madické Niang a exprimé son satisfecit sur la mobilisation des Sénégalais. Le déroulement du scrutin qui rencontre quelques couacs a aussi été abordé par Me Niang qui espère que ces manquements n’auront pas d’incidence sur l’issue du scrutin.

À nos vaillantes forces de défense et de sécurité

« L’armée doit en toutes circonstances avoir une attitude républicaine. Elle doit toujours se mettre du bon côté, celui du peuple. Un ordre illégal ne doit pas être exécuté. » (Macky SALL)
Le Sénégal, notre très cher et beau pays s’achemine, avec toutes les craintes justifiées ou non, vers une date plus que cruciale de son histoire. En effet, le 24 Février 2019, nous sommes appelés à nous rendre aux urnes pour choisir celui qui présidera pendant cinq ans aux destinées de notre nation.
Ce choix doit s’opérer dans le cadre d’un scrutin transparent, libre et démocratique. Cela implique la participation de tous les acteurs, notamment les membres des forces de défense et de sécurité. Seulement il est bon et fort utile de rappeler que le vote en tant que tel n’est que l’aboutissement d’un long processus qui, pour ce cas d’espèce, s’est déroulé sans le minimum de consensus nécessaire entre les différents acteurs du landerneau politique. Et, c’est malheureux et très regrettable d’avoir assisté à l’évacuation du code électoral consensuel de 1992 qui a été jeté aux orties par le Président Macky Sall dont le peuple attendait qu’il procédât à des avancées significatives et non à un recul.
Toujours est-il que, malgré les nombreux dysfonctionnements et autres anomalies notés, et qu’il faut en toute objectivité imputer aux autorités politiques et administratives en charge des élections, le peuple dans un élan de civisme affirmé et de citoyenneté affichée, a, de manière déterminée et sans équivoque, manifesté son ardent désir et sa réelle volonté de s’exprimer en cette occasion de délibération démocratique et de choix historique.
Les Forces de défense et de sécurité seront interpellées et éventuellement mises à contribution pour permettre à tout citoyen , ou qu’il se trouve sur le territoire national, de pouvoir s’acquitter de son devoir de vote et de jouir de son droit à le faire librement dans les meilleures conditions de sécurité. Quant aux autres formes d’entraves involontaires ou sciemment provoquées, elles seront constatées par qui de droit et auront les réponses appropriées.
Par rapport à leurs différentes interventions, les forces de défense et de sécurité devront convoquer la nature véritable des missions à elles confiées par le peuple, détenteur exclusif de la souveraineté légitime. Il s’agit de préserver l’unité et la cohésion de la Nation, d’incarner et de sauvegarder les valeurs de la République, de garantir la stabilité de l’Etat et de protéger le Peuple. L’ensemble de ces missions doit être exercé dans le strict respect des lois et règlements.
Dans le cadre de la présente élection vous serez énormément sollicités et devrez agir et intervenir en conséquence ; mais il faudra le faire avec mesure, dans la sérénité et la lucidité, avec la claire conscience d’exercer une mission de service public et surtout dans le respect des droits humains. En aucune circonstance vous ne devez-vous départir d’une posture républicaine qui, seule, vous permettra de bénéficier du respect, de l’égard et de la considération de vos concitoyens. Le jour du scrutin est un moment particulier ou l’atmosphère peut être volatile, ou les passions peuvent s’extérioriser et s’exacerber et ou enfin des affrontements peuvent surgir de manière imprévisible. Il vous appartiendra de prendre conscience non seulement de la dimension exceptionnelle de l’évènement mais aussi et surtout du fait qu’il s’agit d’une compétition entre cinq candidats d’égale dignité, soumis aux mêmes devoirs et obligations et jouissant des mêmes droits. Ils seront représentés dans les centres de vote par leurs mandataires, leurs militants et sympathisants. Aussi ne saurait-il être question de favoriser les uns par rapport aux autres. Vous devez être équidistants et jouer votre rôle de régulateurs et surtout d’arbitres dans la plus totale impartialité. Il est tout à fait clair qu’aucun trouble ne sera toléré d’où qu’il provienne et quels qu’en soient les auteurs.
Vous exécutez les instructions et agissez sous l’ordre de la loi et le commandement de l’autorité légitime ; cela veut dire en clair que vos actions, si bénignes soient-elles, doivent s’effectuer dans un cadre légal et sur ordre express de l’autorité hiérarchique. Tout acte pris ou réalisé en dehors de l’encadrement de ces deux conditions cumulatives expose son ou ses auteurs à des sanctions que déterminera la nature de la faute commise. Une fenêtre d’appréciation est ouverte pour juger de l’opportunité d’agir ou non. C’est ainsi que :
– Le militaire ne doit pas exécuter un ordre lui prescrivant d’accomplir un acte manifestement illégal ou contraire aux règles du droit international applicables dans les conflits armés et aux conventions internationales en vigueur.
– Les fonctionnaires de police ont un devoir de désobéissance quand l’ordre donné est manifestement illégal.
– Le fonctionnaire est délié de l’obligation d’obéir à son supérieur hiérarchique lorsque l’ordre donné est manifestement illégal.
C’est un devoir sacerdotal et un impératif moral que d’être loyal vis-à-vis de la Nation, de la République et de l’Etat ; par contre, il faut toujours éviter, dans la mesure du possible, de se mettre aveuglement au service d’hommes politiques souvent très prompts à faire montre d’ingratitude et à vous abandonner à votre sort ; la trahison est consubstantielle à la pratique de la plupart de nos politiciens. L’exemple collectif des policiers radiés et celui individuel de l’ancien commissaire central de Dakar sont suffisamment illustratifs de mes propos. Ce n’est point une incitation à la désobéissance, ce qui ne saurait prospérer dans des entités ou les gens sont astreints à la discipline la plus rigoureuse, mais plutôt s’agit-il de faire comprendre que l’on peut faire son travail avec rigueur sans pour autant verser dans des excès condamnables et très souvent préjudiciables aux simples citoyens. Les personnes s’en vont et les institutions demeurent.
Vaillantes forces de défense et de sécurité, vous devez comprendre que l’enjeu du maintien de l’ordre c’est de pouvoir conserver l’ordre établi par des méthodes modérées de coercition afin d’éviter le recours à la violence que suppose le rétablissement de l’ordre. La force publique est constituée pour assurer la tranquillité et la sécurité des citoyens et plus largement des populations. Elle est garante de l’efficacité des droits humains sacrés et consacrés de manière universelle. C’est la seule justification de son existence
Je ne saurais terminer sans vous adresser mes très vives félicitations pour l’excellent travail que vous accomplissez sur les différents théâtres d’opérations extérieurs ainsi que pour la protection des personnes et des biens.
Se mettre toujours au service du peuple, ne jamais se soumettre à un homme.
Dakar le 20 Février 2019

Boubacar SADIO

Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite.

Du système, de l’antisystème et de la démagogie politicienne

Le verbe joue un rôle important dans la conquête du pouvoir. Oui une campagne électorale c’est aussi la manipulation des concepts et les slogans. Pour cette campagne des concepts reviennent comme un leitmotiv. En effet, système et antisystème sont devenus les raisons d’être d’une classe politique. Et chaque locuteur l’utilise comme cela l’arrange. Il te dira avec une désinvolture incroyable « tu sais de quel système je parle ». Mais, un constat c’est que système et antisystème sont des mots valises.

Nous avons toujours une vague idée de ce que notre interlocuteur veut dire quand il parle de système mais nous n’arrivons jamais à le saisir de façon concrète. D’abord, éloignons-nous des carcans académiques qui classent plus des régimes politiques qu’ils ne décrivent un système et essayons de mettre de la chair aux fantômes « Système » et « Antisystème ». En effet, Démocratique, totalitariste ou monarchique qualifient la façon dont le pouvoir politique est exercé plus qu’ils ne décrivent les mouvements des différents éléments sur territoire donné.

Pendant cette campagne, Ousmane Sonko lui-même utilise le concept système, tantôt, en rejetant la centralité des hommes. Ceci pour retomber bien vite sur l’évidence que l’acteur ou agent est incontournable dans la définition du « système ». Comme exemple, dans la fameuse vidéo, il parle des différents chefs d’État depuis les indépendances pour désigner un système qu’il faut envoyer au poteau. Ou quand il répond à une question sur Karim Wade et lie l’ancien ministre au problème « systémique qui gangrène le Sénégal ». Et même quand il compare de façon plus ou moins subtile Wade père à un farouche opposant à la foi qui se repentirait, il démontre que son combat contre un système vise une certaine classe politique. Ceci pour dire qu’acteur et système sont indissociables. Nous pouvons même dire que l’acteur fait le système dans un pays où le pouvoir est fondamentalement patrimonialiste.
Qu’est-ce donc ce système ? Prenons-le par la finalité. Dans un élan idéaliste, il faut dire que la finalité de la gouvernance est l’épanouissement du citoyen. Le citoyen dans sa diversité, dans ses attentes multiples et changeantes. Aussi, ce citoyen est lui-même un élément de cet ensemble.  Donc, le système est cet ensemble et les relations que les éléments interdépendants de cet ensemble entretiennent pour réaliser une chose. Partant de la fin, on en conclut qu’un système serait l’ensemble des citoyens, les relations entre ces citoyens pour cet épanouissement des citoyens. Chacun remplissant une fonction définie, car le système est aussi organisé. Mais, il faut remarquer que cette fonction n’emprisonne pas l’acteur. Parce que l’acteur est décrit comme proactif et autonome.
Dans un environnement appelé Sénégal, le système serait composé de politique, d’économique, de social, de religieux, etc. Et que ces différents ensembles sont eux-mêmes complexes. Parce qu’ils sont composés de systèmes ou de sous-systèmes selon la perspective. De plus, ce même système est intégré à un autre système Afrique puis monde. Aussi nous pouvons aller d’une macro à un micro et inversement toujours en parlant de système ou de sous-système.

Par exemple, souvent nous parlons de système nerveux, de système éducatif sénégalais, système de santé système économique, etc. Autant de systèmes dans un système dans le système! Ce système éducatif qui a formé le brillantissime énarque. Ou ce système de santé, celui-là qui le soigne en tant que patriote, je suppose. Voyez-vous « système » est une question d’environnement ici?

De l’antisystème
Ainsi, si tout cet ensemble, les actions, mécanisme et procédure sont le système, peut-on parler d’antisystème? La réponse est oui et non à la fois.  Oui parce que dans une démocratique, chaque entité politique est un antisystème. Parce que la raison d’être d’une formation politique est de faire fonctionner cet ensemble autrement pour la finalité évoquée plus haut.

Aussi, nous pouvons répondre par la négative. Non, l’antisystème n’existe pas à vrai dire parce que cette entité-acteur use de son caractère autonome et proactif en agissant autrement. En ayant la liberté d’agir, même agir autrement relève du système. Par exemple, dans le système éducatif, un enseignant qui doit faire un certain nombre d’heures avant les examens. Malheureusement, avec les grèves qui sont aussi des actions admises par le système, il n’atteint pas ce nombre d’heures. Cependant, notre enseignant tient quand même à la réussite de ses élèves et fait des heures de rattrapage ou travaille pendant la grève. Notre enseignant n’est pas pour autant antisystème parce qu’il est proactif. Cette perspective nous amène à considérer l’antisystème comme un élément du système qui produit une action tout à fait légitime. Alors vu que le système n’est pas statique, parler de « changer le système » ne relève que du slogan politique ou d’une simple tautologie.

Antisystème en politique

Pour en venir au concept « antisystème » en politique, d’après l’histoire il est né en Allemagne et est d’abord accolé à un parti fasciste. De nos jours, des partis de droite comme de gauche sont étiquetés antisystèmes. Mais disons le plus des partis de droite que de la gauche, Trump, le Front National entre autres. Ce qui caractérise ces « Antisystèmes », c’est qu’ils sont généralement anti-étrangers ou anti-intégration et opposent des éléments de l’ensemble pour classer certains comme les ennemis à abattre. Retrouve-t-on ces traits chez notre antisystème? Lui vise à « débarrasser le Sénégal d’une vieille classe politique favorable aux étrangères » pour paraphraser Sonko. Donc, l’antisystème est plus fondé sur l’anti à quelque chose plutôt que la proposition d’une autre. Au-delà de cette catégorisation nous sommes les bons et les autres sont mauvais, le paradoxe avec l’antisystème est qu’il refuse la contradiction. Les journalistes Cheikh Yerim Seck, Madiambal Diagne et beaucoup d’autres Sénégalais ont fait les frais de cette tendance des militants de Pastef à insulter tous ceux qui critiquent leur leader. Sonko lui-même a fait une communication pour demander à ses souteneurs de respecter les opinions des autres sans se priver de faire la même chose, en taxant le reste de ses compatriotes de vendus à chaque fois qu’ils ont une opinion contraire.

On casse tout et on verra après
Maintenant, essayons d’identifier le registre de ce discours antisystème. Le discours de l’antisystème repose sur le populisme qui prétend rendre la parole au peuple alors que dans une démocratie comme nous la connaissons le peuple s’exprime lors d’élections ou d’un référendum. Et ses élus prennent les décisions légitimes au nom de ce peuple. Parce que telles sont les règles que le système organisé s’est fixé.  Tout un paradoxe. Parce qu’on ne peut pas prétendre restituer aux citoyens la parole en décidant que seule sa parole est vraie et valable. Rappelons que le système c’est nous tous avec nos contradictions notre autonomie d’agent-acteur.

Pour finir, reconnaissons que l’antisystème se vend bien parce qu’en matière d’élection on ne communique pas sur des acquis, mais plutôt sur un futur possible et rien n’est plus nouveau sinon séduisant que l’idée d’un renversement du monde pour reprendre l’expression d’Hervé Juvin. Il s’agit de tout abattre et ensuite voir ce qu’il faut construire. Maintenant est-ce ainsi qu’une nation se gouverne?

Harouna Niang

harouna.niang.1@ulaval.ca

Macky Sall à Fatick: La mo.bi.li.sa.ti.on et une course du candidat vers le meeting

YERIMPOST.COM Il avait quitté Fatick pour présider aux destinées des Sénégalais au second tour de la présidentielle de 2012 alors qu’il était encore maire de cette ville. En cette veille de présidentielle, le président sortant a tenu son 13e jour de campagne dans son fief. La fierté se lisait sur son visage et Fatick le lui a bien rendu ! Le président sortant y était en fin de journée de ce samedi 16 février. Alors que, d’habitude, ce sont les responsables de la localité qui parlent en premier, cette fois, Macky Sall a ouvert le « mike ».

Déjà, depuis l’Avenue qui mène vers le stade, où devait avoir lieu le rassemblement, le président Sall, à la surprise générale, est descendu de son véhicule et s’est dirigé vers le stade en courant. Moment de communion avec les Fatickois ou coup de com’, la mayonnaise avait pris. Dans son speech, Macky Sall a parlé aux Fatickois non pas de politique, mais de tout l’amour qu’il porte à cette ville qui l’a vu naître, grandir et devenir… La campagne électorale, le bilan de son premier mandat et ses ambitions pour la région, Macky Sall les a laissé aux responsables de la coalition Benno Bokk Yakaar.

Jeu politique et hors-jeux…

« Politique ? Po la tiggi ! » entend-on dire parfois « La politique, c’est vraiment un amusement, un jeu. » C’est ainsi que je tenterai de traduire, laborieusement et sans la fine saveur de certaines tournures de nos langues nationales, l’expression ouolof  «po la tiggi » . Elle joue en effet, et à bon escient, avec les sonorités du mot « Politique » en français pour le tourner en dérision une fois mis à la sauce du cru. On parle d’ailleurs de « jeu politique » en occident… Chez nous, le jeu n’a jamais une dimension « sérieuse » , tout au plus ludique comme il se doit … Le jeu, l’amusement, la dérision, la plaisanterie ne sont utilisés « sérieusement ( !) » que dans nos mécanismes sociaux de régulation des conflits. Notamment pour vivifier la parenté dite à plaisanterie qui contribue à bâtir des ponts entre les ethnies et même à les cimenter. La plaisanterie, disons la parole plaisante, est la règle entre grands parents et petits-enfants, entre cousins consanguins ou ethniques. Elle permet de se dire tout, et même les critiques les plus acerbes, dans la bonne humeur, la courtoisie et les règles de bienséance. Au fond, tout prétexte à rire est utilisé pour décrisper les relations sociales et abattre les murs d’incompréhension entre les humains. Le « jeu social » chez nous, n’est donc pas un « jeu de dupes » . Mais le levain de fraternités exquises et de solidarités transversales. Malentendu culturel ? Choc de civilisations ? Lorsque nous prendrons le temps de réfléchir en profondeur sur qui nous sommes vraiment,  nous prendrons conscience de notre richesse culturelle et humaine incroyable. Ce sera alors le temps de nous « développer », comme nous l’entendons, au lieu de poursuivre une course poursuite avec le modèle occidental, en perte de sens pour cause de brouillage des repères de l’homme.

En tous cas, au regard de ce que le « jeu politique » est devenu dans notre pays,  eu égard aux fondamentaux culturels, spirituels et moraux, sensés être les références de notre Nation, des questions se posent que l’on ne doit plus esquiver. La colonisation nous a appris à voter, à élire et à choisir nos dirigeants à la manière occidentale. Elle nous a imposé les modalités de conquête des suffrages à travers des campagnes électorales où le spectaculaire l’emporte sur le sens. Nous y avons ajouté notre sens du rythme, nos sonorités et notre folklore. Mais aussi nos excès, voire nos dérives. Nos campagnes électorales sont ainsi le prétexte à une redistribution débridée  de subsides… illicites aux électeurs.  Plus on a de moyens et plus on attirera des foules. Et les foules ne s’y trompent pas qui suivront indistinctement toutes les caravanes à condition d’être transportées, nourries et…désintéressées. Corruption en masse dans l’impunité totale. Même certains Imams sont pris dans la nasse…

Autre manœuvre… dolosive, les 5 minutes de temps d’antenne allouées à chaque candidat.  Il faut faire foule. Parfois s’adresser à une foule qui ne vous regarde pas. Pour la télévision. Pour entretenir l’illusion. Au besoin, traverser un marché ou une grande avenue aux heures de pointe. Cela permet de colorer gratuitement une foule en y déversant quelques militants et leurs banderoles. La technique est éprouvée… Sinon,  Il faut que les équipes de Com veillent au cadrage des images. Pour les « ajuster » Car elles doivent toujours paraître plus enthousiastes que nature. Jeu de dupes…

Mais il y’a un autre hors-jeu qui s’est invité dans la campagne électorale en cours. Un jeu de mains. « jeu de mains, jeu de vilains » dit pourtant la maxime… Eh ! bien lorsque les gros bras s’y  mettent, le jeu tourne au massacre. Et l’on note depuis quelques jours une recrudescence d’actes violents sanctionnés, hélas,  par des pertes en vies humaines. Sans compter les nombreux accidents de la circulation, causés par les caravanes électorales qui outrepassent toutes les règles du code de la route et de la sécurité routière. C’est comme si le temps de la campagne électorale était une période de non droit : des  véhicules surchargés, sans plaque d’immatriculation, s’ébranlent en  cortèges désordonnés qui perturbent la quiétude des usagers de la route. Le recours intempestifs à des gyrophares dans une  nuée de motos « Jakarta » qui slaloment dangereusement, ajoute au stress  des automobilistes dont les nerfs sont déjà à vif à cause des kilomètres de bouchons.  Notamment à Dakar, depuis que le chantier du TER a rétrécit les options de déviation…

Toute cette folle ambiance fait partie du jeu… Mais elle occulte la partie essentielle que nous doivent les hommes politiques : la formulation d’idées simples pour nous faire rêver ou espérer. L’énonciation de programmes faisables répondant en priorité à la satisfaction de nos besoins : l’emploi des jeunes, l’éducation, la santé, la sécurité,  la création et le partage équitable des richesses. Et pourtant chaque candidat a  pris le soin de rédiger un document. Avec des idées intéressantes pourtant. Qui peut les entendre dans la cacophonie  en cours ?

Il reste encore quelques jours de ce…carnaval électoral. Une demande pressante, voire une exigence démocratique, serait la confrontation des programmes des différents candidats à travers un débat public radio télévisé. Depuis quelques jours un hashtag #sunudebat fait rage dans les réseaux sociaux. Si la maturité de notre démocratie est vraiment une réalité, rien ne devrait s’opposer à la tenue d’un tel exercice afin que les sénégalais voient, non plus des monologues parallèles, mais surgir du choc des idées et des tempéraments des candidats à la magistrature suprême, la personnalité qui emportera l’adhésion de la majorité des électeurs. Sinon,  il restera encore un goût de parodie inachevé du modèle occidental. Tant qu’ à faire, imitons ce qui s’y fait de mieux ! Il paraît que 4 des candidats en lice ont marqué leur accord. Le cinquième  ne peut pas refuser de s’y soumettre !

En attendant, nous prions pour le repos de l’âme de toutes les victimes de notre jeu politique et social qui n’en finit pas de se jouer de nous en multipliant les…. hors-jeux !

 

Amadou Tidiane Wone

woneamadoutidiane@gmail.com

 

Maître Aïssata Tall Sall: la lionne du Fouta a-t-elle bondi et est tombée…?

Ce buzz créé dans le landerneau politique, est à la dimension de sa personne, allusion faite à Madame le Maire Me Aissata Tall SALL Présidente du mouvement « Oser l’avenir ».

Son combat farouche dans le parti socialiste contre l’establishment sous la houlette de, Ousmane Tanor DIENG l’a davantage mise à la une de l’actualité politique au Sénégal et dans le monde. Son courage son engagement et sa détermination à vouloir secouer le baobab a séduit plus d’un et lui a valu en partie cette grande popularité dont elle jouit à ce jour.

Le baobab étant trop costaud, elle a dû finalement rebrousser chemin. Mais elle n’a pas abdiqué. Grande stratège, elle revient au galop avec une hache pour couper le baobab, là non plus la hache s’est cassée.

Tout  ceci pour retracer le parcours héroïque riche en rebondissements de cette brave dame, qui ne doit aujourd’hui cette puissance, qu’à son obsession à faire bouger les lignes.

De la candidate malheureuse qu’elle fût au poste de Secrétaire Général du Parti Socialiste au combat titanesque qu’elle a mené pour garder la Mairie de Podor, à son élection en tant que Député à l’Assemblée Nationale, et en fin à son échec à la candidature aux élections présidentielles de 2019, elle aura tout vu.

Pour avoir choisi de soutenir le candidat sortant son Excellence le Président Macky SALL en tant recalée de l’élection présidentielle de 2019, elle reçoit tous les volets de bois verts venant de ses détracteurs. Et pourtant cela semble être un choix lucide de logique politique, assumé quoiqu’on puisse dire :

D’abord pour avoir fortement participé à l’élection de Macky SALL en 2012 malgré la brouille qu’il y’a eu entre eux. Qui ne se souvient pas des revers qu’elle a fait subir à Ablaye WADE à Podor en 2012 malgré toutes les promesses de ce dernier.

Ensuite pour avoir osé demander le suffrage des sénégalais aux élections législatives de 2017. Au résultat, elle n’a même pas pu avoir le quotient électoral ; n’eut été le plus fort reste elle ne serait pas élue. Ceci est la preuve de l’absence d’une adhésion réelle des masses face à sa démarche. Ce que semble corroborer les propos de son fils que je cite «Les “gens” veulent que tu fasses ce qu’ils veulent, mais ne te soutiennent jamais, fais alors ce que les gens de Osez l’avenir et toi avez démocratiquement décidé.. » Amadou Clédor SALL

Enfin la seule base politique dont elle peut valablement revendiquer, c’est celle de la commune de Podor qu’elle a tout le temps gagné. Son ancrage à l’opposition, d’abord contre Ablaye WADE, et dans un passé récent contre Macky n’en était pas pour faciliter les choses. Or lassée par ses prises de position, les populations de Podor commençaient à en avoir marre, croyant dur que son attitude été quelque chose pour l’isolement de la Commune de Podor. A cela s’y ajoute l’assaut  de toute part dont elle fait l’objet de la part de la coalition de Macky SALL. Cette dernière ragaillardie par les quelques réalisations du Président Macky SALL dans la ville de Podor et le département (le bitumage de presque toutes les rues de Podor, le désenclavement de l’île amorphil etc.)

Malheureusement, pour avoir eu la liberté dans une démocratie de choisir son camp en soutenant le Président Macky SALL, elle est traitée de tous les noms d’oiseaux. Toutes les insanités y passent. Cela est inacceptable que chacun gère son agenda politique. Les sénégalais seront les seuls juges au lendemain du 24 février 2019.

Et pourtant ce n’est pas la première fois qu’on assiste à ce genre de revirement. L’histoire politique contemporaine du Sénégal est riche en exemple de ce type de comportement. Cela ne fait-il pas partie du gène sénégalais ?

Dans tous les cas son arrivée dans le camp présidentiel, favorisera à coup sûr, une recomposition politique dans le département de Podor.

Elle a osé prendre ce risque qui pourrait probablement être payant pour elle. On peut présager en cas de victoire de Macky SALL qu’elle redevienne la patronne du département. Elle en a l’étoffe et la capacité. Ses retrouvailles futures avec la coalition au pouvoir fera d’elle un leader incontesté du département, de la région voire même la future challenger des élections de 2024.

Dans le cas échéant elle aura renoué avec sa base politique qui ne cessait de s’effriter de jour en jour pour rejoindre les lambris dorés du pouvoir.

Ainsi la lionne du Fouta aura rebondi

NB : Ces élections de 2019 représentent un enjeu majeur dans la vie politique économique et social de notre pays. C’est un grand tournant de l’histoire du Sénégal. Tenants du pouvoir comme Leaders de l’opposition doivent veiller à ce que seules les urnes parlent au soir du 24 Février 2019 dans la paix, la transparence parfaite et que le vainqueur soit félicité par tous « Sénégal jëm Kanam ».

« Que Dieu veille sur le peuple sénégalais. Amine »

Demba BA dit Vieux Ndiouga Citoyen de Podor.

 

27 et 94 milliards comme ça !

Au moment où le mandat 1 du prince arrive presque à terme et qu’en principe et normalement cela doit être la bousculade chez Mme de l’OFNAC, il semble paradoxal qu’on veuille passer par pertes et profits le bruit autour des 27 milliards et 94 milliards et du PRODAC et …de M.(nom du projet au domaine encore?). De bruit ,c’est devenu du béton et même armé en dépit du silence voulu et adopté comme réponse par le principal accusé. Cela ne doit pas passer et tomber dans l’amnésie collective. Lui (par qui est venue la révélation) ne cesse de le clamer urbi et orbi en lâchant chaque jour que Dieu fait des doses qui en rajoutent à l’assaisonnement du scoop. Car c’est un vrai scoop même si on feint et fait semblant…. Combien de fois lui (lui) a –t-il dit avoir saisi monsieur le procureur Bass 1er depuis avant l’hivernage et toujours motus. Il (lui) revient en suppliant le Pr de république de le convoquer pour d’éventuelles auditions et toujours nada …c’est le silence radio ou TV. Sur les 27 milliards du Prodac…l’oubli a déjà bouffé et quasi effacé de la mémoire. Pour un tel projet destiné aux jeunes et dit-on à très forte intensité de main-d’œuvre et devant être la cheville ouvrière de ce PSE dimension lutte contre le chômage et contingent d’emplois , le coche est raté. Le visage offert est hideux : Aussitôt conçu ! Que de sommes englouties ! Et pourtant les protagonistes sont là, bien vivants et non morts. Une petite bisbille, une pseudo-démission, un ministre TP de Peytavin cité (silence …c’est la tactique !) et depuis… plus rien et les 27 milliards déjà digérés et digestes. Non ! Indigestes 27 milliards. Et moralement et sans entrer dans l’église, avouez que c’est lourd à porter surtout avec une cible jeunes, espoir et espérance (FUNU JEUM !). Et depuis ils se la coulent douce (les présumés !) se permettant même de distribuer et de parrainer : L’esquive… le …silence, pas loin du snob. Quant aux 94 je dis bien 94 milliards, c’est combien de fois le budget de combien de communes réunies ?! Peut-être 3 fois le pont de Farafeny inauguré en grande pompe. Ici c’est le comble , l’instruction est dans la rue avec des détails croustillants et des personnes nommément citées sans aucun gant et des pièces à conviction sur la table des commentaires : Et pourtant aucune réaction ! Toutes proportions tues, une petite révélation ailleurs (Les leaks sont là ! ) et la machine du parquet s’ébranle pour au moins une information…publique. Mais rien ! Bass 1er se terre et se tait depuis l’affaire K.S. submergé peut-être par les dossiers hautement plus importants. Et les subst. Pr ? C’est devenu une affaire d’intérêt public et le ministère… public se doit de s’autosaisir ne serait pour être en phase avec la politique dite moralo-pénale définie par la haute autorité. Pourtant pour moins que cela, Thémis a décoché ses flèches sur des candidats …parrainés pourtant par le peuple, une partie du peuple : vertu et sobriété cherchent corps et âme !







IBOU SENE KAOLACK

Macky et les 22 mille milliards

Si nous faisons la moyenne du budget du Sénégal depuis 2012, c’est- à dire depuis l’accession au pouvoir du président Macky Sall, nous aurons, tenez-vous bien, quelques 22mille milliards de FCFA.

Oui, 22 mille milliards ! De ce fait, la question que nous devons maintenant nous poser est la suivante : qu’est-ce que l’État a fait de cette somme aussi faramineuse et qui sonnerocambolesque à l’oreille.

Certes, la masse salariale et les budgets de fonctionnement (présidence, ministères, institutions, etc.) constitue une priorité pour l’Etat. Il s’y ajoute le paiement des dettes extérieures et intérieures mais également les investissements. Tout de même, arrêtons-nous un peu sur ce dernier point durant les 7 dernières années sous le magistère du président Sall.

Parler d’investissements revient à parler de programmes structurés qui doit en être le socle. Il n’en manque pas, il est vrai. En guise d’exemples, nous pouvons citer le PUDC(programme d’urgence pour le développement communautaire) qui, nous le reconnaissons, est un très bon programme, la CMU (couverture maladie universelle) avec ces problèmes, le PUMA (programme d’urgence pour la modernisation des axes frontaliers), BSF (bourse de Sécurité familiale), entre autres. Au chapitre des infrastructures, onpeut mentionner le TER, les autoroutes, les universités, les hôpitaux, les écoles, les aménagements hydro-agricoles etc.Tout cela nous paraît être une bonne chose.
Et ce qui précède est la conséquence logique de ma secondequestion :qu’est-ce qu’il y a d’extraordinaire et quelle touche de génie y a-t-il dans tout cela ? Car on entend souvent dire duprésident qu’il a travaillé, qu’ il doit continuer à travailler.Rappelons-nous les 22 mille milliards, fruit de nos impôts, des dettes et des aides octroyées au nom du peuple sénégalais, qu’on lui avait octroyé. Quoi de plus normal ? C’est comme si tu donnes 5000 frcs à ta femme de ménage lui demandant à 13 heures de te présenter de quoi manger. Celle-te présente un bol de riz assez bien fourni. Et que tout le monde dira que c’est normal. Mais nous devons dire la vérité que ce geste estvraiment banal. Il s’inscrit dans l’ordre normal des choses.

Par conséquent, il nous faut dépasser ce niveau d’analyse qui est assez bas quand même et refusons la distraction consistantà rester pendant des heures à disserter oiseusement sur le fait que le président ait travaillé ou non. Soyons plus exigent envers nos dirigeants, élevons le niveau. Laissons les politiciens discuter du fichier électoral. Ce qui me paraît bizarre d’ailleurs c’est qu’à chaque veille d’élection, le même problème se pose. La situation ne semble pas évoluer. Cela veut dire que notre absence de maturité est manifeste sur ce point.

En effet, les vrais défis aujourd’hui et demain pour nos gouvernants devraient être la BONNE GOUVERNANCE, LETAT DE DROIT, la guerre contre la CORRUPTION, la SECURITE et la lutte contre leNEPOTISME. Peut- être il yen a d’autres mais reconnaissons tout de même qu’une VRAIE REPUBLIQUE ne peut se construire sans ces 5 paramètres qui nous paraissent trèsimportants. Le reste peut venir en second lieu car quelque soit celui qui sera élu en 2019 pour conduire la destinée des sénégalais, le budget continuera d’augmenter sil suit la logique depuis 1960 et ce qui est normal en temps de paix.Donc Celui-ci fera plus d’autoroutes, plus d’écoles, plus de ponts, plus de politiques sociales que son prédécesseur. Ne nous voilons pas la face, c’est cela la réalité. Les recettes de l’État se verrons augmenter chaque année. Quoi de plus normal !

En conclusion, si nous devrions juger nos gouvernants, il serait pertinent de le faire sur ces 5 critères cités plus haut qui résument une démarche novatrice et porteuse de progrès.

Car sans la bonne gouvernance, tous ces investissements vont être détournés à d’autres fins. Et c’est ce qui fait que là où nous devrions avoir 10 écoles, on aura que 5, à la place de 10 hôpitaux on, on se contente de 6. Et au finish, on nous tympanisera à propos dinaugurations qui mobiliseront toute la République, et qui nous prendront toute une journée sans que personne ne travaille. Quel manque à gagner !

Sans la sécurité pas d’investissements, et la corruption plombe le développement. Sans une justice indépendante, gage d’un État de droit, les théories sur le développement resterons à l’état utopique. Enfin travaillons ensemble à éradiquer le népotisme car il gangrène une société et repend la frustrationcomme une traînée de foudre. Il faut mettre l’homme qu’ilfaut à la place qui faut.

 

Lamine Sène

Laminesene2000@gmail.com

 

«Par-delà le bien et le mal»

Les termes « Bien » et « mal » ont investi le lexique politique au Sénégal. Sous ce rapport, s’appuyant sur le titre qu’avait donné Henri Albert à l’ouvrage de Nietzche (en 1886) pour sa version française, j’ai voulu jeter de la lumière sur un certain état d’esprit qui semble gouverner le jeu politique au Sénégal. Des censeurs de valeurs, tels des directeurs de conscience, ont instauré une  ligne de démarcation nette entre la Coalition de la majorité présidentielle élargie et l’opposition, imposant, du coup, une certaine manière de voir à une frange de l’opinion. Ces censeurs de valeurs – la plupart – nichés dans l’opposition, ont tracé une certaine ligne imaginaire que je dénommerai « l’axe du bien et du mal ». Si vous êtes dans l’opposition, vous êtes bons. Mais, si vous êtes avec le pouvoir, vous êtes mauvais, voire pires !

Tout se passe comme s’il y’a, dans ce pays, des gens nantis d’une probité morale sans commune mesure et qui ont acquis la licence on ne sait où ( ?!!) pour être en droit d’ériger une ligne de démarcation nette entre le bien et le mal. Prenant pivot sur ce droit (?!!), ces gens qui se croient irréprochables à tout point de vue installent un certain manichéisme dans le landerneau politique sénégalais. Ce réflexe politique hérité de Bush fils, postule un cloisonnement réducteur édictant de manière formelle : « qui n’est pas avec moi est contre moi !». Poussant ce manichéisme partisan jusqu’au bout, il inventa « l’Axe du bien et du mal » qu’il transpose dans la géopolitique mondiale et les relations internationales. Le bien représentant son camp et tous ceux qui sont avec lui. Le mal, a contrario, renvoyant à tous ceux qui ne sont pas avec lui (ou l’Amérique, ce sera selon !), leurs alliés et tous ceux qui commettront l’outrecuidance de rejoindre ses adversaires.

Cette perspective bushienne en règle – malheureusement – dans une certaine classe politique de l’opposition trace, de manière systémique, une sorte de Rubicon à ne jamais franchir sous peine d’être fiché « signataire de pacte avec le diable ! ». Si l’on n’est pas simplement peint comme le diable lui-même en chair et en os. Jugez-en vous-mêmes !

Aissata Tall Sall, l’exemple le plus achevé, est celle qui a opéré un choix majeur dans sa trajectoire politique : celui d’avoir décidé avec les siens, de cheminer avec le Président Macky Sall, en toute souveraineté ! Et, dès qu’elle a fait la déclaration – alea jacta est ! -, celle qui était, jusque-là, aux yeux de l’opposition une dame charmante, la femme modèle, intelligente, brillantissime, patriote, lionne du Fouta…, (tout ce que vous voulez comme attributs valorisants ) est tombée de son piédestal dans la conscience collective des opposants, sous l’autel de jugements partisans, et livrée à la vindicte des réseaux sociaux par la magie de la calomnie et du verbiage politiques. Dès l’instant qu’elle a annoncé, ex-cathedra, son soutien pour le Président de la République, comme par enchantement, elle devient telle dans les récits de fée, l’anti-héroïne qui est « vilaine », « anti-modèle », « idiote », « médiocre », « despote », « hyène du Fouta »…, – on parlera même de son prétendu « khessal » ( dépigmentation) et de je ne sais quel autre qualificatif dégradant versé sur ses frêles épaules par une pléthore de sites d’information. Sur Facebook ou les sites interactifs, elle passe de « dame de fer » à « dame de ferraille », de « tigresse » à « tigresse en carton »…, pour ne citer que les moins blessants, tant les nouvelles déterminations font légion !

Pour s’en convaincre, faites un détour ne serait-ce qu’en diagonal sur les réseaux sociaux où vous réaliserez – sidéré – qu’elle a été rouée dans la boue comme une pestiférée et je n’oserai – par respect aux lecteurs revenir sur la quantité de bile jetée sur elle et les attributs dévalorisants sur sa personne lus çà et là. Celle qui était appelée affectueusement par les sénégalais, la « Grande Royale », a vu son image craquelée, éclaboussée, comme si elle était passée par une porte magique qui fait virer du bon au mauvais en un temps record ! Tout se passe comme si la règle du bien et du mal n’est qu’une simple ligne imaginaire. Ce qui me fait penser au jeu enfantin de « dans la marre, sur la rive ». Que du bien et du mal, il n’y a qu’un saut (périlleux ?!). Comme s’il suffisait juste de sauter de la marre vers la rive pour être dans le bien ou sauter de la rive et atterrir dans la marre pour être dans le mal !

Dès lors, il semble nécessaire d’affronter un certain nombre de questions. Sur quels arguments se baser pour dépeindre Aïssata Tall Sall et donner en exemple un Barthélémy Dias ou un Lamine Massaly ? Le mal est-il dans nos actes de tous les jours ou dans les prises de position politique ?

En quoi Moustapha Niasse est-il plus pourri que Gackou nourri des seins de ce même système ? Sur quel critère se fonde-t-on pour porter en modèle achevé un khalifa sall ou Bamba Fall et vouer aux gémonies Tanor Dieng ? Ces hommes politiques n’ont-ils pas cheminé – au plus haut sommet – dans le même parti partageant les hauts faits et les bas de leur formation politique ? Franchement que pourrait-on reprocher à Tanor Dieng et en dispenser Khalifa ou Barthélémy Dias ?








En heurtant de front ces questions, on réalisera que l’objectivité dans les grilles d’analyse est entrain de céder le pas au discours partisan !

A partir de ce moment surgit une question centrale : suffit-il d’être à l’opposition pour être bien ou déclarer son appartenance à la mouvance présidentielle pour être mauvais ?

Pourtant, dans un passé récent qui n’offre aucun prétexte à l’oubli d’une mémoire même sélective, nombre d’hommes politiques de l’opposition étaient dépeints comme de grands bandits devant l’éternel, des pilleurs invétérés de la République. Aujourd’hui qu’ils ont fait le saut de la marre à rive, ils ont été lavés à grande eau et sont devenus, soudain, proprets,  immaculés, patriotes, aux des censeurs de valeurs attitrés. A titre d’illustration, on pourrait citer pour s’en rappeler Idrissa Seck qui semble faire sa mue par la magie du « dans la marre sur la rive » !

Si Moustapha Cissé Lô (l’exemple de ce mal aimé n’est fortuit) quittait la barque marron, il serait porté en triomphe et célébré, illico presto et sans management aucun ! Mais si le sens contraire est opéré et quelle que soit ailleurs la probité de la personne, elle est chahutée, roulée dans la boue, insultée dans sa dignité au grand plaisir de ceux qui parlent de morale et de probité à longueur de journée. A titre d’illustration, si Cheikh Bamba Dièye (l’illustration n’est pas gratuite) venait à déclarer son soutien pour le candidat Macky Sall, à la même minute, il passerait de personne vertueuse à pourrie, de gentleman à grand bandit de la République. Tout se passe comme si le bien et le mal étaient une question de lieu, qu’il suffit de traverser le pont pour être bien ou mal vu. C’est ce que semble certifier Shakespeare quand il écrit ( Hamlet) : «  il n’y a de bien et de mal que selon l’opinion qu’on a  ».

Ce qui est remarquable dès lors, c’est qu’il parait nécessaire de poser à la suite de Nietzsche quelle est « la valeur de leurs valeurs » ? En d’autres termes, quel est leur instrument de mesure, et qui a agréé cet instrument  pour qu’ils s’arrogent le droit d’estampiller tel bien, tel mal ! Sont-ils plus patriotes, plus probes, plus génies que les autres d’en face. Allez savoir !

Le bien et le mal sont-ils une histoire de frontière ou une question de valeur ? Tout compte fait, il faudrait une certaine « généalogie de la morale dans ce pays ». Car, il ne suffit pas de  se dresser contre Macky Sall pour se voir décerner une licence du bon après avoir été lavé à grande eau par une sorte  cure anti-pouvoir. Il y a cette propension réductrice faisant de ceux qui sont avec le pouvoir des gens du mal et ceux qui s’opposent à lui des bons. Si vous êtes avec le pouvoir vous êtes un anti-modèle, tandis que si vous vous déclarez opposant vous êtes portés en héros ! Toutes raisons qui poussent Sainte-Foy à parler dans Mes loisirs : « La fausse idée que l’on se fait du bien et du mal ».
Toutes raisons qui font que pour Nietzsche, il est d’une impérieuse nécessité de faire une investigation  sur les « jugements de valeur ». Le  Bien est estampillé tel en tout temps en tout lieu et en dehors de celui qui l’a certifié tel ! Ce qu’on désigne  comme bon pourrait être perçu comme mauvais par un quidam qui n’a pas les mêmes intérêts que l’autre. Autrement dit, ce qui est bon pour jean  peut être pire pour Paul et vice versa. Nietzsche pense que ce cheminement de la pensée est le résultat d’un « sentiment premier et global d’un habitus supérieur et impérieux face à un habitus inférieur, à un contre-bas ».

Au demeurant, à y regarder de plus près, on réalise que ceux qui délimitent cette frontière entre le bien et le mal à l’aune des positions politiques courent derrière un intérêt certain : celui de se faire bonne conscience ! Alors qu’il faudrait aller « par-delà le bien et le mal ».








Ibrahima Diakhaté Makama

makamadiakhate@gmail.com.

 

 

Présidentielle 2019- Senghor: L’héritage et le message (Amadou Lamine Sall)

A quelques semaines d’une échéance électorale décisive pour notre pays, en février 2019, écoutons l’éclairage de Senghor. Nous sommes en 1980. Trente neuf années nous séparent de ce que nous allons entendre. Senghor s’apprêtait à quitter ses fonctions de président de la République.
– Je partirai. Ce ne sera pas pour donner un exemple aux autres chefs d’État. Je partirai parce que c’est cela qu’il faudra faire en son temps. C’est comme cela que je m’accomplirai. D’autre part, si je veux donner un exemple, c’est à mes successeurs sénégalais, afin qu’eux aussi, après avoir accompli leur tâche, ils aient le courage de partir. Ma pensée dernière sera pour le Sénégal de l’an 2000. Un Sénégal tourné vers l’avenir. Je passerai mes grandes vacances en France, mais la majeure partie de ma vie au Sénégal. J’ai dit à ma femme où je voulais être enterré : dans le cimetière de Joal. J’ai dit au cardinal Thiandoum, archevêque de Dakar, que, pour mes funérailles, je voulais des chants grégoriens.
– Il est bon que les jeunes nous critiquent. Et qu’ils essaient de nous dépasser. Nous ne sommes pas des classiques, mais des pionniers : après nous viendront les classiques.
– Au Sénégal, l’État s’incarne dans les trois pouvoirs « législatif », « exécutif », et « judiciaire » définis dans la Constitution. J’insiste, en particulier, sur l’indépendance de la Magistrature. Nous avons une organisation dont le modèle est français, mais repensé par nous-mêmes. C’est ainsi que notre Cour Suprême, qui a un rôle majeur dans le contrôle des élections, est souvent saisie par les citoyens. Saisie par les citoyens, plus de 60 fois sur 100, celle-ci casse la décision du Gouvernement pour « abus de confiance », ce qui prouve que nous ne sommes pas encore débarrassés de l’esprit napoléonien de l’administration française.
– L’État, c’est l’autorité souveraine qui s’exerce sur un peuple à travers des hommes et des institutions. La Nation, c’est la volonté commune de vie commune d’un peuple donné. La Nation repose sur l’ethnie. Dans une nation, les gens ont dépassé les différences de race, de religion et de caste.
– C’eût été tentant d’annexer la Gambie. Beaucoup de sénégalais le voulaient. Je m’y suis toujours opposé. Le Sénégal et la Gambie ont réglé parfaitement, parce qu’à l’amiable, leurs questions de frontières.
– Sur le plan politique, la Révolution, ce n’est pas la dictature des intellectuels, ni des travailleurs salariés, ou de l’État inquisiteur, pensant pour nous. La Révolution, pour nous aujourd’hui en Afrique, coïncide avec la démocratie, ce qui suppose la séparation des pouvoirs, le pluripartisme, une justice indépendante et des syndicats libres. La politique sociale doit assurer la justice, la multiplication des emplois et une sécurité sociale qui assure aux plus pauvres la médecine gratuite.
– Le dialogue, pour être efficace, doit se dérouler sur une base d’égalité, non pas matérielle, non même pas politique, mais morale.







– Le chef de l’État doit avoir une vue globale, harmonisé parce qu’équilibrée des choses. Si nous avons nos qualités, nous avons aussi nos défauts. Les Sénégalais ayant été très influencés par la France, ils jugent un peu trop les choses d’après un paramètre européen. Nous passons pour intelligents, mais nous sommes individualistes et légers : nous avons beaucoup perdu du sens communautaire négro-africain. Le laxisme de l’Occident nous a envahis, relâchant la tension soudano-sahélienne de nos ancêtres. Il y a le Peuple sénégalais, un peuple intelligent et courageux au travail comme à la guerre.
– On se sent solitaire comme chef d’État parce qu’on constate que chaque groupe socioprofessionnel, voit d’abord, ses intérêts, que chaque parti vise, avant toute chose, à conquérir le pouvoir ou à le garder. Il faut tout faire et la tâche est immense.
– « La politique » c’était, pour moi, les ambitions personnelles, la « magouille », le mensonge. Je me suis alors toujours référé à la définition de Platon, la politikè, comme l’« art de gouverner la cité » pour rendre les hommes plus prospères et meilleurs. La politique doit reposer sur l’éthique. Je pense, en définitive, qu’il y’a une morale de la politique, voire que la loyauté et l’honnêteté paient. Même si elles ne paient pas, la seule satisfaction qu’on puisse avoir dans son action politique, c’est de rester fidèle aux sentiments de l’honneur et de travailler au développement de son peuple. La politique doit reposer sur la vérité, sur l’honnêteté, sur la loyauté, sur le courage, physique et moral. Il ne faut pas céder sur les exigences morales. Même si l’on doit échouer, car il y a des échecs qui sont positifs. C’est la raison pour laquelle je poursuis, d’une façon irréversible, la démocratisation de l’État sénégalais. Car c’est la démocratie qui peut le mieux servir la vérité et la justice, bref, la morale, et le développement par surcroît.
– La démocratie existait en Afrique, avec débat, c’est-à-dire confrontation des idées, mais elle était « unanimiste » avec un respect insuffisant des droits de la minorité.
– Je pense qu’il faut une démocratie forte, avec un exécutif fort, c’est-à-dire un régime présidentiel avec un chef d’État élu au suffrage universel par le Peuple. Un régime présidentiel doit être franc et non pas honteux. Dans un pays qui pousse la démocratie jusqu’à ses limites extrêmes, jusqu’à sa caricature, avec la multiplicité des partis, où règnent l’individualisme et l’esprit de contestation, le gouvernement d’assemblée instaure l’instabilité. Celui-ci peut être efficace, mais seulement chez des peuples qui sont froids, disciplinés, équilibrés. Un gouvernement d’assemblée ne peut réussir chez les Fluctuants, aux Méditerranéens, aux latins, aux arabo-Berbères, aux Négro-africains.
– Je serai tolérant. Pour quoi, au Sénégal, nous avons modifié, dans le serment du président de la République, la référence à Dieu, puisque, selon notre Constitution, un athée peut être président de la République. Cette tolérance est un des traits de la sénégalité.
– Chez les Sérères, « c’est le ventre qui est noble » : on est noble par sa mère, et non pas par son père. Mon père était catholique. Ma mère animiste, mais elle a été baptisée à la fin de sa vie. Quant à mon oncle Waly Bakhoum, il aimait bien boire, mais il a fini par se convertir à l’islamisme. Et il est mort en bon musulman.
– Dans notre Constitution, nous avons inscrit les libertés religieuses. Mieux : nous disons que les religions sont des moyens d’éducation. Notre État est laïc : il n’y a pas de religion d’État, mais nous coopérons avec les communautés religieuses. Le Gouvernement les aide concrètement à remplir leurs missions.
– Il n’y a pas de préjugés de race ni de religion au Sénégal ; ce qu’il y’a, c’est un sens régional aigu, surtout dans les régions périphériques, jusqu’ici défavorisées par leur éloignement de la Capitale.
– De temps en temps, il y a des grèves sauvages, bien sûr. C’est la paix sociale qui nous permis, en grande partie, de surmonter la sécheresse qui, en 18 années d’indépendance, a sévi neuf fois. La meilleure preuve que nous avons avancé est que, notre revenu par tête d’habitant est passé en 18 ans, de 160 à 420 dollars. Le développement industriel a suivi la paix sociale.
– En général, les « sociétés d’État » n’ont pas été des facteurs de progrès. Notre modèle à l’horizon de l’an 2001, est que l’État fait le plan, organise la vie économique du pays et contrôle. La cogestion entre l’État, les cadres, les employés et les ouvriers me semble être la meilleure solution. Nous mettons l’accent sur l’esprit de méthode et d’organisation comme sur l’enseignement des sciences et des techniques modernes. Ce que révèlent nos enseignements primaires, moyen et secondaire, où la mathématique est la discipline prioritaire. Quant à l’enseignement supérieur, 20% des étudiants s’y dirigent vers des carrières d’ingénieurs et de techniciens supérieurs. Nous avons dans l’industrie, nationalisé les industries monopoles de base, comme la production et la distribution de l’eau, ainsi que celles de l’énergie. D’abord, il faut savoir gérer. L’échec, partout en Afrique noire, vient, essentiellement, de ce que nous n’avions pas appris à gérer.
– S’agissant de la terre, nous sommes revenus à l’ancien droit négro-africain, où la terre ne pouvait être un objet de propriété individuelle ou familiale, mais était propriété nationale au sens de la gens. Le secteur rural passe, dans notre Plan, avant tout autre secteur, l’éducation et la culture exceptées.
– Notre Code de la famille est significatif de l’esprit, nègre et moderne, en même temps, adapté à notre « univers mental » et à nos « sociétés traditionnelles ». Nous avons favorisé la monogamie avec la coopération des autorités religieuses. La polygamie est l’exception et la monogamie, la généralité. Nous avons fait porter notre principal effort sur l’abolition de la discrimination entre les sexes dans la fonction publique. Nous essayons d’avoir une conception dynamique de la « libération de la Femme ». Il ne s’agit pas d’une égalité mathématique, mais d’une égalité complémentaire.
– Comment faire pour garantir l’exercice des Droits de l’Homme ? Je réponds : en organisant une démocratie à l’africaine. Ce qui ne suppose pas, nécessairement, un pluralisme politique et syndical foisonnant, mais au moins deux partis et des élections régulières, mais encore la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, avec, naturellement, l’indépendance de la magistrature. Aujourd’hui, la plupart des régimes africains sont des régimes, sinon dictatoriaux, du moins personnels, où la personne est méprisée.
– Les Sénégalais sont très politiciens, individualistes et débrouillards. De temps en temps un militant de l’UPS formait un parti dissident et attendait qu’on vînt le chercher. Quand les membres du PRA Sénégal sont revenus à l’UPS, nous décidâmes que, désormais, nous n’accepterions plus de discuter avec des dissidents. C’est pourquoi, quand M. Abdoulaye Wade est venu, en 1974, me demander s’il pouvait déposer les statuts d’un nouveau parti, j’ai eu l’impression que c’était du chantage, et j’ai dit « oui ». C’est ainsi que le PDS a été fondé.
– La Constitution issue de l’indépendance posait le principe du pluripartisme. En 1976, nous modifiâmes la Constitution, en reconnaissant trois courants : un courant libéral de gauche, de tendance radicale-socialiste, un courant socialiste et démocratique, que représente le parti socialiste du Sénégal, et un courant marxiste-léniniste, qui se réclame du « socialisme scientifique ». Cependant la réalité est plus complexe. Il y a au Sénégal des conservateurs réactionnaires et des conservateurs libéraux. A l’extrême gauche, c’est un rassemblement hétéroclite. Le Parti africain de l’Indépendance de M. Mahjemouth Diop avait beaucoup hésité. C’est un parti qui avait provoqué des émeutes au lendemain de l’indépendance et dissous de fait. M. Diop nous demanda, si malgré cela, nous pourrions reconnaître le P.A.I. J’ai dit « oui ». C’est un mouvement authentiquement révolutionnaire. M. Diop a écrit des ouvrages sérieux. Je ne dis pas que je suis d’accord avec lui, mais j’ai de l’estime pour son honnêteté intellectuelle et morale.
– Au parti socialiste, mes idées n’ont pas toujours triomphé ; je pense même que le PS est en retard de vingt ans sur mes idées. Mais nous sommes dans un pays en développement, et il ne faut pas multiplier les partis. Sans quoi, on risque de tomber dans l’anarchie. Le Parti socialiste pourra garder le pouvoir longtemps. Indéfiniment ? Non. Il est naturel qu’un jour, un autre parti triomphe.
– Il s’agit, dans le cadre d’un plan de développement, de définir un modèle. Celui-ci devrait tracer une 3ème voie entre les « démocraties parlementaires » de l’Ouest et les « démocraties populaires » de l’Est, sans être nécessairement sociale-démocrate.
– L’instabilité politique tient, à la fois, de l’ethnie et de l’histoire. Comme les Méditerranéens, comme les Latino-Américains, nous sommes, nous Africains, des Fluctuants. Nous avons, tous, une profonde et orageuse affectivité, qui réagit, sans tarder et brutalement à l’évènement. Il s’y ajoute que beaucoup de chefs d’État manquent de culture, n’ont pas assimilé l’esprit de méthode et d’organisation : ils ne sont pas habitués à voir les choses globalement et dans une vision prospective. Les coups d’État militaires sont une conséquence de cette situation. Certains chefs d’État civils ont cédé à la facilité. Ils ont fait de la dictature ou se sont laissé aller à la corruption. Il y a eu des soulèvements populaires, et l’armée est intervenue, qui représente un puissant élément d’ordre et de stabilité dans un pays en développement. Pour le Sénégal, la stabilité provient, essentiellement, de ce que nous avions plus de cadres que les autres États francophones et que nous étions, déjà, habitués à la démocratie. Quand il n’y a pas de démocratie, le seul recours, c’est le coup d’État militaire. Il est évident que les Occidentaux ont favorisé les coups d’état militaires contre des chefs d’État qui se situaient à gauche. J’ai même l’impression que, parfois, la France a favorisé les coups d’État militaires, ou laissé faire, ce qui revient au même. Dans un ou deux cas, c’est l’évidence : elle espérait avoir un partenaire plus docile. Il reste que nous sommes, nous Africains, les principaux responsables de cette situation.
– Après l’indépendance, nous avons noué des relations privilégiées avec la France, tout en diminuant son influence culturelle, mais aussi économique. Les programmes de l’enseignement ont été révisés, avec les manuels, pour mettre l’accent sur l’Afrique.
– Nous avons en 1971, fixé, par décret, la transcription phonétique de nos six langues nationales. Je préside moi-même des commissions qui ont pour tâche de faire un premier travail de séparation grammaticale des mots dans la proposition et dans la phrase. Tout est encore à faire en matière de linguistique négro-africaine.
– Le Sénégal, a, à peu près, aujourd’hui la moitié des agrégés de mathématiques et des docteurs d’État de mathématiques de l’Afrique noire francophone. Nous formons, chaque année, quelques deux cents ingénieurs. Je préside au moins un conseil interministériel consacré à la recherche appliquée comme à la recherche fondamentale.
– L’Europe qui a les sciences et les techniques, n’a pas les matières premières. Nous, nous avons les matières premières.
– Le racisme des Arabes, ce sont les Européens qui l’ont mis dans la tête des Nègres. On embrasse les Arabes, mais quand il s’agit d’enseigner la langue et la civilisation arabes, on trouve que ce n’est pas très intéressant, que ça rapporte moins que d’apprendre l’anglais, le russe, l’espagnol.
– Tous les ans, le 23 octobre, ou moi ou le Premier ministre, nous adressons un message aux Sénégalais pour maintenir leur confiance dans les Nations Unies. Si la Charte de l’Organisation ne nous plaît pas, telle qu’elle est actuellement, nous devons en demander démocratiquement la modification.
– L’Unesco joue un rôle primordial. Il s’agit de la Science et de la Culture, de ce qui est au début et à la fin du développement humain.
– Je crois que Socrate, avec son nez camus et sa façon imagée de s’exprimer par mythes, avait du sang noir parmi d’autres sangs.
– Les films arabes et indiens répondent mieux à notre culture. : ils n’ont pas les défauts du cinéma européen, c’est-à-dire la violence, la drogue, la pornographie. Le cinéma africain d’aujourd’hui, ce ne sont trop souvent que des images à l’européenne. Nous avons de bons cinéastes. Le plus connu est Ousmane Sembène qui se proclame marxiste-léniniste.
– Nous avons remarqué qu’on écrivait de plus en plus mal le français : non seulement les Sénégalais, mais aussi les français.
– D’une façon générale, nous, Sénégalais, sommes contre la dissémination nucléaire. Parce que la voie nucléaire est une voie dangereuse pour le monde. Il nous faut nous engager dans celle de l’énergie solaire.
– Le combat le plus important reste le problème culturel. Le combat n’est pas terminé, et nous aurons, nous du Tiers-Monde, à nous battre encore longtemps, et dur, pour faire accepter nos valeurs. Il faut arriver à un pouvoir égal, mais surtout à une organisation égale d’information entre le monde développé et le monde en développement.
Il y a 39 ans que Senghor nous parlait ainsi !









(Source : Léopold Sédar Senghor, la poésie de l’action, 1980, Éditions Stock)
Amadou Lamine Sall
Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

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Le timing et l’ordre des candidats à l’antenne fixés par le CNRA

YERIMPOST.COM « Le temps de passage pour chacun des cinq candidats à l’élection présidentielle sur la RTS, chaîne de télévision publique, pour les besoins de la campagne électorale, est arrêté à sept minutes par jour », a annoncé le président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), Babacar Diagne. « Nous sommes arrivés à des consensus forts, avec les mandataires des candidats à l’élection et le directeur général de la RTS, Racine Talla, pour ainsi fixer le temps d’antenne quotidien à 7 minutes par candidat et par jour, au lieu de 5 mn précédemment en vigueur», a-t-il fait savoir.

Le président du CNRA s’adressait aux journalistes à l’issue d’une réunion avec les mandataires des cinq candidats retenus pour briguer les suffrages des Sénégalais à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle du 24 février prochain.
Il s’agissait pour les participants de s’entendre sur la détermination du temps d’antenne quotidien réservé aux candidats. Il a également procédé au tirage au sort pour connaître l’ordre de passage lors du premier enregistrement de cette émission dédiée exclusivement à la campagne électorale.
Ainsi, Madické Niang sera le premier candidat à s’adresser aux Sénégalais sur l’audiovisuel public à l’occasion de la campagne électorale qui s’ouvre le 3 février prochain. Il sera suivi du président sortant, Macky Sall, et des autres candidats : Elhadji Issa Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko.
Par ailleurs, le président du CNRA a invité les médias du privé comme du public à faire preuve d’équité et d’équilibre dans le traitement des actualités de la campagne électorale.
Diagne a également appelé à un bannissement de toute information incitant au « régionalisme, à l’ethnie ou à l’appartenance religieuse », conformément à la loi.







Sonko revient à la charge sur l’affaire dite des 94 milliards et sur d’autres dossiers

YERIMPOST.COM En meeting à la place Bambaya de Soucoupapaye, le candidat à la présidentielle du 24 février 2019, Ousmane Sonko, président du Pastef, a répondu au président du groupe parlementaire, Aymérou Gningue, qui avait annoncé sa décision d’ouvrir une enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur l’affaire dite des 94 milliards.
« C’est de l’enfantillage », a commenté Sonko qui assure qu’il ne répondra qu’au Procureur s’il décide d’instruire la plainte qu’il avait déposée. Avant de clouer au pilori le directeur des domaines, Mamour Diallo, qu’il a à nouveau accusé d’avoir partagé avec trois autres 46 milliards tirés des caisses de l’Etat à travers une lettre de confort.
Ousmane Sonko a profité de ce meeting pour déterrer le dossier du meurtre de sa militante Mariama Sagna, et celui des gendarmes qui sont prétendument passés au  domicile de sa mère. Il a accusé nommément le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, d’être le commanditaire du saccage de son siège à Yoff… Une opinion non partagée. Sonko est en effet accusé par plus d’un d’avoir lui-même orchestré le saccage de son propre siège…

«Par devoir et par fidélité à ma démarche, je soutiens Idrissa Seck» (Sheikh Alassane Sène)

YERIMPOST.COM Ci-dessous son message au peuple…

 

Sénégalaises, sénégalais,
mes chers compatriotes, d’ici et de la diaspora
Il est arrivé l’heure, cet instant propice, où par devoir envers vous, j’ai décidé de rendre public mon choix parmi les 5 candidats à genoux face à la plus illustre des missions: présider aux destinées des Sénégalais …

Les temps sont durs, le Sénégal est outragé, l’avenir de ses enfants est plus que jamais compromis. Mon pays, notre patrie, est secoué par un flottement politique sans précédent. Le constat est clair, la République va mal, les disparités sociales sont devenues des métastases car le régime en place, en tentant de donner de l’autorité à son incertitude, a foulé au pied tous les enseignements issus des repères des grands rendez-vous de notre histoire, notamment la noble attitude de Cheikh Ahmadou Bamba à son retour d’exil ou encore la grande révolution « Torodo » de Thierno Suleiman Baal de 1776.

Nous avons aujourd’hui un sentiment de honte, car ce même régime, versé dans une collusion intime avec son clan, a réveillé nos peurs et infecté notre espoir. Et jamais encore on avait vu des dérapages et des scandales financiers à si grande échelle. La gestion des affaires de la République n’est pas un jeu d’enfants, elle ne traite pas d’intimité, même si ses règles demeurent secrètes. Elle ne doit non plus être familiale ni clanique. Elle est une affaire de tous pour tous.

Durant des jours et des jours, j’ai beaucoup réfléchi sur la décision que je devais prendre et sur l’avenir de mon pays, à l’heure où, redorer son frontispice est devenu si impérieux.

L’ancien recteur de la mosquée de Paris, l’honorable Hamza Bubakar disait il y a deux décennies que le Sénégal allait devenir un eldorado, et qu’il suffisait seulement à ses fils, pour y arriver, de vouer plus de considération et d’égards à leurs illustres guides religieux. Et grâce à Dieu, cette échéance est déjà à nos portes, aujourd’hui plus qu’hier et certainement bien moins que demain.

J’ai rencontré des candidats, et leurs émissaires, j’ai vu en eux, des patriotes engagés, des sénégalais imbus de valeurs citoyennes, épris de paix, mais pressés en même temps de voir notre République sauver des goulots qui l’étranglent depuis plus d’un demi-siècle. Nous avons échangé sur le Sénégal que nous comptons bâtir ensemble et qui n’exclura plus jamais personne. Et Dieu sait qu’ils sont tous animés par un puissant désir de nous servir. Et à l’heure du choix, j’aimerais faire peser sur la balance ma liberté de choisir et je l’assume.

Vous l’aurez aussi compris, personne ne me dictera mes choix politiques même s’ils sont impopulaires, et dans ce cas-ci, il ne le sera pas, car j’ai décidé de rester dans le camp du peuple auquel je ne peux m’arracher, et qui veut, dans son écrasante majorité, trouver une alternative sûre à l’alternance, par le suffrage universel qui fixera sans aucun doute notre destin commun.

Le terrorisme verbal, les pressions sentimentales et les escalades belliqueuses ne pourront guère influer sur nos démarches. Nous les ferons féconder en toute responsabilité, nous les assumerons et les partagerons avec l’ensemble de nos compatriotes, sous une forme d’insurrection citoyenne contre cette oligarchie présidentielle. Nous avons notre agenda, et rien ne nous le fera changer.

J’ai donc décidé, au nom de notre mouvement « Daj Dëpp », de rejoindre le candidat Idrissa Seck, avec qui nous partageons une même vision pour le Sénégal que nous voulons construire et qui fera rêver le monde entier.

Mon choix n’est guère guidé par des émotions, car pour moi, la réflexion doit aller au-delà des passions, dans la grande responsabilité, et c’est cela qui fera avancer notre si jeune nation.

Nous sommes préparés à gagner ces élections et nous ne devons pas échouer face à cet adversaire en conflit ouvert avec son peuple. Et je nous en sais capables de relever un tel défi. Alors, notre victoire se fixera sur une intelligence basée sur la foi, la consultation et l’observation, loin de toute infirmité de l’esprit.

J’ai embarqué durant des mois, lors de mes tournées dans tout le pays, tant de sénégalais dans mon projet pour réhabiliter le Sénégal face à l’histoire et lui redonner le lustre qu’il mérite et jamais, jamais, je ne les trahirai.

Mes chers compatriotes,

voici les trois signes d’un pouvoir finissant: une capacité physique, un pouvoir financier colossal et des liesses populaires. Plus celui qui l’incarne se berce d’illusions factices, plus sa chute est fatale. Et bien évidemment, ces voiles obstruent la vue de n’importe quel leader irréfléchi et revanchard.

Quand le Seigneur dit que c’est lui qui arrache le pouvoir, il s’adresse à celui qui s’y accroche, et qui ne l’exerce que par les leviers de la cruauté.

Alors, nous allons tous ensemble, et avec la coalition « Idy 2019 », bâtir un Sénégal fort, où d’égale dignité, épanouis nous vivrons. Nous baliserons et défricherons nos terres, afin qu’elles reverdissent et portent des fruits déhiscents, accessibles à tous, à la hauteur de nos imaginations et de nos ambitions.

À l’ensemble des militants du mouvement « Daj Dëpp », à nos sympathisants, amis et parents, soyez prêts pour mener à mes côtés le combat du peuple, avec le candidat Idrissa Seck. Une troisième alternance doit dès lors s’opérer et définitivement germer dans nos pensées, telle est mon intime conviction.

Cher Idrissa Seck, cher compatriote,

Mon adhésion à votre coalition n’est qu’une suite logique à mon combat citoyen. Je n’ai pas voulu aller vite en besogne, ni siffler plus fort que le vent, en annonçant ce choix, en des instants inopportuns. Il est parfois judicieux d’observer et d’endurer les convulsions du temps pour que les idées germent, défassent les doutes et fassent place à l’action. J’eus donc décidé de garder le silence, d’observer et de laisser ce même temps courir sereinement son marathon, avant de fixer ce choix, qui était dès le début, clair dans mon esprit.

Vous êtes le candidat de la jeunesse, père pour elle, des femmes, du changement, des masses, et des élites intellectuelles. Vous êtes aussi le candidat du Sénégal des profondeurs et votre heure est aux bonnes aiguilles. Nous allons à cet égard, battre campagne à vos côtés, avec un esprit de gagneur, uniquement de gagneur.

Mes chers compatriotes,

j’appelle ainsi, toutes les forces vives de la nation, à venir adhérer massivement à la démarche fédératrice d’Idrissa Seck et à sa vision inclusive pour tirer notre pays des mains inexpertes d’un système sénescent qui travaille à l’inversion de la décision du peuple souverain, à jouir des dorures de la République et à abîmer volontairement nos valeurs culturelles fondamentales.

Vive l’union Daj Dëpp – Rewmi
Vive la Coalition Idy 2019
Vive le Sénégal
Vive l’Afrique

Sheikh Alassane Sène
Pdt Mvt « Daj Dëpp »
Shasty4Idy

M’enfin, l’Italie casse la tirelire “France-à-fric”, et silence radio !

L’exploitation morbide voire inhumaine durant les 5 derniers siècles de l’Afrique par l’Occident pèse tellement sur le passé, le présent et le futur des deux entités au point que l’on s’attendait tôt ou tard à ce que ce dernier paie, de façon directe ou indirecte lourd tribut à son suprémacisme hérétique. Qu’il soit en nature ou en délires anthropophasiques [1], l’essentiel est qu’il (l’Occident) n’en sorte pas indemne, et que ses dirigeants n’échappent pas au couperet divin. Celui-là même qui nous exhorte à combattre l’arrogance, porteuse des germes d’une autosuffisance aveugle qui pousse à l’abus. Car, quoi que vous fassiez, un jour, il vous sera rendu. Et “jour” ne pourrait être meilleur que celui du Seigneur à savoir ce dimanche 20 janvier 2019.

Du coup, le premier pays à être rattrapé par ses vieux démons “africains”, n’est ni plus ni moins que l’Italie, classée – tenez vous bien – en tête des pays européens dans le dernier rapport de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économique) portant sur les investissements directs – nous, nous disons plutôt ciblés – en Afrique durant les années 2015 et 2016 grâce à sa société nationale italienne des hydrocarbures – ENI (en italien Ente Nazionale Idrocarburi), qui, à elle seule polarise plus de 70% de l’ensemble de ses investissements dans le continent avec un volume total de 11,6 milliards de dollars derrière la Chine, à l’échelle mondiale (38,4 milliards dollars), suivie des Émirats arabes unis (14,9 milliards dollars) et des Etats-Unis (10,4 milliards dollars). Fort heureusement que “Ce n’est pas en accusant son prochain d’un forfait que l’on peut pour soi-même éviter un châtiment.”[2]








Paradoxalement, c’est bien Signore Luigi Di Maio, se estesso – lui-même, vice-président du Conseil italien, chef de file antisystèmiste du Mouvement 5 Étoiles (M5S), et par ailleurs ministre du Développement économique du gouvernement qu’il partage avec la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini (ministre de l’Intérieur), qui, en déplacement de campagne dans l’Est de Rome, s’est convulsivement mis à vendre la mèche en faisant office de balance. Ce qui n’est certes pas bon ni mauvais per se, mais tout dépend de ce qui se trame derrière sa pensée, pour reprendre Sir William Shakespeare !

Les collines et montagnes de la région des Abruzzes, lui ont servi de vases communicants pour décharger abyssalement sur la France en l’accusant publiquement « d’appauvrir l’Afrique » et “d’aggraver la crise migratoire” ; tout en étalant au grand jour leur modus operandi et avouant inconsciemment leurs pêchés communs. Puis s’ensuit le grand déballage du linge sale partagé pendant plusieurs siècles de domination. Il poussa le bouchon plus loin en arguant que “Si aujourd’hui il y a des gens qui partent, c’est parce que certains pays européens, la France en tête, n’ont jamais cessé de coloniser des dizaines de pays africains » puis pestant ouvertement que « Il y a des dizaines de pays africains où la France imprime une monnaie, le franc des colonies, et avec cette monnaie, elle finance la dette publique française ». En guise de conclusion, il renchérit que « Si la France n’avait pas les colonies africaines, parce que c’est ainsi qu’il faut les appeler, elle serait la 15e puissance économique mondiale alors qu’elle est parmi les premières grâce à ce qu’elle est en train de faire en Afrique » ;avant de finir par exhorter que « L’UE devrait sanctionner la France et tous les pays qui comme la France appauvrissent l’Afrique et font partir ces personnes (les migrants), parce que la place des Africains est en Afrique pas au fond de la Méditerranée. »

Bis repetita, un des députés de son Mouvement, et pas des moindres, Alessandro Di Battista (membre du directoire depuis 2014) ne s’est pas fait prier pour lui emboiter le pas en brûlant en direct au cours d’une interview sur Rai1, un billet de banque de 10 000 francs CFA ; cela sans omettre d’attaquer virulemment le système colonialiste français en Afrique en ces mots « Disons franchement des colonies françaises, CFA… Si nous n’abordons pas la question de la souveraineté monétaire en Afrique, tout ceci ne sert à rien. Actuellement la France près de Lyon, imprime la devise utilisée dans 14 pays Africains. Tous ces pays africains, précisément de la région subsaharienne qui, non seulement ont une monnaie imprimée par la France mais pour maintenir un taux fixe d’abord avec le franc français et aujourd’hui avec l’euro » avant de terminer par “ ces pays sont obligés de payer environ 50% de leur argent sur un compte courant géré par le trésor français, avec lequel vous payez un montant négligeable de dette publique française à environ 0,5%. Mais surtout la France à travers cela, contrôle la géopolitique de cette région où vivent 200 millions de personnes qui utilisent un billet de banque et pièce imprimés en France. Elle gère également la souveraineté de ces pays, empêchant ainsi leur indépendance légitime, souveraineté monétaire et valeur fiscale, sans oublier la possibilité de faire des politiques expansionnistes, jusqu’à ce qu’ils vont déchirer ce qui n’est qu’une escroquerie pour moi, un fac-similé et une menotte pour les peuples Africains. »

Comme seule réponse à apporter face à de si graves accusations, nous n’avons eu droit qu’à la convocation de l’ambassadrice d’Italie à Paris (Teresa Castaldo) au quai d’Orsay et cette phrase lapidaire d’un bouc émissaire à court d’idées “la France ne jouera pas au «concours du plus bête»” de la part de Nathalie Loiseau, la ministre française des Affaires européennes au sortir du Conseil des Ministres du mercredi 23 Janvier 2019.

Waouh ! Quoique ces différentes déclarations consistant à se rejetter mutuellement la faute ne les dédouanent pas d’être autant coupables et complices de part et d’autre, le moins que l’on puisse dire est que les extrémistes italiens anti – immigration ont dit tout haut ce que de moins audibles voix ont depuis toujours tenté de faire entendre en vain. Cela, avec la lâcheté sournoise de la communauté internationale qui, à coup sûr, n’arrête pas consciencieusement de le penser tout bas ! Ce que, bien avant eux, de nombreux intellectuels européens, français, de surcroit, à l’instar du Socialiste humaniste et spécialiste du développement, René Dumont [3] ainsi que l’économiste – historien et un des porte-étendards dénonciateurs de la politique africaine de la France, François‐Xavier Verschave [4] n’ont cessé de décrier à travers leurs ouvrages.

De la traite négrière à la « France-­à­‐fric » en passant par la colonisation suivie de la “Françafrique”, la France nous a nargué avec le même scénario digne d’un film de mafia italienne. France-Afrique, cette expression du président ivoirien Félix Houphouët‐Boigny créée en 1955, désignant à l’origine les relations loyales entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique subsaharienne est dévoyée « Françafrique » puis “France-à-fric” par son concepteur et droit de l’hommiste François-Xavier Verschave qui la décrit comme : « une nébuleuse d’acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisé sur l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’Aide publique au développement. La logique de cette ponction est d’interdire l’initiative hors du cercle des initiés. Le système autodégradant se recycle dans la criminalisation. Il est naturellement hostile à la démocratie ».

Pour l’affirmer, nous vous livrons synthétiquement la clandestinité dans laquelle, cette politique basée exclusivement sur la mainmise à tout prix sur l’Afrique est opérée en toute ignobilité au coeur de l’Élysée.

Aujourd’hui et plus que jamais, «Rester à l’ombre pour ne pas attraper de coups de soleil» comme disait ironiquement à qui voulait l’entendre et coopérer le grand maître d’oeuvre de la Françafrique, Jacques Foccart, secrétaire général de l’Élysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974, représente l’unique méthode qui vaille pour que “Tout part d’elle (France) pour aboutir à elle, sans laisser aucune possibilité, aucune ouverture, aucune initiative aux anciennes colonies, nouvellement indépendantes qui travaillent désormais sous sa direction”, aimait rappeler René Dumont, le grand défenseur de la cause des agriculteurs africains.

Ce stratégeme qui remonte aux années 50, tout au début de la floraison d’indépendances accordées aux colonies françaises d’alors, coïncidant avec la naissance des « réseaux Foccart », se caractérise par le rôle des réseaux extra-diplomatiques (services de renseignement, relations privilégiées avec les dirigeants africains, entreprises, etc.) et l’ingérence directe des autorités françaises dans les affaires intérieures des anciennes colonies ; et ce, dès la proclamation de leur soit disant autonomie. D’où son livre visionnaire que certains qualifient même de “prophétique” dénommé “L’Afrique noire est mal partie – Éditions Seuil, 1962.”

Au grand dam du ministère des Affaires étrangères, la politique africaine de la France a toujours été concoctée, au vu et au su de tous, au palais de l’Élysée où quasiment tous les Présidents de la Vème République française et leurs conseillers se retrouvent périodiquement autour d’une officieuse “cellule africaine” pour décider unilatéralement du sort de l’Afrique en contre partie de l’assistance militaire et de la stabilité financière qu’ils se targuent de lui offrir afin de mieux maintenir l’influence sur elle qui, à y regarder de plus près semble devenir inhérente au progrès de la France.

Dès lors, du Général de Gaulle à Emmanuel Macron en passant par Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, l’esprit d’Afrique continue de planer entre les murs élyséens et l’indispensabilité de son contrôle constamment dans leur ligne de mire pour demeurer dans le Top 10 sur le plan économique mondial. Afin de brouiller les pistes et de ne pas éveiller des soupçons de récidive d’un colonisateur des temps modernes, il lui a fallu juste avoir l’ingéniosité de faire disparaître progressivement les traces par des jeux de mots en faisant passer respectivement la fameuse “cellule africaine ” indissociable de la personne de son fondateur Jacques Foccart à “Cellule Afrique” ensuite “conseiller pour les affaires africaines” puis «mentor africain» enfin “conseiller diplomatique Afrique” avant d’atterrir sur “la favorisation du contact direct.”








Sachant maintenant qu’avec cette dernière option, la France, se doit d’élargir autant que possible son champ d’action, une armada de maillons est mise en place pour sécuriser la chaîne d’exploitation. Ainisi, elle ne lesine sur aucun moyen pour ratisser large en bloquant toutes les issues de sortie à l’Afrique.

Pour vous donner un ordre d’idées sur l’ampleur de cette manoeuvre malsaine, nous vous renvoyons vers le dossier du 2 juin 2010 de l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique titré : «France-Afrique, les nouveaux réseaux».[5] En avant goût, vous y verrez comment à travers les ONG et associations, les cabinets d’avocats d’affaires, les camaraderies entre générations, les médecins, les intellectuels et même les loges maçonniques, la France parvient – elle à mailler le territoire africain par une infiltration de ses citoyens convertis patriotiquement en éléments de renseignements dans tous les secteurs et domaines de prédilection via l’entité “Élysée connection”. Quant à nous, nous avions mis les pieds dans le plat avec notre contribution en date du 21 septembre 2017 intitulée “Le Franc CFA, cette énigmatique monnaie communautaire !” qui révèle l’emprise que la France a sur l’Afrique avec le Franc CFA comme épée de damoclès.

Du moment que la place qu’occupe l’Afrique dans les intérêts de la France au niveau mondial n’est plus à démontrer, que leur (aux deux) arrivera-t-il si le cordon ombilical était définitivement coupé ? ……

Qu’Allah SWT veille sur l’Afrique notamment sur NOTRE CHER Sénégal et nous préserve du fatum obscur … Amen

Par Elhadji Daniel SO,
Président d’En Mouvement ! Défar Sénégal
Ensemble , Construisons le Sénégal !
Eldasso@yahoo.fr

Entre Ousmane Sonko, Idrissa Seck et El hadji Issa Sall: les options victorieuses de l’opposition

Sous la dictée du pouvoir exécutif, le Conseil constitutionnel a mis en œuvre la loi inique et monstrueuse du parrainage. La légitimité d’une Loi se fonde sur trois critères entrelacés: le critère Ethique qui fonde la motivation de la Loi; le critère Politique qui sous-tend son opportunité et le critère Technique qui détermine sa modalité d’application. La Loi sur le parrainage ne respecte que le premier. C’est pourquoi elle a enfanté un monstre.
Mais qu’à cela ne tienne. En dépit des manœuvres du pouvoir et son Conseil constitutionnel pour caler, recaler, couper et même « décaler » les candidats, quatre lui feront face le 24 février prochain. L’élection aura bien lieu. L’opposition peut bien poursuivre ses manifestations, dans les limites fixées par la Loi, pour revendiquer ses droits. Mais nul ne devrait chercher à empêcher la tenue de l’élection ou à créer un climat insurrectionnel dans le pays. Le peuple ne suivrait. A juste titre. Car on ne peut pas remporter en 2019, une bataille que l’on n’a pas voulu livrer en 2017 et 2018. C’est trop tard.
Le seul combat qui vaille, c’est d’une part celui de la mobilisation et la mutualisation des ressources autour des candidats de l’opposition en lice. Et d’autre part celui de la sécurisation du processus électoral d’amont en aval. Il s’agit concrètement de: (1) vérifier le fichier électoral et s’assurer de la conformité entre les données sur les cartes d’électeurs et celles sur le fichier, (2) encourager et aider les électeurs, surtout les primo-votants, en communiquant massivement par tous les moyens, pour qu’ils aillent chercher les cartes retenues; (3) mener des observations et enquêtes sur le terrain, partout dans le pays, pour identifier tous les centres de vote officiels ou « officieux », documenter toutes les fraudes et contrecarrer toutes les tentatives de votes multiples, de transferts d’électeurs ou de sabotage.
Sur les quatre candidats de l’opposition, trois ont un réel ancrage dans l’opposition et peuvent, s’ils prennent les bonnes décisions, sortir victorieux de la prochaine élection et mettre un terme à 7 ans recul démocratique, de prédation, de corruption et de gaspillage: il s’agit d’Idrissa Seck, Ousmane Sonko et El hadji Issa Sall. Je n’ai pas intégré Monsieur Madické Niang dans mon analyse car je maitrise pas ses motivations et son offre politique.
Bien avant les résultats du parrainage, j’avais lancé un appel pour la constitution de pôles de candidatures forts autour de quelques candidats. Nous tenons aujourd’hui ces Pôles. Il y aura deux pôles, que j’appelle Pôle-Piliers, qui peuvent chacun passer le premier tour, et un Pôle d’équilibre ou de « basculement » qui peut les faire gagner au second tour.
Les Pôle-Piliers sont Idrissa Seck et Ousmane Sonko. Ils donnent de la lisibilité, de la visibilité et de la clarté au jeu politique.
Idrissa Seck doit agréger autour de lui tous les Partis, mouvements politiques et citoyens animés du même esprit, anciens membres de Taxawu Sénégal et tous ceux qui se sentent plus ou moins à l’aise et en cohérence dans sa coalition. Dans le contexte actuel, la force de cette coalition serait celle de son leader: stabilité, autorité, vision et expérience. Il aura de bonnes chances d’aller au second tour.
Le second Pole-Pilier sera celui d’Ousmane Sonko. Il devrait réunir tous les Partis, mouvements et formations se classant dans la catégorie des « nouveaux acteurs politiques », des acteurs plus anciens en rupture avec le « système » ou prônant un changement de système. Cette coalition serait forte et innovante. Sa force se trouve dans la capacité de son Leader à produire et porter de nouvelles idées, à rafraîchir le jeu démocratique et à « récupérer des milliers, voire des millions, de sénégalais, de l’intérieur et de la diaspora, qui se redécouvrent une citoyenneté et un patriotisme nouveaux, et souhaitent s’engager. Ses propositions sont aussi claires et documentées. S’il ajuste son discours et rassure plus d’électeurs, il aura aussi de réelles chances d’aller au second tour.
Le Pole d’équilibre est celui du PUR. Le Professeur Issa Sall aura son électorat naturel. C’est son public primordial. Il ira ensuite en chercher chez de nombreux sénégalais qui verront en lui un leader stable et mesuré. S’il n’est pas au second tour, il serait un tremplin inestimable pouvant faire basculer la balance du coté du candidat de l’opposition. De même, le PDS qui semble être une variable déterminante de l’équation actuelle, pourrait facilement faire du candidat qu’il soutiendra le prochain Président du Sénégal.
Le moment est donc venu, pour chaque leader du C25, chaque leader de parti, mouvement ou plateforme politique de se mettre dans l’un de ces trois groupes qui sont tous valables.
Il ne suffira pas cependant d’en être un simple membre. Si les candidats du C25 qui avaient l’ambition de briguer les suffrages sont sincères sur leur volonté de changement, ils devraient s’investir humainement et financièrement dans la campagne. Le budget et les moyens qu’ils avaient prévu pour leur propre campagne devraient être versés dans le coalition qu’ils auront choisi.
Il ne faut jamais oublier que la grande majorité silencieuse souhaite s’exprimer le 24 février prochain. Il faut leur en donnant la force, l’énergie et l’envie en montrant un réel engagement et une générosité totale. Seul le changement compte. Dans les démocraties en construction, l’alternance est forcément une vertu. Elle facilite la sélection de la semence politique, distingue la bonne graine de l’ivraie et permet d’ensemencer l’Avenir.








Dr Cheikh Tidiane DIEYE
Coordonnateur National
Plateforme AVENIR « Senegaal Bi Nu Begg »

Vidéo- Mame Gor Diazaka s’attaque à Sonko et le traite de…









Vidéo- Comparatif des prix sous Wade et sous Macky

Entre gros bras, soulèvement populaire et maintien de l’ordre face aux exigences du respect de la loi républicaine

La peur commence à gagner du terrain dans le champ politique sénégalais à quelques semaines de l’élection présidentielle du 24 Février 2019. La tension monte d’un cran. De part et d’autre de l’échiquier politique, des déclarations incendiaires fusent de partout pouvant créer un chaos indescriptible au pays de la Teranga.

Le parrainage intégral est passé par là avec son lot de grogne voire de consternation des candidats recalés de l’opposition et ce à juste titre en raison même de la violation manifeste de certaines dispositions du Code électoral. Ces derniers se sentant lésés par le Conseil Constitutionnel ont décidé d’en découdre avec le régime du président Macky Sall sur le terrain afin de renverser la tendance et d’empêcher de fait une confiscation du  suffrage de nos compatriotes.

Le C25 menace même d’empêcher le candidat sortant le président Macky Sall de mener une campagne électorale en représailles à ses nombreuses forfaitures ou violations des lois et règlements de la République et également à sa volonté  machiavélique d’imposer à la population sénégalaise un régime de terreur en confisquant délibérément les cartes d’électeurs de beaucoup de nos compatriotes et à vouloir gagner coûte que coûte dès le premier tour l’élection présidentielle du 24 Février 2019.







L’opposition sénégalaise sidérée par le comportement partisan du président Macky Sall compte poursuivre le combat politique même si cela peut engendrer le chaos tant redouté par les acteurs de la société civile et par d’autres franges de la population.

Ainsi, des acteurs de la société civile fustigent le discours va- t-en– guerre de l’opposition sénégalaise tout en gardant le silence sur les déclarations de provocation aussi de certains membres de la coalition présidentielle de Benno Bokk Yakaarà l’instar du ministre Mame Mbaye Niang.

Une analyse critique et objective de la situation du pays doit permettre à n’importe quel citoyen honnête et sincère à  pouvoir situer la responsabilité des uns et des autres sur la situation délétère voire sur les menaces de soulèvement ou de représailles qui pèsent réellement sur le pays.

En vérité, le seul et unique responsable de la situation de tension qui sévit actuellement dans nos villes ou villages – et il faut absolument le faire comprendre à tous nos compatriotes -, est le président de la République, monsieur Macky Sall et ses thuriféraires zélés qui font ce qu’ils veulent de ce pays et de ses hommes dans l’illégalité sans que personne, même les voix les plus autorisées au sein de l’élite maraboutique se gardent de lui rappeler les règles de bonne conduite, de justice et de probité morale dans la gestion des affaires du pays.

Malgré tous ces manquements préjudiciables à la régularité et à la transparence du processus électoral, on assiste à une surenchère politicienne pitoyable du camp de la majorité présidentielle  avec un refrain à relent juridique déjà martelé mainte fois lors des dernières consultations électorales que force est et restera à la loi. Pourtant, cette même loi doit être impersonnelle et à équidistance des chapelles politiques. La loi doit être applicable à tous les citoyens sénégalais peu importe leur rang et leur situation dans les hautes sphères de la République.

Les forces de l’ordre sont non seulement visibles dans plusieurs artères de la capitale et dans d’autres endroits stratégiques de la banlieue, mais également armées jusqu’aux dents comme si le Sénégal est en État de siège.

Certes, les forces de l’ordre sont chargées de veiller à la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Cependant, cette présence soudaine peut donner l’impression à beaucoup de nos concitoyens que nos autorités gouvernementales veulent distiller la peur au sein de la population afin qu’elle reste éloignée des points de rassemblement de l’opposition.

Au même moment, Mame Mbaye Niang, un ministre de la République, se permet de recruter des gros bras ou selon des nervis en vue de faire face à l’opposition sénégalaise. Ces déclarations pitoyables n’émeuvent personne. Comment est- ce possible qu’un ministre sur qui pèsent de lourdes accusations de détournement de deniers publics à hauteur de 29 milliards de francs CFA dans l’affaire PRODAC, se permet également de défier les lois et règlements de la République en recrutant des nervis  pour casser des manifestants en cas d’affrontement avec les militants de la mouvance présidentielle Benno Bokk Yakaar. Et nos forces de l’ordre et de sécurité dans tout ce capharnaüm politicien ? Mais où étaient ces mêmes forces de l’ordre qui squattent  aujourd’hui nos carrefours routiers et autres zones stratégiques au moment où l’insécurité était à son paroxysme  dans la capitale et sa banlieue avec son lot d’enlèvement et d’assassinat sauvage de nos enfants qui ont suscité l’émoi et la colère de toute la population ? Ou est – ce que la sécurité de nos politiciens professionnels doit prendre le dessus sur le reste de la population ?

Si, le Sénégal était un Etat de droit régi par une application juste et légitime des lois de la République, cet individu ne serait pas encore là à siéger au Conseil des ministres et à continuer à nous narguer de par son comportement indigne et lâche.

Manifester est un droit inaliénable garanti par la Constitution du pays même si cette dernière est  continuellement remise en question depuis le depuis du magistère du président MackySall .

Et c’est là où justement  nos compatriotes épris de justice et de paix attendent nos forces de l’ordre afin qu’elles veillent et ce dans un esprit républicain  au respect des droits et des devoirs des uns et des autres.

Nos forces de l’ordre ne doivent en aucune manière et sous aucun prétexte être utilisées par des hommes qui ne croient pas en ce pays et à ses valeurs pour brutaliser nos compatriotes qui demandent juste la tenue d’une élection présidentielle sincère et transparente dans un dessein sordide d’assouvir un besoin de prestige même si c’est au prix du sacrifice des intérêts du Sénégal voire du sang de ses dignes fils et dignes filles.

La résistance à l’oppression et à la terreur est non seulement un droit, mais également un devoir pour tous les citoyens sénégalais qui ont une haute idée des valeurs de la République, du devenir de ce pays et du legs de nos illustres prédécesseurs, remis en question depuis belle lurette par ceux qui sont chargés d’en assurer la transmission aux jeunes générations en échange de privilèges qui n’en valent pas la chandelle.

Résister à la terreur n’est pas forcément appeler à une insurrection comme les dames de compagnie et autres thuriféraires zélés  du président Macky Sall le répètent à tue – tête dans les médias dans le but de diaboliser les partis de l’opposition.

Résister à la terreur et à la répression tous azimuts du régime dictatorial du président Macky Sall  est d’occuper le terrain politique et de parcourir nos villes et nos villages en insistant auprès de nos compatriotes victimes de sa gestion sombre et nauséabonde sur les maux tels que la corruption, le népotisme, les détournements de deniers publics, l’impunité  de fait accordé aux pilleurs de nos ressources publiques, l’instrumentation de la justice pour le règlement de comptede politique politicienne, le bradage de nos réserves foncières à des étrangers, le partage de nos ressources entre copains, ont fini par toucher toute la stratification sociale et les secteurs d’activité de la société sénégalaise.

Résister aux forfaitures impunies jusque là du président Macky Sall est de rappeler à nos compatriotes qui se sont battus et mobilisés en 2012 avec son lot macabre de nos concitoyens sacrifiés sur le champ de politique en vue de défendre la République et ses valeurs d’un régime moribond du PDS gangrené par les mêmes fléaux que les sénégalais vivent aujourd’hui au quotidien, que le candidat sortant a trahi tous les engagements qu’il avait pris envers le peuple  L’histoire bégaie à nouveau et beaucoup de nos compatriotes ne semblent pas mesurer la gravité de la situation socio – économique du pays.

Résister à sa volonté machiavélique et irresponsable de confisquer par un coup de forces le vote des citoyens sénégalais , c’est également de sensibiliser et de motiver nos compatriotes à chercher et à investir les préfectures pour récupérer leurs cartes d’électeurs.







Résister également à la peur et aux menaces des hommes de main du président Macky Sall est de leur rappeler que nous étions là lorsque leur mentor défiait en connaissance de cause les lois et règlements de la République en votant par force et sans pièce d’identité. Nous étions là aussi lorsqu’il parcourait le monde et répétait à toute la communauté internationale sa décision irrévocable  de réduire son mandat présidentiel à cinq ans. Nous étions également là lorsqu’il est revenu toute honte bue sur ses multiples engagements.

Il revient de droit à l’opposition sénégalaise de demander à nos compatriotes les questions suivantes et qui doivent  interpeller tout digne fils de ce pays  qui croit encore au respect de la parole donnée et à la justice sous toutes ses formes : est – ce que le candidat sortant Macky Sall, eu égard à ses reniements et à ses mensonges éhontés mérite t-il que les citoyens sénégalais lui renouvelle leur confiance ?

Sommes – nous encore prêts à soutenir un homme qui a eu l’audace de mentir froidement à 15 millions de citoyens sénégalais droit dans les yeux et ce à un moment solennel durant lequel nos compatriotes l’attendaient fermement sur des questions majeures d’intérêt général telles que la gestion de nos ressources pétrolières, minières et gazières, sur le chômage de masse des jeunes, sur la politisation à outrance de l’administration publique, sur la préférence nationale, sur le patriotisme économique, sur les scandales à répétition de détournement de deniers publics, sur une indépendance effective de la justice  et des corps de contrôle de l’Etat, sur la fin de l’impunité etc. etc.…..

La résistance à l’embastillement de nos droits et libertés passe par le refus de la servitude.

Nos forces de l’ordre ont le devoir de veiller à un exercice libre et responsable des droits de nos compatriotes, garanti par la Constitution. L’usage de la force ne doit pas être disproportionné et n’est possible et envisageable qu’en cas de menaces réelles et de destruction de biens  ou de sabotage.

Nos forces de l’ordre et de sécurité ne doivent pas perdre de vue qu’elles sont parties intégrantes de la société.  Elles doivent prendre le pari de la neutralité à l’encontre de tous les acteurs de la vie politique.  Elles doivent garder à l’esprit qu’elles remplissent une mission républicaine et doivent impérativement refuser de prêter le flanc aux manœuvres politiciennes du camp de la majorité présidentielle pour torpiller le processus électoral voire de brutaliser les hommes et les femmes de ce pays pour préserver la paix sociale et éviter des lendemains incertains et sombres à toute la population.

Tel est le sens de la mission de nos forces de l’ordre : le  respect des lois et règlements de la République et nul n’est au – dessus de ces dispositions légales dans un État de droit à moins que le Sénégal ne soit devenu sous le régime du président Macky Sall une zone de non droit où ne règnent que l’arbitraire, l’injustice voire l’impunité des gros bras de la République et de leurs  affidés qui se prennent pour des intouchables.

Jusqu’à quand cette terreur sur le peuple des sans voix sur qui repose en grande partie la souveraineté populaire ? Il est temps pour ce peuple des laissés pour compte de se mobiliser afin de changer le cours de l’histoire et de refuser le chant funeste de certains journalistes et hommes de paille du régime selon lequel la victoire du Macky Sall est déjà acquise.

Notre responsabilité est entièrement engagée pour mettre un terme au régime de terreur de la coalition sangsue de Benno Bokk Yakaar du président Macky Sall.








Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

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Focus sur l’Université mandingue creuset du temporel et du spirituel !

La société Mandingue à travers l’Islam s’était bien organisée et disposait d’une Université qui délivrait quatre principaux diplômes. Ces titres ou grades classés par ordre d’importance décroissante sont :
-FODÉ;
-LALIMOO;
-KANG;
-AFANG.

Pour prétendre au titre de FODÉ, l’étudiant doit remplir deux conditions:
-être averti des tenants et aboutissant du Zahir (sens apparent) et du Bâtin (sens caché),
-Connaître la méthodologie juridique de l’Islam.
Le FODÉ est donc la personne capable d’interpréter et d’exploiter l’écriture divine et l’appliquer au cas concrets à résoudre. Cette grande responsabilité lui permet d’animer les Kawandoos (serments) lors des grands événements comme le Banna saloo (Tabaski), le Muskotto saloo (Tamkharit).

LALIMO permet à son détenteur d’être juriste ordinaire du monde musulman Mandingue. Les Lalimos sont reconnus par leur accoutrement composé d’un DINDIYABAA (grand boubou blanc), d’un COTONDANG ample (équivalent d’un sous vêtement moderne), d’un DABAA (pantalon bouffant) et d’un NAWOO (mouchoir de tête). Le LALIMO assiste Le FODÉ dans le règlement des petits conflits (litiges sur champs, rizières, querelles de couples…).

KANG troisième grade de l’Université Mandingue est délivré au citoyen spécialiste de l’interprétation (Tafsir) et de la grammaire (Nahw). L’habillement du KANG est composé d’une savate et d’un SABADOROO laissant apparaître sur sa poitrine de gros gris-gris. En milieu Mandingue Le KANG appelé aussi KARAMOO est chargé de diriger le KARANG- BOUNG (l’école). Le matin il donne des cours dans le DJIBIROKOTO (véranda) et le soir autour d’un grand feu ( KARANTAA).

AFANG, dernier diplôme est décerné à l’étudiant ayant terminé le coran et qui maitrise le système métrique et arithmétique. Très disponible, le AFANG reçoit beaucoup de visite des nécessiteux (douwaa gnining laalu) à qui il donne des talismans et de l’eau bénite. Les AFANG ou ARFANG sont aussi connus par leur voyage en période de soudure pour aller monnayer leur savoir faire. Dans le Pakao d’antan, le AFANG était reconnaissable par son bonnet orné de deux pointes relevées, son KOUNÉ (valise), sa natte de prière, son bouilloire et son long chapelet (TASSABAYOO) qu’il égraine à longueur de journée.

Il est donc facile de constater que la société Mandingue était très bien structurée : L’ALKAALO (chef de village) s’occupait du pouvoir temporel et les diplômés de l’Université du pouvoir spirituel.







Dr. Mamadou CISSE
Scientifique-chercheur

Ousmane Sonko-Atlas et le deal des 94 milliards

Souteneurs de Sonko-Atlas-Mercalex,
En politique il n’y pas de saints. La conquête du pouvoir est un chemin sinueux où beaucoup de gens consumés par leur obsession de parvenir au sommet, poussés par une horde de fanatisés aussi enragés que revanchards perdent leurs âmes.
Tahibou sarr « aurait failli » encaisser les chèques déjà signés par Mamour Diallo.
Donc il ne les a pas encaissés. Heureusement alors, serait-on tenté de dire si cela correspondait à la réalité. Car c’est la parole de Sonko contre son accusé.
Mais Sonko-Atlas-Mercalex qui a crié au voleur s’est aussitôt engouffré dans cette brèche pour tenter de passer un marché avec les héritiers, fort de sa connaissance du dossier du fait de son passage aux Domaines, et de sa capacité de délation médiatique après avoir crié sur tous les toits que Mamour Diallo avait détourné 94 milliards, le montant estimé du terrain dont les héritiers étaient pourtant toujours en possession. Personne n’avait donc encaissé 94 milliards quand il lançait ses accusations devant toute l’opinion publique sénégalaise, c’est à dire au moment où lui-même en personne rencontrait les héritiers et tentait de les convaincre de lui confier leur dossier, sur lequel il espérait, encore une fois, se taper une commssion de 12 milliards, formidable trésor de guerre qui lui aurait permis de financer sa campagne électorale et de concrétiser son ambition.
Qu’est ce qui a été volé ? Où est le voleur ? Qui est le menteur? À qui a failli profiter tout ce battage médiatique autour de ce terrain pour lequel les héritiers n’auront finalement perçu qu’un peu moins de trois milliards ?
Souteneurs et talibés et fans club du gourou Sonko, cessez vraiment de le prendre pour un saint. Vous en avez cependant le droit. Mais souffrez qu’on dise ce que l’on pense de ses faits et actes.
Surtout que lui-même ne ménage personne, à travers une généralisation aussi arbitraire que démagogique.
La liberté d’expression est une réalité intangible chez nous.
Ni injures ni attaques ne nous y feront renoncer.
Si vous n’êtes pas satisfaits de notre point de vue ne nous lisez tout simplement pas.








Cissé Kane NDAO
Conseiller technique du Premier Ministre
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Ahmed Bachir, la course de vélo, la grandeur et… l’humilité (Par Coumba Ndoffène Diouf)

A mon frère de valeur, Sidy Aly Kounta !
Comme l’annonce du décès de Sidy Lamine Niass, la nouvelle de la mort de Ahmed Bachir Kounta a été amèrement reçue dans la matinée de ce jeudi 17 janvier. Le défunt a été rappelé à Dieu à l’hôpital Uacho de Ouakam à l’âge de 82 ans.
Un jour j’ai vu un vieil homme participer à une course de vélo (organisée par la Rts je pense bien) avec des personnes dont certaines ont l’âge de ses petits-fils. J’étais ému car cette personne âgée n’était pas n’importe qui. Il était un dignitaire dans ce pays, il appartenait à une grande famille religieuse, il était un grand journaliste: je veux nommer le regretté Ahmed Bachir Kounta. Ce signe d’humilité pour un homme de son rang, fait partie des plus beaux souvenirs que je retiens de cet illustre homme.
Il était à la fois élégant et éloquent. A la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts), il a excellé en tant que présentateur du journal en langue nationale (le wolof) et commentateur hors paire des discours officiels notamment les messages de fin d’année des Présidents et les grands événements nationaux. Il ne manquait jamais l’occasion pour appeler au calme, à l’union, conscientiser les populations à chaque foi que le pays était sous tension. Il était un patriote.
Guide religieux et ancien porte-parole de Ndiassane, il animait également des émissions religieuses, faisant valoir sa grande érudition et sa parfaite maîtrise de l’arabe, du français et du wolof. Ahmed Bachir Kounta est un modèle qui a inspiré des générations de journalistes. Demandez au Doyen Abdoulaye Diaw, il vous en dira plus.
Ton nom Ahmed (superlatif de celui qui a rendu grâce) ; ton départ causera un grand vide certes, mais ton œuvre reste et servira de référence à la génération présente et les générations à venir.
Adieu Doyen et merci pour le service rendu à ton peuple. Que la terre de Ndiassane te soit légère, amine.

Coumba Ndoffène Diouf, journaliste

Pourquoi Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé restent en détention

La chambre d’appel de la CPI accède à la demande de l’accusation de maintenir en détention Laurent Gbagbo.

Ce qui est un nouveau revers pour l’ancien président ivoirien et son ministre Charles Blé Goudé qui avaient été acquittés des crimes retenus contre eux.

M. Gbagbo et M. Blé Goudé resteront en détention au moins jusqu’au 1er février, a déclaré le porte-parole du tribunal.
La Chambre d’appel a accordé à l’accusation l’effet suspensif de sa libération. Une audience pour recevoir d’autres contributions aura lieu le 1er février.

« La détention de M. Laurent Gbagbo et de M. Charles Blé Goudé (ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes) sera maintenue en attendant l’examen du présent appel » du procureur sur leur mise en liberté immédiate qui aura lieu le 1er février, ont décidé les juges.

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