Blog de Cheikh Yerim Seck

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Choix du Sénégal pour abriter les prochains J.O de la jeunesse: Radioscopie de l’opposition sénégalaise face à un «redoutable Macky Sall»

A quelques mois de l’élection présidentielle de 2019, l’opposition sénégalaise peine à se revigorer pour faire face au génie politique du Président Macky SALL. En effet, BBY a su tenir avec le temps et battre tous les records de longévité avec ses différentes coalitions, au même moment, nous voyons une opposition sénégalaise déboussolée avec comme seules armes les invectives et le nihilisme. Le bilan plus que élogieux du Président Macky SALL donne des tournis à l’opposition. Les infrastructures mises en place ont fait que le Sénégal soit choisi pour abriter les prochains Jeux Olympiques de la jeunesse.

Aussi, le Président Macky SALL a su redorer le blason du Sénégal avec ces infrastructures synonymes d’émergence (TRE., infrastructures sportives comme le stade olympique et l’arène nationale, ville neuve de Diamniadio, autoroutes, hôtels, etc.). Face à ces avancées notoires, le maire des Parcelles, Moussa SY a fini par avoir un regard d’aigle en saluant le bilan du Président Macky SALL car l’opposition peine à avoir des programmes alternatifs au PSE. De ce fait leur stratégie est d’essayer d’être mis en prison pour se faire une légitimité ou tout simplement de faire dans la manipulation de chiffres, ce qui ne marche plus, vu que les sénégalais font des bilans respectifs de leur situation d’où le taux de croissance record jamais atteint au Sénégal.








Les programmes et livres jusque-là dévoilés par l’opposition témoignent de leur manque d’expertise du terrain et leur méconnaissance du PSE car les problématiques dégagées sont devenues caduques au Sénégal à l’heure où les populations ont déjà pris le train de l’émergence.

La jeunesse de l’APD et de la coalition ADIANA saluent de ce fait le choix du Sénégal qui est une marque de reconnaissance du travail abattu par le Président Macky SALL et son gouvernement dirigé par son Premier Ministre Mohamad Boun Abdallah Dionne qui traduit remarquablement bien sa vision pour le Sénégal .

Papa Malick GUISSE

Président des jeunes de l’APD

Comité exécutif coalition ADIANA

Visite à Doha: Me Madické Niang face à Me Wade

YERIMPOST.COM L’invitation a finalement été acceptée. Me Madické Niang est depuis la nuit du dimanche à lundi à Doha où il a été accueilli par Me Abdoulaye Wade. Au retour du président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, le Parti démocratique sénégalais (Pds) sera définitivement fixé sur le sort à donner à la présidentielle. Me Madické Niang, qui avait exprimé dans une lettre au Pape du Sopi la nécessité pour le Pds d’un plan B vu l’hypothèque sur la candidature de Karim Wade, s’était attiré les foudres de me Wade. L’ancien chef de l’Etat, qui n’a d’yeux que pour son rejeton Karim pour faire face à Macky Sall, avait traité Me Madické Niang de traître avant de revenir à de meilleurs sentiments et de lui présenter ses excuses. D’où cette invitation au Qatar. Le retour de Me Madické Niang à Dakar est prévu au courant de la semaine.







Ile à Morphil: ça battra le macadam le 08 août face à l’irrespect par l’Etat de son engagement

En 2012, lors d’un conseil des ministres delocalisé à Saint Louis, le gouvernement avait pris l’engagement ferme de realiser l’axe Diatar-Cascas pour desenclaver cette zone. Cette decision fut encore rehaussée par une declaration du president de la republique du Senegal lors de sa tournée économique dans la région.Voila qui avait enchanté les citoyens de cette localité qui voyaient ainsi fini le calvaire des deplacements des populations et des biens. Dans une zone agricole comme celle-ci, les voies de communications sont fondamentales pour l’écoulement.
Vive le president, chantait on partout.
Helas !!! six ans apres, meme les plus sceptiques ont dechanté.L’ axe Diatar – Alwar,, porte d’entrée de l’ile aurait tout simplement disparu. N’ayant pas de leaders en vue, cette zone s’est vue privée de son tronçon.
Cependant, dans d’autres zones où il y aurait des leaders de poigne ou des citoyens de premiere classe les travaux sont du du moins terminés sinon bien avancés.
Face à ce constat amer et face à la volatilite de la parole du president, des citoyens se sont organisés en collectif pour éxiger du gouvernement l’application de la decision du conseil des ministres de Saint Louis.
‘Nous la réclamons avec force et sans contre partie car nous agissons en citoyens senegalais’ martelait le coordinateur lors d’une rencontre de preparatoire.
Les populations de Diatar,de Waande Kadda, de Donaye, de Mboyo, de Diama, de Moudouwaye de Korkadie et autres se sont donné rendez vous le 08 Aout à Diatar pour la marche citoyenne de l’ile à Morphil.




Ousmane Sy, Diatar

Face à l’intox du pouvoir, que dit vraiment la Cour de justice de la Cedeao ?

COMMUNIQUE

« Afin que les choses soient claires dans l’esprit de chacun, il est nécessaire de synthétiser en « quelques lignes et de façon objective, ce que dit réellement la Cour de Justice de la CEDEAO dans la décision qu’elle a rendu le 29 juin 2018, dans l’affaire Khalifa Ababacar Sall et autres contre l’Etat du Sénégal :

1. La Cour rappelle à titre préliminaire que si elle n’a pas pour compétence de réviser les décisions rendues par les juridictions des Etats membres et n’est ni juridiction d’appel ni de cassation des décisions des juridictions nationales, elle a compétence pour connaître des cas de la violation des droits de l’homme dans tout État membre.

2. Sur la violation du droit à l’assistance d’un conseil : pages 26 à 30
La Cour réaffirme que « autant elle n’est pas juge d’appel ou de cassation des décisions des juridictions nationales, autant de telles décisions ne peuvent faire obstacle à son intervention quand il s’agit de faits relevant de sa compétence à savoir en l’espèce la violation d’un droit fondamental… », rappelant que le juge communautaire «… ne saurait rester inerte face à une violation flagrante des droits de l’homme, peu importe l’acte qui est à l’origine de cette violation ».
La cour sanctionne ici en des termes extrêmement forts la violation du droit à l’assistance d’un conseil dont Khalifa Ababacar Sall a été victime, en soulignant que cette violation est de la totale responsabilité de l’État du Sénégal.



3. Sur la violation de la présomption d’innocence : pages 30 à 33
La cour rappelle une jurisprudence désormais établie au plan international sur l’équilibre entre le droit à l’information et le droit à la présomption d’innocence.
La condamnation des propos du Procureur est sans appel : «… de tels propos, véhiculés par une autorité judiciaire appelée à concourir à la procédure, ne peuvent laisser place à aucun doute dans l’esprit du public auquel ils sont destinés »

4. Sur la violation de faire appel à des témoins et de celui de solliciter une expertise : pages 34 à 36
Le recours est sur ce point rejeté au motif que le rejet des demandes d’audition de témoins et d’expertise ne constitue pas en soi une violation des droits.

5. Sur la violation du droit d’égalité des citoyens devant la loi et la justice : pages 36 à 38
Il s’agit là encore d’un rejet, qui n’est pas vraiment surprenant.

6. Sur la violation du droit à un procès équitable : pages 38 à 41
La cour considère que le juge d’instruction ne pouvait pas clôturer la procédure alors que l’appel interjeté contre sa décision de refus d’audition de témoins et de demande d’expertise était en cours. L’argument soulevé par l’État Sénégalais de l’article 181 du code de procédure pénale est écarté d’un trait de plume : « le juge d’instruction ne doit pas mettre un terme à l’information pendant que des recours exercés contre ces décisions ou susceptibles d’être exercés attendent leurs suites logiques à savoir leur examen par la juridiction d’instruction du second degré ».
Là encore la condamnation est sans appel : « l’État du Sénégal, par le truchement de ses agents judiciaires et notamment du juge d’instruction, a failli à l’obligation de garantir aux requérants un procès équitable ».

7. Sur la violation des droits politiques de Khalifa Ababacar Sall : pages 41 à 44
Ce moyen a logiquement été rejeté, la cour relevant que Khalifa Ababacar Sall a pu se porter candidat. À noter cependant que la cour en profite pour rappeler des principes extrêmement forts sur le droit de voter et d’être élu que chaque État membre doit veiller à faire respecter, y compris s’agissant des détenus, dès lors qu’ils n’ont pas été définitivement privés de leurs droits civiques.

8. Sur la procédure de levée de l’immunité parlementaire : pages 45 à 47
La cour constate que Khalifa Ababacar Sall a été invité à être entendu devant la commission et qu’il a refusé, tant qu’il était détenu.

9. Sur la détention arbitraire : pages 47 à 50
La cour considère qu’après l’élection de Khalifa Ababacar Sall il appartenait à l’État Sénégalais d’entamer les procédures appropriées pour « soit suspendre sa détention soit obtenir la levée de son immunité parlementaire ». Elle relève que l’État était à ce point convaincu de l’irrégularité de la détention qu’il «… s’est résolu à solliciter et à obtenir la levée de son immunité parlementaire le 25 novembre 2017, c’est-à-dire juste quelques jours avant la clôture par le juge d’instruction son information » (cette dernière précision n’étant pas indifférente).

10. Sur la réparation sollicitée : pages 50 à 51
Le principe et le montant des condamnations proposées marquent la gravité des violations constatées.

11. Synthèse :
La cour retient la violation du droit à l’assistance d’un conseil, du droit à la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable et dit que la détention de Khalifa Ababacar Sall pour une période déterminée est arbitraire. Elle en conclut que la responsabilité de l’État du Sénégal doit être retenue. Il appartient aux juridictions nationales, auxquelles cette décision s’impose d’en tirer toutes les conséquences.




Moussa Taye
Conseiller politique du Maire de la Ville de Dakar

Arrêt de la Cedeao notifié: Demba Kandji face à l’histoire

YERIMPOST.COM La notification a été faite ! L’arrêt de plus de 50 pages rendu par la Cour de justice de la Cedeao dans l’affaire Khalifa Sall et cie marque un tournant décisif dans le procès en appel. Le juge Demba Kandji, qui avait ajourné les débats au 18 juillet prochain, a désormais de quoi argumenter ses décisions futures. Cette maxime judiciaire du procureur général qui a fait grand bruit au troisième jour du procès du maire de Dakar sera-t-elle appliquée par le tribunal ? En tout état de cause, la détention de Khalifa Ababacar Sall entre la date de la proclamation des résultats des législatives et celle de la levée de son immunité parlementaire, a été déclarée arbitraire par la Cour de justice de la Cedeao. A cela s’ajoutent les violations du droit à la présomption d’innocence, du droit à l’assistance de son avocat, du droit à un procès équitable… Le 18 juillet, tous les regards se tourneront vers le juge Kandji qui se prononcera sur une demande de liberté provisoire du maire de Dakar. Demba Kandji face à l’histoire…



Application de la Loi sur le parrainage: le président du Conseil constitutionnel face à l’Histoire

« En Afrique, la loi sert d’alibi à des dirigeants politiques qui ont bâti leur pouvoir sur la terreur et la barbarie pour satisfaire des intérêts sordides » Pape Oumar Sakho, Président du Conseil Constitutionnel

Quelle que soit l’époque, l’histoire nous rattrape. Si on se fie aux écrits du Président du Conseil Constitutionnel exposés ci-haut, la requête de l’opposition tendant à l’annulation de la loi portant modification du code électoral votée le 18 juin 2018 sera accueillie favorablement par les 7 Sages. Dans une contribution intitulée « Quelle Justice pour la démocratie en Afrique ?», publiée en avril 2009, dans la Revue française d’études constitutionnelles et politiques (N°129), Pape Oumar Sakho, Président du Conseil Constitutionnel, dressait un réquisitoire sans appel des systèmes juridiques africains. Il écrivait en substance « Presque toutes les Constitutions des pays africains recèlent un dispositif impressionnant sur l’indépendance de la magistrature. Mais cette proclamation statutaire est contredite par d’autres dispositions qui rendent aléatoire la protection des libertés, en violant le principe sacrosaint de la séparation des pouvoirs, sauvegarde de l’indépendance de la magistrature, et son corollaire, l’impartialité du juge ». Avec la matérialisation de la loi sur le parrainage Intégral dans le dispositif électoral, les propos du Président du Conseil Constitutionnel prennent une résonnance particulière. La loi instituant le parrainage est une forfaiture unique dans l’histoire du Sénégal, car elle viole littéralement le Préambule de la Constitution qui sacralise le principe de loyauté du jeu démocratique entre le pouvoir et l’opposition. C’est le fondement de notre Constitution qui est souillé suite à une perversion inédite réalisée par le pouvoir exécutif. En faisant preuve d’indécision, lors d’une première saisine tendant à l’annulation de la loi N°14-2018 instituant le parrainage Intégral, le Conseil Constitutionnel a commis une faute lourde de conséquences.

S’agissant de la seconde requête qui porte cette fois-ci, sur l’annulation de la loi modifiant le code électoral, Il serait périlleux pour la Démocratie sénégalaise, que les 7 Sages aboutissent aux mêmes conclusions. En 2009, l’actuel Président du Conseil Constitutionnel, Pape Oumar Sakho, n’y allait pas de mains mortes, lorsqu’il alertait sur les risques d’une instrumentalisation de la justice à des fins politiques, assimilable à un « attentat contre la Démocratie ». Les termes utilisés sont sans équivoque « la Justice, Institution à vocation républicaine, si elle est instrumentalisée à des fins politiques, peut conduire à la commission d’actes attentatoires aux droits humains et aux libertés, périls majeurs pour la démocratie ». Pour marquer durablement les esprits, et appeler les juges africains au sens des responsabilités et à une « insurrection démocratique » le Président du Conseil Constitutionnel est allé plus loin en précisant que « même du temps de l’apartheid, les tribunaux sud-africains, en s’inspirant des affaires similaires traitées dans d’autres pays, avaient réussi à modérer les effets des lois incompatibles avec les normes constitutionnelles démocratiques, et à restreindre les effets pernicieux de l’application de certaines règles nationales ». En prenant plusieurs exemples tirés de l’application des normes internationales, et en faisant référence à la période de l’apartheid (un exemple poignant), pour démontrer que le juge africain, peut dans des situations extrêmes, assurer la protection de la liberté individuelle, assumer sa fonction de gardien de légalité et censurer les excès de pouvoir des autorités administratives, le Président du Conseil Constitutionnel, invitait clairement  « les magistrats à agir en tenant en compte de la mondialisation du droit, la connaissance du droit comparé et des normes internationales afin d’éviter une manipulation de la Constitution visant à assouvir des passions politiques ou servir des intérêts égoïstes ».

La saisine des 7 Sages, aux fins d’une annulation de la loi modification du Code électoral, offre justement une excellente opportunité au Président du Conseil Constitutionnel d’invoquer les normes internationales pour « restreindre les effets pernicieux de la loi sur le parrainage ».

A cet effet, Il pourrait s’inspirer de la Cour constitutionnelle du Bénin qui s’est érigée en rempart contre les dérives d’une majorité mécanique, par une Décision (DCC 06-07 du 08 juillet 2006) d’une portée exceptionnelle, en termes de jurisprudence constitutionnelle, qui a invoqué 2 principes majeurs : « Le Préambule de la Constitution qui réaffirme l’opposition fondamentale du peuple béninois à la confiscation du pouvoir et le consensus national, principe à valeur constitutionnelle ». De fait, les éléments qui militent en faveur de l’annulation de la loi modifiant le code électoral sont quasi-infinis :

  1. L’impréparation totale du régime (la loi sur le parrainage est une loi de circonstance électorale initiée par l’exécutif, et votée dans la précipitation, sans aucune démarche consensuelle),
  2. L’incapacité du pouvoir en place d’assurer les modalités techniques de mise en œuvre (le fiasco du scrutin du 30 juillet 2017 révèle de nombreuses carences organisationnelles du régime),
  3. L’impossibilité pour des centaines de milliers de parrains potentiels de parrainer un candidat (la distribution des cartes d’électeurs est loin d’être achevée, malgré les dénégations officielles),
  4. Le risque d’achat de conscience, sans aucun moyen de contrôle (le parrainage est un acte personnel et volontaire qui ne peut donner lieu ni à marchandage, ni à rémunération),
  5. La non prise en compte du principe du secret des parrainages (anonymat), afin d’éviter toute possibilité de pression ou de représailles sur des parrains potentiels,
  6. Le fait que le Conseil Constitutionnel, en charge de la validation des candidatures aux présidentielles soit sous dimensionné (humainement, techniquement et matériellement) pour réaliser les opérations de contrôle portant sur des centaines de milliers de signature,
  7. Le risque de manipulation du fichier électoral lors de la collecte, et la vérification des signatures,
  8. La rupture du principe d’égalité entre les candidats (l’équipe du Président Macky Sall, futur candidat bénéficiera des moyens de l’Etat pour collecter le maximum de signatures),
  9. L’obligation d’envoyer à tous les parrains potentiels (+ de 6 millions d’électeurs), le formulaire original ; une question non résolue à ce jour par l’administration,
  10. L’incertitude liée à la gestion des délais (l’envoi du formulaire aux parrains doit être effectué, après la publication du Décret portant convocation des électeurs), etc…

Compte tenu des éléments précités, l’inapplicabilité de la loi sur le parrainage Intégral relève d’une évidence. Les mesures d’accompagnement (envoi des formulaires à l’adresse postale de tous les électeurs, dispositif de recueil et de contrôle de la validité des signatures, garantie du principe d’anonymat et dépouillement public, sous le contrôle d’un magistrat, etc…) sont à ce jour, hors de portée d’un pays comme le Sénégal. Aucune étude sur sa faisabilité technique n’a été réalisée par le régime. En France, le Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, créé en 2007, avait soulevé les blocages liés à la mise en place du parrainage citoyen, insistant sur les difficultés de collecte et de contrôle des signatures. De nombreux spécialistes ont mis en exergue les limites du parrainage citoyen. Philippe BLACHER, Professeur de Droit Constitutionnel (Lyon III) précisait que l’un des dangers du parrainage citoyen réside dans le fait « qu’il transforme la campagne de collecte des signatures en une véritable précampagne électorale, pose des problèmes d’organisation, de contrôle et de réglementation de la procédure et n’apporte aucune valeur ajoutée au processus de sélection des postulants ». Schématiquement, le parrainage citoyen est assimilable à un scrutin à 3 tours : une précampagne pour le recueil et la collecte des signatures ; une campagne électorale à l’issue de laquelle sera désignée les 2 candidats qualifiés pour le second tour ; et in fine, une campagne permettant d’élire le Président. En France, le suffrage des électeurs revêt un caractère sacré. Toute réforme affectant le corps électoral est précédée d’une étude approfondie qui en évalue la faisabilité et l’impact pour les citoyens. Le parrainage citoyen est un processus extrêmement complexe qui exige une maîtrise complète de la chaîne allant de la collecte des signatures à leur authentification, du dépouillement à la gestion du Contentieux et des délais. A 8 mois des présidentielles de 2019, le Sénégal n’est pas outillé techniquement et matériellement pour la gestion d’un tel dispositif.

Vouloir obtenir un second mandat à tout prix est compréhensible (humainement), mais engager tout un pays dans une aventure incertaine témoigne du manque de sérieux du régime, qui peine depuis 2 ans, à délivrer à des centaines de milliers de citoyens, leur pièce d’identité. Dans sa brillante contribution de 2009, qui a suscité à l’époque, l’adhésion de tous les professionnels du Droit et de tous les hommes et femmes épris de justice et de liberté en Afrique, le Président du Conseil Constitutionnel évoquait « le soutien apporté par la communauté internationale aux régimes africains offrant la stabilité, alors même qu’y sont perpétrés des violations flagrantes des droits fondamentaux ». Aujourd’hui, Pape Oumar Sakho est à la tête de la plus haute institution judiciaire du Sénégal : le Conseil Constitutionnel. Ni la communauté internationale, ni un quelconque Etat n’interdisent au Président du Conseil Constitutionnel de dire le Droit, et de faire respecter les Droits fondamentaux des citoyens sénégalais. Le parrainage citoyen, c’est un saut vers l’Inconnu, un test pour un scrutin majeur qui engage la vie d’une Nation. Sauf à renier les principes qui fondent son existence, le Conseil Constitutionnel ne peut cautionner une démarche aléatoire, lourde de conséquence pour la Démocratie sénégalaise, et compromettant gravement le libre choix des citoyens.

Lors de sa prestation de serment en 2015, le Président du Conseil Constitutionnel avait placé « l’éthique de la responsabilité au cœur de son action », et mis en exergue les 6 principes suivants : la défense de l’intérêt général, la rigueur, la vérité, l’équité, l’impartialité, et l’intégrité. Si le Droit est dit, et si le Président du Conseil Constitutionnel demeure fidèle à son serment, et aux idéaux de la Justice, tels qu’il les a exposés en 2009, il n’y a aucune raison de douter de l’annulation de la loi portant modification du Code électoral.

Seybani Sougou : E-mail : sougouparis@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En vacance en Russie, Macky Sall est seul face à Poutine et ses collaborateurs





Sénégal: les petits commerces face à la grande distribution

Au Sénégal, c’est une offensive massive. La grande distribution, en particulier les groupes français, crée des supermarchés dans toutes les grandes villes et,  comme ailleurs, les méthodes de vente sont agressives, les prix tirés vers le bas. Cette situation, cette arrivée en force, inquiète les associations de consommateurs qui craignent que les petits commerces et le secteur de l’informel, essentiel pour de nombreuses familles, ne résistent pas à cette déferlante.

« Moins cher tout le temps ». Le slogan se voit de loin. En cassant les prix, en ouvrant tard le soir, la grande distribution s’adapte aux habitudes des Sénégalais. Derrière son comptoir, le jeune Diallo voit les clients passer devant sa petite boutique avec les sacs d’une grande enseigne, située en face.




« C’est la concurrence. On baisse le prix parce qu’Auchan vend moins cher. C’est difficile, en fait », dit-il.

Un reportage de notre correspondant aussi à écouter

Hulo Guillabert est une militante et panafricaniste. A la tête de son collectif, elle dénonce cette arrivée en force de la grande distribution au Sénégal. Une arrivée sans prise en compte du secteur de l’informel.

« Ils ont une stratégie de concurrence directe avec nos mamans qui sont très, très pauvres. Ils ont les mêmes prix, sinon beaucoup moins chers », explique-t-elle.

Madame Bassène vend des légumes en bord de route, depuis 30 ans. L’ouverture d’un supermarché, non loin de son étal, a fait baisser son bénéfice. Pour elle, c’est une concurrence déloyale.

« Ils vont nous détruire. On ne peut pas se battre avec quelqu’un qui a un fusil. Si nous, on ne vend plus, où est-ce qu’on va partir ? Nos enfants, comment ils vont faire ? Qui va nous donner à manger ? », s’insurge-t-elle.

Les majors de la grande distribution ne sont qu’au début de leur offensive commerciale. A coup de promos, en ce début de ramadan, les magasins ont été pris d’assaut. Certains clients en sont même venus aux mains, tant les prix étaient bas.

 rfi

Idy présente son équipe et s’excuse face à…

YERIMPOST.COM Le point de presse qu’il a initié ce mercredi 16 mai au Cybercampus de Thiès était l’occasion pour Idrissa Seck de présenter les nouvelles têtes du Secrétariat national. A la première place, Lamine Bâ, l’ancien ministre sous Wade, qui a été nommé secrétaire général de Rewmi. Le secrétariat général adjoint est occupé par François André Sagna. Eric André Ndour, lui, devient le secrétaire général national adjoint en charge de la jeunesse dudit parti. Et, Babacar Mar, secrétaire général adjoint chargé de la communication.

Par ailleurs, le président de Rewmi a profité de l’occasion pour présenter ses excuses à la direction de l’hôtel Palm Beach qu’il avait accusée d’avoir cédé à la pression du ministre du Tourisme lors du séminaire initié par son parti. Idrissa Seck a avoué qu’après vérification, son parti s’est rendu compte que l’hôtel était de bonne foi.



« Sénégal Bou Bess » réagit vigoureusement face à la répression exercée sur les étudiants de l’UGB.

Ce qui devait arriver arriva !

L’étudiant Fallou Sène, a été tué par balle suite à la répression aveugle exercée par la Gendarmerie sur les étudiants de l’UGB. Ce dramevient, hélas, confirmer les dérives dans l’usage disproportionné de la force que j’ai dénoncées lors d’une conférence que j’ai tenue récemment à l’UGB. Rien ne peut justifier l’usage de balles réelles contre les étudiants qui n’exigeaient que le respect de leurs droits face à un Etat qui, une fois de plus, manque à ses engagements.

Ce qui s’est passé est d’autant plus grave que le drame est consécutif à une violation délibérée et flagrante des franchises universitaires.

Je condamne fermement les dérives répressives qui caractérisent depuis quelques temps les opérations des forces de police et de la gendarmerie. Ces forces, sensées être des forces de l’ordre au service de la sécurité des citoyens, ont de plus en plus tendance àinstaller le désordre lors de leurs interventions et à porter atteinte à la sécurité des citoyens.

Au nom des principes fondamentaux de la République, j’invite les forces de police et de gendarmerie à se ressaisir en adoptant laposture de sujétion à la République plutôt que celle d’allégeance au pouvoir en place.

L’heure est venue de constituer un rempart citoyen contre les dérives autoritaristes du régime du Président Macky Sall.

Trop c’est trop !

Maître Mame Adama GUEYE

Président du mouvement citoyen Sénégal Bou Bess




Dernière minute: Idrissa Seck face à la presse

YERIMPOST.COM Le patron de Rewmi va incessamment faire face à la presse. Idrissa Seck a convié les journalistes pour se prononcer sur l’actualité dominante du pays, à savoir les émeutes des universités qui se sont soldées par la mort d’un jeune étudiant. Le face-à-face est prévu au Cybercampus de Thiès.



Vidéo- Les graves révélations d’Ousmane Sonko face à Maty 3 Pommes





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